• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Police Biopolitique, Health Polizei, Total Control et Covid19 : en (...)

Police Biopolitique, Health Polizei, Total Control et Covid19 : en attendant la Brigade des Loups

« Trouvez simplement ce qu'un peuple est prêt à subir en silence, cela vous donnera la mesure exacte de l'injustice et du mal qui lui seront imposés, et cela continuera jusqu'à ce que se manifeste une résistance par les mots ou la violence, ou les deux. Les limites des tyrans sont fixées par l'endurance de ceux qu'ils oppressent. »

Frederick Augustus Washington Bailey, dit Frederick Douglass (1818-1895)

« Fable du déconfinement provisoire ou du confinement intermittent et répété. Les sirènes de l’alarme se mirent à hurler. Et les drones gardes se mirent à circuler au-dessus des rues en proclamant, hauts parleurs au maximum : confinement, confinement, le confinement reprend ce soir à 18 heures, couvre-feu à 19 heures et plan écarlate activé ! »

Jacques Fradin, paru dans lundimatin#240, 27 avril 2020

JPEG

Dans son roman publié en 2010 et intitulé « Super Sad True Love Story », sorte de Bildungsroman qui carbure au réalisme glacial, Gary Shteyngard explique de quelle manière l’on vivra dans un avenir proche lorsque le yuan chinois, alors devenu une monnaie mondiale, les gens porteront tous un « apparat » autour du cou avec la technologie RateMe Plus. Il montre aussi (nous sommes alors en 2010) comment les détails personnels de chacun seront affichés en public sur des pôles de crédit social et comportemental omniprésents qui diffuseront des messages au coin des rues avec "de petits compteurs LED à hauteur des yeux qui auront enregistré votre classement de crédit lorsque vous avez marché".[i]

Et vingt ans plus tard[ii] qu’advient-il, qu'en est-il quand tout un peuple apeuré et discipliné (l'un expliquant l'autre) est proche de s’engouffrer dans une opération de contrôle politique et social inimaginable conduit par une technopolice scientifique sanitaire où se mêlent tout à la fois la peur et le fait d’abdiquer tout discernement, toute protection des Libertés Publiques fondamentales par crainte d’avoir à payer une amende ?139 € pour un plat de lentilles, un Ausweis papier en attendant le bracelet électronique homologué, consentement, abdication et renonciation pour commencer - après le désarmement, l'interdiction d'usage, de détention et de port d'armes et dans l'attente de la disparition de l'argent liquide - à la liberté d’aller et de venir au bénéfice d'un asservissement citoyen médicalisé !

Qu'advient-il de ce peuple ?

Réponse : il se révolte, défend ses libertés, sa Liberté, ou il crève et disparaît.

Et qu’en est-il des mesures de contrôle par le moyen de « brigades » (30.000 personnes !) qui seront chargées de contrôler (smartphone et internet des objets connectés, espions fidèles) et tous ceux qui ne le seront pas, volontairement ou involontairement, par incapacité, négligence ou refus ?

Très simple : cela se fera par le réseau des médecins généralistes, sentinelles-délatrices officielles, rémunérées, directement en relation téléphonique avec la Sécurité sociale pour "signaler" les cas avec, naturellement, une "loi de sécurité sanitaire" pour "préserver le secret médical", lequel sera anéanti comme le sont déjà la confidentialité des données et le secret dit "professionnel". Car "Oui le généraliste se transforme en enquêteur, mais la plupart du temps il y a une confiance dans le médecin traitant qui expliquera les choses." Confiance trahie par celui qui de par son statut de "confident par nécessité" acceptera alors de "renseigner" et livrer son Client...

Mais quel véritable Médecin digne de ce nom, du serment qu'il aura prêté, acceptera pareille forfaiture ?

Veut-on la preuve de mes dires ? La voici, avec cet excellent article ci-après sourcé :

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/covid-19-comment-vont-fonctionner-les-brigades-de-contact-en-occitanie-1588188685

Comment ne pas voir que nous avons désormais affaire à la mise en place très rapide de dispositions et de mesures scélérates, à l’image de ceux qui les auront pensées, décidées, prises, validées et camouflées derrière un appareil juridique de circonstance (loi, décret, circulaire etc.) que personne de sensé ne saurait valablement accepter tant il est désormais avéré que ce qui est mis en place l’est de manière irrévocable, sans garde-fous ni réel contrôle ?

Qui a déjà pris connaissance en détail du dispositif ALICEM[iii], ou encore de celui mis en place par la LOI n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence[iv] pour faire face à l'épidémie de covid-19 ?

Qui a lu ou se souvient de l’excellent roman de David Gruson[v] dans lequel il imagine une machine dénommée S.a.r.r.a, en référence à l'acronyme du « système automatisé de réponse rapide aux alertes » : un appareil sur lequel s'appuie pour prendre des décisions, dans son roman, le ministère de la Santé ? Se fondant uniquement sur des arguments statistiques, sans prendre en compte les intérêts individuels des personnes, cet ordinateur (de fiction) en vient à envisager de « sacrifier » les habitants de plusieurs quartiers de Paris, victimes de la fièvre hémorragique Ebola et mis en quarantaine au nom de la sauvegarde du reste de la population. « Je voulais, de cette manière, montrer que l'adoption d'une logique collectiviste peut conduire à des extrémités glaçantes », justifiait alors l'auteur.

Nulle exagération de ma part, Cher lecteur. Voyez plutôt ce que j'écrivais sur cette même tribune voici presque un an, le 23 mai 2019 :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vivre-ensemble-etre-malade-215304

Nul besoin de « thriller médical » et encore moins de précautions littéraires ou politiquement « correctes » pour voir que les dystopies s’installent dans la réalité quotidienne ! Et pourtant, quel silence absolu en France !

« Trouvez simplement ce qu'un peuple est prêt à subir en silence, cela vous donnera la mesure exacte de l'injustice et du mal qui lui seront imposés, et cela continuera jusqu'à ce que se manifeste une résistance par les mots ou la violence, ou les deux. Les limites des tyrans sont fixées par l'endurance de ceux qu'ils oppressent. »

Ou leur lâcheté, tant il est vrai qu'un esclave n'est conscient de sa condition que lorsqu'il remue les chaînes qui l'entravent.

Fukuyama avait annoncé trop tôt et de manière trop exclusive la « Fin de l’Histoire ». Il s’est trompé car il aurait dû parler de la fin des histoires, mais plus précisément encore de leur succession, de leur apparition séquentielle sous forme d’événements perturbateurs révélateurs de l’impossibilité pour de pseudo-dirigeants, comme nous le voyons en France et en Europe, de se livrer à des exercices de prospective et de simple prévision.

I-Incompétence et cécité criminelles

Qui donc, à moins d’être ignorant, naïf, crédule, imbécile ou de mauvaise foi, peut encore sérieusement faire confiance à des histrions complètement délégitimés qui se sont installés dans le déni, font preuve d'un culot d'acier au point de se prendre pour des Super-Héros capables d'en remontrer sans vergogne à des sommités médicales et n’ont eu de cesse de mentir comme ils respirent pour tenter de courir après les événements et adapter la réalité à leur incurie et incompétence réunies ? Personne, et certainement pas moi.

Qui ne voit l’incompétence de ces clowns politiques qui envisagent la reprise des activités scolaires au mépris de toute prudence alors que l’on apprend, au lendemain du plan de déconfinement présenté par le Premier ministre devant un croupion d’Assemblée nationale, l’apparition signalée par l’hôpital Necker -« après que de jeunes enfants ont été hospitalisés avec des syndromes inflammatoires graves »-, d’une nouvelle maladie peut-être liée au Coronavirus, « maladie apparue récemment (et qui) ressemble à la maladie de Kawasaki, un syndrome vasculaire affectant les jeunes enfants et dont la cause reste indéterminée » ?

N’y a-t-il donc personne dans l’entourage du Dalmatien pour le tenir informé de l’actualité médicale ?

N’y a-t-il aucun « conseiller » pour suggérer au Premier ministre un temps de réflexion au vu de l’information suivante en date du 20 avril 2020 ( !) et qui montre que la France compte elle aussi une vingtaine de cas identifiés présentant ce type de syndromes, comme l'a signalé le centre de référence des maladies cardiaques congénitales complexes, le M3C-Necker, dans un message aux autres unités de l'hôpital. « Il est devenu clair depuis environ 3 semaines qu'un nombre croissant d'enfants de tous âges a été hospitalisé dans un contexte d'inflammation multi-systémique associant fréquemment une défaillance circulatoire avec des éléments en faveur d'une myocardite. La présentation clinique est pléomorphe et peut en imposer pour une forme incomplète de la maladie de Kawasaki, ce d'autant que certains ont des dilatations coronaires », explique le professeur Damien Bonnet, du M3C-Necker. Une « alerte à caractère épidémique » qui est « cruciale dans une période où l'activité programmée est susceptible de reprendre et à l'heure du déconfinement », ajoute-t-il. Sans affirmer qu'il existe un lien entre les deux pathologies, le professeur et son équipe s'inquiètent du « démarrage de cet afflux de jeunes patients retardé par rapport à celui de la pandémie en Ile-de-France » et qu'ils ne s'expliquent pas.

N'y a-t-il donc eu personne pour remonter au Président et au Premier ministre l’alerte donnée par le professeur Damien Bonnet, du M3C-Necker[vi] ?Il faut croire que non car si cela avait été le cas on peut encore imaginer que les termes de cette allocution eussent alors été différents.

On ne peut dès lors que souhaiter aux maires de France et aux parents d’enfants scolarisés - s’ils lisent ces lignes -, d’y réfléchir à deux fois avant que de mettre en œuvre le plan de déconfinement qui passe totalement à côté de la réalité de la situation. Puisse M. le Premier ministre qui a pris la fâcheuse habitude d’écarter les questions qui l’ennuient d’un « J’assume ! » péremptoire faire preuve de discernement en reportant la rentrée des classes au mois de septembre pour éviter d’avoir à assumer quelques explications floues[vii] devant les parents d’enfants qui auront été contaminés après le 11 mai prochain.

