• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Penser ou repenser l’écologie

Penser ou repenser l’écologie

A aucun moment, l’extrême gravité de la crise écologique et les défis écologiques du XXIe siècle qu’elle suppose n'ont été et ne sont placés au coeur des préoccupations des dirigeants politiques de Droite comme de Gauche. A aucun moment les difficultés financières et économiques de la France ou de l’Europe, mais également celles de l’ensemble des pays occidentaux, n’ont et ne sont reliées aux difficultés d’approvisionnement en énergie. A aucun moment la menace du réchauffement climatique, le décalage entre les ressources disponibles et la croissance démographique, la faiblesse des stock alimentaires ou l’effondrement de la biodiversité n’ont et ne trouvent leur juste place dans leurs discours et à fortiori dans leurs actions politiques.

Depuis de trop nombreuses années, en quelques mois, nous dépassons largement le niveau des ressources naturelles que peut générer la Terre en un an. Comme les découverts écologiques se sont ajoutés d’une année sur l’autre (comme les déficits publics se cumulent dans la dette), la dilapidation du capital naturel commence de plus en plus tôt. Nous vivons depuis trop longtemps écologiquement « à découvert » et il n’y aura pas une autre planète à laquelle on pourra faire appel pour « recapitaliser » les ressources naturelle de notre bonne vieille terre nourricière.

Des voeux exprimés lors conférences climat qui sont sous haute surveillance des lobbies

Bien que régulièrement, les dirigeants politiques de la planète soient contraints d’assurer un service minimum dans ce domaine et se retrouvent pour des conférences sur le climat, où en final, lorsque l’on en fait le bilan, sans rire, on peut les comparer à de sympathiques « dîners de cons ». Les lobbies du Nucléaire et des l’industries agro- chimico- pétrolières ne vont d’ailleurs cesser d’ironiser et surtout empêcher que les contraintes dues aux quelques engagements pris, notamment pour réduire les gaz à effets de serre, développer les énergies renouvelables, qui n’en ont que le nom, ou engager la transition énergétique, ne puisse se réaliser…A moins que dans les salons feutrés de l’un ou de l’autre de ces lobbies, ils jugent qu’au fond les engagements à minima pris par les responsables politiques, à ces « dîners de cons », représentent pour eux un nouveau champ de business, dès lors des campagnes de marketing vont se mettre en place et nous vanter la « croissance verte » comme la nouvelle formule miracle qui va « redonner de la croissance et des emplois… » Dans le cas contraire, s’ils estiment que cela ne leur rapportera rien, ou si peu, en regard des investissements qu’ils devraient consentir, ils vont rester positionner sur leurs marchés traditionnels et contraindront les gouvernements, de Gauche comme de Droite, à des contorsions frisant même le ridicule pour nous faire avaler le prétendu « blocage de Bruxelles… »

Ils n’hésiteront pas à cumuler activités réparatrices et activités destructrices de l’environnement

Dans tous les cas, mais comment pourrait-il en être autrement, même s’ils jugent qu’au fond les décisions politiques prises pour réduire les pollutions et les gaz à effet de serre, engager des campagnes d’économie d’énergie, développer des « énergies renouvelables » etc. sont un nouveau champs de business, les lobbies s’y engouffreront, mais ne cesseront pas pour autant leurs activités lucratives qui vont à l’encontre de ces décisions que leur procure leurs marchés traditionnels… Comment pourrions nous imaginer que la FNSEA concède quoi que ce soit, à part de soigner un peu plus, qu’elle ne le fit par le passé, sa communication, de même que les nombreuses sociétés qui ont démarré des campagnes de publicité pour rendre les cerveaux disponibles à la consommation de leurs produits, tel « Mac’DO » avec des pleines pages montrant son intégration dans l’économie nationale, source d’emplois. Oubliant au passage de préciser sa participation active à la déforestation. Lorsque l’on consomme un Hamburger c’est 5m2 de surface boisée qui disparaît, il s’en consomme environ 62 millions par jour, sans compter l’impact sur la santé, ainsi que sur la couche d’ozone à cause du méthane émis par les bovins et du pétrole nécessaire au fonctionnement des unités de production. Ou encore TOTAL qui se présente comme un parangon de vertus écologiques en vantant le rachat d’une entreprise US de photovoltaïque, ce qui lui permet de faire passer discrètement les 190 milliards annuels de business pétrolier et schisteux, sans compter les fortes pressions qu’elle exerce pour l’exploitation des huiles et gaz de schistes en France et en Europe. Autre exemple, avec certaines enseignes, de la grande distribution qui jouent l’image de la démocratie, vantant dans la pub leur souci de demander l’avis des consommateurs pour en faire des acteurs de la participation aux décisions !!! Alors que nous connaissons le rôle particulièrement néfaste et moteur des monopoles de la distribution alimentaire qui poussent inéluctablement le système agricole vers la folie de gigantesques lieux de production intense avec des usines aux « Mille vaches », voire demain aux dix mille, ou usines d’élevage aux « deux cent cinquante mille poulets », ceci n’étant d’ailleurs qu’un début de rattrapage en France de ce qu’il se fait déjà ailleurs à une tout autre échelle, notamment dans le désert chez nos « amis » Arabo- pétroliers.

Baye, baye l’holocène, Bienvenue dans l’Anthropocène … Pour le pire à venir ?…

L’influence de l’homme a atteint une ampleur, telle qu’elle précipite l’avènement d’une nouvelle ère géologique. Cette nouvelle ère c’est l’Anthropocène, où l’humanité constitue une force planétaire géologique. Depuis deux siècles, nous sommes en train de nous extraire de l’Holocène, une période interglaciaire commencée il y a plus de 10 000 ans et qui a fourni des conditions environnementales extrêmement stables, permettant le développement mondial que nous connaissons.

C’est le géochimiste et prix Nobel Paul CRUTZEN qui, dans un article de la revue « Nature « en 2002, a avancé la thèse que, depuis deux siècles, la Terre est entrée dans un nouvel âge géologique marqué par la capacité de l’homme à transformer l’ensemble du système Terre. Encore tout récemment, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) annonçait sa certitude désormais quasi absolue à 95% sur l’origine humaine des changements climatiques et des pressions telluriques qu’il exerce.

Interdire de breveter le vivant

Breveter le vivant, tel que l’autorise actuellement l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), revient à privatiser des découvertes réalisées dans le domaine de la botanique, de la génétique, etc., avec pour conséquences prévisibles l’extension des cultures transgéniques, la spoliation des savoirs indigènes, la contrainte pour les agriculteurs de la planète de racheter des semences auparavant obtenues gratuitement, la négation du principe de précaution au plan de l‘environnement et au plan sanitaire, et le contrôle de la recherche publique par les firmes privées. 

Il convient donc d’inscrire dans le marbre d’un texte constitutionnel, à la fois le constat que nous sommes entré dans une nouvelle ère géologique et l’interdiction de breveter le vivant. La charte de l’environnement ayant valeur Constitutionnelle doit faire l’objet d'un rajout (en caractères gras) dans l’introduction et dans l’article 1er pour obtenir les textes suivant : 

Le peuple français, Considérant :

« Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l'émergence de l'humanité ; Que l'avenir et l'existence même de l'humanité sont indissociables de son milieu naturel ; Que l'environnement est le patrimoine commun des êtres humains ; Que l'homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ; Que depuis deux siècles, nous sommes en train de nous extraire de l’Holocène, une période interglaciaire commencée il y a plus de 10 000 ans et qui a fourni des conditions environnementales extrêmement stables, permettant le développement mondial que nous connaissons alors que désormais l’influence de l’homme atteint une ampleur, telle qu’elle a ouvert l’avènement d’une nouvelle ère géologique : l’Anthropocène, où l’humanité constitue une force planétaire géologique  ; Que la diversité biologique, l'épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l'exploitation excessive des ressources naturelles ; Que la préservation de l'environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ; Qu'afin d'assurer un développement soutenable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins, que Breveter le vivant, revient à privatiser des découvertes réalisées dans le domaine de la botanique, de la génétique … Avec pour conséquences prévisibles l’extension des cultures transgéniques, la spoliation des savoirs indigènes, la contrainte pour les agriculteurs de la planète de racheter des semences auparavant obtenues gratuitement, la négation du principe de précaution au plan de l‘environnement et au plan sanitaire, et le contrôle de la recherche publique par les firmes privées ». 

Proclame : Article 1er. « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré, respectueux des autres espèces animales et de la santé. Les mauvais traitements aux animaux, de quelques manière que ce soit, tels que des spectacles mettant en scène la souffrance animale sont interdits et pour les contrevenants sévèrement sanctionnés, de même l’abattage sans étourdissement préalable ne doit souffrir d’aucune dérogation. Breveter le vivant doit être également interdit ».

Pas de transition écologique sans transition démographique

Dérives climatiques, pollutions diverses, accumulation incontrôlée de déchets, Nucléaire, gaz de schiste, pic pétrolier, OGM, pesticides, agro- productivisme, élevages industriels de plus en plus gigantesques, circuits longs et énergivores, cancérogenèse environnementale, crises alimentaires etc. Autant de fléaux qui ne cesseront de croître et, malgré tous les efforts qui seront faits, resteront des problèmes insolubles, si l’on ne s’attaque pas fondamentalement à la « racine du mal » : la Bombe D (Démographique). Certes, la question de la problématique concernant la population Humaine est un sujet tabou, y compris pour de nombreuses associations, partis ou organisations écologistes. 

Aujourd’hui, alors que l’explosion de la bombe démographique ne cesse d’avoir des effets collatéraux de plus en plus néfastes, dus, notamment à l’occupation de l’espace et à la dilapidation des terres arables à raison d’environ cent mille km2 par an (en 40 ans la surface des 28 pays de l’Union Européenne) qui s’accompagne de l’épuisement des ressources et des énergies fossiles. 

En 1960, la France comptait un peu moins de 45 millions d’habitants, contre plus de 65 millions aujourd’hui qu’il faut nourrir (la population de la planète ayant plus que doublé). Entre 1960 et 2010 la superficie agricole a baissé de 20 %, soit 7 millions d'hectares, souvent parmi les meilleures terres qui ont disparu sous le béton, l’asphalte des routes et des 5 000 km2 de parkings. Au début des années 1960, 40% de la population Française est encore rurale, contre 13% en 2010 et l’on passe de 2,3 millions d’exploitations agricoles à 514 800. On voit se créer de plus en plus de grandes entreprises sociétales agricoles, annexes des multinationales de l’agro -business alimentaire. Quand les plus petites exploitations agricoles disparaissent, celles qui subsistent augmentent en taille (de 45 ha à 55 ha en moyenne). La croissance démographique de la population Française, avec l’étalement urbain et péri urbain qui en découle, s’accompagne actuellement d’une perte accélérée, jamais atteinte, des terres arables de 26 m2 par seconde, soit 224 hectares par jour et plus de 80 000 hectares par an… Les villes continuent de s'étaler plus rapidement que leur population ne s'accroît. 

S’il y a une urgence c’est bien celle de graver dans le marbre de la Constitution la problématique démographique. A savoir dans la charte de l’environnement qui lui est annexée et qui a valeur Constitutionnelle. Dès lors, les comportements des responsables politiques seront contraints de l’intégrer dans leur réflexion et de prendre les décisions conformes au droit.

L’actuel article 6 de la charte de l’environnement est ainsi libellé : « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social ».

Après modification voici un nouveau texte modificatif qui pourrait être ainsi libellé : « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement soutenable par la fin de l’obsolescence programmée et une décroissance objective équitablement répartie. A cet effet, elles doivent concilier la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social qui ne peut se concevoir avec une croissance démographique constante, qu’il est donc urgent de maîtriser et stopper par des politiques spécifiques qui ne sauraient encourager, sous quelque forme que ce soit, la natalité et dont il faut, sur le plan pédagogique, ne cesser de démontrer les effets néfastes dus au problèmes de surpopulation ».

Je ne doute pas que pour ce texte, certains estimeront que c’est excessif, quand d’autres le jugeront insuffisant, mais il faut bien comprendre les différents blocages culturels, souvent pour des raisons cultuelles qu’il faut dépasser et dans ce cas il faut commencer par modifier certaines formules tarte à la crème avec leur sens, telle qu’elles sont inscrites dans la charte de l’environnement :  « Concilier la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social » Cette formulation de type »passe partout » est d’ailleurs contradictoire, il convient de la compléter par : « Qui ne peut se concevoir avec une croissance démographique constante  », cela permet d’y intégrer ce qui est le plus important à savoir :  » Qu’il est donc urgent de maîtriser et stopper par des politiques spécifiques qui ne sauraient encourager, sous quelque forme que ce soit, la natalité… »

On ne peut Penser écologie, sans penser défense animale

Qu’il s’agisse de la maltraitance des animaux par les « jeux du cirque » telle les corridas, qu’il faut interdire ou l’interdiction de l’abattage sans étourdissement préalable et afin qu’elle ne souffre d’aucune dérogation, il faut l’inscrire également dans le marbre de la constitution en modifiant l’article 1er de la charte de l’environnement qui est ainsi libellé : « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».

Cet article doit être modifié et ainsi libellé : « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré, respectueux de la santé et des autres espèces animales. Les mauvais traitements aux animaux, de quelques manière que ce soit, tels que des spectacles mettant en scène la souffrance animale sont interdits, de même que l’abattage sans étourdissement préalable qui ne doit souffrir d’aucune dérogation ».

Manger »végétarien » au moins une fois par semaine, C’est tout de même plus appétissant qu’un hot dog ou un Hamburger, bien meilleur pour la santé et pour la planète. Les animaux vous diront également merci…

Documents joints à cet article

Penser ou repenser l'écologie Penser ou repenser l'écologie Penser ou repenser l'écologie Penser ou repenser l'écologie Penser ou repenser l'écologie Penser ou repenser l'écologie

Moyenne des avis sur cet article :  4.79/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

53 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 26 novembre 2014 09:27

    a ce propos voici une vidéo edifiante :
    .
    voir : SANS UN MOT, CETTE VIDEO VOUS RENDS MUET EN 6 MN


    • JL JL 26 novembre 2014 09:38

      Et le pire de tout ça, c’est que la nation crève d’un chômage prohibitif.

      Le capitalisme devient monstrueux. Barjavel disait du pétrole : du jus de cadavre ? C’est aujourd’hui ce que nous pouvons désormais dire des profits.

      Mais ceux qui font ces horreurs ou boivent ce jus de cadavres se moquent bien que la nation crève,.


    • Le p’tit Charles 26 novembre 2014 10:31
      Penser ou repenser l’écologie...L’idée est bonne..mais hélas ceux qui sont en politique le sont pour faire carrière avec un bon salaire (hélas)...Il faut en premier repenser la surpopulation de notre planète...Comment voulez vous avec 7,2 milliards d’individus faire de l’écologie.. ?

      • JL JL 26 novembre 2014 10:33

        ’’Comment voulez vous avec 7,2 milliards d’individus faire de l’écologie.. ?’’

        Facile ! Remplacer les machines par la main d’œuvre, et produire localement.


      • Le p’tit Charles 26 novembre 2014 11:12

        heu...l’utopie est néfaste pour la santé morale d’un individu.. !


      • sylvie 26 novembre 2014 12:03

        Désolée Claude, l’utopie est le moteur du progrès, du vrai progrès.


      • Abou Antoun Abou Antoun 26 novembre 2014 12:16

        L’idée est bonne..mais hélas ceux qui sont en politique le sont pour faire carrière avec un bon salaire
        Le problème est insoluble en l’état actuel des choses. Le système n’autorise pas la venue au pouvoir de personnes réellement préoccupées des problèmes du moment (n°1 surpopulation humaine et société de consommation).
        Donc nous continuerons à élire des Sarko des Hollande ou leurs semblables, reflets de notre propre nullité, jusqu’à ce que la catastrophe devienne évidente. Il sera alors sans doute trop tard.


      • Le p’tit Charles 26 novembre 2014 12:29

        sylvie... L’utopie désigne une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d’utopique consiste à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel... Cette polysémie, qui fait varier la définition du terme entre texte littéraire à vocation politique et rêve irréalisable, atteste de la lutte entre deux croyances, l’une en la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle, l’autre sur la dissociation radicale du rêve et de l’acte, de l’idéal et du réel....Au choix.. !


      • JL JL 26 novembre 2014 13:25

        Oui, c’est sla, c’est utopique.

        Les anciens ne savaient pas que c’était utopique, alors ils le faisaient.

         smiley


      • Abou Antoun Abou Antoun 26 novembre 2014 13:39

        heu...l’utopie est néfaste pour la santé morale d’un individu.. !
        A long terme, certainement. On trouve toujours des contre-exemples pour justifier l’utilité du rêve. Je cite :
        « Ils ne savaient pas que c’étaient impossible, alors ils l’ont fait ! »
        Sauf que tout cela c’est de la littérature, du cinéma. La plupart des choses raisonnablement impossibles sont effectivement impossibles et le statisticien finit toujours par avoir raison. Mais c’est sûr quand on n’a plus d’espoir, on rêve, on joue au loto.


      • JL JL 26 novembre 2014 14:06

         

        L’humanité bientôt privée de travail ?

        ’Charles Sannat s’est penché sur le monde du travail et l’impact de la robotisation sur la population mondiale. Selon lui cela devrait provoquer une raréfaction du travail pour la majorité de la population. Le 25 novembre dans Les Experts présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.’’


      • JL JL 26 novembre 2014 14:38

        Abou Antoun,

        vous savez au moins, de quoi je parle ?

        J’ai dit que les anciens ne savaient pas que produire localement et sans machines était utopique au sens des modernes, et qu’ils l’avaient fait. Quelque chose contre ça ?


      • Abou Antoun Abou Antoun 26 novembre 2014 16:11

        JL,
        Ne vous sentez pas visés, vous n’êtes pas dans ma ligne de mire.
        il se trouve que j’ai repris une citation bien connue sous une forme très voisine de la vôtre (que je n’ai vue qu’après).
        Bref je veux dire que les utopistes quand ils défendent leur bout de gras c’est un peu comme les pêcheurs, chasseurs, cueilleurs des temps modernes. Ils attrapent toujours de gros poissons mais jamais en votre compagnie.
        L’utopie comme idéal vers lequel il faut tendre, pourquoi pas ? Mais il faut garder à l’esprit que cela reste une utopie. La réalité existe et les faits sont têtus, on ne peut se permettre de l’ignorer, surtout en politique.


      • JL JL 26 novembre 2014 16:40

        Abou Antoun,

        je ne parlais pas d’utopie, mais de réalisme. L’utopie c’est de croire qu’on va pouvoir continuer à automatiser encore et encore pour toujours plus de profits, de chômage et de ruine des ressources naturelles..


      • Abou Antoun Abou Antoun 26 novembre 2014 16:51

        L’utopie c’est de croire qu’on va pouvoir continuer à automatiser encore et encore pour toujours plus de profits, de chômage et de ruine des ressources naturelles..
        Alors nous sommes bien d’accord sur ce point ! C’est parfois utile de s’expliquer...


      • dithercarmar dithercarmar 26 novembre 2014 17:52

        P’tit charles bonsoir,

        Il en va de même pour le mot démocratie. Pour très peu, elle est participative, pour beaucoup elle a une signification élitiste. Le mot, comme la réalité est devenu banalement institutionnel (au bout de 5 républiques). Une poignée d’individus dirige 65 millions de personnes (pour la france) et c’est comme cela que l’on camoufle une monarchie « volontaire » en démocratie... par le vote.


      • Nestor 26 novembre 2014 22:07

        Salut,

        « Alors nous sommes bien d’accord sur ce point ! »

        Je le suis aussi ... Sur cette réflexion : « L’utopie c’est de croire qu’on va pouvoir continuer à automatiser encore et encore pour toujours plus de profits, de chômage et de ruine des ressources naturelles.. »

        Oui ça semble aujourd’hui utopiste de penser que notre façon de vivre de l’heure actuelle est et serra infinie ...


      • Nestor 26 novembre 2014 22:30

        On pourrait même presque dire à ce compte là que de toute façon demain serra utopique ... Tous ces problèmes terrestres sont-ils ré-solvables ? Je sais ça fait pessimiste, mais pessimiste n’est-il pas le mot plus objectif et rationnel de l’heure actuelle ? Est être optimiste pour demain est-ce être lucide quand on ne sait pas où on va et où on peut aller ...

        Qui peut savoir de quoi demain serra fait ?

        Par contre à un certain stade quand on a vraiment plus rien à perdre, le pessimiste devrait s’écraser en principe face à l’optimisme ... L’optimisme de mieux reconstruction comme celui de vivre en paix et en harmonie dans un monde meilleur ... Depuis tout ce temps ce serait bon enfin de s’y consacrer à celui-ci, ce monde là !



      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 novembre 2014 10:39

        dithercarmar,
        Ceux qui sont désignés comme les plus capables pour faire fonctionner l’Empire sont présentés aux élections, par les médias. Les autres sont éliminés ou censurés.


        Ils sont interchangeables à volonté, et l’ Empire prend grand soin de ne choisir que des gens qui vont faire passer les intérêts de la finance et des multinationales avant l’intérêt général de leurs pays.

        NB : Quel que soit le mode de désignation, il ne peut rien y avoir de démocratique dans un Empire.
        Il faut d’abord en sortir, ce que vous ne dites pas.

      • Croa Croa 27 novembre 2014 22:21

        « Le problème est insoluble »

        Sauf qu’à ce jour nous n’avons pas essayé le tirage au sort. Au fond la solution est toute simple !


      • dithercarmar dithercarmar 2 décembre 2014 20:14

        Mais fifi,

        Ne pas voter, et un envoi des cartes d’électeurs à des consulats étrangers, etc. C’est en sortir et ne jamais se résigner.
        Il y a des tonnes d’actions toutes capitales, qui, exécutées toutes au même moment commettraient des dommages irréversibles au système. Ne rien faire, c’est : l’inertie dans l’immobilisme. Bref, la france.


      • joletaxi 26 novembre 2014 13:43

        bon
        ça parle de quoi ?
        car j’ai pas envie de ma taper la lecture de ce qui sera probablement le gnagnagna habituel ?

        en tout cas vive l’Europe, qui vient au secours de la zone humide, que si on la détruit on va tous mourir, à Sivens.
        Ou reste Fifi ?


        • Croa Croa 27 novembre 2014 22:27

          C’est bien la moindre des chose : L’Europe, avant tout libérale et donc responsable en majeure partie de ces malheurs, ose laver plus propre à l’occasion. Mais cela ne doit pas nous abuser !


        • Cassiopée R 26 novembre 2014 14:21

          La démographie n’est pas un problème, nous pouvons vivre ensemble avec l’agriculture biologique qui permets de nourrir près de 10 milliards d’habitants sur Terre.

          Il faut aussi savoir sur la démographie, qu’une petite minorité est responsable du réchauffement climatique et la surexploitation des ressources naturelles, ce n’est pas l’humanité dans son ensemble qui surconsomme et surproduit, ce sont les occidentaux qui depuis des décennies sont responsables de cet emballement écologique très grave. L’Afrique est bio-compatible par exemple.

          Ce sont les modes de productions qui sont en cause, et qui créer beaucoup de gaspillages, 51% pour l’alimentation et 53% pour l’énergie, ce sont des gaspillages considérables, c’est pour ça que certains appellent à la sobriété énergétique et alimentaire.

          Puis je poursuivrai par le fait que la Chine, premier pollueur mondial, peut polluer comme elle le veut pendant 15 ans (les délocalisations vont principalement en Chine), c’est à dire jusqu’à 2030. C’est un scandale, la Chine et les capitalistes se soucient peu du réchauffement climatique et de la surexploitation des ressources naturelles, ce qui les intéressent c’est de faire plus de profits, pour pouvoir se goinfrer plus d’argent et avoir plus de pouvoir.

          Entre la bourse ou la vie, les capitalistes (industriels, politiques, financiers, pétroliers,...ont choisi à votre place la bourse car le réchauffement climatique peut créer une asphyxie de Co2 sur la planète, ça s’est déjà passer lors du Permien, et il a été prouvé scientifiquement que le Co2 en était la cause.


          • joletaxi 26 novembre 2014 18:22

            Il faut aussi savoir sur la démographie, qu’une petite minorité est responsable du réchauffement climatique et la surexploitation des ressources naturelles,

            oups, l’expression consacrée est maintenant dérèglement climatique, chaos, etc
            normal, il n’y a plus de réchauffement climatique depuis 20 ans, vous ne le saviez pas ?


          • Cassiopée R 26 novembre 2014 18:29

            L’année 1998 est exceptionnel, sinon il y a une hausse des températures régulière depuis la révolution industrielle.

            Tous les écologistes savent ça.


          • joletaxi 26 novembre 2014 18:53

            si c’est les esrologistes qui le disent,

            bon les autres, même au GIEC ,ils confirment mais un escrologiste en sait plus que tout le monde, sait mieux que tout le monde, a toujours raison,d’ailleurs on se demande pourquoi on discute encore ?
            vivement un gouvernement escrologiste mondial
             


          • Croa Croa 27 novembre 2014 22:32

            Jo sors un peu la tête du sable et regarde autour de toi : Pas besoin d’être écologiste pour être effaré !


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 novembre 2014 10:50

            Hervépasgrave,
            Article 39 du Traité de Fonctionnement de l’ UE :


            « La PAC a pour but n° 1 d’accroitre la productivité de l’agriculture, le développement du progrès technique, le développement rationnel de la production agricole, et l’emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main d’oeuvre ».

            La ferme des 1000 vaches est typiquement le modèle prôné et financé par la PAC.

            Je ne suis pas certaine que les Français approuvent majoritairement ce modèle ?
            De toutes façons, on ne leur demande pas leur avis, on essaie juste de leur cacher que les Traités en sont la cause.


          • Daniel MARTIN Daniel MARTIN 27 novembre 2014 16:19

            Il est évident que d’interdire, par exemple le chauffage au bois relève plus d’une stupidité que d’une efficacité écologique, de même quand certains « écologistes » ne s’attaquent qu’à ce qui n’est que l’écume des choses en oubliant (volontairement) que les problèmes se situent ailleurs. Il est vrai et dans d’autre articles je l’ai souvent mis en évidence par rapport aux problèmes de surpopulation, il y de fortes inégalités d’impact entre un Européen et un Africain subsaharien, sauf que l’on ne peut offrir comme perspective à 3 milliards d’Africains de vivre, consommer et gaspiller comme le font les Occidentaux. vous avez raison, les désastres et pollutions générés par l’usage des engins de guerre sont effectivement considérables, sauf qu’à terme c’est la nature qui reprendra d’une manière ou d’une autre le gouvernail. à lire également


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 novembre 2014 18:51

            Hervé,
            Je n’avais pas remarqué que l’agriculture traditionnelle française fonctionnait hors du capitalisme, merci de m’avoir ouvert les yeux !


            Cette agriculture respectait les sols, le système des bocages, ne polluait pas les nappes phréatiques, les vaches mangeaient de l’herbe, si, si, je vous assure, avant « Soleil Vert », elles mangeaient de l’ herbe ! 

            Si vous ne voyez pas la différence entre l’agriculture traditionnelle et industrielle, je ne peux rien pour vous.

          • Toscan 26 novembre 2014 17:13

            Save the planet, kill yourself


            • gnozd 26 novembre 2014 19:50

              Quitte à me reprendre une volée de bois vert et à me faire traiter de facho « végétaryen » (oui, avec un igrec !) ou de khmer vert, je persiste et signe : la planète a largement les moyens de nourrir 10 milliards de quasi-végétariens, mais surement pas 7 milliards de bouffeurs de bidoche comme on en consomme en occident depuis près de 50 ans.

              Alors que ça plaise ou non, et avant qu’on y soit contraints, commençons par nous réfréner un peu : 1 protéine animale par semaine, c’est largement suffisant pour nos besoins énergétiques.


              • joletaxi 26 novembre 2014 20:55

                les agriculteurs, ces $&$"ù, ;$, depuis toujours ont élevé du bétail, on se demande pourquoi non ?

                http://wattsupwiththat.com/2010/09/11/animal-vegetable-or-e-o-wilson/

                ils ont peut-être remarqué que c’était une façon de valoriser des ressources sinon sans intérêt ?
                hein, le foin, les végans en bouffent ?
                tout s’explique


              • gnozd 26 novembre 2014 23:19

                Les agriculteurs ont souvent élevé du bétail, pas toujours, destiné au départ à leur propre consommation, dans une optique d’économie.
                Rien à voir avec l’élevage industriel.
                Mon père -88 ans-, pourtant issu d’une famille assez bourge, me racontait qu’avant-guerre, on mangeait de la bidoche 1 ou 2 fois par semaine, le vendredi du poisson (évidemment, famille de tradition catho !). lLe reste du temps, c’était quasiment végétarien. Féculents, légumineuses : lentilles, fèves...Tubercules : patates, topinambours (avant que ça devienne le quotidien pendant l’occupation). Verdure, choux, etc...

                La surconsommation de protéine animale telle qu’elle est pratiquée depuis plusieurs décennies est une aberration, sanitaire et environnementale.
                Je ne prone pas un végétarisme à 100%, je dis juste qu’il faut se calmer, sur la bidoche, et les produits laitiers, et le sucre.
                Observez bien le fait que depuis les années 50, toute la politique agricole mondiale est articulée autour des filières viande et sucre. Plus de 50 % des terres cultivables mondiales servent à fabriquer de la bouffe pour animaux d’élevage industriel.
                Alors évidemment c’est impossible de le faire d’un coup. Mais faudrait commencer à y penser avant de ne plus avoir le choix du tout.
                On peut tous faire des « petits gestes ». C’est plus facile de consommer moins de viande que d’arrêter de fumer, par exemple...ou d’arrêter de conduire ! Pour plein de gens, conduire est obligatoire. Bouffer de la viande tous les jours, non.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 novembre 2014 08:11

                gnodz,
                Entièrement d’accord avec vous, 100 gr de protéines par jour pour un adulte, c’est bien suffisant et ces protéines existent aussi dans les légumineuses et les céréales, quand elles ne sont pas raffinées.


              • joletaxi 27 novembre 2014 14:06

                je sais que vous ignorez superbement tout ce qui pourrait aller à l’encontre de vos "croyances, mais ce que vous dites est faux, et vous répétez la propagande habituelle de la secte,ouvrez le lien mis plus haut et observez ce graphique

                Plus de 50 % des terres cultivables mondiales servent à fabriquer de la bouffe pour animaux d’élevage industriel.

                en tout, cela fait 15 % maxi de terres cultivées pour l’élevage, moins que pour l’éthanol, que les zozos verts ont promu , pour sauver les ours polaires.
                Et pour ce qui est de bouffer, faites ce que vous voulez, et ne regardez pas dans mon assiette, marre à la fin



              • alinea alinea 27 novembre 2014 21:36

                J’ai un bout d’explication :
                les nobles de jadis bouffaient de la barbaque trois fois par repas deux fois par jour ; le serf, une fois l’an, le reste du temps, un peu de gras dans la soupe.
                La viande symbolise la richesse.
                Les gens n’aiment pas les topinambours ni les rutabagas, parce que c’est la seule chose que l’on trouvait pendant la guerre ; même s’ils n’ont jamais vécu la guerre.
                C’est une « force d’inertie », une toupie qui finit de tourner ; cela changera de soi-même ; une habitude se perd vite si on le veut car les vrais « viandards » sont plutôt rares !


              • Croa Croa 27 novembre 2014 22:52

                Il fut une époque où la viande symbolisait la richesse sauf que nous avons largement dépassé ce stade  !
                *
                Je viens de revoir il y a peu une de ces scènes récurrentes à la télé où une dame manifestement dans les problèmes de fin de mois (bref une pauvre) se lamentait de ne pouvoir servir de la viande tous les jours à ses gosses... Soyons donc réalistes : il est maintenant OBLIGATOIRE de bouffer de la bidoche à tous les repas sinon t’es foutu ou plutôt t’as l’air minable ! Là où ça se corse c’est juste après quand la même dame remercie Leader-price (vous savez ceux qui vendent des poulets tout pâles ou des saucisses tout aussi douteuses !)


              • alinea alinea 27 novembre 2014 23:07

                Je n’en suis pas sûre !
                Je connais des gens, pas très riches, qui préfèrent jeter que manger deux fois de suite la même chose ; accommoder les restes, c’est un truc de pauvres, alors si on a le nez qui dépasse du ruisseau, c’est comme cela qu’on le manifeste !
                Ceci dit mes chiennes mangent de temps en temps des poulets avec leurs ailes, au moins un blanc, leurs souris, toutes la peau et plein de bonne choses !!


              • Spartacus Spartacus 26 novembre 2014 19:51

                « nous dépassons largement le niveau des ressources naturelles que peut générer la Terre en un an »

                «  la dilapidation du capital naturel commence de plus en plus tôt »

                AAAAAAAH Ca y est ! La date est dépassée. Nous allons mourir ! 
                Nous ne finirons pas la fin d’année....Nous ne verrons pas 2015....
                Y’a plus à manger. C’est trop affreux ! 

                Maltus avait prédit des catastrophes comme par exemple que la Terre est incapable de subvenir aux besoins de ses habitants. Il annonçait déjà en en 1700 des famines imminentes et prônait le directivisme de la population, allant même à suggérer de laisser mourir les pauvres....

                Que les pays qui seraient surpeuplés les plus pauvres, et les riches les moins peuplés.En 2014 on peut constater que, Hong Kong, avec une densité de 6320 habitants/km2 aurait dû être terriblement pauvre, tandis que le Kenya, avec à peine 67 habitants/km2, aurait dû être riche. 

                Que la famine serait présente partout alors qu’on a réussit à la faire disparaite sur terre....

                Maltus c’est trompé et pourtant il avait des statistiques imparables.....
                Al Gore avait prévu il y a 15 ans pour 2014 des canicules....Juillet a été pourri.

                Combien faut il de preuves que les doctrines apocalyptiques relèvent de l’irrationnel doctrinaire ?
                Comment faut il expliquer aux bobos que la période où l’homme a le plus souffert de la pénurie des ressources, c’est la préhistoire, époque où la nature était vierge et luxuriante.

                Nous consommons plus d’une planète ? Aussi faux que débile.

                La terre contient quantité de ressources encore inexploitables. Les géologues estiment qu’on n’exploite même pas 0,1% des ressources présentes dans les profondeurs de la terre et de l’océan. 

                Nous n’avons encore aucune idée de ce que sera notre alimentation et nos sources d’énergie dans quelques centaines voire quelques dizaines d’années. 

                Quand bien même nous exploiterions toute la planète, bonne nouvelle pour les esprits inquiets rien que dans notre petite galaxie, il existe deux mille milliard de planètes… 

                Dans tout l’univers, on estime qu’il existe encore quelques milliards de milliards de galaxies…
                Ca laisse des perspectives !

                • lsga lsga 26 novembre 2014 19:57

                  à part un ou deux détails, je suis 100% d’accord avec le post de Spartacus. 


                • joletaxi 26 novembre 2014 20:48

                  ouais, surtout que dans une de ces planètes, forcément, il en est une où la population, plus avancée que la nôtre a opté pour le communisme, le vrai, le pur.

                  statistiquement, c’est imparable


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 novembre 2014 08:05

                  Comment peut-on peut être à la fois européiste et écologiste ? Réponse :
                  En n’ayant jamais lu les Traités européens, qui n’ont rien d’écologistes, ou en faisant semblant de ne pas les connaître...

                  Point essentiel des Traités : l’agriculture n’est plus de la compétence des Etats, mais de la Commission européenne. Les Etats appliquent. Point.


                  C’est la Politique Agricole Commune qui impose depuis 1957 une agriculture intensive et productiviste à tous les pays européens, qui fait le bonheur des 20% plus gros producteurs qui se partagent 80% de l’argent, quand les 80% qui restent, se partagent 20% des fonds européens.

                  Qui fait aussi le bonheur de Monsanto, des industriels de la malbouffe, des usines « aux 1000 vaches » et de la FNSEA. Mais pas des agriculteurs des terroirs français, cette agriculture à taille humaine qui caractérise le terroir français. Un agriculteur se suicide tous les deux jours, et ce n’est sûrement pas la reine d’ Angleterre ou le Prince de Monaco....« L’euro est dans le pré. »

                  L’UE se moque du monde et les écolos européistes aussi :
                  ** La Commission européenne a imposé, contre l’avis de la majorité des pays, les maïs OGM. 

                  ** Elle négocie TAFTA qui va finir d’achever nos agriculteurs traditionnels et aggraver encore la malbouffe avec des normes bien dessous des normes européennes déjà bien laxistes !

                  ** Elle prend des décisions qui ne sont en rien « écologiques » :

                  - Le gaz de schiste est à l’agenda européen
                  - nous aurons droit aux poulets chlorés américains
                  - ainsi qu’à 10% d’huile de vidange dans les huiles de cuisine.
                  - les farines animales nourrissent les poissons d’élevage
                  - les normes de pesticides ont été relevées de +10% à + 40%


                  ** Elle participe au financement par le FEADER, les Fonds Européens Agricoles pour le Développement Rural, au barrage Moreau en Guadeloupe.

                  Le FEADER, c’est l’outil de financement de la PAC, pour le développement rural européen.

                  ** Elle participe selon les mêmes modalités, au financement du barrage de Sivens, et vient soudain de découvrir que le projet n’est pas écologique ! On se demande bien pourquoi elle participe au financement ?


                  Il n’existe aucune solution aux problèmes écologiques liés à l’agriculture, tant que nous resterons dans l’UE, dans la PAC, et encore pire avec TAFTA.

                  Pas davantage avec les autres « grands projets inutiles », liés aux transports entre les grandes métropoles européennes et avec les USA (NDDL) dans le cadre du trafic intensif prévu avec TAFTA.


                  Tout cela fait un tout, qui échappe complètement aux Gouvernements qui n’en sont plus les décideurs. Mais c’est plus simple de faire croire que tout est de la responsabilités des gouvernements et des élus locaux.

                  L’UE ne protège pas les zones humides, ni la santé des sols et la santé des citoyens, elle protège les intérêts des grands groupes de l’agro- alimentaire, les multinationales des engrais, des semences, du matériel agricole et de la malbouffe.


                  • Croa Croa 27 novembre 2014 23:12

                    Les ’’Écolos’’ les plus « européiste » SONT DES IMPOSTEURS, tout simplement pas plus écolos que je suis évêque. Daniel Cohn-Bendit est l’exemple type d’imposteur mais il y en a d’autres !
                    (Pour le reste tu as raison mais sans même avoir bien lu les traités il est aisé pour un écologiste de comprendre la nocivité de la politique européenne même si on se laisse abuser un temps par les mesures environnementalistes européennes.)


                  • alinea alinea 27 novembre 2014 13:01

                    Mais qui donc mange du poulet en batterie ? Des porcs torturés ? Boit du lait des mille vaches ?
                    Mais qui donc se déplace sans cesse ? Part en avion au moindre long week-end ? Qui se chauffe à l’électricité ? Construit son pavillon muré, cour goudronnée et autres joyeusetés ? Qui va dans les grandes surfaces ? Qui s’achète le dernier gadget indispensable ?
                    Et qui, parmi ceux qui ont une conscience écologique , réduit considérablement son empreinte ?
                    Qui engraisse les multinationales ? Qui cultive avec force engrais et pesticides ?
                    Savoir ne conduit jamais à l’action ; seule le ressenti le permet.
                    Et qui s’autorise toutes ces consommations en se disant que, bof, si je m’en prive qu’est-ce que ça changerait ?
                    Ce n’est pas un jour végétarien par semaine, c’est, au plus, un jour carné par mois ! Bien suffisant pour le plaisir et, ces fameuses protéines animales indispensables au corps humain !!!
                    Alors que celui qui a les moyens de manger bio sache que ce n’est pas suffisant !! Mille autres « sacrifices » sont à faire !!!


                    • joletaxi 27 novembre 2014 14:43

                      Et qui s’autorise

                      voilà résumée toute la « religion » des zozos verts.
                      ils savent, ils sont dépositaires de la vérité, et avant de monter le chauffage, faudrait voir si c’est bien conforme au petit livre vert.
                      Vous n’avez pas encore constaté que vous vous trompez sur tout, tout le temps ?
                      Une de vos égéries, Carlson, combien elle a fait indirectement de morts en Afrique, le tout sur des conclusions bidonnées ?

                      Ce n’est pas un jour végétarien par semaine, c’est, au plus, un jour carné par mois ! Bien suffisant pour le plaisir et, ces fameuses protéines animales indispensables au corps humain !!!

                      encore une fois, vous bouffez ce que vous voulez, ne vous occupez pas de nos assiettes « pleines de merdes »
                      En Allemagne, Fritz commence à la trouver mauvaise

                      http://notrickszone.com/2014/11/24/daily-die-welt-reports-german-greens-facing-political-extinction-apocalyptic-narrative-approaching-an-end/

                      pour une fois, j’aime bien les teutons


                    • alinea alinea 27 novembre 2014 16:24

                      Ce que je mange , et mon mode de vie, ne vous nuit pas ; votre mode de vie et de cette écrasante majorité d’autres comme vous , me nuit.
                      C’est tout ; je n’ai pas raison, je le vis ! Et, philosophiquement parlant, si on veut, je n’en vois pas bien la légitimité ; et si c’était que moi, mais des milliers, des milliards d’êtres vivant sur cette planète en souffrent !!


                    • alinea alinea 27 novembre 2014 16:25

                      « empreinte » ne fait pas partie de mon vocabulaire ! c’était pour aller vite, et court !!


                    • joletaxi 27 novembre 2014 16:37

                      ah bon, la toute grande majorité de la population vous nuit ?

                      moi, c’est les zozos verts qui me nuisent, rien que par les législations imbéciles qu’ils font adopter aux politiques.
                      Les ampoules blafardes(et c’est pas fini...)la puissance des aspirateurs, la cuvette du WC, la pomme de douche, l’efficacité énergétique des baraques, les bilans énergétiques idiots et sans aucune utilité,les taxes sur les bagnoles, la note d’électricité qui va exploser( du moins tant qu’on a du jus) ....., dès que j’entends durable ou vert, ça me fout les boules,
                      comme quoi, ce monde est fait de misère, de souffrances, chacun porte sa croix

                      tiens lisez l’article de Kerzeauson, à force, vous finirez par y arriver, à ce que tout le monde ne sache plus se payer de quoi se chauffer et bouffer


                    • alinea alinea 27 novembre 2014 19:20

                      Vous confondez la chose et ce que les politiques font de la chose !
                      Et puis, qu’est-ce que vous en avez à foutre d’acheter telle ou telle pomme de douche ou tel ou tel modèle de chasse d’eau !!
                      je ne sais pas où vous vous fournissez mais mes ampoules à moi sont loin d’être blafardes ! Au contraire elles me donnent une lumière douce à mes yeux !
                      Si vous vous sentez, Joletaxi, oppressé par ce monde omni écolo, ben dis donc !!!
                      Mais que les profiteurs profitent et emmerdent, là, je vous suis, mais c’est en tous les domaines voyez-vous, où les normes que quelques trous du cul imaginent nous pourrissent la vie !
                      Rien à voir avec l’harmonie entre nous et notre environnement !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès