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Accueil du site > Tribune Libre > Origines et aspects inconnus de la conquête de l’Algérie. Partie (...)

Origines et aspects inconnus de la conquête de l’Algérie. Partie n°1

La France et ses territoires d'Outre-Mer, avant 1830.

Après la défaite de 1815, la France préoccupée par des questions de politique intérieure, néglige les questions coloniales, contrairement aux Anglais, très axés sur la question d’Orient et le déclin de l’Empire ottoman.

La Restauration avec le rétablissement de la monarchie, (Louis XVIII) tâtonne, hésite. La France a des possessions au Sénégal, aux Antilles, dans l’Océan indien, etc.

Le traité du 20/11/1815 complétant celui du 30 mai 1814, stipule que la Grande-Bretagne prend l’engagement de restituer les colonies, pêcheries, comptoirs que la France possédait au 1er janvier 1792, en Amérique, en Afrique et en Asie.

En 1818, les territoires ne sont toujours pas restitués par les Anglais, aussi la Restauration parvient, après bien des difficultés, à récupérer ces territoires. Dans l’absolu, ces territoires d’Outre-Mer empoisonnent le pouvoir royal, bien plus qu'ils ne l'agréent. Louis XV lui-même s’était débarrassé de la Louisiane jugeant que tôt ou tard, elle aurait été conquise par les Anglais, au terme d’une guerre coûteuse en hommes et en finances.

Toute cette effervescence coloniale engendre des difficultés et les ministres en charge de l’administration de ces lointaines possessions – en général des Ministres de la Marine – tentent de ré-organiser ces territoires.

Par exemple, Maloüet, Commissaire pour St-Domingue, Gouverneur de la Guyane, Député à l’Assemblée constituante, membre du Club Massiac, s’entend à défendre les intérêts des colons aux Antilles.

Or, une certaine ébullition règne également en Amérique Latine avec les possessions espagnoles.

Au Congrès d’Aix-la-Chapelle en 1817, le Tsar Alexandre 1er invoque la « Ste-Alliance » et veut appuyer le roi d’Espagne, inquiet des insurrections menées par les colons dans les territoires d’Amérique latine gouvernés par l’Espagne, avec l’appui des commerçants britanniques très soucieux de la sauvegarde de leurs intérêts.

Selon les mémoires du Baron Portal, le Duc de Richelieu1, propose de rattacher par une éventuelle cession, la Bolivie à la France. La France accorderait l’autonomie à la Bolivie. Les droits de l’Espagne seraient préservés en Amérique latine et l’influence française selon Richelieu n’apporterait que des avantages.

Son successeur Beugnot2, libéral, continuera l’oeuvre commencée.

Enfin, c’est François-Joseph Gratet, Vicomte du Bouchage3, sous le ministère Talleyrand à qui échoit le ministère de la Marine du 26 septembre 1815 au 22 juin 1817.

Il commença sa carrière politique sous Louis XVI. C’était un homme d’action et ne ménageait pas ses conseil auprès du roi Louis XVI. Il conseillait à l’infortuné roi, de la fermeté. Monarchiste affiché, il dut émigrer pour sauver sa tête, lors de la Révolution française. Rentra en France sous le Directoire et refusa catégoriquement tout poste d’honneur que lui proposait Napoléon 1er. En effet, du Bouchage ne pardonnera jamais à l'Empereur, l’assassinat du Duc d’Enghien.

Jusqu’en 1814, et le retour des Bourbons, du Bouchage est constamment surveillé par la police secrète de Napoléon.

Le Ministre Richelieu désigne le Baron Portal pour administrer les colonies de 1818 à 1821. Portal est issu des riches milieux d’armateurs bordelais, son principal souci, la sauvegarde de ses intérêts. Au moment de sa nomination au Ministère, la situation économique de la France n’est pas au beau fixe. Les Anglais, expansionnistes, de plus en plus voraces territorialement et économiquement, représentent une sérieuse concurrence pour ne pas dire menace permanente. Ces derniers ont acquis la maîtrise totale des mers, et sont devenus la première puissance économique européenne et mondiale.

Il est à noter que sous la Monarchie, avant la Révolution française de 1789, c’était la France qui tenait le premier rang en matière de puissance économique européenne et mondiale. Mais la Révolution française – qui fut une guerre civile longue, coûteuse en vies et en argent, affaiblit durablement la France, elle coûta très cher aux Français. De plus, les ambitions napoléoniennes en guerres creusèrent largement le trésor national. Louis XVI, par naïveté, engagea également la France et le trésor royal dans la très coûteuse guerre d'indépendance des Américains, en leur prêtant main-forte en armement, bâtiments, et hommes.

L’Angleterre, forte de ses progrès financiers et industriels, jette le discrédit sur la France minée de l’intérieur par les incessantes querelles de chapelles entre les « doctrinaires », les « ultras », les républicains libéraux, les légitimistes, les « orléanistes », etc.

La liberté commerciale devant être préservée à tout prix, Portal tente de jouer un rôle en soutenant les « armateurs » au détriment des « colons ».

Mais Louis XVIII donne raison aux colons, et fait adopter en leur faveur, un droit d’entrée sur tous les sucres et des mesures sont prises en faveur des raffineurs qui bénéficient de primes à l’exportation, et leur rend accessibles les marchés étrangers.

Portal et les armateurs n’apprécient pas du tout cette mesure appelée « L’Esclusif mitigé », qui avait déjà cours en 1780.

Portal et Richelieu privilégient d’autres routes commerciales et maritimes et se tournent délibérément vers l’Orient, l’Asie Mineure et les Indes Orientales : les concessions du Sénégal et Madagascar, les Comptoirs de Moka en Arabie et des Indes à Surate.

A Madagascar, l’Angleterre y a planté le drapeau de l’Union Jack et refuse de restituer Tamatave (ancienne possession française), Sainte-Luce et Sainte-Marie considérées comme des dépendances de l’Ile de France qui prendra le nom d’Ile Maurice.

Le Comte Bouvier de Lozier4 – 1769-1825 – est un militaire aventureux, et fut un proche de Cadoudal. Il sera Commandant de l’Ile Bourbon de 1815 à 1819. Il a laissé de précieux témoignages dans un mémoire qu’il rédigea sur l’administration de l’Ile Bourbon, années 1815, 16, 17.

Cet homme de tempérament, « tient tête aux Anglais et impose la souveraineté française sur l’Ile Bourbon ».

En 1819, il est rappelé à Paris et l’affaire de Madagascar n’a toujours pas trouvé d’issue favorable à la France. Cette situation perdurera jusqu’en 1830.

Si la France dispose bien à l’instar des Anglais d’un Empire colonial, celui ci est parcellaire, éparpillé, lointain, alors que les Britanniques ont fait de la colonisation à outrance, leur chasse gardée, leur pré carré, leur appétit de conquête sur tous les continents, avec un recentrage autour des intérêts exclusifs de la couronne d’Angleterre et la Banque d’Angleterre. Il va sans dire que l’Angleterre pavoise partout, sur les 7 mers et les 4 océans.

A contrario, le roi de France Louis XVIII tient profil bas, en effet les séquelles des fâcheux traités de 1815 après la chute de Napoléon, ne permettent pas à la France de revenir triomphante dans le concert des grandes nations. Elle sort très affaiblie de l’aventure napoléonienne mais bien plus encore par près de 10 années de « guerre civile » appelée Révolution française.

Pour ce que la question coloniale contient d’intérêt à mobiliser toutes les énergies disponibles pendant la Monarchie de Juillet, il semblerait que le roi Louis XVIII – première restauration - n’y ait pas accordé toute l’attention nécessaire. Il laisse en état le « Statut de l’an VIII » qui régit les colonies françaises et détermine l’organisation administrative, policières et militaire, commerciales, par des « lois spéciales ». Ce statut a été élaboré par la République jacobine en l’an VIII, l’année du coup d’État du 18 brumaire où Napoléon renverse le Directoire et se nomme 1er Consul. L’an VIII correspond aux années 1799-1800.

.../...

Cet article a pu être rédigé à partir de la thèse de Pierre Gourinard, Historien, Docteur-ès-Lettre, intitulée « Les royalistes français devant la France dans le monde », présentée à l’Université de Poitiers en 1987 et de l’ouvrage du même auteur, édité en 1992 chez Lacour-Editeur, (préface de Jacques Valette professeur de l’Université de Poitiers).

Sources bibliographiques complémentaires pour les parties 2-3 et suite :

Encyclopédies Alpha, Larousse, Quillet.

Histoire de la civilisation Will Durant.

Le destin tragique de l’Algérie française – Collection dirigée par P. Miquel.

 

1 Armand Emmanuel Sophie Septimanie de Vignerot du Plessis duc de Richelieu, est un officier, diplomate et homme politique français, né le 25 septembre 1766 à Paris, mort le 17 mai 1822. En 1803,, du fait de son amitié pour la Russie, le Tsar Alexandre 1er, successeur de Paul 1er, nomme Richelieu Gouverneur de la Ville d’Odessa de la Nouvelle Russie. La Nouvelle Russie englobe tout le Sud de la Russie. Le Duc de Richelieu participe activement au développement de la Ville d’Odessa surnommée la « perle de la Mer Noire ».

2 Jacques, Comte Beugnot – 1761-1835, député à l’Assemblée législative, Préfet sous le Consulat, ministre des Finances du grand-duché de Berg, sous l’Empire fut ministre de la Marine sous la Restauration.

3 François-Joseph Gratet, vicomte du Bouchage, (1794-1821) avait servi dans l’artillerie à partir de l’âge de 14 ans. En 1786, il est à la sous-direction de Brest, de l’artillerie de la Marine. Maréchal des Camps, en 1792, il est nommé inspecteur de l’artillerie maritime.

4 Bouvier de Lozier : Le Comte Athanase – Hyacinthe Bouvet de Lozier (1769-1825) était le fils d’un ancien gouverneur des ïles de Frace et Bourbon. Officier dans un régiment d’infanterie, il émigra dès le commencement de la Révolution française. Il passa en Angleterre et reçut du comte d’Artois, un brevet d’adjudant général. Il revint en France avec Pichegru et Cadoudal. Il exerça les fonctions de Commandant de l’Ile Bourbon de 1815 à 1819. Il est l’auteur d’un mémoire sur l’administration de l’Ile Bourbon.


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54 réactions à cet article    


  • Philippulus Séraphin Lampion 4 juin 14:20

    Vous présentez l’épopée coloniale comme un retour de la grandeur de la France après un épisode calmiteux de révolution (pouah) et d’empire (repouah). Un grand absent dans cette version rocambolesque d’une histoire déjà croquignolesque : Toussaint Louverture et l’indépendance d’Haïti qui montre un autre visage des aventures coloniales.

    En 1825, Charles X a imposé à sa lointaine colonie de payer 150 millions de francs-or sa nouvelle indépendance. L’économie de l’île, qui s’est saignée pendant cent vingt-cinq ans pour honorer son contrat, ne s’en est jamais relevée.

    La somme dépassait de loin la réalité financière du pays, ruiné par des années de guerre. Qu’à cela ne tienne ! Paris était prêt à aider le gouvernement haïtien à trouver en France un emprunt à des « conditions convenables ». « Vous devriez même insister, a écrit le ministre de la Marine (le comte de Chabrol), au porteur de l’ordonnance, pour qu’il ne s’adressât pour cet objet à aucun autre pays. »

    Pour amener les Haïtiens à accepter « le pacte le plus généreux dont l’époque actuelle offre l’exemple », Charles X avait des arguments de poids. Il a fait escorter l’ordonnance par une armada de 14 bâtiments de guerre armés de 528 canons. En cas de refus, toujours selon le ministre de la Marine, Haïti serait « traité en ennemi par la France », dont l’escadre « est prête à établir le blocus le plus rigoureux devant les ports de l’île ». A la tête d’un pays mis au ban des nations, sous pression entre autres de l’ex-métropole, et incapable de renouveler les efforts de guerre qui avaient mené à l’indépendance, le président haïtien Jean-Pierre Boyer a signé.

    Ça ne vous rappelle rien, ces histoires d’endettement de pays déjà ruinés ? Les impérialistes seront toujours les-mêmes, quelle que soit la longitude.


    • Philippulus Séraphin Lampion 4 juin 14:21

      @Séraphin Lampion

      Il est aussi intéressant de noter au passage que les régimes qui ont succédé à la restauration dont plusieurs républiques, ne sont pas non plus revenus sur cette « dette ».


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 14:33

      @Séraphin Lampion

      le colonialisme n’est pas mort(sauf dans les mythes,et la communeauté internationale(sic) ). les construction isds qui avantage les corporations appuyer par le droit « internationale », sont là pour le prouver


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 juin 14:39

      @Séraphin Lampion

      t’as déjà vu la France réclamer un seul franc de cette « dette  » ?


    • Philippulus Séraphin Lampion 4 juin 14:46

      @Aita Pea Pea

      cf Wikipedia :

       

      Haïti n’arrive pas à régler l’indemnité et les intérêts des emprunts. Dans le même temps, les recettes ravagées par la guerre et le blocus, fondent. Le cours du café baisse. Haïti est dans l’incapacité de payer.

      Un accord n’apparaît qu’en 1838. Alors que 30 millions avaient été versés mais avec retard de plus de dix ans sur les échéances prévues, le gouvernement français accepta de limiter le reliquat de dette à 60 millions de francs. Ce total de 90 millions, sensiblement le montant de la vente de la Louisiane, correspond au douzième du budget annuel de la France de l’époque (en 1830, recettes : 1 020 052 843 francs ; dépenses : 1 095 142 115 frances). Ce montant représente aussi le vingtième environ de la valeur des terres de Saint-Domingue à la veille de la Révolution française, en ne comptant pas celle des habitations des propriétaires mulâtres et noirs restés sur place en 1804.

      La dette est soldée en 1883, mais les agios de l’emprunt ne seront réglés qu’au milieu du xxe siècle4.

      4 « Haïti : le poids d’une dette vieille de 200 ans » sur Franceinfo, 17 février 2012 



    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 juin 14:58

      Ben les « dettes » ont été effacées au fur et à mesure .


    • Philippulus Séraphin Lampion 4 juin 15:04

      @Aita Pea Pea

      il y en a même qui pensent que « qui paie ses dettes s’enrichit » !
      C’est vrai pour les banquiers ou les états déjà riches, pas pour les clients ou les états déjà pauvres.
      Il faudrait demander avis aux emprunteurs américains des subprimes ce qu’ils en pensent !


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 4 juin 16:29

      @Séraphin Lampion

      Bonjour et merci d’avoir pris le temps de lire mon article et de le commenter. Mais vous allez vite en besogne, car pour l’instant mon article se cantonne à décrire la situation générale des Outre-Mer sous la première Restauration. La suite que vous évoquez avec les personnes qui ont joué un grand rôle dans l’Histoire de notre pays, sont en cours de relecture. Par exemple le Duc de Richelieu, descendant du ministre sous Louis XIII, ensuite, évoquer la seconde restauration avec Charles X. Quant à Toussaint Louverture, (et il ne fut pas le seul général noir ou métis), j’aborderai son histoire dans un de mes prochains volets. Mais comprenez que cette histoire est très dense et que 3 pages par article ne suffisent pas. Il ne faut pas lasser le lecteur, pourtant.

      Je sais qu’actuellement, dans l’esprit de nos contemporains, colonies ou pas, il est difficile d’admettre que la France fut un grand pays, une puissance, un peuple nombreux et industrieux. La seule idée d’évoquer cela  et notamment les historiens leur vaut une volée de bois vert de la part des bien-pensants. 
      Je persiste à dire que la Révolution française fut une entreprise massacreuse de la cohésion d’un grand peuple, ce fut une guerre civile désastreuse, qui couta cher en vies et en finances, que la période de la terreur déboucha sur le génocide des Vendéens, sur des massacres et des décapitations dans toutes les régions de la France, etc. 
      Je ne me priverai donc pas, alors que j’ai le plus grand respect pour la mémoire des communards parisiens, massacrés par les bourgeois issus de 1789 avec des idées tout à fait barbares et repressives, de dénoncer l’immense mystification que fut la Révolution française. Une révolution bourgeoise et capitaliste.
      Lorsque je parle de la première Restauration, Louis XVIII, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une Monarchie d’inspiration libérale et que nous sommes loin de la Monarchie de droit divin, même si c’est un Bourbon qui se retrouve à la tête de l’Etat.
      De plus, je ne prétendrai jamais que la grandeur de la France se mesurait à la longueur des côtes des territoires d’outre-mer, du nombre de ses comptoirs et de ses colonies. La grandeur dont je parle est plus un état d’esprit des puissances étrangères, envers la France, c’est-à-dire une forme nette de respect et de déférence pour un pays, un peuple. Et une diplomatie très habile. C’est la résultante de sa riche histoire de sacrifices, de longues périodes de paix, de recession, de remontée d’optimisme, de création artistiques, etc. Nous avons un passé qui fut un tout, sans rien y retrancher, être Français est un héritage de tout cela. Nous n’avons pas à en rougir, bien au contraire. 
      Le rôle d’une diplomatie est essentiel dans les rapports entre nations. (On voit ce qu’en fait aujourd’hui le Président de la République en 2022, en rayant d’un trait de plume, tout ce qui se rattache aux services diplomatiques et qui vaut une grève de ces professions généralement discrètes). 
      Digression mise à part, je répète donc, la période coloniale fait partie de notre histoire telle qu’elle est. 
      Trop habitués à lire notre Histoire passée avec une mentalité du XXIe siècle, en faisant l’impasse de la différence de temps, de moeurs, du religieux qui imprégnait toutes les couches de la société, nous en finissons par déformer le passé, le tordre au seul avantage des idéologies du XXe siècle. Je suis convaincue que ce ne sont pas des historiens à proprement parler qui ont pendant des décennies enseigné aux élèves et aux étudiants, d’avoir honte de la France, et de tomber dans la pleurniche obligée, mais de pauvres histrions incultes que certains media ont osé porter aux nues. Il est temps de corriger tout cela au moment où un ministre de l’éducation nationale prétend « woker » les symboles du passé de notre pays. 
      Bien à vous.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 4 juin 16:41

      @Xenozoid

      Bonjour, on ne peut plus parler de colonialisme, mais d’un néo-colonialisme féroce par les mondialistes. 
      Bien à vous.


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 16:51

      @Nicole Cheverney

      et les nazis sont devenu ,par hasard néo ?

      néo cons ?

      le colonialisme financier(puisque tu turlupine) n’a pas changer,le capitalisme non plus en fait ils sont le même,les neo capitalistes si ils existent le savent déjà grace a des algoritmes patentés, bien sur,cela amenera a veolia de traduir le gouvernement devant les tribunaux,pour compenser les pertes subit la loi sur le salaire minimum en egypte, c’est du colonialisme


    • voxa 4 juin 16:57

      @Aita Pea Pea

      Comme d’habitude, vous parlez sans savoir, pire sans vouloir savoir.


    • PascalDemoriane 5 juin 09:05

      @Nicole Cheverney
      Belle entreprise ici annoncée et amorcée. Tous nos encouragements.
      « Trop habitués à lire notre Histoire passée avec une mentalité du XXIe siècle... enseigné aux élèves et aux étudiants, d’avoir honte de la France... » dites-vous.
      Oui le capital, la classe capitaliste, surtout anglo-saxonne, moteur de la révolution française après l’anglaise et de la colonisation a cette caractéristique de toujours dévaloriser ses antériorités, de les re-scénariser pour reporter ses crimes sur ses victimes et leurs descendants !
      C’est malheureusement la gauche intellectuelle bourgeoise qui se charge de ce sale travail de falsification culpabilisante permanent.


    • Captain Marlo Captain Marlo 5 juin 18:08

      @Nicole Cheverney
      La colonisation a changé de forme.
      Cf « Confessions d’un assassin financier » par John Perkins.
      Dans son livre, que je recommande, il explique :
      « Les »assassins financiers" sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. L’auteur sait de quoi il parle, c’était son « métier ». Il a exercé pour le compte des États-Unis et il confesse aujourd’hui ses terribles manipulations. "



    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juin 18:20

      @PascalDemoriane

      Bonjour et merci de vos encouragements. Les historiens doivent toujours regarder les faits passé dans leur contexte. C’est la règle de base. Je remarque que les anglo-saxons ne s’embarrassent pas de complexes quant à leur histoire passée, belle ou moche ! 
      Le pays le plus visé par l’entreprise de démollition de nos symboles historiques, c’est bien la France, et pour cela l’on se sert de thérories déplacées comme le wokisme venu des Etats-Unis. Je ne m’explique toujours pas cette haine irrationnelle de la France. Après tout, si nous avons c ommis des erreurs nous avons aussi construit de si belles choses et nous avons donné à bien des peuples sous d’abominables dictatures de l’espérance à travers deux choses : le message chrétien qu’il ne faut pas oublier, la chrétienté le substrat de notre beau pays, et l’instruction publique issue de la révolution française, nous ne devons pas tout jeter, il faut entre ces deux visions de la société, catholicisme et révolution française faire comme les chercheurs d’or, passer au tamis et n’en garder que les pépites. 
      Bien à vous.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juin 18:51

      @Captain Marlo

      Merci pour le lien, j’ai répondu plus bas à ton premier commentaire. Bonne soirée.


    • L'apostilleur L’apostilleur 6 juin 09:53

      @Nicole Cheverney
      « ...nous en finissons par déformer le passé, le tordre au seul avantage des idéologies du XXe siècle. Je suis convaincue que ce ne sont pas des historiens à proprement parler qui ont enseigné aux élèves, d’avoir honte de la France, et de tomber dans la pleurniche obligée, mais de pauvres histrions ... »

      Avis totalement partagé. 

      Des historiens sont devenus les serviteurs de causes avec leurs présentations partisanes des événements (Zemmour et les juifs de Vichy, l’histoire de l’antisémitisme d’Arte, l’Algérie « existait » avant la France...). 
      Le même reproche peut s’adresser à des scientifiques à propos des races. Etc.

      Seule l’utilisation de « slogans historiques » à des fins partisanes compte, la recherche parfois fastidieuse des faits, pourraient les contredire. 


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 6 juin 10:19

      @L’apostilleur

      Bonjour, votre avis ouvre la perspective d’insister sur certains sujets  que j’ai l’intention d’aborder  concernant l’Algérie, notamment, à travers mes prochains articles. Il y a beaucoup d’enseignements à en tirer, la plupart des histrions dont je parle sont paresseux, fermés idéologiquement et se contentent de régurgiter la « doxa ». Des imposteurs.
      Personnellement, je vais au fond des choses. Il existe en France un fond documentaire énorme rassemblé par des érudits, des gens hors du commun, des intellectuels dignes de ce nom, et si l’on prend le temps, on y fait des découvertes incroyables avec patience et curiosité.
      Bien à vous.


    • mmbbb 6 juin 16:38

      @Nicole Cheverney

      la colonisation a ete une erreur, on ne pas re ecrire l histoire mais elle s inscrivait dans un contexte de conquête ,

      Celle de l Algérie en particulier avec le Duc d Aumale .


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 6 juin 18:22

      @mmbbb

      Bonjour et merci d’avoir lu mon article. Que la colonisation ait été une erreur ou pas, tout dépend dans quel sens on l’entend, la conquête de l’Algérie s’est faite en deux parties bien distinctes, si l’on observe bien. La première sous Charles X, sur les plans de Boutin conçus en 1806/1807, avec débarquement à Siddi Ferruch, et objectif le Fort de l’Empereur, mais adoptés finalement en 1829 par Polignac. En face, nous avions les barbaresques qui impitoyablement attaquaient par une piraterie extrêmement bien organisée, avec des marins aguerris, courageux, maîtrisant parfaitement toutes les techniques guerrières et maritimes, mais pratiquant les razzias sur les navires défaits, l’enlèvement et la mise en esclavages des pauvres gens qui tombaient sous leur attaques. Les barbaresques entravaient le commerce et la libre circulation des bâtiments européens en méditerranée.
      Lorsque les soldats français ont débarqué à Siddi Feruch ils ont libéré des milliers d’esclaves enfermés dans des banos, prisons souterraines, certains prisonniers aveugles de ne pas avoir vu le jour pendant des années. 
      Si la conquête militaire s’est accompagnée d’actes libératoires de ce genre, eh bien, je dis tant mieux ! 
      La deuxième partie de cette conquête avec le duc d’Aumale, fils de Louis-Philippe. Vous dites on ne peut pas ré-écrire l’histoire ? Mais si, justement et il est temps de la réécrire pour inverser et remettre les choses à leur juste place concernant la France, et d’arrêter la pleurniche, les jérémiades officielles.
      L’auto-censure c’est terminé ! J’espère que vous prendrez plaisir à lire particulièrement la troisième partie de mon article qui traite des questions que vous soulevez.
      Bien à vous.


    • L'apostilleur L’apostilleur 6 juin 19:34

      @Nicole Cheverney
      « ...Il existe en France un fond documentaire énorme rassemblé par des érudits, des gens hors du commun... et si l’on prend le temps, on y fait des découvertes... »

      Vous avez raison de souligner que le temps et les sources sont les piliers des historiens. 

      Une anecdote d’Edhem Elden (College de France ) l’illustre étonnamment avec son histoire du cheval blanc du Général d’Espérey qui entre dans Istambul sur un cheval dont plus de 70 sources (historiens, écrivains... dont il présentait la liste), ont assuré que le cheval du Général était blanc.
      Ce détail avait son importance puisqu’il devait faire écho au cheval blanc de Mehmet II lors de la prise de Constantinople. 

      Toutes ces sources se recopiaient sûrement sur ce point puisqu’une photo du général à la tête du cortège qui entrait dans la ville ce jour là, prouvera que le cheval était foncé.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 6 juin 19:53

      @L’apostilleur

      L’anecdote est amusante. Personnellement je travaille beaucoup sur les supports papiers comme les livres anciens, plus récents, des travaux de thèse, surtout, une mine.. Et plus inattendu, les inventaires dressés par les notaires, autrefois, srutout pour les spécialistes de l’ancien régime, ils disent tout sur la façon de vivre des gens de cette époque. C’est ainsi que j’ai appris que les hommes qui portaient iperruques, bourgeois et nobles possédaient des perruques d’hiver, des perruques d’été, j’ai adoré ces détails. Quant aux femmes elles portaient des mantilles, et les inventaires de notaires nous les dressent en l’état, mités, bout moisi, ou excellent état, c’est un régal de lire parfois des liasses de pages de ces inventaires.
      Il faut croiser les sources disponible et délaisser wikipedia, sauf pour quelques petits détails lorsqu’on n’a pas le temps de chercher et l’info sous la main. 
      Pour ces inventaires notariés, j’ai pu retracer la vie d’un gentilhomme provençal, un navigateur et ses différents périples rien qu’en lisant l’inventaire. Les gens à cette époque était très précis, et allaient toujours sur le détail, par exemple,dles sièges de boucassin, qui étaient un cuir de l’époque, ils allaient même à en décrire l’état de la trame. Bref, Il se pourrait bien que j’y consacre un petit articulet, pour le plaisir de remonter le temps. 
      Bien à vous.


    • mmbbb 6 juin 20:49

      @Nicole Cheverney c est vrai la Corse a construit des fortins de long de ses cotes afin de voir de loin les pirates Les corses se retiraient alors dans les terres D ailleurs c est Louis XIX qui las de ces attaques d un autres temps, et qui nuisait au commerce , fit tonner du canon sur Alger .
      Il est aussi vrai que si la France a été critiquee , les ALgeriens oublient qu ils furent sous le joug des Ottomans , les Ottomans n ont pas ete tendre comme ils l ont demontre dans l histoire Massacre de l ile de Chios Delacroix peignit un tableau
      En revanche et j anticipe , De Gaulle a pris une situation chaotique ou la France etait au bord de la guerre civile
      La qutarieme etait deconfite apres la deroute de Dien Bien Phu

      .
      Une situation dramatique
      cette pacification ( guerre reconnue par decret en 1995 ) nous a coute cher socialement et economiquement .
      Plus un millions d hommes ( jeune ) furent mobilisés et cette guierre comme toute les guerres eurent un cout enorme
      Histoire de France prefacee par G DUBY et ecrit par un college d historiens Ce qui eviite les parti pris
      L Allemagne pourtant a genoux, elle se redressait a grand pas !
      In fine c etait le sens de mon propos , toute cette argent toute cette jeunesse auraient pu servir au meilleur developpement de notre pays


    • mmbbb 6 juin 21:25

      @Séraphin Lampion la dette contemporaine contractée par Haiti a ete effacee

      https://www.lefigaro.fr/international/2010/01/21/01003-20100121ARTFIG00458-haiti-effacer-la-dette-et-reconstruire-.php

      Hollande avait aussi effacee la dette de la Cote d Ivoire

      En revanche , le Sri Lanka n a pas pu honorer sa dette
      la Chine a préempté son port pendant 99 ans
      https://www.courrierinternational.com/article/comment-la-chine-fait-main-basse-sur-le-sri-lanka

      moi pas tres intelligent mai toi tres rigolo !


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 7 juin 12:25

      @mmbbb

      Bonjour, concernant les Ottomans les chrétiens d’Orient ont la mémoire longue. Ils se souviennent du traitement qui leur était infligé. Mais les populations musulmanes également passées sous le joug ottoman ;
      Et là où je vous approuve totalement c’est, lorsque les Algériens dénoncent la « colonisation française », et parle de leur « pays occupé », ils oublient qu’avant la France, les Ottomans soumettaient toute la « Barbarie »,nom ancien donné à l’actuel Maghreb. L’Empire ottoman s’étendait du Maroc au Levant en passant par des pays conquis par les Turcs en Europe centrale, (danubienne). 

      La guerre d’Algérie nous a coûté très cher, mais la politique gaulienne ne fut pas innocente, elle rajouta aux malheurs, bien d’autres, qu’il convient actuellement de dénoncer notamment sur le traitement infligé aux populations pieds-noires dites « petits blancs » et harkis, massacrés ignominieusement. Je ne parle pas des gros colons. Et que dire des 3000 Européens d’Oran, enlevés par le FLN, juste avant la signature des accords d’Evian, jamais retrouvés, dans l’indifférence la plus totale du gouvernement français. 
      Mais ça dérange de regarder en face la réalité, loin de la belle légende doré e gaullienne et du général 5 étoiles. 
      Cela donne le vertigo de constater combien le peuple Français est facilement éblouissable. Bien vous.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 4 juin 15:31

      Bonjour,
      J’ai bien reçu votre commentaire concernant mon article en modération : « Pourrait-on améliorer AgoraVox ? ». Je vous en remercie.

      Pour votre présent article, je crois qu’il serait bon d’apporter des précisions pour ceux qui, comme moi, ne connaisse par grand chose sur le sujet. Quand vous écrivez : « Le Ministre Richelieu désigne le Baron Portal pour administrer les colonies de 1818 à 1821 », il serait bon de préciser qui est ce Richelieu (ce n’est assurément pas le premier ministre de Louis XIII !!!). Je retiens l’idée principale : les anglais s’impose comme première puissance mondiale grâce essentiellement à leur empire coloniale. La France qui dominait avant la révolution de 1789 se trouve reléguée à la seconde place. Vous expliquez quelques causes de ce déclin de la france. Il aurait sans doute était bon de signaler que les idées de la révolution s’opposaient à l’esclavagisme qui était courant dans les colonies.

      Je vous renouvelle mes remerciements.


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 4 juin 16:37

        @Jean Dugenêt

        Bonjour et merci de vos suggestions. Tout d’abord, concernant le commentaire que j’ai laissé sur votre article de modération, il est motivé par un ras-le-bol que je ressens comme beaucoup d’Agoravoxiens. Que l’on soit d’accord ou pas avec le fond des articles, je pense que beaucoup mériteraient d’être publiés, alors qu’ils tagnent à + 4 et ne sortent jamais. C’est injuste et cela ne devrait être. 

        Pour ce qui concerne mon article : toutes les précisions vont être développées dans les suites de cette série d’article consacrées à la colonisation et à son point final qui finit en tragédie terrible : la colonisation de l’Algérie, l’Algérie française. Tous les aspects seront abordés, n’ayez crainte, Avec toujours à l’esprit de casser les discours convenus et l’écriture de ces événements complexes dans leurs aspects les plus méconnus. Bien à vous.


      • mmbbb 4 juin 21:17

        @Jean Dugenêt le censeur ! 


