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Accueil du site > Tribune Libre > Participation citoyenne à la vie politique

Participation citoyenne à la vie politique

- La participation citoyenne à la vie politique de sa commune, de sa ville, de son pays, nécessite une prise d’opinion, ainsi qu’une réelle prise en compte globale des échanges dans toutes décisions finales. Cela n’est bien entendu possible que si la participation citoyenne arrive en début du projet et non pas en fin, et qu’il soit possible d’apporter des modifications au pré-projet. Ce n’est également faisable que si elle est vue comme un moyen de construire un projet et non pas comme un outil de communication, comme une vitrine servant à mettre en place un projet déjà bouclé par tel ou tel parti politique, ou des intérêts politiques personnels, nombrilistes de politiciens carriéristes schizophrènes, au service du monde de la finance international.
Il est primordial que la participation soit ouverte à tous, afin d’impliquer la population, de donner la possibilité à chacun des acteurs de s’exprimer. Il est important de considérer ces méthodes comme des outils permettant d’atteindre l’objectif d’une participation efficace de la population et non pas comme un but en soi. L’objectif ne se situe pas dans le phénomène de concertation, mais d’avantage dans la finalité d’un échange fécond en faveur d'un projet politique commun. Il faut donc trouver la méthode la plus adaptée à favoriser ce moment d’échange. Cela dépend de la thématique, des participants et de leurs caractéristiques, de l’état d’avancement du projet et de la participation citoyenne.
En démocratie, il importe également que les médias jouent leur rôle correctement, afin de fournir l’information nécessaire pour une participation significative. 
Il est utile de rappeler qu’avant de construire le programme des concertations, l’étape indispensable est de s’imprégner du contexte territorial. Il est souhaitable d’établir un diagnostic du territoire et du projet, de les transmettre à la population afin qu’un débat éclairé puisse avoir lieu, en ayant toutes les informations à disposition. Il s’agit notamment d’être transparent sur les objectifs. Le plus grand risque, si l’on néglige cette étape, est que les participants manquent d’informations indispensables à la décision et que leurs points de vue soient incomplets sur le sujet. Les échanges ne seraient alors pas à la hauteur de la décision et les décideurs finiraient par s’en remettre à leurs propres avis pour prendre la décision finale. La participation perdrait dès lors tout son intérêt. Il faut donc impérativement communiquer aux participants l’incidence de leur contribution sur chaque décision prise. Les organisateurs doivent être totalement transparents, notamment sur les enjeux économiques liés au projet et les conséquences prévisibles de la décision finale.
Les concertations citoyennes doivent être l’un des outils de la participation citoyenne pour l’application de la démocratie, être inscrites dans un ensemble de réglementations nationales (et internationales). Prendre en compte l’avis des citoyens dans les décisions qui concernent leur vie est essentiel à la démocratie. Il en résulte de meilleurs choix, une meilleure acceptation des décisions locales et donc un meilleur respect des mesures mises en place. Il va de soit que le citoyen qui participe aux décisions qui le concernent permet l’amélioration du projet, de mieux comprendre les enjeux liés au projet et les décisions qui seront prises à la fin des concertations. Il devient un citoyen éclairé, pouvant expliquer aux autres membres de la communauté l’intérêt du projet et les motiver à s’engager à leur tour dans le projet. Plus les citoyens seront décideurs, plus ils seront des acteurs de la réussite des projets. 
Il est désormais grand temps d’en finir avec un système oligarque qui exerce une forme de pouvoir de nature politique et financière, pour qui il est inconcevable de laisser le pouvoir au peuple et encore moins de lui laisser le droit de décider de quoi que ce soit visant l’intérêt de la communauté. En finir une bonne fois pour toutes avec cette classe dirigeante qui, en gros, détermine ce qui est bien et ce qui est mal pour nous sans même nous concerter, créent une opposition entre deux classes sociales : Ceux qui possèdent les moyens de production et ceux qui ne les possèdent pas. 
Alors...avant d'aller voter en 2022, méditons sur tout ceci. Il nous reste assez de temps pour rendre à notre pays ses lettres de noblesse et faire de chacun de nous des êtres respectables et respectés, de vrais citoyens soucieux du bien-être de leur pays.

J.D.


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10 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 5 avril 2018 10:22

     
    Les gens ne sont pas susceptibles de trouver dans les principes politiques le rapport émotionnel lié aux parents, amis, races, civilisations et religions, au sang de la famille et à l’appartenance instinctive, à la culture dans l’origine, rapprochant inévitablement la résurrection de la race, de la religion, de la tradition, de l’islamisme, etc.
    Avec le transhumanisme, la lutte des classes politique deviendra par là aussi lutte des espèces, ethnicisme eugénisme globalisé.
     
    Le capitalo-gocho collabo négrier servile a choisi son camp. Celui du traître à son origine.


    • BA 5 avril 2018 10:35

      2005 : par référendum, les électeurs néerlandais votent « non » à la constitution européenne.

      2016 : par référendum, les électeurs néerlandais votent « non » à l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’Ukraine.

      Dans ces deux cas, les européistes ont bafoué le vote du peuple néerlandais.

      Dans ces deux cas, les européistes sont passés outre.

      Aujourd’hui, les européistes ont carrément décidé de supprimer les référendums aux Pays-Bas !

      La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle doit être détruite.

      Les Pays-Bas suppriment le référendum.

      Les partis de la coalition au pouvoir ont été échaudés. Ils ne veulent plus traîner le résultat des consultations comme un boulet.

      Les députés néerlandais ont adopté par 76 voix contre 69, jeudi, un projet de loi qui prévoit la suppression du référendum consultatif. Jusqu’à maintenant, lorsqu’une pétition avait récolté plus de 300 000 signatures, le gouvernement se voyait contraint d’organiser un scrutin. Un référendum de ce type sur le pouvoir des services de renseignements est prévu le 21 mars. Ce pourrait bien être le dernier.

      Le texte préparé par la ministre des Affaires intérieures, Kajsa Ollongren, met en fureur une partie de l’opposition. À commencer par le nouveau parti d’extrême droite Forum pour la démocratie qui, dans les sondages, concurrence désormais sérieusement le Parti pour la liberté du sulfureux Geert Wilders. «  Kajsa Ollongren est l’assassin de la démocratie  », a lancé le chef de Forum pour la démocratie, Thierry Baudet.

      De 1952 à 2015, seuls deux référendums, dont celui qui a vu le rejet de la Constitution européenne en 2005, avaient été organisés aux Pays-Bas. Mais depuis peu, les consultations se multipliaient. En 2016, les Néerlandais ont dû répondre « oui » ou « non » à l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. Et en mars, ils doivent se prononcer sur les pouvoirs accordés aux services des renseignements néerlandais.

      Dans le cas du référendum sur l’Ukraine, le « non » l’avait emporté. Pendant des mois, le gouvernement néerlandais avait traîné le résultat comme un boulet, avant de décider de ne pas remettre en cause l’accord entre Bruxelles et Kiev.

      https://www.ouest-france.fr/europe/pays-bas/les-pays-bas-suppriment-le-referendum-5592281



      • Ouallonsnous ? 5 avril 2018 19:57

        @BA

        Pour tous les pays « colonisés » par l’Union Européiste, le problème est le même que pour nous français actuellement ;

        Sauvegarde de notre souveraineté, SNCF, hôpital, école, Ehpad, retraites...

        Les masques tombent et les intentions de Macron-Philippe se précisent : pour rassurer leur amie, la  bonne finance, ils veulent privatiser graduellement nos services publics et notre protection sociale.

        Pourtant, si la France reste une destination de choix pour les investisseurs étrangers, c’est avant tout parce qu’on y trouve encore une force de travail productive disposant d’un bon système d’éducation, d’un système de santé performant et d’infrastructures de qualité.

        Entamer cette casse sociale est donc non seulement source d’inhumanité envers les laissés-pour-compte, mais preuve d’incompétence en science économique.

        A cela s’ajoute le fait qu’il s’agit d’une politique anticonstitutionnelle.

        Le préambule de notre Constitution de 1946 précise- l’obligation de  garantir à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.

        Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. ? (Art.11)  

        Jusqu’ici, au cœur de notre système de protection sociale, réside le principe de la solidarité qui permet à chacun de  contribuer selon ses moyens tout en recevant selon ses besoins.

        Or, cela ne sera plus le cas demain si l’on applique le programme Macron. Et ceci, alors que pour la majorité de la population mondiale, la sécurité sociale à la française demeure un espoir, sinon un rêve.

        En 2013, Emmanuel Macron avait été  explicitement mis en garde contre les préconisations d’une note confidentielle de la banque d’affaires J.P.Morgan, datée du 28 mai 2013, qui regrettait que  les constitutions mises en places dans la foulée de la chute du fascisme, contiennent des caractéristiques qui apparaissent incompatibles avec une intégration plus poussée dans l’UE[la zone euro]

        Malheureusement, ce fascisme fût depuis ressuscité dans le sionisme international made in anglo UE/OTAN/USA, c’est-à-dire, par les mêmes qui l’avaient apparemment combattu !

        Cette intégration accrue, dont nous parle Macron, dans une UE devenue simple relais des marchés financiers, qui est la suppression pure et simple des états nations européens est à l’opposé même de la vraie Europe qu’il faut refonder d’urgence, celle des citoyens, des nations et des projets.

        En vérité ce gouvernement nous propose un marché parfaitement abject. Les mesures, nous dit-il, ne seront pas pour vous » mais pour les autres – ceux qui nous suivrons.

        Ainsi, si nous acceptons de trahir les générations futures, c’est-à-dire nos enfants et petits-enfants, eh bien, en échange, il nous laissera quelques miettes pour que nous puissions tranquillement finir nos jours.

        Alors, prêt à trahir ou à rejoindre le combat ?


      • baldis30 5 avril 2018 11:10

        bonjour,

        la véritable participation des citoyens existera lorsque « les citoyens participeront à la formation de leurs élus »

        Parce qu’en matière d’inculture humaine il n’y a pas mieux que celle des élus !


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 5 avril 2018 11:27

          Agoravox est un bon canal pour ceux qui n’ont pas droit à la parole : les Décroissants minoritaires, ceux qui ont des positions éthiques qui vont à l’encontre de la tendance dominante, ceux qui défendent les « petits » qui n’ont généralement pas la possibilité ou les outils pour s’exprimer.



            • Jason Jason 5 avril 2018 14:26

              Le ver est dans le fruit. Nous sommes en face d’une démocratie parlementaire où l’élu ne doit pas grand chose à ceux qui l’ont nommé. 


              Le vote confère à l’élu une latitude d’actions pour lesquelles il n’est que trop peu redevable envers ses électeurs. Cela tient au contrat passé lors de l’élection. Les deux parties contractantes ne sont liées que par un contrat « moral ». Je ne connais pas de contrat dans lequel une des parties ne doit rien (ou si peu de précis) à l’autre. C’est un contrat de dupes.

              Le système actuel de démocratie parlementaire et des institutions auxquelles elle a donné naissance, fait une large place à « la rente politique ». je veux dire par là qu’en sollicitant une fois de temps en temps l’avis des électeurs (qui n’est pas celui de toute la population adulte), le gouvernement transforme une partie du public en rentiers de la politique. « J’investis, et j’attends les résultats ».

              On vote de temps en temps, pour des gens pas toujours qualifiés, et qui usent de leur mandat à leur guise politique et souvent en vue de leur réélection. Car entre deux mandats, le public n’est mis au courant le plus souvent, que devant le fait accompli. Surtout si ce fait accompli consiste en discours ou en propositions de lois émanant de ces mêmes élus. Et ce par l’intermédiaire des médias bien heureux d’être là pour bavarder sans fin et exciter les malaises. On appelle ça débattre, mot à la mode.

              L’immédiat échappe aux parlementaires. Le Français ne peut et ne veut rien faire, sinon ronchonner en choeur. A qui la faute ? On ne fait pas de bon gouvernement sans bonnes moeurs, ni de bonnes moeurs sans bon gouvernement.

              Notre opinion qui se trouve anesthésiée par la fureur médiatique, le tapage des nouvelles qui n’arrêtent pas de « tomber » est ainsi leurrée par des promesses auxquelles personne ne fait plus attention.

              Reste-t-il quelque part un germe, comme vous dites, une étincelle, enfouies dans la résignation générale ?

              Combien de temps encore nous faudra-t-il nous laisser berner ou parfois écraser par le despotisme républicain actuel, avec ses mises en scène et ses discours lénifiants, et jouant sur l’espérance, cette ultime vertu des esclaves ?

              Certains, à l’Assemblée Nationale sont bien conscients du malaise et de la désertion des urnes. C’est pourquoi il a été créé un projet de démocratie participative et numérique utilisant les technologies de l’internet pour accroître la participation citoyenne.


              Mais ce projet semble en panne. Après une série de réunions, auditions, colloques et rapports et plus de 2000 pages de textes, la projet est bel et bien à l’arrêt. 

              En Isère et en Saône-et-Loire il existe un projet d’ateliers législatifs citoyens mais qui ne consistent qu’à demander leur avis aux participants, sur la base de projets élaborés par les élus. Si vous posez des questions écrites à l’élu(e), il (elle) ne répond pas. L’élu a surtout l’immense pouvoir de se taire.

              Il y a encore un long chemin à faire.

              • xana 6 avril 2018 17:28

                @Jason

                Sur le fond je ne peux qu’être d’accord, mais ce ne sont que des paroles et des voeux pieux.

                La « démocratie » représentative a pu tromper le peuple pendant deux siècles, de nos jour elle se montre enfin à découvert : Ce n’est qu’une mascarade, affublée d’un nom usurpé. C’est le gouvernement d’une poignée de corrompus, « élus » dans une élection truquée, et travaillant exclusivement pour leurs commanditaires, ceux qui ont financé leur campagne électorale et ne les fera pas réélire en cas d’incartade. Ces commanditaires sont aussi aux commandes de tous les médias qui comptent.

                Nos pays sont très mal partis. Le système a été si bien verrouillé (quelques révolutions ont donné de l’expérience à ceux qui tirent les ficelles) qu’aucune sortie n’est ni ne sera possible pal les voies légales. La voie violente est encore plus dangereuse, toute révolution finissant confisquée par des usurpateurs sans scrupule. Il ne faut pas compter sur une aide extérieure, les gouvernants des pays qui pourraient nous aider n’étant pas sans arrière-pensée.

                Non, la seule bonne chose qui puisse arriver dans nos pays, c’est un effondrement dû à l’excès d’arrogance, l’éclatement en petites régions indépendantes avec peut-être enfin la chance que dans l’une d’elle des citoyens parviennent à prendre les rênes et à les garder. Ce ne sera pas le Paradis, mais cela peut éventuellement s’étendre par la suite.

                Si je devais donner un exemple de région où cela s’est produit, je dirais les républiques du Dombass, où le résultat est loin d’être merveilleux, mais où le pouvoir est passé dans les mains de simples citoyens. Ce n’est certes pas ce que je souhaites à mon pays, mais cela donne espoir de parvenir enfin à enfoncer une de ces portes fermées dont nos peuples sont entourés.


              • zygzornifle zygzornifle 5 avril 2018 14:29

                La participation du mougeon a qui on fait croire qu’on l’écoutera et que cela servira a quelque chose , encore des séances d’hypnose collectives ....

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