Qui ne voit par-delà de cette incurie et ce cafouillage permanents, ce rideau de fer, cette pierre tombale qui s’abattent sur la France avec un cadenassage de population digne d’un pays occupé militairement par un pouvoir étranger ? A ceci près que ledit pouvoir est désormais celui issu d’une militarisation d’une police de la santé et de la société civile qui joue en toute liberté sur la corde de la peur, de la menace et de la sanction alors qu’il eût fallu privilégier le civisme, la responsabilité, le courage de chacun et la mise en place de mesures médicales et sanitaires réellement efficaces en évitant de se réfugier derrière la girouette folle des avis contradictoires et incertains de « comités scientifiques » bidons auxquels là encore personne de sensé ne saurait sérieusement faire crédit (je parle ici en mon nom), sauf à vouloir risquer sa santé.

Comment ne pas voir que par-delà cet amateurisme ahurissant est en train de se mettre en place une logique totalitaire bio-médicale qui, elle, est en revanche redoutablement professionnelle ?

Loin d’être la solution, le confinement général fait partie du problème. Il révèle l’impuissance du pouvoir qui tente ainsi de camoufler sa gestion initiale chaotique et idéologique de la crise (comme par exemple son refus de fermer les frontières quand il en était encore temps), son imprécision en matière sanitaire, les carences lourdes de conséquences de notre économie nationale en matière industrielle dues aux délocalisations et à la doxa mondialiste, la situation dramatique du système hospitalier et, plus généralement, de manière rampante et accrue, la tiers-mondisation de l’État, la somalisation des villes et, soyons précis malgré la crudité du propos, le souk, le dawa, en un mot le bordel généralisé faute de dirigeants clairvoyants, courageux et efficaces, soucieux de l'intérêt bien compris de leurs concitoyens et pouvant compter sur une chaîne de commandement rigoureuse. Mais par-dessus tout, le confinement impose un contrôle de masse de type techno-totalitaire (contrôle social à la mode chinoise) et ruine le pays avec une chute de PIB abyssale. Comment ne pas voir que des réactions brutales et brouillonnes ont en effet enrayé toutes les activités au point que l’économie française que MM. Macron et Philippe ont littéralement envoyée dans le mur est officiellement en récession et s’est contractée de 5,8 % au premier trimestre comme le montre l' Insee ?

II- Des « brigades sanitaires[viii] » aux Brigades de Loups

Car soyez-en persuadés, « volontarisme » aidant, voici très exactement comment les choses pourraient se passer :

-Avec, pour commencer, l’usage et le port désormais obligatoires des masques sanitaires soumis à une techno-police de surveillance dont voici un avant-goût (voyez le site ci-après et la tête réjouie des jeunes "startuppers" ) :

https://www.datakalab.com/

-Avec, ensuite, cette remarquable analyse sous la plume de Jacques Fradin[ix], Docteur en Médecine et membre de l'Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive, qui montre de quelle façon (je cite ses propos) « la société du risque », jusque-là pensée en termes étroitement économiques, avec les crises financières, tend à devenir la forme générale d’exercice du pouvoir biopolitique : pouvoir de la gestion du risque.

Pouvoir biopolitique, dit-il, non seulement légitimé par « la science », la techno-science bio-médicale par exemple, mais surtout par l’incertitude radicale, qui exige toujours plus de techno-science. Incertitude ramenée à une sorte de course technoscientifique, pour réduire « le risque », risque qui, sans cesse, réapparaît et impulse un mouvement d’accélération au capitalisme biopolitique.

Car, dit-il, il nous faudra vivre avec le virus, avec la menace épidémique et toute forme nouvelle de pandémie à venir ; non pas la démocratie à venir, mais la pandémie à venir (cela s’appliquant à toute forme de désastre « écologique »). Ainsi se dessine l’avenir biopolitique du monde, tant que l’économie sera considérée comme une priorité indiscutable, la biopolitique étant une expression du gouvernement économique ou du despotisme économique.

Et c’est cette nouvelle expression du despotisme économique en despotisme biopolitique (si bien dénoncé par G.Agamben) qui permet à l’économie de poursuivre son développement illimité, par exemple, par l’usage systématique et technologique du désastre (écologique, épidémique) comme moyen de poursuivre sa route. Biopolitique du confinement en récidive, et voilà la ritournelle du confinement comme métonymie du cycle du despotisme.

Nous sommes effectivement entrés dans le monde de L’Armée des 12 Singes, cette autre dystopie du réalisateur britannique Terry Gilliam qui, vingt-cinq ans après sa sortie, apparaît toujours comme une charge efficace contre la société de consommation et les errements de la science, sans qu’il y ait eu besoin d’écologiste radical accélérationniste, sans qu’il y ait eu besoin de complot apocalyptique[x].

(Et que l’on s’abstienne, ajouterais-je, de parler de « complotisme » ou de « fake news » alors que les faits sont sous nos yeux, indiscutables).

"Mais il faut convenir, continue J. Fradin, que le mythe sauvage du complot écologiste radical, sauver la terre en détruisant la vie humaine, prend une saveur exotique."

Que le Lecteur veuille bien se rappeler à ce propos la scène de l'Agent Smith expliquant à Morpheus dans le film Matrix, le chef-d'oeuvre des frères Wachowski, que les êtres humains sont tels des virus :

https://www.youtube.com/watch?v=cgKspcEbmuA.

Nous sommes entrés dans le monde du confinement intermittent.Un rêve biopolitique, celui de la surveillance globale, se réalise.

Au nom de la préservation de la vie humaine (mais pas celle des virus !) il va donc falloir démultiplier les procédures de contrôle, de surveillance et, finalement, de punition des contrevenants, dont la réaction est (et sera alors) immédiatement prévisible.

Car, voyez-vous, la logique biopolitique du confinement intermittent ou répétitif est très simple :

-Ce mouvement, confinement, déconfinement, reconfinement, etc., doit se lire comme la métonymie du despotisme, du régime politique du capitalisme, qui est un régime cyclique (pouvant glisser, sans rupture, du libéralisme politique souple, mais ancré dans un libéralisme économique toujours autoritaire, jusqu’au fascisme contre révolutionnaire, la forme que prend le despotisme économique menacé).

-Le despotisme économique est un régime politique cyclique et dont le cycle (la ritournelle) se calque sur celui de l’économie. Notre actuelle pandémie, et la crise économique qui y est liée, étant un exemple parfait de cette variabilité du despotisme qui avait pris un virage répressif sécuritaire bien avant la crise épidémique ou la crise économique associée. L’état d’exception ou l’état d’urgence étant toujours inscrits au cœur de ce despotisme qui n’est que l’extension au monde entier (ou à la société entière) du « despotisme d’entreprise » avec son pouvoir autoritaire.

Bien entendu, comme en 2001 ou en 2008, il y a toujours un « bon prétexte » pour instaurer « l’état d’urgence ». Mais cet état d’exception n’a rien d’une exception ; il est toujours prévu de le sortir régulièrement de sa caverne constitutionnelle.

Un peu comme les tanks et automitrailleuses que l'on sort de leurs casernes (méthode Old School) ou, mieux encore ("That's dope, man !"), avec les drones équipés d'armes automatiques (cf. la maison Songar, un rêve pour ministre de l'Intérieur), parfaits pour le contrôle des foules désireuses d'affirmer en milieu urbain leurs revendications sociales ou droits démocratiques :

https://www.slashgear.com/turkeys-military-drones-will-bring-machine-guns-to-the-air-16603349/

Il faut insister sur l’idée de prétexte imparable, le frère jumeau du mensonge déconcertant.
Et, de manière absolument stupéfiante, mais prévisible, les deux frères gardiens du despotisme (mensonge & menace) reviennent en guest stars.

Protéger, sauver, prendre soin, le care, tout cela constitue un prétexte imparable.
Prétexte toujours combiné aux mensonges les plus gros, tel celui du gouvernement qui se prétend le meilleur protecteur de ses sujets (encore que cette fois-ci il fasse preuve d’un amateurisme criminel) comme le montre la vidéo d’un médecin excédé par ce qu’il voit et entend, écoutez bien : https://www.youtube.com/watch?v=GvTYQQNczhU

Et comme l’explique encore J. Fradin, « nous retrouvons toujours comme noyau du despotisme la plus ancienne politique de la religion (pastorat et protection, aide et service avec sa corruption essentielle. Corruption qui se retrouve sous la forme de la corruption du serment d’Hippocrate, serment transformé en logique totalitaire bio-médicale. Maximisation biopolitique : (car) qui aime bien contrôle bien, culpabilisation et châtiment, le plus ancien mode religieux.

Partons de l’hypothèse biopolitique, actualisée par la pandémie.

Une épidémie menace la vie ; il faut s’en protéger. Et la défense de la vie exige des « mesures extrêmes ».Il va falloir vivre LONGTEMPS avec le virus. (Comme avec le Terrorisme, ajouterais-je pour ma part, rappelez-vous cette ânerie d’un autre ex-Premier ministre). Et, donc, il faudra continuer à observer LONGTEMPS les nouvelles règles disciplinaires, comme « la distanciation » ou « le confinement », règles permanentes dont l’application sera répétitive. Mobilisons un vieux conte (une vieille fable) : tous n’en mouraient pas, mais tous étaient frappés ou menacés. Traitons alors l’épidémie comme une maladie classique, le diabète, par exemple ; considérons l’épidémie comme un diabète généralisé à l’ensemble de la population, tout le monde étant supposé soit l’avoir, soit l’avoir eu, soit l’avoir en futur.

Il faudra donc une surveillance permanente, (du) style diabétique, mais adaptée à l’épidémie.
Les sujets du gouvernement économique deviennent, de plus, des malades « à suivre » ou à surveiller (sans parler de l’auto-discipline nécessaire). En définissant les sujets comme des malades (en rémission) on introduit de nouvelles règles de l’espace public.

-Protection d’autrui : port du masque obligatoire, obligation du masque dans l’espace public.

-Distances de sécurité : distanciation permanente dans l’espace public, interdiction des attroupements ou des concentrations (avec la question importante de la gestion de toutes les concentrations). (Pas plus de 100 kms !).

-Suivi permanent statistique par des tests démultipliés.

