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Accueil du site > Tribune Libre > Par pauvreté de la charité ne vendons pas la république solidaire

Par pauvreté de la charité ne vendons pas la république solidaire

Pour une volonté identique la manière diffère.
Biologiquement existe chez l'humain la relation altruiste mère enfant.
Parfois je dis comme chez les ours, et non comme chez certains volatiles ou des couples sont pérennes et où le mâle couve à son tour. Nous ne sommes ni l'un ni l'autre, mais capables d'être les deux.
C'est à dire individualiste, prêts à tuer les enfants des autres pour baiser, ou s'impliquer dans la vie des autres au point d'y sacrifier son existence voire sa vie. (Suicide altruiste)
À chaque bout il y a la mort.

Alors là question reste comment faire pour ne pas y arriver par les extrêmes.

La nécessité de produire notre subsistance nous y a conduit. Lentement l'humain c'est sédentarisé avec la contrainte de se répartir son activité économique et établir des usages et coutumes qui les relient. 
Sauf que la terre est ronde et nous ne connaissons pas ceux qui sont de l'autre côté. Face à la même nécessité ils auront développé des, religions, excusez-moi, je voulais écrire des us et coutumes pour se relier, car relier a donné religions.

C'est à dire comment faire pour vivre ensemble.

Il m'a semblé comprendre que nos sociétés se posaient la question en ces termes, le vivre ensemble.
Serions-nous devenus des Ours ? 
Il y a un fils de dieu semble-t-il qui se serait penché sur le problème et se serait tellement impliqué qu'il aurait sacrifié sa vie pour ceux qu'il aimait.

Il a laissé quelques idées, Aimez-vous les uns les autres et partagez. 
Non pas ce que vous avez en trop, mais ce qui vous est le plus cher.

Qu'en pensons-nous quand nous réclamons que les Restes des Supers Marchés soient donnés aux pauvres. 
Quand nous récuperons tout ce qu'ont en trop les autres pour les vendre et les distribuer dans des organismes spécialisés dans la Charité comme Emmaus, les Restos du Cœur, les Secours Religieux de toutes confessions. Naturellement il ne sont pas à blâmer, pas eux. Nous les Républicains.

Je ne vise pas le recyclage, mais les surplus de consommation des riches avec lesquels nous nourrissons les pauvres.
Imaginons ces volatiles où le mâle ne tiendrait pas sa place pour maintenir l'équilibre harmonieux qui concourt à la vie de l'oisillon à naître auquel il donnerait ses restes. Comme nous faisions à nos chiens avant qu'ils deviennent un marché lucratif.
Ils auraient une progéniture déficiente.
Non nos semblables ne sont pas des chiens ils n'ont pas à recevoir nos restes.

Ne faisons-nous pas cela. 

Pourtant chaque famille, chaque groupe, chaque clan, chaque nation, notre monde ne sont-ils pas seulement la multiplication d'un couple ?
Est-ce que chacun dans la production de nos besoins ne doit pas seulement prendre sa part sociale, que ce soit pour fournir un travail ou une activité socialisante et recevoir sa part en partage.

Faute de cela nous aurons des oisillons déficients, des exclus.

 Nous trouverons que les élever dans le bien être là sécurité, l'amour ça coûte cher. Nous les contraindrons à accepter leur état en les rendant responsables du manque d'amour qu'ils n'ont pas reçu.
Nous faisons cela sans en avoir conscience.
C'est ce que j'appelle créer les maux dont nous nous plaignons. C'est ce que je dénonce quand je dis que la morale (les us et coutumes,les relligions) n'est pas faite pour faire d'accepter la misère. 
Est-ce facile ? non. !
Nous avons toujours envie d'être un Ours, tuer ce qui sont en trop, ceux avec qui nous devons partager la sociabilisation humaine.

Humaine parce que, les états nations touchent à leur fin. 
Si nous ne sommes pas capables de passer de la charité à la solidarité nous tomberons sous le coup de la dictature de groupes oligarchiques. 
Ceux auxquels nous avons donné le pouvoir d'émettre de la monnaie en us et place des Citoyens. Ceux-ci nous proposent d'élire leurs "hommes de mains politiques", qui après leur avoir vendu le pouvoir monétaire en 76 et 92, vendent les uns après les autres le biens de la nation que les Citoyens ont financés.
Nous en arriverons ainsi quand ils nous proposerons par efficacité comptable de leur vendre la police, l'armée, il retracerons les frontières politiques en frontières commerciales. Déjà ils ne soumettent pas leurs désaccords à la justice républicaine.

Lisons bien ce que j'écris. 

La morale, les états n'ont surgi que des luttes commerciales (pour faire court). Je vais sauter l'apport de la religion.
La révolution des droits de l'homme à redonner le pouvoir à ceux-ci. Ce fut un bouleversement sans précédent dans le déroulement de la vie d'une espèce vivante, s'émanciper d'une tutelle, même si ce est pas parfait.

Alors pourquoi retourner sous la tutelle d'oligarchies.
Parce que nous rêvons d'en être.
Parce que les Capitalistes, les monétaristes, les comptable nous expliquent à longueur de spécialistes, d'économistes, de banquiers, de lobbyistes que notre vie ne rentre pas dans leur capital qu'ils nous prêtent. 
Nous sommes en train de leur vendre la république et nos vies.

Pensons-nous que notre oisillon se portera bien ?

Comment faire autrement ?

Plus de deux milles ans que nous le savons. Aimons-nous les uns les autres pour être solidaires. Soyons humbles des uns aux autres.

Les volatiles ne se partagent pas les tâches parce qu'ils sont religieux, mais parce que c'est une question de survie pour l'espèce à venir.
Si j'ai choisi ces deux exemples, c'est parce qu'ils conviennent à ce que je veux démontrer. C'est un choix arbitraire et je l'assume.
Pourtant il démontre. Que deux natures opposées toutes deux égoïstes et singulières sont capables de s'associer, d'être solidaire de ce qu'elles ont mis au monde. 
Ce qui pour nous revient à ce que nous avons su créer dans la souffrance des tutelles.
Alors ne laissons pas détruire la république.
Il ne faut pas se tromper d'adversaires.
Malgré l'existence d'immobilisme religieux qui génèrent des belliqueux extrémistes, ce ne sont pas les relligions qui posent problèmes. Toutes, malgré leurs défauts, (particulièrement d'adapter leurs conseils au monde qui évolue car nous sommes encore des Ours) veulent Relier les hommes.
Que nous leurs reconnaissons toutes les erreurs commises en leurs noms pour cette fin. Que nous leurs reconnaissions toutes leurs divergences.
Leurs volontés de partage par la charité n'est pas à mettre en doute.

Toutes ont voulu bien ou mal écarter les hommes du Dieu Mamon que nous célébrons dans la cathédrale de la bourse.
Pour la métaphore. Les commerçants pharisiens ont reconquis le temple de Dieu d'où les avait chassé le Christ.

Alors c'est quoi la solidarité ?

C'est l'organisation pérenne de la charité et du partage. Nous savons d'expérience combien il est difficile d'aimer tout le monde. Pourtant s'ils sont là c'est qu'ils ont leur place sinon la nature les aurait éliminés.
Des hommes que l'on a appelé des socialistes et d'autres humanistes ont généré face à la faiblesse de la charité dans une France chrétienne et républicaine, une chaîne d'entre aide corporatiste qui concernait les travailleurs. 
Je ne vais pas m'étendre sur l'histoire, mais sur son principe.
Celui-ci reposait sur l'aide à apporter à ceux, des travailleurs, qui tombaient en maladie ou accident et en perdaient leur emploi et le moyen de vivre.
Le coût de cette aide pour remplacer leurs revenus a été demandé au plus grand nombre, si bien qu'avec peu, ils pouvaient faire beaucoup pour un, parce que nous ne mourons pas tous en même temps. 

C'est la mutualisation du risque par lequel nous savons qu'un jour nous serons atteint.

Cela s'appelle la solidarité égoïste.

Cela correspond à l'ours qui dort en nous et au volatile qui est capable de protéger la vie de son oisillons.

La société Capitaliste nous invite à abandonner tous cela. Tout le résultat d'une république qui se réalise lentement avec des soubresauts, liberté égalité fraternité. 
L'abandonner pour entrer dans des marchés financiers d'assurances, en nous expliquant que les salariés qui s'organisent pour le faire, c'est anti commercial. 
Que l'humain n'est pas un homme mais du capital.
Que l'humain est un investissement.
Que l'humain doit savoir se vendre.
Que faute d'être un outil, s'il veut rester un homme il est alors une charge.
 Que l'ours est meilleur que le volatile.

Sans cotisations obligatoires à cet effort de solidarité qui est plus efficace que la charité directe, nous serions tous des oisillons encore plus névrosé que ce que nous le sommes.

Alors ne vendons pas la république, chassons-en le capitalisme seulement.

 


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9 réactions à cet article    


  • BA 9 mai 22:01

    La pièce de Bernard-Henri Lévy a laissé perplexe ce journaliste allemand.


    En tournée dans les grandes métropoles du continent pour plaider la cause de l’Union européenne avant le scrutin fin mai, BHL n’échappe pas à la critique sarcastique des intellectuels d’outre-Rhin, comme dans cet article paru dans Der Spiegel :


    Quelque part au milieu du deuxième acte, l’acteur BHL perd soudain le fil. Il bégaie, bute sur les mots, incapable de retrouver le bon. Il bredouille, cafouille, se corrige mais il est déjà trop tard. Son élan est brisé, son discours affaibli.


    Un monologue ne souffre aucune erreur.


    Sous la lumière des projecteurs, le charme du Français s’évapore alors qu’il se jette à corps perdu dans la langue de Shakespeare - mais ne parvient qu’à produire un sabir trahissant ses origines. Il tend son ordinateur portable à une assistante, reçoit en échange un manuscrit qu’il feuillette nerveusement avant de le jeter dans un coin. Il poursuit.


    Mais le charme est rompu entre l’orateur et son public – la salle prétendument comble du théâtre royal Carré d’Amsterdam dont les 1 700 places ne sont manifestement pas toutes occupées. Les chuchotements se transforment en murmure. Des spectateurs commencent à se diriger vers la sortie.


    Mais que fait l’homme sur la scène  ?


    Il jette des livres dans une baignoire. “Wagner et Mozart, Siegfried et don Giovanni, dans la baignoire  ! Bethsabée, Charlotte Corday, Asia Argento, Madeleine, dans la baignoire  ! Tout le monde dans la baignoire  !”, s’écrie-t-il avant d’y plonger lui-même dans son costume noir. Cela fait partie de la mise en scène. Il reste ainsi pendant un moment, comme un Marat avant l’assassinat, puis continue : “Où en étais-je  ?” Les vêtements dégoulinants, il sort de la baignoire et reprend son monologue.


    Les spectateurs quittent à présent la salle par petits groupes. La représentation a basculé. Sur scène, l’homme continue de tempêter. Comme un caniche mouillé.


    Le lendemain matin, Bernard-Henri Lévy est encore tout ébouriffé par la déconfiture de la veille. Costume frais, portable chargé et barbe grise, il affiche une mine fatiguée. “Vous avez vu  ? Le cauchemar de tous les acteurs : je n’avais plus de texte  !”


    Le téléprompteur, dissimulé dans son ordinateur portable, avait rendu l’âme.


    https://www.courrierinternational.com/article/culture-la-piece-de-bernard-henri-levy-laisse-perplexe-ce-journaliste-allemand



    • ddacoudre ddacoudre 10 mai 23:05

      @BA

      Bonjour

      Qu’on aime ou pas BHL ce doit dramatique de vivre cela. Cordialement ddacoudre overblog


    • Jean De Songy 9 mai 22:37

      430 000 € payés par le contribuable souchien GJ à BHL, ce seigneur mondialiste, pour sa pseudo-pièce...

       

      https://fr.sputniknews.com/france/201905071041016271-430000-euros-dargent-public-pour-un-documentaire-en-lhonneur-de-bhl/

       

      Et ces saloperies d’oligarques, ces nomades en jet, ont tjrs des bonniches serviles, partout....

       

      Comme disait Kant, la charité n’est pas une vertu, mais bon, Kant lui pensait... il ne se branlait pas juste à ses instincts... comme un gogochon crétin.

       


      • Spartacus Spartacus 9 mai 23:51

        La solidarité selon l’article, c’est juste la description du viol en expliquant que c’est l’amour.

        Cela suppose que quelqu’un, d’une manière ou d’une autre, créera quelque part une richesse à spolier par l’excuse pseudo morale de « solidarité ».


        La solidarité, c’est comme l’amour, le partage est volontaire ou c’est rien. 


        • ddacoudre ddacoudre 10 mai 23:31

          @Spartacus

          Bonjour

          Je savais que tu étais reste un ours. Je n’ai rien contre ceux qui sont capables entreprendre ils ont toute leur place dans la société mais seul ils ne serai rien, ce n’est même pas eux qui ont choisi leur nom ni leur place ni l’ époque où ils sont né. Ils doivent tout à la société qui les a sorti de l’animalité et sont là plupart incapables d’être humain, vivant dans la croyance que sans eux le monde ne tournerait pas. Soyer heureux que la nature n’est pas fait les hommes égaux et ne choisissent pas leur destin. Si le cours de la vie les a servi mieux que d’autres, e n’est pas une raison pour se croire en droit de les exploiter ou de penser qu’on les viole en leur demandant d’occuper seulement leur place, et de ne pas prendre les salariés pour des cons en leur faisant croire que ce qu’on leur prélevé c’est eux qui le financent alors qui le vendent à leurs clients qui le paient. Cordialement ddacoudre overblog


        • Pascal L 10 mai 02:15

          La charité exige un amour inconditionnel pour qu’elle soit vraiment charité. C’est lorsque nous aimons que nous pouvons faire le meilleur pour l’autre, celui qui ne nous ressemble pas. Sans amour, la charité trouve vite ses limites dans notre besoin de reconnaissance ; il y a toujours une idée d’un retour sur investissement.


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 mai 02:27

            @Pascal L

            La décence commune d’Orwell n’ a pas besoin d’artifices .


          • Pascal L 10 mai 11:22

            @Aita Pea Pea
            L’amour qui nous vient de Dieu n’est pas un artifice. Je ne rejette pas l’idée d’une morale naturelle tirée de l’intuition lorsque l’humanité fait face à des difficultés, mais l’amour va beaucoup plus loin car il inclus également ceux qui nous font du mal alors que les idéologies cherchent au contraire à limiter les effets de la morale naturelle par une perversion du sens du bien et du mal. Cette perversion s’opère envers ceux qui ne ressemblent pas au groupe. La fraternité dans un groupe c’est bien, mais lorsque ce sentiment s’inverse pour ceux qui ne font pas partie du groupe, c’est pervers. C’est à chacun à se positionner sur cette échelle qui va de la haine de tous à l’amour de tous. Ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes.
            Pour un Chrétien, le salut ne dépend que de ce que nous sommes et donc de notre positionnement sur cette échelle et non de ce que nous faisons, car nous ne pouvons acheter notre salut par des actions pas tout à fait désintéressées.


          • ddacoudre ddacoudre 10 mai 23:42

            @Pascal L

            Bonjour

            Le besoin de reconnaissance n’est que la nécessité être regardé comme un existant. Le retour sur investissement est la marque d’une société ou les hommes se disputent la rareté, dans ce cas là solidarité est une prise de conscience de l’interdépendance humaine dans l’entraide pour des actions qu’un seul n’aurait pas les moyens exécuter Cordialement ddacoudre overblog

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