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Accueil du site > Tribune Libre > Possédez-vous la « mémoire absolue » ?

Possédez-vous la « mémoire absolue » ?

Avoir la faculté de mémoriser des masses considérables d’informations et pouvoir y accéder en une fraction de seconde à la manière d’un puissant calculateur : nombre d’entre nous aimeraient pouvoir disposer de cet outil physiologique hors du commun ; mais rares sont nos semblables qui en sont dotés...

Généralement appelée « mémoire eidétique » par les spécialistes, la « mémoire absolue » ne manque pas de surprendre ceux qui sont les témoins de ses performances. Les capacités mémorielles des personnes qui en bénéficient sont en effet étonnantes, voire prodigieuses dans les cas les plus spectaculaires. Mais contrairement à une idée reçue, elle n’est pas l’apanage des seuls autistes surdoués, des Rain Man inconnus que nous croisons sans les connaître. Il semble toutefois établi que ce soit dans leurs rangs que l’on rencontre la plus grande proportion d’« hypermnésiques ».

Nul ne peut aujourd’hui affirmer avec certitude que Mozart, outre le fait qu’il était sans doute doté de l’« oreille absolue* » possédait une mémoire eidétique**, mais c’est pourtant lui qui est spontanément pris en exemple lorsqu’on évoque cette forme particulièrement performante de la mémoire. Á l’appui de cette hypothèse est fréquemment citée la restitution fidèle qu’il fit du Miserere d’Allegri, une œuvre complexe d’une douzaine de minutes conservée dans le secret de la chapelle Sixtine. Á la stupéfaction des témoins, le jeune Wolfgang – alors âgé de 14 ans – aurait entièrement mémorisé la partition en une seule écoute avant de la retranscrire le soir même sans la moindre faute.

Réalité ou légende ? Peu importe. Mais si la chose est vraie, alors on peut effectivement penser que Mozart possédait cette fameuse mémoire eidétique, autrement dit qu’il était hypermnésique. Une mémoire qui repose dans de nombreux cas sur l’aptitude à fixer en quelques instants une information pourtant complexe, qu’il s’agisse d’une œuvre entendue, comme pour Mozart, ou d’un document lu.

Á cet égard, on connaît la fascination de certains autistes, notamment atteints du syndrome d’Asperger***, pour un thème donné, et leur formidable capacité à restituer sans erreur le contenu d’ouvrages spécialisés dans ce domaine, qu’il s’agisse de traités sur la mécanique ondulatoire, de mémoires sur l’entomologie ou, plus prosaïquement, d’indicateurs de bus ou de chemins de fer, alors que ces documents peuvent avoir été parcourus à une vitesse qui en interdit la lecture classique. C’est pourquoi l’on parle souvent de mémoire photographique.

Nul n’illustre mieux cette référence à la photographie que l’artiste britannique Stephen Wiltshire. Surnommé « Human camera », cet homme est en effet capable de reproduire très fidèlement le plan d’une ville (Hong-Kong, Madrid, Rome, Tokyo, Jérusalem, et quelques autres) après l’avoir survolée durant quelques minutes en hélicoptère. Différentes vidéos, telle celle qui a été réalisée à Rome, montrent sa stupéfiante aptitude à restituer le tissu urbain et l’aspect des monuments dans leurs moindres détails.

Autre personnage aux capacités spectaculaires, le Japonais Akira Haraguchi : en octobre 2006, il a énuméré, durant 16 heures d’affilée, l00 000 décimales du nombre Pi alors que le commun des mortels, confronté au même défi, cale au bout de quelques dizaines de décimales. Tout aussi étonnant, l’Américain Kim Peek. Atteint, à sa naissance, de microcéphalie et autres anomalies du cerveau, cet homme, décédé en 2009, a servi de modèle au personnage de Rain Man. À raison de 10 secondes par page, il lui fallait en moyenne une heure pour mémoriser un livre entier. Au terme de sa vie, Kim Peek aurait mémorisé près de… 12 000 livres ! À comparer avec les difficultés que nous éprouvions, durant notre enfance, à apprendre par cœur des poèmes courts comme Oceano Nox de Victor Hugo (Ô combien de marins, combiens de capitaines…) ou Les Conquérants de José Maria de Heredia (Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal…).

Si les ex-grands champions d’échecs Bobby Fischer et Gary Kasparov sont eux aussi fréquemment cités lorsqu’on parle de mémoire eidétique, on fait également souvent référence, pour illustrer le sujet, à des personnages de fiction dotés de capacités exceptionnelles. Parmi eux, Sherlock Holmes et, plus près de nous, Jean-Baptiste Grenouille, héros du remarquable roman Le Parfum de Patrick Süsskind, ou bien encore Lisbeth Salander, héroïne atypique de la trilogie Millenium de Sieg Larsson.

Il est toutefois des êtres que l’on évoque nettement moins souvent, sans doute pour ne pas affecter notre ego : nos amis les… chimpanzés. À tort, car si « le gorille est supérieur à l’homme dans l’étreinte », comme le chantait naguère le regretté Georges Brassens, le chimpanzé est, quant à lui, nettement supérieur à l’homme dans la mémorisation. Ayumu, un jeune chimpanzé, en a fait brillamment la démonstration dans un laboratoire japonais du Primate Research Institute de Kyoto, imité par la plupart de ses congénères confrontés à la même expérience. Par chance, nos sympathiques quadrumanes ne parlent pas. Si tel était le cas, ils ne manqueraient pas, du haut de leur supériorité, de se moquer de nos médiocres capacités. Et, qui sait, peut-être iraient-ils jusqu’à transposer à leur profit l’expression « faire le singe ». En langage simiesque, les chimpanzés parleraient alors de « faire l’homme » !

* L’« oreille absolue » est la capacité d’une personne à identifier une note ou un accord sans référence de hauteur préalable. Les bébés sont réputés posséder cette oreille absolue, une faculté qu’ils perdent rapidement en prenant de l’âge. Sans doute faut-il voir dans l’accès très précoce à l’éducation musicale la capacité à garder en grandissant cette oreille absolue qui fait défaut à la presque totalité des adultes.

** Le mot « eidétique » vient de l’allemand « eidetisch », lui-même tiré du grec « eidêtikós », relatif à la connaissance.

*** Cf. mon article du 17 septembre 2010 intitulé « Mary, Max et le syndrome d’Asperger »


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59 réactions à cet article    


  • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 janvier 2013 10:46

    @Cher Fergus,

    Tout d’abord je te souhaite une année 2013 belle et lumineuse.
    Merci pour cet article , comme toujours merveilleusement écrit et documenté.

    Bien à toi.

    http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


    • Fergus Fergus 16 janvier 2013 11:52

      Bonjour, Jean.

      Merci pour ton commentaire et pour tes voeux. Je te souhaite également une excellente année 2013, ainsi qu’à tes proches.

      Cordialement.


    • foufouille foufouille 16 janvier 2013 10:52

      la memoire a besoin d’entrenaiment, mais aussi, varie suivant les gouts
      etant jeune, j’avais une tres bonne memoire
      au fil des annees, on perd un peu


      • Fergus Fergus 16 janvier 2013 11:57

        Salut, Foufouille.

        Le fait est que la mémoire peut être entraînée. C’est pourquoi nombre de nos anciens, confrontés à l’école à de nombreuses « récitations » apprises par coeur avaient développé des compétences parfois étonnantes en quittant l’école. De nos jours, cela se perd avec l’usage du multimédia qui permet un accès rapide et sans effort à des masses d’informations. Une exception cependant : les acteurs de théâtre. Confrontés à la nécessité de connaître par coeur un texte parfois dense, ils font partie des rares catégories sociales qui continuent à entraîner leurs capacités de mémorisation.

        Bonne journée.


      • JL JL 16 janvier 2013 11:42

        Bonjour Fergus,

        merci pour cet article qui. J’ai lu un roman sur le sujet, mais je ne me rappelle ni le titre ni l’auteur : preuve que je n’ai pas cette mémoire. Il me semble que cette mémoires est une mémoire à long terme dotée des qualités de la mémoire à court terme, voire même ce qu’on appelle l’empan.

        Vous dites : ’’ La mémoire éidétique est : " Une mémoire qui repose dans de nombreux cas sur l’aptitude à fixer en quelques instants une information pourtant complexe, qu’il s’agisse d’une œuvre entendue, comme pour Mozart, ou d’un document lu.’’

        Je crois que ce n’est pas tout à fait vrai : ou alors, elle est spécialisée. Mozart pouvait mémoriser une œuvre, parce qu’il était capable de la reconstruire. Un mélomane anticipe les notes à mesure qu’elles arrivent, et en même temps, il est surpris. La première écoute permettait à Mozart de ne plis se laisser surprendre, grâce à sa capacité. Pour cela, je ne crois pas qu’une mémoire éidétique était nécessaire.

        Tristan Bernard disait : ’’ J’ai une excellente mémoire : J’oublie tout !’’ (Il parlait des critiques sur ses pièces de boulevard)

        Marcel Achard : ’’ Je n’ai qu’une parole, mais je n’ai pas de mémoire.’’

        Ps. Votre pseudo, c’est un clin d’œil au personnage Ferragus du roman de Balzac ?


        • Fergus Fergus 16 janvier 2013 12:17

          Bonjour, JL.

          Pour ce qui est de Mozart, on est réduit à des hypothèses. Il est vrai qu’un musicien a plus de facilités à « reconstruire » une oeuvre, même s’il ne l’a entendue qu’une fois. Mais ce qui est possible assez facilement avec une sonate à un ou deux instruments devient beaucoup plus problématique si l’oeuvre est complexe et fait appel à un orchestre et à des choeurs. A cet égard, le cas de Kim Peek est étonannt car s’il a fait un peu de piano, il ne s’est jamais intéressé à la musique, ce qui ne l’empêchait pas de mémoriser des symphonies entières en étant capable de restituer la partition des différentes familles d’instruments.

          Vous parlez de mémoire courte, et vous avez raison d’y faire allusion car ce qui caractérise sans doute les hypermnésiques, c’est leur capacité à transférer très vite les informations de leur mémoire courte vers la mémoire longue. En fait, c’est un peu comme si, en informatique, presque tout ce qui entre dans une mémoire temporaire était aussitôt gravé sur le disque dur. Cela dit, nombre des hypermnésiques utilisent également, parfois de manière inconsciente, notamment chez certains « aspies », des outils mnémotechnniques basés sur des associations avec des codes couleur ou des codes objets, quant ils n’ont pas reproduit dans leur cerveau la maison ou la rue de leur enfance, chaque nouvelle information étant rangée en un endroit précis. Cela dit, beaucoup de choses sont encore à découvrir dans ce domaine...

          Fergus est un nom gaélique qu’ont porté plusieurs rois d’Ecosse, mais ce n’est pas à eux que je me suis référé en choisissant ce pseudo, mais au héros d’une BD d’héroïque-fantaisie dont j’avais nommé les personnages et partiellement écrit le scénario pour un ami dessinateur. Cet ami avait commencé à en réaliser les premières planches lorsqu’il a été emporté en quelques mois par un cancer. Ce pseudo est un hommage à cet ami.

          Cordiales salutations.

           


        • JL JL 16 janvier 2013 12:45

          Merci pour cette réponse. Vous avez fait de Fergus un beau pseudo.

          Cordialement.


        • foufouille foufouille 16 janvier 2013 15:01

          "des outils mnémotechnniques basés sur des associations avec des codes couleur ou des codes objets, quant ils n’ont pas reproduit dans leur cerveau la maison ou la rue de leur enfance, chaque nouvelle information étant rangée en un endroit précis"

          c’est effectivement utile
          on peut aussi associer les categories
          poule-coq-poulet cuit, etc
          ca fait de la place et comprimes l’information


        • Tristan Valmour 16 janvier 2013 12:13

          Alexander Luria, le père fondateur de la neuropsychologie s’est occupé pendant 30 ans d’un synesthète russe, Shereshevsky, qui affirmait ne rien pouvoir oublier. Malgré son hypermnésie, ce journaliste n’avait pas une intelligence supérieure à la moyenne. Pire, son extraordinaire capacité était vécue comme un handicap majeur parce qu’elle lui interdisait d’accomplir correctement des choses simples comme lire. Imaginez que chaque mot lu renvoie immédiatement à toutes les définitions que vous connaissez : trop d’informations vous empêche de sélectionner la bonne dans le temps qui vous est imparti, et vous perdez le fil de votre lecture.

          Il n’y a pas de connaissance sans oubli, juste des informations qui s’emmêlent et qui empêchent de décider.

          Imaginons que vous appreniez une nouvelle langue. La 1ère année, on vous dit que « yiloma » signifie « pré vert ». La seconde année, on vous dit que cela signifie « pré émeraude ». la troisième année, on vous dit que cela signifie « prairie émeraude ». Quelqu’un qui a la capacité à oublier conservera dans sa mémoire la meilleure définition. Quelqu’un qui n’oublie rien les conservera toutes, et elles se feront toutes concurrence. Imaginez l’état de confusion : c’est horrible.

          Avec la pratique du Loci, chacun d’entre nous peut conserver en mémoire de très nombreuses informations.


          • Fergus Fergus 16 janvier 2013 12:26

            Merci pour ce commentaire, Tristan.

            Je connais l’histoire de ce journaliste, plus connu sous le nom de Beniamin ou Veniamin. A l’origine de son histoire, on trouve son rédacteur en chef, stupéfait de constater que son collaborateur ne notait jamais rien mais était capable de restituer la moindre information des années après.

            Vous avez raison, ce type de capacité exceptionnelle peut-être à l’origine de grandes souffrances. C’est notamment la cas chez les autistes asperger qui ajoutent la difficulté de hiérarchiser le pouvoir des mots à la difficulté de comprendre les signaux de communication physiques que nous émettons tous lors de nos échanges.

            Bonne journée.


          • Corinne Colas Corinne Colas 16 janvier 2013 19:36

            « difficulté de hiérarchiser le pouvoir des mots » ou plutôt difficulté à évaluer le pouvoir des mots, c’est à dire leur impact émotionnel car ne sachant (ni n’aimant) mentir, il leur faut un long apprentissage pour devenir hypocrite. Quant à « hiérarchiser » le sens des mots, les Asperger (et d’autres) sont imbattables... Si vous avez une gourmette, l’Asperger ou apparenté ne vous dira pas que vous avez un bracelet mais bien une gourmette.


            « mémoire eidétique » ne veut rien dire... 

            Sinon concernant les conceptions de la mémoire et des apprentissages, les recherches sont faites sur les sujets « normaux ». Mémoire à court terme, de travail, à long terme, immédiate, sémantique, épisodique, déclarative, procédurale, mémoire implicite, explicite... fonctionnement de la mémoire (encodage et récupération des informations : niveaux de traitement etc.) un an d’Agoravox en remplissant ses colonnes, ne nous ferait pas comprendre les capacités extraordinaires de quelques uns d’autant qu’interviennent aussi l’attention (différents modèles d’attention encore) la perception visuelle (pas seulement les yeux pour voir) ou l’importance des représentations mentales par ex.

            On sait mettre un « nom » sur les déficits (c’est déjà ça), on sait avec certitude pourquoi il est important de ne pas faire telle ou telle chose ou pourquoi il faut travailler telle ou telle chose mais c’est à peu près tout. Il faut être prudent sur les différentes modélisations. Notre culture nous amène sur certains chemins et nous empêche d’en voir d’autres. L’éthnomédecine rend compte ainsi de conceptions intéressantes qui s’opposent à une approche trop structurale avec beaucoup d’à propos sur quelques points précis à la fois dérangeants et intéressants.

            Concernant les commentaires sur la nécessité d’outils mémo-techniques etc. cela ne marche pas pour tout le monde (et c’est heureux) ! La grande aventure de la découverte du fonctionnement du cerveau a permis un constat : il n’y en a pas un semblable à l’autre (et tant mieux) ! La plus importante révélation n’est pourtant pas là mais dans le constat que 98 % de notre activité mentale échappe à notre contrôle...

          • Fergus Fergus 16 janvier 2013 20:33

            Bonsoir, Corinne.

            Merci pour ce commentaire.

            Vous avez parfaitement raison, la connaissance des capacités et du fonctionnement de notre cerveau sont encore balbutiants. C’est pourquoi des chercheurs travaillent avec passion pour continuer d’explorer les mécanismes de la mémorisation.

            Quant aux « aspies », (les autistes asperger se désignent eux-mêmes ainsi), ils fonctionnent effectivement comme vous l’avez décrit.


          • ricoxy ricoxy 16 janvier 2013 12:49

            La mémoire, ça se cultive, et nous sommes tous – théoriquement – capables de performances. Ne pas oublier qu’il y a plusieurs mémoires : abstraite, visuelle, auditive, olfactive, gustative ... que nous pouvons également développer.

            Les anciens, qui n’avaient pas de livres ni de dictionnaires, avaient imaginé les « lieux de la mémoire », où chaque chose était rangée dans un endroit particulier. Napoléon avait aussi son système de « tiroirs » mémoriels, où il rangeait ses informations.

            Bref, il y a une prédisposition naturelle, mais il y a aussi beaucoup de travail.


            • Fergus Fergus 16 janvier 2013 13:10

              Bonjour, Ricoxy.

              Vous avez raison, il existe différents types de mémorisation qui varient fortement selon les individus. Quant à ce que vous nommez les « lieux de mémoire », j’y ai fait allusion dans mon commentaire en réponse à JL. Le fait est que les « anciens » recouraient à de tels procédés. Des pratiques que l’usage du multimédia risque de faire disparaître.


            • Brontau 16 janvier 2013 12:53

              Bonjour Fergus. Je me plains souvent de ma « passoire » mais je suis finalement ravi de ne pas avoir la mémoire absolue ! Tant que nous parvenons à ne pas oublier ceux qu’on aime...


              • Fergus Fergus 16 janvier 2013 13:13

                Bonjour, Brontau.

                Je partage totalement votre commentaire, tant pour ce qui concerne mes insuffisances que pour ce qui importe vraiment : ne pas oublier nos proches.


              • LE CHAT LE CHAT 16 janvier 2013 14:52

                déolé , unforgettable c’est pas moi ! smiley


                • Fergus Fergus 16 janvier 2013 16:05

                  Salut, Le Chat.

                  D’autant plus inoubliable si elle te passe les bracelets !

                  Bonne journée.


                • alinea Alinea 16 janvier 2013 16:05

                  La mémoire est avant tout une attention au monde qui n’est pas entravée par un mental ou des complexes inhibiteurs ! Après, chacun ses centres d’intérêt !
                  Mozart avait tellement cette mémoire que toutes ses oeuvres majeures sont des repiques de ses prédécesseurs !
                  Je connais deux enfants qu’on dit surdoués : ils lisent une fois, et sont capables une semaine après d’en faire un exposé brillant ; mais ! que de maux du côté de maman et de l’affect ! Hypertrophie d’un lobe cérébral ?
                  Quant à l’oreille absolue, elle est absolument due au hasard : notre tonalité naturelle de voix nous donne une note quand on sort un son spontanément ; pour certain, la hauteur est celle du « la » ; tout baigne ! mais si votre spontanéité vous donne un « fa » ou un « si » ou n’importe quoi d’autre, et que vous être musicien, vous faites la correction et retrouvez le « la » ! C’est pas plus magique que ça !!


                  • Corinne Colas Corinne Colas 16 janvier 2013 16:59

                    « Hypertrophie d’un lobe cérébral ? »


                    Sympa... autre possibilité : hypotrophie pour les autres peut être !


                    « l’oreille absolue, elle est absolument due au hasard »

                    absolument pas sûr !

                  • Fergus Fergus 16 janvier 2013 17:13

                    Bonjour, Alinea.