-Reprise régulière des confinements ; des confinements répétés étant prévisibles.
S’ensuivra la mise au point de stratégies de « confinement-déconfinement » à répétition.Si l’on se concentre uniquement sur la question des distances à respecter, sur la question de la distanciation obligatoire, il est évident que les transports de masse et les écoles, les concentrations scolaires, posent (et vont poser) de redoutables problèmes.

Ces problèmes exigent (exigeront), pour leur solution, un accroissement de la surveillance et de l’auto-surveillance (ou de la délation) et un accroissement de l’autoritarisme (toujours notre glissement cyclique du despotisme, ici vers plus de dictature, médicalement justifiée).
Mais c’est toute l’activité professionnelle qui doit être repensée, au moyen d’un renforcement de toutes les normes de « sécurité ». Avant même la reprise du travail il faudra envisager un renforcement des contraintes au travail, pour le rendre « sûr ».

(Quid du « travail au noir » et de l’économie « grise » ou « souterraine » ?)

On pourra imaginer des décalages horaires systématiques pour alléger la concentration dans les transports, veiller à ce que les entreprises et les bureaux mettent au point des protocoles de sécurité très contraignants, avec, derrière, la nécessité du renforcement de la fonction sécuritaire de l’État, pour rendre obligatoires les protocoles « de protection ».

Il en ira de même pour les commerces avec la modification de la structure des restaurants, des cafés, des cinémas, des théâtres, etc., pour les transformer en espaces de « distanciation ».
Tous les lieux de concentration seront à traiter comme des écoles. (En attendant le retour de nouveaux camps de concentration pour les « réfractaires » ?)

D’un seul coup, voilà que le pouvoir disciplinaire revenu s’accroit considérablement,
sans changement apparent de régime politique, mais par (brusque) glissement (techno-policier, techno-médical) et en tout cas principalement despotique.

Guignols sinistres que ces pseudo-dirigeants qui font n’importe quoi après avoir triché et trompé la population toute entière, comme un PDG qui aurait caché la réalité des comptes aux actionnaires, comme un président de la République, un Premier ministre et un gouvernement qui ont sciemment travesti la réalité, minimisé la menace et pour tout dire menti à toute la population en continuant de la brutaliser d’une autre manière.

Imagine-t-on un seul instant un conflit militaire faisant soudain irruption sur le territoire et obligeant à lutter contre un ennemi intérieur et extérieur ?

Le constat serait très vite effectué et nul doute au vu de la désorganisation, de l'imprévision, de l'impéritie et de l'incurie actuelles dont nous sommes actuellement témoins qu'avec de pareils incapables à la tête de la France, l'agression se solderait par une défaite immédiate sinon une capitulation devant la cruauté et l'irrésistibilité des événements.

Le système des économies, au moindre coût, qui avait présidé à la construction de tous les établissements de concentration humaine (comme les restaurants, en attendant les cinémas, les salles de concerts, les stades, les trains, les avions, les paquebots etc.) doit/devra être remis en cause avec, n’en doutons pas, des menaces de fermetures administratives de ces établissements qui deviendront hors normes (apparaîtront les « nouvelles normes N Covid », comme les « nouveaux masques homologués, avec label et « logo » officiels).

Les concentrations de populations, fêtes, mariages, (baptêmes, communions, obsèques), festivals, réunions politiques, manifestations ne seront plus autorisées. Et, il faudra continuer LONGTEMPS à observer les règles de distanciation (incorporées dans les nouvelles normes N Covid). (Et ce d’autant plus, nous corrigeons) que les tests, PCR ou sérologiques, ne donnent que des informations incertaines.

Et c’est cela, de nouveau (veuillez revenir au début de l’article) qui est le nœud coulant de l’étranglement biopolitique, comme l’énonce J. Fradin, : non pas le savoir ou la science, mais l’incertitude radicale.

Cette incertitude absolue sera déployée comme justification des contrôles les plus sévères car une personne infectée (ou testée infectée) n’est pas une personne immunisée (lire la fable politique derrière la proposition bio-médicale). L’immunisation définitive, par infection ou vaccination, n’est vérifiée que pour très peu d’infections. Et, pour notre cas pendable, à coronavirus, rhume, grippe, pneumopathie, l’immunisation par infection est de très courte durée ; durée essentiellement incertaine, certainement très courte (moins d’un an) et, surtout, soumise à des variations individuelles très fortes. (Comprenez-vous ? Ce qui sera « safe », valable un jour, une heure, une semaine à un endroit ne le sera plus au temps et au lieu suivant).

Car l’infection ne présente pas une protection, l’infection faite n’implique PAS l’immunité acquise (impossibilité du schéma de l’immunité de groupe). Il y a même un risque, toujours l’incertitude, de réinfection chez les malades supposés guéris ; (car) les anticorps ne protègent pas d’une réinfection, la mémoire immunitaire étant incertaine ou faible. On peut même imaginer (à croire que l’imagination des virus est sans limite, ajouterais-je), que des mutations virales s’effectuent et s’effectueront pour contourner aléatoirement la mémoire immunitaire, le processus viral restant en état de bon fonctionnement, par destruction sélection, la fameuse guerre de contournement de l’immunité.

Certes, les campagnes de tests, PCR ou sérologiques, ont une fonction statistique de gestion biopolitique, et non pas une fonction d’information individuelle (information qui restera toujours entachée de doute). Fonction statistique d’évaluer la proportion des personnes infectées, mais pas nécessairement immunisées ou seulement immunisées pour un temps court et toujours indéterminé. Mais la détection de l’infection n’étant pas la preuve de l’immunité, les règles de gestion biopolitique (que nous avons présentées juste avant) devront être maintenues LONGTEMPS.

Et c’est là que (trouvaille lumineuse de J. Fradin dont je continue de citer les propos) « le temps long du longtemps  » est (et sera désormais) la conséquence de l’incertitude radicale, étant ici rappelé que ce qui augmente le risque est que pour les (porteurs) asymptomatiques il faut un délai de 15 à 30 jours pour l’apparition des marqueurs d’infection (que l’on peut tester).

Il faut donc considérer que les tests, surtout les tests rapides à bandelettes, grand public, ne seront que des check points de surveillance (qui seront automatisés, avec des testeurs digitaux connectés obligatoires remplaçant les montres et les smart phones). Car il faut renouveler la surveillance, comme pour les diabétiques (nous avons fait l’hypothèse d’un traitement biopolitique analogue à celui du diabète, traitement essentiellement construit sur des normes de sécurité et sur la surveillance).

D’où l’apparition inéluctable de passeports sanitaires ou de carnets sanitaires (sur le modèle des anciens carnets ouvriers ou du Carnet International de Vaccinations de couleur jaune, modèle OMS) ; carnets, passeports, qui seront bien sûr digitalisés et mis à jour automatiquement (grâce aux bracelets électroniques connectés de tests).

https://www.coindesk.com/covid-19-immunity-passport-unites-60-firms-on-self-sovereign-id-project%3famp=1

Et (puisqu’il y aura) des contrevenants, des fraudeurs et des falsificateurs, il y aura un marché du faux passeport sanitaire ; il y aura donc une police biopolitique spécifique (retour à la lutte contre « le marché noir »).Tous ces tests, incorporés ou pas, vont permettre une surveillance statistique de la population malade ou infectée (ou en puissance).

En faisant l’hypothèse que la population infectée est immunisée, même pour un temps court, 1 ou 2 mois, il est possible alors d’effectuer un calcul économique, pour réorganiser la production. Mais au niveau individuel, la notion de risque statistique ne joue jamais.
Au niveau individuel, le test rapide indique si oui ou non, présence ou pas d’anticorps, on a été infecté. Mais cela n’est pas un indicateur fiable de protection immunitaire (vu ce que nous avons dit sur la mémoire immunitaire, auquel il faut ajouter la forte variation individuelle, la fameuse comorbidité ou l’état général physique ou psychique, les baisses d’immunité).
Le régime biopolitique se clôt alors par la transformation générale des malades en suspects. »

Et c’est ainsi que l’on retrouve tout tranquillement et insidieusement les plus vieilles formes de police, avec les régimes de suspects et les lois qui les régissent.

 

Et quant à l’emploi futur de la population « confinée » qui va rapidement réaliser que, même en « télétravaillant », sa place n’aura plus besoin d’être physiquement dans un bureau, remémorons-nous cet excellent dialogue tiré du film Margin Call https://www.slate.fr/story/54879/margin-call-lehman-brothers où, en quelques heures – nous sommes en 2008 - il s’agit de déboucler une position financière alors que la crise est désormais ouverte :

John Tuld  : Maybe you could tell me what is going on. And please, speak as you might to a young child. Or a golden retriever. It wasn't brains that brought me here ; I assure you that.

John Tuld  : So, what you're telling me, is that the music is about to stop, and we're going to be left holding the biggest bag of odorous excrement ever assembled in the history of capitalism.

Peter Sullivan  : Sir, I am not sure that I would put it that way, but let me clarify using your analogy. What this model shows is the music, so to speak, just slowing. If the music were to stop, as you put it, then this model wouldn't even be close to that scenario. It would be considerably worse.

John Tuld  : Let me tell you something, Mr. Sullivan. Do you care to know why I'm in this chair with you all ? I mean, why I earn the big bucks.

Peter Sullivan  : Yes.

John Tuld  : I'm here for one reason and one reason alone. I'm here to guess what the music might do a week, a month, a year from now. That's it. Nothing more. And standing here tonight, I'm afraid that I don't hear - a - thing. Just... silence.

John Tuld  : So you think we might have put a few people out of business today. That its all for naught. You've been doing that everyday for almost forty years Sam. And if this is all for naught then so is everything out there. Its just money ; its made up. Pieces of paper with pictures on it so we don't have to kill each other just to get something to eat. It's not wrong. And it's certainly no different today than its ever been. 1637, 1797, 1819, 37, 57, 84, 1901, 07, 29, 1937, 1974, 1987-Jesus, didn't that fuck up me up good-92, 97, 2000 and whatever we want to call this. It's all just the same thing over and over ; we can't help ourselves. And you and I can't control it, or stop it, or even slow it. Or even ever-so-slightly alter it. We just react. And we make a lot money if we get it right. And we get left by the side of the side of the road if we get it wrong. And there have always been and there always will be the same percentage of winners and losers. Happy foxes and sad sacks. Fat cats and starving dogs in this world. Yeah, there may be more of us today than there's ever been. But the percentages-they stay exactly the same.

