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Accueil du site > Tribune Libre > PMA-GPA et le non-respect des droits de l’enfant

PMA-GPA et le non-respect des droits de l’enfant

 Pourquoi je suis contre la GPA et la PMA avec don anonyme ?

prenons l'exemple de la GPA :
au Canada, où la GPA est légale, voici comment elle se déroule :
la GPA ne peut être rémunérée, elle n'est qu'altruiste. Aussi, donneuses et porteuses ne reçoivent-elles qu'une compensation financière (équivalente à 2000€/mois pour les porteuses, à compter des battements du cœur du bébé, les versements s'arrêtant dès l'interruption, césarienne ou fausse couche). On trouve des catalogues de femmes (blondes, brunes, peau claire, peau mate, ... Il est bon de noter que le prix d'achat des ovocytes varie en fonction des caractéristiques de la donneuse. Les ovocytes de blonde étant plus recherchés). Il faut compter 130 000$ en moyenne pour une GPA de la signature du contrat à la livraison du produit. (ce n'est as donné à tout le monde, cette façon de faire ne s'adresse donc qu'aux gens aisés financièrement)

Pour un couple d'hommes, il y a la donneuse d’ovocyte (qui reçoit 6 à 7000$ de "compensation"), ses ovocytes, on va les féconder avec les gamètes des deux "papas", pour obtenir des "jumeaux croisés" (une seule mère biologique, deux pères biologiques, un même utérus ( différent de la mère porteuse) pour la gestation). Les embryons sont implantés donc dans le ventre de la porteuse. ce sont donc de faux jumeaux demi-frères... les embryons fécondés mais non implantés sont congelés pour plus tard, et une partie des gamètes mâles est préservée congelée hors fécondation au cas où les clients ne seraient pas satisfaits de la donneuse d'ovocyte. Les contrats sont en moyenne de 5 ans.

Le fait d'implanter les embryons dans une porteuse différenciée de la donneuse est, parait-il, un moyen de réduire le risque d'attachement maternel de la porteuse pour le produit. On appelle ça le fractionnement de la maternité. Mais cela comporte de nombreux risques, car c'est un corps étranger que la porteuse reçoit. Par conséquent, elle doit être médicamentée avant et tout au long de sa grossesse pour éviter le rejet ( 3 piqures/jour de progestérones, œstrogènes et stéroïdes ). Il y a des risques d'hémorragies, fausses couches, embolies, de décès pour les porteuses et pour les embryons. Mais bon, les porteuses, on s'en fout, hein, ce ne sont que des mères de famille (là aussi, choisies en fonction de ça pour éviter tout attachement avec le produit : elles ont déjà leurs propres enfants, elles font ça par "altruisme", et pas du tout pour les 2000€/mois !) (plus les porteuses sont jeunes et belles, et plus elles sont chères, comme pour les donneuses)
Alors, on a vu la conception, la gestation, voyons un peu la livraison du produit :
uniquement des césariennes programmées ( pour plusieurs raisons, notamment faciliter la présence des clients pour la réception du produit, ils prennent un billet d'avion, et hop, ils sont là, c'est plus facile de réserver le billet, mais aussi, toujours dans le soucis d'éviter les risques d'attachement de la porteuse avec le produit (et inversement aussi, mais ce que peut ressentir le produit, on s'en balance, c'est un bien commercial dont la production a fait l'objet d'un contrat commercial)

Ramener le produit en France (ou le gros mensonge des petits fantômes) :
contrairement à ce qu'on nous dit même si la GPA est interdite en France, les enfants nés par GPA à l'étranger ONT BEL ET BIEN un état civil, établi dans leur pays de naissance. Simplement, cet état civil ne peut être homologué en France du fait de l'interdiction de la GPA !
("Nemo auditur propriam turpitudinem allegans", en droit français, c'est à dire que nul ne peut réclamer justice si le dommage qu'il subit est le produit de ses actions menées illicitement ou illégalement.)

Projet de loi déposé au Sénat pour reconnaitre les "petits fantômes".

La cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour l'obliger à reconnaitre ces enfants. Une directive ministérielle datant de Taubira incite déjà ces reconnaissances à l'état civil français.
Il faut aussi noter que Pétra de Sutter, transsexuelle (née Paul de Sutter), gynécologue obstétricienne, en faveur de la GPA n'est pas sans intérêt pour cette dernière, puisqu'elle est propriétaire d'une clinique de GPA en Inde... Mandatée par le Parlement Européen, et rapporteur, essaie de toute force de faire passer la GPA "altruiste". Aucune volonté politique pour contrer ces dispositions.

On parle de "trouple" ou de "quatrouple" pour fabriquer un enfant à 3 ou 4. Des chartes de co-parentalité sont déjà à la disposition des JAF pour gérer un peu le bordel que cela représente.

Outre ces procédés que je trouve assez immoraux, il est une question à mes yeux incontournable : celui de la construction identitaire de l'enfant. C'est une question qui me tient tout particulièrement à cœur, moi qui suis maman d'une petite fille non-reconnue par son père biologique. Non-reconnue, mais il n'est pas un inconnu pour elle : elle connait son nom, elle possède sa photo, et je lui en parle "à la demande". Elle sait qu'il est un musicien autodidacte, qu'il est bon danseur, qu'il aime l'histoire, le pain d'épices et faire du vélo. Et pourtant, elle a BESOIN de le connaitre, ou plutôt de se reconnaître en lui. Elle sait qu'elle a ses yeux, mais ça ne lui suffit pas. Attention, c'est une enfant heureuse, équilibrée, épanouie. Mais qui a une fragilité dans sa construction identitaire. Si je sors de mon cas personnel, et que je vais chercher du côté des enfants adoptés, combien souffrent de ne pas connaître leur hérédité ? (de qui ais-je les yeux ? la chevelure ? "avez-vous des antécédents médicaux dans votre famille ?"). Mais ces orphelins-là le sont accidentellement. Leur totale absence de lien avec leurs parents génétiques n'a pas été choisie, voulue, orchestrée dès leur conception. De même que je n'ai jamais souhaité que ma fille ne connaisse pas son père biologique.

Enfin, pour conclure, la France a signé la CIDE qui prévoit le droit à la connaissance des origines génétiques. En légalisant ces PMA et GPA faites à l'étranger, elle se parjure !

Du coup, voilà pourquoi je pense que toute cette soupe qu'on nous mijote au nom du "droit à l'enfant" m'apparaît tout à fait malsaine, surtout pour l'enfant. Avant de parler de "droit à l'enfant", on devrait peut-être examiner les "droits DE l'enfant".

Attention, je reste convaincue qu'un couple gay peut faire d'excellents parents, et je sais que des centaines de milliers d'enfant meurent psychiquement un peu plus chaque jour du désamour et de la solitude dans des orphelinats à travers le monde.


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46 réactions à cet article    


  • Sait-on que les lignes de la main résulte des accrochages du foetus à la paroi matricielle ? Ce lien entre le foetus et sa mère est le plus fondamental qui soit. Les écolos s’émeuvent de voir retirer le petit de la mère des animaux, Mais quand il s’agit d’humains,....


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 janvier 12:53

      Il y a des risques d’hémorragies, fausses couches, embolies, de décès pour les porteuses et pour les embryons. Mais bon, les porteuses, on s’en fout, hein, ce ne sont que des mères de famille


      En fait, les grossesses sont naturellement toutes à risque. On ne le voit plus vraiment maintenant grâce aux progrès de la médecine mais avant, être enceinte était un risque réel pour la future mère, et le taux de mortalité était assez élevé.

      Alors, on a vu la conception, la gestation, voyons un peu la livraison du produit : uniquement des césariennes programmées

      Vous avez accouché au moins une fois, vous savez donc ce que c’est. Un peu plus de confort ne nuit pas dans ce cas...

      contrairement à ce qu’on nous dit même si la GPA est interdite en France, les enfants nés par GPA à l’étranger ONT BEL ET BIEN un état civil, établi dans leur pays de naissance. 

      Sauf que cet état civil ne leur permet pas de jouir des droits auxquels ils ont droit : couverture sociale séparée, pas de droit de vote à leur majorité...

      c’est à dire que nul ne peut réclamer justice si le dommage qu’il subit est le produit de ses actions menées illicitement ou illégalement

      C’est là le problème : le refus de leur octroyer la nationalité française à laquelle ces enfants ont droit n’est pas justifié.

      En effet, ce sont les enfants qui se voient privés de ces droits. Hors, ils ne sont pas ceux qui ont provoqué leur naissance !

      Le préjudice, ce sont les enfants qui en sont victimes, et non pas leurs parents. L’ Etat n’a donc aucune raison valable de leur refuser leur état civil français.

      Leur totale absence de lien avec leurs parents génétiques n’a pas été choisie, voulue, orchestrée dès leur conception.

      En fait, dans les cas de GPA, le plus souvent les parents adoptants gardent un lien avec la mère porteuse, et l’enfant la connait, peut lui écrire ou lui parler s’il le désire. Sauf si la mère biologique refuse tout contact par la suite.

      • oncle archibald 23 janvier 14:23

        @Mmarvinbear : " En effet, ce sont les enfants qui se voient privés de ces droits. Hors, ils ne sont pas ceux qui ont provoqué leur naissance ! Le préjudice, ce sont les enfants qui en sont victimes, et non pas leurs parents. L’ Etat n’a donc aucune raison valable de leur refuser leur état civil français.« 

        Oui c’est vrai, les enfants une fois nés, n’ont aucune raison d’être pénalisés, ils ne sont pour rien dans cette sinistre magouille. En l’état de la législation ce sont leurs »parents« qui devraient l’être car eux c’est bien en toute connaissance de cause qu’ils vont »faire fabriquer« et »acheter« un bébé à l’étranger dans des circonstances plus que douteuses au niveau de l’étique.

        En l’état actuel des choses il devrait être possible d’appliquer aux parents une amende pour avoir enfreint la loi, et s’il ne tenait qu’à moi cette amende serait à un niveau dissuasif ! L’État Français serait au moins dédommagé pour tous les emmerdements et complications administratives résultant d’une violation de la loi effectuée »avec préméditation" et après mure réflexion.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 janvier 08:29

        @oncle archibald

        Je vois mal en même temps une cour de justice condamner un couple pour reproduction non autorisée.

        Même un première année de Droit fait sauter un tel motif en appel ou en cassation.

      • oncle archibald 24 janvier 10:47

        @Mmarvinbear : « reproduction non autorisée » ????? D’où ça sort ??? la GPA est interdite en France et il n’est nul besoin d’inventer un « délit » qui n’est pas celui à sanctionner et qui, lui, existe déjà. Si le code pénal est imprécis il reste possible de l’amender. A moins que vous pensiez que la responsabilité personnelle n’existe pas.

        Quand un couple homosexuel revient du Canada avec un enfant « porté » la bas et demande à l’état civil Français de bien vouloir enregistrer le morpion sous leur identité et avec la nationalité Française il sait que ça n’est pas légal. Il demande donc un passe droit.

        Dans l’intérêt de l’enfant on peut donner suite à leur demande, moyennant le paiement d’une amende pour le délit si le code pénal la prévoit en en fixe le montant. Voila ce que j’ai dit et je ne vois rien d’anormal la dedans.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 janvier 02:17

        @oncle archibald

        Quand un couple homosexuel revient du Canada avec un enfant « porté » la bas et demande à l’état civil Français de bien vouloir enregistrer le morpion sous leur identité et avec la nationalité Française il sait que ça n’est pas légal. Il demande donc un passe droit.


        Pourquoi parler de couple homosexuel ? 85 % des GPA sont le fait de couples hétérosexuels. 

        Ce qui est légal, c’est qu’un enfant, même né à l’étranger, est français si l’un de ses parents l’est. La loi sur la nationalité est claire et sans ambiguïté.


        Dans l’intérêt de l’enfant on peut donner suite à leur demande, moyennant le paiement d’une amende pour le délit si le code pénal la prévoit en en fixe le montant. Voila ce que j’ai dit et je ne vois rien d’anormal la dedans.

        Au Canada, la GPA est reconnue et légale. La loi française ne peut donc pas s’appliquer pour des actes effectués hors du territoire de la république.


      • Taverne Taverne 23 janvier 13:01

        La question de la GPA est une diversion gouvernementale pour faire oublier le shut down qui frappe la Justice depuis des décennies.

        Notre justice est une honte. Notre système pénitentiaire est aussi une honte. L’autre diversion, c’est l’étalage des puissants à Versailles avec notre Jupiter.


        • njama njama 23 janvier 13:51

          @Taverne
          Notre système pénitentiaire est aussi une honte.

          Je ne serais pas aussi catégorique. La droite, de 2002 à 2012, avec sa politique « sécuritaire » a envoyé environ 14.000 personnes en détention, ce qui a conduit à une surpopulation carcérale.

          La gauche a hérité de la patate chaude, les effectifs de détenus se sont à peu près maintenus , sans que d’autres établissements pénitenciers soient créés...
           
          Que fera Macron ...

          Est-ce le système pénitentiaire qui est une honte ? ou, est-ce la politique pénale menée par les gouvernements depuis une quinzaine d’années

          https://www.agoravox.fr/commentaire4700720

          https://www.agoravox.fr/commentaire4709388


        • oncle archibald 23 janvier 14:55

          @njama : « La gauche a hérité de la patate chaude »

          Qu’est-ce qui empêchait la gauche « si juste et si humaine » de remettre dans la rue tous les prisonniers dont elle estimait qu’ils n’avaient rien à faire en prison ? Rien !

          Si les prisons sont surchargées c’est bien parce qu’il y a une augmentation jamais vue à ce jour du nombre de crimes et délits et la seule solution à ce jour reste bien d’empêcher les délinquants de nuire en les mettant « hors circuit » pendant un temps défini par le juge ou les jurés.

          Ce qui est honteux c’est d’entasser ces gens là à quatre dans une cellule étudié pour deux. Avec des prisonniers qui « manquent d’air » au sens propre comme au figuré il ne faut pas s’étonner que des actes violents aient lieu aussi dans les prisons et jusqu’à ces derniers jours les matons ont essayé de gérer des situations impossibles et très dangereuses pour eux.

          Ne parlons même pas des condamnations à de la prison ferme de courte durée qui ne sont jamais exécutées faute de place précisément et qui donnent au condamné un sentiment d’impunité absolu ! Un policier qui a fait toute sa carrièrre à la BAC de nuit et vient de prendre sa retraite m’a dit qu’il avait arrêté certains délinquants six fois, dix fois, vingt fois pour le même délit sans qu’ils passent jamais un jour incarcérés.

          Et je suis d’accord avec Taverne, l’ensemble de notre système police, justice, prison est une honte et devrait être entièrement repensé.


        • eddofr eddofr 23 janvier 13:08

          Dans ce monde où tout le monde « a le droit » (de tout et de n’importe quoi), on oppose le droit au droit et on se trompe.


          On ne devrait pas opposer le droit à l’enfant et le droit de l’enfant.

          Tant qu’il n’existe pas, tant qu’il n’est pas né, l’enfant à venir n’a pas de droit.

          A ce compte là on finirait en prison pour « éjaculation hors d’une matrice féconde » ou pour avoir eu ses règles (c’est un ovule qu’on assassine).

          Ce que l’on doit opposer, c’est le droit à l’enfant et le devoir envers l’enfant.

          Dés lors qu’il envisage d’être parent, un individu acquiert des devoir envers l’enfant à venir (même si celui-ci n’a pas encore de droit).

          Vous avez le droit à un enfant, mais vous avez, en contrepartie, le devoirs de mettre tout en oeuvre pour en faire un adulte équilibré et apte au bonheur.
          (le droit au bonheur de l’enfant, fait des adultes malheureux, parce qu’il n’ont pas appris, très tôt, que tout ne leur est pas du).

          En conséquence, certaines des limites que vous posez en vertu du droit inexistant d’une être encore hypothétique deviennent bien concrètes en vertu du devoir existant du futur parent.
          Quand aux limites qui ne seraient pas couvertes par ce « devoir du futur parent », elles n’ont pas lieu d’être.
          On ne peut demander à un parent qu’il soit naturel, adoptif ou « artificiel », qu’une obligation de moyen, pas de résultat.
          On ne pourra donc interdire que ce qui met objectivement en danger la santé ou l’équilibre de l’enfant.
          Et la P.M.A ne me semble pas pire, que la pratique des élites de confier leur enfant à une nourrice qu’il côtoiera bien plus que sa mère (la construction affective par rapport à la mère me semble pour le moins, problématique).

          Pour faire une comparaison qui explicite mon raisonnement :
          En tant que conducteur du véhicule, si vous faites un excès de vitesse on ne peut pas vous condamner à des dommages et intérêts en vertu des droits de vos hypothétiques et potentielles victimes. Par contre, on peut vous condamner en vertu de votre devoir, en tant que conducteur, de respecter le code de la route et de ne pas être dangereux.

          • eddofr eddofr 23 janvier 17:53

            @FreeDemocracy


            J’ai écrit que le droit de l’enfant avant sa conception n’existait pas. Et je persiste.

            Un être hypothétique n’a aucun droit (d’autant qu’on n’est pas à l’abri d’un accident, qui fera que votre « individu » hypothétique n’existera jamais). Vouloir imposer son droit à un individu bien réel relève donc de l’oppression.

            Par contre, le devoir du parent existe dés lors que l’individu à l’intention d’avoir un enfant. Et ça c’est bien réel. Cela relève de la responsabilité individuelle de chacun.

            Je n’entrais absolument pas dans le débat sur le moment ou l’enfant devient un individu (entre le moment de la conception et la naissance, j’espère que vous n’êtes pas assez déviant pour considérer qu’un spermatozoïde ou un ovule non fécondé est un être humain).

            C’est un débat qui concerne l’avortement, pas la P.M.A., puisque la P.M.A. concerne le désir d’enfant et pas le désir mettre un terme à une grossesse avérée.

            Le droit à l’enfant, s’il n’est pas inscrit dans la loi, est bien revendiqué par certains. Je suis donc fondé à parler de ce droit à l’enfant (en tant que concept, pas en tant que droit légal).

            Et je préfère opposer à ce droit revendiqué, le devoir de parent (le devoir envers l’enfant) bien réel plutôt qu’un prétendu droit de l’enfant à venir, tout aussi contestable.

            En conclusion, vous êtes complètement à côté de la plaque.

            PS. Si vous voulez, on parlera du droit du fétus (qui est ou n’est pas encore un enfant), de la notion d’être pensant, et de deux trois autres trucs, comme le droit à l’identité, la notion de son propre corps et de ses limites, ... mais pas dans ce fil, ce n’est pas le sujet.

          • eddofr eddofr 29 janvier 16:18

            @FreeDemocracy

            Effectivement, on ne se comprenait pas.

            Nous vivons dans une société de « droits ».

            Nous avons tous et toutes un « droit naturel à l’enfant » (le droit d’avoir envie et d’essayer de faire un enfant), droit qui jusqu’à présent ne pouvait s’exercer que par la fonction naturelle de procréation.

            Depuis qu’il existe des techniques permettant à des couples stériles d’avoir un enfant, malgré leur incapacité « naturelle », ce « droit naturel à l’enfant » tend à devenir un « droit juridique » en vertu du droit à la non discrimination (qui lui est inscrit dans la loi).

            Je ne m’en réjouis pas, je ne le déplore pas non plus, je le constate, dés lors que certains peuvent recourir à la technologie pour devenir parent alors que cela leur est impossible par la voie naturelle, d’autres peuvent réclamer ce même droit en vertus du droit à la non discrimination.

            Je sais, c’est discutable, mais cela existe.

            Ce que moi je dis, c’est que nous devrions vivre dans une société de devoir et de droit, où le devoir prime toujours sur le droit.

            Dans une telle société, la question de la PMA serait tranchée d’abord en fonction du « devoir envers l’enfant ». Et par conséquent, je ne suis pas certain qu’on l’accorderait à beaucoup de monde ...


          • bob14 bob14 23 janvier 13:33

            Avec Macron...les bébés dans des utérus artificiels..plus besoin de mères porteuses... !


            • sweach 23 janvier 15:48

              @bob14
              Là vous le disez en rigolant, mais dans 20, 30, 40, 50 ans, ça ne sera peut être plus une utopie et il suffira juste de placer un ovule et du sperm dans une machine pour fabriquer un enfant.


              Nous sommes qu’à nos débuts des futurs problèmes bioéthiques.

              Qui aurait crue il y a 40 ans de ça qu’on pourrait aujourd’hui changer de sexe ?

            • @sweach


              Hitler avait déjà commencé avec les LEBENSBORN

            • njama njama 23 janvier 13:41

              Si la GPA n’est pas marchandisable en France, ce serait d’une certaine manière une très bonne chose, car elle serait très rare. Quelle femme serait assez bête pour se faire engrosser gratos pour le compte d’une autre (ou d’un autre ?) ...

              et si on ouvre les vannes, c’est la loi du marché, et comme au Canada ou ailleurs les GPA seront très chères, inabordables au plus grand nombre, ce qui limiterait naturellement le recours à ce portage par autrui.

              Un financement même en partie par des assurances sociales reviendrait à du détournement de fonds public, puisque ce genre de bidouillages ne pourrait être considéré comme une maladie.


              • njama njama 23 janvier 13:55

                Du coup, voilà pourquoi je pense que toute cette soupe qu’on nous mijote au nom du « droit à l’enfant » m’apparaît tout à fait malsaine, surtout pour l’enfant. Avant de parler de « droit à l’enfant », on devrait peut-être examiner les « droits DE l’enfant ».

                Le droit à l’enfant est un droit fantôme, il n’existe pas juridiquement


                • sweach 23 janvier 15:42

                  Vous parlez de droit et de législation, et si on regardait la logique.


                  Est-ce que deux femmes peuvent avoir un enfant ?
                  Est-ce que deux hommes peuvent avoir un enfant ?
                  Est-ce qu’on peut utiliser une autre femme pour qu’elle face la grossesse à notre place ?

                  La Biologie et la nature sont intransigeante sur ces points, la réponse NON !!!! C’est tout bonnement impossible.

                  Sauf que la science permet de faire des « miracles » et il est maintenant scientifiquement possible d’utiliser le corps d’une autre personne pour ses propres besoins, utiliser le sang ou les organes par exemple.

                  C’est à notre société de décider si cela est juste ou non et d’en fixer les limites.

                  Pour moi deux homosexuels par définition ne peuvent pas avoir d’enfant, nous ne sommes donc pas en présence d’une maladie ou d’un défaut qu’il faut rectifier, je ne vois pas pourquoi la science devrait rectifier quelques chose de normal ? Qu’est-ce qui empêche deux homos de se mettre d’accord avec deux lesbiennes ? pourquoi impliquer la science ? De toutes façon même avec la science deux homos ne peuvent transmettre leur patrimoine génétique sans l’intervention de l’autre sex.

                  Pour moi utiliser le corps d’une autre femme parce qu’on est financièrement plus puissant qu’elle, ça n’a pas de mot tellement c’est horrible et cela détruit toute la beauté du geste qui doit concerner les femmes qui ne peuvent pas enfanter.

                  • Pere Plexe Pere Plexe 23 janvier 18:30

                    @sweach

                    Est-ce que deux femmes peuvent avoir un enfant ?
                    Est-ce que deux hommes peuvent avoir un enfant ?
                    NON

                    Sauf que, bien avant qu’existe la GPA, des couples homos avaient déjà des enfants.
                    Suite à des séparations par exemple. Ou par décès d’un frère ou d’une soeur ayant des enfants.
                     


                  • oncle archibald 23 janvier 19:20

                    @Pere Plexe quels beaux exemples à l’appui de votre démonstration !!!! Et oui des veufs ou des veuves ont élevés seuls leurs enfants et quand les deux parents étaient décédés c’étaient les grands parents ou les collatéraux qui s’occupaient des orphelins ....

                    Vous ne voyez pas une légère différence dans les rapports qu’entretenaient ces enfants avec ceux qui se substituaient aux parents pour les élever avec le fait que deux mecs ou deux femmes en bonne santé et physiquement capables de procréer s’ils en avaient la volonté « s’achètent » un enfant comme ils iraient choisir un chiot dans une animalerie juste parce qu’ils ont une envie mais que leur « couple » est infertile par nature puisque deux ovules ou deux spermatozoïdes qui se rencontrent ne sont pas capables de faire un enfant.


                  • Pere Plexe Pere Plexe 23 janvier 19:33

                    @oncle archibald
                    Le coté mercantile qui peut exister avec la GPA est un problème.

                    Mais ne dépend pas du fait que les acquéreurs soient homo ou hétéro.

                  • njama njama 23 janvier 23:11

                    @sweach

                    Est-ce qu’on peut utiliser une autre femme pour qu’elle face la grossesse à notre place ?

                    Si on prend le cas historique d’Abraham et de Sarah, oui, puisque la servante Agar lui a donné un fils Ismaël. L’histoire de GPA dépasse de loin le bidouillage biologique ...
                    La technologie (médecine ?) est moderne, la problème de fond ... est antique !

                    « Saraï, femme d’Abram, ne lui avait point donné d’enfants. Elle avait une servante Égyptienne, nommée Agar. Et Saraï dit à Abram : Voici, l’Éternel m’a rendue stérile ; viens, je te prie, vers ma servante ; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï. »

                  • sweach 24 janvier 10:05

                    @Pere Plexe

                    *la GPA ... ne dépend pas du fait que les acquéreurs soient homo ou hétéro.*
                    Oui c’est un point soulevé par ce débat.

                    Est-ce que la GPA est un acte médical fait pour aider une femme qui ne peut pas enfanter ? Ou bien alors est-ce une marchandisation du corps ? une grossesse de confort ?

                    Pour des acquéreurs homo, c’est obligatoirement une marchandisation du corps, car ils n’y a rien d’anormal dans le fait qu’ils ne puissent pas avoir d’enfant.

                    *avant qu’existe la GPA, des couples homos avaient déjà des enfants.*
                    Bien NON ! ils n’avaient pas d’enfant, mais ils récupèrent ceux des autres comme les exemples que vous donnez, ça fait une grosse différence car l’enfant sait que la personne qui l’élève n’est pas son géniteur ou du moins l’un des deux.

                    @njama
                    *Si on prend le cas historique d’Abraham et de Sarah*
                    LOL ! si on commence à regarder toutes les histoires, vous pouvez trouver de l’esclavagisme en effet.

                    Mais je suis étonné que personne n’est prit l’exemple de Marie, une vierge capable d’avoir un enfant sans utiliser un homme pour cela. smiley

                  • Ruut Ruut 24 janvier 14:46

                    @sweach
                    Le lien homo - lesbienne aura le bon coté d’équilibrer l’enfant face au genre.
                    Ce qui est une bonne chose.


                  • Ruut Ruut 24 janvier 14:49

                    @Pere Plexe
                    C’est de l’esclavage puisque un être humain redevient une marchandise.
                    Pire de l’esclavage d’enfants ce qui est le pire au niveau du code moral.
                    C’est très anglo-saxon comme concept.


                  • sweach 24 janvier 16:28

                    @Ruut

                    *Le lien homo - lesbienne aura le bon coté d’équilibrer l’enfant face au genre.
                    Ce qui est une bonne chose.*
                    Bien c’est juste qu’il faut un homme et une femme, pour faire un enfant, peut importe leur orientation sexuel.

                    Pour l’éducation je souhaite juste que notre société implique un père et une mère pour élevé un enfant, si il n’y a qu’un seul des deux sex, je pense qu’il y aura un manque pour l’enfant.

                    Si notre société permet à des mères seule ainsi qu’a des couple homosexuel d’avoir des enfants, notre société décide de retirer volontairement un aspect essentiel de l’éducation.

                    Sans forcement l’interdire, ce n’est pas le rôle de la science, ni de la société de rentre possible quelques chose qui ne devrait pas l’être.

                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 janvier 02:22

                    @sweach


                    Pour des acquéreurs homo, c’est obligatoirement une marchandisation du corps, car ils n’y a rien d’anormal dans le fait qu’ils ne puissent pas avoir d’enfant.

                    Ce qui est étrange, c’est que deux fois par an, la marchandisation des corps semble parfaitement acceptée de tous.

                    Au moment des périodes de transfert de joueur de foot, personne ne pousse les hauts cris quand tel club achète le joueur machin ou quand le joueur bidule est prêté à l’inter-saison.

                    Tout le monde à Paris était content quand Barcelone a accepté de vendre Neymar.

                    La magie du football ?

                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 janvier 02:24

                    @sweach

                    Mais je suis étonné que personne n’est prit l’exemple de Marie, une vierge capable d’avoir un enfant sans utiliser un homme pour cela.

                    C’est exactement cela.

                    En fin de compte, Jésus avait deux papas et Dieu a fait une GPA pour l’avoir. smiley

                  • sweach 26 janvier 11:04

                    @Mmarvinbear
                    *Au moment des périodes de transfert de joueur de foot, personne ne pousse les hauts cris quand tel club achète le joueur machin*

                    Heu pour moi ça détruit absolument tout et je ne vois plus l’utilité de faire un club ou bien des supporters, voir carrément le sport en lui même.

                    Quand vous avez une compétitions sportive entre deux groupes, c’est un moyen de régler des conflits latent entre ces groupes, c’est un moyen représentatif et amical d’exprimer qui est le plus fort cette fois-ci.

                    Si les joueurs d’un club sortent de n’importe où, vous détruisez totalement ce rôle « représentatif », pourquoi un supporter se sentirait impliqué ?
                    Si un athlète sportif n’a rien en commun avec moi, ni ma nationalité, ni ma langue, ni rien, comment pourrais-je m’identifier à lui et le supporter ?

                    Pour moi tout ces clubs sportif sont très éloigné de leur origine géographie et devrait changer de nom car ils n’ont plus de lien avec leur terroir.
                    Franchement sans ce lien ça n’a aucun intérêt et je ne comprend pas ceux qui s’implique.

                  • Verdi Verdi 23 janvier 16:47

                    Je partage sans réserves votre opposition à la PMA et plus encore à la GPA. A force de contrarier mère nature, celle-ci va se venger sévèrement de ceux qui ne la respectent pas en transgressant, chaque jour davantage, ses codes et règles de vie. 


                    • Pere Plexe Pere Plexe 23 janvier 19:39

                      @Verdi
                      C’est beau comme le sermon d’un télévangéliste !


                    • covadonga*722 covadonga*722 24 janvier 07:03

                      @Pere Plexe
                      compliments belle alliance du libertaire avec le libertarien !


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 janvier 08:32

                      @Verdi

                      Dans ce cas il faut aussi interdire les pacemakers, les médicaments et l’exercice de la chirurgie...

                    • Verdi Verdi 24 janvier 10:33

                      @Mmarvinbear

                      Votre remarque n’est pas pertinente. La procréation est-elle une pathologie ? Ne faites pas d’amalgames fâcheux, et ne me faites pas dire ce que je ne pense pas. 

                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 janvier 14:19

                      @Verdi

                      Permettre à une personne de vivre plus longtemps que son terme biologique, oui, c’est une violation de la nature.

                      On en peut pas invoquer le respect de la nature pour une chose et s’en affranchir pour une autre.

                      Quand on décide de croire, on ne pioche pas dans la Bible les versets qui nous arrangent en laissant de coté les autres.

                    • http://mamevoy.pagesperso-orange.fr/mere.htm. IDENTITE MERE. S’il fallait définir le diable (voir site sur ARMAGEDDON) aujourdh’ui je l’associerais volontiers à un monstre technologique ou EVE FUTURE. Revoir ce très grand film. METROPOLIS.https://www.google.be/search?q=Metropolis&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi4jbi-ue7YAhWCWRQKHaJfCVMQ_AUICigB&biw=1280&bih=675#imgrc=8-sA6HURfL_7rM :


                      • Contrairement au propos de Taverne, c’est bien sur ce sujet que se décidera l’avenir de nos enfants (pour ceux qui en ont). Désolé de jouer les Cassandre. Mais la roche Tarpéienne n’est plus très loin,....


                        • Jeff Parrot Jeff Parrot 23 janvier 17:18

                          Faut bien comprendre que la finance, l’economie a besoin de nouveaux marches pour fabriquer de la croissance, creer du pognon et de la dette, sinon l’edifice part en sucette.
                          Il convient d’etendre le marche, mais on a atteind les limites il y a un moment, c’est pas grave on va les repousser les limites


                          • J’ai connu l’époque de l’arrivée de la contraception et du fameux slogan : enfants désirés,....Les psychologues reviennent presque tous sur ce concept. Moïse ne fut-il pas abandonné à la naissance,... ? On constate actuellement un lien entre enfants TROP désirés et hyperactivité,...


                            • Ouam Ouam 23 janvier 18:04

                              la prochaine étape apres cette eugénisme (principe de la selection de la race ou du type si chere au petit moustachu)..
                              viendra ensuite l’utérus artificiel (sisi c’est la « phase » d’après)
                               
                              on vous expliquera que pour aviir acces à cet utérus extérieur il faudra débourser espèces sonnantes derechef...
                               
                              la sélection par l’argent éiminera enfin les sans-dens démunis....
                               
                              car c’est bien le but... enfin celui que j’y percoit...
                              je suis peut etre un peu juste en avance dans mes pronostics, l’avenir nous le dira..
                               
                              Tout cela n’est que suite de l’homme augmenté et de toutes les gaffas-zeries qui bien sur seronts au premier chef pour vendre cela au mougoen écérébré qui applaudira et crira unanimement
                              « vive la science et ses progès »...en clouant au pilori ceux qui oseraient émmettre un petit
                              « heu..... » désaprobatif

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