                    « Mozart avait tellement cette mémoire que toutes ses oeuvres majeures sont des repiques de ses prédécesseurs ! »

                    Je crois pourtant connaître assez bien le répertoire classique et, dans celui-ci, le catalogue des oeuvres de Mozart. C’est pourquoi, tombé de ma chaise en lisant cela, j’aimerais que vous ma précisiez à quelles oeuvres majeures vous faites allusion.

                    Des surdoués, nous pouvons en connaître car ils sont relativement nombreux dans notre société, mais ils ne sont pas pour autant comparable aux hypermnésiques dont il est question dans l’article. Et aucun de ces hypermnésiques ne se caractérise par une hypertrophie d’un lobe. Tout au plus a-t-on constaté un développement plus important de telle opu telle structure du cerveau, tel le gyrus angulaire de l’hémisphère droit chez certains grands musiciens.

                    Pour ce qui est de l’oreille absolue, je vous trouve bien affirmative. Le fait est que cette oreille absolue est très rare chez les adultes, et la plupart du temps on ne l’observe que chez les personnes ayant commencé tout petits la musique ; c’est ce contact permanent avec la musique qui leur a permis de garder cette oreille absolue qu’ils auraient perdu sans cela. A noter que, même dans les grands orchestres, peu de musiciens sont dotés de l’oreille absolue. C’est pourquoi il est nécessaire, avant de commencer une oeuvre, de leur donner le la afin que tous puissent s’accorder. C’est le hautbois qui s’en charge.


                  • alinea Alinea 16 janvier 2013 17:27

                    Son requiem est une repique de celui de Haydn ; entre autre : cela n’enlève rien à son génie car son génie se situe exactement là.
                    Quant à l’oreille absolue, j’ai été musicienne assez longtemps et fait quelques études dans ce domaine : dans un orchestre, c’est différent, il faut qu’à l’instant tous soient au diapason ; normalement les instruments prennent le temps de s’accorder avant de commencer. L’oreille absolue concerne la voix uniquement ! Quand on sait sa note spontanée, c’est un jeu d’enfant de trouver le la ! ( je ne me permettrais pas de proposer une « invention » de ma part ! Ceci se sait !) Vous dîtes ce que je dis ou inversement ! L’habitude de la musique aide, cela ne fait pas l’ombre d’un doute !


                  • Fergus Fergus 16 janvier 2013 19:56

                    @ Alinea.

                    Le requiem de Mozart est une oeuvre importante, mais à mes mes yeux, ou plutôt à mes oreilles, de moindre importance que les grandes symphonies, les grands concertos ou les opéras majeurs qui ne peuvent être entâchés du moindre plagiat. De là à dire que Mozart a « repiqué » son requiem à Haydn me semble très excessif, même s’il existe des similitudes qui s’expliquent d’autant mieux qu’il était très ami de Haydn, en l’occurrence Michael et non Joseph qui n’a jamais écrit de requiem. De même, Mozart était un ami sincère de Johann Christian Bach, et l’un comme l’autre se sont fait des emprunts.

                    En matière d’emprunt, la palme revient toutefois à Bach père qui a retranscrfit de nombreux concertos de Vivaldi, non pour les plagier mais pour les orchestrer différemment, et sous la plume d’oie dont il se servait, ces emprunts étaie,nt avant tout des hommages au génie c réatif du « prêtre roux ». Bach a d’ailleurs beaucoup emprunté à lui-même, nombre de ses thèmes se trouvant tout à la fois dans des concertos et des cantates.

                    N’étant pas spécialiste de l’« oreille absolue », je n’entends pas polémiquer sur ce point que je maîtrise mal, et cela d’autant plus que ma propre oreille est médiocre, ce qui ne m’empêche pourtant pas d’apprécier la musique. Mais une chose est désormais établie de manière à pmeu près certaine : les bébés possèdent tous l’oreille absolue, comme je l’ai indiqué dans l’un des renvois de l’article.

                    Bonne soirée. 


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 janvier 2013 20:12

                    C’est pas les bébés qui ont l’oreille absolue ,c’est leur mère ;au moindre bruit c’est, en te reveillant, te dire :j’ai entendu quelque chose,tu crois que tout va bien,j’suis inquiète !


                  • Fergus Fergus 16 janvier 2013 20:35

                    @ Aita Pea Pea.

                    Le fait est que les mamans sont toujours sur le qui-vive, prêtes à bondir au moindre souffle anormal de leur nourrisson. Et c’est ce qui rend leur relation avec le bébé si belle !


                  • alinea Alinea 16 janvier 2013 20:36

                    Fergus : aucune création de sort du néant ! Vous avez l’air de prendre mal ce que je dis de <Mozart : Mozart a « inventé » la musique classique, précurseur des romantiques,etc. c’est à dire la mise en avant d’un individu ! Avant, dans la musique baroque, il y avait des codes auxquels tous se fiaient ; leur création n’en était pas moins belle ! Et on ne parlait pas de plagiat, parce que ce n’était pas du plagiat ; du reste les droits d’auteurs n’existaient pas !!! Néanmoins le génie de Bach père n’en est pas moins spectaculaire !!
                    Quant à l’oreille absolue des bébés, j’avoue n’en avoir jamais entendu parler et je voudrais bien comprendre ce que cela veut dire !


                  • lulupipistrelle 16 janvier 2013 23:38

                    @Alinea : l’oreille absolue n’est pas le fruit du hasard.

                    Elle s’acquiert très tôt, avant 5 ans. Ma fille a commencé une formation musicale à 3-4 ans avec la méthode Wihelms... elle a l’oreille absolue ; mon fils qui a commencé après 5 ans n’a qu’une oreille relative. 

                  • Fergus Fergus 17 janvier 2013 00:34

                    @ Alinea.

                    Désolé, je ne suis pas d’accord, Mozart n’a pas « inventé » la musique classique au sortir du baroque. Celui qui en a jeté les bases est Joseph Haydn, et avec lui l’école de Mannheim, conduite notamment par Johann Stamitz. Ce sont eux qui se sont détachés du baroque pour créer notamment la forme de la symphonie classique et développer les véritables premiers grands concertos de soliste, en rupture avec les concertos grosso antérieurs. La créativité de Mozart n’a pas porté sur le forme des oeuvres, et nombre de ses compositions sont dans la filiation des oeuvres de Haydn. Beethoven lui-même composera encore dans un style haydnien au début de sa carrière avant de rompre avec le classique pour s’engager dans la voie du romantisme.

                    Bonne nuit.


                  • cevennevive cevennevive 16 janvier 2013 16:23

                    Bonjour Fergus et tous,

                    La mémoire se cultive, bien sûr. Et il est vrai qu’autrefois, nous apprenions par coeur tables de multiplication, récitations et lecons au mot et à la virgule près.

                    Dans mon village, il y avait quelques très vieux (qui sont presque tous partis aujourd’hui) capables de se souvenir des dates de naissance de tous les habitants. Francis, (92 ans) me disait, quelques jours avant sa mort : « toi, Danielle, tu es de 45 ».

                    La plupart de ces vieux savaient les principales dates de l’histoire de notre pays ! Probablement parce qu’ils les avaient apprises par coeur étant petits, car il n’y avait pas de bibliothèque dans les maisons à l’époque.

                    Quant à moi, d’une génération suivante à la leur, je peux encore réciter plusieurs fables de La Fontaine, de larges morceaux de Racine ou autres, comme si je venais de les apprendre. Tout cela est « gravé » pour la vie.

                    Il est certain que nous retenons surtout ce qui nous a plu, ce qui nous a touché, mais je suis sûre que le fait d’apprendre par coeur, de réciter, est primordial pour la conservation dans notre mémoire.

                    Et puis, un conseil : si vous avez peur de perdre un peu de votre faculté de retenir, allez chanter dans une chorale ! Il faut connaître les paroles des chansons, et le fait qu’elle soient en musique aide beaucoup.

                    Alors, vous chanterez : « j’ai la mémoire qui flanche, je n’me souviens plus très bien, quel pouvait être son prénom, ni quel était son nom. Il s’appelait, on l’appelait, comment l’appelait-on ? pourtant c’est fou, ce que je l’ai, appelé par son nom... »

                    J’ai bien peur, hélas, que la jeune génération perde un peu de ce patrimoine personnel qu’est la mémoire. Dommage, personnellement, je vis très bien avec mes « dossiers secrets » et je ne voudrais pas les perdre, malgré Wikipédia et Internet dans lesquels, pourtant, je vais puiser parfois.

                    Cordialement.


                    • alinea Alinea 16 janvier 2013 16:48

                      ...de quelle couleur étaient ses yeux, étaient-ils verts ou bleus. Étaient-ils verts était-ils gris étaient-ils vert de gris ou changeaient-ils tout le temps couleur pour un non pour un oui.. j’ai la mémoire qui flanche.. ;" Vous avez raison cevennevive, la musique aide beaucoup ; c’est comme pour les chansons de Brassens, je les connais quasi toutes ! une fois lancée, ça sort tout seul !
                      Mais les techniques de mémorisation dont parle foufouille sont extra : vous connaissez la liste de cent mots.. qu’on doit pourvoir dire dans le désordre, ou bien tel numéro, toc, tel mot ! C’est un jeu d’enfant. Quand on a de la mémoire, je vous jure, tout le monde se fout de vous et décrète que la mémoire c’est l’intelligence des cons !!!


                    • Fergus Fergus 16 janvier 2013 17:23

                      Bonjour, Cevennevive.

                      Le fait est que les vieux de naguère gardaient en mémoire des masses d’informations. Pour ce qui est des dates de naissance, l’une de mes tantes d’Auvergne connaissait toutes celles de la famille (pourtant composée d’une plus d’une centaine de personnes) et sans doute également celles des voisins de son village.

                      Je pense à cet égard que la mémorisation remarquable de ces gens-là était de nature croisée, tel évènement se référant à tel autre, genre « la petite Huguette est née deux jours avant qu’il y ait le feu à la grande de Meyssonier ». Ou vice-versa !

                      Cela dit, vous avez raison, on ne mémorise bien que si l’on fait travailler sa mémoire, et surtout si l’on a pris l’habitude de la faire travailler étant jeune. L’hiver était à cet égard un moment privilégié car l’on se racontait des histoires, parfois connues au mot près. Tout cela « en para lo costogno » (en épluchant la châtaigne) devant les flammes du cantou.

                      Cordiales salutations.


                    • Le printemps arrive Le printemps arrive 20 janvier 2013 22:23

                      @Cevennevive
                      « J’ai bien peur, hélas, que la jeune génération perde un peu de ce patrimoine personnel qu’est la mémoire. »

                      Et si on allait faire un petit tour vers la destruction de la barrière hémato-encéphalique pour expliquer les problèmes de mémoires actuels. Destruction, dont les origines sont a trouver dans les multiples pollutions que nos aïeux ont moins connu.


                    • Surya Surya 16 janvier 2013 18:19

                      Bonjour Fergus,

                      Super article, merci. smiley

                      « Par chance, nos sympathiques quadrumanes ne parlent pas. », pas à nous en tout cas, mais vu qu’on a honte d’être leurs descendants, je comprends leur mépris smiley
                      Ils ne parlent pas, sauf certains primates qui ont appris la langue des signes, je pense à la femelle gorille Koko qui vit en Californie, dont on ne voit malheureusement sur internet que des extraits pas du tout significatifs de sa capacité à s’exprimer et communiquer avec ses soigneurs. J’ai vu un jour un long documentaire sur elle, je suis quasiment tombée de ma chaise tellement je n’en croyais pas mes yeux.
                      Et quand ils ont des petits, ils leur enseignent eux-mêmes, spontanément, la langue des signes ! Incroyable !

                      Je n’ai pas non plus cette mémoire absolue, tant mieux, ça doit être épuisant de tout retenir ! Ce que j’aimerais savoir, c’est si le cerveau peut avoir une capacité infinie en terme de quantité d’informations qu’une personne peut retenir durant sa vie, en d’autres termes, est-il possible qu’une personne douée d’une excellente faculté de mémorisation n’oublie jamais plus la moindre information une fois que cette info a été mémorisée, ou si on dispose plutôt d’un certain nombre de tiroirs, pas forcément le même nombre pour tout le monde (et les gens doués d’une excellente mémoire en auraient donc plus que les autres), et si une fois tous les tiroirs remplis on est obligés d’en vider un ou deux pour pouvoir retenir quelque chose de nouveau.


                      • cevennevive cevennevive 16 janvier 2013 18:44

                        Bonjour Surya,

                        J’aime bien l’idée des tiroirs...

                        Quelquefois, l’on cherche dans ses armoires, ses commodes, ses recoins d’étagères, et on ne trouve pas l’objet sur lequel on désire mettre la main.

                        Il en est de même dans notre mémoire pour certaines informations que l’on est sûr de savoir. On tire tous les tiroirs, mais quelques-uns sont « coincés » momentanément. Après un certain laps de temps, clac, le tiroir en question s’ouvre tout seul, et l’information arrive !

                        Si vous faites des mots croisés un peu difficiles, un mot vous échappe momentanément. Quittez votre grille, faites autre chose, et clac, le mot arrive tout seul.

                        Le tiroir s’est décoincé.

                        Je crois, pour ma part, que nous avons tous le même nombre de tiroirs (les neurones). Simplement, comme certains d’entre eux sont mal rangés, ou peu souvent ouverts, ils ne servent plus à rien. Il faut les ouvrir souvent et les ranger.


                      • Surya Surya 16 janvier 2013 19:22

                        Bonsoir Cevennevive,

                        C’est tout à fait vrai, il m’arrive aussi parfois (et même souvent) de chercher mes mots, je les ai sur le bout de la langue, je n’arrive pas à les faire sortir... et tout d’un coup ils réapparaissent dans mon esprit comme une lumière qui s’allume, c’est incroyable ! D’autant que ce mot qui vient de me revenir, je le vois clairement, je vois son orthographe s’afficher dans ma tête (comme une espèce de diapo interne) au même instant où il me revient en mémoire.

                        Les vieux des villages, dont vous parlez plus haut, qui se souviennent de toutes les dates et des dates de naissance, ça me rappelle les griots de l’Afrique de l’Ouest.

                        Bonne soirée à vous,


                      • Fergus Fergus 16 janvier 2013 20:10

                        Bonsoir, Surya.

                        Merci pour votre commentaire. Cette capacité des primates à apprendre et a transmettre le langage des signes est particulièrement passionnante. Sans doute ne sommes-nous encore qu’au début des découvertes sur les capacités des grands singes. Pierre Boule s’était peut-être montré visionnaire...

                        Je n’ai aucune idée de la limite des capacités humaines en termes de mémorisation, mais il est probable que les cas évoqués sont probablement très en dessous du potentiel de notre cerveau, eu égard aux milliards de connexions possibles.

                        Les informations ont-elles une durée de vie limitée ? Pas sûr, et certains souffrent de cette incapacité à se débarrasser des données superflues. Tel est le cas de Solomon Veniaminovitch, passé de l’état de journaliste à celui d’artiste de music-hall. Veniamin a cherché jusque dans la magie la possibilité d’effacer une partie du contenu de sa mémoire. Sans succès ! Bref, il reste encore de nombreuses découvertes à faire dans le domaine de la mémorisation...

                        Cordialement.


                      • foufouille foufouille 16 janvier 2013 20:53

                        "c’est si le cerveau peut avoir une capacité infinie en terme de quantité d’informations qu’une personne peut retenir durant sa vie, en d’autres termes, est-il possible qu’une personne douée d’une excellente faculté de mémorisation n’oublie jamais plus la moindre information une fois que cette info a été mémorisée, ou si on dispose plutôt d’un certain nombre de tiroirs, pas forcément le même nombre pour tout le monde (et les gens doués d’une excellente mémoire en auraient donc plus que les autres), et si une fois tous les tiroirs remplis on est obligés d’en vider un ou deux pour pouvoir retenir quelque chose de nouveau."

                        disons que moins tu utilises le tiroir et decortique le souvenir en associations, moins il est facile de s’en souvenir
                        un peu comme sur un disque dur tres fragmente ou avec une optimisation des donnees
                        l’acces interne est plus rapide que le bord externe

                        je pense pas qu’on oublie quoi que ce soit mais que la rapidite d’acces depend des gouts de chacun
                        je me souviens de tout les livres sauf si j’en relit un, je m’en souviens


                      • lulupipistrelle 16 janvier 2013 23:43

                        Avec une maladie de la thyroïde, dont un des premier symptômes est.. la perte de mémoire ... j’ai développé une méthode : pour retrouver un mot, une idée, je me remémore une sensation. 


                      • Fergus Fergus 17 janvier 2013 00:37

                        Bonsoir, Lulupipistrelle.

                        Appeler ses souvenirs par association d’idées ou de sensations est sans aucun doute l’une des méthodes les plus efficaces.


                      • clostra 20 janvier 2013 13:26

                        @surya

                        votre commentaire et les réponses approchent, il me semble, la vraie question de la mémoire : la disponibilité des informations stockées (par tous : nous stockerions tout mais seules quelques informations seraient disponibles. Il était dit que nous n’utiliserions que 10% de nos capacités)

                        Informations disponibles.

                        Revenons au dispositif du « passage de l’information » qui est un point de rencontre entre différentes autres informations : somesthésiques (plaisir ? douleur ? sensorielles) au niveau de l’hippocampe*.

                        Sensorielles : justement, en écoutant ce surdoué du nombre Pi (désolée) : 3.14 etcétéra dont le commun des mortels, même ayant calculé son prof (plaisir) se moque bien...Notre surdoué extrêmement sympathique et accessible, nous parle de couleurs voire de mélodie (sensoriel). ça peut paraître paradoxal mais il n’est pas étonnant que le chimpanzé ait des capacités (plaisir, sensoriel) beaucoup plus que le jeune inhibé que sont les petits humains soumis aux petites brimades à la moindre incartade...

                        Nos petits humains et leurs vieux pensent travailler leur mémoire en « apprenant par coeur »...Erreur grossière !

                        Libérez nos petits humains pour qu’ils associent librement et en fonction de leurs capacités (rappelez-vous Cesbron et son Mozart qu’on assassine) nos horizons seront immenses !

                        Comme beaucoup (tous), ma mémoire est sélective...Ayant quelques années de plus que les plus jeunes, j’observe (avec inquiétude parfois) l’affaire des « noms propres » qui nous échappent en remarquant que les noms des personnes que j’oublie (jamais ceux de mes amis proches) ont été recouverts par un homonyme - souvent de moindre importance - qui masque le premier « enregistré ».

                        Pour le retrouver, je laisse flotter mon esprit jusqu’à ce qu’il me soit « apporté » sur un plateau...et c’est là que je constate l’existence d’un « intrus » !

                        Autre « touche » : les « vieux » dit-on (plus de 45 ans) vont passer le reste de leur vie à regarder en arrière...

                        Autre « touche » : on dit que les grandes découvertes scientifiques partent d’une intuition. L’intuition n’est-elle pas une intégration « quasi inconsciente » de la totalité de l’être ?

                        Autre « touche » : notre très sympathique hypermnésique est sorti indemne de son « splendide isolement » (imaginez son expérience captivante d’une mélodie de couleurs à dire un « chiffre exact » (une vérité) durant - j’avais retenu : 5 heures ! c’est de la « subjugation ») Il nous explique que c’est grâce à cette capacité extraordinaire qu’il a pu envisager de communiquer avec ses semblables.

                        *au niveau de l’hippocampe, les informations sensorielles arrivent ainsi que celles en provenance de notre « état intérieur » qui leur attribue une « valeur » qui serait déterminante dans l’accès ultérieur. En gros : plaisir, on retient, déplaisir, on oublie, ce qui ne veut pas dire que l’information n’est pas stockée.

                        Nous pouvons à ce sujet être consterné par notre système éducatif...

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