• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Pandemrix : vaccin-miracle ou sérieux problème de pharmacovigilance (...)

Pandemrix : vaccin-miracle ou sérieux problème de pharmacovigilance ?

Comparaison des derniers chiffres des agences française et européenne chargées de la pharmacovigilance avec les données des essais préliminaires du Pandemrix publiées par l’agence européenne du médicament.

L’agence européenne du médicament (EMEA) a publié son premier
"rapport hebdomadaire de pharmacovigilance" sur les vaccinations massives le 3/12/2009. L’EMEA n’est pas un modèle de transparence, selon la revue "Prescrire", et pourtant l’on y apprend que sur environ 5,7 million de personnes vaccinées avec le Pandemrix, on déplore 55 décès, 24 effets secondaires graves liés à la maternité(avortements, décès intra-utérins, bébés morts-nés, hypokinésie foetale et naissances prématurées), 6 syndrômes de Guillain-Barré
(3 confirmés), un rejet de transplantation cardiaque, et 2301 rapports signalant 6269 effets secondaires plus ou moins graves.

Mais fort heureusement, aucun de ces drames ne semble avoir la moindre corrélation avec la vaccination dans les heures qui les ont précédé, selon l’EMEA.

Son homologue français, l’Afsapps, a publié son dernier bulletin pharmacovigilance des vaccins grippaux A(H1N1) le même jour :

"Depuis le 21 octobre et jusqu’au 29 novembre 2009, environ 860 000 doses de vaccin PANDEMRIX ont été administrées, d’abord aux personnels de santé, médico-sociaux et de secours des établissements hospitaliers, puis à partir du 12 novembre 2009 à certaines catégories de personnes prioritaires dans des centres de vaccination dédiés."

Durant cette période, l’Afsapps a reçu "562 signalements d’effets indésirables (499 par les professionnels de santé et 63 par les patients), soit un taux de notification d’environ 0,5 pour 1000 doses administrées.". Ces signalements rapportent "un total de 1377 réactions indésirables survenues dans les heures suivant la vaccination".

Il y a eu "48 réactions indésirables dont l’intensité a entrainé une gêne fonctionnelle et/ou une incapacité temporaire telles que syndromes grippaux, douleurs au site d’injection, fourmillements des extrémités, sensations vertigineuses, douleurs articulaires, élévations transitoires de la pression sanguine artérielle et une paralysie faciale en cours d’investigation.", et, au total, 16 cas graves et un décès, "pour lequel il a été conclut à une mort naturelle".

Comparons les chiffres :

  EMEA Afsapps
personnes vaccinées 5 700 000 860 000
signalements d’effets secondaires 2301 (0,040%) 562 (0,065%)
nb d’effets secondaires signalés 6269 1377
Guillain-Barré 3 0
décès 55 (une malchance sur 100 000, environ) 0 (aucun risque)

Un problème de pharmaco-vigilance saute aux yeux : sur 860 000 vaccinations en France, on aurait dû s’attendre à "8,6" notifications de décès dans les heures suivants l’injection. Or, il n’y en a eu qu’une, et c’était une "mort naturelle", donc sans lien avec le vaccin.

De deux choses l’une : soit le Pandemrix a l’effet secondaire et inattendu de retarder de quelques jours une dizaine de décès par million d’injections, uniquement en France , (ce qui ferait, n’est-ce pas, Roselyne ? une excellente raison de plus de prescrire cette panacée universelle) ... soit nous avons, en France, un sérieux problème de pharmacovigilance !

De sérieux problèmes de pharmacovigilance

Force est de constater qu’ici les faits confirment l’avis d’expert en pharmacovigilance du Dr Marc Girard : les données post-commercialisation des vaccins sont bien "plombées par une sous-notification normalement massive encore encouragée par les autorités" . Le Dr Marc Girard alerte depuis des semaines sur les effets secondaires importants constatés lors des essais préliminaires, dont "7 décès et plusieurs cas d’hépatites auto-immunes chez des enfants".

Comparant les risques de la grippe et du vaccin, le Dr Girard explique :

"Même en faisant le forcing (et en attribuant systématiquement à la grippe les décès potentiellement liés à Tamiflu), l’administration sanitaire décompte actuellement environ 120 décès, soit une mortalité maximum de 2 pour un million. En parallèle, l’Agence européenne se félicite que les essais réalisés lors du développement permettent de reconnaître (et même pas d’exclure) les effets indésirables survenant à une fréquence minimum de 1% (http://www.emea.europa.eu/humandocs/PDFs/EPAR/celvapan/Celvapan-H-982-PU-02-AR.pdf). En parallèle, encore, on relève que la mortalité observée au cours du développement de Pandemrix a été de 0,3 à 0,4% (7 morts inexpliqués chez environ 2 000 patients traités). De plus, il faut bien comprendre que la grande majorité des sujets actuellement répertoriés comme décédés de la grippe avaient d’important facteurs de fragilité, alors qu’il suffit de lire les documents de l’Agence européenne pour apercevoir que les sujets décédés après vaccination étaient initialement en parfaite santé : tout un chacun, quoi. Il est donc extrêmement modéré de soutenir qu’à l’heure actuelle, sur la base des données « incomplètes » mais disponibles, le risque lié au vaccin peut être mille fois plus élevé que le risque de la grippe. D’autre part et au contraire de ce que soutient comme prévu l’administration sanitaire, les données de la pharmacovigilance après commercialisation sont loin d’être rassurantes, compte tenu de la sous-notification habituellement massive (moins de 1% des accidents notifiés [1]), délibérément exacerbée en l’espèce par les autorités qui s’appliquent à créer un sanitairement correct visant à dissuader les vaccinateurs de notifier. On a connu exactement la même situation avec le vaccin contre l’hépatite B – avec les résultats que l’on sait…"

Quelles sont les données connues et vérifiées, à ce jour ?

risque d’attraper la grippe A entre 7% (constaté dans d’autres pays) et 50% (estimation la plus pessimiste, datant d’avant l’été, celle du Pr Flahaut)
risque de décès par grippe A/H1N1 pandémique 2009 entre 2 par million (Dr Girard) et 2 pour 100000 environ, au grand maximum (chiffres GROG et InVS, affectés de divers biais statistiques pour la plupart signalés avec leur publication)
efficacité des vaccins anti-grippe, en général entre 25% et 60% environ, selon les sources
risques d’effets secondaires dans les heures suivant la vaccination avec le vaccin Pandemrix notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance française 1 cas sur 2000 personnes vaccinées
risques d’effets secondaires dans les heures suivant la vaccination avec le vaccin Pandemrix constatés lors des essais préliminaires 75% des cas
risques de décès dans les heures suivant la vaccination avec le vaccin Pandemrix notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance en europe 1 cas sur 100 000 personnes vaccinées environ
risques de décès dans les heures suivant la vaccination avec le vaccin Pandemrix notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance française aucun risque
risques de décès dans les heures suivant la vaccination avec le vaccin Pandemrix constatés lors des essais préliminaires 7 décès sur 2000 personnes
risques d’effets secondaires à long terme de ces vaccins pas de données disponibles

Là encore, les chiffres confirment au moins une chose avec certitude : il y a un bien un sérieux problème de pharmacovigilance en général, doublé d’un problème propre à la France en ce qui concerne la notification des décès survenus dans les heures suivant une vaccination.

Certes, certain-e-s risquent de se dire "je n’y comprend rien, à ces querelles d’experts" ... et puis on nous dit à la télé, sur fond de cartes toutes ROOOUUUUGES et de méchants petits virus mutants en images de synthèse 3D que la grippe était très méchante, alors que le vaccin serait très gentil, développé par des philanthropes qui nous veulent du bien (les trusts pharmaceutiques), et promu activement par un gouvernement "démocratique" dont la probité et la clairvoyance font actuellement la gloire et la fierté de la France dans l’univers ou peut-être au moins au siège de TF1, section Bisounours et nains de jardin.

Mais en y repensant, je connais la femme d’un ami qui souffre de sclérose en plaque, et qui avait été vaccinée contre l’hépatite B, et le mari d’une cousine qui a "fait" un Guillain-Barré après des vaccins pour un voyage lointain, et un autre ami qui a développé des réactions auto-immunes après un vaccin contre l’hépatite B plus ou moins imposé par son employeur ...

Certes, on ne peut rien conclure de trois exemples dans son voisinage ... mais je ne connais personnellement personne qui soit mort de la grippe A. Il faut dire que cette grippe tue deux à trois personnes par million de cas, environ, selon les derniers chiffres officiels portant sur les cas confirmés et sans autres facteurs de risques de décès connus.

Ce que je constate dans mon entourage est donc parfaitement cohérent avec les données scientifiques qui précèdent, mais également en parfaite contradiction avec le message officiel ... Et autour de vous ?

Finalement, si les pires craintes du Dr Girard sont hélas confirmées par autant de drames dans les années qui viennent, c’est peut-être une chance pour la France que Roselyne se soit fait piquer et encourage les électeurs de l’UMP et les téléspectateurs de TF1 à en faire autant ! Dommage que Sarkozy rechigne à se faire piquer lui aussi ...

Minga, 2009

Voir aussi :
- Y’a la télé qu’a dit ... Alerte rouge ! : comment l’hystérie médiatique noie l’information scientifique.
- Le virus du pouvoir - enquête sur une campagne de vaccination prise en grippe : dossier "explosif" complet sur la mortalité, la morbidité, l’origine du virus, et la gabegie du "plan Bachelot".


Moyenne des avis sur cet article :  4.48/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • willy 7 décembre 2009 14:15

    Bravo ! Excellent ! Merci !
    A diffuser largement.


    • lechoux 7 décembre 2009 14:54

      Au delà du débat du bien fondé de la vaccination, du risque prouvé ou non des vaccins utilisés, il y a un aveu d’incompétence massive de vouloir vacciner exhaustivement la population française.
      Quelle confiance peut-on accorder à un gouvernement qui ne voit pas le risque d’imposer cette vaccination à la totalité de la population ?
      Que peut-on attendre d’un chef d’état qui est à l’origine de l’ormeta sur le nuage de Tchernobyl ?
      C’est une stratégie d’élimination ou d’asservissement pure et simple, parce que les effets secondaires sont connus et les remèdes déjà dans les cartons, prêts à être vendus aux états.
      Bravo au gouvernement polonais qui a refusé d’utiliser ces vaccins parce qu’il y a refus des multinationales pharmaceutiques de s’engager à prendre à leur charge les risques induits.
      Que notre gouvernement prenne exemple, ou qu’il soit démis.


      • Augustule pipo 8 décembre 2009 10:08

        Au sujet de la ministre de la santé polonaise, voyez comme elle doit se défendre de NE PAS AVOIR acheté les vaccins alors que c’etait recommandé par l’europe !


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 décembre 2009 15:03

        4 personnes vaccinées autour de moi ; 0 effet secondaires , c’est donc du 100%.
        (J+23)

        cela n’ a pas plus de valeur que vos propres stats fantaisistes venant de sources disparates, non validées...

        Mais n’ayez crainte, sur plus de 3 Millions de personnes vaccinées en France à la fin de cette semaine , nous saurons vite si les pompes funèbres ne sont pas de mêche avec les labos.

        Si cela est vrai, cela ne pourra plus passer inaperçu. Vous les aurez vos chiffres, grandeur nature


        • Minga Minga 7 décembre 2009 18:51

          à Sylvain Reboul : vous parlez de « stats fantaisistes venant de sources disparates, non validées... » : or, les sources citées dans cet article sont les organismes officiels chargés du suivi épidémiologique et de la pharmacovigilance en France, et en Europe. Leurs données sont « validées » selon les méthodes scientifiques connues depuis des decennies pour suivre une épidémie, et ce sont ces données qui servent de base aux chercheurs et aux pouvoirs publics. On peut certes toujours débattre de leur interprétation (il y a désaccords entre experts sur les différents biais statistiques pouvant poser problèmes) ou de toutes autres choses si vous voulez, mais on ne peut pas sérieusement balayer d’un revers de main les seules sources de données disponibles, utilisées dans toutes les études scientifiques à ce sujet ! Ce n’est pas sérieux !


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 décembre 2009 15:09

          effet secondaire,

          J’ajoute qu’il un peu tard, au rythme où vont les vaccinations, pour continuer à sonner le tocsin !

          Rendez-vous l’année prochaine. Vous pourrez alors peut-être faire une action juridique et/ou politique contre tous les états du monde et L’OMS pour « crime contre l’humanité »

          mais si je meurs du vaccin je ne pourrais pas être des vôtres, avec mes excuses, mais je vous soutiendrai... d’en haut


          • Inquiet 7 décembre 2009 15:44

            A vrai dire, je suis plutôt partisan du risque accru associé au vaccin fait à la « va-vite » plutôt qu’aux portes-voix du gouvernement et des médias associés sur la gravité supposée de cette grippe « banale » (même si Un mort reste Un mort de trop, j’en conviens).

            Mais tout ceci, dans la cohue des avis contradictoires pro et anti, ne me permet en aucun cas d’imposer une certitude, tout au plus une méfiance accrue envers « ces peoples qui nous gouvernent », en faisant le « pari » qu’au final cette grippe est comme toutes les autres : « pas grave ».

            Cependant, ce qui est plus inquiétant que le fait de savoir si les vaccins sont bons, moyens, mauvais, top niveaux ou frelatés, c’est une vision « darwinienne » des choses :

            Comme dit la pub « les antibiotiques c’est pas automatique ».
            Les antibiotiques s’avèrent dangereux dès lors qu’on les systématisent en durée et en population traitée, car il ne reste plus « que » les éléments pathogènes les plus résistants.

            Lorsqu’on vaccine contre la polio, le tétanos etc... on a un rappel décénal (pas sur suivant les vaccins, mais en tout cas pas rapproché).
            Quand on vaccine contre la grippe, il faut le faire chaque année (serait-ce l’explication de la tentative de vaccination généralisée, alors que les lots de vaccination sont déjà payés ? -> un investissement ad vitae eternam ?).
            Si on vaccine tout le monde, tout le temps (tous les ans), ne risque-t-on pas au final de ne retenir que les virus résistants aux vaccins ?

            Il me semble qu’en pharmaco-vigilance cette question est une des plus essentielles ?

            La seule indication sérieuse de cette façon de faire est l’éradication pure et simple du virus de la grippe de la surface de la terre, sinon gaffe aux survivants smiley


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 décembre 2009 15:57

            Votre raisonnement est incorrect :

            1) Les virus de la grippe mutent facilement , mais les vaccins en tiennent compte tous les ans et se renouvellent en conséquence et ce de plus en plus rapidement .

            2) Plus on vaccine, moins l’infection se propage, moins le virus a de chances de muter. Les mutations des virus ne sont pas volontaires mais statistiques.

            Les virus n’obeissent pas au principe de finalité, tout le contraire des vaccins !


          • menfin menfin 7 décembre 2009 16:47

            JE NE ME SUIS JAMAIS FAIT VACCINER


            TOUT BAIGNE, J’ AI EU LA GRIPPE, LA SCARLATINE LA VARICELLE ET LA ROUGEOLE MINOT
            LE TRUC NORMAL 
            UN PEU DE SPORT UNE VIE SAINE PEU DE STRESS PAS DE COURSE DEBILE POUR SUIVRE LA TENDANCE
            UNE ALIMENTATION AVEC PEU DE VIANDE
            BREF ALLEZ A L’ESSENTIEL 

            SI BACHELOTTE IL Y A CALOTTES ELLE CRAINDRA

          • Minga Minga 7 décembre 2009 19:04

            à Sylvain Reboul : vous avez écrit : "2) Plus on vaccine, moins l’infection se propage, moins le virus a de chances de muter. Les mutations des virus ne sont pas volontaires mais statistiques.« 
            Pour la grippe, c’est - peut-être - possible si au moins 80% d’une population a pu être vaccinée contre la ou les principales souches en circulation AVANT l’épidémie. Par contre, c’est absurde pour l’épidémie de cette année, qui avait déjà touché plus de 2 millions de personnes avant le lancement du plan de vaccination massif de Bachelot. Quand bien même tout le monde irait se précipiter pour jouer les cobayes, les simples délais matériels requis pour la vaccination généralisée, à eux seuls, interdisent d’espérer ralentir ainsi l’épidémie. D’autant plus que la vaccination n’est pas efficace à 100% : des personnes vaccinées feront la grippe A (efficacité : entre 25 et 60%, selon les sources). De plus, le simple fait que 30% des personnes contaminées par la grippe soient asymptomatiques empêche d’espérer qu’une vaccination généralisée faite »après la bataille" limite la propagation du virus. Enfin, l’hypothèse que cette vaccination limite les mutations n’est pas prouvée : les spécialistes pensent au contraire que cette vaccination et l’usage massif d’antiviraux produisent une pression évolutive favorisant les mutations du virus.


          • snoopy86 7 décembre 2009 15:32

            Risque de décés 1 sur 100.000

            Sauf que « aucun de ces drames ne semble avoir la moindre corrélation avec la vaccination dans les heures qui les ont précédé » selon l’EMEA.

            Mais bien sûr l’auteur, éminent scientifique, est lui sûr que cette corrélation existe.

            Risque de réaction allergique chez un sujet cartésien à la lecture des délires sectaires des antivaccinistes : 100%


            • Minga Minga 7 décembre 2009 19:24

              à Snoopy86 : contrairement au journalistes ou aux bloggers, les scientifiques ne sont « sûrs » de rien, depuis Popper : ils doutent. Et ils font de ce doute l’une des bases les plus solides de la méthode scientifique ! A ce jour, on sait que la mortalité de la grippe « A » est très faible, mais il reste des incertitudes sur le taux de mortalité : 2,5 / 100 000 ? 2 / 1 000 000 ? Des études ultérieures affineront ces chiffres.

              De même, à ce stade, on constate des corrélations entre vaccinations et décès et accidents graves de vaccination, et des études complémentaires sont indispensables pour déterminer s’il s’agit de coïncidences ou d’une relation de causalité. Certains éléments, comme l’existence d’hépatites auto-immunes lors des essais du Pandemrix, le rejet d’une transplantation cardiaque, ou les paresthésies constatées semblent logiquement corrélées à ce que l’on sait des effets secondaires des vaccins adjuvantés, et doivent donc inciter à encore plus de prudence.


            • ALIS ALIS 7 décembre 2009 21:35

              L’auteur a en tout cas l’honnêteté intellectuelle de reprendre les statisiques des instances officielles. Et systématiquement l’argument « choc » est de dire qu’il n’y a pas la corrélation.

              Le hic, et l’incohérence de cet argument destiné à blanchir le vaccin, c’est qu’à entendre les instances officielles ou le lobby pharmaceutique, toutes les fois où ça se produit, il n’y a jamais de lien entre la mort ou les conséquences graves qui surgissent après la vaccination et la vaccination elle même. 
               Or, à la lecture des notices des vaccins, il est avéré que ces drames se produisent, c’est donc un déni de réalité évident pour sauvegarder le dogme vaccinal au détriment de la santé publique. 


            • Bobland59 Bobland59 7 décembre 2009 16:08

              Ho je pense qu’il faut arrêter la connerie de raconter tout et son contraire . Je me suis fait vacciner avec ce vaccin le 17/10, aujourd’hui je n’ai encore AUCUN effet secondaire, pourtant je puis vous assurez que je sais ce que effet secondaire veut dire, je suis atteint de différentes maladies dont 5 prisent en ALD et j’avale sous différentes formes 31 doses de médication . 
              Je suis par contre d’accord pour dire que nos médecins référents auraient du être les intervenants dans cette vaccination massive . Nos voisins ont agi dans ce sens et nous n’entendons pas tant d’âneries dans leur pays .


              • patroc 7 décembre 2009 16:12

                 Comment peut-on comptabiliser les grippé(e)s A si aucun examen n’est pratiqué ?!.. Comprenez : tous ces chiffres ne sont que du blabla pour apeurer une population moutonne qu’on pourrait tranquillement amener à l’abattoir sans user de la force !.. L’abonnement annuel au vaccin est déclaré, pire, demain ce sera 3 vaccins contre les grippes A, B, C que le troupeau avalera, plus la couleuvre du paiement !.. Les labos de recherche sont heureux, ils peuvent créer les poisons et l’antidote avec, la peur rapporte !.. Bêêêêhhhh, bêêêêhhhh, faisait le troupeau avant la grippe, bêêêêhhh bêêêhhh, dit-il une fois vaccinné !.. 


                • Minga Minga 7 décembre 2009 19:14

                  à Patroc : c’est une objection qui revient souvent, mais qui repose sur une idée fausse : « puisqu’on ne teste pas tout le monde, comment compte t’on ? ». En fait, c’est simple : d’un côté, les généralistes comptent les patients qui consultent pour des symptômes de type grippaux, et de l’autre on en teste environ 4000 par semaine pour savoir si le virus A/H1N1 « pandémique » de 2009 est présent. Une simple règle de trois donne le total. C’est comme ça que l’on observe la grippe chaque année.

                  Bien sûr, il peut exister divers biais statistiques, dont certains particuliers à cette année, comme la surmédiatisation et l’usage de tests nouveaux très sélectifs mais peu sensibles (sensibilité : 63%) : ceci peut nécessiter d’affiner les comptes, par des tests « PCR » plus nombreux, mais celà ne remettrait pas en cause la méthode.

                  Le « bla-bla » médiatique ne concerne pas pour l’instant les chiffres eux-mêmes, mais la façon catastrophico-sensationaliste de les présenter sans jamais donner de points de repère pour comparer avec les données scientifiques déjà connues.


                • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 8 décembre 2009 05:40

                  Bonjour, la chape de béton que l’AFSSAPS coule sur les effets indésirables du Pandemrix commence à se fissurer : http://www.i-med.fr/spip.php?article359&nbsp ; Au moins un cas de sclérose en plaques authentique (chez un médecin) a été escamoté.


                  • Paul Muad Dib 8 décembre 2009 09:19

                    alors il faut parler de pandemrisque !!


                  • Minga Minga 8 décembre 2009 17:52

                    Merci pour cette info ! Et aussi pour votre dossier très bien fait sur le site que vous gérez. Justement, puisque vous aussi vous signalez une sous-notification des effets indésirables du Pandemrix, votre dossier ne mériterait-il pas une remise à jour sur la mortalité constatée d’une part, et en conséquence sur le « pari thérapeutique » du rapport bénéfices/risques de ce vaccin ?

                    Si 15% de la population fait cette grippe, on peut s’attendre à 2 à 300 décès essentiellement par aggravation de pathologies lourdes pré-existantes (mais incluant aussi quelques dizaines de pneumopathies aigües). Par contre, si 40 000 000 de personnes sont vaccinéees, on doit s’attendre statistiquement à au moins 400 décès notifiés dans les heures suivant la vaccination, et à plusieurs milliers d’effets secondaires graves notifiés, et ce, sans même prendre en compte la sous-notification. (Bien sûr, tous les cas notifiés ne sont pas dûs au vaccin, mais entre les incertitudes et la sous-notification, on en reste pas moins dans des ordres de grandeur comparables aux risques de la grippe elle-même selon les résultats de la pharmacovigilance. Surtout sachant que selon les résultats des essais préliminaires (cf. EMEA), le Pandemrix pourrait être potentiellement plus dangereux que la grippe de plusieurs ordres de grandeur !)

                    Ne pensez-vous pas que compte tenu de la létalité particulièrement faible de ce virus et des effets secondaires graves potentiellement dus à la vaccination, il conviendrait de ne recommander cette vaccination qu’à certains groupes à risque particulièrement élevé ?


                  • gnarf 8 décembre 2009 12:34

                    Ici, en Pologne, le gouvernement a refuse d’acheter des vaccins en disant justement que les effets secondaires existent et que la grippe h1n1 n’est pas grave.

                    L’epidemie est en train d’apparaitre dans le pays. 1400 personnes diagnostiquees avec la grippe A, 53 morts ca fait 2%. Meme pourcentage aux USA, Lituanie.
                    30% des morts n’avaient aucune pathologie.
                    60% des personnes atteintes sont des moins de 40 ans, alors que pour la grippe saisonniere c’est 60% de plus de 60 ans.

                    Donc ca n’est pas une grippe ordinaire. Et vos chiffres sur la morbidite sont incomplets. Et la Pologne n’a aucun interet a dramatiser, bien au contraire, puisqu’elle n’a pas commande de vaccins.

                    La ministre de la sante Polonaise vient de demander de l’aide a la Suede...que la Suede fournisse 50 000 vaccins pour les professionnels de sante Polonais.


                    • gnarf 8 décembre 2009 12:37

                      Dernier rapport de l’institut de sante publique Polonais en date du 2 decembre :
                      http://www.pzh.gov.pl/page/fileadmin/user_upload/zaklady/grypa/A_H1N1/2-12-2009.pdf


                    • Minga Minga 8 décembre 2009 17:16

                      à gnarf : votre message est très intéressant, parce qu’il permet d’expliquer comment se font les statistiques de morbidité et de mortalité. Dans certains pays (les plus riches), il existe un système de santé qui permet de compter le nombre de personnes atteintes par la grippe (la morbidité) : c’est ainsi que l’on sait que plus de 4 millions de personnes ont déjà « fait » cette grippe en France. Dans d’autres pays (la plupart des pays du monde), seuls les cas les plus graves, ayant conduit à une hospitalisation ET confirmés par un test sérologique sont comptés. Dans le rapport dont vous donnez le lien, vous trouvez pour la France le nombre de 5000 cas « seulement », au lieu de plus de 4 millions : seuls les cas graves confirmés par tests virologiques sont comptés. Bien entendu, la mortalité est par définition plus élevée pour les cas graves que pour les grippes bénignes considérablement plus fréquentes : c’est une lapalissade.

                      Les pourcentages calculés sur les cas testés et non pas sur le nombre total de cas n’ont pas de signification épidémiologique, sauf lorsqu’il s’agit de cas testés strictement au hasard parmi les personnes grippées.

                      En ce qui concerne l’âge des personnes atteintes, cette grippe ne touche pas « plus » les « moins de 40 ans » : elle touche « moins » les plus de 60, qui semblent être déjà immunisées. Ce point pose question, et fait effectivement de la grippe A 2009 une grippe « pas ordinaire » : où, quand, et comment les personnes âgées ont elles déjà rencontré les antigènes de ce virus NOUVEAU ??? (c’est inédit et c’est ça qui incite nombre d’experts en virologie à penser que ce virus pourrait être lié à une activité humaine. Cf. « Le virus du pouvoir : enquête sur une campagne de vaccination prise en grippe »)

                      Néanmoins, la mortalité et le nombre de cas graves restent très inférieurs (en pourcentage) de plusieurs ordres de grandeur à la mortalité de grippes saisonnières habituelles qui ne présentent jamais cet étrange phénomène d’immunité inédit pour un virus « totalement nouveau ».

                      Concernant la vaccination, le Dr Girard, entre autres experts, démontre qu’il existe visiblement une sous-déclaration dramatique des effets secondaires, même graves. En comparant les effets secondaires constatés lors d’essais préliminaires et les effets secondaires notifiés et pris en compte dans le cadre de la pharmacovigilance, il estime que 99% des effets secondaires ne sont PAS notifiés  !!!

                      Sachant que ces effets secondaires corrélés à la vaccination incluaient lors des essais 7 décès et 2 hépatites auto-immunes chez l’enfant, et que les derniers rapports de pharmacovigilance signalent tout de même 1 effet secondaire notifié pour 2000 personnes vaccinées, il y a là de quoi s’interroger très sérieusement sur la pharmacovigilance « à la française » !

                      Certes des corrélations n’impliquent pas nécessairement une causalité, mais elles devraient au minimum impliquer le mise en œuvre d’un principe de précaution limitant ces vaccinations à quelques groupes à risque particulièrement élevé, pour lesquels toute grippe ou tout rhume risquent de s’avérer mortels avec une probabilité de plusieurs ordres de grandeur supérieure à la probabilité d’un accident vaccinal.


                      • Minga Minga 13 décembre 2009 03:00

                        Petit complément : une étude publiée fort à propos dans « The Lancet » le 30 octobre 2009 a cherché à estimer la probabilité d’un décès ou d’un « Guillain-Barré » soudain afin d’être capable d’estimer leur nombre prévisible dans le cadre d’une campagne de vaccination : sur 5 700 000 millions de personnes vaccinées au Pandemrix en Europe, il n’y aurait pas dû avoir plus de 3 ou 4 décès soudains dans les six semaines suivant la vaccination : il y a plus de 50 décès de trop. Et il « manque » quelques « Guillain-Barré » et pas mal d’avortements, sans parler de quelques suspicions de scléroses en plaques ...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès