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OSP 4# La diversion climatique (1/2)

Image d'illustration {JPEG}

 

Observation d'une Sentinelle du Peuple - 4# - version écrite

La diversion climatique (1/2)

Le réchauffement climatique s'est imposé comme un lieu commun en quelques décennies. La question du réchauffement climatique doit être comprise et approfondie, particulièrement par ceux d'entre nous qui sont sensibles aux questions environnementales et écologiques. Le documentaire « Le réchauffement de la planète – une escroquerie », diffusée sur la chaîne PLANETE est une bonne entrée en matière.

De nos jours, le réchauffement climatique (d'origine anthropique) constitue un dogme que seul Éric Zemmour, Emmanuel Goldstein[1] médiatique, ose contester[2]. La contestation par les intégrateurs négatifs[3] ayant justement pour objectif de renforcer la croyance antagoniste, c'est-à-dire le lieu commun et la cohérence du surmoi social. (Zemmour=mal=mensonge)

Ma forte carence en bien-pensance a prédisposé mon esprit à la contamination climato-sceptique. D'ordinaire, j'ai le goût des démonstrations rigoureuses et structurées. Je souhaitais donc organiser cette série en présentant les aspects politiques et les aspects techniques. Finalement, ce débat se présente de manière tellement loufoque, surréaliste, invraisemblable et consternante... que j'ai l'impression de parler d'art contemporain. [Emmanuel Macron va être sacré « champion de la terre » et « champion du climat »]

Aussi, mon regard sceptique se contentera de contempler ce feu d'artifice de mauvaise foi, ces éclats de mensonge, ces lueurs manipulatrices comme s'il s'agissait d'un divertissement coloré.

- En préambule -

Avant que le spectacle ne commence, je tiens à préciser que je ne suis pas dénué de conscience écologique. C'est précisément parce que je suis sensible aux problèmes écologiques et environnementaux qu'il me semble important de dénoncer cette propagande.

Il apparaît vite que le « problème » du réchauffement climatique a pour premier objectif de masquer les problèmes écologiques réels, nécessitant des solutions concrètes, et pour second objectif de justifier la mise en place d'une gestion mondiale des ressources naturelles, nécessitant un gouvernement mondial.

Les problèmes écologiques et environnementaux sont à la fois, nombreux, graves et urgents. En voici une liste non exhaustive :

  • Les conséquences de l'énergie nucléaire
  • Le traitement des déchets
  • La déforestation, la gestion des terres cultivables et des ressources halieutiques
  • La surpopulation et/ou la surconsommation des ressources naturelles
  • Les conséquences de l'agriculture intensive et de l'usage des OGM
  • La dégradation de la biodiversité (domestique et sauvage)
  • La pollution atmosphérique, électromagnétique et sonore
  • La raréfaction des ressources d'eau potable

Ces problèmes sont apparus, de plus en plus nettement, dans les années 70, avec l'épanouissement de la production et la consommation de masse. Sous un angle structurel, certains de ces problèmes sont repris par le « club de Rome » qui établit les limites physiques au développement économique. Ces difficultés sont à l'origine de l'écologie politique.

Pièce à conviction n° 1 : Faut-il croire au réchauffement climatique - — Science étonnante[4]

Dans une première partie, David, sur sa chaine YouTube « Science étonnante », valide plusieurs aspects relatifs au changement climatique. Ces aspects ne sont pas faux, mais ils sont terriblement partiaux. Ces trois éléments relèvent selon moi d'un très net biais de confirmation.

  • Premier biais de confirmation : Les activités humaines rejettent du co2

Cette affirmation est vraie, mais,

Ces rejets de CO2 ne constituent qu'une partie relativement faible de l'augmentation et du CO2 total présent de l'atmosphère.

« Il est impossible de croire que 50 % à 60 % voire 83 % des émissions anthropiques restent ou resteront “perpétuellement” dans l'air alors que les observations montrent une durée de vie moyenne dans l'air des molécules de CO2 de cinq à six ans  !

La croissance des teneurs en dioxyde de carbone est à 75 % à 80 % l'effet naturel du dégazage des sols et des océans selon la relation d[CO2]naturel/dt = a (T(t)-T0) qui a été démontrée indépendamment et par des voies différentes par plusieurs auteurs. »

[...]

« Les évaluations robustes des paragraphes II et III attribuent aux gaz de combustion au plus 6 % du CO2 de l'air. Doubler la production de CO2 anthropique de 9 ou 10 Gt-C à 20 Gt-C n'aurait pour effet que de doubler les 23 ppm à 46ppm et la teneur totale passerait de 400 à 423ppm. L'augmentation des ppm “naturels” ou “non anthropiques” de 310 ppm en 1958 à 376 ppm en 2013 correspond à des dégazages attribuables à la croissance des températures (incréments des températures superposables à d[CO2]/dt comme vu au § I). »[5]

« Les activités humaines rejettent du co2 »

>> Cette affirmation est vraie mais elle néglige totalement la part naturelle de l'émission de CO2 d'environ 75% et la capacité d'absorption de la biosphère.

 

  • Second biais de confirmation : Le CO2 est un gaz à effet de serre

Cette affirmation est vraie, mais,

 

En outre comme l'eau est très supérieurement abondante dans l'atmosphère elle sature, par son abondance, les créneaux de longueur d'onde dans lesquels les autres molécules ont encore un effet résiduel.
Ceci explique pourquoi l'eau, avec environ 80 % d'efficacité, est le principal gaz à effet de serre de l'atmosphère terrestre.

Ces caractéristiques se traduisent aussi dans les chiffres suivants définis à partir de la banque de données spectrales HITRAN CO2 barrett_ee05.pdf( J.Barrett 2005) .

Résultats des relevés de la base spectroscopique moderne : HITRAN

On peut déduire directement du tableau que le CO2 contribue pour 6,7 °K à l'effet de serre total de 33K et qu'un doublement de la concentration de CO2 n'entraine qu'une variation de contribution de 1,3 % soit 0,45 °K à l'élévation de température[6].

En raisonnant par l'absurde, voici ce que l'on pourrait conclure :

Les relevés de Vostok portant sur plus de 400000 ans montrent que des variations de la température moyenne du globe d’environ 10 °C ont été accompagnées d’une variation du CO2 d’environ 100 ppm.

 

Depuis le début de l’ère industrielle, le CO2 est passé de 280 à 400 ppm, soit 120 ppm d’augmentation. Si la température était uniquement fonction du CO2, la hausse moyenne des températures devrait être de 12 °C

Le CO2 est un gaz à effet de serre

>> Cette affirmation est vraie mais elle néglige totalement la contribution du CO2 à l'effet de serre, seulement 20% et le fait qu'une quantité de CO2 qui doublerai ne ferait passer sa contribution à l'effet de serre de 19,6% à 20,9%.

 

  • Troisième biais de confirmation : L'effet de serre réchauffe la planète

Cette affirmation est vraie, mais,

L’étude de la variation de la température moyenne atmosphérique sur 25000 ans a été réalisée en utilisant la concentration en oxygène 18 dans les glaces du glacier de Nevado Huascaran dans les Andes Péruviennes.

 

Ce graphique montre que :

  • Un réchauffement général et naturel (A) de l’atmosphère d’environ 8 °C a provoqué la fin de la dernière glaciation (Würm dans les Alpes).
  • Ce réchauffement a été suivi depuis 10000 ans d’un refroidissement naturel de 3 °C environ.
  • Les 1000 dernières années (B) s’inscrivent dans une phase de réchauffement dont les causes naturelles ne sont pas discutables.

On note aussi que les températures des époques historiquement connues comme plus froides du petit âge glaciaire ainsi que des périodes connues historiquement plus chaudes comme l'optimum climatique du Moyen-âge sont bien traduites sur cette courbe de résultats observationnels. Voir ci-dessous.

La valeur moyenne des températures actuelles de la planète n'est pas « sans précédent » ,comme l'affirme avec force le GIEC. Les relevés ci-dessus le démontrent.

D'autres facteurs comme l'activité solaire et les courants océaniques ont des influences majeures sur le climat.

La règle climatique de l'activité solaire serait :

Moins d'activité solaire donc plus de rayonnements du Cosmos dans l'atmosphère, donc plus de nuages et donc tendance au refroidissement de la Terre. ( Bien entendu d'autres phénomènes peuvent influencer le climat régionalement et globalement, mais il semble bien que la variation d'irradiance du Soleil soit le facteur prépondérant pour le climat à l'échelle de temps de quelques siècles ). Voici la mise en relation, sur les 50 dernières années, de l'intensité des rayons cosmiques avec les variations de la moyenne des températures. La corrélation est de -0,31 et -O,47.

L'importance et la méconnaissance des courants océaniques sur le climat global peuvent s'illustrer avec le phénomène El Nino :

El Niño désigne à l'origine un courant côtier saisonnier chaud au large du Pérou et de l'Équateur mettant fin à la saison de pêche. Le terme désigne maintenant par extension le phénomène climatique particulier, différent du climat usuel, qui se caractérise par des températures anormalement élevées de l'eau dans la partie Est de l'océan Pacifique Sud, représentant une extension vers le Sud du courant chaud péruvien. Il a été relié à un cycle de variation de la pression atmosphérique globale entre l'Est et l'Ouest du Pacifique, nommé l'oscillation australe, et les deux phénomènes sont réunis sous le titre de ENSO (El Niño-Southern Oscillation).

« L'effet de serre réchauffe la planète »

>> Cette affirmation est vraie mais elle néglige totalement le fait que la planète a connue des périodes beaucoup plus chaudes lors des 10 000 dernières années et elle omet de signaler les autres facteurs de réchauffement du climat.

 

Dans une seconde partie, après avoir reconnu qu'à ce stade la science est incapable de déterminer de manière fiable l'ampleur des boucles de rétroaction négative et positive entrant en compte dans la variation du climat, David se livre à une comparaison pour le moins douteuse :

Il compare le fait de sauter d'un immeuble et d'émettre des gaz à effet de serre.

Pourquoi cette analogie est-elle douteuse ?

Sur le mécanisme de causalité : elle compare les lois physiques parfaitement maitrisées, évidentes (telle que la gravité) à des boucles de rétroaction négatives ou positives [dont David lui-même déclare que la science ne peut pas les mesurer et les anticiper de manière précise]. Cette première comparaison est donc inappropriée.

Sur les conséquences : elle compare la mort inévitable d'une entité avec les catastrophes et conséquences attribuées au réchauffement climatique.

> Les résultats prétendument « catastrophiques » ne s'appuie sur aucune étude scientifique sérieuse mais sur des rapports d'organes politiques proches du GIEC. (Cf la pièce à conviction n°2) Cette seconde comparaison est donc inappropriée si l'on compare la mort certaine d'une entité (un être humain ou l'humanité) avec des conséquences imprécises, non démontrées scientifiquement et outrageusement exagérée.

Sur le bon sens : Le bon sens peut se définir comme « la capacité de discerner clairement ce qui est évident, sans en être distrait par d’autres considérations. ». En prétendant qu'il n'existerait que deux solutions : sauter ou ne pas sauter, David présente la question du réchauffement climatique comme un faux dilemme du type « croire ou ne pas croire » ? Comme si le fait de « croire » nous épargnerait toute les souffrances imputées au réchauffement climatique. [Comme avec le pari de Pascal dans lequel, le fait de « croire en Dieu » nous épargnerait la damnation éternelle]

Mais cette comparaison douteuse n'est pas qu'un « Faux Dilemme », elle peut également être vue comme un usage assez subtil de la culpabilité par association. En effet, dans cette comparaison, les « climatosceptiques » sont comparés à un individu sautant d'un immeuble de son plein gré.

Or, qui sont généralement les « individus sautant d'un immeuble de leur plein gré » ? Sauf exception, ce sont des fous ou des suicidaires.

Ainsi, cette « petite comparaison », apparemment innocente, compare et assimile les climatosceptiques à des fous ou à des suicidaires. Les idées « climatosceptiques » sont donc associées (puisque comparée et assimilée) à des indésirables : les fous et les suicidaires.

 

 


[2] L'écologie, religion d'une société : https://www.youtube.com/watch?v=psZha6QeT-M

[5] Source sur l'origine du CO2 dans l'atmosphère : https://kin152.gadz.org/climatologie/carbone_anthropique.pdf


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27 réactions à cet article    


  • Pimpin 15 juillet 10:08

    « Le CO2 est un gaz à effet de serre »

    Ce n’est pas vraiment exact.

    La théorie radiative de l’effet de serre, fer de lance de la théorie du réchauffement, décrite au 19°siècle par Fourier, Tyndall et Arrhenius est totalement fausse.
    Une serre ne se réchauffe pas à cause d’un renvoi de radiations infrarouges par le toit, mais à cause du manque de convection avec l’extérieur.

    Le CO2 absorbe bien les infrarouges émis par la terre, mais seulement dans une très faible bande, comme la vapeur d’eau à la concentration environ 100 fois plus importante. L’infrarouge émis dans ces bandes est déjà totalement absorbé, donc rajouter du CO2 ne change rien. Enfin, la thèse qu’une partie de cette chaleur absorbée est renvoyée à son origine, la terre, est contradictoire avec le deuxième principe de la thermodynamique.



    • Pimpin 15 juillet 23:47

      @Alban Dousset
      On trouve quantité de schéma sur les flux d’énergie dans l’atmosphère.
      Ce ne sont que des hypothèses, personne n’est capable de faire une description de phénomènes très complexes dont d’ailleurs la convection est certainement le plus important alors qu’il est en général très minimisé. C’est pourtant la convection qui explique le fonctionnement d’une serre agricole. La théorie du réchauffement des vitres qui renvoient la chaleur à l’intérieur de la serre ne fonctionne pas, il suffit de remplacer le verre par un matériau totalement transparents aux IR pour s’en rendre compte.
      Ce qui est contesté c’est le renvoi sur terre d’une partie du flux d’énergie capté par les gaz dits à effets de serre, c’est contraire au deuxième principe de la thermodynamique, un flux de chaleur ne peut se faire que du chaud vers le froid.
      Un exemple d’explication : 
      http://revue-arguments.com/articles/index.php?id=89
      Chapitre 2
      D’autres informations ici : 
      http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html

      Le soleil chauffe le sol, et cette chaleur repart vers l’espace très lentement, et heureusement tout simplement parce que l’air est un isolant. La convection (100% de l’air peut jouer ce rôle) est certainement le plus important phénomène de dissipation de cette chaleur. Qui peut être freinée par la présence de nuages qui agissent comme un couvercle. On s’en rend compte la nuit, la température descend bien plus rapidement sans nuage.
      Le CO2 (0,04 %) qui capte une toute petite partie du spectre IR peut-il jouer ce rôle de couvercle ? je ne sais pas, mais en tout cas c’est certainement très faible, sachant que de toute façon ce CO2 est aussi soumis au phénomène de convection. Peut-être même que sa capacité à se réchauffer en captant ces IR favorise cette convection et donc le refroidissement. Personne n’est actuellement capable de décrire et de chiffrer ces phénomènes. 
      On peut juste dire que ce qu’on appelle effet de serre a du plomb dans l’aile !



    • baldis30 15 juillet 10:22

      Bonjour,

       sur le plan de la méthodologie de maîtrise des foules le « réchauffement climatique » prend la suite de bien des grands mouvements !

      Historiquement la première escroquerie fut l’astrologie/astronomie... pour faire regarder tout le monde vers un objet inaccessible .... tous dans la même direction pour fustiger les astres, les astres, la Lune, le Soleil, Jupiter .... avec tout ce qui en découla de rites, dons ...

      cela évolua au cours des temps avec le Pape, puis le pape ne fonctionnant plus aussi bien, les sectes chrétiennes...

      Arrive le XIXème siècle .... comment captiver les foules ....pour pas trop cher ....

      le chemin de fer .... loupé .... puis la photo et arrive le XXème siècle ... là c’est le déferlement de l’imagination avec la radio... le cinéma, muet puis parlant, enfin la télé .... ouf avec elle tout le monde regarde le même BFMTV sous diverses appellations (TF1, LCI, Fr3, CNN, BBC ....) pas encore en langue unique mais avec des hiéroglyphes internationaux ( WC, téléphone, papier-cul)

       Le RCA fait partie de la Nouvelle maîtrise des foules ... On avait tenté le hula-hoop ça n’a pas fonctionné longtemps, puis le scoubidou ... idem ... le compteur bleu, votre compte à la BNP..... pareil ... pareil ... le RCA ça tient la corde pour l’instant mais la piste se dégrade de jour en jour ... sous l’effet de la sécheresse puis des pluies violentes ...


      • baldis30 15 juillet 11:31

        @baldis30

        bonjour à tous
        en complément
        des grandes diversions il y a les affaires criminelles exceptionnelles comme :
         Landru, Petiot, Mesrine .... toutes faisant l’objet d’un véritable feuilleton ... et sortant au moment voulu ...
        Quelquefois des événements inattendus tendent la perche aux pouvoirs en place : grandes éruptions volcaniques, Séisme et raz-de-marée de Sumatra, grand incendie des Landes .... très difficile pour un pouvoir d’en profiter s’il n’a pas quelque chose à faire passer en urgence... 

         Enfin il y a les coups durs auxquels les pouvoirs ne s’attendaient pas : affaire de Lurs , affaire Benalla 


      • baldis30 16 juillet 08:01

        @baldis30
        bonjour à tous, 
        Inattendu ... la diversion du homard !
        oubli majeur de ma part ... que le pouvoir aimerait oublier


      • Old Dan Old Dan 15 juillet 10:44

        Bla bla... (Encore ???)

        Ca fait plus de 80 ans qu’on discute, qu’on théorise, qu’on contredit...

        Ca fait 50 ans qu’on lobbi-ise, qu’on dissimule, qu’on corrompt effrontément...

        Consommation, crétinisation, pollution, jeanfoutisme, promesses vaines !

        Choisir ou subir ?

        Quand ess’qu’on s’bouge enfin, en vrai et en grand ?

        Faut-il attendre que « les vieux » disparaissent pour changer de logiciels ?

        Bof...


        • JC_Lavau JC_Lavau 15 juillet 12:32

          @Old Dan. Grâce à la propagande martelée jour et nuit toute l’année, v’la que tu disposes du bouton de réglage du climat !
          Ce qui justifie ta guerre de religion contre les incroyants.


        • Old Dan Old Dan 16 juillet 01:10

          @JC_Lavau
          (Rires !) Bien sûr que non !
          Mais changer de récit, de mentalité, ça va mettre bcp de temps...
          et on n’en a tellement perdu en discussions vaines, en confrontations stériles, etc...
          ...et pendant c’temps-là, ça chauffe, ça crève, ça s’intoxique, ça disparait à jamais et... Bof ! (C’est pas l’endroit !)
          .
          [ Il semble que les gosses ont bien pigé. Plus vite que nous... ]]


        • JC_Lavau JC_Lavau 16 juillet 10:21

          @Old Dan : « pendant c’temps-là, ça chauffe ». Ta crédulité est inoxydable.
          Des centaines de milliers de fois, ça a chauffé et refroidi auparavant, et ça recommencera encore des centaines de milliers de fois avant que le Soleil devienne une géante rouge. La Terre n’a pas attendu le Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes pour réchauffer et refroidir des centaines de milliers de fois. L’Adour n’a pas attendu la télévision pour changer de lit et d’embouchure trois fois rien qu’au cours des temps historiques, avant qu’Al Gore soit là pour faire fortune avec. Les glaciers alpins n’ont pas attendu la télévision pour engloutir des villages entiers, avant que Mittal rafle des tonnes d’argent public.

          Old Dan : « [ Il semble que les gosses ont bien pigé. Plus vite que nous... ] ».
          Moi aussi j’ai été minot. Tout ce qu’on a pu me faire gober en profitant de ma naïveté d’alors, c’est impardonnable.
          Tu as conservé ta naïveté d’enfant à qui on fait gober les plus énormes bobards.


        • Old Dan Old Dan 15 juillet 10:57

          ... Lire Spinoza ? Très bien !

          ... et remplacer le mot « Dieu » par le mot « Nature » !

          .

          [ ... et ça change tout. ]


          • Arogavox 15 juillet 11:04

            => http://www.centraliens.net/groupement s-professionnels/centrale-ethique/centraleethique091112_benoit.pdf

            « Nous sommes arrivés à une sorte de rendez-vous sociétal.
            Nous avons peut-être l’occasion d’offrir à l’idée de progrès un aggiornamento, voire une rédemption en la dissociant du« toujours plus ».
            Nous allons devoir nous organiser pour construire un « monde commun » et réfléchir à ceci : quelles procédures de décision mettre sur pied qui feraient de l’incertitude un fardeau partagé, et partagé équitablement ? ”
            Etienne Klein,
            directeur du Laboratoire de recherches sur les sciences de la matière du Commissariat à l’EnergieAtomique (CEA)

            La vraie question d’ordre écologique en revient à celle qu« avait posée Georgescu Roegen avec sa notion »d’entropie matérielle«  :
             la majeure part des soucis écologiques listés dans cet article se ramène à ce dilemme !
             L’Homme a clairement un rôle non négligeable (euphémisme !) dans cet accroissement »d’entropie matérielle« .
            Alors si une prise de conscience est souhaitable, doit-elle être le fait d’élites ? de chefs ? ... ou ne devrait-elle pas plutôt passer par des voies démocratiques ? 

            Un piste ? 
             que chaque citoyen partage avec tous les autres une pondération des objectifs/souhaits qui le concernent indéniablement et dont il peut honnêtement penser être suffisament informé et capable de les comprendre de façon pertinente ...
             ( »voter« non pour des chefs ou des gourous, mais se contenter de donner équitablement un minimum de notes sur les seuls sujets que l’on est raisonnablement convaincu de maîtriser 
            ... en remarquant que humainement, d’un point de vue démocratique, les vraie convictions/croyances personnelles n’ont pas à être négligées ! 
            La démocratie n’est pas un problème scientifique à résoudre mathématiquement.
             Il ne s’agit pas de se rallier artificiellement, faussement, à une »bonne solution" ; il vaut bien mieux être vraiment convaincu par expérience personnelle ; et tant pis s’il faut attendre parfois un peu que, par expérience, vraiement la majorité évolue dans un sens qu’elle reconnaîtra plus tard comme lui étant plus bénéfique)


            • Arogavox 15 juillet 11:56

              Avec ou sans intervention humaine, dans l’état des connaissances actuelles, la Terre est condamée à disparaître à terme.

                
              Croyances envisageables qui peuvent s’entre-croiser et s’entre-choquer :

              1. l’Homme influerait significativement sur les conditions de sa survie Terrestre
              2. les enfants de notre génération se sentiraient spoliés par l’égoisme de leurs parents qu’ils accuseraient de dégrader trop rapidement leurs conditions de survie planétaire.
              3. certains envisageraient que des humains puissent dépasser la condition humaine grâce à des avancées scientifiques (ou autres) .
                Genre : exploration de l’Espace / vie éternelle ...
                possibilité future de changer la trajectoire céleste de la Terre ...
                possibilité de transformer les humains en autre chose que ce qu’ils sont maintenant : en une nouvelle composition chimiquement inaltérable... voire en purs esprits ...
              4. certains penseraient que (éventuellement, en contrepartie d’un accès à la vie éternelle transhumaniste ou spirituelle) ils peuvent se contreficher des futures descendances humaines
              5. certains pourraient se sacrifier, accepter d’être immolés par d’autres, pour que d’autres puissent prolonger l’aventure humaine ou humanoïde ...
              6. certains seraient prêts à tout pour ne pas être « suicidés » par une minorité dont les visées les conduit factuellement, aujourd’hui-même, à perdre les valeurs auxquelles ils sont attachés, autant qu’à perdre leurs chances de survie décente.
              7. ... à compléter ...

            • pierrot pierrot 15 juillet 11:16

              Les gaz à effet de serre, en particulier les molécules triatomiques comme H2O, CO2, mais aussi N2O, CH4, SF6, CFC, HFC, O3 absorbent le rayonnement infra rouge : tous les chimistes savent cela depuis plus de 150 ans et est largement documenté et reproductible facilement avec une petite enceinte.

              La vapeur d’eau est le principal contributeur et grâce à cela la température moyenne terrestre passe de -18°C à + 15°C ce qui permet la vie humaine.

              Mais ensuite le second contributeur est le CO2 dont les teneurs dans l’atmosphère a considérablement augmenté depuis la révolution industrielle en Angleterre vers 1850 et cette augmentation explique l’essentiel de l’augmentation récente des températures moyennes : +1°C en un siècle et probablement +3°C à la fin de ce siècle.

              Tous les scientifiques sérieux et compétents comprennent cela mais quelques ignorants ne comprennent rien.

              Mais la vérité scientifique finit par s’établir, mais que de temps perdu !


              • Pimpin 15 juillet 12:00

                @pierrot
                Ben non, justement c’est cela qui est contesté ! Cette théorie contestée est mise en application dans des modèles qui se trompent depuis plus de 35 ans maintenant !
                Or en matière de science, une démonstration qui ne reflète pas la réalité est forcément fausse.
                De plus en plus de scientifiques commencent à se manifester.
                31 000 scientifiques, dont plusieurs prix Nobel, dénoncent la fable du réchauffement climatique, et en Italie des scientifiques pétitionnent : « Il est donc scientifiquement irréaliste d’attribuer à l’homme la responsabilité du réchauffement observé de 1900 à nos jours. Les prédictions alarmistes ne sont donc pas crédibles, puisqu’elles sont basées sur des modèles dont les résultats sont en contradiction avec les données observées. »


              • baldis30 15 juillet 18:24

                @pierrot
                 bonjour, 
                 vos molécules d’où sortent elles ?
                des volcans ( en particuliers de tous les points chauds connus, dont les calderas comme Long Valley, Yellowstone, Réunion.... outre Kamtchatka, l’Alaska, Andes,....et tout ce qu’on ne peut mesurer sur les volcans d’Arabie Saoudite par crétinisme religieux )
                de l’évaporation des océans et de tous les fumeurs noirs inconnus
                des fissures et failles de l’écorce terrestre , comme si les feux follets bien visibles dans le désert ne sortaient pas de quelque part ...( ou d’un trou du cul de dinosaure caché dans la Terre creuse) 

                 Quant à O3 ... ah le putain de salaud de merde de Soleil, ferait mieux de se coucher plus tôt au lieu de nous emm...  smiley


              • troletbuse troletbuse 15 juillet 11:24

                Le réchauffement climatique, tel que décrit par les enfoirés du GIEC et repris par la classe Rugyssante des privilégiés politichiens, est une véritable Bénédiction. Aujourd’hui je viens de remettre mon polaire afin de ne pas cailler. Alors, il faut vite fabriquer du CO² pour faire remonter la température et afin que je ne sois pas obligé de ressortir mes anoraks et doudounes d’hiver.  smiley


                • JC_Lavau JC_Lavau 15 juillet 12:45

                  « premier objectif de masquer les problèmes écologiques réels, nécessitant des solutions concrètes, et pour second objectif de justifier la mise en place d’une gestion mondiale des ressources naturelles, nécessitant un gouvernement mondial. »

                  Un troisième objectif semble être le plus fort : occuper les petits bourgeois déci-instruits (instruits à moins de 10 %, mais qui croient l’être à 100 %) à des guerres de religion féroces contre les incroyants. Tout bénef pour les oligarques qui nous gouvernent discrètement : toute guerre de religion, comme la guerre sexiste, sont des guerres civiles, détruisent de l’intérieur les peuples à abattre et dominer. Le trafic généralisé des stupéfiants aide aussi énormément à la destruction des peuples.

                   

                  Déci-instruits : pas un ici n’a donné l’analyse spectrale de l’absorbance infra-rouge de l’atmosphère terrestre claire, ni n’a comparé à la transmittance de l’atmosphère nuageuse. Ce fut pourtant la première chose à faire, que j’ai faite quand j’ai commencé à découvrir les deux premiers pots aux roses, en 2009.

                  http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1026.0.html


                  • Abou Antoun Abou Antoun 15 juillet 19:18

                    Bonjour,

                    J’ai regardé avec attention la vidéo de David Louapre. D’ailleurs David fait un travail admirable de vulgarisation, et il a toute mon estime. Je lui ai consacré un article sur AV.

                    Je suis scientifique de formation mais n’ai aucune notion de climatologie. Je me définis néanmoins comme ’climato-sceptique’ dans la mesure où toutes les ’évidences’ avancées ne le sont pas pour moi.

                    Bref j’ai été impressionné par la démo de David et je ne dispose d’aucun argument pour lui apporter la contradiction. Je constate que votre article fait la part des choses.

                    Je suis pleinement d’accord avec votre liste des problèmes écologiques majeurs :

                    • Les conséquences de l’énergie nucléaire
                    • Le traitement des déchets
                    • La déforestation, la gestion des terres cultivables et des ressources halieutiques
                    • La surpopulation et/ou la surconsommation des ressources naturelles
                    • Les conséquences de l’agriculture intensive et de l’usage des OGM
                    • La dégradation de la biodiversité (domestique et sauvage)
                    • La pollution atmosphérique, électromagnétique et sonore
                    • La raréfaction des ressources d’eau potable
                    Mais je voudrais simplement mettre en premier la surpopulation humaine qui à elle seule explique tout le reste. Donc un véritable écolo doit être pour un contrôle de la natalité, mais le sujet est tabou on atteint très vite le point Godwin.

                    J’espère que David se mêlera à la discussion. Je vais l’informer par mail.


                    • Alban Dousset Alban Dousset 15 juillet 22:36

                      @Abou Antoun
                      Quelle natalité voulez-vous contrôler ? Celle d’un pays ? Celle du monde ?
                      Actuellement, les explosions démographiques ont lieu en Afrique.
                      Vous souhaitez interdire les naissances sur ce continent ?
                      De quel droit ? Si nous vivions tous comme des maliens, la terre aurait assez de ressources pour 14 milliards d’êtres humains.
                      Pour autant, devons-nous tous vivre comme des maliens et être 14 milliards ? Ou devons-nous vivre comme des occidentaux et n’être que 3 milliards ?
                      Vous avez une idée sur la question ? Pas moi, je n’aurai jamais la prétention de choisir le « bon » mode de vie pour l’humanité toute entière.


                    • Old Dan Old Dan 15 juillet 23:52

                      @Abou Antoun

                      Le but (non avoué) du « contrôle de la natalité » est-il,

                      de pouvoir consommer 30 ans de plus, peinard, comme maintenant,

                      de sauver la Finance, la banque et la spéculation,

                      d’entretenir une (pseudo) démocratie déjà bien malade,

                      de protéger des cartels économiques, idéologiques ou religieuses...

                      ... Bref, s’agit-il de « jouer les prolongations » pour que rien ne change ?

                      .

                      [ Oui, faut refléchir... Héhé ! ]


                    • Abou Antoun Abou Antoun 16 juillet 06:44

                      @Alban Dousset
                      Il faut être clair. Vivre à 14 milliards, tous comme des maliens, très peu pour moi. D’ailleurs aucune raison pour que cela s’arrête à 14...
                      IL faut commencer par mettre de l’ordre chez soi, arrêter les politiques natalistes (allocs, etc...), qui font que des pays développés servent de ’vase d’expansion’ . Par ailleurs conditionner l’aide au ’Tiers Monde’ en fonction des efforts que font les gouvernements pour maîtriser leur natalité.
                      Et puis il faut arrêter le blabla, définir ce qu’est une ’vie décente’. A quoi avons nous droit dans le domaine de la nourriture, du chauffage, de l’éducation, de la santé, de l’environnement électro-ménager ? Devons nous nous passer des téléphones mobiles, des ordinateurs, des frigos, des bagnoles ?
                      Cela fait il devient facile de calculer l’empreinte écologique d’un individu et le nombre de personnes que la terre peut raisonnablement porter.
                      Ensuite c’est soit la régulation ’dure’, famines, pandémies, guerres, soit une politique ’à la chinoise’ pas d’autre alternative.
                      Alors non il ne m’appartient de décider du mode de vie commun, c’est le rôle de nos gouvernements. Posent-ils les bonnes questions ?
                      Par ailleurs le contrôle des naissances passe obligatoirement par le vieillissement de la population avec tous les problèmes que l’on commence à connaître ici, mais c’est la seule alternative à la violence naturelle de la lutte pour la vie.


                    • Jean S 16 juillet 21:43

                      Réchauffement climatique anthropique, pour faire payé à tous ce que les gros pollueurs font mais ne payent pas ?

                      Faire payer le voltaÎque par la masse des consommateurs européens, faire payer l’éolien par la masse des consommateurs européens mais continuer à investir dans le nucléaire et dire aujourd’hui que la diesel n"est pas si polluant mais voir que l’Amérique a trop mal à son industrie automobile à essence !

                      Quand on regarde les planètes géante n’apercevons nous pas des anomalies climatiques bizarres ?

                      La géothermie ne pose pas de problème ? Tous les volcans qui crachent partout dans le monde, les plaques qui bouge partout, cela est sans effet ?

                      Ne cherche t’on pas à nous faire payer un max, à monsieur et madame tout le monde pour des investissements à longs termes que les états en faillites ne veulent , ne peuvent plus faire !

                      A combien se montent les dettes publiques occasionnées par les guerres du Moyen Orient, d’Afrique, et d’ailleurs ?

                      Quand est ce que les pays d’Europe seront responsables vis à vis de leurs citoyens ?

                       


                      • ddacoudre ddacoudre 17 juillet 09:43

                        Bonjour En 2000 j’ai eu l’occasion d’une rencontre avec une scientifique de Toulouse de IRNS elle s’occupe des courant du globe, ils sont sensiblement connus En ce qui nous concerne c’est me gulf stream qui nous assure un climat tempéré avec des variations saisonnières. (Le climat ne suit pas le calendrier comme nous le faisons. C’est la nature qui donne l’arrivé des saisons.) Ce qui est de nature à influencer e climat est la modification de ceux ci par là conséquence sur la fonte des glaces des pôles. Un ralentissement du gulf stream ou un changement de température ralentira la venu des nuages des zones équatoriales qu’entraine le courant chaud du gulf stream. En conséquence le froid des pôles devrait descendre un peu plus sur la France. Également la fonte des pôle conduira à une élévation du niveau des eaux Également l’accroissement du co2 augmente l’acidité des mers qui sont des puits à c02 naturels, cela s’observent sur les coraux certains blanchissent et d’autres s’adaptent. Il est bien évident que les périodes précédentes n’ont pas fait disparaître la vie. Ce que l’on ne sait pas ce sont mes processus d’adaptation des unes et des autres suivant leurs spécificités. Pour les végétaux qui ne se déplacent pas c’est possible, pour la migration il n’existe à ma connaissances pas d’études. L’autre gros problème est la dégradation du plastique et la prolifération des métaux lourds. Si nous connaissons le bien fait des oligo éléments, une études sur l’augmentation des mangeurs de phoques à montré une grande teneur en métaux lourds. Il est bien connu que rien ne se perd tout se transforme. Et nous avons été volontairement négligeant seulement pour faire de l’Argent. Faire des la réduction du co2 un objectif pour quoi pas sous réserve que l’on sache que cela ne changera rien, mais nous rendra l’air des villes plus respirable. Faire des économies d’énergies également, ce serons de petits bouts de chandelles pour prendre conscience que l’on peut produire sans polluer, mais ne changera pas la fonte des glaces ni la consommation totale du pétrole dont aucune autre production ne peut remplacer en volume.

                        Cordialement ddacoudre overblog


                        • JC_Lavau JC_Lavau 17 juillet 10:09

                          @ddacoudre. Le grand n’importe quoi. Pas loin d’une contre-vérité par ligne. Le standard de Gorgonavox, en somme.


                        • Je passais par là 21 juillet 02:22

                          @Alban Dousset


                          Il est impossible de croire que 50 % à 60 % voire 83 % des émissions anthropiques restent ou resteront “perpétuellement” dans l’air alors que les observations montrent une durée de vie moyenne dans l’air des molécules de CO2 de cinq à six ans  !

                          La référence sur laquelle vous vous appuyez (Camille Veyres) ne me parait pas très sérieuse.

                          Gösta Pettersson, professeur émérite (encore un !) de biochimie et spécialiste de la cinétique de la réaction, a remis en cause le modèle de Bern utilisé par le GIEC (« bomb model ») :

                          http://hockeyschtick.blogspot.com/2013/09/biochemistry-professor-explains-why.html

                          Euan Mearns explique pourquoi le 14C02 ne peut pas être utilisé pour prédire le taux de séquestration du 12CO2 :


                          http://euanmearns.com/whats-up-with-the-bomb-model/


                          G. R. Sonnemann and M. Grygalashvyly, de Institut Leibniz de physique atmosphérique de l’Université Rostock à Kühlungsborn, estiment que :


                          La durée de vie effective du dioxyde de carbone atmosphérique diminue lorsque la concentration de CO2 augmente en fonction d’une fonction de puissance. L’analyse des calculs basés sur les fonctions d’ajustement dérivées montre que, au taux d’émission actuel, la durée de vie à l’équilibre est égale à 130 ans et le taux d’équilibre de mélange correspondant à 542,5 ppm. Pour conserver les valeurs du taux de mélange de CO2 aux valeurs actuelles (388,56 ppm), il convient de réduire les émissions à 14 Gt par an. Afin de contenir 700 ppm de CO2 (parfois utilisé dans les scénarios de doublage de CO2), le taux d’émission ne devrait pas dépasser 56 Gt par an. Si la croissance des émissions se poursuit au rythme actuel (0,5 à 1 Gt par an), le rapport de mélange du CO2 atteindra 670 à 825 ppm jusqu’à la fin du siècle.

                          https://www.ann-geophys.net/31/1591/2013/angeo-31-1591-2013.pdf

                          David Archer, Michael Eby, Victor Brovkin, Andy Ridgwell, Long Cao, Uwe Mikolajewicz, Ken Caldeira, Katsumi Matsumoto, Guy Munhoven, Alvaro Montenegro, et Kathy Tokos estiment pour leur part que :


                          Les modèles présentés ici donnent une image globalement cohérente du devenir des émissions de CO2 des combustibles fossiles dans l’atmosphère. L’équilibration avec l’océan absorbera l’essentiel sur une échelle de temps de 2 à 20 siècles. Même si on permettait à cet équilibre de parvenir à son terme, une fraction substantielle du CO2, de 20 à 40%, resterait dans l’atmosphère en attendant des réactions chimiques plus lentes avec le CaCO3 et les roches ignées. Le CO2 restant est suffisamment abondant pour continuer à avoir un impact substantiel sur le climat pendant des milliers d’années. Les changements climatiques s’amplifient peu à peu en chassant le CO2 de l’océan plus chaud. L’invasion de CO2 a acidifié l’océan, dont le pH est en grande partie restauré par la dissolution excessive de CaCO3 provenant des fonds marins et sur la terre ferme et, finalement, par l’altération du silicate sur la terre. La récupération du pH océanique rétablit la capacité du tampon océanique à absorber le CO2, ce qui tend à attirer le CO2 vers des concentrations plus basses au cours des 10 000 prochaines années. La biosphère terrestre a son impact le plus important au cours des premiers siècles, c’est-à-dire lorsque le CO2 est émis. Nulle part dans les résultats de ce modèle ou dans la littérature publiée, on ne peut raisonnablement conclure que les effets du dégagement de CO2 se limiteront de manière substantielle à quelques siècles à peine. En revanche, la compréhension moderne généralement acceptée du cycle global du carbone indique que les effets climatiques des rejets de CO2 dans l’atmosphère persistera pendant des dizaines, voire des centaines de milliers d’années dans le futur.

                          http://climatemodels.uchicago.edu/geocarb/archer.2009.ann_rev_tail.pdf

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