      • Venceslas Venceslas 5 juin 01:08

        @The White Rabbit
        Merci, White Rabbit, de nous faire profiter de la lecture édifiante de ce texte censuré ici. Un de plus !


      • Venceslas Venceslas 5 juin 01:12

        « @mmbbb
        @Jean Dugenêt le censeur ! »


        Pour l’instant, son article est censuré alors qu’il dit des vérités, comme les miens, pendant que ceux à la solde du malade qui gouverne la Russie, et qui nous méprise tous, passent comme une lettre à la poste. Ce n’est pas ma conception de la liberté d’expression, et je m’y cramponnerai jusqu’à temps que ça cède.


      • mmbbb 6 juin 16:39

        @Venceslas s il dit des verites vraies  ! 


      • CATAPULTE CATAPULTE 4 juin 15:53

        Voilà en tout cas qui est bien plus intéressant que la chronique délirante des égarements d’un vieux, vraiment très vieux Lord londonien... Plus intéressant quoiqu’un peu moins drôle... 


        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 4 juin 16:39

          @Catapulte

          Bonjour, ayons un peu de tendresse pour les vieux lords anglais, même s’ils délirent sur les questions dépassées du Brexit ! Et si cet article sur le vieux Lord vous a fait rire, en ces temps sinistres, vous m’en voyez réjouie ! Bien à vous.


          • Captain Marlo Captain Marlo 4 juin 18:56

            @Nicole Cheverney
            Salut Nicole, merci pour ce billet, j’attends la suite, évidemment !

            Tu écris : "Je persiste à dire que la Révolution française fut une entreprise massacreuse de la cohésion d’un grand peuple, ce fut une guerre civile désastreuse, qui couta cher en vies et en finances, que la période de la terreur déboucha sur le génocide des Vendéens, sur des massacres et des décapitations dans toutes les régions de la France, etc.«    » dénoncer l’immense mystification que fut la Révolution française. Une révolution bourgeoise et capitaliste.« 

            Une révolution bourgeoise et capitaliste dont est issue la Gauche française.
            Tu as lu le livre de Xavier Rousseau sur la Gauche française ? »
            3 chapitres sont consacrés à la révolution et un au colonialisme.
            Bien à toi.


          • Joséphine Joséphine 5 juin 04:42

            @Captain Marlo

            Merci pour cette source Capitaine ! La révolution française a signé l’émergence institutionnelle de la ploutocratie en France. On a tué le Roi pour mettre sur le trône des laquais du système bancaire. Cette révolution brutale et sanglante fut essentiellement organisée par les loges parisiennes , c’est en réalité un putsch du cartel bancaire des Rothschild. Et à ce propos, il est intéressant de regarder l’étymologie du nom Rothschild qui pourrait signifier « Bouclier Rouge » (Shield signifiant bouclier en anglais, Rot veut dire rouge en allemand). 

            « La grande masse du peuple, intellectuellement incapable de comprendre les formidables avantages que tire le capital du système, portera son fardeau sans plainte et peut-être sans s’imaginer que le système est contraire à ses intérêts. »

            Lettre des frères Rothschild à Mrs Ikelheimer...édifiant ! 


          • PascalDemoriane 5 juin 08:44

            @Captain Marlo
            Xavier Moreau plutôt, non ? Oui !
            Avec de telles références, M.Dugenêt ici présent va vous cataloguer un peut plus dans ce qu’il désigne « La coalition d’extrême droite » (voir en modération) , vous savez, cette puissance sournoise dont l’UPR, le PRCF, et autres organismes « fascistes » sont les faux nez !. 
            Avec une telle thèse à l’emporte pièce on se demande comment on peut prétendre faire de l’histoire, y distinguer faits historiques et fantasmes idéologiques.
            .
            De fait j’aimerai que la critique de la gauche française soit aussi l’oeuvre d’elle-même ! Or je n’ai pas trouvé de meilleures sources que dans le cadre des études marxiennes.


          • Philippulus Séraphin Lampion 5 juin 09:43

            @Joséphine

            L’ancien régime, c’était bien pour la noblesse et le clergé, mais pour le tiers-état, c’était encore pire que la « ploutocratie » que vous détestez à juste titre. La solution ? Je ne sais pas, mais certainement pas un retour à la monarchie, même constitutionnelle !


          • Captain Marlo Captain Marlo 5 juin 18:00

            @PascalDemoriane
            De fait j’aimerai que la critique de la gauche française soit aussi l’oeuvre d’elle-même !

            Vous pouvez toujours attendre !
            C’est « le Camp du Bien »... pour l’éternité.
            Elle ne se trompe jamais.
            Et ceux qui ne sont pas d’accord sont des fachos.
            Circulez, ya rien à voir !

            Je m’intéresse plutôt à ce qui se passe au Venezuela.
            Cf Venezuela Infos.« La Commune, coprésidente »
            Cf « Souverainetés politique et alimentaire : le pari communard du Venezuela ».

            La Gauche d’Amérique latine n’est pas tendre avec la Gauche occidentale.
            Défendre l’indépendance et la souveraineté face à l’Impérialisme américain, ils savent de quoi ils parlent. Mais ça glisse comme l’eau sur les plumes d’un canard.
            Cf « Le néo-colonialisme intellectuel de la gauche européenne »



          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juin 18:27

            @Captain Marlo

            Bonsoir et merci de ton message. La suite arrive, lentement mais sûrement. Je connais Xavier Moreau pour regarder de temps à autre ses vidéos bien conçues et très explicites, du point de vue militaire. Cependant, son livre je ne l’ai pas lu, et la question coloniale qui y est abordée ne l’ayant pas lu, je ne peux en parler. Par contre, et je l’ai souvent répété sur Agoravox, et à mes amis et connaissances , arrêtons de parler de gauche et de droite, ce sont de vieux clivages. Le véritable clivage, c’est le mondialisme (terme français pour désigner le globalisme, terme anglo-saxon), par opposition au multilatéralisme), contre l’éveil des nations. Je te rappelle que les mondialistes veulent la destruction des nations. Et ils s’y emploient. Il y a autant de gens de droite que de gauche pour le dénoncer et qui refusent d’être mis dans des cases. 
            Bien à toi. 


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juin 18:48

            @Séraphin Lampion
            @ Véronique

            Le seul responsable de notre déconfiture actuelle, c’est pour moi le régime présidentiel. Il ne présente aucune caractéristiques du régime monarchique, aucune caractéristique du régime parlementaire, il est un agencement de circonstance pour le Général de Gaulle, avec l’affaire algérienne, à qui l’on attribue à tord des qualités de grand chef et de commandeur. Tous les médiocres politiciens actuels se réclament de de Gaulle, certes ils ont besoin d’un exemple de grandeur  près de deux mètres, ça ne s’oublie pas au niveau stature physique, quant à la stature politique, le nombre de ses erreurs est bien ancré dans la mémoire des Français conscients qu’un régime présidentiel mené par un seul homme entre les mains desquelles échouent quasiment tous les pouvoirs de conrôle ne peut mener inexorablement que vers une dictature. 
            Sans le régime présidentiel de 1958, et tous ses avatars, plébisicte etc.. il y a fort à parier que le peuple aurait eu un peu plus de représentativité à l’assemblée nationale, que le Président de la République n’aurait eu qu’un rôle d’arbitre. Et l’UE aurait eu bien du mal à imposer ses lois anti-France. La seule reconnaissance que je dois à de Gaulle, c’est la Sécurité Sociale, par son entente de circonstance avec les communiste qui ont peaufiné le projet. Bien à vous.


          • Captain Marlo Captain Marlo 6 juin 07:29

            @Nicole Cheverney
            Sans le régime présidentiel de 1958, et tous ses avatars, plébisicte etc.. il y a fort à parier que le peuple aurait eu un peu plus de représentativité à l’assemblée nationale, que le Président de la République n’aurait eu qu’un rôle d’arbitre. Et l’UE aurait eu bien du mal à imposer ses lois anti-France.

            C’est ce que raconte Mélenchon, mais il se trompe d’époque.
            Les autres pays européens ont la proportionnelle.
            Pourtant, ils appliquent tous les feuilles de route de Bruxelles.
            Dans un système supranational comme l’UE, la proportionnelle ne sert à rien.

            Depuis Maastricht, il n’y a plus de politiques intérieures nationales, mais uniquement des politiques européennes. C’est la Commissaire européenne Viviane Reding qui est venue l’expliquer aux Députés français.

            Toute la classe politique, sauf l’UPR, fait croire que les décisions essentielles sont prises à Paris. C’est faux. Les décisions sont prises à la BCE à Francfort, à Bruxelles, à Washington pour la Défense et la politique étrangère.
            Et quand un pays est endetté jusqu’aux yeux, le FMI entre en scène.
            « Le FMI demande une grande saignée fiscale pour le prochain quinquennat »



            C’est bien contre cette dépossession de la souveraineté que de Gaulle s’opposait. Prends le temps de lire « C’était de Gaulle » de Peyrefitte.
            J’ai découvert de Gaulle sur le tard, c’était une intelligence exceptionnelle, la Gauche nous a beaucoup menti sur de Gaulle.


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 6 juin 10:28

            @Captain Marlo

            Bonjour, Tu cites Peyrefitte, très bon écrivain. C’est louable de ta part, mais tu passes à côté de l’essentiel. 
            La Démocratie  Démos Kratos ne peut se contenter d’un régime présidentiel. Aujourd’hui je ne vais pas m’étendre sur le sujet, je préfèrerai concentrer mes commentaires autour de mon article.
            Par contre, après cette série sur l’Algérie, je proposerai à la modération un grand article sur le régime présidentiel, ses aspects techniques, ses défauts nombreux et ses moindres qualités. J’expliquerai pour quelles raison ce régime est une véritable imposture depuis 1958. Quant à Mélenchon, il proposait une Constituante, autrement dit, replonger dans l’erreur. J’expliquerai aussi pourquoi. 

            Bien à toi. 


          • CATAPULTE CATAPULTE 6 juin 13:18

            @Captain Marlo
            .

            Et quand un pays est endetté jusqu’aux yeux, le FMI entre en scène.


            .
            Uniquement lorsque le pays endetté en question fait appel au FMI... ou a déjà fait appel au FMI... sinon, le FMI s’en fout... Et si on préfère couler avec ses dettes, on peut toujours refuser l’aide du FMI.



            • Philippulus Séraphin Lampion 5 juin 09:41

              @pasglop

              Merci. C’est très intéressant. 

              Ça me fait penser à la fourmilière : chaque fourmi n’est pas intelligente, mais la fourmilière l’est.

              On dirait que les nations, c’est pareil, que chaque nation est une fourmilière avec sa propre structure, sa stratégie, ses alliances et la prédation d’autres fourmilières.

              Mais le plus impressionnant, c’est que les mécanismes qui assurent la cohérence boiteuse de ces ensembles complexes fonctionnent toujours avec les mêmes rouages après plusieurs générations et le renouvellement total des effectifs, comme si la mémoire était extérieure aux individus : les stratagèmes de la France et des Etats-Unis n’ont guère changé en deux siècles.


            • SilentArrow 5 juin 12:46

              @Séraphin Lampion

              comme si la mémoire était extérieure aux individus 

              Cette mémoire, c’est peut-être ce qu’on appelle les institutions.

            • pasglop 5 juin 13:51

              @Séraphin Lampion
              les stratagèmes de la France et des Etats-Unis n’ont guère changé en deux siècles.

              Disons qu’ils se sont sophistiqués et se sont découverts une prétention universaliste au moyen, pour chacun de ces pays du roman national, dont la portée pour la France semble s’étioler.
              Les générations passent et certains invariants culturels semblent traverser le temps. A tort ou à raison, j’y vois une forme de sauvegarde, sinon de l’idée de nation, du moins de l’idée qu’un nombre indéterminé d’individus ne peut coexister qu’en pouvant partager, même implicitement, une histoire et un destin communs. La peur de l’inconnu ?
              En ce sens, l’analogie avec la fourmilière est pertinente.


            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juin 18:33

              @Séraphin Lampion

              Bonsoir, question intéressante que vous posez là et qui rejoint pour moi Francis Cousin et ses affirmations sur le capitalisme. Pour lui, c’est le système qui fait les hommes et non les hommes qui font le système. 
              Pour ma part, ce sont des groupes d’individus avec des intérêts convergents ou divergents. 
              C’est le seul point où je ne suis pas d’accord avec Francis Cousin, si brillant et passionnant à entendre soit-il. 
              Bien à vous. 


            • Captain Marlo Captain Marlo 6 juin 07:43

              @Nicole Cheverney
              Pour lui, c’est le système qui fait les hommes et non les hommes qui font le système. 

              C’est l’illusion des européistes mondialistes.
              Les USA sont partis de zéro, ce qu’est pas le cas de l’Europe.

              Chaque peuple européen a sa propre histoire.
              En France, l’Etat a 800 ans, il a été créé par la monarchie qui s’est mêlée de tout. Les Français sont « des monarchistes républicains ». Contrairement aux pays nordiques, ils aiment les châteaux de la monarchie et les ors de la République.

              Ceux qui ont construit l’Union européenne espéraient « faire un seul peuple ».
              Grave erreur. Comme disait de Gaulle ; « On ne fait pas d’omelette avec des oeufs durs ». Les oeufs durs, c’est l’histoire longue des peuples, leurs langues, leurs histoires, leurs cultures, leurs intérêts économiques et géopolitiques.


            • CATAPULTE CATAPULTE 6 juin 12:36

              @Captain Marlo
              .

              @Nicole Cheverney : Pour lui, c’est le système qui fait les hommes et non les hommes qui font le système. 

              @Captain Marlo : C’est l’illusion des européistes mondialistes.

              Les USA sont partis de zéro, ce qu’est pas le cas de l’Europe.


              .
              On ne voit pas bien le rapport...
              Que viennent faire « les USA, parti de zéro, et l’Europe, partie... ben, de l’Europe », avec la remarque de Nicole Cheverney ?
              Par la suite, ça part carrément en vrille avec « Chaque peuple européen a sa propre histoire. »... Certes, et alors ? Toutes ces « propre histoire » font, mêlées les unes aux autres, l’Histoire entière de l’Europe !
              Quel rapport donc entre ce « système fait qui les hommes »... « ces hommes qui font le système »... et les « USA partis de zéro »... et « l’Europe partie »... d’on ne sait plus trop où, finalement...
              Mystère...
              Tout ça aurait bien mérité une petite explication... à moins qu’il s’agissait seulement de bavasser sur les thèmes obsessionnels de l’UPR... Plutôt ça...

            • Captain Marlo Captain Marlo 6 juin 18:45

              @CATAPULTE
              Pour les européistes, le premier inspirateur de l’UE, ce serait Victor Hugo et son projet « d’Etats Unis d’Europe ».  Victor Hugo ayant prononcé, lors d’un ‘Congrès de la Paix’ en 1849, un discours où il appelait de ses vœux la création des «  États-Unis d’Europe.

              Qu’ils soient de Droite ou de Gauche, ils vénèrent tous Victor Hugo !

              Dans les faits, Victor Hugo était un colonialiste fervent, qui voulait que les pays européens s’unissent, pour faire comme les USA, et piller le reste de la planète !
              Mais nos européistes se gardent bien d’expliquer les buts de Victor Hugo !


            • titi titi 6 juin 13:53

              Pour mémoire, si la France a abandonné le Canada, la Louisiane à la suite des défaites de la seconde moitié du 18è, c’est..

              1. Parce que ces colonies ne rapportaient rien comparé aux iles des caraïbes.

              @Séraphin dire que l’indemnité demandée par la France était hors de propos est totalement faux.

              A l’époque, Haïti, la Guadeloupe, la Martinique étaient beaucoup plus riches que le Canada ou la Louisiane (= le Middle Ouest des USA)

              Ce qui laisse quand même songeur aujourd’hui...

              2. Parce que le peuplement de ces colonies ne fonctionnait pas.
              Il y avait 10 fois moins de colons en « Nouvelle France » que dans les colonies Anglaise. Donc pas de soldats pour défendre ces territoires.
              Les historiens francais, de gauche, affirment que c’est parce qu’était reproduit dans ces colonies le même système politique qu’en métropole, et qu’il n’en résultait aucune motivation au départ, alors que les colonies anglaises jouissaient d’une grande liberté.

              Les historiens anglosaxons, beaucoup plus pragmatiques, affirment que c’est une question de climat : le climat du Canada étant plus rude que celui de France, alors que celui des 13 colonies était plus clément que celui du RU.

              Et concernant l’Algérie, c’est exactement le même phénomène.
              L’Algérie est sensée avoir été la seule colonie « de peuplement » du second empire colonial.
              Sauf qu’il n’y avait pas de candidat à la traversée.
              Les « francais d’algérie », sont à la base essentiellement des espagnols, italiens (ou plutot gênois), juifs arabes à qui la nationalité a été octroyée très tôt par Napoléon III qui était inspiré par les idées Saint Simonienne.
              A savoir que Napoléon III avait également proposé la nationalité francaise à tous les algériens, et que les membres de la communauté musulmane l’ont massivement refusée.

              Ca aussi ça laisse songeur quand on voit que les consulats francais en algérie sont quasiment assiégés par les demandeurs de visa.

              Bref... à part les « Iles à sucre », et l’Indochine (caoutchouc) l’exploitation économique des colonies francaises a été un fiasco.
              Et les tentatives de peuplement n’ont absolument pas fonctionné faute de candidats et aussi à cause d’une politique « républicaine » assimilationniste, qui fait que contrairement à ce qui s’est passé en Australie, au Canada, au Transvaal, ou pire en Namibie les natifs n’ont pas été exterminés pour faire de la place aux colons. Et donc en 1960, il y avait trop de francais en Algérie pour abandonner le pays, mais pas assez pour y rester.


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 6 juin 18:37

                @ Titi


                Bonsoir et merci de l’intérêt que vous portez à mon article.


                Les « francais d’algérie », sont à la base essentiellement des espagnols, italiens (ou plutot gênois), juifs arabes à qui la nationalité a été octroyée très tôt par Napoléon III qui était inspiré par les idées Saint Simonienne.
                A savoir que Napoléon III avait également proposé la nationalité francaise à tous les algériens, et que les membres de la communauté musulmane l’ont massivement refusée.


                Lorsqu’on parle de la conquête de l’Algérie, la plupart de nous, pense tout de suite à la période allant de 1848 à 1870 et plus. Mais on oublie la première période, très intéressante du point de vue historique avec les soldats-laboureur, les militaires ayant mis les premiers le pieds sur la côte africaine. A l’origine il s’agissait de militaires d’origine exclusivement paysanne — la France de l’époque étant rurale  ils ont cultivé des terres ingrates, et beaucoup en sont morts de la malaria, et d’autre maladies inhérentes à ce climat. Ils mourraient comme des mouches. Les rares chroniqueurs qui voyageaient dans ces contrées les décrivaient avec des teints livides, mal en point. Eux et leurs familles. Pour combler le trou démographique de ces soldats, le second empire a fait venir des Espagnols, Italiens, maltais, les Juifs étaient déjà sur place depuis des siècles, et n’oublions pas non plus les opposants de la révolution de 1848, les opposants au second Empire, Napoléon III, des Français issus des provinces de France, de Corse, etc. 

                Mais le gros aussi de la population pied-noire, ce furent un gros continget de Bretons travailleurs de la mer  pêcheries  et excellents agriculteurs. Bien plus récents, les Russes blancs qui se sont réfugiés en France après la révolution de 1917 et sont allés vivre en Algérie, Tunisie, Maroc.

                Bien à vous. 

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