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Où va vraiment la France

La France déjà frappée par la crise économique et monétaire traverse depuis trois semaines une zone de turbulance qui oppose la Rue aux Institutions et particulièrement au président de la République qui est accusé de ne pas avoir tenu les promesses du candidat à la présidence.

La mouvement a pris les aspects d’une telle violence que l’on est tenté de la qualifier de « pré-insurrectionnel ». 

Un confrère américain de Virginie, francophone et francophile, m’écrivait cette semaine dans un courriel : « Je ne comprends toujours pas ou va la France ».

 Moi non plus, d’ailleurs. Je constate seulement que la situation est grave et qu’elle présente de grands dangers sociaux et économiques pour le pays en dépit de ce que peuvent affirmer les protagonistes de ce drame.

 La réforme du système des retraites parait être la cause principale de cet affrontement de la Rue et du Pouvoir. Mais la loi qui devra la régit devrait être approuvée dans quelque jour par le Sénat, affirme le gouvernement. Ce qui signifierait, in fine, son adoption définitive.

 Mais après ? Que seront les réactions de la Rue ? Au delà du réaménagement du système par répartition des retraites, ce mouvement parait exprimer une défiance générale à l’égard du système de gouvernement Sarkozy, auquel la multitude reproche sa « surdité », son « autisme » à devant l’opinion populaire. Le président Sarkozy, enfermé dans la tour d’ivoire de son pouvoir tout neuf a inauguré son quinquennat , après avoir fait preuve de réactions de parvenu en dinant avec des amis milliardaires dans un des restaurants les plus snobs des Champs Elysées, puis en entreprenant une croisière de luxe à bord du yacht d’un ami milliardaire, a été ensuite accusé à mi mandat de ne pas d’avoir tenu les promesses alléchantes qui avaient fait élire le candidat à la présidence.

Par conséquent, les motivations principales du mouvement populaire que vit la France doivent être trouvées dans un raz-le-bol général, dans un désarroi provoqué par la paupérisation qui frappe plusieurs millions de citoyens, dans le chômage qui a quadruplé en trente années (près de quatre millions de chômeurs) à la désindustrialisation de la France ; celle-ci étant due à la mondialisation des ressources minérales non renouvelables, à la migration décidée par les chefs d’entreprise ou groupes industriels qui ont délocalisé leurs activités dans des pays d’Asie ou d’Afrique où le coût de la masse salariale est tellement bas qu’il ne peut supporter aucune comparaison avec ceux de la Métropole. Autre cause de de la révolte populaire, la perte d’espoir dans l’avenir, l’attitude des « patrons » et des petits cadres « caporalistes » qui, avec leur orgueil de « petits chefs », harcèlent, par habitude, leurs collaborateurs, l’anxiété de toute une fraction de la jeunesse de toutes origines qui ne croit plus en l’avenir. Qui craignent de ne pas trouver d’emploi à la sortie de leurs études.Qui ne croient plus que la République puisse leur donner les moyens de trouver un « bâton de maréchal » dans leur cartable !

Ils sont scandalisés que la différence abyssale qui existe entre les revenus des « gens d’en bas » (comme disait l’ex premier ministre Jean Pierre Raffarin) et « ceux d’en haut », ne semble pas émouvoir outre-mesure un gouvernement taxé, à tort ou à raison, d’arrogance et stigmatisé a cause de ses faveurs à l’égard du « grand capital » comme le nomment tous ceux qui n’en font pas partie. Ils crient à l’injustice.

Ce désarroi d‘une importante partie des Français ne peut être en aucun cas considéré comme une génération spontanée, comme un gros orage survenu par un ciel clair de printemps.

 A plusieurs reprises – disons pour simplifier – depuis le début de l’actuelle décennie, on avait assisté à plusieurs explosions populaires. On s’était efforcé d’expliquer aussi bien dans les milieux cultes que gouvernementaux qu’elles étaient le fait exclusif des « quartiers difficiles » et la conséquence de l’emprise des « grand frères » dealers de drogue dures et douces. La présence de ces caids, dont le revenus sont utiles aux générations successives de famille immigrées affectées par la manque d‘emploi.

 L’inefficacité des forces de sécurité avait été mise en avant par les habitants de ces banlieues, dont les appartements sociaux dans des immeubles barres, avaient remplacé avec bonheur les « gourbis » de naguère.

 C’était oublier les ratés du système d’intégration de ce pays. Ni la langue, ni les études primaires ou les écoles professionnelles, ni un certain respect de leur dignité, n’avaient permis à ces nouveaux venus d’origines et de croyances différentes de s’intégrer comme en Israël, les Fellaches (noirs) d’Ethiopie, de s’intégrer un tant soit peu à la population dont ils allaient acquérir par naturalisation ou par la naissance (jus soli), la nationalité. Un récent rapport de l’INED souligne le fait que de nombreux citoyens de première ou seconde génération ne parviennent pas à se faire considérer comme Français par leur compatriotes.

 De notre temps, l’embauche très difficile d’un Jean-Pierre est beaucoup plus facile qu’un Mohammed ou un Mamadou, dont le prénom est devenu rédhibitoire

 Les sociologues ont souvent estimé que l’émigration d’un peuple se produit quand il n’a plus aucun espoir de vie dans son pays. Je crois qu’il en est de même pour les révolutions.

 Mais la crise sociale actuelle n’est pas entièrement due à ces ratés de l’intégration. Car l’effondrement économique qui a suivi les « trente glorieuses de l’après guerre » , époque ou le chômage n’avait pas encore dépassé le million d’individu, a frappé la France entière à l’exception des couches les plus établies de la bourgeoisie traditionnelle, qui dominent la population dans presque tout les domaines des activités économiques du tertiaire, du grand commerce, et de l’agriculture.

« Tirer le diable par la queue » est une expression populaire à l’usage de de nombreux Français qui parviennent, grâce à la sécurité sociale qui prend en charge leurs dépenses de santé, de se maintenir la tête hors de l’eau.

 Par ailleurs l’inactivité, faute d’emploi quand on a moins de trente ans, ou l’impossibilité pour des millions de se bien loger même lorsqu’on a un emploi, mais un faible salaire, la mise au rancard de « seniors » hommes ou femmes considérés comme « vieux » à partir de 50 ans, la conviction, souvent bien fondée, qu’il n’y a plus aucune perspective d’épanouissement professionnel, peuvent être considérés comme les causes principales de la désespérance de millions de Français.

Les manifestants responsables des chamboulements actuels de la vie dans les grande métropoles, dont le nombre est estimé selon les opinions de un à trois millions, peuvent être, probablement, comme l’arbre qui cache la forêt.

Leur attitude est admise par la Constitution. Leur droit de grève l’est également. Par contre, leur façon de considérer que la volonté de la Rue supplante la légitimité de l’assemblée nationale, du sénat et du gouvernement de la république – qu’on approuve ce dernier – est inadmissible. Ou bien alors on se trouve dans un autre type de régime qui n’a absolument rien à voir avec la démocratie.

 Il n’est pas admissible non plus qu’au nom du droit de grève, il soit tenté de prendre en otage un pays tout entier.

 Une réglementation du service minimum a été imposée dans les transport ferroviaire ou automobile, dans le métro. Elle a été généralement respectée..

Il n’en est pas de même dans les raffineries de pétrole et dans la distribution des carburants. On peut y voir l’idée maligne de mettre à genoux un pays tout entier, terroriser une population motorisée dont la vie tout entière dépend de l’usage de l’automobile.

La fermeture de quasi 3000 stations fermées (sur 12000) affecte – plus ou moins – toutes les activités du pays. Elle produit un effet traumatisant sur les plus inquiets des Français . Surtout au moment out une immense partie de la population s’apprêtait à aller fleurir en province les tombes de leurs cher disparus.

Preuve, si l’on en avait besoin, de la place primordiale que prennent les carburants dans une société comme la France. Preuve également que l’idée de fermer complètement la fourniture des carburants pourrait s’apparenter un une sorte de terrorisme économique.

Le gouvernement a pris des mesures de réquisition des raffineries et dépôts de carburants. Mais ces mesures nécessaires risquent de se transformer en jeu du chat et de la souris. La Rue et le Gouvernement risquent d’y perdre mutuellement la face, mais ce qui est plus grave, réside dans le fait que le président de république, le gouvernement et le Parlement y perdent leur autorité et leur crédibilité.

 Comme au début de toute révolution, on a l’impression qu’une époque se termine.

Même si l’on devait croire les affirmations de la Rue, selon lesquelles les manifestants seraient plus de trois millions, ils ne représenteraient alors, qu’un vingtième de la population, mais on sait malheureusement que ce genre de minorité est capable de mettre à bas un pays pour plusieurs années.

Cinquante-huit millions d’autres citoyens assistent à leurs exhibitions. On attend maintenant de savoir quelles vont être leurs réactions devant un tel spectacle.

Car, au cours de ces deux ou trois dernier jours, une autre catégorie d’intervenants, estimés par la police (?) à mil quatre cents - désignés sous le nom de « casseurs » – ce qui est un fait – se sont mêlés aux manifestants lycéens ou étudiants (de 13 à 18 ans) notamment, à Nanterre, banlieue de Paris, et à Lyon où armés de barres de fer et cagoulés, ils ont incendié des voitures et fracassé les vitrines de commerçant où ils ont pillé Tv, téléphone et le reste.

 Le droit de grève constitutionnel doit-il se prolonger en en saccage dans les ville et au blocus d’une économie toute entière ? Tout cela parait dépasser très largement les limites de la démocratie. Quand au gouvernement , premier ministre et président, il n’ont pas cessé de répondre à tout ce tumulte en affirmant que , de toutes façons, ils mèneraient la reforme des retraites à son terme.

Il est à craindre dans ce cas – dans ce dialogue de sourds, – que les syndicats, les partis de gauche et d’extrême gauche qui sont les principaux initiateurs et metteurs en scène de ces débordements, poursuivent leurs actions tout en prétendant que » le responsable de cette situation, est le gouvernement qui refuse de négocier avec eux ».

 Il reste que le pays et ses gouvernants expriment un espoir futile – synonyme de « méthode Coué » – en faisant lancer l’idée que "les vacances de la Toussaint commencent vendredi". Ils expliquent que, pendant une semaine, les protestataires partiront et week-end prolongé et mettront fin à à leur manifestations et au désordres qu’ils provoquent.

 Tout cela me parait "dingue", surréaliste. Quand la politique se transforme en un partie de poker, on peut se refuser à faire des prédictions sur un avenir incertain.

Déjà en 1789, il y avait une chanson populaire qui disait :

« Il pleut, il pleut bergère, rentre tes blancs moutons… » Marie-Antoinette que cette rengaine populaire visait surement, s’était fait construire en effet une ferme (qui existe toujours) dans la parc de Versailles où on élevait pour elle quelques brebis…Quatre ans plus tard le Tribunal révolutionnaire de Paris lui fait couper le cou !!

 Copyright Oct 2010 Bertrand C. Bellaigue


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14 réactions à cet article    


  • morice morice 23 octobre 2010 12:26

    Car, au cours de ces deux ou trois dernier jours, une autre catégorie d’intervenants, estimés par la police (?) à mil quatre cents - désignés sous le nom de « casseurs » – ce qui est un fait – se sont mêlés aux manifestants lycéens ou étudiants (de 13 à 18 ans) notamment, à Nanterre, banlieue de Paris, et à Lyon où armés de barres de fer et cagoulés, ils ont incendié des voitures et fracassé les vitrines de commerçant où ils ont pillé Tv, téléphone et le reste.

    avec dedans de beaux manipulateurs, la décence conviendrait de le dire...


    « Quand nous sommes entrés dans l’opéra Bastille, un petit tiers des gens qui nous accompagnaient se sont mis à nous interpeller et à nous mettre par terre. Puis ils ont mis leurs brassards de la police. » Il se dit « sûr à 100% que les membres du groupe qui ont entouré l’homme aux cheveux blancs en faisant semblant de lui donner des coups étaient des flics : ils étaient sur le côté, pas dans le cortège, et ont accouru quand ils ont pensé que ça pouvait dégénérer, pour protéger cet homme, mais aussi exfilter celui qui cassait la vitrine. » Mais il va plus loin. Selon lui, le « ninja » de Quatrebarbes était lui aussi un policier, ainsi que l’homme s’attaquant à la vitrine, même s’il admet « que pour ces deux là, ça peut se discuter ».

    • LOVE 23 octobre 2010 12:31

      TOutes les images et les interventions lycéennes dénoncent les casseurs venues pour la plupart des cités.
      nous ne sommes plus en 68 morice ...arrête de te rejouer le film


      • fosco 23 octobre 2010 12:49

        En effet, où va la France ? Des institutions datant de Napoléon, un régime présidentiel monarchique, des avantages acquis de corporations impossibles à réformer

        La France est-elle vraiment inréformable ? Des années de gouvernements de gauche comme de droite bon teint qui ne réforment rien et laissent les problèmes s’accumuler pour leurs successeurs et dès qu’un gouvernement courageux s’attèle au sale boulot que l’urgence rend nécessaire chacun d’y rajouter sa moisson de critiques et d’expliquer comment il faudrait faire.

        Et bien non, il faut arrêter de gloser, il faut foncer, réformer, dans la douleur s’il le faut, nous n’avons pas le choix, il y va de l’avenir de nos enfants. Il faut reformer plus, tailler dans les effectifs pléthoriques des fonctionnaires, réduire les retraites scandaleuses des régimes spéciaux, débrider les freins administratifs à l’emploi. Si nous ne le faisons pas ce sera fait et de manière infiniment plus douloureuse au cours d’une révolution, d’une dictature ou pire, nous sombrerons dans le tiers-monde et deviendrons les esclaves des chinois.


        • nebari 23 octobre 2010 14:54

          Oui réformons

          Réformons les parachutes dorés

          Réformons les retraites exorbitantes des élus

          Réformons le bouclier fiscale qui ne profite qu’aux riches

          Réformons notre classe politique autiste

          Réformons la fiscalité très clémente avec les grandes entreprises ....

          mais faire payer au plus petits ca ne s’appelle pas réformer mais « régresser »


        • Frabri 23 octobre 2010 14:13

          Après la crise économique et monétaire et avec la « crise sociale » et la « crise écologique », la France va vers la « crise politique »

          http://www.bing.com/search?q=%22crise+politique%22&go=&form=QBRE&filt=all&qs=n&sk=


          • Scribouille 23 octobre 2010 14:47

            Tout cela parait dépasser très largement les limites de la démocratie.


            Vous avez sans doute raison... Mais justement, où est-elle, cette démo-cratie ? Elle ne restera qu’un rêve tant que nous (le dễmos) nous en tiendrons à déléguer notre pouvoir de décision à un élu sur lequel nous nous déchargeons de notre responsabilité de citoyen, et tant que nous pratiquerons la démocratie à la manière de ces croyants qui ne pratiquent leur foi que le jour de la prière, je veux dire à n’exercer la démocratie que le jour de la grand-messe des urnes, quitte à se retrouver Grosjean comme devant pour avoir admis comme Loi divine le dogme selon lequel le « Royaume » se situe dans un hypothétique au-delà, toujours hors de portée mais toujours promis pour demain, après-demain, en tout cas pour le jour où on rasera gratis. 
            Alors que la démocratie commence au conseil municipal, auquel chaque citoyen peut assister, pour au moins vérifier que les promesses de campagnes sont tenues, comprendre pourquoi on alloue tel budget à tel poste, qui sont les intervenants, à quel titre... Combien le font ? Savent même qu’ils le peuvent ? Sont seulement dûment informés du jour de la réunion, pour commencer ?
            Protester éventuellement auprès de son élu serait sans doute plus porteur que se contenter de râler au comptoir du Café du Commerce. Mais combien de citoyens exercent-ils leur pouvoir  ? 
            Ainsi le peuple ne prend-il acte qu’il a été floué que lorsque les dégâts dépassent très largement les limites de la démocratie, pour reprendre votre formule..Et qu’il n’y a plus que la protestation de masse qui puisse donner sa portée à chaque petite voix protestataire. 
            La démocratie n’existe pas encore, et n’existera jamais tant qu’on n’aura pas trouvé le moyen d’éradiquer la corruptibilité des élus, phénomène qui existe depuis l’antique création du mot « démocratie ». 
            Faisons un rêve...
            Dans une vraie démocratie (à mon sens), on commencerait par mettre la pratique démocratique au programme scolaire, non pas en philo, ni en histoire, ni en « activité d’éveil » ou autre fourre-tout, mais en tant que telle ; ce serait bien le moins puisque c’est là que tout commence, dès le plus jeune âge. 
            Apprenons à exercer et assumer notre part de pouvoir, là où nous sommes, chacun avec les petits moyens dont il dispose, c’est la responsabilité démocratique à laquelle nous n’avons démocratiquement pas le droit de nous soustraire.

            A part ce petit bémol, je trouve votre analyse pertinente, de même que l’intervention de Morice. 

            • liebe liebe 23 octobre 2010 15:34

              Bonjour,
              Votre article est un ramassis de raccourcis, comme si les raccourcis permettaient de comprendre la situation actuelle. De plus, je vous conseillerai d’utiliser un correcteur d’orthographe..
              Il n’y a pas de démocratie. Les élus richissimes qui se trouvent au parlement, ont voté une loi qui entraine la paupérisation des classes moyennes. 
              Ils ont beau jeu de voter. Pour ma part cette loi aurait largement mérité un référendum et cela n’aurait pas été 3 millions de personnes qui se seraient exprimées dans la rue, mais plusieurs millions dans les urnes, car c’est cela la démocratie. Je ne peux pas comprendre que des élus qui ont refusé de réformer leur propre retraite dorée, se permettent de tout faire reposer sur les épaules de leurs électeurs.
              Ce à quoi on assiste c’est réellement le raz le bol de toute une population,et la majorité des personnes qui ne sont pas dans la rue soutiennent le mouvement. Pour ma part, je ne suis pas dans la rue, étant handicapée,mais mon coeur y est. Devant tant de mépris de la part du gouvernement, ils ne peuvent que radicaliser le mouvement. ET pour le discréditer on envoie des bandes de casseurs...
              On nous sert de la politique catastrophique à tous les repas, dans tous les journaux, trou béant de la sécu (qui n’existe pas en réalité ) qui entraine le déremboursement de médicaments, d’actes médicaux... Recul de l’âge de départ à la retraite.. délocalisations (aprés que nos chers ouvriers aient pris le temps de former leurs successeurs d’europe de l’est ou d’asie...) ... Et tant de mensonges de la part de l’Etat , comme s’ils vivaient sur une autre planète. Je serai pour leur donner à chacun une somme minimum, les obliger à travailler plus pour gagner plus (et ne pas aller dormir dans les hémicycles) , et se débrouiller, sans chauffeur,sans collaborateurs, sans secrétaires, travailler la terre et ne même pas arriver à gagner de quoi faire vivre leur famille.. J’aimerai que ces politiques soient aptes à ouvrir les yeux....

              Pôvre France ils ont décidé de te suicider , et son peuple avec.


              • Scribouille 23 octobre 2010 16:09

                Pour ma part, je ne suis pas dans la rue, étant handicapée,mais mon coeur y est.


                Vous bilez pas Liebe, vous serez avec nous à la prochaine. Et nous (P) et/ou (C) rierons pour vous ! « Tous ensemble » n’est pas que ce racoleur slogan électoraliste qu’on peut entendre ici ou là. C’est une réalité. Du moins j’espère... En tout cas j’y crois. Bon, j’essaye... On fait ce qu’on peut...

                J’aimerai que ces politiques soient aptes à ouvrir les yeux.... 

                Dieu vous entende mon enfant !... Mais les borgnes ont le pouvoir de conduire les aveugles, vous vous souvenez ? Efforçons-nous donc de chercher les clairvoyants. Certes, la tâche est rude.

              • Jo Gurmall de Stafferla Jo Gurmall de Stafferla 23 octobre 2010 16:11

                Ouaip...La démocratie, bien avant que les « casseurs » la mettent à mal a commencé à être bafouée par les plus hautes instances de l’Etat : quand, après un rejet massif par referendum, les gouvernants (pluriel bien singulier !) font quand même passer une loi en force, elle est où la démocratie ? la violence, si condamnable soit-elle, n’est-elle pas compréhensible ? 


                • alberto alberto 23 octobre 2010 17:14

                  Bonjour, M. le journaliste :

                  Voyez-vous, le problème est qu’une grande partie des gens qui gueulent en ce moment en France ont oublié d’être cons , et pourtant d’autres qui les gouvernent essaient de les faire passer pour !

                  Oui, car on leur explique que pour garantir la pérennité du système des retraites (et de la sécurité sociale aussi) car il n’y a plus de sous, il va leur falloir travailler plus longtemps et se serre un peu plus la ceinture !

                  Voilà le truc qui ne passe pas : y a plus de sous !!!

                  Alors que c’est faux !!!

                  Des sous il n’y en a jamais eu autant : y a des milliards qui se baladent pour laisser les banques et leurs spéculateurs jouer au monopoly... Et quand les spéculateurs se plantent et que les banques dévissent, à qui on demande de mettre la main à la poche, pour renflouer le système : au petit peuple !

                  Le petit peuple qui voit les fortunes des fortunés grimper plus vite que ne baisse leur niveau de vie...
                  Qui voit des bonus indécents offerts à des opérateurs cyniques qui n’ont rien à foutre de rien à part leurs bonus, qui voit des dirigeants d’entreprises partir en retraite avec de plus indécentes primes de départ en plus de leurs retraites « chapeau »...

                  Ça ne vous suffit pas, Monsieur le journaliste, pour expliquer à vos amis américains pourquoi les français en ont marre de cette injustice majuscule qui consiste à taxer le petit peuple pour préserver le pognon des nantis ?

                  Ça ne vous suffit pas pour expliquer le bordel que vous semblez dénoncer ?

                  Par ce que si vous vous ne comprenez pas ça après votre brillante carrière c’est que vraiment il vous reste des choses à apprendre (je reste poli)  

                  Bien à vous.


                  • LOVE 23 octobre 2010 21:25

                    au delà des retraites...
                    la fuite en avant dans le mondialisme qui impose à tout et à tous son dogme économique, social, politique doit cesser pour reconstruire la nation à travers le peuple et le pays et se projeter dans l’INTERnationalisme démocratique.


                    • BA 23 octobre 2010 22:15

                      Manifestation à Lyon contre la réforme des retraites, mardi 19 octobre 2010 : la CGT infiltrée par la police.

                      Plusieurs policiers de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) sont en civil. Ils sont déguisés en membres de la CGT. Ils portent des autocollants CGT sur leur blouson. Plusieurs portent un bonnet noir.

                      Un membre de la BAC n’a pas de bonnet noir, mais il porte un keffieh.

                      Ces membres de la BAC déguisés en cégétistes retiennent des manifestants derrière une porte cochère.

                      Malheureusement pour eux, ils sont repérés et filmés : le policier situé à gauche laisse dépasser son tonfa ! C’est vachement discret !

                      Les manifestants s’approchent d’eux et commencent à les insulter.

                      Des gendarmes mobiles interviennent. Les policiers déguisés en cégétistes se réfugient derrière la porte cochère. Les gendarmes mobiles se mettent devant la porte cochère pour les protéger.

                      Les manifestants commencent à jeter des pierres sur les gendarmes mobiles.

                      Un membre du service d’ordre de la CGT s’approche, il parle aux gendarmes mobiles, puis il se tourne vers les manifestants : « Dégagez ! Ils vont les lâcher si vous dégagez ! »

                      Les manifestants reculent.

                      La porte cochère s’ouvre. Les policiers déguisés en cégétistes s’enfuient en courant, les uns derrière les autres, en rasant le mur.

                      Ils courent en restant derrière la rangée des gendarmes mobiles qui les protègent des pierres avec leurs boucliers.

                      Les manifestants leur jettent des pierres.

                      Certains policiers déguisés en cégétistes essaient de protéger leur tête avec leur tonfa !

                      Les manifestants les poursuivent.

                      Les manifestants leur jettent des poubelles.

                      C’est une vidéo extraordinaire :

                       

                      http://www.dailymotion.com/video/xfa7p6_manifestation-lyon-19-10-10-la-cgt_webcam


                      • ber0464 23 octobre 2010 23:16

                        Quelques points à rajouter à votre démonstration, 

                        -un gouvernement corrompu et arrogant (la liste des affaires Blanc joyandet karouchi amara etc ....déjà détaillé par d’autres sur agoravox)

                        - une justice verrouillée (bettencourt/courroye/woerth karachi/baladur/sarkozy/marin),

                        - la « crise des subprimes », avec des banques coupables et en même temps sauvées avec de l’argent public, et qui reprennent aujourd’hui leurs petites affaires comme avant sans aucun contrôle ..... jusqu’à la prochaine crise !!!!

                        - Cette même crise, qu’on présente comme une catastrophe naturelle à la population, et qui sert aujourd’hui de justificatif à la mise en place de politique d’ajustement structurel ....

                         Voila un tableau bien sombre , un chef de l’état et un gouvernement corrompu de plus en plus à la dérive et en manque grave de légitimité , une crise payée par les travailleurs, alors oui le ras le bol est général et cette réforme des retraites inefficace, bâclée et injuste n’est que la goutte qui fait déborder le vase .... et j’ai comme sentiment que la colére est bien loin d’être éteinte !!!


                        • Peretz Peretz 24 octobre 2010 17:23

                          On sera en vraie (?) démocratie le jour où on arretera de chercher un sauveur dans le président de la république. A une voix près le Convention a voté la guillotine pour Louis XVI. Il l’avait probablement mérité, mais sans cela on serait en monarchie constiutionnelle comme la plupart des autres pays d’Europe. On continue à rechercher le père. Pourtant le peuple a muri, mais il ne le sait pas encore. Il pourrait prendre les rennes, mais comme il a peur des responsabilités, il laisse aux élites le soin de travailler à sa place. Ce qu’ils font mal, car du peuple ils s’en foutent.

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