Marging Call, J.C. Chandor (2011), Jeremy Irons : John Tuld[xi]

Le monde entier, la planète toute entière ont été infectés et chacun évite soigneusement de se poser la question de savoir qui a fait quoi, comment et pourquoi, et de quelle manière il va falloir agir et qui devra rendre compte, fournir quelques explications et réparer un préjudice humain…mondial avant que d’en réparer les conséquences économiques et financières, politiques, sociales et humaines.

Car l’on en revient toujours à chacun d’entre-nous et au fait qu'à la différence des médiocres criminels qui prétendent encore nous gouverner et de leurs complices, que je ferai juger pour l'ensemble de leurs agissements mortifères, je sais très exactement quelles mesures immédiates il convient de prendre pour enrayer le processus actuel, assurer la restauration de la sûreté des personnes et des biens, la prospérité économique et financière et la souveraineté pleine et entière de la France.

 

Moyenne des avis sur cet article :  2.56/5   (25 votes)




Réagissez à l'article

24 réactions à cet article    


  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 1er mai 2020 14:45

    Bonjour Renaud Bouchard,

    Ravi de vous lire à nouveau. Vraiment.

    Un bémol cependant. Et si vous me le permettez, bien sûr.

    Comment un homme de votre qualité peut-il se permettre de mettre un dialogue en VO — c’est-à-dire en anglais — dans un article rédigé en français, donc pour francophones ?

    Auriez-vous agi de même si ce dialogue avait été écrit en allemand, en italien ou en néerlandais ? Je crains que la réponse ne tombe sous le sens.

    En agissant ainsi vous contribuez, probablement sans y avoir bien réfléchi, à promouvoir certaines idées reçues, comme par exemple :

    l’anglais serait LA langue internationale,

    Quasiment tout le monde la maîtriserait,

    Cette situation de fait n’aurait absolument rien à voir avec ce que nous vivons actuellement : un plan d’asservissement des masses voulu par l’oligarchie et mis en application depuis au moins des décennies.

    (...)

    Et je ne parle pas des conséquences à long terme, si cette prétendue universalité du globiche — variante altérée de l’anglais qui est une langue bien plus difficile que d’aucuns l’affirment — devait se prolonger, ni du manque de respect pour vos lecteurs qui doivent ensuite aller sur Internet pour, en somme, faire ce que vous auriez dû faire : traduire en français ledit dialogue.

    Nul doute dans mon esprit que vous aurez parfaitement intégré ce que j’essaie de vous dire.

    Croyez en mon plus profond respect, et en mes regrets.

    Thierry Saladin


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er mai 2020 15:56

      @Thierry SALADIN
      Bonjour et merci pour votre visite comme pour votre commentaire.

      Autant où j’ai pris soin de diffuser une version en langue française de l’extrait du film Matrix, je n’ai pas pris le temps de procéder à une traduction du texte en langue anglaise dont je vous remercie de donner à nos lecteurs une version plus accessible.
      C’est ainsi que je procède par ailleurs pour des langues d’un abord moins facile comme l’Allemand, le Russe ou le Chinois.
      Mille excuses, donc.
      Sachez toutefois que dans mon entourage souvent (trop) anglophone, quand je ne peux pas faire autrement -je ne rate jamais une occasion de rappeler que le Français demeure encore la langue officielle ou co-officielle d’organisations internationales et d’une trentaine d’États souverains, de sorte que je prends un malin plaisir à suggérer parfois en insistant (pour les textes, à défaut du Français parlé, mais aussi pour la conversation) l’usage d’une langue latine ou italo-ibéro-romane, qu’il s’agisse de l’Italien, de l’Espagnol ou du Portugais.

      J’espère que le texte que je vous remercie d’avoir lu vous aura intéressé et c’est bien volontiers, soyez-en sûr, que je lirai vos commentairesvafin de nourrir le débat tant le sujet et son évolution sont importants.

      La partition du pays en départements plus ou moins infectés est de très mauvais augure et un coup d’œil sur ce qui se pratique dès à présent chez nos voisins montre qu’il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour voir réapparaître les « bonnes vieilles habitudes » :

      https://summit.news/2020/04/30/germany-considering-coronavirus-cards-to-allow-immune-germans-freedom-of-travel/

      (Bien qu’en Anglais, ce texte évoque l’intérêt de se déplacer avec facilité sur le territoire pourvu que l’on dispose préalablement d’une carte de santé spécifique établissant votre immunité sanitaire).

      Verrons-nous en France des arrestations de fugitifs tentant de fuir des zones rouges pour rejoindre des zones vertes ?
      A quand des milices chargées - sur dénonciation d’arrêter des transfuges « infectés » ?

      Le Cinéma s’est depuis longtemps emparé avec succès des dystopies devenues réalités à base de zoonoses, de grippes et de bestioles malfaisantes, invisibles et mortelles.

      https://www.lepoint.fr/pop-culture/virus-et-epidemie-au-cinema-les-5-meilleurs-films-a-voir-sans-masque-17-02-2020-2363021_2920.php

      Nous risquons fort de voir quelques salles de cinéma à vendre à moins de disposer de fauteuils très espacés, comme autrefois dans certains trains à l’accueil, au décor et au service impeccables.

      Je pense aux voitures (regrettées) des très confortables TEE « Etendard, Capitole, Jules Verne, Rubens, Rembrandt, Rheingold, Settebello », avant l’arrivée des bétaillères à la mode Thalys...

      Cordialement,
      Renaud Bouchard


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 1er mai 2020 14:46
      (traduction du dialogue faite par Internet)

      John Tuld : Vous pourriez peut-être me dire ce qui se passe. Et s’il vous plaît, parlez comme vous le feriez à un jeune enfant. Ou un golden retriever. Ce n’est pas le cerveau qui m’a amené ici ; Je vous l’assure.

      John Tuld : Donc, ce que vous me dites, c’est que la musique est sur le point de s’arrêter, et nous allons rester avec le plus gros sac d’excréments odorants jamais assemblé dans l’histoire du capitalisme.

      Peter Sullivan : Monsieur, je ne suis pas sûr de le dire ainsi, mais permettez-moi de clarifier en utilisant votre analogie. Ce que ce modèle montre, c’est pour ainsi dire la musique qui ralentit. Si la musique devait s’arrêter, comme vous le dites, ce modèle ne serait même pas proche de ce scénario. Ce serait bien pire.

      John Tuld : Permettez-moi de vous dire quelque chose, monsieur Sullivan. Vous souciez-vous de savoir pourquoi je suis sur cette chaise avec vous tous ? Je veux dire, pourquoi je gagne beaucoup d’argent.


      Peter Sullivan : Oui.

      John Tuld : Je suis ici pour une raison et une seule raison. Je suis ici pour deviner ce que la musique pourrait faire dans une semaine, un mois, un an. C’est ça. Rien de plus. Et debout ici ce soir, j’ai peur de ne rien entendre. Juste ... silence.

      John Tuld : Donc, vous pensez que nous aurions pu mettre quelques personnes à la faillite aujourd’hui. C’est tout pour rien. Tu fais ça tous les jours depuis presque quarante ans Sam. Et si tout cela est pour rien, alors tout est là-bas. C’est juste de l’argent ; c’est fait. Des morceaux de papier avec des photos dessus pour que nous n’ayons pas à nous tuer juste pour manger quelque chose. Ce n’est pas faux. Et ce n’est certainement pas différent aujourd’hui que jamais. 1637, 1797, 1819, 37, 57, 84, 1901, 07, 29, 1937, 1974, 1987-Jésus, ça ne m’a pas bien foutu en l’air-92, 97, 2000 et tout ce que nous voulons appeler cela. C’est toujours la même chose encore et encore ; nous ne pouvons pas nous aider. Et vous et moi ne pouvons pas le contrôler, ni l’arrêter, ni même le ralentir. Ou même le modifier légèrement. Nous réagissons simplement. Et nous gagnons beaucoup d’argent si nous réussissons. Et nous nous retrouvons sur le côté de la route si nous nous trompons. Et il y en a toujours eu et il y aura toujours le même pourcentage de gagnants et de perdants. Renards heureux et sacs tristes. Gros chats et chiens affamés dans ce monde. Oui, nous sommes peut-être plus nombreux aujourd’hui qu’il n’y en a jamais eu. Mais les pourcentages - ils restent exactement les mêmes.

      Marging Call, J.C. Chandor (2011), Jeremy Irons : John Tuld


      • Odin Odin 1er mai 2020 19:20

        Bonjour,

        Excellent article sur cette nouvelle technique d’asservissement du peuple par la biopolitique.


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er mai 2020 20:38

          @Odin
          Bonsoir et merci pour votre visite comme pour votre commentaire.
          Rien n’est encore joué.
          Espérons que ces dangereux énergumènes qui prennent des décisions telles que la partition du pays entre zones « contaminées », « moins contaminées »et « zones sûres » vont se prendre un retour de flamme, comme si la France était prête à supporter un retour aux zones de « démarcation ».

          A quand les « fugitifs » et les « médicalement suspects » parqués dans des camps de surveillance sanitaire ?

          L’imagination de ces barges est sans limite et comme chacun sait, les fous, cela se soigne.

          En bref, tout dérape déjà.

          Certains départements, comme le Lot, ne comprennent pas pourquoi ils ont été classés en rouge dans la première version de la carte dressant l’état des lieux du Covid-19. Les Agences régionales de santé évoquent des erreurs de comptage.

          Déjà des couacs après la présentation, le 30 avril, de la première carte sanitaire montrant les départements classés en rouge ou en vert selon le niveau de circulation du Covid-19 et la saturation des hôpitaux. Des départements comme le Lot, la Haute-Corse ou le Cher ne comprennent pas leur classification en rouge.

          Les Agences régionales de santé (ARS) concernées ont globalement reconnu des erreurs de comptage. Dans le Lot, « qui ne figure pas à ce stade parmi les plus impactés par l’épidémie », ce classement « a suscité des incompréhensions fortes et légitimes », a noté l’ARS Occitanie, dans un communiqué de presse. Au 30 avril, il n’y aurait effectivement plus qu’une seule personne en réanimation dans le département.

          [#coronavirus] En réponse aux interrogations des lotois, l’@ARS_OC et le @Prefet46 ont apporté dès ce soir des précisions sur l’indicateur statistique national qui a conduit à faire apparaitre le département du #Lot en rouge sur la carte de la circulation du virus en France : pic.twitter.com/7vVebEyiIs— ARS Occitanie (@ARS_OC) May 1, 2020

          Le président du département du Lot, Serge Rigal, a exprimé son mécontentement pour cette « erreur de l’année » dans un courrier au ministère de la Santé.

          Concernant le Cher, « on estime qu’il y a eu des erreurs de données et l’objectif est que la correction puisse être apportée le plus rapidement possible », selon Christophe Lugnot, directeur de cabinet de l’ARS Centre, interrogé par l’AFP.

          L’ARS de Corse a pour sa part fait savoir dans un communiqué que « les modalités du codage par le centre hospitalier de Bastia entraînent une surestimation du nombre de passages aux urgences pour Covid ».

          #COVID__19#cartes COMMUNIQUE DE PRESSE 👇 pic.twitter.com/8BRPPl7lt8— ARS.CORSE (@ARSCORSE1) April 30, 2020

          « S’il y a des bugs sur le classement c’est parce que le système reste trop centralisé », a déploré pour sa part sur France info François Sauvadet, président de la Côte-d’Or, département classé rouge notamment car il accueille des patients de départements voisins, a-t-il expliqué.

          Ce matin, sur @franceinfo j’ai expliqué que s’il y a des bugs sur le classement des départements, c’est parce que le système reste trop centralisé ! Il faut être davantage connecté au terrain #Confinement#Deconfinementhttps://t.co/EDpTfs43sM— François SAUVADET (@sauvadet) May 1, 2020

          En Dordogne, le président du département Germinal Peiro s’est dit « stupéfait » du classement en orange, rappelant sur France Bleu Périgord qu’« il y a très peu de cas en Dordogne, que l’hôpital de Périgueux n’est absolument pas saturé, et que le laboratoire départemental […] a la capacité de faire 1 000 tests par jour ». La préfecture a toutefois rappelé que cela confirmait « la nécessité pour les Périgourdines et les Périgourdins [...] de maintenir vigilance et civisme dans le respect du confinement et des gestes barrières ».

          #Covid19 | Communiqué de presse : classement en orange de la #Dordogne dans le cadre de la préparation du déconfinement. 🗞️ Lire le communiqué ⬇️ pic.twitter.com/5EADwtFtKR— Préfet de la Dordogne (@Prefet24) April 30, 2020

          Environ un tiers des départements sont classés rouge, avec sans surprise, l’ensemble de l’Ile-de-France et le quart nord-est du pays, les deux zones les plus touchées. Le reste du pays se partage entre orange et vert. La carte sera mise à jour quotidiennement jusqu’au 7 mai, où ne resteront que deux catégories, vert et rouge, qui détermineront le niveau de relâchement des restrictions à partir du « déconfinement » prévu le 11 mai. Dans les départements en vert, une moindre présence du virus permettra d’organiser un « déconfinement » plus large, avec notamment l’ouverture des parcs et jardins ou la reprise du collège.

          Emmanuel Macron a prévenu le 1er mai que le 11 serait « une étape importante » mais pas le passage « à une vie normale ».

          Source : RT France : https://francais.rt.com/france/74694-carte-deconfinement-departements-contestent-classement-rouge

          Bien à vous,
          RB


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 mai 2020 09:56

          Aux Lecteurs.

          Passer de la pénurie à l’abondance.

          La clientèle va se précipiter, oubliant les restrictions, nourrissant ceux qu’il faudra bien appeler des...« profiteurs de guerre ».

          La Fédération du commerce et de la distribution a annoncé disposer de masques pour la vente dès le 4 mai. Une information qui n’a pas manqué de susciter l’indignation des soignants qui subissent la pénurie depuis le début de la pandémie.

          225 millions de masques chez Carrefour, 170 millions chez Leclerc

          Quand Carrefour déclare disposer de 225 millions de masques, dont 70 millions destinés à son personnel, les soignants s’interrogent : « Où étaient ces masques quand […] tous nos personnels en prise directe avec la maladie tremblaient et tombaient chaque matin ? »

          Le réseau Leclerc dit avoir « sécurisé » 170 millions de masques et en prévoit « bien davantage » à terme. Pour le président de Système U, les chiffres annoncés n’étaient pas des stocks, mais des livraisons à venir.

          « Sécuriser »...comme « prendre des précautions », n’est-ce pas ?

          Et mettre les objets sur le marché lorsque celui-ci n’en peut plus d’attendre et trouve enfin la marchandise...disponible.

          Allez, amende, confoscation avec distribution gratuite et prison !

          https://francais.rt.com/france/74701-soignants-indignes-par-vente-masques-en-grande-surface


          • Le Panda Le Panda 2 mai 2020 11:00

            Renaud Bouchard bonjour,

            C’est à se demander qui sont les plus menteurs et les plus fourbes ? C’est avec plaisir que je vous lit à nouveau j’ai été hospitalisé pendant trois mois. 21 jours de coma et le reste en rééducation, donc je connais ces étapes. Je continue par ailleurs à avoir chez moi de la rééducation respiratoire pendant encore deux mois, minimum. Il est indéniable qu’en dehors des masques leurs absences et un Gouvernement d’incompétents. La France touche le fond du gouffre et lorsque vous appelez un laboratoire de ville la réponse est cinglante. Nous n’avons pas encore l’accord de L’A.R.S. La prévention se trouve où ? De la même façon que la modération pourrie d’ici qui bloque mes articles, je vais finir par ne plus venir du tout, puis écrire surement un ouvrage sur les réalités. Nous sommes incompétents pour mener une réelle révolte, comme cela se devrait.

            Bien à vous,

            Le Panda

            Patrick Juan

             


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 mai 2020 11:58

              @Le Panda
              Cher Monsieur,
              je suis heureux de voir que vous avez réchappé à cette terrible infection et formule à votre intention mes vœux de prompt rétablissement !
              Une personne de mon entourage a elle aussi été sérieusement touchée mais a rapidement recouvré une meilleure santé.
              Courage et confiance !
              Reposez-vous, lisez, prenez le temps de vivre et revivre et à bientôt !
              Cordialement,
              Renaud Bouchard


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 mai 2020 12:30

              @Pinette
              Bonjour Pinette.

              Je lis votre commentaire adressé au Panda avec attention.

              « Là j’ai vraiment l’impression qu’il ne se passe rien -écrivez-vous-, et pourtant je suis dans une très grande ville. »

              Pourriez-vous nous fournir quelques précisions ?

              De quelle ville parlez-vous, de quel service d’urgences ?

              Cordialement,
              RB


            • Le Panda Le Panda 2 mai 2020 12:46

              @Pinette
              Je serai bien moins élégant et courtois que « @Reanaud Bouchard », c’est à vous souhaitez de rentrer dans un service de réanimation. Créer un « avatar » pour sortir 11 « conneries » mais restez chez vous au fond de votre cave. Vous êtes pété du cerveau….vite à l’asile !


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 mai 2020 20:36

              @Pinette
              Soyons sérieux.
              Quel est le nom de cette ville ?
              Je verrai après ce qu’il en est de la fréquentation de son service d’Urgences.
              l’information est importante.
              On ne saurait affirmer quoi que ce soit sans y apporter un commencement de preuve.
              Cordialement,
              RB


            • njama njama 4 mai 2020 10:03

              Bonjour Renaud Bouchard

              La décision du gouvernement, d’un quarteron de personnes pas plus, d’anesthésier la France a plongé une grande partie des français dans un état de sidération qui laissera des séquelles bien plus à craindre que l’emprisonnement temporaire à domicile. Pour en sortir, je ne vois que deux solutions, il peut en exister d’autres que je ne vois pas. D’une part que des voix s’élèvent soit par le verbe soit par l’écrit comme vous et d’autres le font ici et ailleurs, et d’autre part donner du sens à ce qui paraît une manipulation mondiale.

              Avez-vous écouté l’intervention de Herbert Kickl ancien Ministre de l’Intérieur autrichien devant le Parlement ! un grand moment politique comme on en voit rarement qui aide à ne pas désespérer complétement de la politique, qui j’espère fera bouger les lignes de cette situation sclérosée, pétrifiée, presque cataleptique.

              Vidéo en plus sous-titrée en anglais, français et espagnol, merci aux traducteurs.
              Le résumé sous la vidéo YouTube :
              « Le 22 Avril 2020 devant le gouvernement Autrichien, l’ancien ministre de l’intérieur Herbert Kickl dénonce ouvertement la manipulation par la peur construite sur des prévisions catastrophiques et à l’aide des médias pour instaurer un confinement strict, présenté comme la seule possibilité pour éviter une hécatombe due au Coronavirus. Pourtant la Suède, jugée irresponsable pour ne pas avoir appliqué de confinement n’a eu ni hécatombe, ni destruction de son économie, ni restriction des libertés de ses citoyens. Malgré cela, le discours de la peur se maintient et on ne parle pas de ces alternatives, pourquoi ? »
              https://www.youtube.com/watch?time_continue=81&v=s7fvjRRt0UU&feature=emb_logo


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 mai 2020 10:55

                @njama
                Bonjour et merci pour votre visite comme pour votre contribution à cette tribune.
                Parler, discuter, échanger un maximum d’informations devrait pouvoir nous permettre de retenir une ou plusieurs explications fiables et, avec elles, entrevoir la possibilité de discerner une ou plusieurs politiques de réaction solide, intelligente et pour tout dire...honnête.

                Je parle ici d’honnêteté intellectuelle car chacun aura pu remarquer la cacophonie d’arguments sanitaires officiels assénés quotidiennement avec un aplomb un jour immédiatement démenti le lendemain, laissant de fait le grand public dans une situation de dissonance cognitive réelle.
                Que faire ? Qui écouter ? Qui croire ? Autant de questions auxquelles un gouvernement responsable se devrait de pouvoir répondre sans faille après, même si on peut le comprendre par largesse d’esprit, un certain flottement.
                l’ennui est que ce « flottement » a surtout pris la tournure d’un désordre constant auquel on aura tenté de remédier par un semblant d’ordre en prenant et en appliquant des mesures contraignantes plutôt que consenties sur la base d’explications satisfaisantes préalablement exposées, assurées, débattues et présentées de manière pédagogique.
                Le fait est que les gens ne sont pas idiots, comprennent parfaitement de quoi il retourne et, même si la peur (bien compréhensible face à un ennemi invisible et implacable) peut jouer dans leurs comportements individuels, le comportement général est plutôt satisfaisant avec l’intégration et le mise en place d’une réelle discipline sans doute surprenante mais en tout cas réelle.

                Ce qui nous conduit à l’autre aspect de cette honnêteté intellectuelle mais aussi politique et pour laquelle je vous remercie vivement de la communication de votre lien montrant,je vous cite, " l’intervention de Herbert Kickl ancien Ministre de l’Intérieur autrichien devant le Parlement ! un grand moment politique comme on en voit rarement qui aide à ne pas désespérer complétement de la politique, qui j’espère fera bouger les lignes de cette situation sclérosée, pétrifiée, presque cataleptique."
                « Le 22 Avril 2020 devant le gouvernement Autrichien, l’ancien ministre de l’intérieur Herbert Kickl dénonce ouvertement la manipulation par la peur construite sur des prévisions catastrophiques et à l’aide des médias pour instaurer un confinement strict, présenté comme la seule possibilité pour éviter une hécatombe due au Coronavirus. Pourtant la Suède, jugée irresponsable pour ne pas avoir appliqué de confinement n’a eu ni hécatombe, ni destruction de son économie, ni restriction des libertés de ses citoyens. Malgré cela, le discours de la peur se maintient et on ne parle pas de ces alternatives, pourquoi ? »
                https://www.youtube.com/watch?time_continue=81&v=s7fvjRRt0UU&feature=emb_logo

                La conclusion de tout ceci me paraît fort simple.
                J’espère de tout cœur que, si tel est le cas, la population toute entière saura réagir intelligemment lorsqu’elle découvrira à quel point elle aura été bernée, trompée, abusée par une bande d’incapables dont la médiocrité les laissera comptables, en France, d’une part de responsabilité de deux ordres :

                -Économique, certes, en envoyant l’économie de la France dans le mur en deux mois.
                -Humanitaire, avec un total à parfaire de milliers de morts et de vies perdues dans d’affreuses conditions.

                Mentir, faire des promesses non tenues, semer le doute, jeter l’opprobre et infantiliser des victimes potentielles, tout cela a un prix.

                Me revient cette citation : «  La révolution n’est point un dîner de gala, ce n’est pas comme si on écrivait un essai, peignait un tableau ou brodait une fleur. Elle ne peut s’accomplir avec autant de raffinement, d’aisance et d’élégance, avec autant de douceur, de calme, de respect, de modestie et de déférence. Une révolution est une insurrection, l’acte de violence par lequel une classe renverse le pouvoir d’une autre classe.  »Mao Zedong, Rapport sur l’enquête menée dans le Hunan à propos du mouvement paysan, mars 1927.

                Il en va de même lorsque l’on joue sur les peurs.
                Gouverner un pays et répondre aux attentes de ceux qui y vivent, que l’on a le devoir de protéger, n’est point un dîner de gala. Ce n’est pas comme si on écrivait un essai, peignait un tableau ou brodait une fleur, surtout lorsque l’on annonce des mesures de déconfinement stupides, que l’on procède à la partition du pays (comme si les zones vertes, jaunes, rouges seraient figées pour l’éternité), comme si , dans un rêve démentiel, les gens pouvaient désormais être conduits à vivre un éternel dimanche de vacances.

                Cordialement,
                Renaud Bouchard


              • njama njama 4 mai 2020 11:42

                @Renaud Bouchard

                Merci pour votre longue réponse, je partage assez bien vos analyses.
                Ne préjugez peut-être pas de trop de l’effet de cette pourtant remarquable allocution de Herbert Kickl ...les attaques ad hominen sont légions sur le web comme dans les médias et comme il était une figure nationaliste classée extrême-droite... bien que rien dans son discours ne fait allusion à ses propres convictions politiques.

                Allez visiter les deux derniers articles du Réseau Voltaire qui raccrochent le sujet à la géopolitique, si vous les avez pas déjà lus, ça complétera nos contributions.

                Escroquerie intellectuelle Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral

                Le Covid-19 et l’Aube rouge

                Il y a longtemps que j’ai compris que la médecine a été une composante importante du colonialisme, un vecteur du suprémacisme blanc, les continents lointains ne suffisent plus, aujourd’hui c’est toute la planète qu’un même pouvoir, une cryptarchie oligarchique, veut coloniser... sous couvert de philanthropie et de démocratie sanitaire.


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 mai 2020 12:36

                @njama
                Merci pour vos contributions dont la lecture est passionnante.
                RB

                "Neil Ferguson est un charlatan happé par son escroquerie, tandis que Didier Raoult est un médecin clinicien. Les adeptes du premier ont besoin de morts pour croire en leur religion, ceux du second soignent leurs malades.

                Le problème que nous affrontons n’est pas un débat scientifique, mais une guerre d’erreurs répétées contre la démarche scientifique. Il est stupéfiant d’entendre des membres du Conseil scientifique de l’Élysée reprocher au professeur Raoult de ne pas mener d’études comparatives avec un groupe témoin. Faut-il qu’en période de crise un médecin responsable ne soigne pas certains de ses patients et les sacrifie délibérément ?"

                https://www.voltairenet.org/article209775.html

                https://usbeketrica.com/article/pour-lutter-contre-les-epidemies-il-faut-preserver-la-diversite-humaine


              • njama njama 4 mai 2020 14:03

                Docteur Jean-Louis Bellaton « Cinquante ans de médecine de campagne… »

                J’ai 76 ans passés et j’en ai vu des épidémies de grippe dès 69-70, qui tuaient 30 à 40 000 personnes sans qu’on affole une population infantilisée par l’idée de la mort et -surtout- par médias et hommes politiques qui surfent sur la vague.

                J’ai de nombreuses années assumé un cabinet de 40 à 5O malades jours et nuits et dimanches en dépit de 3 associés que j’avais accueillis à mes côtés.

                Encore inscrit au Conseil de l’Ordre, je viens de soigner une dizaine de personnes atteintes du covid 19 et j’y suis passé moi-même sans encombre en n’hésitant pas à prendre Nivaquine + antibiothérapie.

                Oui, on n’est pas certain de l’efficacité de ce traitement… mais alors, que proposer à nos patients ? Pour mes amis et parents, comme pour moi, je n’ai pas hésité.

                Toxicité de l’hydrochloroquine ? J’en ai prescrit comme tous les autres médecins pendant 50 ans (sans qu’on m’emmerde) contre le palu et dans certaines affections rhumatismales sans le moindre incident alors que j’ai dû hospitaliser des cirrhoses au paracétamol chez des non alcooliques, sans parler des hémorragies digestives sous aspirine…

                Le confinement : certes pour les personnes fragilisées et afin de ne pas engorger les services de réanimation qui n’existaient pas dans les années 70.

                Mais on le prouvera quand nous serons en possession de tests sérologiques fiables : quoi qu’on fasse, les trois quarts de la population auront contracté le Covid 19 en ne présentant qu’une simple « grippette »ou une forte grippe.

                Que dire de la cacophonie des « grands professeurs » (combien d’entre eux ont-ils réellement fait de la recherche fondamentale ?) des grands professeurs qui n’ont pour la plupart jamais eu à soigner une grippe et des pneumopthies virales alors que nous en avons soigné des milliers au cours de notre carrière et que sommes, nous, médecins de famille en première ligne pour soigner les trois quarts des personnes atteintes du Covid 19.

                Oui : qu’ont-ils à proposer ?
                Alors, qu’on laisse le médecin de famille responsable faire son boulot sans lui interdire tel ou tel produit !

                Ou alors, qu’on lui interdise le droit de soigner ! Seuls quelques grands spécialistes et chercheurs ont droit de nous apprendre.
                Toute mon admiration va aux médecins de réanimation et à leurs assistants qui se dévouent de façon merveilleuse 24 heures sur 24 pour les cas désespérés.

                Mais si on jour, il se confirme que Nivaquine et Plaquénil ont une efficacité -même relative- contre le Covid 19, alors nous serons en droit d’accuser tous ceux qui nous l’ont interdit, d’avoir mis en danger la vie de centaine de milliers de malades et -voire- de les traduire en Justice.
                Car, pour avoir été maire pendant 19 ans et Conseiller Régional 12 ans, je doute de l’esprit de culpabilité de certains »grands » élus.

                Docteur Jean-Louis Bellaton, né le 5 10 43, 454 chemin des Vignerons 69 830 Saint-Georges de Reneins. »

                https://www.anti-k.org/2020/04/19/docteur-jean-louis-bellaton-est-de-assez-clair/


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 mai 2020 16:21

                @njama

                Bonjour et encore merci pour cette contribution dont je retiens la conclusion à propos de la prétendue toxicité de l’hydrochloroquine

                Vous trouverez ci-après à propos de la Chloroquine -, un extrait d’une étude relative à la lutte contre cette maladie terrible que constitue le paludisme (véritable tueur silencieux particulièrement efficace).

                Menée et écrite par un médecin militaire spécialiste des maladies tropicales (le Dr. G. Joncour, Médecin-Chef du Service antipaludique de Madagascar, Tananarive), cette étude fait état du traitement par chimioprophylaxie alors en vigueur pour les enfants scolarisés au moyen d’une prise de deux comprimés de Nivaquine (0,10 grammes) par écolier et par semaine jusqu’à l’âge de 13 ans.

                Il se trouve qu’ayant passé mon enfance en pays tropicaux impaludés, j’ai un souvenir très précis du surveillant-général qui vérifiait méticuleusement que nous avalions avec un verre d’eau (à cause de son amertume très marquée) ce minuscule cachet de Chloroquine Nivaquine alors de couleur bleue, dont je n’ai subi aucun effet toxique.

                On nous expliquait que ce moment désagréable nous protégeait contre une maladie mortelle, ce que nous rappelait nos buvards sur lesquels figuraient un moustique Anophèle aux yeux sinistres et la mention : « Attention ! Le Paludisme tue ! »

                Cf.Dr. G. Joncour, Lutte contre le paludisme à Madagascar, Buul. Org. mond. de la Santé, 1956-15, 711-723, p.713 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2538277/pdf/bullwho00533-0339.pdf

                Mais on le prouvera quand nous serons en possession de tests sérologiques fiables : quoi qu’on fasse, les trois quarts de la population auront contracté le Covid 19 en ne présentant qu’une simple « grippette »ou une forte grippe.

                Que dire de la cacophonie des « grands professeurs » (combien d’entre eux ont-ils réellement fait de la recherche fondamentale ?) des grands professeurs qui n’ont pour la plupart jamais eu à soigner une grippe et des pneumopthies virales alors que nous en avons soigné des milliers au cours de notre carrière et que sommes, nous, médecins de famille en première ligne pour soigner les trois quarts des personnes atteintes du Covid 19.

                Oui : qu’ont-ils à proposer ?
                Alors, qu’on laisse le médecin de famille responsable faire son boulot sans lui interdire tel ou tel produit !

                Ou alors, qu’on lui interdise le droit de soigner ! Seuls quelques grands spécialistes et chercheurs ont droit de nous apprendre.
                Toute mon admiration va aux médecins de réanimation et à leurs assistants qui se dévouent de façon merveilleuse 24 heures sur 24 pour les cas désespérés.

                Mais si on jour, il se confirme que Nivaquine et Plaquénil ont une efficacité -même relative- contre le Covid 19, alors nous serons en droit d’accuser tous ceux qui nous l’ont interdit, d’avoir mis en danger la vie de centaine de milliers de malades et -voire- de les traduire en Justice.
                Car, pour avoir été maire pendant 19 ans et Conseiller Régional 12 ans, je doute de l’esprit de culpabilité de certains »grands » élus.

                Docteur Jean-Louis Bellaton, né le 5 10 43, 454 chemin des Vignerons 69 830 Saint-Georges de Reneins. »

                https://www.anti-k.org/2020/04/19/docteur-jean-louis-bellaton-est-de-assez-clair/


              • njama njama 4 mai 2020 10:13

                ’A Whole Industry Is Waiting For A Pandemic’

                16 dec 2009 […] Dans une interview donnée au magazine allemand Der Spiegel, un membre de la Cochrane Collaboration, une organisation de scientifiques indépendants qui évaluent toutes les études menées sur la grippe, l’épidémiologiste Tom Jefferson montrait les conséquences de la privatisation de l’OMS et la marchandisation de la santé.

                « T. Jefferson : […] l’une des caractéristiques les plus ahurissantes de cette grippe, et de tout le roman-feuilleton qui en a découlé, est que, année après année, des gens émettent des prévisions de plus en plus pessimistes. Jusqu’à présent, aucune ne s’est jamais réalisée et ces personnes sont toujours là à répéter leurs prédictions. Par exemple, qu’est-il arrivé avec la grippe aviaire qui était censée tous nous tuer ? Rien. Mais, ce n’est pas cela qui arrête ces gens de faire leurs prédictions. Parfois, on a le sentiment que c’est toute une industrie qui se prête à espérer une pandémie.

                Der Spiegel : De qui parlez-vous ? De l’OMS ?
                T. J : L’OMS et les responsables de la santé publique, les virologistes et les laboratoires pharmaceutiques. Ils ont construit tout un système autour de l’imminence de la pandémie. Beaucoup d’argent est en jeu, ainsi que des réseaux d’influence, des carrières et des institutions tout entières ! Et il a suffit qu’un des virus de la grippe mute pour voir toute la machine se mettre en branle. » [20]

                Lorsqu’on lui a demandé si l’OMS avait délibérément déclaré l’urgence pandémique dans le but de créer un immense marché pour les vaccins et les médicaments contre le H1N1, Jefferson a répondu :
                « Ne trouvez-vous pas frappant que l’OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? L’ancienne définition parlait d’un virus nouveau, à propagation rapide, pour lequel l’immunité n’existe pas, et qui entraîne un taux élevé de malades et de décès. Aujourd’hui, ces deux derniers points sur les taux d’infection ont été supprimés, et c’est ainsi que la grippe A est entrée dans la catégorie des pandémies. » [21]

                [20] Tom Jefferson, Entretien avec l’épistémologiste Tom Jefferson : ‘A Whole Industry Is Waiting For A Pandemic’, Der Spiegel, 21 juillet 2009 https://www.spiegel.de/international/world/interview-with-epidemiologist-tom-jefferson-a-whole-industry-is-waiting-for-a-pandemic-a-637119.html
                [21] Ibid.
                source de la citation https://www.voltairenet.org/OMS-le-pape-de-la-grippe-A-accuse

                OMS DÉFINITION Qu’est-ce qu’une pandémie ?
                24 février 2010 On parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. Une pandémie de grippe survient lorsqu’un nouveau virus grippal apparaît et se propage dans le monde entier, en l’absence d’immunité dans la grande majorité de la population.
                https://www.who.int/csr/disease/swineflu/frequently_asked_questions/pandemic /fr/

                La déclaration de pandémie par l’OMS le 11 mars 2020 ne fut-elle pas clairement hâtive et abusive ! « hors de Chine, 118 000 cas dans 114 pays et 4291 ‎décès », un taux élevé de malades et de décès ?
                https://www.who.int/fr/dg/speeches/detail/who-director-general-s-opening-remarks-at-the-media-briefing-on-covid-19—11-march-2020


                • njama njama 4 mai 2020 10:20

                  « La peste était en route vers Damas et croisa la caravane d’un chef dans le désert. Où allez-vous si vite s’enquit le chef ? À Damas, j’ai l’intention d’y prendre mille vies. Et au retour de Damas la peste croisa de nouveau la caravane. Le chef dit c’est cinquante mille vies que vous avez prise et non mille. A non dit la peste j’en ai pris mille, c’est la peur qui a pris le reste. »
                  Les Contes de Canterbury...

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Contes_de_Canterbury


                  • njama njama 4 mai 2020 10:51

                    2009 swine flu pandemic de la science-fiction ?

                    Renaud Bouchard où voyez-vous dans ces données très officielles que je suis allée chercher l’ombre d’une pandémie ? je surligne en gras les chiffres 2009 et 2010

                    Données du Cepidc_Inserm (Centre d’épidémiologie sur les causes médicales des décès) France entière Années : 2016 / 2015 / 2014 / 2013 / 2012 / 2011 / 2010 / 2009 / 2008 / 2007 / 2006 / 2005 / 2004 / 2003 / 2002 / 2001 / 2000

                    Décès toutes causes confondues : 591357 / 591163 / 556467 / 567078 / 568902 / 544885 / 549962 / 545852 / 541118 / 528885 / 524802 / 536233 / 517433 / 560497 / 543191 / 538759 / 538374 /

                    Total Maladies de l’appareil respiratoire :
                    41289 / 42710 / 35413 / 37626 / 38640 / 34555 / 32534 / 34445 / 33193 / 32547 / 31066 / 35571 / 30717 / 36447 / 34169 / 32524 / 36087 /

                    Grippe  : 960 / 1915 / 341 / 715 / 777 / 337 / 140 / 532 / 205 / 248 / 127 / 1009 / 159 / 475 / 555 / 173 / 1588 /

                    Pneumonie : 13295 / 13365 / 11058 / 12056 / 12293 / 10636 / 10563 / 11368 / 10788 / 10498 / 9824 / 11332 / 9658 / 12074 / 11294 / 10688 / 11493 /

                    Asthme : 924 / 888 / 851 / 883 / 920 / 863 / 963 / 1013 / 944 / 1053 / 1038 / 1186 / 1150 / 1398 / 1419 / 1498 / 1636 /

                    Autres maladies chroniques des voies inférieures : 10406 / 10741 / 9008 / 9657 / 9291 / 8621 / 8210 / 8169 / 8330 / 8119 / 7756 / 8500 / 7553 / 8398 / 7608 / 7326 / 7970 /

                    Autres maladies de l’appareil respiratoire : 15704 / 15801 / 14155 / 14135 / 15359 / 14098 / 12658 / 13363 / 12926 / 12629 / 12321 / 13544 / 12197 / 14102 / 13293 / 12839 / 13400 /

                    (Inserm Cépidc > (dans Menu) Causes médicales décès > Interroger les données de mortalité > dans la Page cliquez sur consultez les principaux indicateurs produits à partir de la base de données des causes médicales de décès.)

                    (les dernières données disponibles sont celles de 2016). Sur ces dernières années on constate une augmentation assez significative des décès par maladies respiratoires à pondérer toutefois puisque la mortalité toutes causes confondues à augmenter (génération baby boomers ?)


                    • njama njama 4 mai 2020 11:09

                      Les gouvernements ne semblent pas voir acter que l’OMS commet des erreurs qui par effet domino ont engendré d’énormes erreurs politiques aux coûts colossaux !

                      The number of lab-confirmed deaths reported to the WHO is 18,449,[7] though this 2009 H1N1 flu pandemic is estimated to have actually caused about 284,000 (range from 150,000 to 575,000) deaths.[14] A follow-up study done in September 2010 showed that the risk of serious illness resulting from the 2009 H1N1 flu was no higher than that of the yearly seasonal flu.[15] For comparison, the WHO estimates that 250,000 to 500,000 people die of seasonal flu annually.[9]

                      Le nombre de décès confirmés en laboratoire et signalés à l’OMS est de 18 449[7], bien que l’on estime que la pandémie de grippe H1N1 2009 a en fait causé environ 284 000 (entre 150 000 et 575 000) décès[14]. Une étude de suivi réalisée en septembre 2010 a montré que le risque de maladie grave résultant de la grippe H1N1 2009 n’était pas plus élevé que celui de la grippe saisonnière annuelle[15]. A titre de comparaison, l’OMS estime que 250 000 à 500 000 personnes meurent chaque année de la grippe saisonnière[9].
                      (traduction DeepL)


                      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 mai 2020 16:42

                        LES DRONES DE LA TECHNOPOLICE...

                        En pleine crise sanitaire, des drones sont utilisés dans plusieurs villes de France par les forces de l’ordre pour faire respecter le confinement. Dénonçant un « dispositif illégal », deux associations attaquent la préfecture de police de Paris.

                        « Depuis le début du confinement et un peu partout en France, la police prétend se faire assister de drones pour lutter contre les infractions », peut-on lire en préambule d’un communiqué commun de la Quadrature du Net et la Ligue des Droits de l’Homme, paru ce 4 mai.

                        Les deux associations, respectivement spécialisées dans la défense des libertés et la défense des droits de l’Homme, ont annoncé avoir déposé « un recours en urgence contre le déploiement de drones par la préfecture de police de Paris ».

                        Entre autres griefs de cette requête en référé, le texte dénonce « une atteinte grave [...] aux libertés fondamentales que sont le droit à la vie privée et le droit à la protection des données personnelles ».

                        Dans une courte vidéo postée sur les réseaux sociaux, les deux associations déplorent notamment une dépense de quatre millions d’euros « pour surveiller la ville depuis le ciel ».

                        #Technopolice

                        Nous venons de déposer un recours en urgence avec @LDH_Fr contre le déploiement des #drones par @prefpolice à Paris

                        Cette pratique se fait hors tout cadre légal et constitue une atteinte grave à nos libertés : elle doit être arrêtée.https://t.co/N6LTCAjeRepic.twitter.com/BEVsn899M1— La Quadrature du Net (@laquadrature) May 4, 2020

                        Le déploiement de ces drones « se fait en l’absence de tout cadre légal spécifique quant à l’utilisation des images filmées [et] augmente de manière inédite les capacités de surveillance de la police », dénoncent les deux organismes qui expliquent avoir déposé un référé-liberté devant le tribunal administratif de Paris « pour lui demander de faire cesser immédiatement ce dispositif illégal ».

                        « Le déploiement de ces drones, déjà utilisés notamment pour la surveillance des manifestations, ne fait que s’amplifier avec la crise sanitaire », déplorent les auteurs du communiqué qui citent un rapport sénatorial, évoquant le déclenchement de 535 vols de drones dont 251 de surveillance « entre le 24 mars et le 24 avril ».

                        De son côté, la préfecture de police vante depuis plusieurs semaines les capacités de ses drones à travers une série de vidéos régulièrement diffusées sur les réseaux sociaux. Hasard du calendrier, la veille de la publication du communiqué annonçant le recours en justice des associations susmentionnées, la préfecture de police postait de son côté sur Twitter l’épisode 5 de sa saga « Paris vu par les drones de la préfecture de police ».

                        🎥👮 | Paris vu par les drones de la @prefpolice. Épisode 5 : Survolez le Champs de Mars jusqu’à la Tour Eiffel comme vous ne l’avez jamais vue. pic.twitter.com/wSGminiUPD— Préfecture de Police (@prefpolice) May 3, 2020

                        Paris n’est pas la seule ville où sont utilisés ces petits aéronefs télécommandés pour faire respecter le confinement national dans le cadre de la crise sanitaire. A Nice par exemple, cela fait plusieurs semaines qu’un drone muni d’un haut-parleur survole la promenade des Anglais et le centre-ville pour diffuser des messages ordonnant aux habitants de rester chez eux.

                        En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/74772-drones-surveillance-confinement-prefecture-police-paris-attaquee-en-justice-par-deux-associations


                        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 mai 2020 16:45

                          Aux Lecteurs

                          04.05.2020Nul prophétie. Un simple constat pour des prévisions évidentes.https://www.ldh-france.org/nous-attaquons-les-drones-de-la-police-parisienne/

                          Nous attaquons les drones de la police parisienne

                          Communiqué commun LDH et Quadrature du Net

                          La Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’Homme viennent de déposer un recours en urgence contre le déploiement de drones par la préfecture de police de Paris. Depuis le début du confinement et un peu partout en France, la police prétend se faire assister de drones pour lutter contre les infractions. Pourtant, puisqu’ils sont déployés en l’absence de tout cadre légal spécifique et adapté, ce sont eux qui violent la loi et nos libertés. Nous espérons qu’une victoire à Paris aura des effets dans tout le pays.

                          Depuis le début du confinement, la police et la gendarmerie utilisent de façon massive et inédite les drones pour surveiller la population et faire appliquer les règles du confinement : diffusion des consignes par haut-parleurs ainsi que surveillance par vidéo pour repérer les contrevenants, guider les patrouilles au sol et filmer les personnes échappant à la police pour mieux les sanctionner après.

                          Le déploiement de ces drones, déjà utilisés notamment pour la surveillance des manifestations, ne fait que s’amplifier avec la crise sanitaire. En avril, le ministère de l’Intérieur a par ailleurs publié un appel d’offres portant sur l’acquisition de plus de 650 nouveaux drones pour plus que doubler sa flotte. Selon un rapport sénatorial, entre le 24 mars et le 24 avril, la police nationale a déclenché 535 vols de drones dont 251 de surveillance.

                          Ce déploiement, en plus d’augmenter de manière inédite les capacités de surveillance de la police, se fait en l’absence de tout cadre légal spécifique quant à l’utilisation des images filmées. Aucun texte ne prévoit un délai de suppression pour ces images ou n’en limite l’accès aux seuls agents de la préfecture pour une mission de police identifiée. D’ailleurs, dans un premier temps, cette absence de texte nous a empêchés d’attaquer les drones.

                          Heureusement, la publication par Mediapart le 25 avril dernier, dans un article de Clément Le Foll et Clément Pouré, de deux documents issus du service de communication de la préfecture de police de Paris a apporté plusieurs éléments concrets nous permettant d’agir en justice. La préfecture y reconnait notamment qu’il n’existe aucun cadre juridique spécifique pour les images captées par les drones, et cela alors qu’ils sont équipés de caméras haute-résolution permettant « la captation, la transmission et l’enregistrement des images » ainsi que « l’identification d’un individu ».

                          Nous avons déposé samedi un référé-liberté devant le tribunal administratif de Paris pour lui demander de faire cesser immédiatement ce dispositif illégal. Notre recours est notamment fondé sur l’absence de cadre légal spécifique, qui implique de multiples atteintes au droit à la vie privée (absence d’information des personnes filmées ou de délai de conservation de ces images…), et la disproportion de ce dispositif. Il est enfin évident qu’en cas de victoire, les principes d’une telle décision devront être respectés par l’ensemble de la police et de la gendarmerie, partout en France, et pas seulement par la préfecture de police de Paris.

                          Si la police comptait profiter de la crise sanitaire pour tester ses nouveaux gadgets, elle s’est trompée. Nous sommes là pour la ramener à la froide réalité des choses : ce n’est pas elle qui fait la loi.

                          Paris, le 4 mai 2020

                          Signataires : Ligue des droits de l’Homme (LDH) et La Quadrature du Net


                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 mai 2020 18:25

                            Aux lecteurs, à propos des Drones et de la Technopolice :

                            https://www.laquadrature.net/2020/04/01/covid-19-lattaque-des-drones/

                            À l’heure de la crise sanitaire, la France bascule dans un État policier. Et c’est l’occasion pour les forces de sécurité de déployer massivement leurs derniers gadgets sécuritaires. À travers le pays, la police déploie des drones pour contrôler l’application du confinement. Non seulement pour diffuser par haut-parleurs les directives du gouvernement, mais aussi pour surveiller la population, en orientant les patrouilles au sol et même en filmant celles et ceux qui leur échapperaient pour mieux les sanctionner après.

                            Ce déploiement inédit ressemble à une gigantesque opération de communication des autorités, qui mettent ainsi en avant leur arsenal technologique. Cette crise est instrumentalisée pour banaliser l’utilisation d’un outil de surveillance pourtant extrêmement attentatoire à nos libertés. Et le tout dans un cadre juridique flou, voire inexistant. L’État profite ainsi de l’état de sidération pour imposer ses technologies policières.

                            Christophe Castaner a la mémoire courte. C’est sans doute la raison pour laquelle il n’a pas hésité, la semaine dernière, à expliquer que, si le gouvernement français s’était pour l’heure abstenu de se livrer à une surenchère en matière de surveillance numérique au cours de cette crise sanitaire, c’était parce que le traçage des données « n’est pas dans la culture française ». Oubliés les bons et loyaux services de l’opérateur télécom Orange qui propose de surveiller illégalement ses abonnés pour le compte des autorités ? Oubliés aussi, les programmes de surveillance massifs des services de renseignement français ? Oubliés, le fichier TAJ ou les ventes d’armes numériques aux dictatures ?

                            Si, pour l’heure, le « traçage numérique » n’est pas la priorité du gouvernement pour lutter contre l’épidémie, reste le flicage tout court. Et dans cette matière, le ministère de l’Intérieur nous fait ces jours-ci une démonstration magistrale de son savoir-faire, n’hésitant pas à étaler ses dernières technologies sécuritaires. Il y a encore quelques semaines, les vidéos de drones qui survolaient des villes en Chine afin de faire respecter les consignes de gouvernement provoquaient en France incrédulité et inquiétude concernant les dangers de ce nouvel « arsenal technologique » pour les « libertés individuelles ». D’aucuns étaient tenté d’y voir une spécificité chinoise, le signe d’un État autoritaire. Moins de deux mois plus tard, tandis que chaque sortie de nos domiciles est conditionnée à une déclaration préalable, que nos déplacements font l’objet de contrôles systématiques, la police française déploie à son tour ces mêmes engins sur tout le territoire.

                            Il ne s’agit pourtant pas d’un outil anodin : robo-militarisation de l’espace public et aérien, pollution sonore, coût énergétique, danger pour les biens et personnes en cas de défaillance, accès non autorisé aux espaces privés, l’usage policier des drones démultiplie la surveillance.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité