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Accueil du site > Tribune Libre > Pour en finir avec la soumission

Pour en finir avec la soumission

 

Sans enthousiasme, nous continuons à nous soumettre à un ordre social profondément injuste. Cela tient en particulier à notre infantilisme. Le mouvement d'émancipation des lumières est loin d'être terminé...

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Infantilisme

Dans un précédent article, j’ai tâché d’expliquer pourquoi le capitalisme parvient à se maintenir et à accroître son emprise sur les corps et les esprits. J'y ai exploré quelques pistes, en m'appuyant notamment sur un livre de Fabian Scheidler, La fin de la mégamachine. Je vais maintenant développer une idée qui avait seulement été ébauchée, à savoir qu'une bonne partie de notre soumission vient de notre infantilisme. Comme l’expliquait le psychologue Milgram, le sujet qui obéit à une autorité perd son autonomie intellectuelle et morale : il devient un instrument docile entre les mains du supérieur hiérarchique, même s’il reçoit des ordres contraires à sa raison ou à ses principes personnels. On peut voir là une forme d’infantilisme, si on admet que l’enfance est une période de la vie où on a peu de responsabilités, et où l’on s'en remet en grande partie à autrui pour savoir ce qu’il faut faire, ce qui est bien ou mal, vrai ou faux, etc.

Cet infantilisme peut également se détecter dans le comportement des consommateurs. Une des raisons pour lesquelles la machine capitaliste peut tourner, c’est que l’appétit des gens est insatiable. Une fois qu’ils ont pourvu à leurs besoins primaires, ceux qui ont assez d’argent achètent des biens peu utiles : de nouveaux vêtements (alors que les anciens ne sont pas usés), une voiture puissante, de nouveaux gadgets, une résidence secondaire, une opération de chirurgie esthétique, un yacht… Une fois qu’on est devenu millionnaire, on a l’impression d’être vraiment riche. Et puis on se rend compte qu’on est presque pauvre en comparaison des milliardaires – d’où le besoin d’accroître encore sa richesses. Cette maladie touche sans doute toutes les classes sociales, à des degrés divers. Elle s'explique, au moins en partie, par la peur d’être méprisé ou marginalisé, mais aussi par le désir d’être admiré. Même lorsque nous nous goinfrons de nourriture et de drogues légales ou illégales, nous cherchons à pallier un sentiment de solitude, une frustration sexuelle ou affective. Tous nos achats superflus manifestent notre dépendance psychique à l'égard d'autrui et à la manière dont il nous considère. Finalement, nous n’avons guère changé depuis cet âge où nous disions : « Regarde Maman, je vais faire un tour de magie ! Regarde Papa comme je dessine bien ! » Encore y a-t-il, dans notre frénésie de consommation, quelque chose de plus puéril encore : l’enfant qui dessine ou fait un tour de magie a au moins la fierté de montrer à ses parents le fruit d’un travail personnel, alors que les produits de consommation censés rehausser notre prestige ont été réalisés par d’autres que nous.

Cela dit, il y a tout de même quelque chose de puéril dans le fait de se servir de son travail pour être admiré par autrui. Or, cette forme d'infantilisme – tout comme la frénésie de consommation, la soif de pouvoir et l'obéissance à l'autorité – est l'un des principaux carburants du capitalisme actuel. Des formes relativement récentes de management incitent les salariés à s' « épanouir » dans leur travail à s'investir corps et âme dans l'entreprise, cette merveilleuse famille de substitution. De cette manière, ils deviennent complices de l'exploitation dont ils sont victimes. Cela conduit bien souvent à un épuisement moral et physique (le fameux « burn-out »), voire à des suicides, lorsque les salariés sont récompensés de leur labeur par le mépris et le harcèlement. Cela a été bien expliqué dans plusieurs documentaires, et notamment dans J'ai très mal au travail de Jean-Michel Carré.

Qu’en est-il maintenant des gens qui nous dirigent, que ce soit au niveau de l’État ou dans les entreprises ? Ne sont-ils pas plus adultes que nous ? Après tout, si nous leur obéissons, ce n’est pas seulement parce qu'ils peuvent nous y contraindre : c’est aussi parce que nous leur reconnaissons une certaine autorité, à la manière dont un enfant fait confiance aux adultes qui se chargent de les éduquer et de les nourrir. Mais il y a fort à parier que ces gens sont souvent aussi infantiles que nous, pour ne pas dire davantage. Pour accéder aux plus hautes sphères de la société, la compétition est rude (même si les hasards de la naissance jouent un rôle prépondérant dans la sélection). C'est dire que les dirigeants politiques et économiques se sont battus pour accéder à cette place, dévorés qu'ils étaient par leur ambition. Et ils sont prêts à tout pour conserver leur place, voire pour accroître leur puissance. Comme des enfants qui s'empiffrent de friandises sans pouvoir s'arrêter, ils cherchent à accumuler toujours plus de biens matériels, mais aussi d'honneur, de prestige. Ils veulent qu'on les flatte, qu'on se courbe devant eux. Si vraiment ils avaient confiance en leur propre valeur, comme des adultes dignes de ce nom, ils ne chercheraient pas à contempler une image positive d'eux-mêmes dans le regard d'autrui.

Des lumières bien faiblardes

Cette idée d'infantilisme n'a rien de très original, je l'avoue. On la trouve notamment chez Sigmund Freud, qui l'a lui-même empruntée, probablement, aux philosophes du 18ème siècle. En ces temps-là, les autorités religieuses et politiques n'avaient pas peur de se présenter explicitement comme des figures parentales. Le roi était le père du peuple. L'institution ecclésiale, dans le monde catholique, était « notre Sainte Mère l'Église », et son dirigeant – comme c'est encore le cas aujourd'hui – était appelé « Papa » ou « Très-Saint Père ». Le mouvement des lumières, s'est présenté comme une entrée dans l'âge adulte, un processus d'auto-émancipation collectif à l'égard des tutelles pseudo-parentales. Cela a été dit clairement par celui qui est peut-être le plus grand des philosophes des lumières : Emmanuel Kant. Dans son célèbre article Qu'est-ce que les lumières ? (1784), il écrit ces lignes magnifiques :

« Les lumières sont ce qui fait sortir l’homme de la minorité qu’il doit s’imputer à lui-même. La minorité consiste dans l’incapacité où il est de se servir de son intelligence sans être dirigé par autrui. Il doit s’imputer à lui-même cette minorité, quand elle n’a pas pour cause le manque d’intelligence, mais l’absence de la résolution et du courage nécessaires pour user de son esprit sans être guidé par un autre. Sapere aude, aie le courage de te servir de ta propre intelligence ! voilà donc la devise des lumières.

La paresse et la lâcheté sont les causes qui font qu’une si grande partie des hommes, après avoir été depuis longtemps affranchis par la nature de toute direction étrangère (naturaliter majorennes), restent volontiers mineurs toute leur vie, et qu’il est si facile aux autres de s’ériger en tuteurs. Il est si commode d’être mineur ! J’ai un livre qui a de l’esprit pour moi, un directeur qui a de la conscience pour moi, un médecin qui juge pour moi du régime qui me convient, etc. ; pourquoi me donnerais-je de la peine ? Je n’ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront pour moi de cette ennuyeuse occupation. Que la plus grande partie des hommes (et avec eux le beau sexe tout entier) tiennent pour difficile, même pour très-dangereux, le passage de la minorité à la majorité ; c’est à quoi visent avant tout ces tuteurs qui se sont chargés avec tant de bonté de la haute surveillance de leurs semblables. Après les avoir d’abord abêtis en les traitant comme des animaux domestiques, et avoir pris toutes leurs précautions pour que ces paisibles créatures ne puissent tenter un seul pas hors de la charrette où ils les tiennent enfermés, ils leur montrent ensuite le danger qui les menace, s’ils essayent de marcher seuls. Or ce danger n’est pas sans doute aussi grand qu’ils veulent bien le dire, car, au prix de quelques chutes, on finirait bien par apprendre à marcher ; mais un exemple de ce genre rend timide et dégoûte ordinairement de toute tentative ultérieure. »

Si ces lignes nous touchent tant, c'est – hélas ! – parce qu'elles restent très actuelles. Force est de le reconnaître : le mouvement des lumières a en grande partie échoué. Certes, des formes anciennes d'autorité ont disparu ou décliné. Plus personne ou presque ne croit en la monarchie de droit divin. Le pape et les prêtres ont beaucoup perdu de leur prestige, même chez les catholiques. Mais des formes nouvelles ont surgi. La science est devenue une nouvelle religion, comme le montre l'expérience de Milgram : si un psychologue en blouse grise vous dit d'envoyer 450 volts à un parfait inconnu, vous allez le faire par respect pour ce savant qui a l'air si compétent et sûr de soi. Même aujourd'hui, alors que la confiance en la science officielle s'effrite, la tendance est peut-être moins au scepticisme qu'à de nouveaux dogmatismes : si on cesse de croire dans le discours dominant des épidémiologues, on met toute sa confiance en Didier Raoult ou en des personnages bien plus farfelus. Il en va de même pour les politiciens. Lorsqu'on a cessé de les croire (souvent pour de bonnes raisons, d'ailleurs), on ne se contente pas de rester dans le doute : on va chercher la vérité dans une théorie conspirationniste à laquelle on accorde une confiance aveugle. Dans les discussions innombrables autour du 11 septembre 2001, par exemple, il est frappant de constater à quel point les sceptiques sont minoritaires. La plupart du temps, on assiste à conflit entre deux positions tout aussi dogmatiques l'une que l'autre. Une explication, même délirante, nous semble préférable au doute. Même si nous prétendons être adultes, nous avons toujours peur du noir. Nous avons besoin d'entendre un discours paternel et rassurant : « Vous êtes perdus, mes pauvres enfants ! On a exploité votre naïveté ! Heureusement, je suis là pour vous guider vers la Vérité et la Liberté ! »

D'où vient cet échec ?

Pourquoi l'émancipation universelle de l'humanité n'a-t-elle pas eu lieu ? Une première réponse consisterait à dire que le ver était dans le fruit : les lumières, malgré leur façade universaliste, étaient d'abord une idéologie au service des bourgeois mâles et blancs. Leurt fonction n'était pas d'inciter tous les êtres humains à développer leur raison pour se libérer de toute autorité, mais d'aider une petite minorité – censée être particulièrement rationnelle et raisonnable – à se libérer de la noblesse et du clergé et à dominer la Terre entière. Naturellement, cette intérprétation est un peu caricaturale, car les philosophes des lumières étaient loin d'être unanimes (et cohérents avec eux-mêmes) au sujet des inégalités entre hommes et femmes, riches et pauvres, instruits et non instruits, blancs et non-blancs... Elle est cependant corroborée par de multiples exemples, à commencer par des citations de Kant lui-même. Dans les lignes que j'ai citées plus haut, le philosophe de Königsberg donne l'impression d'être favorable à une émancipation universelle du genre humain, y compris des femmes (« le beau sexe »). Il suffit pourtant de lire ses Observations sur le sentiment du beau et du sublime (ouvrage écrit, il est vrai, 20 ans avant Qu'est-ce que les lumières ?) pour se rendre compte que son respect à l'égard des capacités intellectuelles des femmes était pour le moins limité. Cf. les pages 275 et 276, dans cette édition. Quant aux Noirs d'Afrique, Kant avait pour eux le plus grand mépris (pp. 314-315, op. cit.)

Il serait cependant dommage de rejeter en bloc le mouvement des lumières. Ambigu, il l'était sans aucun doute, mais cette ambiguïté même a pu être retournée contre l'oppression patriarcale, bourgeoise et blanche. Dès la Révolution française, des mouvements féministes, anti-esclavagistes et communistes ont repris à leur compte le discours universaliste inspiré des lumières. Certains d'entre eux ont obtenu des succès importants. Il ne fait pas de doute que les mouvements féministes, antiracistes, anticolonialistes, socialistes, communistes, syndicaux, anarchistes... ont permis quelques progrès sociaux et politiques, aux 19ème et 20ème siècles. Certains ont été éphémères, d'autres plus durables. Mais même dans ce dernier cas, les conquêtes sociales restent fragiles. Depuis des décennies, les États néolibéraux s'acharnent à mettre en pièces les services publics, la sécurité sociale, le droit du travail, les protections des chômeurs, l'égalité d'accès à l'université, etc. Certes, cette régression rencontre quelques résistances, mais il n'y a pas encore un mouvement social assez massif pour renverser la tendance générale. Même dans les pays où une révolution communiste a triomphé, les masses n'ont pas pu ou pas voulu empêcher une petite minorité d'instaurer une nouvelle forme de monarchie ou d'aristocratie. La prétendue « dictature du prolétariat » n'a jamais été que la dictature des dirigeants d'un parti unique.

Pourquoi ces échecs ? Pourquoi ne mettons-nous pas fin à l'oppression capitaliste (mais aussi raciste, machiste, hétéronormative...) ? La réponse à cette question est évidemment complexe. On peut expliquer les choses en termes de rapports de force. Bien que minoritaires, les oligarques conservent leur pouvoir parce qu'ils ont des moyens de contrôler leurs sujets : police, armée, services de renseignements... Par ailleurs, ils parviennent généralement assez bien à diviser les masses pour les affaiblir. La colère des classes populaires ou de la petite bourgeoisie est détournée vers des boucs émissaires : musulmans, étrangers, « assistés » (ces salauds de pauvres qui nous coûtent un « pognon de dingue »)... la liste n'est pas exhaustive. Mais l'idéologie n'est pas la seule explication. C'est aussi au niveau de l'organisation sociale que tout est fait pour mettre les individus en concurrence, pour les empêcher de s'unir contre l'oligarchie. La destruction de la sécurité sociale et le développement de la sous-traitance sont à la fois des moyens d'augmenter les profits des actionnaires et une stratégie politique visant, comme toujours, à diviser pour mieux régner.

Tout cela est bien connu... Mais j'insisterai pour ma part sur un autre facteur, que j'ai déjà mentionné plus haut : la dépendance psychique à l'égard d'autrui.

Demeurer en repos, dans une chambre

Pascal a écrit que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. » Il me semble qu'il y a là quelque chose de très vrai. Mais qu'y a-t-il de si terrible dans ce repos ? Est-ce, comme le dit Pascal, que l'absence de divertissement (Netflix n'existait pas au 17ème siècle) nous oblige à nous souvenir de notre condition mortelle ? Peut-être... Mais qu'y a-t-il de si terrible dans la perspective de la mort ? Si quelqu'un est en paix avec lui-même, s'il a le sentiment d'avoir bien vécu et bien agi, si par ailleurs il n'a pas le sentiment d'être indispensable à ses proches, il peut envisager la mort avec sérénité. Ce qui rend notre solitude et la perspective de la mort si pesantes, c'est qu'elles ravivent des conflits internes, qui sont eux-mêmes liés à notre insertion dans la société. Une petite voix nous dit que nous ne sommes pas conformes à ce que les autres (nos parents, les autorités supérieures, mais aussi nos pairs, nos enfants, nos subordonnés et la société toute entière) attendent de nous. Nous sommes toujours en décalage avec une norme inatteignable. D'où notre besoin d'être rassurés par les autres. Nous sommes prêts à tout pour qu'ils nous approuvent, nous témoignent des marques d'affection ou d'indulgence, nous admirent, etc. Nous avons tellement peur d'être rejetés ! Même si nous ne croyons plus en la damnation éternelle, nous craignons toujours l'enfer social, l'ostracisation. Voilà pourquoi nous sommes souvent si soumis. Non seulement nous craignons d'être jugés par les figures d'autorités – ces pères ou mères de substitution – mais nous ne voulons pas irriter nos pairs en les incitant à sortir de leur propre soumission. Nous avons dès l'enfance été mal socialisés. Chacun, chacune d'entre nous porte en soi une petite société imaginaire, qui est un reflet de la société réelle : une société très hiérarchisée, à la fois autoritaire et violente, où le conformisme et la crainte dominent. Comment se désintoxiquer de cette sociabilité-là ? Comment parvenir à une véritable autonomie individuelle tout en nouant avec les autres des relations d'amour, d'amitié, de respect et de compréhension mutuels ? Je tâcherai de donner des éléments de réponse à ces questions dans un prochain article.


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34 réactions à cet article    


  • math math 11 janvier 08:49

    La soumission ou la lâcheté de l’humanité, les peuples préfèrent vivre à genoux que de redresser la tête.. !


    • Francis Francis 11 janvier 08:58

      @math
       
       « Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir : il sert si bien, et si volontiers qu’on dirait à le voir qu’il n’a pas seulement perdu sa liberté mais gagné sa servitude. » La Boétie, Discours de la Servitude volontaire


    • Le421 Le421 12 janvier 09:57

      @Francis
      Entre La Boëtie et la phrase de Warren Buffett sur la lutte des classes.
      Niée par toute la droite, y compris les crève-la faim qui se réfugient dans la simplicité de l’extrême.
      Ne cherchez pas, « c’est de la faute à... »


    • Francis Francis 11 janvier 08:57

      ’’le sujet qui obéit à une autorité perd son autonomie intellectuelle et morale’’

      > Confier son système immunitaire à BigPharma c’est comme mettre son argent à la banque, c’est comme abandonner son âme à Satan. Un homme dont le corps ne lui appartient plus n’est plus un homme.

       

      ’’Pascal a écrit que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. » Il me semble qu’il y a là quelque chose de très vrai.’’

      > Qq chose de très vrai ? Je crois pour ma part que Pascal faisait là du second degré. Mais si vous aimez le confinement ...

       

       

      Une vidéo intéressante : Le parallèle intrigant entre perversion narcissique et mesures covid19

       

      Et un commentaire non moins pertinent.

       


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 janvier 08:59

        Vous sous-estimez trop le rapport de parenté direct entre le capitalisme, nécessairement prédateur, et les « lumières ». La dimension économique est omniprésente dans les travaux des philosophes (pensez à l’encyclopédie), et une grosse partie de leur notion de liberté a été développée pour argumenter contre les mesures de contrôle de l’économie de l’Ancien Régime qui assuraient sa stabilité sociale : terres vivrières inaliénables pour les paysans, système de corporation avec ses numerus clausus, interdiction de l’usure par l’Eglise etc... 


        • Clocel Clocel 11 janvier 09:08

          On dit la lumière, au singulier et les ténèbres au pluriel.


          Les « Lumières » sont forcément artificielles, et, sataniques...

          Si vous voulez réellement en finir avec vos chaînes mentales, il va falloir retourner boire à la source.


          • L'apostilleur L’apostilleur 11 janvier 09:41

            « ..Une fois qu’ils ont pourvu à leurs besoins primaires, ceux qui ont assez d’argent achètent... »

            Avant « Les Lumières »Aristote avait déjà identifié un comportement semblable chez ses compatriotes, il l’a appelé la chrématistique. Un besoin irrationnel d’accumuler de la richesses au-delà de ses besoins et ceux de ses proches.


            Pour ne pas y succomber encore faut-il avoir estimé ces besoins. Posez la question autour vous, qui a estimé ce plafond de richesse personnelle ?


            • L'apostilleur L’apostilleur 11 janvier 10:06

              « ..Pourquoi ne mettons-nous pas fin à l’oppression capitaliste (mais aussi raciste, machiste, hétéronormative...) ?... »

              La lutte contre ces « oppressions » est en marche depuis longtemps. Elle a commencé il y 4000 ans avec le code d’Hammurabi, qui pose les premières bases juridiques de l’humanité. Depuis le sort des individus n’a cessé de s’améliorer.

              Pour vous en convaincre, demandez-vous quand des hommes sur la planète auraient préféré vivrent au siècle précédent. 

              Quand à « l’infantilisation » dénoncée, n’est-ce pas de l’arrogance à l’endroit de ceux qui n’ont pas eu d’autres choix que de vivre de cette façon ?


              • Attila Attila 11 janvier 10:32

                "la tendance est peut-être moins au scepticisme qu’à de nouveaux dogmatismes : si on cesse de croire dans le discours dominant des épidémiologues, on met toute sa confiance en Didier Raoult ou en des personnages bien plus farfelus« 

                Oula ! L’auteur, vous avez du pot que votre article soit passé sur ce site avec cette remarque : c’est la majorité des modérateurs que vous critiquez ainsi.

                Je l’avais déjà dit ici :

                 »-Les moutons de Panurge gobent les paroles des médias et du gouvernement sans essayer de faire le tri entre le vrai et le faux.
                -Les complotistes gobent les paroles de leurs gourous sans exercer le moindre esprit critique
                "

                .


                • Attila Attila 11 janvier 11:21

                  Par contre, le discours dominant n’est pas celui des médecins spécialistes mais celui du gouvernement et des médias.

                  « Le masque ne sert à rien », c’est le gouvernement qui l’a dit. Dans les urgences ou des services de réanimation, c’était la pénurie de masques et d’équipement de protection qui alimentaient les discussions.

                  .


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 janvier 11:30

                  @Attila
                  ...Tout en sachant que la diffusion de la parole des-dits gourous est totalement sous contrôle par les opérateurs des réseaux sociaux. Et je ne parle pas de censure...

                  Conséquence : exercez votre esprit critique, faite un travail de recherche, arrivez à des conclusions originales, vous serez rejeté par la majorité qui s’y retrouve plus, qui ne veut pas être déstabilisée dans ses convictions.


                • HELIOS HELIOS 11 janvier 12:21

                  @Attila

                  ... qu’est-ce que c’est un gourou, selon votre commentaire ?
                  exemple contextuel... un medecin exerçant son art est-il un gourou quand il parle de son metier ?


                • Attila Attila 11 janvier 15:18

                  @HELIOS
                  Je ne vais pas vous laisser faire tranquillement diversion au prétexte d’un mot qui déplaît à votre petite personne : le mot « gourou » ne vous convient pas ? Mettez-en un autre. Pour moi, l’important n’est pas le mot mais la chose que désigne ce mot : la soumission à la parole d’une personne visible choisie par ceux que l’on appelle désormais « complotistes ».
                  Critiquer les Raoult, Perronne, Trotta, Rance-Soir,etc, est considéré comme un blasphème, leur parole est d’essence divine et ne peut donc être critiquée.

                  .


                • HELIOS HELIOS 11 janvier 19:46

                  @Attila

                  J’entends bien ce que vous voulez dire, mais voyez vous, il y a des conventions et ces conventions consistent a utiliser le mot qui convient quand il existe et qu’il est le représentant du concept. L’usage que vous en avez fait est péjoratif et c’est ce qui est génant et cela n’a rien à voir avec « ma petite personne ».


                • Jonas Jonas 11 janvier 12:51

                  Les philosophes des Lumières, violemment antichrétiens, ont oeuvré pour remplacer la vision de l’homme Biblique, Dieu qui considérait l’homme à son image, toute la dignité humaine car pouvant recevoir la Parole de Dieu, par un matérialisme philosophique qui désacralise et déconstruit l’humain, au point de considérer qu’il n’y ait plus aucune frontière entre l’homme, la machine et l’animal. Il peut donc être éliminé out traité comme un déchet sans conséquences, et réduit à l’état de consommateur sans identité, sans spiritualité, sans héritage.

                  « L’homme et l’animal ne sont que des machines de chair ou sensibles »
                  Diderot - « mémoires pour Catherine II » (1773-1774) - Garnier 1966 - p245
                  http://www.amazon.fr/Diderot-M%C3%A9moires-pour-Catherine-II/dp/B0014XE850

                  « La serinette (boîte à musique) est de bois, l’homme est de chair. Le serin est de chair, le musicien est d’une chair diversement organisée, mais l’un et l’autre ont une même origine, une même formation, les mêmes fonctions et la même fin. »
                  Diderot - « Entretien entre d’Alembert et Diderot » (1769) - Garnier 1965
                  http://fr.wikisource.org/wiki/Entretien_entre_d%E2%80%99Alembert_et_Diderot

                  « L’homme qui émonde un arbre avec des ciseaux, la chenille qui en ronge les feuilles, et d’où l’on ne voit que deux insectes différents, chacun à son devoir. »
                  Diderot - « Le neveu de Rameau » (1762)
                  http://beq.ebooksgratuits.com/vents/diderot-neveu.pdf

                  « Quelle est l’opération intellectuelle que vous fassiez et que l’animal ne fasse pas ? »
                  Diderot - « Observations sur Hemmesterhuis » (1773-1774) dans ses « Oeuvres » Tome 1

                  « Tout animal est plus ou moins homme ; tout minéral est plus ou moins plante ; toute plante est plus ou moins animal. Il n’y a rien de précis en nature. »
                  Diderot - « Le rêve de d’Alembert » (1769)
                  http://www.romanistik.uni-freiburg.de/orlich/d_alembert_2.pdf

                  « La plante, l’animal, l’homme ont en commun le besoin, la nutrition et la fécondité : les degrés divers du sentiment et la pensée font leur différence. »
                  Rivarol - « Discours préliminaire du nouveau dictionnaire de la langue française » (1797)
                  http://books.google.fr/books/about/Discours_pr%C3%A9liminaire_du_nouveau_dictio.html?id=k6M-AAAAYAAJ&redir_esc=y

                  « le langage suppose une suite d’idées et la faculté d’articuler ; les bêtes ont, en fait d’idées suivies, tout ce qui est nécessaire pour arranger des mots ; parmi les hommes qui articulent des mots, la plupart n’ont point cette suite d’idées. »
                  Charles-Georges Leroy - « Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers par une société de gens de lettres » (1751-1772)

                  Cette déconstruction complète de l’Humanité, permet ainsi aux philosophes des Lumières de formuler une nouvelle hiérarchie entre le monde végétal, animal et l’homme...y compris à l’intérieur même de l’espèce humaine en décrétant de nouveaux critères de l’Humanité !

                  « Le singe est un homme inférieur, moins parfait »
                  Restif de la Bretonne - « Les nuits de Paris » - (1788-1794)

                  « Il y a des bêtes qui semblent avoir autant de connaissance et de raison que quelques animaux qu’on appelle hommes. »
                  John Locke (référence pour les philosophes des Lumières) - « Essai philosophique concernant l’entendement humain » (1690)

                  « Il existe dans l’espèce humaine, des êtres aussi différents les uns des autres, que l’homme l’est d’un cheval ou d’un chien. »
                  Paul Henri Thiry D’Holbach - « Le bon sens » (1772)

                  « L’homme diffère si sensiblement de lui-même dans les divers climats, que plusieurs naturalistes croient pouvoir regarder la race humaine comme subdivisée en plusieurs espèces distinctes. »
                  Pierre Jean Georges Cabanis - « Rapports du physique et du moral de l’homme » (1802)
                  http://www.amazon.fr/Rapports-physique-moral-l-homme-Tome/dp/0543994961

                  « Notre aumônier prétend que les Hottentots (namibiens, peuplade d’Afrique), les Nègres et les Portugais descendent du même père. Cette idée est bien ridicule. »
                  Voltaire - « Les lettres d’Amabed » (1769) - Romans et contes - garnier-Flammarion p537

                  « C’est une grande question parmi eux s’ils sont descendus des singes, ou si les singes sont venus d’eux. Nos sages ont dit que l’homme est l’image de Dieu : voilà une plaisante image de l’Être éternel qu’un nez noir épaté, avec peu ou point d’intelligence ! Un temps viendra, sans doute, où ces animaux sauront bien cultiver la terre, l’embellir par des maisons et par des jardins, et connaître la route des astres. »
                  Voltaire - « Les lettres d’Amabed » (1769) - Romans et contes - garnier-Flammarion

                  « La race des nègres est une espèce d’homme différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre, leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et si on peut dire que leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure. Ils ne sont pas capables d’une grande attention. »
                  Voltaire - « Essais sur les moeurs et l’esprit des nations » (1740-1756)

                  « Les nègres sont grands, gros, bien faits, mais niais et sans génie. »
                  Diderot - « L’Encyclopédie » - Humaine espèce (1755)

                  « Les albinos, ces animaux ressemblant à l’homme, n’ont d’homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre. »
                  Voltaire - « Essais sur les moeurs et l’esprit des nations » (1740-1756)

                  « Enfin je vois des hommes qui me paraissent supérieurs à ces nègres, comme ces nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres et aux autres animaux de cette espèce. »
                  Voltaire - « Traité de métaphysique » (1734-1737)
                  http://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_de_m%C3%A9taphysique

                  « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »
                  Voltaire (Essai sur les mœurs et l’esprit des nations, 1753)

                  « Il faudrait cloîtrer ces Nègres avec leurs femelles et conserver scrupuleusement leur race sans leur permettre de la croiser ; c’est ainsi seulement que l’on pourrait savoir combien de temps il leur faudrait pour réintégrer à cet égard la nature de l’homme. »
                  Buffon - « Histoire naturelle » (1766)



                  • L'apostilleur L’apostilleur 11 janvier 13:30

                    @Jonas
                     
                    Bonne contribution qui éclaire « Les Lumières »


                  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 11 janvier 12:54

                    « Le mouvement d’émancipation des lumières est loin d’être terminé... »

                    Je crois plutôt que celui-ci est en train de rendre l’âme.

                    L’émancipation, la liberté, l’égalité sont de beaux principes, seulement chaque principe finit par se retrouver tôt ou tard face à sa propre contradiction.

                    Il était facile de s’émanciper quand les possibilités du au progrès technique le permettait, les différents pouvoirs avait tout simplement tenu compte de cet évolution et ils ont été contraints de s’adapter.

                    Il fut un temps ou la bourgeoisie ne voyait pas d’un bon œil, la satisfaction des besoins du plus grand nombre et puis l’état de surproduction survenue après la seconde guerre a changé les plans à tel point qu’aujourd’hui elle traite de réactionnaire ceux qui rejettent l’hédonisme.

                    Or aujourd’hui les temps ont changé, l’émancipation est désormais considéré comme un gaspillage de temps, d’énergie et un moyen de transmission virale, du moins pour ceux qui ne sont rien, seul les méritants encore encore accès au reste de l’héritage. 


                    • troletbuse troletbuse 11 janvier 15:50

                      Donnez un tournevis a un politique d’aujourd’hui ou mieux a un enarque, il vous demandera a quoi ca sert. La politique n’a jamais ete une science et toutes les croutes qui ne peuvent arriver font du droit puis sciences Po,... ou l’ena parce que leurs parents sont aises.

                      Chez Micron, un seul Vilani disparu aujourd’hui. Et tous ces politicards savent bien qu’ils sont improductifs et seraient au chomdur en sortant de la politique. Leur seule issue est de rendre les Francais encore plus bete par l’education actuelle, par la propagande et finalement par la dictature de la pensee avant d’installer la vraie dictature

                      Nous y sommes

                       Mais voyez encore la masse des mougeons et de ceux qui profitent du systeme

                      C’esr a se lrs prendre et a se les mordre.


                      • Francis Francis 11 janvier 15:57

                        @troletbuse
                         
                         la politique n’est pas de savoir ce qu’il faudrait faire, mais ce que l’on peut faire.


                      • perlseb 11 janvier 16:20

                        Je partage totalement votre analyse, c’est la sociabilisation qui crée la soumission. D’ailleurs, pour sociabiliser, on ne met pas que sa liberté en parenthèse, on met souvent sa santé en jeu.

                        Comme c’est sympa d’offrir un verre, une cigarette ! Au contraire, comme c’est mal poli de refuser, mal vu. Et pareil pour la drogue quand on se retrouve « malgré soi » en face : le désir d’éviter la solitude à tout prix ne permet pas d’être trop regardant sur ses compagnons.

                        N’est libre que celui qui peut être seul, qui se moque complètement du qu’en-dira-t-on. Mais la « société » rejette les hommes libres, ils sont bien trop imprévisibles, pas assez malléables et ils ne cherchent pas à plaire en fin de compte. Ils sont eux-mêmes et ils sont en voie de disparition. Chercher à plaire, c’est se soumettre, c’est perdre sa liberté.


                        • Sinbuck Sinbuck 11 janvier 21:02

                          @perlseb
                          Exact, ne pas œuvrer pour les apparences.
                          Mais quel est le motif pour vivre cette liberté ? Il y a bien soumission à un motif lorsqu’on manifeste sa liberté non ? La solitude (mélancolie) est un « globule de vie » pour trouver sa conscience et connaître, accepter celle de l’autre.


                        • perlseb 11 janvier 22:08

                          @Sinbuck
                          Je dirais que le moteur de la liberté, c’est la vérité. Si on fait tout pour plaire (en s’adaptant aux goûts des autres), et qu’on est assez bon comédien pour que ça marche, la réalité c’est que ceux qui vous apprécient n’apprécient en fait que votre image, mais ils ne vous connaissent pas vraiment...
                          Et donc si votre but est de plaire, vous ne vous en rapprochez pas en cherchant à plaire : vous vous en éloignez en vous éloignant de vous-même et en laissant passer ceux qui vous aurez apprécie réellement comme vous êtes.
                          Donc soit on est impatient et on préfère vivre quelque chose de faux, soit on se moque de vivre quelque chose de faux et on est au-delà de la patience (on préfère ne rien vivre que vivre du faux).


                        • Sinbuck Sinbuck 11 janvier 22:51

                          @perlseb
                          Donc c’est une soumission à la vérité.
                          La soumission peut-être belle.
                          Sinon, tout à fait d’accord avec l’idée de séduction, des multiples soi et de Soi...


                        • perlseb 12 janvier 10:07

                          @Sinbuck
                          Effectivement, on est dans une société du beau. C’est un choix personnel à faire (ou une soumission si on considère qu’une fois qu’on a choisi quelque chose en tant que personne libre, on s’y soumet) : le beau ou le vrai. Et ça conduit a des vies très différentes.


                        • perlseb 12 janvier 10:24

                          @Sinbuck
                          Cependant, la beauté est très subjective. Si on sait ce qu’on va trouver en grattant un peu la surface de quelque chose de « beau », on peut très bien le trouver laid : la vérité peut sembler plus belle à certains, c’est une question de goût et ça ne se discute pas. Si on préfère le beau, il faut savoir se mentir à soi-même pour ne pas être malheureux.


                        • alinea alinea 11 janvier 18:40

                          Les Lumières ont surtout failli en pensant que la raison était au dessus de tout, parce que pour ce qui est d’avoir instauré cette débilité dans la société, c’est réussi ! la raison est le petit bout de la lorgnette du savoir, tandis que le grand bout est la connaissance : celle-ci existait avant les « Lumières » !!

                          « Infantilisme » je suis bien d’accord, mais il n’a rien à voir avec le degré d’études, de « savoirs » ou de connaissance !

                          Regardez les politiques aujourd’hui qui filent doux au moindre caprice du roi, sans plus de réflexion ni recul !! Lequel se rebiffe ? Ouvre les yeux ? S’exprime... il n’y en a deux !!! c’est pas beaucoup sur le nuancier de couleurs !

                          La soumission, l’obéissance ressort du domaine émotionnel, et un docteur en quoi que ce soit peut être très infantile !

                          ... « hétéronormative, ça veut dire quoi ? » l’hétéro-sexualité, la procréation comme évidence ? Cela ne l’est pas ?


                          • Sinbuck Sinbuck 11 janvier 20:53

                            @alinea
                            Le rationalisme est un poison pour le mental (c’est un outil pas une vérité). Mais il remonte aux Grecs, les Lumières n’ont fait qu’anticiper le positivisme (Ecole de Vienne) qui, au summum du rationalisme, s’écroule comme un château de carte devant le principe d’incertitude d’Heisenberg ou le théorème d’incomplétude de Gödel. Il y a déjà 100 ans que le rationalisme est mort en physique théorique.
                            La connaissance (gnose) est bien plus vaste en effet. Et l’expérience, la compréhension, l’être... c’est encore plus vaste.
                            Mais dans toute cette étendue, c’est bien au centre de soi-même qu’on se retrouve.


                          • Sinbuck Sinbuck 11 janvier 20:40

                            D’accord avec l’analyse globale, l’apprentissage de la docilité, le capitalisme, les déviances du siècle des lumières... Et de l’acte d’agir selon Pascal.

                            Bien vu. Notre époque est un point de convergence sur plusieurs niveaux historiques (le temps) et percutant de nombreuses lignes de forces dans la représentation spatiale de l’humanité sur Terre

                            (sociétés en conflit, déperdition écologique, système politique et économique en fin de course, matérialisme...)

                            Les solutions maintenant ? Se préparer pour en prendre plein la gueule, s’aguerrir et combattre pour la vertu, l’honneur et la simplicité en essayant de comprendre qu’un acte juste, c’est simple à percevoir mais difficile à mettre en œuvre.


                            • Copain 12 janvier 02:41

                              Il n’y a jamais que deux choses vraiment bonnes en ce monde : l’antiquité et l’irrationalité. Seule la combinaison de ces deux éléments peut créer une force assez puissante pour résister à l’influence corrosive des critiques, des poseurs de questions, des savants.

                              Que sont les préjugés ? Tout simplement les croyances des siècles passés, éprouvées par l’expérience. Des croyances qui ont été éprouvées dans des situations nombreuses et diverses, et si l’on veut s’en défaire, on se retrouvera nu et tremblant face aux forces destructrices de la vie.


                              • Copain 12 janvier 02:44

                                @Copain
                                Il a également attaqué l’autre versant de ce même optimisme naïf, l’usage de la méthode scientifique et du rationalisme en politique. Il conteste, avec beaucoup d’efficacité, que l’humanité puisse être rendue heureuse et vertueuse par des moyens rationnels et scientifiques. L’histoire pour lui est notre seul maître, et la politique n’est rien d’autre que de l’histoire expérimentale. Pour comprendre le monde, il faut faire appel aux faits empiriques de l’histoire et observer le comportement humain. Or, tout ce qui a été construit par les facultés critiques est incapable de résister à leur assaut. La seule chose qui puisse jamais dominer les hommes,
                                c’est un mystère impénétrable.


                              • Copain 12 janvier 02:47

                                @Copain
                                C’est à Joseph de Maistre que l’on doit l’invention historique du mot « individualisme » dans un ouvrage intitulé Des origines de la souveraineté (1794). Le mot est chez lui chargé de toutes les connotations négatives possibles : le protestantisme, l’esprit des Lumières (le rationalisme), la théorie des droits de l’homme...


                              • Copain 12 janvier 03:06

                                @Copain
                                Merci pour votre travail, pour vos articles, à tous. ( Je vous remercie parce que je me soumets à la volonté du bon peuple ; et donc à Dieu ). Non ! je ne suis pas le Roy mais un fou ou un merdeux c’est comme tu veux


                              • alinea alinea 12 janvier 15:31

                                @Copain
                                Il n’avait pas tort !! smiley

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Jordi Grau

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