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Accueil du site > Tribune Libre > Oser quitter la ville ! L’autonomie en question

Oser quitter la ville ! L’autonomie en question

Faisant suite à de précédents écrits sur la nécessité de recouvrir une certaine autonomie alimentaire, force est de remarquer qu’en cette période de crise, nombreux sont les citadins qui remettent en question leur mode de vie et veulent fuir la promiscuité des villes aux profits de grands espaces verts.

 

Mais pourquoi vouloir quitter la ville pour nos campagnes ? Certains rétorqueront-ils ?
Serait-ce un nouvel eldorado pour ceux ne s’y retrouvant plus dans les zones très urbanisées ou une vision romancée sans lendemain ?

Je peux prendre ici l’exemple (et même les !) de Brian, un ami, se nommant lui-même néo-autonomiste, ayant quitté sa vie de citadin il y a trois ans, pour tendre vers un mode de vie plus autonome, s’étant pris de passion pour le sujet et partageant régulièrement ses expériences, rencontres, et reportages, sur ces ex-citadins en chemin vers la ré-acquisition d’une certaine autonomie à l’ancienne, sur sa chaîne YouTube de L'ArchiPelle, qui connaît une forte progression des abonnés depuis les premiers confinement, dont le compteur tourne au moment de l’écriture de cet article autour des 140 000.

Comprendre l'engouement autour de ses partages se tient pourtant à peu de chose.
Un retour à l’essentiel des modes de vies d’antan, sans pour autant oublier un confort « moderne » et l’apport des connaissances de notre époque, loin de l’idée commune des sacrifices liés à ce mode de vie, toutes générations confondues. D’autant que contrairement à nos aïeux qui étaient partis en ville pour y trouver de l’activité, l’arrivée d’internet dans tous les foyers, et très prochainement y compris dans nos campagnes, de la fibre optique, change la donne.
Il devient possible de réinvestir les campagnes et d’y développer nos activités, qu’elles soient matériellement présentes sur place, ou non, en télétravail.

Parmi les exemples variés, en novembre 2019, Brian partage une vidéo présentant l’habitat de Dominique et sa compagne, une maison semi-enterrée en bois qu’ils ont construit ensemble, qu’on pourrait croire inspiré d’une maison hobbit, et dans laquelle il explique profiter de la géothermie du sol pour réguler la température à l’intérieur. En été, aucun besoin de refroidir la pièce, tandis que l'hiver quelques bûches seulement, permettent de maintenir sa maison aux alentours de 23 degrés.
La visite continue alors à l’extérieur où Dominique nous présente ses rotations de culture pour produire sa production alimentaire à l'année, et tout y est, jusqu’aux ruches, et, fort de ses 10 années d’expérience l'homme n'est pas avare en conseils.

En mai 2020, Brian part également à la rencontre de Quentin, adolescent de 15 ans qui a transformé un carré de 50m² confié par ses parents, pour en faire un potager.
L’adolescent, très informé, fait preuve d’un esprit de responsabilité et d’initiative remarquable et reproduit lui même ses graines pour les prochaines saisons.
Il tente même de changer le regard de ses parents sur ce mode de vie qui pour lui est le plus adapté à l’avenir qui se présente à nous, avec la nécessité d’un bon nombre de remises en question et de faire preuve de résilience.
Il est rassurant de voir qu’en dépit des nombreux à prioris sur la jeunesse, Quentin se montre aussi intarissable sur les sujets liés à la permaculture, les forêts comestibles, et l’autonomie, et il n’est vraisemblablement pas une exception, car depuis la publication de ce reportage, bien des adolescents, sortis du mutisme et qui se pensaient isolés, ont exprimé être dans la même réflexion.

En début d’été 2020, l'ancien citadin rendait également visite à Bastiaan, initiateur du jardin et de l’association Karmaterre, et filmait le jeune trentenaire passionné profitant d’une parcelle de terre depuis 15 ans, sur 4000m² avec plus de 1000 arbres, plantes, comestibles.
Le tout dans un environnement foisonnant de vie, avec une belle diversité alimentaire à disposition, partageant ses expériences et déconvenues, inspirantes pour Brian et les abonnés, qui, puisant leur inspiration dans ces partages, peuvent faire des tests de leur côté et adapter certaines choses à leur situation, et même, les améliorer.

Bien d'autres sujets sont abordés tels que le photovoltaïque ou la valorisation de l'eau pluviale pour la consommation domestique, éléments essentiels dans la recherche d’une forme de résilience, impliquant là aussi, de prendre conscience de la nécessité de surveiller sa consommation d’énergie, au quotidien ou presque.

Brian fait également la visite de sa toute jeune forêt-comestible, qu'il développe depuis son arrivée il y a 3 ans. Les arbres sont encore jeunes et produisent donc peu, mais bien des expériences y sont tentées, et de nombreuses variétés d’agrumes, dont certaines sont rustiques jusqu’à -12°C, parviennent à se satisfaire du climat dans le Sud-ouest. (Ici, le Tarn)

Ce mois-ci (Janvier 2021), Brian partage d’ailleurs ses trois années d'expérience et d'apprentissages, en tant que néo-autonomiste, dans un livre qui s'intitule « Oser quitter la ville ! De citadin à néo-autonomiste, comment j'ai composté mon ancienne vie » coécrit avec sa sœur, aux éditions Ulmer.

(Couverture du livre)

Éditeur alternatif, connu du milieu pour l'édition d'ouvrages de références tels que « La Forêt Jardin » de Martin Crawford, véritable bible pour créer un jardin-forêt riche en essences comestibles, une véritable pépite s'adressant aussi bien au néophyte et confirmé.

Fort de ces partages, j’en suis venu moi aussi à lancer une chaîne (non monétisée !) nommée « Chemins d'autonomie » pour partager ma progression de ce côté en dépit du fait de ne pas être propriétaire, et de commencer de zéro, ne profitant ni d’une rente, ni d’un revenu élevé, ni d’un héritage.
Le tout en ayant commencé à faire une petite production alimentaire et reproduire des plants dans un petit jardin de 80M2, agrémenté par 200M2 loués plus récemment, et le prêt d’une parcelle de 450M2 contre son entretien. Une expérience encore bien pittoresque, mais j'avais le souhait de montrer qu'on pouvait avancer petit à petit sur ces sujets et même, prendre de l'avance, et petite spécificité, étant passé végétalien, avec le désir de montrer quelque chose sans utiliser à des fins volontaires, d'animaux domestiques. (Ce qui n'empêcherait pas leur accueil à terme, sans pour autant les "utiliser", comme Damien Dekarz et sa jument.

Si ces sujets vous intéressent, vous trouverez certainement une vidéo qui saura inspirer vos futurs projets. D’autant que les expérimentateurs ne manquent pas et sont de plus en plus nombreux à partager leurs réussites, mais aussi leurs échecs, salvateurs car toujours riches d’apprentissages.

Une chose est sûre, si l’on s’interroge sur la vision romancée de la vie à la campagne, la nécessité de l’effort physique pour s’installer et entretenir un environnement propice à sa vie est largement compensée par la vitalité physique qu’on en retire, tant dans l’environnement, le calme, la quiétude, que dans l’alimentation et la raréfaction de la pollution.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, partir d’une feuille blanche, faire des recherches et comparer les résultats puis les adapter à notre propre situation, lire des livres, s’investir physiquement dans ces types de projets, nouer des contacts avec des gens de la région pour s’entraider et échanger, économiser dans l’espoir de s’offrir un bout de terrain, prend un temps et une énergie considérable. C’est particulièrement vrai les premières années le temps qu’un sol aggradé soit enfin à disposition, d’avoir les premiers fruits, atteint un bon équilibre écologique, ainsi qu'un écosystème de plus en plus autonome.
Se mettre en chemin vers l’autonomie n’a rien de facile en soi, c’est un investissement beaucoup plus rentable que n’importe quel placement « accessible » sur le moyen et long terme (considérez donc votre budget alimentaire, rien qu’en frais, et vos privations !), et je ne parle même pas du livret A... Surtout à une époque où les savoirs et terres que les anciens et parents transmettaient à leurs enfants, ont quasiment disparu et qu’il faut tout reprendre à la base.
C’est cette polyvalence et sens de la débrouille qui sont recherchés, à travers les mouvements autonomistes.

La ferme du Bec Hellouin

Mais qu’importe l’énergie requise, la richesse des échanges humains, la satisfaction de pouvoir goûter et se nourrir, nourrir ses proches, de sa propre culture, est un plaisir surpassant largement l’effort physique et le temps consenti à l’installation !
Ceux qui connaissent la saveur et l’apport du fruit ou du légume cueilli soi-même et dégusté très frais, ayant intégralement mûri au soleil, savent de quoi je parle ! :)
Et ça, c’est sans compter la diversité exceptionnelle de tout ce que l’on ne trouve pas sur les étals, de l’asimine, du feijoa, de l’amélanche, de l’aronia, kiwaï, de la camerise, des cépages de vignes inédits aux saveurs de fruits exotiques, des framboises en milles parfums de bien des couleurs (jaunes, rouges, roses, pourpres, noires, oranges…)...
Ce sorgho de 3M de haut dont on peut faire une mélasse et du sucre proche de la canne à sucre et de ses grains du « pop corn »...
Ces hybrides d’agrumes délicieux pouvant être cultivé même dans le nord de la France, des croisements en tout genre, de la mûre-framboise, prune-cerise, prune-abricot, etc…

Et une diversité incroyable de légumes communs ou non, comme l’arroche, la tétragone, capucine, des pommes de terres de multiplescouleurs du violet au rose, au rouge, blanc, jaune, l’oca du Pérou, et bien d’autres, dont une richesse folle de variétés d'espèces communes face à l'uniformité des étals !
Oca du Pérou


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92 réactions à cet article    


  • nono le simplet nono le simplet 22 janvier 12:51

    quel beau voyage à quelques encablures du printemps où tout n’est qu’émerveillement devant cette nature généreuse ... premiers signes de ses promesses, un pommier du japon exhibe ses premières fleurs et ses bourgeons à quelques mètres de ma fenêtre ...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 janvier 12:57

      @nono le simplet ... Vouais vouais , dis plutôt qu’en allant au Aldi ce matin , t’as maté une belle en mini jupe...


    • eau-pression eau-pression 22 janvier 13:31

      @Aita Pea Pea

      Ca sent plutôt le manga.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 janvier 13:35

      @eau-pression .

      les cerisiers en fleurs ça passe , mais les écolières en socquettes blanches gaffe. Lol


    • eau-pression eau-pression 22 janvier 13:53

      @nono le simplet

      C’est pas pour être grossier, mais je dis plutôt cognassier du Japon. Une force de la nature, cet arbre ! Le cognassier de chez nous aussi : on en voit qui ressuscitent des fragments de haies.


    • nono le simplet nono le simplet 22 janvier 15:12

      @eau-pression
      malus floribunda est un pommier ... à ne pas confondre avec le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica) ...
      et tu as raison c’est un cognassier ... j’avais un pommier du japon mais dans mon terrain précédent, rigolo avec ses petites pommes rouges qui restaient tout l’hiver mais immangeables ...


    • Attila Attila 22 janvier 12:57

      Ce que je ne vois pas, c’est comment vous y arriverez à 80 ans.

      .


      • pemile pemile 22 janvier 13:10

        @Attila « Ce que je ne vois pas, c’est comment vous y arriverez à 80 ans. »

        Dans un monde sans aucunes entraides et aucun partage ?


      • Attila Attila 22 janvier 13:21

        @pemile
        Même avec de la solidarité entre voisin, cela peut coincer : un hameau près de chez mois est peuplé de veuves âgées.
        Si la société ne pouvait pas proposer un système de retraites et de l’aide à domicile, comment feraient-elles ?

        .


      • eau-pression eau-pression 22 janvier 13:41

        @Attila

        Par ces temps de restaurants fermés, ce serait bien de former des clubs où on irait cuisiner et manger sain chez l’habitant.
        Que les veuves ne s’y méprennent pas : il ne s’agit pas de remplacer leurs étalons viandards.

        Sinon, une formule (que je conteste) dit : « la terre appartient à celui qui la cultive ». Qu’en pensez-vous ? Ce sera la première inquiétude des apprentis : la pérennité de leur initiative.


      • pemile pemile 22 janvier 13:42

        @Attila

        Moi, j’ai une voisine de 82 ans, veuve, dont le potager fait le triple du mien.

        PS : ces « veuves agées » n’ont pas d’enfants ?


      • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 22 janvier 13:58

        @pemile

        T’as qu’à la demander en mariage, t’attends qu’elle clamse et à toi le pactole.

        Ca paiera toujours mieux que de faire la pige pour trois francs six sous.


      • Rantanplan Rantanplan 22 janvier 14:28

        @pemile

        c’est la veuve d’un ancien pote âgé qui est maintenant un pote en ciel


      • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 22 janvier 14:31

        @Rantanplan

         smiley


      • @Philippe Huysmans

        PS : ces « veuves agées » n’ont pas d’enfants ?

        Encore torride le P1000 , il semble faire beaucoup de projet d’ avenir ...
        Maintenant avec la PMA moderne plus rien n’ est impossible ...
        si c’ est poulpe placentaire qui sort on l’ apellera Pemile junior smiley

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 janvier 14:44

        @Rantanplan . Ou un pote au feu.


      • @Aita Pea Pea

        si tu courtise la meme mamie que P1000 gaffa ca va etre un duel sans gland


      • Rantanplan Rantanplan 22 janvier 15:00

        @Aita Pea Pea

        demain, au feu, tous les potes iront


      • arthes arthes 22 janvier 15:45

        @
        Attila
        Même avec de la solidarité entre voisin, cela peut coincer : un hameau près de chez mois est peuplé de veuves âgées.
        Si la société ne pouvait pas proposer un système de retraites et de l’aide à domicile, comment feraient-elles ?


        C’est dans l’adversité que l’entraide fonctionne justement....C’est ma grand mère , qui avait 80 ans qui m’a appris à fendre le bois avec un coin et une hache qui faisait masse.
        Les anciens au secours des plus jeunes donc, avec leur savoir faire...Quand « dans ma maison il faisait froid » et que mon mari était en inter, donc pas souvent à la maison, la gamine en bas âge, bref....Entraide.

        La tempête de 1999 (j’espère pas me tromper de date) a fait aussi que tous les voisins se sont porté aide et assistance pour réparer les dégâts.

        @eau pression

        C’est clair que si je devenais veuve et que je te vois un clampin vouloir cultiver MA terre, je sors le 12 et au pire, je pratique le principe de « la terre brûlée »

        C’est d’ailleurs un peu dingue d’en arriver à ces projections, mais bon, c’est comme ça...


      • @Rantanplan

        et toute les potesse hirondelle m’ aime 


      • John  John 22 janvier 16:17

        Pipile bonsoir,

        « ces « veuves agées » n’ont pas d’enfants ? »

        Mais il n’y a pas que des veuves qui viennent âgées ... Il y aussi celles qui n’ont jamais trouvés Chaussure à leurs pieds ...


      • eau-pression eau-pression 22 janvier 20:10

        @arthes

        Tu peux laisser le 12 de côté tant que les fruits de ta terre ne sont pas mûrs.
        Sauf erreur, on peut s’accaparer une terre en la cultivant pendant 30 ans sans que personne ne proteste.

        Même si personne ne me le demande, voici une objection simple à la formule « la terre appartient à celui qui la cultive ». Imagines que tu as fertilisé ton sol pendant des décennies. La fertilité obtenue peut être exploitée à outrance par un gougnafier profitant de ton absence, qui te la rendra quasi stérile.
        Les sols ont de la mémoire ...


      • arthes arthes 23 janvier 15:11

        @eau-pression

        Sauf erreur, on peut s’accaparer une terre en la cultivant pendant 30 ans sans que personne ne proteste.

        En dehors des contrats de fermage, bien connus et , en effet très contraignants (c’est pourquoi je préconise le commodat dénonçable tous les ans) , je ne vois pas qu’on puise s’accaparer la terre d’autrui par prescription trentenaire, cette possibilité étant , par ailleurs, très encadrée.

        Quant à ton objection, qui relève de la science fiction, est ce que tu veux dire que la terre appartient à elle même ?


      • eau-pression eau-pression 24 janvier 11:10

        @arthes

        L’idéal du scientiste est de prendre sans jamais donner. Il avait des bêtes de somme et leur donnait foin et ration en échange de leur force. Aujourd’hui, il prend le pétrole dans le sol pour nourrir sa pelle mécanique.
        Le scientiste ne se pose pas de question face à l’orang-outan.
        A force de prendre ...


      • arthes arthes 24 janvier 18:23

        @eau-pression

        Les scientistes....La science , les adeptes de la science et de la rationalité ?
        L’épistémologie donc....Qui peut s’appliquer à toutes les disciplines, juste pour les contraindre à être explicites.
        Non ?
        Et c’est cela qui te gêne ?
        Mieux vaut être nébuleux ?
        Les scientistes seraient la cause de tous les maux ? 
        Non, mais quel délire....

        Parce que tu vois, même si je me targue d’être chrétienne, il y a une explication à cela, absolument rationnelles, et aussi une explication à la chrétienté et à toutes les religions, sans tomber dans des lieux communs faciles ..ET ,j ’ai horreur de l’hermétisme et je te précise que tu viens de digresser avec tes singes,parce que tu n’as rien d’autre à me répondre à mes précisions, sinon juste pour stigmatiser la science et faire plaize à Alinéa , ce faisant, pour faire croire que tu pourrais y comprendre quelque chose dans l’alignement des planètes et autres conneries et moi je vis avec l’esprit de mon temps.


      • eau-pression eau-pression 24 janvier 19:09

        @arthes

        T’en as pas marre avec tes portraits psychologiques à 2 balles pour qui s’ennuie à la plage ? Tu vois pas qu’il est impossible de te causer depuis que tu te conduis en mère supérieure du club snobinard ?
        C’est quoi leur présence ici, avec leurs astuces de pseudo tournant ? Un seul motif, répété ad libitum : il faut croire ce que disent wikipedia et les mms. Sans doute faut-il adhérer pour avoir accès au niveau de réflexion qui porte loin.
        Tu crois que je t’ai attendue pour être de mon temps ? Sur le sujet actuel, sais-tu qu’il existe des projets pour cartographier les sols et recenser leur potentiel de production ? Sais-tu où ils en sont, maintenant que les satellites fournissent des images au cm ? Peux-tu me dire pourquoi ça ne se fait pas, pourquoi au lieu de ça les scientistes nous servent des rêves de ferme verticale et pilonnent leur « il faut bien nourrir la planète » en guise d’argument définitif pour les méthodes agricoles industrielles ?
        Sais-tu lire le chemin de sève d’une plante ? As-tu un jour imaginé que la biodynamie, c’est du concret et non des extases de bobo ?

        Sais-tu même que dans ton club il y a des gens que ces interrogations sur les tribus primitives intéressent ? D’ailleurs, je ne vois pas où j’ai parlé de singe. Une image qui t’est venue sans rapport avec ce que je raconte, comme le 12 l’autre fois. Demande donc à tes fins psychologues le pourquoi de ton narcissisme.

        Allez, va réciter du Claudel à ton mari. En attendant de retrouver mon Jean Santeuil, je vais lancer le tube sur Bach. Chacun son tempo.


      • @eau-pression

        C’est quoi leur présence ici, avec leurs astuces de pseudo tournant ? Un seul motif, répété ad libitum : il faut croire ce que disent wikipedia et les mms. Sans doute faut-il adhérer pour avoir accès au niveau de réflexion qui porte loin.

        ce sont les proselithe d’ une nouvelle religion imposé qui n’ as rien a envier a l’ inquisition catho ou aux muzz ...


      • arthes arthes 24 janvier 20:56

        @eau-pression

        Bon, t es vénère la. ??....

        Cyrus : Lol


      • pemile pemile 22 janvier 13:08

        Le « composter son ancienne vie » ça me plait !


        • nono le simplet nono le simplet 22 janvier 15:28

          @pemile
          je viens du jardin ... l’ail pousse, l’échalote aussi ... j’ai rapporté une grosse poignée de choux de Bruxelles pour ce soir avec de la crème et un bout de ventrèche ... plus deux jeunes poireaux ... en entrée, tièdes à la vinaigrette avec de l’échalote grise ... tout du jardin ... et une copine m’a apporté ce matin deux portions de potage, panais, butternut et patates douces ... un souper de roi ...


        • @nono le simplet

          Le grand magi-chien des tomate verte , nous fait pousser de la ventreche et de la creme dans son jardin .... Je ne veut surtout pas savoir ce qu’ il pense etre de la creme il est foutut de la recuperer dans son bac a graisse smiley


        • nono le simplet nono le simplet 22 janvier 15:45

          @nono le simplet
          PS hors sujet ... la Suède continue ses tripatouillages ... tous les jours ... du coup, officiellement, elle a le même nombre de morts que la France au 17/01 ... dans les 95 morts par jour cette semaine soit plus de 600 en équivalent France ... Stockholm est à 1681 dc/M ...


        • nono le simplet nono le simplet 22 janvier 15:49

          @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)
          la ventrèche vient d’un cochon bio tué à la ferme ... seule la crème est achetée ... je pourrais en faire avec du lait de chèvre, gratuit, mais j’ai la flemme ...


        • pemile pemile 22 janvier 16:00

          @nono le simplet « un souper de roi »

          Mais Huysmans et Cyrus ne peuvent s’empêcher de venir chier sur l’article !


        • @nono le simplet

          la ventrèche vient d’un cochon bio tué à la ferme

          tu me rassure je craignait que ce soit les taupe de l’ eté dernier ...

        • nono le simplet nono le simplet 22 janvier 16:06

          @pemile
          ils sont tellement insignifiants ...


        • pemile pemile 22 janvier 21:27

          @nono le simplet « PS hors sujet ... la Suède continue ses tripatouillages ... tous les jours »

          Oui, et graphiquement, leur courbe de décès même lissée sur 7 jours vaut le détour artistique ! smiley


        • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 22 janvier 21:47

          @pemile @nono

          Et allez hop une nouvelle tartine copieusement barbouillée de « complot suédois ». Vous êtes vraiment les Laurell & Hardy du forum, les gars, continuez comme ça...

          smiley


        • @Philippe Huysmans

          Des gars qui soutienne bidens en pensant qu’ il est de gauche , alosr qu’ ici il serais classer a l’ ultra ultra droite et ferait passer les lepen pour des centre gauche ...

          Faut pas vraiment en attendre grand chose de serieux .


        • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 22 janvier 22:26

          @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

          Oui j’ai la nette impression qu’il n’y a pas grand-monde par ici qui en bite une quant à la politique américaine.


        • @Philippe Huysmans

          ils ont focaliser sur le gauche droite , et ne se rende pas compte qu’ aux state les republicain et les democrate sont des federation de parti politique tout a fait superposable ... 
          trump etait presque a gauche des republicain , alors que bidens se situ a la droite racialiste des democrate ...
          que bidens soit un copperheads prosegregationiste et kamala une comunautariste BLM ne les intrigue pas beaucoups ...

          La seule connerie de trump ca as été de reconaitre jerusalem comme capital juive au lieu de la zone internationalle prevu a l’ origine ...
          Et bien le premier geste de bidens est d’ approuver la connerie , par contre tout ce que trump a fait de bien ( donner des emplois aux gens , fermer les frontiere aux terrorisme islamique , rapatrier les soldat , et ne pas commencer de guere avce l’ Iran alors ca ca va etre annulé ....) si lepen faisait ca , ils hurlerais au fascisme , mais la c’ est bidens donc c’ est bien ./..

          quel bande de bras cassé du cervelet smiley


        • @Philippe Huysmans

          @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

          Oui j’ai la nette impression qu’il n’y a pas grand-monde par ici qui en bite une quant à la politique américaine.

          plus drole encore , la REM est le premier partis copier sur les structure americaine , il ne sont pas foutus de voir que l’ opposition , va se construire egalement sur le meme shchemas , et que les vrais fachos (gud , ex OAS , religieux extreme entreront en politique , dans ce type de neoparti , la ou autre fois le cantaonnement les emechais d’ acceder a la politique .

          les anti fa , des marchepied serpillere pour le fascisme le plus dur smiley
          hillarant si ce n’ etait pas si grave .


        • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 22 janvier 13:19

          « Un retour à l’essentiel des modes de vies d’antan, sans pour autant oublier un confort « moderne » et l’apport des connaissances de notre époque, loin de l’idée commune des sacrifices liés à ce mode de vie, toutes générations confondues. D’autant que contrairement à nos aïeux qui étaient partis en ville pour y trouver de l’activité, l’arrivée d’internet dans tous les foyers, et très prochainement y compris dans nos campagnes, de la fibre optique, change la donne. »

          Ces soits-disants « antisystème » veulent avant tout faire le buzz sur internet pour avoir le plus d’abonnés possibles afin de récolter des fonds sans avoir à pratiquer une activité professionelle. On parle volontiers et beaucoup de ceux qui s’y mettent mais jamais de ceux qui abandonnent au bout de quelques années d’expériences. Je ne remet pas en cause la volonté et le mérite de ses personnes mais voyez-vous, je suis un briseur d’illusions qui en a déjà assez vu.

          Avec le pic pétrolier, il va être de plus en plus difficile de garder en contrepartie un certain confort moderne. Le futur n’offrira de 2 possibilités que tout oppose, soit vivre dans les smart cities connectés et surveillés avec un revenu universel assurée mais sans aucune marge de manœuvre ou soit vivre dans la campagne en autonomie avec une absence de service public et d’infrastructures technico-industriel.

          Donc le choix entre 2 extrêmes, celui du transhumanisme ou celui du retour au primitif


          • Camille Camille 22 janvier 15:53

            @Florian LeBaroudeur
            Vous savez, il ne s’agit que de témoignages, personne ne vous doit rien, et vous ne devez guère avoir observé grand chose pour avoir de tels préjugés.

            Brian, même si je ne l’ai pas indiqué, a une activité professionnelle, il fait des reportages et a investit une part conséquente en matériel vidéo et informatique, il doit également payer les trajets, et faire du montage. Vous seriez surpris du rythme de travail dingue que ça implique et des nuits blanches de montage vidéo.

            Enfin j’ai parlé d’internet parce que nombre d’entre vous ne voudraient pas se mettre en chemin vers l’autonomie (inatteignable à 100%), sans pouvoir continuer d’exercer une activité pro.

            Enfin, concernant le confort moderne, les retours sur les plus vieux panneaux solaires donnent des durées de vies intéressantes, on peut estimer qu’ils auront perdu la moitié de capacité de production d’ici à 50 ans, mais ils produiront toujours... Et du pétrole, le monde flambera bien avant que tout soit brûlé en fin de compte, vu les problèmes rencontrés, si on brûle le reste, ça va piquer... Espérons que d’ici là, la fusion aura tenu ses promesses (même si les défis techniques à surmonter sont titanesques)/


          • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 janvier 13:39

            Oser quitter la ville, encore faut-il en avoir les moyens. Dont une voiture.


            • eau-pression eau-pression 22 janvier 13:45

              @Opposition contrôlée

              Question de moyen ? Non, plutôt difficulté à recréer les services qu’une ville apporte.


            • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 janvier 14:00

              @eau-pression
              C’est le problème du fameux « déplacer les villes à la campagne »
              Le terrain n’est pas gratuit, quand il y en a à vendre, ni l’achat et l’entretien d’une maison. D’autre part, les services en ville sont rentables (même énergétiquement parlant) parce qu’ils sont mutualisés, y compris eau, électricité, gaz, transports en commun...


            • Camille Camille 22 janvier 15:56

              @Opposition contrôlée

              Pour information, de nos jours, se monter une installation solaire est rentabilisée en quelques années... Quand à l’eau, entre la récupération et un puits... Là aussi, ça va vite !
              Pour les transports en commun par contre, là, effectivement... La voiture reste en l’état indispensable, et le GPL, l’éthanol ne sont pas la panacée.
              Peut-être la gazéïfication du bois brûlé pour se chauffer, si les stocks sont faits de façon intelligente l’hiver, mais collectivement...


            • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 janvier 17:00

              @Camille
              Le solaire n’est « rentabilisé » du point de vue de l’utilisateur que moyennant subvention massive. D’autre part, si vous êtes raccordé au réseau (et tout le monde l’est) vous n’avez fait qu’ajouter une infrastructure inutile à un moyen déjà présent et infiniment plus rentable. C’est des économies de queues de cerises. 
              Pour la récupération d’eau, j’attends de voir vos calculs, parce que j’ai essayé chez mes parents, j’ai même mis au point un système informatisé d’optimisation d’arrosage d’un modeste jardin, avec prise en compte des prévisions météo etc, et quand j’ai comparé au prix du m² d’eau du service municipal, pompé localement, j’ai compris que ça ne serai jamais rentable. 


            • velosolex velosolex 22 janvier 19:37

              @Camille
              Bravo pour cet article. Je ne ferais pas la fine bouche et j’admire ce travail de shtroumphs ceci dit dans le meilleur sens communautaire du terme. Mon jardin est bien petit mais néanmoins s’agrandit, et me met en sympathie avec votre projet. Sans viser l’autonomie c’est tout de même une belle parenthèse de fraicheur, à portée de main, en expérimentant parfois. Cette année on a eu nos patates, en prenant appui sur les planches qui déterminent les carrés de potager, en alternant couches d’herbes coupés, paille, sur plusieurs niveaux, et ça a marché du tonnerre. 
              Etonnant. 
              Il y a un vrai intéret maintenant pour les jardins. Cette activité est de moins en moins moquée, au fur et à mesure de la prise de conscience de l’empoisonnement des sols et de la qualité de ce qui est vendu dans le conventionnel, comme ils disent. Bref les gens font de plus en plus le rapport avec ce qu’ils bouffent et leur santé. Le jardin fait donc partie des voyages immobiles, faisant la nique à ceux de plus en plus foireux de la mondialisation. 


            • titi 22 janvier 22:17

              @Opposition contrôlée

              « t, j’ai compris que ça ne serai jamais rentable. »
              Merci pour ces rappels de bon sens.

              J’ajoute qu’en ce qui concerne l’électricité, le plus rentable après celle fournie par le réseau, c’est d’avoir un groupe électrogène.... pas le top au niveau écologie...


            • sylvain sylvain 22 janvier 14:11

              je suis toujours partagé sur ce genre d’articles .

              D’un coté je trouve ça bien, vous pouvez effectivement construire des habitats de bien meilleur qualité que les lotissements et autres studios : mieux isolés, avec de bons matériaux, intégrés dans le paysage . Faire son potager familial avec le principes de la permaculture est aussi tout aussi viable, ça demande beaucoup de temps mais ça peut être agréable et vous fournir quelques très bon légumes .

              Par contre, l’idée de l’autonomie là dedans est tout a fait foireuse . Je suis maraicher depuis plus de dix ans et je peux vous dire une chose : les gens qui font de la production qui en vivent, qui font que tout le monde trouve des légumes et autres sur les étals à tout moment, ne suivent pas ce genre de principes, n’ont pas de chaines youtube . Il y a une chose qui montre que tous les auteurs de livres ou videos de permaculture ne font pas de production : ils ne parlent jamais du temps de travail, de l’économie du temps, ou l’évacuent d’un haussement d’épaule or tous les agriculteurs savent que c’est la variable clef .

              Avec ce genre de principes vous ne produirez pas pour les autres, ou peu . Mais vous pourriez ne pas en dépendre, être totalement autonome, sauf que l’auteur précise bien que tout ça c’est bien mais il faut quand même une connexion, et même la fibre s’il vous plait . Que tous les matériaux et autres panneaux solaires viennent bien de l’industrie et sont fais par des personnes qui ne vivent surement pas comme ça . La position de l’auteur est d’ailleurs assez symptomatique : avant même de commencer a faire de l’agriculture, il lance sa chaine . Ca donne une idée des priorités .

              On disait que parmis les chercheurs d’or, seuls les vendeurs de pelle faisaient fortune . Chez les permaculteurs, seuls ceux qui ont une chaine youtube gagnent du pognon ( vous pouvez aussi écrire un livre)


              • Camille Camille 22 janvier 16:09

                @sylvain
                "Par contre, l’idée de l’autonomie là dedans est tout a fait foireuse . Je suis maraicher depuis plus de dix ans et je peux vous dire une chose : les gens qui font de la production qui en vivent, qui font que tout le monde trouve des légumes et autres sur les étals à tout moment, ne suivent pas ce genre de principes, n’ont pas de chaines youtube .« 

                C’est faux, on en trouve, et ils partagent leurs connaissances, vous pourrez observer ce genre de choses avec la Ferme de Cagnolle par exemple, chez qui Brian a fait un reportage, et qui possède sa propre chaîne.
                L’initiative »Vers de terre production« partage sur sa chaîne également, la parole donnée à de nombreux agriculteurs et moults éléments techniques.

                 »Il y a une chose qui montre que tous les auteurs de livres ou videos de permaculture ne font pas de production : ils ne parlent jamais du temps de travail, de l’économie du temps, ou l’évacuent d’un haussement d’épaule or tous les agriculteurs savent que c’est la variable clef .

                « 

                Ce n’est pas vrai, nombreux sont ceux à assumer que ça représente énormément de travail, tout du moins, à l’installation, les choses se tassant un peu ensuite. J’ai bien indiqué que ça demandait une énergie considérable.

                 »Avec ce genre de principes vous ne produirez pas pour les autres, ou peu .« 

                Totalement subjectif comme vision des choses, j’ai une amie maraîchère qui produit sa pitance sur 500 mètres et revend ses surplus, ce dès sa première année. Et chacun peut avoir des fruitiers produisant des quantités dingues et partager/faire des échanges.

                 »Mais vous pourriez ne pas en dépendre, être totalement autonome, sauf que l’auteur précise bien que tout ça c’est bien mais il faut quand même une connexion, et même la fibre s’il vous plait ."

                Et ? Comme dis dans un précédent commentaire, j’ai mis ça en avant avec le désir de certains de conserver une activité pro ! Et quand bien même, viser l’autonomie, sans jamais l’atteindre totalement, personne n’a à s’en justifier, chacun vis et avance comme il veut/peux, de même qu’autonomie ne suffit pas devenir ermite et vouloir se couper de tout et tout rejeter en bloc !
                Prière donc de ne pas projeter vos propres conception des choses sur les autres, qui ne les ont pas forcément.
                D’ailleurs concernant la fibre vous seriez surpris de la vitesse à laquelle ça avance dans le Tarn, en ce moment on peut observer des techniciens telecom (dont j’eu fait partie de ce monde il y a fort longtemps), tirer de la fibre dans les campagnes, partout. L’objectif du département totalement fibré en 2022 sera sans doute tenu. Et en ce qui me concerne, ce n’est pas parce que j’ai envie de viser un certain mode de vie, que j’aurais à me justifier auprès de vous, de vouloir pouvoir continuer d’accéder à internet, qu’est ce qu’il peut y avoir de choquant là dedans ? Le world wide web est un réseau mutualisé, collectif, décentralisé, pas d’autre choix que d’avoir une ligne.


              • sylvain sylvain 22 janvier 17:10

                @Camille
                vers de terre production ne rentre pas dans la catégorie que je décris . C’est une chaine faites par des maraichers et orientée vers la production avec de très bonnes ressources pour faire ça . La différence entre ce site et le blog que vous proposez par exemple saute aux yeux .

                Avec ce genre de principes vous ne produirez pas pour les autres, ou peu .« 

                Totalement subjectif comme vision des choses, j’ai une amie maraîchère qui produit sa pitance sur 500 mètres et revend ses surplus, ce dès sa première année

                Mais c’est exactement ce que je dis . Votre copine produit ses légumes et se fait trois sous, c’est très bien . Mais ca n’est pas ça qu’on appelle de la production agricole . Ca peut très bien marcher, c’est juste que pour vivre, a coté, on a un boulot ou le RSA . Vous savez je veux pas casser vos rêves, qui peuvent en plus dans une certaine mesure se réaliser, mais ma vision des choses sur le maraichage n’est pas du tout subjective, elle est trop concrète . Le fait même de pouvoir discourir sur ce sujet montre qu’on est pas ici dans le pratique, c’est une réalité tellement dense que quand on la vit elle ne se discute pas elle se constate .



              • velosolex velosolex 22 janvier 19:46

                @Camille
                Les arbres fruitiers son sans doute ce que chacun pourra planter le plus facilement pour une récolte fructueuse, en assumant d’avoir à attendre pas mal de temps c’est vrai. Mais combien de jardins ornementaux à la française où pas une mauvaise herbe ne pousse, et où toute l’activité du jardinier est lié à l’entretien de massifs taillés au cordeau. Chacun c’est sûr est libre de ses choix, mais la culture paysagère pendant des décennies a été liée avec le refus d’assumer ne serait ce que la cueillette des fruits. Je vois pas très loin de chez moi des pommes clochardes qui pourrissent l’automne sur le sol...Par contre, belle initiative, des villes font maintenant le choix de planter des arbres fruitiers sur l’espace public, laissant chacun se servir. 


              • sylvain sylvain 22 janvier 20:16

                @Camille
                Le pire dans les jardins dont vous parlez est que la matière organique produite est toujours exportée ( a la dechett) ou brulée . Ce sont des sols appauvris systématiquement, qui sont en plus souvent a la base des remblais . On fait pas mieux en terme de destruction


              • sylvain sylvain 22 janvier 14:24

                Il y a une autre chose dérangeante pour moi dans ces contenus, qui découle de cette économie du spectacle, c’est la course à l’exceptionnel, au prestige . Toujours présenter des choses mieux, des choses plus, du sensationnel permacole . La ferme du bec hellouin a 100000 euros de CA sur 1000 m2, plus de 1000 arbres sur 4000m2, les légumes sans eau....

                Aujourd’hui on voit trois types de personnes arriver des villes pour s’installer en dans l’agricole : des bourges qui achètent massivement des terres et qui viennent voir les conseillers agricoles pour voir comment les louer au mieux ou obtenir les aides agricoles, des « dreamers » qui viennent avec un projet de 50 tonnes de légumes sur 2000m2 sans eau et sans investissement, et quelques personnes sérieuses . Je peux vous dire que parmis ces réveurs, certains ont le bon sens de rester au niveau du rêve et les autres se cassent les dents


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 janvier 14:58

                  @sylvain
                  « économie du spectacle » c’est bien résumé.
                  J’aimerai bien avoir votre avis sur quelques réflexions que j’avais eu en rêvant (snif) d’avoir du terrain à la cambrousse. Pour schématiser, je me suis dit que faire pousser des patates que je peux acheter à trois francs six sous ne va pas être une utilisation rentable du temps et et de la surface. D’où l’idée de s’orienter vers des cultures à plus forte valeur ajouté, genre plantes médicinales, et de vendre le tout sous forme transformée, type tisanes, baumes, bonbons, répulsifs à incestes naturels etc... Et profiter des possibilités de la vente en ligne pour écouler la production...


                • sylvain sylvain 22 janvier 15:16

                  @Opposition contrôlée

                  répulsifs à incestes

                  Ca c’est drolement tendance, ça marcherait à tous les coups . Vous passeriez même a la télé .

                  Concernant le reste, et si c’est sérieux, oui c’est plutot une bonne idée . Les PAM c’est la fête forraine, tout le monde y va . Par contre les traitements naturels y’a de la place, les plantes tinctoriales qui connaissent un petite résurgence c’est intéressant aussi . Moi je fais des semences de maraichage, ça marche pas mal .
                  Dans les boissons autre que bière et pinard il y aurait aussi des choses à faire, genre frénette, champagne de sureau... C’est délicieux et ça se vend bien. Les plants de plantes spéciales ou rares aussi, quoique depuis que les gros se sont mis à livrer des plants... Et il y a pleins d’autres idées

                  Si c’est vous qui travaillez, vous ne gagnerez jamais grand chose là dedans, mais ça peut être sympa . Je vous conseillerais d’avoir un boulot un peu stable à mi temps et de commencer ça doucement, comme un complément de revenu . Ca évite de se dégouter dès le début


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 janvier 15:45

                  @sylvain
                  Merci pour votre réponse.
                  C’est quoi les PAM ? Plantes médicinales ?
                  Concernant les boissons, le problème c’est que la logistique d’une bouteille rend difficile la vente en ligne. Idem pour les plants, ça confine à la vente locale. J’avais plutôt dans l’idée un optimum logistique / produit transformé. 


                • Camille Camille 22 janvier 16:12

                  @sylvain
                  Donc vous rangez les gens qui reviennent dans les campagnes dans 3 cases uniquement

                   ?
                  Votre vision du monde doit-être tellement restreinte, c’est triste...


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 janvier 16:49

                  @Camille
                  Tellement restreinte par la réalité...


                • sylvain sylvain 22 janvier 16:49

                  @Camille
                  c’est tout ce que vous en dites ??

                  Et je parlais des personnes qui viennent faire de l’agriculture . Je n’ai rien contre le fait de vouloir vivre a la campagne, ce pourrait être bien que beaucoup de gens reviennent, ou pas . Si on imagine des habitats bien intégrés et autonomes en eau/ électricité par rapport au réseau ça pourrait être un super modèle d’habitat

                  Ce que j’essaie d’exprimer c’est que cela ne constitue pas une alternative au système industriel, ni au problème de la production agricole, mais que ça peut constituer une solution pour mieux vivre cette société, à condition de comprendre ses limites


                • sylvain sylvain 22 janvier 16:54

                  @Opposition contrôlée
                  PAM plante aromatique et medicinales
                  Sinon vous avez raison pour la vente en ligne, quoiqu’aujourd’hui on vend tout en ligne, les plants ça se fait beaucoup . Il ne faut pas croire par contre que c’est si simple niveau logistique, beaucoup de colis, beaucoup d’envois, mais ça permet de produire ou il y a de la place et de vendre ou il y a des gens


                • sylvain sylvain 22 janvier 17:13

                  @sylvain
                  c’est tout ce que vous en dites ??

                  desole je n’avais pas vu votre reponse au dessus


                • alinea alinea 22 janvier 20:40

                  @Camille
                  C’est réel !! mais il parle aussi de rêve, Sylvain, vous avez lu ?


                • curieux 23 janvier 00:01

                  @sylvain
                   Je plusois vos réponses, vivant à la campagne depuis 5 ans et étant un pur produit de la ville, en recherche d’authenticité à l’époque, c’est un choix familial dicté par une réalité à savoir un burn-out qui s’est conclu par un licenciement.

                  Mes remarques en vrac ;
                  on trouve encore des terres à des prix raisonnables dans certains coin reculé
                  construire une maison neuve passive et bien moins couteux (à l’achat et à l’usage) que de restaurer une ancienne batisse, pas la même authenticité effectivement
                  toutes les terres agricoles sont fortement abimées (ainsi que les nappes phréatiques) par l’agriculture et élevage intensif,
                  la solution de vivre en habitat alternatif (yourte, mobile home, roulotte...) nécessite d’être en bon terme avec Mr le maire
                  l’autonomie alimentaire, vaste sujet , un potager OUI devenir maraîcher en non conventionnel, c’est un sacerdoce voir du masochisme. Pour l’élevage, c’est pareil avec la couche réglementation sanitaire qui favorise les gros élevages
                  En ccl, on produit un peu pour nous mais très très loin de l’autonomie, on favorise un max les circuits courts cad nos voisins et on a dû retrouver du boulot
                  l’autonomie énergétique commence par réduire drastiquement sa conso et perso je n’ai pas de réponse pour les déplacements (1er poste de dépense familial = l’essence )
                  la permaculture ; j’appelle cela du bon sens paysan
                  les fruitiers c’est long et surtout un arbre donne tout en même temps (problématique de la conservation, j’ai fait du jus de pomme en artisanal en glanant sur les arbres non ramassés et je peux vous dire que ce n’est pas rentable mais on s’améliore chaque année)
                  pour l’eau, j’ai un puits mais je n’en boirai pas (fort excédent de nitrate surtout au printemps)
                  J’arrête là car sinon je vais vs raconter tte ma vie.

                  Vous avez raison ce mode de vie est une alternative personnelle (voir égoiste) qui ne répond pas à la consommation de masse

                  Cela me rappelle une réunion que j’ai eu récemment avec les alternatifs du coin pour se battre contre les lois liberticides kafkaienne, leurs réponses Faire le monde d’après en autonomie voir en autarcie

                  L’avenir passera par la jeunesse qui va devoir trouver des solutions, de nouveaux équilibres à partir de ce qu’on a laissé.


                • Réflexions du Miroir AlLusion 23 janvier 15:40

                  @curieux
                   « un burn-out qui s’est conclu par un licenciement. ... alternative personnelle (voir égoïste)... »
                    Cher curieux, il faudra que vous expliquiez comment vous êtes arrivé autarcie ?
                    Il n’y a pas que la becquetance dans la vie.
                    Il y a les activités, la culture (qui je vous l’accorde est en panne actuellement), qui manquent dans la campagne en équilibre.  


                • sylvain sylvain 24 janvier 18:32

                  @curieux
                  Vous avez raison ce mode de vie est une alternative personnelle (voir égoiste) qui ne répond pas à la consommation de masse

                  Ca reste un egoisme doux, plutôt un repli . Vos remarques sont pleines de bon sens, je m’en suis un peu voulu d’avoir vexé ce camille, ou d’avoir un peu brisé ce rêve, mais j’ai fais du woofing, accueille beaucoup de gens cherchant un autre mode de vie et c’est un peu devenu une habitude . La rencontre des utopies et de la réalité est toujours difficile .

                  Cette utopie, qui est une belle utopie, est arrivée a un stade ou elle va devoir grandir ou se cracher et j’essais de faire en sorte qu’elle ne le fasse pas . Il faut qu’elle comprenne a quel point elle est une utopie moderne, industrielle et numérique et qu’elle trouve un moyen de s’entendre avec ça . Qu’elle comprenne que l’homme est avant tout un être de besoin et que la société est là pour y répondre avant toute autre chose


                • curieux 24 janvier 23:38

                  cher AlLusion,

                  Je n’ai pas compris vos allusions sur l’autarcie et la becquetance.

                  Pour préciser :
                  L’autarcie, ce n’est pas ce que l’on recherche, je vois plus cela comme un repli sur soi ou sa communauté
                  L’autonomie OUI mais il faut garder le sens des réalités
                  La becquetance est un besoin primaire indispensable avt de venir sur Avox ou d’aller au théâtre.

                  Sinon, oui il y a (avait je devrai dire) plus d’activités culturelles en ville.


                • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 24 janvier 23:40

                  @curieux

                  Ca fait 15 ans qu’allusion sévit ici, et de mémoire d’homme, jamais personne n’a été foutu de comprendre ce qu’il peut bien vouloir dire. 

                  Ca a l’air d’être un texte en clair, mais en fait non, c’est encrypté, et solidement smiley


                • nono le simplet nono le simplet 22 janvier 16:09

                  le XXI siècle sera écologique ou ne sera pas


                  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 23 janvier 09:28

                    @nono le simplet Reste à savoir ce que veut dire écologique, surtout si l’on va dans les détails et ne se contente pas de grandes déclarations.


                  • nono le simplet nono le simplet 23 janvier 09:32

                    @Bernard Mitjavile
                    l’écologie est pleine de détails ... d’infinis détails ...


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 janvier 20:30

                    Il y avait un très bon forum avec des gens de qualités et surtout dans le bousin pour parler de ça , et surtout côté solutions , construction...etc etc ...retours d’expérience... Le nom était un mélange d’économie et d’écologie... Plus moyen de retrouver. Que des sites a pognon.



                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 janvier 11:17

                      @eau-pression
                      oui , merci.


                    • alinea alinea 22 janvier 20:38

                      Ce n’est pas très nouveau les expériences individuelles ; je trouve ça très bien mais ne vois pas bien où cela mène :

                      d’une part le prix du foncier dans beaucoup de régions est rédhibitoire

                      le prix de l’immobilier, n’en parlons pas

                      et puis, quand tous les lopins seront occupés par des auto-producteurs : on fait quoi ?

                      Sans compter que tous les citadins que je connais qui s’y sont essayés, n’ont pas tenu longtemps ; c’est bien beau le légume de grand-mère, mais si le bled où l’on est , est habité de citadins en dortoir, ou bien de producteurs de foie gras... bonjour la vie citoyenne commune !

                      Alors certes, je n’irais pas contre ces expériences aussi innocentes que convenues, mais j’aimerais bien que la jeunesse commence à penser à des innovations venues du passé, mais, comment dire, plus sociales, communes, politiques...or imposer la pureté de l’eau, dans une commune, ben il faut guerroyer, faire que tout le :monde passe en bio, ben, faut... être patient et œuvrer...bref...

                       smiley

                      • eau-pression eau-pression 23 janvier 10:19

                        Bonjour @alinea

                        Ces réactions de gens qui arrivent à vivre en autonomie ont au moins le mérite de montrer que la technique (car sous nos climats, sans technique la vie est vraiment trop contraignante) peut être utilisée autrement qu’à la construction d’une humanité autosuffisante (hors-sol).

                        Ne t’emballe pas si je parle d’abord de technique, c’est évident qu’il ne s’agit pas de reproduire en miniature le schéma hors-sol, et que la technique n’est que ce qui facilite notre geste vers l’autre et vers notre environnement.

                        A côté d’internet et de ses évocations (illusions ?) gardiannes, la technique c’est ce fameux Linky, qui pourrait être vraiment un outil de mise en commun de l’énergie, et que les bien-pensants s’obstinent à utiliser pour nous contraindre.

                        Ce qui amènerait un autre sujet : que serait la cigale sans la fourmi (et réciproquement ?) Je veux dire qu’on n’a pas parlé stockage sous cet article.


                      • Réflexions du Miroir AlLusion 23 janvier 15:33

                        @eau-pression & Alinea,
                         J’ignore où la technique peut avoir un lien Linky entreront beaucoup dans la balance pour le choix de vivre en ville ou à la campagne.
                         Non, ce n’est pas la bonne fable « la cigale et la fourmi » de La Fontaine qu’il faut opposer mais « Le rat de ville t le Rat des champs » qui l’explique peut-être mieux.
                         Ce matin, je suis reparti vers le centre ville à vélo.
                         Covid oblige, beaucoup moins de personnes. Je ne vais pas dire que la ville était vide, mais ce n’était pas la ville des grands jours.
                         Ce matin, j’entendais que les faucons étaient revenus en ville pour la nidification.
                         L’abeille survit mieux en ville qu’à la campagne 
                         Parfois, quand je me balade dans la campagne, j’ai une envie de poser la question « est-ce qu’on ne s’emmerde pas ici ? ».
                         Non, il ne s’agit pas de stockage... mais de type de vie.
                          


                      • alinea alinea 23 janvier 22:37

                        @eau-pression
                        J’ai rien compris à ton histoire de technologie.
                        Mais je pense qu’il faut quitter l’idée du stockage, qui n’est rien moins que le début de la sédentarisation, de l’agriculture, donc du capitalisme, des pillards se faisant rois, de l’exploitation de l’homme par l’homme, des guerres infinies, de la misère, des horreurs psychologique que cette dénaturation provoque : bref je prône le retour à l’humain chasseur-cueilleur.
                        Au moins on saura à qui on a affaire. La Nature, son climat qui bien que réchauffé nous caille, etc.


                      • eau-pression eau-pression 24 janvier 11:05

                        Bonjour @alinea

                        D’abord, bise matinale et chaleureuse. La Fontaine a oublié de se demander comment les cigales reviennent. Et il n’a pas compris que les fourmis ont des ailes pour les rejoindre.

                        On ne sait pourquoi les groupes humains se sont sédentarisés. Le cultivateur aurait dû comprendre qu’il deviendrait dépendant du guerrier et repartir dans la forêt. Croyait-il que le guerrier serait raisonnable et se contenterait de défendre les récoltes ?

                        On peut tenter des explications raisonnables. Le stockage et le partage des productions sont deux stratégies que la nature emploie pour résister aux aléas.
                        Si j’ai pris l’exemple du Linky, c’est qu’on voit bien les limites de la raison : ce truc est « vendu » pour sa capacité à partager production et stockage individuels ; mais il nous met sous contrôle d’un superviseur que nous sommes tenus de considérer bienveillant.
                        Est-ce bien raisonnable de le croire ? En tous cas, je connais un couple de jeunes retraités, lui de la gendarmerie, que la confiance trahie a poussés à cette solution de l’autonomie.

                        Mais aussi, si dame nature n’avait pas ces sautes d’humeur qu’on appelle aléas, on n’essaierait pas de lui piquer ses secrets !


                      • alinea alinea 24 janvier 18:38

                        @eau-pression
                        L’occasion crée le larron ; la curiosité, l’audace faisant le reste ! en s’installant sur un lopin riche et généreux, les premiers qui ne connaissaient pas ça, n’ont pas pensé à la guerre, au vol, à la concupiscence,etc !! C’est le deuxième qui est arrivé quelques temps plus tard, qui a vu que tous les lopins étaient occupés, qui s’est dit tiens, je vais me servir ; la question que l’on peut se poser c’est pourquoi on ne lui a rien proposé ? Pas de partage, pas d’offre ? Ou bien il avait une sale gueule !!
                        Le problème d’aujourd’hui c’est que tout ce qui se fait relève du « passage à l’acte » ; c’est à dire réaliser un rêve ! Ça marche rarement !!


                      • eau-pression eau-pression 24 janvier 22:44

                        @alinea

                        Le groupe a tendance à se refermer face aux étrangers, plus que l’individu isolé. Si le territoire de la rencontre que tu imagines était assez riche, ceux qui étaient déjà là ont pu laisser les arrivants prendre leur part. Sinon, certains ont dû repasser la lisière. Serais-tu partie avec eux ?

                        Nous sommes là sur des raisonnements introspectifs. Allons-y, je doute que les paléontologues aient beaucoup d’éléments objetifs.
                        Je parierais qu’une fois installés en zone favorable, ils ont eu plus d’enfants. Plus de bouches à nourrir, retour dans la forêt impossible. Amarres larguées.

                        Dans certaines forêts du Mexique, des groupes d’hommes ont choisi de rester (ou de retourner ?) dans la forêt tropicale. Ils viennent au contact des touristes téléphone en main ...

                        Tu n’as pas l’impression que plus on veut un avenir prévisible, moins cet avenir fait envie ? Et ton pseudo qui contient « aléa », t’as fait exprès ?

                        Sur ce, l’avenir proche me convient : bonne nuit.


                      • eau-pression eau-pression 25 janvier 12:54

                        @alinea

                        Encore un peu de rétropolation sur nos hommes des bois.

                        Un collègue expérimenté s’amusait à détecter le « gêne du chef ». Dans ce service où la compétence était mise en valeur, et la sienne incontestée, il décelait ainsi les personnes qui deviendraient chef, et c’était souvent parmi les moins compétents qu’on le trouvait. Aucune soif de revanche chez lui, dont la stature était reconnue de tous, même s’il n’avait pas ce « gêne ». Juste de l’observation.

                        Ton groupe chanceux accueillera les arrivants et partagera avec eux s’ils savent composer avec le chef établi. Ce gêne de chef, c’est celui qui assure la cohérence du groupe, pas la performance en termes de survie. Ainsi les chevaux sont souvent plus malins que nous, qui confient à une mamie chancelante le soin de les guider vers de nouveaux pâturages.

                        Ne me dis pas que c’est faux. Ton « merci Jean-Luc » ne signifiait-il pas que tu privilégiais sa capacité à établir les liens ? La jalousie nous fait comprendre les choses, ce n’est pas un si vilain défaut. Surtout virtuelle ...

                        Le charisme institué en vertu suprême, c’est l’éloge des oeillères : oeillères des suiveurs qui délèguent leur regard sur l’avenir, oeillères du chef qui obéit à son gêne.

                        Je te prédis une chose : après le masque obligatoire, les oeillères. jetons les nôtres et nous verrons que le marionnettiste n’en a pas.

                        Dehors la reine rouge ! (Lorsque l’environnement évolue plus vite qu’une espèce vivante ne peut s’y adapter, cette espèce est vouée à s’éteindre.)

                        Tiens : adrénaline —> red alinea


                      • alinea alinea 26 janvier 13:13

                        @eau-pression
                        L’aléa rouge « in » !
                        Le charisme n’est pas éternel, c’est la prolongation de la vie politique des gens qui gêne ( tiens à propos, j’ai mis du temps à comprendre : tu as fait une faute d’orthographe, un gène n’est pas une gêne !)
                        S’il n’est pas l’alpha et l’omega de l’équilibre du groupe, il y aide beaucoup ; les Gitans fonctionnent comme ça ; la discipline est d’enfer ( en fer ?) et pas toujours bien vécu, mais l’équilibre se trouve.
                        Ne me parle pas de Jean-Luc !! ni de politique politicarde dorénavant ; c’est quand même ahurissant , et décevant n’en parlons pas, qu’il n’y ait que Philippot qui dise les choses.
                        Dans mon expérience de troupeau, il y a beaucoup de relais entre l’étalon maître ( pendant un temps) et la péquine !
                        Le charisme n’est pas une vertu, c’est un don, on l’a ou on l’a pas ; ceux qui veulent se faire croire qu’ils l’ont alors qu’ils ne l’ont pas sont des tyrans, ridicules même s’ils sont dangereux !!
                        C’est pas des œillères qu’il a, le marionnettiste, c’est une pathologie grave ! hélas, et tous ces courtisans qui le mettent en gelée ! smiley


                      • eau-pression eau-pression 27 janvier 10:18

                        Bonjour @alinea

                        Tu ne t’es donc pas découragée de me lire, malgré faute d’orthographe et sauts apprents du coq à l’âne.

                        Ta vision du charisme et le « gène de chef » de mon ancien collègue convergent donc vers une même propriété : la formation du groupe et le maintien de sa cohérence. Au risque du délire, objecte l’esprit indépendant.

                        Donc merci de ta réponse. Encore une fois, j’ai plaisir à décoder tes articles d’humeur. Cet exercice m’est bénéfique, et même si tu décidais de repartir dans les forêts je chercherais à comprendre pourquoi.

                        Avant cette décision, tu vas bien nous dire ta vision de la norme, non ?


                      • alinea alinea 27 janvier 19:01

                        @eau-pression
                        Pour l’instant je n’ai pas envie de partir en forêt, entendre, pour un dernier voyage, j’ai de nouvelles énergies à vivre !! on verra, et, de toutes façons, cela n’a guère d’importance !!


                      • Réflexions du Miroir AlLusion 23 janvier 10:20

                        Bonjour Camille,

                         Je vais devoir aller à contre sens, désolé... smiley

                         Je suis un citadin. J’ai besoin de la ville, de pouvoir trouver tout trouver à proximité à pieds, à vélo, très rarement en voiture, d’voir un peu d’agitation autour

                         Ma ville, Bruxelles a une dimension humaine (pas comme Paris), je la connais dans ses moindres recoins par tous les temps. Des espaces verts à profusion. 

                         Que d’articles n’ai-je pas écrit sur cette ville.

                         « Elle est banale ma ville à moi »  

                         Mais cela ne m’empêche pas de m’évader.

                         Surtout en cette période pendant laquelle toutes les frontières son bouclées. smiley 

                         


                        • Christophe Claudel Christophe Claudel 24 janvier 11:54

                          J’habite Paris depuis 25 ans et suis exactement dans cet esprit de fuir au plus vite cette ville devenue invivable. Il y a des années que j’y réfléchis.

                          J’avais d’abord rêvé de partir vivre à l’étranger : Jérusalem, Chicago, Argentine, Californie... Mais c’est un rêve pas facile à réaliser.

                          Il y a deux ans j’avais exploré des régions et des villes attractives et à taille plus humaine au Sud de la France, où il fait bon vivre et où je me serais bien senti


                          -  Lyon : une grande ville qui rappelle Paris, mais beaucoup plus apaisée, bourgeoise mais aussi métissée, avec une forte population d’étudiants, une vrai dynamisme urbanistique novateur et avant-gardiste (quartier Confluence), de très beaux quartier verts et calmes, mais chers


                          - Montpellier : toujours très attractive malgré un engorgement certain, mais devenue beaucoup trop chère, embouteillée, bobo, voire franchement « grunge », avec ces amas de toxicos, punks à chiens, SDF et femmes voilées qui zonent toute la journée et une partie de la nuit autour de la Place de la Comédie.

                          - Nîmes : bonne alternative à seulement 10 minutes en TGV et 20 minutes en voiture de Montpellier. Un centre magnifique et chargé d’Histoire, une cité plus calme, plus fière, plus authentique, moins bobo, et surtout beaucoup moins chère dans le centre-ville que sa voisine. Mais étouffante l’été. Avec une mentalité nîmoise exécrable et des locaux méprisant les « étrangers » à la région. Des quartiers gangrénés par la criminalité, la délinquance, le salafisme, et donc l’extrême droite en réaction (hélas comme beaucoup de villes du pourtour méditerranéen). Un ennui abyssal le soir même l’été, à l’opposé de sa turbulente rivale Montpellier.


                          - Sète : beaucoup plus cool et populaire et moins chère que Nîmes et Montpellier. Les pieds dans l’eau avec des canaux magnifiques et une intense activité portuaire. Une culture aux influences italiennes, occitanes et espagnoles avec une identité forte, une population chaleureuse et très accueillante, une vie culturelle dynamique, mais assez planplan en basse saison.

                          - Nice : un cadre exceptionnel et idyllique, un climat très doux l’hiver, mais beaucoup trop de touristes et d’estivants en haute saison : la « Côôôôte »... Une ville qui s’est métamorphosée, modernisée et redynamisée depuis la construction du tram, qui a entraîné une plus grande mixité sociale dans les quartiers du centre, un exode des vieilles rombières à diamants et des bourgeoises friquées qui ont fui les racailles venues des banlieues environnantes pour se réfugier à Cannes ou Monaco. Mais une ville très chère, snob, à l’affût des touristes pauvres ou riches pour les plumer, une mentalité globalement hyper réac voire franchement facho (Estrosi...) avec des relents d’une époque de gloire très marquée par son maire vichyste Jacques Médecin.

                          En fin de compte j’avais choisi Bayonne et le Pays basque, que je connais bien pour y avoir passé plusieurs étés en stage d’arts martiaux dans les années 1990. Une ville moyenne de 50.000 hab. (130.000 pour l’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz et 300.000 pour le Pays basque). Une identité très forte : chargée d’Histoire, populaire, militaire et industrielle, à la frontière entre Landes et Pays basque, riches de traditions, patrie du rugby, célèbre pour ses Fêtes de Bayonne (l’un des événements festifs les plus visités au monde après le Carnaval de Rio), sa gastronomie, ses fameux jambons, et moins connu son délicieux chocolat. A l’opposé de Biarritz, ancienne ville de villégiature de la jet set impériale devenue la patrie hédoniste du surf et d’une jeunesse internationale cool et branchée. Et puis l’Espagne à côté, San Sebastian, Bilbao, Pampelune, les Landes, les Pyrénées, le Béarn... Des occasions de découvertes, de visites et d’escapades sportives ou culturelles infinies.

                          Mais impossible en 6 mois de trouver la maison de mes rêves : le marché immobilier est pris d’assaut depuis des années par les cadres parisiens et les bordelais qui débarquent chaque année par milliers...

                          En 2020, dès le confinement je me suis réfugié mi-mars en Suisse pour deux mois chez mon meilleur ami qui habite près de Lausanne, dans un petit village viticole du Canton de Vaud. Très bucolique, mignon et très ressourçant. Avec le lac Léman et les Alpes juste en face, le Jura derrière, et des collines qui s’échelonnent en vignobles, champs de colza ou de maïs hérissés de clochers pointus, de vaches vaudoises et de moutons qui fabriquent du bon lait à gruyère et des chocolats... Expérience renouvelée plusieurs fois au cours de l’année et une semi-installation officielle comme résident.

                          Mais la Suisse est le pays le plus cher du monde, et à moins d’être un exilé fiscal ou de travailler sur place avec le salaire qui va avec (4 x supérieur au salaire français), impossible d’envisager de s’y installer.

                          Finalement j’ai jeté mon dévolu sur la Bretagne. Et plus précisément la région de Quimper où je recherche une maison où vivre à plusieurs et développer une petite activité d’agriculture bio, d’accueil de touristes, d’activités culturelles et de loisirs.

                          Un beau projet, surtout dans le contexte actuel de repliement sur soi dû à la crise sanitaire et ses confinements à répétition, à la crise économique qi s’en suit et à la dépression généralisée qu’elle engendre.

                          Un antidote également aux vicissitudes de la vie urbaine, supportée beaucoup trop longtemps.

                          Toutes les grandes villes du monde tendent en effet à devenir plus ou moins invivables dans la période actuelle : crise économique, violences, chômage, pression migratoire, communautarisme, tensions sociales...

                          Paris tient sans doute le pompon au niveau européen sinon mondial. Avec une municipalité amateuriste et enfermée dans ses dogmes qui a multiplié les erreurs et défiguré la ville. Bétonnée comme jamais depuis Pompidou par un urbanisme mégalomaniaque, à peine maquillé sous des délires de « végétalisation » obsessionnelle, des « forêts urbaines » burlesques, un terrorisme vert idéologique, qui entend faire disparaître les véhicules à moteur et harceler les automobilistes au profit des zones piétonnes, des vélos et des trottinettes à la con. Un plan de circulation ubuesque ajouté à un plan de travaux délirant dans la perspective des JO 2024, qui engendrent des embouteillages titanesques, des nuisances incessantes, une pollution atmosphérique, des allergies et maladies respiratoires record, dont on se serait bien passé en période de Covid. Des rats en surface plus nombreux que les flâneurs, à cause d’une saleté repoussante et de monceaux de détritus dans certains quartiers dignes de Calcutta. Et des villages de réfugiés ou de Roms qui s’égrènent comme des chapelets dans les bois, les parcs et les quartiers périphériques, avec leur lot de nuisances, d’insécurité, et les rabatteurs islamistes qui gravitent autour pour exploiter leur misère, leur ressentiment, et les transformer en bombes terroristes à retardement.

                          Fuir Paris coûte que coûte est donc devenu un objectif partagé par un nombre croissant de Parisiens. Beaucoup y sont d’ailleurs forcés par la crise et l’augmentation astronomique du prix de mètre-carré et des loyers. Paris n’est plus aujourd’hui qu’une ville-musée dédiée aux touristes hyper friqués, et à l’ego d’une maire qui se voit déjà future Présidente de la République et grande prêtresse des JO 2024. Avec quelques loquedus éparpillés un peu partout au nom de la « mixité sociale » par la Mairie pour faire « gauche »...


                          • alinea alinea 25 janvier 20:33

                            @Christophe Claudel
                            Oui ! les parisiens coincés filent vers la province et achètent en faisant monter les prix !! les autochtones n’ont qu’à se rhabiller.
                            Vous avez une manière très étonnante et cependant moderne, de « gérer » votre vie ; c’est impressionnant !
                            Je vous suggère ’« la ligne de moindre résistance », le « laisser faire laisser agir », et le ressenti !!

                             smiley

                          • sylvie 24 janvier 18:40

                            Nous prospectons aussi dèja pour une thyni house , mais la viabilité est difficile à obtenir

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