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Accueil du site > Tribune Libre > Pervers narcissique : le génie des origines (1/2)

Pervers narcissique : le génie des origines (1/2)

Dire que la notion de pervers narcissique est galvaudée dans les médias grands publics est un lieu commun pour ceux qui se sont donné la peine d’étudier la théorie et la pensée de son découvreur. Le problème réside dans le fait que ce ne sont pas ces derniers qui sont interrogés par les magazines « people » traitant de ce sujet. Il en résulte que ce terme est désormais utilisé comme une insulte chez de nombreuses personnes qui l’emploient tant et si bien que la théorie dont il est issu en perd sa valeur et son intérêt. Tout se passe en fait comme si l’expression gagnait en quantité et en popularité ce que la théorie perdait en qualité. Ce qui est fort regrettable, car elle nous apporte une compréhension sur les dérives de notre société actuelle que nous n’avions pas jusqu’alors. Elle s’avère donc bien plus utile pour l’analyse des problématiques sociétales qu’elle peut l’être pour des couples ou des patrons supposés « pervers », mais cela nous ne le saurons jamais si nous ne dépassons pas le stade de son interprétation actuelle. Un retour aux bases s’impose donc.

Après avoir situé le contexte historique qui préludait à la découverte de la perversion narcissique en brossant à grands traits quelques généralités (« Pervers narcissique : plongée au cœur des origines d’un concept en vogue » et « Idiosyncrasie du pervers narcissique : définitions ! »), et précisé la place de l’Œdipe au regard de l’inceste (« L’inceste, l’œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier »), quelques rappels, omis des articles de vulgarisation courants, sont donc de mise.

En aparté, précisons que P.-C. Racamier a patiemment construit ses théories et sa clinique d’après de fines observations et une expérience pratique durement acquise auprès d’une institution, un hôpital de jour[1], qu’il a lui-même fondée avec la seule aide des familles de psychotiques qui souhaitaient voir leur situation s’améliorer. C’est dire à quel point ses acquis mettent en pratique la citation de Pierre Destouches : « La critique est aisée, mais l’art est difficile », car à lire l’essentiel des écrits de certains « érudits » qui s’opposent à ce concept, après vérification de leur C.V., il n’en est aucun qui ait passé leur vie à s’interroger sur la façon de soulager la souffrance des psychotiques comme a si bien su le faire P.-C. Racamier. La plupart, qu’ils soient psychothérapeutes ou non, exercent en libéral. C’est-à-dire que hormis leur stage en institution, lorsque celui-ci est obligatoire pour l’obtention de leur examen final, aucun n’a approché de près un schizophrène pendant suffisamment longtemps pour en comprendre le fonctionnement mental. À l’opposé, de nombreux psychiatres de formation psychanalytique exerçant en institution trouvent la théorie de la perversion narcissique particulièrement perspicace pour leur pratique. Il semblerait qu’une scission se soit opérée entre, d’une part, un certain savoir académique dispensé par des professeurs d’Université qui ne connaissent les maladies mentales que par les livres – les principaux opposant à la théorie de la perversion narcissique –, et d’autre part, les psychiatres/psychanalystes confrontés aux réalités du terrain et de la criminalité qui considèrent P.-C. Racamier comme l’un des deux plus grands chercheurs français, avec Claude Balier, ayant fait avancer notre compréhension de la perversité et du crime. C’est ainsi que Daniel Zagury, « l’expert des “génies du mal” », peut écrire que « les “pervers de divan” ne sont pas les “pervers de prison”[2] » et d’insister sur le fait qu’« il ne faut pas faire la confusion entre la remarquable description clinique de la perversion narcissique par Racamier, qui rend compte au mieux de certains tableaux, avec la mode qui consiste aujourd’hui à l’invoquer de façon extraordinairement extensive et abusive[3] ».

Avec Daniel Zagury, il conviendrait donc de « distinguer farouchement l’avancée clinique géniale instaurée par Paul-Claude Racamier de cette mode médiatique qui sombre dans le ridicule par son extension abusive et sa caricature[4] ». C’est ce que nous allons faire ici en revenant aux sources de la perversion narcissique[5] :

« L’origine de la perversion narcissique se trouve dans l’universelle mégalomanie infantile et primitive. Autant le concept que ce qu’il connote de réalité clinique se situe donc dans le fil – que nous connaissons bien – de la séduction narcissique. Une séduction narcissique perpétuée mais souffrante débouche sur la psychose. Une séduction narcissique alliée à l’auto-érotisme (et à quelques pulsions partielles) débouchera sur la perversion narcissique. Comme on l’a montré chez l’imposteur et l’escroc (Greenacre et Chasseguet-Smirgel), se trouve prévalente et permanente chez le pervers narcissique l’illusion active de remplacer vraiment et impunément auprès de la mère le père, qui est évincé en pensée et en fait. À l’éviction du père, à l’évitement de l’Œdipe, au démantèlement du surmoi, la séduction narcissique ajoute en prime majeure la tentative d’immunité conflictuelle[6]. »

L’immunité conflictuelle étant l’une des principales visées de la perversion narcissique (cf. note5) sur laquelle nous reviendrons dans cet article, il nous faut préalablement définir le concept de séduction narcissique selon la représentation qu’en avait Paul-Claude Racamier.

Comme toutes les notions développées par cet auteur, celle de séduction narcissique n’échappe pas à la règle d’une longue et lente maturation. Elle apparait dans ses écrits en 1975 à la suite d’une conférence donnée à la Société psychanalytique de Paris et fut travaillée, remaniée et précisée dans ses ouvrages parus en 1978/1980, 1989, 1992 et 1995.

En 1978/1980, Racamier écrit : « Entre le bébé et sa mère, dans cette phase improprement appelée symbiotique, s’instaure une fascination mutuelle. Cette fascination narcissique primaire vise à préserver un monde à l’abri des excitations internes et externes, étale, stationnaire et indéfini. (Peut-on dire ici que N = N, Narcisse = Nirvana ?) Cet ordre narcissique étale est troublé par les absences de la mère et plus encore par l’impact du monde extérieur, par les forces de croissance de l’enfant, et surtout par les pulsions et les désirs : désirs de l’enfant, désirs de la mère pour l’enfant et désirs de la mère pour le père. Les processus précoces d’identification projective transforment la relation narcissique primaire sous l’influence et au bénéfice des pulsions, de leurs dérivés et de leurs représentations. Mais supposons une mère hostile à ses propres désirs ; toujours attachée à la sienne ; empêtrée dans son Œdipe ; ayant en horreur les désirs libidinaux que l’enfant manifeste, qu’il inspire, et qu’il représente ; et toujours enfin menacée de dépression : il faudra que son enfant la complète ou plus exactement qu’il demeure partie intégrante d’elle-même, au titre d’un organe vital. Cette mère entend donc réinclure l’enfant en elle-même une fois pour toutes : cet enfant narcissiquement séduit doit être comme s’il n’était pas né. Il ne faut pas qu’il opère cette seconde naissance qu’est la naissance psychique ; il ne faut pas qu’il croisse ; qu’il pense ; qu’il désire ; qu’il rêve. Il restera pour la mère son rêve incarné : un fétiche vivant. Mais peut-il encore avoir des rêves, celui qui est un rêve ? Pas plus que de rêver, il ne devra penser : la séduction narcissique ne tolère ni le désir ni la pensée, qui sont preuves d’insurrection. »

Cette présentation sommaire peut sembler partiale, mais Racamier s’en défend : « Pour lui [l’enfant], bien évidemment, la séduction narcissique n’a pas de moindres charmes, qui lui promet de faire avec la mère un Tout omnipotent ; de ne la perdre jamais ; de lutter souverainement contre l’excitation pulsionnelle ; et de radier d’un coup le père et la castration. Aussi bien ne peut-on pas décréter qui commence à séduire qui – ce qui peut rendre indécidable toute question relative aux origines de la psychose […]. Elle restera d’ailleurs la loi de la relation de séduction narcissique : c’est une relation inversible, les êtres y sont interchangeables, chacun y prenant indifféremment, la place de l’autre : la séduction narcissique abolit l’altérité.[7] »

Sans cette précaution d’usage, nous pourrions déduire de ces courts extraits que la séduction narcissique est le « mal » incarné et que la mère, en tant que « séductrice », est la « cause » de ce mal. Cette dernière interprétation correspond bien à la vision naïve que s’en font les doctrinaires dont l’idéologie n’a rien à envier à certains dogmes religieux, mais ce serait là commettre une énorme erreur et méconnaître la pensée de Paul-Claude Racamier, lui qui a placé son ouvrage principal, Le génie des origines, « sous la bienveillante autorité de Janus », le dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes qui portait son regard dans deux directions opposées.

En effet, la séduction narcissique est à double versant, l’un conduit aux désordres psychiques observés en psychopathologie et laisse le champ libre à la destructivité ; l’autre ouvre la voie de la vie psychique et de la créativité. C’est dire l’importance d’une séduction narcissique « suffisamment modérée ». Dans cette perspective elle exerce une triple fonction : « elle tempère l’afflux des excitations ; elle modère l’afflux libidinal ; elle fonde un Je durable. Pour le dire en un seul mot : elle est vitale.[8] » Mais elle peut également s’avérer « mortelle » en certains cas comme nous venons de l’évoquer, car « tout se passe comme si la mère devait deux fois donner naissance à son enfant : si par l’accouchement, elle donne naissance à une masse de chair, c’est par un long accouchement de plusieurs mois qu’elle en fait surgir un individu : comme s’il fallait que les débuts de la vie extra-utérine forment le prolongement d’une vie intra-utérine interrompue trop tôt[9]. »

Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette notion essentielle dans la théorie de la perversion narcissique et la genèse de certains « troubles psychiques », mais il me faut maintenant évoquer un autre concept clef essentiel à la compréhension de cette théorie : c’est celui de deuil originaire. Souvenons-nous que la perversion narcissique, nous le ne répéterons jamais assez, « définit une organisation durable ou transitoire caractérisée par le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l’abri des conflits internes et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile et un faire-valoir » (cf. note5, c’est moi qui souligne).

Nous retrouvons là notre problématique de l’immunité conflictuelle laissée en suspens au début de cet article. Elle est centrale dans la perversion narcissique. Qu’est-ce qui pousse donc un individu à rechercher cette immunité conflictuelle ?

Racamier répond sans ambiguïté à cette question : c’est l’échec ou les difficultés éprouvées face au deuil originaire.

Ce « prototype » de deuil désigne « le processus psychique fondamental par lequel le moi, dès ses prémisses, avant même son émergence et jusqu’à la mort, renonce à la possession totale de l’objet, fait son deuil d’un unisson narcissique absolu et d’une constance de l’être indéfinie, et par ce deuil même, qui fonde ses origines, opère la découverte ou l’invention de l’objet, et par conséquent de soi, grâce à l’intériorisation. Le moi établit donc ses origines en reconnaissant qu’il n’est pas le maître absolu de ses origines. Il se découvre en se perdant tel est le paradoxe identitaire*.[10] »

On comprend donc l’importance de cette étape dans l’évolution de l’enfant, car « la traversée du deuil originaire est la condition nécessaire de toute croissance possible[11]. »

Quant à l’articulation entre le deuil originaire et la séduction narcissique, elle s’explique ainsi : « Le deuil originaire est donc l’épreuve première – et prolongée – par laquelle passe le moi pour découvrir l’objet ; en vertu d’un paradoxe fondateur, celui-ci est perdu avant que trouvé ; de même le Je ne se trouve qu’en acceptant de se perdre. Propulsé, entre autres poussées, par celle de la croissance, et à l’encontre de l’attraction centrifuge de la séduction narcissique, le deuil originaire ouvre au moi les capacités qui lui sont originellement promises, en particulier celle de faire des deuils ; la traversée du deuil originaire est en effet une des conditions majeures de la faisabilité de tout endeuillement[12]. » Autrement dit, le deuil originaire s’oppose à la séduction narcissique et vise l’autonomie du sujet.

Cette notion est capitale chez Racamier. C’est la raison pour laquelle elle occupe les trois premiers chapitres de son ouvrage Le génie des origines, car aucune des avancées géniales de cet auteur ne saurait être comprise sans elle, comme il le précise lui-même : « Tout ce que nous étudions au cours de cet ouvrage sur les patients et leur entourage qui ne supportent pas de croître et de laisser croître ; qui haïssent l’autonomie des autres, et la leur ; qui sont incapables de supporter aucun deuil ; qui se figent et qui pétrifient tout à leur entour ; qui sont prêts à payer n’importe quel prix, n’importe quel sacrifice, n’importe quelle privation de psyché ou de vie psychique, pour éviter les travaux de la croissance et du deuil ; toute cette immense géhenne de souffrance pathologique (car il nous faut absolument distinguer cette souffrance pathologique de la souffrance en quelque sorte normale grâce à laquelle la vie de la psyché perdure et s’accroît) nous montrera que, sans deuil toléré et accompli, il n’est pas d’autonomie ni d’épanouissement pour le sujet, voire pour son entourage et même pour sa descendance[13]. » Ces dernières considérations nous laissent entrevoir l’aspect groupal et sociétal de la perversion narcissique, car c’est bien de deuil expulsé dont il est question la plupart du temps dans les décisions de nos dirigeants politiques. Ce travail reste à faire, mais certains auteurs – rares –, sur lesquels nous reviendrons probablement, ont déjà ouvert la voie.

Cette présentation sommaire ne saurait dispenser le lecteur soucieux de mieux connaître la théorie de la perversion narcissique de lire le livre de P.-C. Racamier dans lequel il traite ces sujets (deuil originaire, séduction narcissique, perversion narcissique, etc.). Il s’apercevra alors à quel point cette expression est aujourd’hui pervertie par la presse grand public qui s’est emparée de ce sujet qu’elle utilise comme un « marronnier » sans véritable souci d’exactitude.

Comment donc reconnaître une perversion narcissique ? S’interrogent certains, c’est bien simple : chercher le deuil refusé et vous trouverez le moyen de vous débarrasser de cette relation toxique.

À suivre…

Philippe Vergnes

N. B. :

Le titre de cet article fait directement référence à l’œuvre majeure de Paul-Claude Racamier dont la lecture, à défaut de connaître le parcours de ce chercheur, est indissociable d’une critique pertinente et rationnelle de cette théorie. C’est avec grand regret et un profond sentiment de désolation que j’observe au fil de mes lectures l’incapacité des opposants à ce concept à se livrer à cet exercice. Cette attitude témoigne, à tout le moins, d’une profonde absence de réflexion et d’esprit critique dont la notion même est également galvaudée puisque la forme péjorative du terme « critique » est le plus souvent admise alors que celle-ci n’est qu’insulte ou censure. Encore un moyen d’« euphémiser » les manœuvres perverses de disqualifications nihilistes. C’est ainsi que par une perversion du langage et une banalisation de son pouvoir toxique, nous glissons peu à peu vers une nouvelle dictature.


[1] Cf. la Velotte à Besançon, l’un des tout premiers hôpitaux de jour fondé en 1967 et fonctionnant de façon particulièrement « humaine » et bienveillante.

[2] Zagury, Daniel (2013), « Perversion-perversité : une recomposition à partir de la clinique médico-légale », in Roland Coutanceau & Joanna Smith (sous la direction de), Troubles de la personnalité – Ni psychotiques, ni névrotiques, ni pervers, ni normaux…, Paris : Dunod, 552 p., p. 51.

[3] Ibid., p. 55.

[4] Ibid., p. 55.

[5] Je rappelle à cet effet la définition de la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier : « Définit une organisation durable ou transitoire caractérisée par le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l’abri des conflits internes et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile et un faire-valoir » Racamier, Paul-Claude (1993), Cortège conceptuel, Paris : Apsygée, 124 p, p. 59.

[6] Racamier, Paul-Claude (1992), Le génie des origines : psychanalyse et psychose, Paris : Payot, 420 p., p. 287.

[7] Racamier, Paul-Claude (1980), Les schizophrènes, Paris : Payot, collection PBP, 240 p., p.

[8] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit., p. 190.

[9] Racamier, Paul-Claude (1953), « Étude clinique des frustrations précoces », in Revue Française de psychanalyse, tome XVII, n° 1-2 janvier-juin, pp 328-350.

[10] Racamier, Paul-Claude (1993), Cortège conceptuel, Paris : Apsygée, 124 p., p. 33-34.

« * Le paradoxe identitaire désigne et qualifie le paradoxe fondamental par lequel le sujet se découvre en se perdant et qui, par le deuil originaire, est l’instaurateur essentiel du Je. » (Racamier, 1993, p. 45)

[11] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit., p. 35.

[12] Ibid., p. 117.

[13] Ibid., p. 35.


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23 réactions à cet article    


  • Docteur Faustroll Jeussey de Sourcesûre 3 octobre 2017 10:29

    « Tout se passe en fait comme si l’expression gagnait en quantité et en popularité ce que la théorie perdait en qualité. »


    Ce phénomène semble s’appliquer à toutes les méthodologies quand elles sont présentées comme des recettes : il en va de même pour Freud et Marx. Nietzsche semble avoir échappé à cette fatalité !

    • Philippe VERGNES 3 octobre 2017 10:59

      @ Bonjour Jeussey de Sourcesûre,


      Vous avez raison : c’est une constante et cela va s’en dire... mais c’est beaucoup mieux en le disant.

      Je ne connais pas le cas de Nietzsche, mais si j’en crois une amie qui a fait sa thèse de doctorat sur la question, les nazis se seraient appropriés certaines thèses de Nietzsche en les pervertissant tout en se revendiquant de lui. Notez que le procédé est effectivement courant puisque désormais c’est la politique « d’éducation à la sexualité dès le plus jeune âge » qui, en France, récupère certaines thèses freudienne en leur faisant dire l’exact contraire de ce qu’elles disent. Il en est semble-t-il de même pour Marx.

      Ce ne serait pas grave si le résultat n’avait aucune incidence, mais tel n’est pas le cas. Ces pratiques sont des sources de confusion extrême qui entraînent bien des controverses inutiles, chronophages et destructrices.

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 11:53

      @Philippe VERGNES


      Les nazis ont sucés les idées de NIETZSCHE. Ce qui confirme l’existence d’une lignée reptilienne et une adamique. Les reptiliens se nourrissent des adamiques dont ils sucent le sang (ni comparons-t-on pas les PN à des vampires-des faux selfs comme Macron). Le tout est d’éviter de les nourir (en d’autres termes, cessons de donner des perles au lézards, mieux que pourceaux qui selon Platon auraient une âme). Et si les lézards (ASPERGERS) sont de plus en plus nombreux, c’est parce qu’ils craignent pour leur survie. A bon entendeur.

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 11:55

      @MélusineLes nazis ont sucé les idées de NIETZSCHE. Ce qui confirme l’existence d’une lignée reptilienne et une adamique. Les reptiliens se nourrissent des adamiques dont ils sucent le sang (ni comparons-t-on pas les PN à des vampires-des faux selfs comme Macron). Le tout est d’éviter de les nourir (en d’autres termes, cessons de donner des perles au lézards, mieux que pourceaux qui selon Platon auraient une âme). Et si les lézards (ASPERGERS) sont de plus en plus nombreux, c’est parce qu’ils craignent pour leur survie. A bon entendeur.


    • Docteur Faustroll Jeussey de Sourcesûre 3 octobre 2017 10:34

      Un peu long comme portrait de Macron, mais ça colle bien. On attend le suite pour connaitre les dégâts auxquels on peut s’attendre.


      Pour ce qui est de soulager la souffrance des psychotiques, commençons par soulager celle de leurs victimes et à les neutraliser pour les mettre hors d’état de nuire. Leurs souffrances à eux, on verra après.

      • Philippe VERGNES 3 octobre 2017 11:00

        @ Jeussey de Sourcesûre,


        LOL !

      • Rincevent Rincevent 3 octobre 2017 13:52

        @Jeussey de Sourcesûre

        Pour ce qui est de soulager la souffrance des psychotiques, commençons par soulager celle de leurs victimes et à les neutraliser pour les mettre hors d’état de nuire. Leurs souffrances à eux, on verra après. Quelques réalités à rappeler.

        La dangerosité des psychotiques : les statistiques ne montrent pas un niveau supérieur à celui des personnes dites saines, plutôt inférieur même. Une des raisons principales est que beaucoup d’entre eux souffrent de symptômes dits ‘’négatifs ‘’, qui les inhibe dans leur vie quotidienne (jusqu’à ne pas mettre le nez dehors). Le « fou agité » est une représentation qui ne correspond pas à une grande majorité des psychotiques. Ceci dit, quand l’un d’entre eux, passe à l’acte, (comme encore récemment au Pays Basque), on se retrouve dans une émotion massive qui balaye d’un coup toute statistique, toute réalité quotidienne et qui renvoie à malade mental = dangereux = à isoler (encore plus) de la société.

        ‘’Leurs souffrances ont verra après’’
        . Ce sont deux plans différents. On ne voit pas en quoi retarder la prise en charge d’un psychotique amènerait un plus quelconque à sa victime. D’autre part, ce ne sont pas les mêmes acteurs qui interviennent, pas les mêmes budgets, pas les mêmes buts. Il n’y a donc aucune ‘’concurrence ‘’ mais plutôt des synergies à développer.

        Dangerosité : https://nuitdelesprit.wordpress.com/2011/07/17/maladie-mentale-et-dangerosit/ et
        http://www.senon-online.com/Documentation/telechargement/3cycle/Psychiatrie/DIU%20psy%20crim/PA%20schizo.pdf

        Symptômes négatifs : https://fr.wikipedia.org/wiki/Schizophr%C3%A9nie#Classification_des_sympt.C3.B4mes


      • Philippe VERGNES 4 octobre 2017 02:08

        @ Bonjour Rincevent,


        Merci pour vos précisions.

        Je n’avais pas répondu à cette partie du commentaire de Jeussey de Sourcesûre et il aurait été préférable de le faire. Vous corrigez mes lacunes tant il est vrai que les psychotiques ne sont pas les personnes les plus concernées par le passage à l’acte.

        Ce sont plutôt les psychopathes/pervers qui passent à l’acte. D’après les statistiques en criminologie, ils représentent 25 % de la population carcérale, mais sont responsables de plus de 50 % des délits. C’est dire si la récidive est chez eux beaucoup plus importante.

      • BB1951 BB1951 5 octobre 2017 06:13

        @Jeussey de Sourcesûre


        Le président des Français est il un manipulateur pervers narcissique ? Quels sont les remèdes contre ces destructeurs ?

      • Francis, agnotologue JL 5 octobre 2017 08:47

        @BB1951

         
         permettez moi svp d’intervenir ici sur une question qui ne m’est pas posée, mais on ne comprend rien à rien en la matière si on confond manipulation et pouvoir.
         
        Les mots ont un sens : en effet, le propre du manipulateur c’est d’exercer un pouvoir occulte, ce qui, vous en conviendrez est antinomique avec le pouvoir suprême, par définition.
         
        Même si un pervers narcissique accède au pouvoir suprême, je pense à Trump en particulier, à ce niveau de pouvoir il n’a plus besoin de manipuler : il lui suffit de vouloir ! Ce qui lui pose peut_être quelques problèmes, mais ça c’est son affaire. Et d’ailleurs, à ce niveau d’influences, il trouvera bien plus manipulateurs que lui.


      • Philippe VERGNES 5 octobre 2017 09:21

        @ Bonjour BB1951,


        A qui s’adressait votre question (fort judicieuse au demeurant) ?

      • Étirév 3 octobre 2017 10:55

        Bonjour,

        Ne serait-il pas nécessaire de bien éclairicr la véritable origine du mot « Narcisse » avant de parler de l’origine du pervers narcissique ?

        Explication :

        La grande Déesse Vénus-Hemoera a été surnommée spéculative ; on la représente un miroir à la main, et le miroir s’appelle spéculum.

        On sait que c’est parce que l’homme copia la Femme qu’on mit dans la main des Déesses un miroir magique qui lui montre son image et qui semble lui dire : « Tu as le reflet de mon Esprit, tu me copies, et maintenant tu me supprimes et attribues à des hommes toutes, mes découvertes scientifiques. » Et le mot spéculation (copie) restera dans le langage philosophique des hommes. En réalité, il signifie « celui qui imite ». Mais, comme l’homme qui s’attribue la science en fait un commerce, le mot spéculation prendra en même temps une signification qui indiquera que c’est aussi une affaire d’argent.

        Un autre mot remplacera quelquefois le mot spéculation : c’est écho. L’homme qui, chez les Celtes, copie la Déesse et prétend faire des choses extraordinaires, mettant sur le terrain concret ses pensées abstraites qu’il n’atteint pas, cet homme-là s’appelle Hecho ou Hechicero, d’où est resté, dans les langues modernes, le mot écho (ce qui répète).

        Les Grecs, qui changent toujours les sexes, feront d’Echo une nymphe, qui cherche à attirer un jeune éphèbe, fils du fleuve Céphise, qu’ils appellent Narcisse. Le fond de cette légende est pris aux Celtes. Narr veut dire sot et kiss baiser. Ce nom signifia embrasser son image dans l’eau.

        De Narr et Kiss les Grecs ont fait Narcisse.

        https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.fr/2017/07/psychologie-et-loi-des-sexes.html

        https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.fr/

        Cordialement.


        • Philippe VERGNES 3 octobre 2017 12:01

          @ Bonjour Étirév,


          Alors oui et... non !

          Oui, car la recherche étymologique d’un mot est effectivement très enrichissante et apporte son lot de découvertes (l’étymologie du mot étymologie signifie littéralement « recherche du vrai »). A ce titre, je ne connaissais pas l’origine que vous mentionnez-là. Mes propres recherches m’avaient conduit au préfixe grec « narco » : « qui endort, qui engourdit », etc.

          J’ai suivi cette voie un temps. Il me faudrait la reprendre. Vos articles que j’ai parcourus et sur lesquels je reviendrais à tête reposée semblent fort intéressant à ce sujet.

          Non, car le sens d’un mot peut évoluer au fil du temps. C’est même le propre d’une langue vivante. Aussi, un mot peut signifier une chose à un moment donné et parfois l’exact contraire selon son emploi à une autre époque. C’est con, mais il en est malheureusement ainsi. Cela nous oblige à certains efforts pour entrer dans les représentations d’autrui et parvenir à une compréhension mutuelle, car le sens des mots, leur polysémie et ce qu’ils désignent pour quelqu’un, ne sont pas les mêmes d’un individu à un autre. Ceci est une source constante de malentendu que malheureusement je ne peux que déplorer, mais dont nous devrions prendre conscience pour parvenir à une meilleure entente.

          L’expression « pervers narcissique » est elle-même confusiogène dans le sens où elle enrichit le vocabulaire psychanalytique, cadre de référence de ce concept, d’une extension de signification, plus riche et plus près de la réalité qu’initialement évoqués, et invoqués, au début de la psychanalyse. Ce que beaucoup de psychanalystes eux-mêmes ont du mal à comprendre.

          L’affaire n’est pas simple, mais c’est là tout le génie de Racamier qui a soumis certains concepts psychanalytiques au principe de réalité en débarrassant cette discipline de ses apories. Ce qui explique aussi les résistances que ses théories connaissent au sein même de la psychanalyse qui ne reconnait pas la psychanalyse groupale et familiale, une « psychanalyse sans divan », développée par ce chercheur et bien d’autres avec lui.

          Il y aurait beaucoup à en dire sur le sujet, je ne veux pas m’y attarder. Quoiqu’il en soit, le point important de ce concept, que je préciserais un peu plus dans la suite de cet article, est qu’il fait référence à l’évacuation des conflits internes, angoisses et/ou processus de deuil, dans le monde externe. C’est le principe même de cet export hors de la psyché du sujet et des conséquences, hyper-destructives, induites pour autrui qui font tout l’intérêt de cette théorie.

        • Étirév 3 octobre 2017 12:21

          @Philippe VERGNES

          Merci pour vos précisions.

          Cordialement.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 12:29

          @Étirév


          Relisez le conte de PERRAULT : Riquet à la Houppe. eT son interprétation psychanalytique. Quand j’étais petite, ma conteuse de grand-mère me disait sans arrêt que Riquet était né à La HOUPPE. Près de Renaix en Belgique, se trouve effectivement un lieu qui s’appelle : LA HOUPPE. C’était un lieu très mystérieux qui fut beaucoup bombardé par les allemands.http://www.visitwapi.be/offre/bos-van-la-houppe?id_rubrique=33

        • Philippe VERGNES 3 octobre 2017 14:01

          @ Étirév,


          Pas de quoi.

          Au plaisir ! 

        • Francis, agnotologue JL 4 octobre 2017 09:47

          @JL
           
          lire : ’’Je ne sais pas ce que signifient ces guillemets’’


        • poussière 4 octobre 2017 12:48

          Bonjour Philippe Vergnes


          Merci pour la clarté de votre article 

          Peut-on dire que Christine Angot et Yann Moix sont les émetteurs d’un « Virus psychique » ? 

          Si oui l’ensemble de la population en est-elle la cible ou seulement quelques groupes de personnes, pour lesquels on pourrait dégager un profil psychologique ?

          Merci de votre attention

          • Philippe VERGNES 4 octobre 2017 14:04

            @ Bonjour poussière,


            Merci pour ce retour, si vous saviez depuis combien de temps j’hésite à diffuser ce genre d’infos par peur qu’ils ne soient pas compris ou correctement interpréter tant cette question est sujette à polémique, vous en seriez probablement surpris. J’ai pourtant commencé à m’intéresser à la question en 1994. Mais tout évolue et il me semble qu’aujourd’hui, au regard de la vague de désinformation que cette théorie soulève, il est nécessaire de préciser certains points.

            Alors concernant le buzz créé par l’intervention de Christine Angot et de Yann Moix, pour vous dire honnêtement, je ne l’ai pas du tout regardé tant il me parait évident, d’après ce que j’ai pu en entendre dire de personnes qui connaissent mes positions sur le sujet, que Christine Angot peut être qualifiée de ce que Racamier appelle les « éclopés du deuil ». Et comme caisse de résonance, Yann Moix me paraît être un parfait candidat.

            J’ai écris un article sur cette propension à disqualifier autrui : « L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole » ; j’ai une suite à faire paraître prochainement quand l’envie me prendra. Elle évoque la question que vous soulevez. Si vous comprenez que « l’arme favorite des grands pervers de société est la disqualification nihiliste ou perverse » (la citation est tiré d’un ouvrage récent d’un auteur très intéressant que je suis depuis 2003), alors vous n’avez qu’à observer les éléments de langage de nos politiques actuels pour comprendre que nous sommes tous la cible de ce « psychovirus » dont le moyen de contagion est bel et bien la parole (via nos médias).

            Ce qui n’empêche pas que quelques groupes soient plus particulièrement visés. Dans cette problématique, tout est question d’échelle et le phénomène du bouc émissaire est particulièrement prégnant lors de ces périodes d’évolution (à l’échelle de l’humanité). C’est ce que je précisais déjà dans mes premiers articles parus sur ce site et ailleurs : l’ampleur de ce mal est question de degrés dont les niveaux dépendent de la fréquence, de l’intensité et de la durée de ces attaques perverses. Il existe donc bien des personnes « cibles » qui font office de catalyseur et pour lesquelles on pourrait effectivement dégager un profil psychologique, et il existe également des groupes « cibles » pour lesquels il en serait de même. Mais pour ces derniers, le problème est encore plus complexe.

            Concernant l’auteur cité ci-dessus que je ne mentionne pas pour le moment (je tiens à prendre son opinion avant de l’exposer), il faut savoir que c’est un sociologue, directeur de recherche en psychopathologie sociale clinique, spécialisé dans l’étude des dérives perverses des groupes et des sociétés et le totalitarisme (qu’il a lui-même vécu à l’étranger : ce qui donne les meilleurs chercheurs en ce domaine) qui utilise la théorie de la perversion narcissique de Racamier pour analyser et comprendre pourquoi de telles « dérives psychopathologiques » s’accomplissent sous nos yeux sans que nous nous y opposons.

            Une utilisation de la théorie de Racamier que je ne cesse de promouvoir pour éveiller les consciences de ceux qui souhaitent s’informer, au delà des dénis de chacun, sur la réalité du monde dans lequel nous vivons.

            Espérant avoir su répondre à vos questions.

            Cordialement,

          • poussière 4 octobre 2017 23:37

            @Philippe VERGNES

            Merci pour vos réponses.Concernant les « éclopés du deuil » plus que le buzz et ses aspects marketing, mon questionnement portait sur le sens de mettre en avant des gens sans talents qui distillent une violence destructrice. 


            Je me rend compte que les médias bien plus que distribuer une propagande font la guerre à nos cerveaux jusqu’à changer notre rapport à l’autre : Notre perception est le fruit de prédictions constantes de notre cerveau sur la nature de notre environnement

            L’appauvrissement de notre langage et la technique conduisent à la perte d’individuation psychique et collective tout autant que la théorie du genre et la destruction organisée des rapports homme/femme, parents/enfants, jeunes/vieux...

            La disqualification paradoxale, c’est exactement le procédé utilisé par Angot sur Sandrine Rousseau.

            Quand aux groupes cibles, spectateurs passifs en arrière plan d’écran, je pense qu’ils perçoivent les leaders d’opinion comme des repères structurels, des exemples à mimer. Il suffit de contrôler ces leaders pour contrôler les masses. 

          • Philippe VERGNES 5 octobre 2017 10:25

            @ poussière,


            Pas de quoi...

            Concernant le sens de « mettre en avant des gens sans talents qui distillent une violence destructrice », comme vous le dîtes si bien, je n’en trouve aucun si ce n’est justement celui de faire le buzz et de gonfler son audimat, vu que les retombées financières sont directement corrélées à cet indicateur. C’est l’ex-pdg de TF1 Patrick Le Lay qui dans une interview publié dans un livre, Les dirigeants face au changement, avait très bien exprimé cela : « Ce que nous vendons à Coca-cola, c’est du temps de cerveau humain disponible ».

            Il s’agit bien d’une guerre effectivement. Sur tous les sujets que vous évoquez, elle est perceptible au travers des disqualifications paradoxales que vous évoquez. Encore faut-il en avoir conscience. Et s’il y a guerre, il y a intentionnalité...

            Le lien que vous me communiquez m’évoque le fait que nous possédons un cerveau bayésien (si le sujet vous intéresse, voir aussi Stanilas Dehaene et ses cours vidéos au Collège de France). Vu le temps moyen que nous passons devant la télé (3h30) et le contenu des émissions (ONPC, Secret Story, Cyril Hanouna, Les Anges de la télé-réalité, etc., etc., etc.), cela ne peut que modifier notre perception de la réalité. C’est clair !

            « Il suffit de contrôler les leader pour contrôler les masses. » Tout est dit. C’est exactement ce à quoi nous devons l’élection de Macron.

          • jalin 5 octobre 2017 21:35

            @poussière

            Angot dit des choses intéressantes, mais c’est le ton qu’elle emploie pour les dire qui pose un problème.

          • poussière 7 octobre 2017 15:21

            @jalin

            Madame Angot ne dit pas, elle vomit, elle éructe, elle gueule, vocifère, hurle, et finalement privatise une problématique sociétale, la résume à ses souffrances personnelles entrainant l’autre dans un infernal triangle de Karpman. Elle en a d’ailleurs fait son fond de commerce, non ?

            Le fond de son discours, pour le coup inaudible, tient en 5 mn dans un débat public réunissant victimes, juristes, psychiatres et décideurs politiques qui expliciteraient le problème et proposeraient des solutions envisageables. Voilà le rôle d’un service public ! Aujourd’hui en France, un homme marié et père de 2 enfants dont un de 9 peut abuser sexuellement une gamine de 11 ans sans être jugé pour viol !

            La place de Ruquier et sa bande de malsains est sur C8 avec Hanouna ! 

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