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Accueil du site > Tribune Libre > Pédophilie attention danger aux libertés ?

Pédophilie attention danger aux libertés ?

Ou pourquoi à partir d’affaires malheureuses on arrive à des emballements inquiétants au sommet de l’Etat.

Pour apporter tout d’abord une précision, je tiens à souligner qu’il ne s’agit pas ici de dédouaner ou de déculpabiliser les pédophiles de leurs actes, simplement d’examiner en quoi les réactions au plus haut niveau de l’Etat à l’affaire d’Enis semblent préoccupantes.

Tout d’abord le pédophile est-il humain ?

C’est un peu la première question qui me vient à l’esprit après avoir entendu les déclarations de notre président. En effet, dans sa bouche c’est le mot prédateur qui est utilisé.

Soyons clair sur un point, un pédophile est avant tout humain, le terme prédateur paraît donc ici inapproprié.

Le glissement sémantique s’il est courant dans ce genre d’affaire dans la bouche de nombreuses personnes n’en restent pas moins gênant de la part de la plus haute autorité de l’Etat. En effet, M. Sarkozy n’est pas à un comptoir de bar, il est le président de tous les Français et qu’il le veuille ou non, une majorité des pédophiles en France sont Français, il est donc leur président.

Comme dit auparavant, ils sont aussi humains ce qui leur donne de ce titre certains droits comme les droits de l’homme. En effet, si on utilise l’atrocité de certains actes pour justifier des atteintes aux libertés d’une personne comme le droit à un procès équitable, nous ouvrons la porte à des dérives dangereuses.

Après ces questions plus sémantiques, attaquons le vif du sujet, à savoir les réactions de notre président étudiées à travers deux prismes, la loi avant la loi et la peine plus que la peine.

La loi avant la loi.

Le président a donc promis une loi pour le mois de novembre qui prévoira des sanctions plus dures pour les multirécidivistes.

Tout d’abord, le président ne fait pas la loi, il est donc étonnant que Nicolas Sarkozy nous parle d’une loi non écrite qui n’existe que dans sa tête, qui n’est pas voté par le parlement et dont les décrets d’applications n’existent, par conséquent, pas.

Là où cela devient même franchement effrayant, c’est que sur la base de cette hypothétique loi, la création d’hôpitaux fermés est prévue, or notre présidant a déjà annoncé l’ouverture d’un de ces hôpitaux.

Question bête qui me vient à l’esprit, et si la loi n’était pas votée, et si les députés amendaient le texte pour ne pas autoriser ces hôpitaux, si le Conseil constitutionnel censurait le texte si le chantier prenait du retard ?

Magie de notre président, la loi n’existe pas, mais est déjà appliquée, dans quel Etat vit cet homme, quelle est la conception des pouvoirs qui l’habitent ?

Si on considère qu’une loi est votée et mise en application dès que le président le veut, alors nous ne sommes plus dans une démocratie.

Il est tout bonnement ahurissant de voir une personne prendre des mesures pour faire appliquer une loi inexistante.

Si le président le demande, devrons-nous tuer tous les pédophiles en prison et examiner par la suite la justice de cette action ?

Une telle conception du pouvoir apparaît extrêmement dangereuse dans une démocratie.

La peine plus que la peine.

Si on s’attache aux déclarations de notre président, ce sont principalement des idées sur l’application des peines pour les pédophiles qui émergent.

La première c’est la purge complète de leur peine. Si les déductions de peine sont un droit pour chaque détenu, il semble possible d’ôter cette possibilité pour les détenus dangereux, il n’en reste pas moins que quand une personne a purgé sa peine, elle est libre, elle a payé ce qu’elle devait à la société.

Le président innove sur ce dernier, sur l’avis d’un conseil de médecin, une personne pourrait se retrouver dans un hôpital fermé pour se faire soigner.

Deux questions dès lors émergent.

Peut-on obliger une personne à se soigner ?

A mon avis non, forcer une personne à subir une castration chimique ou un traitement hormonal est une idée aberrante. On rejoint ici l’idée même de personne humaine, on ne peut pas forcer une personne à subir un traitement.

On a le droit à l’hôpital de refuser des traitements, toute personne à la liberté de choisir si elle sera soignée ou non, la prison est une privation de liberté pas une privation de droits.

Quel que soit le crime, on ne peut pas forcer une personne à accepter un traitement non voulu, de plus un traitement non accepté est moins efficace qu’un traitement voulu.

Le fait d’avoir affaire à un pédophile permettrait-il à l’Etat de passer outre toutes les règles normales de notre République ?

Le statut spécial accordé aux prisonniers dits terroristes aux Etats-Unis montrent bien ce problème. Aucun acte même le plus atroce ne saurait servir de justification à l’abandon par la société des droits sur lesquels elle est fondée, sinon nous ne sommes plus dans un Etat de droit.

Qu’appelle-t-on une peine ?

Si une fois la peine écoulée, on garde une personne emprisonnée alors il y a deux solutions : soit la peine n’est pas écoulée, soit c’est une détention illégale.

Ainsi donc un collège de docteurs pourrait décider si oui ou non une personne devra rester enfermé jusqu’à la fin de sa vie.

Notre président fait donc plus confiance aux médecins qu’aux juges.

Pour conclure, je voudrais rappeler le souvenir de l’affaire d’Outreau, dans cette affaire jusqu’aux premiers jours du procès pour la France entière, les accusés étaient pédophiles, avec de telles lois, quel aurait été leur sort. Des psychiatres affirmaient que les enfants avaient raison, on les disaient pédophiles, on en venait à les savoir pédophiles.

Aux Etats-Unis, les restrictions aux libertés ne devaient s’appliquer qu’aux terroristes, puis on s’est aperçu qu’elle s’appliquait aussi aux suspects d’acte terroristes et, au final, elles s’appliquaient un peu à tout le monde.

Ou arriverons-nous si nous laissons de telles dérives s’installer, normalement le temps de la loi doit être serein et calme, espérons qu’une fois le drame d’Enis passé, la tempête s’apaisera et que des décisions plus sereines seront prises.

Je l’espère vraiment pour notre démocratie.

Source : déclaration du président Sarkozy :

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213 réactions à cet article    


  • thirqual 21 août 2007 12:50

    Pédophilie, terrorisme et sectes, la triade des jokers pour verrouiller nos libertés.

    Sur l’obligation de recevoir des soins, je ne suis pas d’accord avec vous, et la preuve la plus évidente est les soins donnés en hôpital psychiatrique. Le problème est alors de juger si une personne est responsable ou non de ses actes.

    Une personne se sachant attirée sexuellement par les enfants mais usant de sa volonté pour ne pas passer à l’acte est pleinement responsable, un autre passant à l’acte est-il oui ou non responsable de ses actes, dans le sens peut-on lui laisser le choix de se corriger après une peine de prison ou doit-on lui imposer des soins (psychiatriques et/ou chimiques) ? (j’exclus ici la castration qui me paraît une peine stupide et d’une efficacité à prouver, en évitant de parler de dissuasion face à la peine, le cas des USA et de la peine de mort montre que cela n’existe pas)

    Cette question est extrèmement difficile à trancher, et réclame justement des avis médicaux (mais pas hors du système judiciaire) et un traitement au cas par cas. Par ailleurs je ne pense pas que cela doive se limiter aux pédophiles.


    • La mouche du coche La mouche du coche 21 août 2007 13:33

      Un pédophile aime les enfants comme un hétéro les femmes et un homo les hommes.

      Ce n’est pas en le mettant en prison qu’il changera. A la sortie de prison, il sera toujours pédophile. smiley


    • Ronfladonf Ronfladonf 21 août 2007 13:42

      Je vous rappelle qu’il n’y a pas si longtemps (moins de 20 ans), un homosexuel était un déviant malade mental dangereux source du SIDA qu’il fallait exterminer


    • La mouche du coche La mouche du coche 21 août 2007 14:09

      Goalinn et Ronfladonf,

      L’homosexualité est une orientation sexuelle, comme l’hétérosexualité, comme la pédophilie. Ce n’est pas la prison qui l’enlèvera dans la tête de l’individu.

      l’énorme différence est que l’homosexualité se fait entre adultes consentants, et donc ne nous regarde pas. Alors que la pédophilie est un viol.

      L’auteur de l’article est très jeune et a reçu une éducation imparfaite. Il pense que quelque chose est bien parce qu’il la trouve bien.


    • thirqual 21 août 2007 16:09

      Où aie-je écrit que la pédophilie était une maladie ? Je parle de contrôler ou non son attirance à l’égard des enfants, pas de changer d’attirance sexuelle.


    • La mouche du coche La mouche du coche 21 août 2007 16:17

      « contrôler ou non son attirance à l’égard des enfants, »

      et vous faites comment ? smiley


    • Denis COLLIN Denis COLLIN 21 août 2007 16:18

      Remarque pleine de bonnes intentions formellement politiquement correctes... mais fausse ! L’homosexualité n’est plus un délit depuis très longtemps. Ce qui a été changé pendant le premier septennat de Mitterrand c’est une clause discriminatoire qui mettait les mineures à 15 ans les mineurs à 18 ans. Il serait temps de réviser la mythologie victimaire de l’homosexualité en France.


    • Sans buffet ni culotte 21 août 2007 16:34

      L’auteur parle d’Outreau, et je pense que l’affaire s’est très mal terminée. On a enterré tout ce qu’il pouvait y avoir de positif dans le rapport des parlementaires, on a voté très vite des lois qui aggravaient encore la situation et on s’est servi de la campagne présidentielle pour enterrer l’affaire.

      D’autant plus, que l’affaire avait permis de soulever des problèmes de fond du fonctionnement de la justice, dépassant les événements d’Outreau.

      Quelques liens :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_d’Outreau

      http://www.geocities.com/petite_citoyenne

      http://www.geocities.com/justiciable_fr

      http://quebec.indymedia.org/fr/node/24327

      http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=68

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13976

      http://quebec.indymedia.org/fr/node/26033


    • Denis COLLIN Denis COLLIN 21 août 2007 16:43

      Cet article pose les bonnes questions et permet d’engager une discussion sereine... pour tous ceux qui veulent discuter sereinement. Je suis assez effrayé de voir l’ampleur qu’a prise cette affaire (200 morts en Irak, ça fait 15 secondes au JT et un voyage de Kouchner pour soutenir Bush ...) et surtout d’entendre les arguments des uns et des autres.

      Le plébiscite en faveur de la castration chimique (pourquoi chimique ?) est particulièrement inquiétant. Je suppose que les mêmes seraient horrifiés si on leur proposait l’application de la charia en France. Et pourtant cette histoire de castration chimique, c’est la reprise de la logique de la charia (couper la main du voleur) qui elle-même est la reprise d’une des parties les plus obscurantistes de la loi de Moïse...

      Le passage de la prison à l’hôpital et la transformation de hôpital en annexe du système carcéral, voilà qui n’est pas moins inquiétant. Les comportements « déviants » sont médicalisés (ils ne relèvent donc plus de la justice et de la loi). C’est conforme aux déclarations du candidat Sarkozy sur la génétique (voir son entretien avec Michel Onfray) mais c’est la marche en avant vers le totalitarisme. La logique du développement du « bio-pouvoir » tel que Michel Foucault l’avait analysé est en train de se déployer et nous allons regretter le bon vieux pouvoir souverain d’antan qui se limitait au droit de mort.

      Dernière remarque : Les mesures annoncées par M. Sarkozy concernant la non sortie de prison des délinquants sexuels qui ont purgé leur peine légale sont la reprise intégrale des propositions de Mme Royal sur ce sujet (voir le face à face d’entre les deux tours.)


    • La mouche du coche La mouche du coche 21 août 2007 17:30

      Deniis Collin pense que la pédophilie est une bêtise qu’un peu de prison fera comprendre à son auteur qu’il n’est pas bien de le faire ! smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 21 août 2007 17:31

      pardon de LA faire.


    • Sans buffet ni culotte 21 août 2007 17:36

      « Je suis assez effrayé de voir l’ampleur... »

      Vous avez raison, mais justement ces choses arrivent au moment de la sarko-ouverture, comme le disent entre autres les articles de ce blog :

      http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR

      Ou encore, du même auteur :

      http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id=5368

      Mais, personnellement, ce que je trouve le plus inquiétant, c’est la faible réaction collective.

      Plus on nous parle de « consensus », et plus on est au bord du gouffre.


    • Universitaire 1995 21 août 2007 20:53

      La question des mesures répressives éventuellement inutiles, disproportionnées ou dangereuses par l’usage qu’on peut en faire... ; ou encore celle des chasses aux sorcières, souvent d’inspiration politicienne, que les affaires de pédophilie présumée ont suscitées, ne doivent pas être circonscrites à la question de la pédophilie.

      Ce n’est pas, non plus, une question de « sarkozisme » car cette évolution dure depuis deux décennies et s’est aggravée au cours des dix années récentes. Lire, entre autres, cet article :

      http://www.geocities.com/petite_citoyenne/article181006.html

      On ne peut pas, non plus, séparer ce sous-ensemble de l’evolution globale de la société et des grands enjeux économiques, militaires... Voir, par exemple, ce lien :

      http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id=5368


    • Gaolinn Gaolinn 22 août 2007 10:47

      « La prison c’est pas bien, l’hôpital prison c’est pas bien... » C’est bien, on sait ce qui est pas bien mais alors qu’y à t’il de bien pour régler ce problème ?

      Pour moi, la solution existe, laisser faire la victime et ses proches. Après tout, ils sont bien plus concernés par ce qui leur est arrivé que vous tous bobos gauchistes qui utilisez leur détresse pour taper sur Sarko.


    • Eve 22 août 2007 14:13

      @ Gaolinn (IP:xxx.x03.94.2) le 21 août 2007 à 13H59

      Ce qui est « hilarant » c’est que l’homosexualité était condamnée à une époque où la pédophilie ne l’était pas, non pas sur des bases scientifiques mais « morales » que des savants fous ont tenté de faire dire à la science encore dans l’incapacité de nos jours d’affirmer quoi que ce soit. Le comble.

      Il en est de même du viol (adultes) comme de la pédophilie : les victimes étaient considérées encore il y a peu comme responsables (attitude provocante) même par les familles concernées dont bon nombre encore taisent l’inceste sur leurs enfants = pédophilie doublée d’inceste. Ce n’est que depuis une quarantaine d’années que le débat a pu être ouvert, que les tribunaux poursuivent.

      Si vous partez du principe (sans vous en rendre compte) que l’homosexualité est une perversion tout comme la pédophilie, c’est d’ailleurs la thèse génétique de l’actuel président français aussi sous-doué que Bush, nous sommes mal barrés.

      Article d’avril dernier, découvert il y a deux jours :

      http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2215/dossier/a340199-un_profileur_décrypte_ségo_et_sarko.html

      Si cette méthode n’est pas correcte, que penser de la CIA qui l’utilise, des scientifiques, des médecins ? Que fait Bush depuis plusieurs années ? S’emparer du 11 septembre pour envahir (version wikipedia « libérer ») l’Irak, lois de plus en plus liberticides. Tous les prétextes sont bons. C’est ce que fait NS avec tous les événements relevant du compassionnel, il s’immisce dans tous les avis nécrologiques, il devient le centre des événements les plus tristes (victimes éclipsées) etc.


    • sortilege 26 septembre 2016 18:03

      @thirqual

      Bonjour.
      J’étais un exhibitionniste hétéro depuis l’adolescence .
      Pour en finir avec mes tourments sexuels coupables, je me suis fait enlever les testicules .Au début j’ai eu une période de dépression ,des bouffés de chaleur ........mais très vit, mes désirs exhibitionniste ont définitivement disparu .
      Jusque dans les années 60/70,les délinquants sexuels récidivistes en France étaient castrés d’office a l’hôpital.
      Je ne regrette absolument pas d’ avoir été castré .
      Abrogeons plutôt cette loi qui nous interdit de nous faire castrer si nous le désirons .
      Je vis parfaitement bien sans mes glandes sexuelles .
      Il y a encore de nombreux pays ou cette opération est banale .

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 août 2007 01:26

      Il y a des gens qui agressent les enfants ; appelez-les comme vous voudrez. La probabilité de récidive est telle qu’il est irresponsable que celui qui a commis un tel crime soit laissé en liberté sans surveillance. Si la société est vraiment très ouverte et en a les moyens : interdiction d’accès aux lieux que fréquentent des enfants, bracelet, GPS, suivi sur écran, interpellation par cellulaire au moindre geste douteux. Si la société n’a pas cette mansuétude, résidence surveillée ou incarcération illimitée, comme criminel dangereux. Une autre approche ? Supposons que toute violence soit assimilés à une pathologie... ? On ne les incarcère plus, mais on les garde sous surveillance et on les soigne. Indéfiniment. Les enfants ont le droit d’être protégés et l’État a le devoir de le faire.

      http://www.nouvellesociete.org/5118.html

      Pierre JC Allard


    • Eve 22 août 2007 14:45

      € par Aegidius REX (IP:xxx.x4.28.91) le 21 août 2007 à 13H00

      Je rappelle que la notion de crime n’est que sous-entendue de façon abusive dans le terme « pédophile », lequel se constitue de deux racines grecques, « ped » qui renvoie à l’enfant (pédagogie, pédiatre) et « phil » qui renvoie à l’amitié (cinéphile, francophile). Le crime n’est donc absolument pas exprimé par le mot.

      De 1 : le crime est défini par la morale d’une époque, donc toujours en évolution.

      De 2 : remplacez « ami » par « attirance ».

      1+2 : Donc pédocriminels comme vous dites ou tout simplement criminels. On ne parlait pas d’homocriminels quand l’homosexualité était un crime passible des pires tourments autant dans nos contrées (quid dans certains états USA ? idem fellation etc) que dans des contrées plus éloignées. Elle est surtout liée à une atteinte à la « virilité » masculine là où (cf Bush) la virilité égotique est toujours un modèle sociétal.


    • herve33 21 août 2007 13:03

      Assez d’accord avec cet article , les dérives médiatiques de notre président à partir d’un fait divers sont certes extrêmement graves , mais ce qui est encore plus préoccupant , c’est qu’il n’y ait pas un média ou journaliste pour dénoncer de telles dérives .

      De plus , pour les pédophiles , on ne peut etre que dubitatif devant l’efficacité d’une telle mesure . De nombreux pays , ont choisi la prévention pour empêcher que ce type d’individus puissent commettre leurs crimes . Une fois qu’il faut les enfermer , il est déjà trop tard , ils ont déjà sévi .


      • Iceman75 Iceman75 21 août 2007 13:16

        Admettons que le pédophile en question ait purgé sa peine. Il aurait donc vu un collège de spécialiste qui aurait pu conduire à sa libération. Il aurait été voir un médecin traitant hors de la prison qui aurait pu lui prescrire du viagra puisqu’on ne va pas voir son médecin avec son dossier judiciaire. Le viagra n’est de toute façon pas le seul responsable. Bref, à moins d’une loi qui condamnerait, par défaut, tout pédophile à la perpetuité, il n’y a pas de solution « risque zero » comme veulent nous le faire croire nos guignols de la justice. Il y a un manque de moyen pour soigner ces personnes, et pour tester les castrateurs chimiques, si cette solution s’avérait bonne.

        Bientôt, il va nous rétablir la peine de mort, arguant que ces personnes (tueurs d’enfants, pédophiles, etc...) ne sont pas humaines.


        • Luciole Luciole 21 août 2007 15:37

          Cette problématique avait déjà été soulvée par Fritz lang dans « M le maudit ».

          Il me semble très important de rappeler que la quasi-totalité des pédophiles ont subis des abus sexuels graves et répétés dans leur enfance. Répétés, donc commis par des parents ou proches de la famille.

          Pour ceux qui imaginent que la pédophilie est une choix... je pense que c’est une grave erreur, sauf lorsqu’elle correspond à une mode, un effet culturel, comme les patriciens romains qui abusaient des enfants de leurs esclaves, ce que faisaient encore les maîtres des plantations de cotons en Louisiane sur les enfants noirs...

          La seule solution pour éviter que ne se perpétue la chaîne intergénérationnelle de la pédophilie est de séparer les enfants de ceux qui les abusent. Mais pour cela il faut des familles d’accueil, pas des policiers.

          Et pour tous ceux qui n’ont pas vu « Festen », je vous le recommande hautement.


        • JL JL 21 août 2007 19:52

          @ Luciole, j’ai lu ce fil en diagonale, et je m’en excuse. Il se trouve que je suis tombé sur votre post.

          Vos dites : «  »Il me semble très important de rappeler que la quasi-totalité des pédophiles ont subis des abus sexuels graves et répétés dans leur enfance.«  »

          Je voudrais dire ici que c’est tout à l’honneur des êtres humains que de ne pas faire subir aux autres les tourments qu’ils ont enduré. Votre plaidoirie n’excuse personne.

          Un enfant assassiné n’a pas vocation à assassiner ! Brrr.

          Cependant, pour ’raison garder’, il est probable que certains, disons pédocriminels, qui ont été non pas abusés mais séduits plus ou moins ’profondément’, plus ou moins précocement, par des plus ou moins ’proches’, ne savent pas, ne savent plus, n’ont jamais su où était la limite entre aimer et dévorer !


        • Luciole Luciole 22 août 2007 09:13

          Il ne s’agit pas d’excuser, mais de comprendre la source du problème.

          Le processus psychologique qui conduit les enfants abusés à devenir eux-mêmes des bourreaux est complexe, mais certains chercheurs commencent à le cerner. Il passe semble-t-il par le fait que le pédophile fait croire à l’enfant que c’est lui qui désire être abusé. L’enfant supporte une culpabilité énorme, qu’il cherche à transmettre plus tard à d’autres enfants, en leur faisant subir ce qu’il a subit lui-même.

          Les pédophiles arrivent souvent à se persuader que ce sont les enfants qui les séduisent et qui ont des désirs sexuels envers les adultes.

          C’est pourquoi il est extrêmement important de prendre en charge psychologiquement dès leur plus jeune âge les enfants victimes d’abus sexuels (mais pas avec une psychanalyse, de grâce, c’est particulièrement mal approprié qu’un type à lunette vienne leur expliquer qu’ils désirent sexuellement leurs parents).


        • JL JL 22 août 2007 09:48

          @ Luciole, vous dites : «  »C’est pourquoi il est extrêmement important de prendre en charge psychologiquement dès leur plus jeune âge les enfants victimes d’abus sexuels«  ».

          Si je comprends bien, ceci impliquerait pour être efficace, et en supposant un traitement performant, que (pratiquement) tous les abus sexuels sur mineurs soient détectés.

          On est loin du compte. Concernant l’affaire en cours, le pédophile aurait avoué avoir « connu » 40 enfants. Il n’a été condamné que pour trois cas. Ce qui veut dire que 37 enfants ont gardé le silence. Et je ne parle pas des abus dans le cadre de la famille, abus qui sont les plus nombreux et les moins connus si j’en crois les personnes informées.

          Ce ne sont pas les seuls enfants victimes déclarées qu’il faut éduquer, mais toutes les victimes, connues et non connues, donc tous les enfants : en leur expliquant qu’aimer un enfant pour un adulte ça signifie d’abord et avant tout le respecter. Et respecter un enfant, ça ne signifie pas respecter TOUS ses désirs. C’est là toute la difficulté de l’éducateur : quels sont les désirs de l’enfant qu’il faut respecter, et quels sont ceux auxquels il faut lui opposer son statut de mineur. Pour ce qui concerne la sexualité, l’adulte, c’est clair, doit établir et respecter une frontière infranchissable.

          Les pédophiles sont des gens immatures sexuellement en ce qu’ils ne font pas de différence sur ce plan entre un désir d’enfant et un désir d’adulte : le crime n’est pas l’inceste, c’est l’abus sexuel. L’inceste n’en est qu’une forme aggravée dont on ne saurait dire si c’est lui l’arbre qui cache la forêt du crime de pédophilie, ou l’inverse.


        • Gaolinn Gaolinn 22 août 2007 11:01

          C’est donc les victimes qu’il faut suivre pour éviter que plus tard elle ne deviennent tortionnaires à leur tour et non pas ces déviants sexuels.


        • Luciole Luciole 22 août 2007 11:01

          @ JL

          Vous soulevez plusieurs questions à la fois très importantes et très délicates.

          Il est possible que ce qui facilite beaucoup la pédophilie soit, effectivement, le silence des enfants. Ces derniers se sentent coupables des sévices qu’ils ont subis parce que le pervers les a persudés qu’ils en étaient demandeurs.

          Par ailleurs, de nombreux pédophiles, surtout des parents, mais c’était également le cas de Dutroux, nouent des relations affectives très fortes avec leurs victimes et jouent beaucoup de chantage affectif avec elles.

          Beaucoup d’enfants violés commencent par défendre leurs bourreaux. C’est uniquement après un long et patient travail pour leur expliquer qu’ils n’avaient jamais rien demandés, qu’ils sont victimes et non coupables, qu’ils peuvent briser la croyance dans laquel leur bourreau les a fait vivre.

          Il est donc possible, mais très délicat, de faire passer des messages aux enfants par les institutions leur indiquant qu’ils ont le droit de dénoncer les sévices qu’ils ont subis. il faut que la société soit capable pour cela de leur faire retrouver une dignité de victime innocente.

          La majorité des cas de premier abus sexuel sur les garçon se fait malheureusement vers l’âge de 4-5 ans. Il est difficile pour l’école d’intervenir si tôt. Mais les pédophiles peuvent craindre que le discours général de la société sur cette question ne conduise un jour ou l’autre l’enfant à les dénoncer.

          Pour ce qui est de la détection des cas d’abus sexuel, c’est presque dans les milieux défavorisé que c’est le plus facile, car les travailleurs sociaux sont sur le terrain (mais il en faudrait beaucoup plus, des mieux formés et plus motivés).

          C’est beaucoup plus difficile en milieu rural, où certains éducateurs essuient parfois des coups de fusils lorsqu’ils essayent de visiter les familles.


        • JL JL 22 août 2007 11:11

          @ Luciole : et qu’en est-il en ce qui concerne les milieux dits favorisés ?


        • Luciole Luciole 22 août 2007 12:00

          @ JL : Je manque un peu d’informations suffisamment générales sur cette question, mais il semblerait que la prévalence des abus sexuels soient importante dans les extrêmes de la société (les cas sociaux et les familles très aisées).

          Le problème de la détection dans les milieux aisés est particulièrement difficile, parce que dénoncer un pervers (voir encore Festen !) a des implications financières très importantes.

          Par ailleurs, les pédophiles de ces milieux jouissent souvent d’une très bonne réputation et trouveront beaucoup de gens pour les défendre. La parole de la victime peut alors avoir peu de poids et elle subit des pression très importantes pour se taire de la part de son entourage.

          Il est important de noter que la pédophilie dans les milieux aisés, comme je l’avais signalé dans le cas de l’esclavage, peut résulter d’un fort sentiment d’impunité de la part du pédophile et sa motivation peut reposer, notamment, sur le sentiment très fort de supériorité sociale et psychologique qu’il détient sur sa victime.


        • JL JL 22 août 2007 12:51

          @ Luciole, ma question était un peu provocatrice, vous y avez très bien répondu.

          Je rappelle que vous n’aviez évoqué que les milieux défavorisés et les milieux ruraux. L’incise sur D. Cohn Bendit, ailleurs sur ce fil, va un peu dans ce sens.


        • Luciole Luciole 22 août 2007 13:15

          @ JL : J’ai parlé au départ de ce que je connais le mieux, pour avoir des sources proches très bien informées sur ce sujet par leur activité professionnelle. Concernant les milieux aisés, je dispose de sources beaucoup plus informelles et c’est pourquoi je n’avais pas voulu beaucoup m’avancer. Mais votre question était bien sûr très pertinente.


        • Eve 22 août 2007 15:05

          @ Luciole (IP:xxx.x28.211.178) le 22 août 2007 à 11H01

          « Silence des enfants » : comme pour tous les gosses (quand bon nombre d’adultes ne savent pas le faire), la question est de savoir ce qu’ils savent du bien et du mal. Sans explication, ils ne peuvent que se taire puisque entrant dans la « norme » càd celle de l’adulte responsable du bien de l’enfant. S’y ajoute effectivement la manipulation de l’adulte qui prouve d’amour (c’est ce qu’il dit) ce qui explique qu’ils « défendent » leur bourreau ; on ne peut qualifier de bourreau que vu de l’extérieur puisque le bourreau a prodigué « soins », « amour ». C’est valable pour les enfants subissant des violences physiques autres que sexuelles, des violences psychologiques. C’est valable pour les adultes : 2/3 femmes tuées par semaine en France ; 1/10 violences conjugales, harcèlement moral. N’oublions pas que les hommes eux aussi y passent mais cela fait rire « comment toi, grand et fort... » donc statistiques plus faibles puisque moins de plaintes, et probablement aussi un vieux reste de virilité préhistorique (moyenâgeuse et même plus proche) qui font que les femmes subissent plus.

          Information des enfants sans aucune doute, la délicatesse n’ayant lieu que dans la manière de lui faire comprendre ce qu’est le respect : essayez de faire un forum entre adultes sur la question du respect de la personne, vous vous arracherez les cheveux.

          Pour ce qui est de la détection des cas d’abus sexuel, c’est presque dans les milieux défavorisé que c’est le plus facile, car les travailleurs sociaux sont sur le terrain (mais il en faudrait beaucoup plus, des mieux formés et plus motivés). C’est beaucoup plus difficile en milieu rural (...).

          Milieu dévaforisé, milieu rural : vous oubliez le milieu urbain favorisé.

          Bref, tout cela mis ensemble, nul doute que not’ président va en arriver à ficher au bas mot 10.000.000 d’habitants en France, voire les enfermer, faire des tonnes de lois inutiles, au lieu d’axer comme cela devrait être fait (correctement) sur l’Education comprenant dès le plus jeune âge les jeux d’esprit : philosophie, psychologie où tout ou presque a été dit depuis des siècles plutôt que de nous fourguer le PIB à toutes les sauces.


        • Eve 22 août 2007 15:17

          « Milieu dévaforisé, milieu rural : vous oubliez le milieu urbain favorisé. »

          ok Luciole, j’ai lu vos interventions suivantes en milieu aisé mais il me semble que vous intellectualisez un peu trop : le pédophile quel que soit son milieu cherche un ascendant (par manque de confiance, à prendre en terme générique pour faire simple) sur plus faible que lui donc l’enfant, ascendant qu’il ne peut avoir d’égal à égal avec un adulte ; peu importe son environnement mais il est sûr qu’il récidivera plus longtemps s’il s’y joint un sentiment d’impunité de par sa position sociale et la complicité aveugle de son entourage.

          Pour la complicité aveuge de son entourage : pas besoin d’être dans un milieu aisé. Ainsi que je l’exposais plus haut, cela ne fait qu’une quarantaine d’années que les enfants et adultes victimes de viol sont soutenues par leur famille (loin d’être le cas de toutes même aujourd’hui, hélas). Et le fruit de « leurs » fautes bâtardisés, éloignés, éliminés pour ne pas nuire à « l’honneur » de la famille.

          Nous n’avons donc pas une longue expérience de la pédophilie en matière d’études mais il va sans dire que ce n’est pas la nouvelle intervention de NS qui va y changer grand chose tant la criminalité sexuelle est immense. L’enseignement est passé par l’instruction (des tas de matières dont beaucoup de monde n’aura jamais besoin) mais pas encore par une véritable éducation sexuelle (voir les dégâts chez les jeunes avec la pornographie hard) encore moins par les relations humaines.


        • Eve 22 août 2007 15:29

          Précision sur la fin de mon commentaire précédent, suite à la théorie génétique de NS, j’ai picoré dans divers domaines dont voici un condensé accessible à presque tous les âges :

          1.- Ressources Humaines :

          Ma perception d’une chose, d’une personne, m’est personnelle, différente d’un tiers observant la même chose, la même personne. L’ouverture d’esprit, c’est une acceptation. Il s’agit d’accepter que la réalité de chacun est une « réalité subjective » et qu’il en va de l’intérêt de chacun, non pas à imposer une seule de ces réalités subjectives comme étant la « vraie », mais plutôt à participer continuellement à une recherche commune d’éléments nous permettant d’enrichir notre perception de la réalité. L’ouverture d’esprit permet de démarginaliser les différences et favorise leur coexistence pacifique. Il existe une réalité objective, par exemple l’existence de droits fondamentaux, et un grand nombre de réalités subjectives par l’interprétation qu’on s’en fait.

          2.- Philosophie (sergecar.club.fr) :

          L’air est glacé ; il y a dans la cour un arbre majestueux ; ces fleurs sont rouges ; la bouilloire est brûlante ; le panier de bois est lourd ; le chocolat sent bon ; le café est amer ; la moto qui vient de passer est bruyante ; je trouve X gentil ; je trouve Y borné... A chaque fois, je pense désigner une qualité objective : de l’air, de la fleur, de l’eau etc. Et je suis persuadé(e) que les qualités sont réellement dans les choses, mieux : je suis persuadé que le monde est exactement tel que je pense qu’il est et quiconque le verrait différemment serait assurément menteur, désaxé, fou. Seulement, ce que j’ai oublié, c’est que c’est moi qui perçois et que je ne peux pas faire abstraction de moi et croire, sans naïveté, que ma perception est objective. Non, ma perception est subjective. La perception dépend du sujet = celui qui perçoit. Il se trouve que j’appréhende la fleur d’une certaine façon et qu’un autre confirmera que la rose est rouge ; le bruit de la moto suppose quelqu’un pour le percevoir ; l’air est glacé pour celui qui est fiévreux et malade ; pour un enfant le panier est très lourd, pour un adulte il est léger ; l’odeur du chocolat sera insupportable pour certains, d’autres ne remarqueront pas l’amertume du café ; mon ami trouve X hypocrite, il trouve Y intelligent... En bref, les qualités sensibles que nous croyons « objectives » sont en fait le résultat de l’expérience personnelle et d’une sensation particulière. Le monde sensible, en tant que sensible n’est pas trompeur. Il est ce qu’il est, il est ce qu’il est à travers la conscience que j’en prends. L’erreur et l’illusion sont dans le jugement, dans l’opinion, dans le préjugé ; pas dans le sensible, rien que dans le « mental ».

          3.- Science :

          Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur :

          "A la naissance, les grandes lignes de l’architecture du cerveau sont définies mais la construction du cerveau est loin d’être terminée : 90% des circuits de neurones vont se former dans les 15-20 ans suivant la naissance. C’est précisément sur la construction de ces circuits que l’environnement intervient au niveau du milieu intérieur (l’influence de l’alimentation, des hormones, d’agents pathogènes) et extérieur (le rôle des interactions familiales et sociales, le rapport au monde du sujet). On parle de ’plasticité’ pour qualifier cette propriété du cerveau à se modeler en fonction de l’expérience vécue. L’imagerie cérébrale en donne l’illustration frappante : l’apprentissage d’une langue, la pratique de la musique ou l’entraînement à mémoriser l’espace modifient la structure et le fonctionnement des circuits du cerveau."

          [l’Education est donc nécessaire très tôt ce qui nécessite un contrôle sérieux sans tomber dans ce que le gouvernement précédent voulait instaurer notamment la médicamentation, ce qui est marrrant maintenant que nous avons un président souffrant quelque peu d’hyperkinésie]

          4. Psychologie :

          « Comment expliquer que telle situation suscite un tel sentiment de menace sur l’image positive de soi qu’une personne doive mettre en branle un système d’autodéfense pour s’en protéger ? »

          Mécanismes de défense : Attitudes inconscientes qui cachent ou qui déforment la vérité, ayant comme but de nous éviter une réaction négative que nous imaginons possible de notre part ou de la part d’une ou plusieurs personnes de notre entourage. Les attitudes de transparence, de conscience, nous demandent à l’inverse de ne pas avoir peur, ou du moins d’avoir une dose de courage suffisante pour pouvoir nous afficher tel que nous sommes, et parfois prendre le risque d’être critiqué, rejeté, isolé, si ceux qui nous entourent n’apprécient pas notre individualité. Les mécanismes de défense ont été étudiés par Freud. Ces mécanismes de défense peuvent intervenir tant dans un contexte normal que pathologique.

          Voilà, ce n’est pas une loi de plus qui résoudra quoi que ce soit d’autant que les criminels les plus dangereux ont déjà parfaitement compris ce que signifie pour eux l’augmentation des peines (prison, suivi médical) et font en sorte de faire disparaître définitivement les preuves les plus flagrantes dont la victime.


        • Reid RASTER Reid RASTER 21 août 2007 13:20

          Vu qu’il faut bien distinguer les gens qui aiment les enfants des gens qui aiment avoir des relations sexuelles avec eux, je suis partant pour utiliser le terme « pédocriminel » en lieu et place de « pédophile ».

          Nous sommes tous désormais des pédophiles, dur ^^


          • LE CHAT LE CHAT 21 août 2007 13:20

            le prédateur est un terme tout à fait approprié , même si dans ce sujet on parle de prédateurs sexuels . L’homme est un loup pour l’homme , c’est bien connu , et son plus grand prédateur . Les serials killers sont de grands prédateurs d’humains .

            Que Sarko fasse de la démagogie avec ce sujet sensible, on a l’habitude , mais dire que le terme est inapproprié , c’est de l’antisarkozisme primaire !


            • Gaolinn Gaolinn 21 août 2007 13:21

              Voila un texte qui me semble sortir de la plume du pédophile refoulé effrayé par l’idée de passer à l’acte et qui cherche à minimiser la porter de son geste. Dire qu’il y a des personnes qui défendent les libertés de els individus, avez vous seulement pensez une seule fois aux victimes, victimes dont nul ici jusqu’à présent n’a parler. Certains parlent de relent raciste, ici jusqu’à présent je n’ai ressenti que des relents de pédophiles refoulés.

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