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Accueil du site > Tribune Libre > Penser la littérature aujourd’hui avec Louis-Ferdinand (...)

Penser la littérature aujourd’hui avec Louis-Ferdinand Céline

 
 La réédition des écrits antisémites de l'auteur de Voyage au bout de la nuit est annoncée par Gallimard. Le premier ministre de Macron soutient cette initiative : "On ne peut ignorer la place centrale de Céline dans la littérature française (il aurait pu rajouter .... " dans la littérature mondiale") ; l'avocat Serge Klarsfeld (chasseur infatigable de nazis aujourd'hui le plus souvent centenaires), s'indigne.
 
 Pour et contre cette ré-édition... un homme a tranché, un homme et une voix, il y a longtemps déjà : "La haine chez Céline est le ressort de l'imagination, du déchaînement d'éloquence. D'ordinaire la haine a le souffle court mais chez une poignée de maîtres une misanthropie enragée, une nausée à la face du monde engendrent de grands desseins. Le monotone de l'abomination devient symphonique. Mettez "l'homme" là où une formule insensée indique "le y...pin", et vous aurez chez Céline des passages d'une grandeur biblique..." - Georges Steiner    

_________________

 

  Louis Ferdinand Céline ou la littérature de l'échec et du trauma

 

 Si derrière un auteur et son œuvre, on trouvera toujours une blessure, quelles interprétations donner à la haine célinienne, et pas seulement dans les pamphlets (1) ?

D’aucuns s’interrogent sans fin, les raisons à la fois inavouables et inconscientes de cette haine semblant échapper à l’auteur lui-même qui, sur le fond, ne s’en excusera jamais : « J’ai eu le tort de l’ouvrir ; j’aurais mieux fait de rester à ma place. Mais aujourd’hui encore, je défis qui que ce soit de m’apporter la contradiction sur ce que j’ai pu écrire à cette époque ».

 Qu'à cela ne tienne ! Rien ne remplace une biographie ! Celle de l’enfance ; sans oublier, en ce qui concerne notre auteur, la généalogie de la famille Destouches.  

_________________ 

 

  Fils de Fernand Destouches issu d'une famille de petits commerçants et d'enseignants, et de Marguerite Guillou, famille bretonne venue s'installer en région parisienne pour travailler comme artisan…

Le Père de Céline, homme lettré mais incapable d'épargner à sa famille la hantise du prochain terme à payer (hantise qui sera très longtemps aussi celle de Céline) était opposé aux études, gardant à l'esprit sa propre expérience : "Les études, c’est la misère assurée » disait-il à son fils".

Une mère dentellière, travailleuse indépendante qui vivra péniblement de son métier et de sa boutique…

Lourd de sens, Céline ajoutera : « On a toujours été travailleurs dans ma famille : travailleurs et bien cons ! » (c'est là le fils d'une mère artisan et d'un père déclassé qui s'exprime, et non un fils d'ouvrier ; distinction importante).

Certificat d’études en poche, un rien désœuvré, Céline s'engage dans l’armée très tôt, même si, en 1919, il reprend le chemin de l’école, passe son Bac - il a alors 26 ans -, avant d’embrasser la médecine, sa véritable vocation dès l’enfance ; il se dit « guérisseur dans l’âme ». Il étudiera la médecine dans les livres, seul, le soir, tout en travaillant le jour, même si jamais cette médecine ne lui permettra de joindre les deux bouts (… de payer son terme) ; il fermera son cabinet de Courbevoie très vite après son ouverture – fait lourd de conséquences.

Céline conjurera ce qui n’est pour l’heure qu’une déconvenue, en se lançant dans l’écriture, et entreprendra un long, un très long Voyage (2)

Il poursuivra sa vocation de médecin auprès des pauvres – dans les dispensaires -, non pas par charité mais, de par son appartenance sociale et après l’échec de son installation à Courbevoie, Cécile ne pouvait en aucun cas prétendre à une meilleure situation et à une autre clientèle.

 

***

 

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  Sur un plan générationnel, Céline demeure un pur produit de la France de l’après boucherie de 14-18, avec le traumatisme de la trahison de l’espoir et les humiliés de Bernanos ; génération sacrifiée dont nul n’attendait le meilleur ; l’époque l’interdisait : elle n’en avait plus besoin (à ce sujet, difficile de ne pas penser au père de Céline). Aussi, ce meilleur dont l’époque ne savait que faire, cette génération l’a accumulé jusqu’à devenir une force. Et quand cette force s’est libérée, de quoi a-t-elle accouché ? De quelles actions vertueuses ? Ou bien, de quels desseins monstrueux pour avoir trop longtemps macéré dans la frustration, le ressentiment, l’impuissance, la retenue et le dépit ?

Cette force a alors donné naissance au pire qui est souvent, en littérature, le meilleur.

 Céline se dit athée et mystique ; craignant sans doute tout autant l’étiquette d’humaniste que celle d’anti-humaniste, il revendique le fait de ne pas s’intéresser aux hommes mais aux choses. Ecrivain et chroniqueur, pour Céline, écrire c’est mettre sa peau sur la table : la grande inspiratrice, c’est la mort ; à la fois risque et certitude que cette mort.

Craintif, très certainement dépourvu de courage physique (3), homme sans joie, chez Céline, le vulgaire, c’est l’homme qui fait la fête ; l’homme qui souffre est seul digne de considération ; et pour cette raison, rien n’est plus beau qu’une prison, puisque les hommes y souffrent comme nulle part ailleurs. Et son Voyage s'en fera largement l'écho... jusqu'au bout de la nuit...

 Nuit noire... pour une littérature de l'échec et du trauma : échec en tant que médecin (sa seule véritable vocation : on ne le rappellera jamais assez !) ; échec de la mère de l'auteur qui mourra épuisée et aveugle à l’ombre du ressentiment d’un mari déclassé ; trauma de la première guerre mondiale.

 Avant de mettre le feu à la littérature, l’exercice de cette médecine qui ne le mettait nullement à l’abri du besoin a sans doute pu contribuer à son dégoût plus social qu’humain (Céline n'a pas toujours su faire un tel discernement) pour cette organisation de l'existence dans laquelle on ne fait décidément que l’expérience de l’échec car, dans les années trente, nonobstant le succès littéraire de son Voyage (à la fois succès commercial et succès d’estime), Céline devra faire face à un nouvel échec : celui de son intégration sociale malgré sa tentative désespérée de rallier à lui les classes dominantes - ou pour faire court : toutes les forces qui combattront le Front Populaire -, à coups de pamphlets antisémites et plus encore, pendant l’occupation, en commettant l’erreur (4) de soutenir un régime et une idéologie par avance condamnés à l’échec.

Encore l'échec !

 

***

 

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  Céline n’a jamais vraiment quitté son milieu familiale ni sa classe : il n'a jamais cessé de "penser" comme elle ; il n’a jamais su s’en affranchir. L’aurait-il fait… nombreux sont ceux qui affirment qu’il nous aurait privés d’une œuvre incomparable. Certes ! Mais... échec après échec, ne sommes-nous pas aussi tout ce que nos prédécesseurs et nos contemporains ont tenté d'accomplir ? Pays, Etats, régimes, nations, continents, cultures, individus, seuls ou bien en grappes indissociables, nous tous, n'héritons-nous pas de leurs échecs comme de leurs réussites ?

Si, pour citer notre auteur, l'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches, Céline n’a jamais cessé d’être ce caniche et tous ses personnages avec lui ; personnages pour lesquels le calice de la réussite est passé loin, très loin d'eux ; calice qu’il ne leur a jamais été permis d'entrevoir, encore moins de saisir, eux tous pourtant à la tâche, jour après jour, indéfectibles, comme d’autres... au temple, zélés et fervents...

Choisissant alors de retourner toute la violence de son échec et celle d'un déterminisme social dont les parents de l'auteur furent les victimes muettes et résignées, non pas contre lui-même - ce qui nous aurait privés de son œuvre -, mais contre ses contemporains ; et les "heureux élus" auront pour noms : les plus faibles pour commencer - les pauvres qu’il a soignés sans profit ; puis la communauté juive – communauté incarnant la réussite sociale ; et en médecine, cette communauté n’était pas la dernière à s’imposer non plus…

Violence donc… bientôt étendue à toute la société ; et pour finir : à tout le genre humain.

 

***

 

  N’en déplaise à Nietzsche : et si le ressentiment à son paroxysme qu'est la haine était le sel de la terre, un moteur créatif sans rival et qui ne cessera jamais de nous surprendre ? Après Matthieu, Céline accouchant d’un évangile d’un nouvel ordre : un évangile vengeur... même privé d’une revanche digne de ce nom.

Mais alors, Céline aura-t-il été de ceux qui, à leur insu semble-t-il, auront longtemps poursuivi en vain une quête qui cachait un besoin insatiable d'absolu à la racine duquel on trouvera très certainement une recherche effrénée de leur propre salut ?


_________________________

 

1- On ne le précisera jamais assez : la haine célinienne est déjà bien présente dans "Voyage au bout de la nuit".

2 - Il se vantera d’avoir écrit son "Voyage au bout de la nuit"… avec pour seul souci : être à l’abri du besoin, assuré qu’il était du succès de son récit : « cet ouvrage, c’est du pain pour un siècle de littérature, le prix Goncourt assuré pour l’éditeur qui s’engagera ».

Céline avait vu juste : ce sera le succès, mais le prix Renaudot pour consolation.

3 - Sa courte expérience de la guerre 14-18 aurait-elle révélé chez Céline des manquements - tel que le courage ou la solidarité ?! - face à ses non-compagnons d'armes, zélés jusqu'à la bêtise d'un patriotisme et d'une mort sans profit pour eux ; manquements qui ont très bien pu ternir l'image qu'il avait de lui-même et du genre humain et qu'il ne se serait jamais pardonné ; d'où un sentiment de culpabilité dont il lui a fallu, pour survivre... se libérer en imputant ces manquements à tout le genre humain : lâcheté, naïveté, fanatisme et bêtise incommensurable chez les plus humbles et les plus modestes ?

4 - A la décharge de l'auteur... on précisera : erreur due à l’absence de culture politique et historique au sein d’une classe dépourvue des outils conceptuels propres à la compréhension de l’organisation d'une société.

On pensera aussi au suicide social d'un Céline pour qui le peuple n'est qu'une masse sans forme et sans distinction "... dont le sadisme unanime procède avant tout d'un désir de néant profondément installé dans l'Homme... une sorte d'impatience amoureuse, à peu près irrésistible, unanime, pour la mort" et à ce sujet, il semble que Céline ait partagé ce désir et cette impatience.

 Pour ce qui est de l'idée de décadence qu'il partageait avec Drieu la Rochelle, entre autres, ne l'a-t-il pas épousée comme personne cette décadence en soutenant un régime décadent par excellence : celui des Nazis ?!

Quant à ce monde dans lequel il n'y aurait rien à sauver, Zola dont Céline aurait très bien pu être le fils naturel - il en avait toutes les dispositions -, n'a-t-il pas su, dans le ruisseau de la condition humaine y chercher et y trouver de l'espoir et parfois même, du sublime ?

Céline choisira « l’Assommoir » comme référence - titre qui convenait tout à fait à l’idée qu’il se faisait des pauvres en général, et des ouvriers en particulier -, omettant sans doute volontairement « Germinal » ; lui pour qui rien ne devait germer, jamais, de l’espèce humaine mais bien plutôt, pourrir.

 Au sujet de Zola, se reporter au texte de Céline : Hommage à Zola - Médan octobre 1933

 

____________

 

Pour prolonger, cliquez : Marc-Edouard Nabe sur Céline


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48 réactions à cet article    


  • Jean-Yves TROTARD Jean-Yves TROTARD 11 janvier 09:39

    @Choucas
             


               Ami entends tu le vol noir des choucas sur notre langue Française ?

  • Massada Massada 11 janvier 09:34

    Les livres de Céline seraient-ils réédités si on remplaçait les mots JUIFS par MUSULMANS ?



    • Christian Labrune Christian Labrune 11 janvier 12:01

      Les livres de Céline seraient-ils réédités si on remplaçait les mots JUIFS par MUSULMANS ?
      ...................................................................... .................
      @Massada
      Après cette question, qui va directement à l’essentiel, tout ce qu’on pourrait ajouter serait pur bavardage. La réponse est forcément : NON.

      Ou bien il y aura une réponse pour expliciter ce nom, ou bien ce sera la cascade de propos antisémites que cet article, comme tant d’autres, espère susciter, et qu’AvoraVox laissera passer, bien que sa charte précise explicitement :

      "Les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, négationnistes, sexistes ou en général contraires à la loi ne sont pas acceptés "


    • Christian Labrune Christian Labrune 11 janvier 12:03

      ERRATUM
      Ou bien il y aura une réponse pour expliciter ce NON (et non pas « ce nom »)
      excuses


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 11 janvier 13:27

      @Massada


      Ca n’aurait pas été nécessaire puisque de tels ouvrages n’auraient jamais été interdits de publication.
      La bonne blague !

    • Serge ULESKI Serge ULESKI 11 janvier 13:29

      @Christian Labrune



      Ca n’aurait pas été nécessaire puisque de tels ouvrages n’auraient jamais été interdits de publication.
      La bonne blague !

    • Christian Labrune Christian Labrune 11 janvier 13:47

      Ca n’aurait pas été nécessaire puisque de tels ouvrages n’auraient jamais été interdits de publication.

      @Serge ULESKI
      Vous faites bien d’utiliser le conditionnel : l’équivalent des pamphlets crapuleux de la petite raclure de Meudon n’ayant jamais existé dans la « littérature » française, je vois mal qu’on puisse jamais le rééditer.
      Malgré les horreurs dont on a pu être témoin en France ces dernières années, il n’y aura personne non plus en France pour écrire de pareilles saloperie.
      « Vous n’aurez pas notre haine », s’appliquaient à répéter à l’envi des proches des derniers attentats. Et pourtant, personne n’aurait pu leur reprocher la haine des tueurs qui venaient de les priver d’un parent ou d’un ami.
      Il y a en France une détestation de l’islam comme il y a une détestation du communisme et du nazisme, qui auront aussi causé beaucoup de morts, mais pas la moindre haine des « musulmans » ordinaires.


    • marceau 11 janvier 17:39

      @Massada

      Juif cela désigne une appartenance raciale, musulman une appartenance religieuse !


    • marceau 11 janvier 17:47

      @Massada

      -Déjà la comparaison n’est pas recevable puisque « juif » désigne une appartenance raciale, alors que « musulman » désigne une appartenance religieuse.


    • Christian Labrune Christian Labrune 11 janvier 18:43

      « juif » désigne une appartenance raciale, alors que « musulman » désigne une appartenance religieuse.
      ...................................................................... ......................
      @marceau
      D’abord, les races n’existent pas. Ensuite, si vous confondez avec la couleur de la peau, il y a des Juifs de toutes les couleurs ; ceux d’Ethiopie sont noirs, comme l’était probablement la reine de Saba, et ceux qui vivent en Inde ressemblent aux Indiens. Les Juifs, partout, sont ceux qui se transmettent de génération en génération les rouleaux de la Torah et auront projeté durant des siècles, même quand ce n’était pas possible, d’être « l’an prochain à Jérusalem ». Bref, c’est plus qu’une culture, c’est une civilisation, et nous sommes peut-être plus encore, nous autres Européens, les héritiers de Jérusalem que ceux d’Athènes.
      N’importe quelle encyclopédie vous aurait permis d’éviter d’écrire -et en double exemplaire !- une pareille incongruité.


    • Et hop ! Et hop ! 12 janvier 00:03

      @Massada : 


      Dans ses livres Céline s’attaque avec verve à toutes les catégories de peuples et de gens, 
      il n’y a que pour la catégorie des Juifs que ça pose problème.

    • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 janvier 14:00

      @Serge ULESKI


      .......puisque l’on peut sans risque à peu près dire, écrire et dessiner tout ce que l’on voudra sur et à propos des Musulmans, derrière lequel se cacherait l’Arabe et derrière l’Arabe, le Palestinien.

    • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 janvier 14:02

      @Et hop !

      Céline, c’est la haine de l’humanité en général, des pauvres qui mendient leur dignité et des Juifs en particulier.

    • OMAR 12 janvier 14:09

      Omar9

      @Massacrada

      L’artiste et humoriste DIEUDONNE aura-t-il été frappé d’ostracisme, interdit de production, harcelé, poursuivi en justice et condamne, s’il avait remplacé les mots JUIFS, par MUSULMANS ?

      https://www.youtube.com/watch?v=ng1qwl-vUqk

      Là, la réponse ne fait aucun doute : cela aurait été simplement et systématiquement : JAMAIS !!!

      Mais, c’est vrai, vous les sionistes, êtes le Peuple Elu, donc pas touche....


    • pipiou 13 janvier 20:50

      @Massada
      Les caricatures de Mahomet, tu n’en as pas entendu parler, c’est trop loin de chez toi ...
      L’antisémitisme est interdit en France, pas l’Islamophobie.


    • L’antisémitisme s’inscrit toujours dans nos failles narcissiques. C’est toujours la faute du juif. Pour ne pas affronter le père. Ou d’accepter humblement notre destinée en tentant de l’améliorer. Cela évite au moins le retour de bâton.


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 11 janvier 13:28

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.


        L’antisémitisme est mort avec la défaite du nazisme. Reste alors des officines telles que le CRIF et l’Agence Juive (et des publications telles que Le monde juif) - ainsi que de leurs relais dans les médias - qui sont au service non pas de la concorde mais de la discorde en soutenant bec et ongle un Etat étranger, Israël, dont il n’y a plus rien à sauver depuis 1967, tout en tordant le bras à notre diplomatie dont il n’y a plus rien à attendre non plus, sans oublier le cynisme de l’exploitation du ressentiment à leur égard aux fins de procès en antisémitisme contre tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause leur légitimité et leurs agissements. Ce qu’on pourra difficilement leur pardonner c’est d’avoir fait de « nos Juifs français ou Français juifs » des Israéliens, certes avec leur consentement. Mais n’empêche... les « élites » juives ou plus correctement « les leaders juifs d’opinion » sont les pires ennemis des « Juifs du quotidien », et ce depuis des lustres.... l’histoire devrait très certainement le confirmer pour peu que l’on cherche et que l’on se décide à trouver.


      • @Serge ULESKI
        Ayant eu un grand amour juif, le sujet a toujours tendance à me faire sortir de mes gonds. Mais il est vrai qu’ils étaient de gauche et anti-sionistes. Oui, je pense qu’il y a deux rivières parmi les juifs. L’une descendant d’Abel et l’autre de Caïn ? Je ne sais. Mais doit-on pour autant imputer la pauvreté dans le monde aux seuls juifs. Mais bien plus à un problème de contraception,....


      • Christian Labrune Christian Labrune 11 janvier 14:13

        « les leaders juifs d’opinion » sont les pires ennemis des « Juifs du quotidien », et ce depuis des lustres...
        ==============================================
        @Serge ULESKI
        Dans l’immeuble où j’habite, j’ai plusieurs voisins juifs. Des portes étaient encore une fois salopées, hier : multiples dessins obscènes, injures antisémites. Soyons précis : « J’encule les Juifs », par exemple, sur la porte des escaliers.

        Ces sortes de graffitis auront été probablement inscrits par des « leaders juifs d’opinion »

        Plusieurs dizaines de milliers de Juifs du département 93, parmi les moins défavorisés, auront préféré ces dernières années déménager vers un 17e arrondissement plus civilisé. Les déclarations imbécilement pro-palestiniennes d’un Macron ; l’approbation, plus récemment d’un premier ministre indigne de cette fonction, de la réédition de ce qu’on a pu voir de plus crapuleux dans la « littérature » française, sont des encouragements à l’antisémitisme. Il ne restera bientôt plus à ces déplacés de l’intérieur, si ce qu’il reste de Français civilisés ne réagit pas aux persécutions dont ils sont les victimes, qu’à faire leur alya.

        Est-ce que ce sont encore les « leaders juifs d’opinion » qui essayaient d’incendier les synagogues du côté de Créteil durant l’été 2014 ?
        Leurs pareils faisaient la même chose hier dans l’île de Djerba, dans une Tunisie où les cent mille juifs de 48 ne sont plus désormais que 1500 et sont probablement les premiers responsables des malheurs actuels du pays.

        Combien de Juifs reste-t-il dans les pays musulmans ? Au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Syrie, en Irak, en Egypte ?
        Ils étaient 230 mille en 45 au Maroc ; ils n’y sont même plus cinq mille.
        Plus de huit cent mille, depuis 48, auront dû quitter des pays où leurs plus lointains ancêtres étaient installés quelquefois des siècles avant l’apparition de l’islam. Leurs biens, le plus souvent, auront été confisqués.

        Quand on est musulman, il me semble qu’il vaudrait mieux observer sur toutes ces questions un silence prudent, et ne pas ajouter l’infamie des propos à l’abjection de comportements, partout les mêmes, que les historiens ont désormais parfaitement établis et documentés.


      • Ben Schott 11 janvier 16:27

        @Christian Labrune
         

        « Dans l’immeuble où j’habite, j’ai plusieurs voisins juifs. Des portes étaient encore une fois salopées, hier : multiples dessins obscènes, injures antisémites. Soyons précis : « J’encule les Juifs », par exemple, sur la porte des escaliers. »
         
        Vous ne savez plus quoi inventer pour assouvir votre petite haine recuite.
         


      • njama njama 11 janvier 17:27

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Les Juifs fonctionnent comme les autres dans les mêmes proportions ou presque, il ne faut en faire des cas singuliers.

        Dans la lutte des classes, les juifs avaient pareillement la leur, capitaliste, bourgeoise. Une classe dominante, et une classe dominée.
        Comme n’importe quels capitalistes ils n’auraient su se passer de leur classe ouvrière, c’est pour cela qu’ils déclarèrent la guerre au communisme.

        L’anticommunisme, profession des sionistes
        http://mai68.org/spip/spip.php?article4974

        Le sionisme est avant tout l’idéologie de la classe dominante juive.


      • Christian Labrune Christian Labrune 11 janvier 17:32

        @Ben Schott

        Encore un qui s’est enlisé le déni, qui n’accepte même pas de voir et d’assumer ce qui résultera directement dans le réel des saloperies que lui et ses pareils auront écrites sur l’Internet, le plus souvent sous pseudonyme, et qui auront encouragé bien des passages à l’acte.

        Ce que j’évoquais n’est rien à côté des violences dont j’aurai pu être le témoin durant les douze années que j’ai passées dans un des pires lycées du 93, et dont la presse refusait alors de se faire l’écho parce qu’à l’époque de Jospin, la pire lâcheté, qui s’observe encore avec le gouvernement actuel, se racontait qu’il ne fallait surtout pas « jeter de l’huile sur le feu ».

        Ce que les ignorants des réalités de la banlieue pourront découvrir en lisant Les territoires perdus de la République, je peux dire que je l’ai vraiment connu de tout près, et même en pire. 

        Des artisans d’un pareil désastre, il n’y a qu’une chose à exiger : qu’ils dégagent, et d’abord de ce forum de discussion qu’ils pourrissent.


      • Ben Schott 11 janvier 17:48

        @Christian Labrune
         

        Bla bla bla.
         
        « il n’y a qu’une chose à exiger »
         
        Exigez, exigez...
         
         
        Vous êtes un cas pathologique, mon vieux.
         
         


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 11 janvier 20:43
        @Christian Labrune

        Départs, revenir, partir... ceux qui connaissant le sujet savent que ce sont généralement les plus religieux et les moins intégrés qui quittent la France. Et moins il y a de religion dans un pays ( et moins de communautarisme par voie de conséquence), plus la concorde est possible. Aussi, difficile de les regretter tous ces départs qui pourraient tout aussi bien, soit dit en passant, concerner d’autres religions et autres sectes bien évidemment....


      • phan 11 janvier 23:14

        @Ben Schott
        Vous ne savez plus quoi inventer pour assouvir votre petite haine recuite.
        Qui connait le digicode ? Qui a salopé qui ? pfff, bon j’ai ma petite idée !


      • Et hop ! Et hop ! 12 janvier 00:07

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.


        Mais non, Céline s’en prend à presque tout le monde, y compris aux Juifs puisqu’ils occupaient le devant de la scène.

      • Et hop ! Et hop ! 12 janvier 00:16

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.


        Tant que des Juifs seront une composante importante de la classe dominante, 
        il y aura de l’antisémitisme.



      • Clocel Clocel 12 janvier 13:50

        @Serge ULESKI

        L’antisémitisme mort, ce serait rendre les juifs à l’humanité ordinaire, intolérable pour la plupart d’entre-eux...

        Traitez-les de goy pendant que vous y êtes !? smiley


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 janvier 13:51

        @Jonas


        Vous semblez avoir tout juste les moyens de vous attaquer et de vous attacher aux effets plutôt qu’aux causes. C’est le propre d’un esprit partisan.

        Au moins sait-on à quel camp vous appartenez.



      • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 janvier 13:52

        @Clocel


        J’ai écrit que l’antisémitisme était mort avec la défaite du nazisme mais pas la résistance et la lutte contre le colonialisme.
        Ne mélangez pas tout svp.

      • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 janvier 13:53

        @Clocel

        « .... traitez-les de goy »... Je ne prendrai ce risque sous aucun prétexte (lol)

      • Jonas 12 janvier 23:06

        @Serge ULESKI « Au moins sait-on à quel camp vous appartenez. »


        Et vous, vous appartenez à l’autre camp ?
        Vous aussi vous voulez l’extermination des juifs, comme l’expriment Qaradawi, Al Arifi, Safwat HIjazi, et autres Al Nabulsi, qui endoctrinent des millions de musulmans à la haine du juif sur les chaînes de télévision arabe ?

      • Garibaldi2 13 janvier 02:08

        @Christian Labrune

        Vous nous servez ’’les territoires perdus de la république’’ à toutes les sauces. Ce livre est une opération d’intox menée par Georges Bensoussanus sous le pseudonyme d’Emmanuel Brenner.

        Vous tentez vainement d’y apporter votre pseudo témoignage de terrain qui ne trompe personne.

        Ce livre collectif a été démonté par Ivan Segré, juif, vivant en Israël, philosophe et talmudiste :

        ’’Mon approche sociologique a été la suivante : s’en tenir aux documents dont Georges Bensoussan a fait lui-même état, à savoir les témoignages des enseignants qui ont été publiés sous sa direction et une étude statistique sur les préjugés anti-juifs chez les jeunes, qui est parue dans le livre « Les Anti-feujs », publié à l’initiative de l’UEJF. Ce sont en effet les deux seuls documents sur lesquels il s’appuie pour fonder sa thèse « ethno-culturelle » d’un antisémitisme d’origine principalement maghrébine. Vous comprenez donc, et c’est là essentiel me semble-t-il, qu’il ne s’agit pas de s’appuyer sur d’autres études de terrain pour réfuter sa thèse, ce qui nous plongerait dans des débats contradictoires au sujet des sources. Il s’agit de s’appuyer exclusivement sur les propres documents que lui, Georges Bensoussan, nous expose en guise de preuves. Or une analyse un tant soit peu critique de ces documents, et j’entends par critique un minimum de rigueur intellectuelle, met en évidence que rien, absolument rien ne justifie d’imputer au jeunes d’origine maghrébine une résurgence de l’antisémitisme dans les Collèges et les Lycées. En revanche, ce qui apparaît très rapidement à la lecture de ces témoignages, c’est qu’une poignée d’enseignants se sont réunis sous sa direction pour nous expliquer que l’antisémitisme, cela commence lorsqu’un surveillant d’origine maghrébine arbore une longue chemise blanche qui recouvre le pantalon, ou qu’on le surprend en train de prier dans une salle servant à ranger les cartes d’histoire-géographie, et que pour finir, ce dangereux énergumène tient, je cite : un « discours rigoriste » aux jeunes maghrébins du collège, à savoir qu’il prône, je cite encore : « l’abstinence en matière d’alcool, de drogue et de sexe ». Or c’est là, selon l’enseignante qui témoigne, la preuve manifeste qu’on a affaire, je cite toujours : à « un militant islamiste d’obédience wahhabite » ! Mais rassurez-vous, la courageuse enseignante nous expliquera ensuite qu’elle s’est empressée d’adresser une lettre de dénonciation anonyme au rectorat. La lutte contre l’antisémitisme ne saurait être trop regardante sur les moyens.’’

        source : http://indigenes-republique.fr/la-reaction-philosemite-entretien-avec-ivan-segre/

        ’’Quand Ivan Segré, juif de l’étude qui vit avec sa famille à Tel-Aviv, a écrit le livre le plus rigoureux, le plus rationnel, le plus calme et le plus documenté sur la logique de nos inquisiteurs et les ressorts véritables de la traque aux « antisémites », livre titré La Réaction philosémite, le boycott a été complet sur cet ouvrage capital, et quand parfois il en a été question, ce fut dans le style « Si un juif, qui plus est religieux et qui vit en Israël, a pu écrire des choses pareilles, la seule chose à faire est de ne pas le lire et de ne pas en parler ». Bref ; tenons pour rien ce genre de juif.’’

        source : https://lundi.am/1967-2017-A-mes-amis


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 14 janvier 16:32
        @Jonas

        N’empêche que personne ne nous demandera de choisir entre les uns et les autres ; on les renvoie dos à dos... ce sont les mêmes !

      • Garibaldi2 15 janvier 05:58

        @Garibaldi2

        Correction :

        Il s’agit de Georges Benssousan

        Il ne s’agit pas d’une faute de frappe mais d’un problème de copier/coller (sous -> so us).


      • Mais et je suis obligée de le reconnaître, trois juives sont derrière la théorie du genre, de la GPA  et la PMA. Roudinesco, Butler et Iacub. Syndrome de Stockholm,.... ????


        • njama njama 11 janvier 18:36

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          ... derrière la théorie du genre, de la GPA  et la PMA.
           Comme cela ne va pas à l’encontre de la matrilinéarité, c’est le ventre de la femme qui fait le Juif, une imbécilité talmudique pour vraisemblablement cultiver l’endogamie religieuse, culturelle, sociale, ...), peut-être pas étonnant que des juives en sont les promotrices (?)
          (Qiddouchin 68b : « Ton fils né d’une femme juive est appelé “ton fils”, tandis que ton fils né d’une idolâtre n’est pas appelé “ton fils”. »)


        • Et hop ! Et hop ! 12 janvier 00:14

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          A l’origine de l’idéologie du gender, il y a « La Personnalité autoritaire » de Theodor Adorno, ainsi que « La Société ouverte et ses ennemis », de Karl Popper, bases de tout le programme de subversion de l’École de Francfort, puis de Chicgo, financé par des fondations comme Hoover, Ford, l’Open society de George Sorros, etc… 



        • @Et hop !


          Merci, j’ai fais beaucoup de recherches sur le sujet. Etant totalement opposée à cette manipulation de l’humain, il me fallait comprendre. Toutes les psys juives ne sont pas en accord (ou n’étaient) avec cette déshumanition. Lire :Le corps comme miroir du monde
          Livre de Janine Chasseguet-Smirgel. seulement, certaines choses méchappent. En cherchant bien sur Google, Chasseguet était proche de Finkielkraut qui lui même a défendu Sarkozy (l’homme à la Rolex) et est ami avec, tenez-vous bien : MarcellA IACUB. Mais en remontant à la source, c’est un belge : Guy Hocquenghem qui est l’initiateur du mouvement LGBT (un juif). Je n’ai pas le temps d’écrire un livre sur le sujet. Mais cela devait être dit. N’en tirez pas de" conclusions trop hâtives. Je n’ai rien contre les homosexuels. Je suis juste totalement opposée au trans-humanisme et autre théories du genre. Formée à lutter contre celle-ci, justement par un juif,... L’affaire est complexe.

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