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Pour un Revenu Universel Minimum et Inconditionnel - Le RUMI

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Le revenu universel sera inconditionnel ou ne sera qu'une figure de plus de cette rhétorique de la lutte des classes, désormais bréviaire de la pensée dominante. Ses adeptes semblent en effet trop aveuglément acquis à son principe pour se résoudre à une évidence : les inégalités sociales ont toujours augmenté avec la prospérité du binôme démographie-économie, exponentiellement depuis la première révolution industrielle et le marxisme qu'elle a vu naître. Que lui soit abusivement attribuée une amélioration incontestable de nos conditions de vie qui doit tout au progrès scientifique et technique n'y change rien. La rémanence de revendications sociales qui s'expriment depuis des millénaires est au contraire la preuve de son impuissance à procurer la justice ou pour le moins l'égalité qu'elle promet.

En dépit des sentiments que peut inspirer l'iniquité qui y règne, nul n'a en effet les pouvoir de modifier durablement une structure sociale dont le caractère pyramidal est dû à l'altérité génétique et sociale de ceux qui la composent. Une minorité de riches y bénéficient d'une abondance sans limites alors qu'une immense majorité est condamnée à la pauvreté, voire à un dénuement total semblant irréversible pour les plus déshérités. Nous pourrions pourtant modifier cette situation, simplement en élevant l'ensemble de notre pyramide sociale par rapport à l'échelle de richesse collective à laquelle elle est associée, plutôt que de chercher obstinément à en abaisser le sommet. Nous isolerions de la sorte sa base du niveau zéro de la richesse et permettrions aux plus pauvres d'échapper à leur condition extrême.

Il faudrait pour cela, non plus se focaliser sur nos inégalités sociales mais en reconnaître les causes réelles et profondes : Plus les êtres humains sont nombreux plus leurs besoins sont grands et leur production stimulée pour les satisfaire, avec l'aide d'un progrès constant. Ils s'inventent en outre sans cesse de nouveaux besoins dont la satisfaction nécessite des moyens humains et matériels toujours plus importants. Par le jeu des échanges de ce qu'ils produisent et les profits qui en résultent, la richesse de la société n'a jamais cessé d'augmenter depuis que l'homme existe – quelles que soient les conditions de son partage et en dépit de périodes de guerres, durant lesquelles la destruction de ces richesses dépasse leur production –, pendant que s'est hypertrophiée sa pyramide sociale, du fait d'une multiplication incessante de ses habitants de toutes conditions, avec prépondérance des plus pauvres. Il faut être conscients du fait que selon la définition de la pauvreté et la partition correspondante de notre pyramide sociale, le nombre de pauvres y est de 6 à 20 fois celui des riches. C'est ainsi que son sommet s'éloigne toujours plus de sa base et que les inégalités sociales se creusent en permanence d'autant.

Or, la base de cette pyramide, où loge la pauvreté profonde, coïncide avec le niveau zéro INAMOVIBLE de la richesse, alors que cette dernière n'a pas d'autres limites que celles des ressources dont elle est tirée. Rien d'étonnant à ce que les inégalités sociales ne cessent de croître. Et cela durera autant que les hommes et tant que richesse et pauvreté existeront l'une par l'autre.

C'est à partir de ce constat que doit se définir et être instauré un revenu minimum, dont les velléités conceptuelles et de financement se sont limitées jusqu'ici à une classique redistribution d'une part de ce possèdent les plus riches au profit des plus pauvres, dans l'ignorance ou refusant de considérer les fondamentaux incontournables de la condition humaine, qui peuvent se résumer comme suit :

1°- Richesse et pauvreté – en tout – se définissent et existent l'une par l'autre ; sans riches point de pauvres et inversement.

2°- Quels que soient son héritage génétique et social et les aléas de son existence par la suite, tout être s'insère, à sa naissance, à la place qu'un sort aveugle lui assigne dans la structure constituée par sa pyramide sociale d'appartenance. Il en est ainsi pour toute espèce, d'autant plus que ses membres sont différenciés, à commencer par l'espèce humaine. C'est ainsi que socialement tout être humain est le riche ou le pauvre de plus pauvre ou plus riche que lui-même.

3°- Si la richesse n'a pas d'autres limites que celles des ressources dont elle est tirée, la pauvreté à celle – INAMOVIBLE – du niveau zéro de la richesse (dénuement total), au-dessous duquel nul ne peut descendre.

Considérant le caractère incontournable de ces fondamentaux, le RUMI doit donc se fixer pour objectif d'agir sur le seul que l'homme ait le pouvoir de modifier, qui est le positionnement des plus défavorisés par rapport au niveau zéro de la richesse collective.

C'est seulement par l'instauration d'un revenu Universel et Inconditionnel (RUMI) que la société des hommes s'élèvera au-dessus du niveau zéro de la pauvreté et en sera isolée, à commencer par les pauvres profonds qui en sont les plus proches. La condition humaine pourra s'en trouver délivrée avec la pyramide sociale qui la représente si bien.

Le financement en incombant à tous, proportionnellement à la position de chacun par rapport au sommet de la pyramide sociale, Le RUMI devra être comparable, en montant, à ce qu'est aujourd'hui le SMIC, son versement étant dissocié de dépenses de santé réservées aux soins. Il sera par ailleurs non cumulable avec l'indemnisation d'un temps de travail, puisque ses bénéficiaires auront la liberté de choisir entre travail et inactivité.

Le marché du travail étant réservé aux citoyens ayant l'ambition d'élever leur condition matérielle au-dessus d'un “standard” procuré à tous par le RUMI, le chômage endémique disparaîtra. Et si l'avenir de ce marché du travail inquiète certains, qu'ils se rassurent. L'automatisation des tâches et l'accomplissement des plus courantes ayant déjà commencé à être déléguées à des robots se substituant aux humains, il sera pallié à toute pénurie de main d’œuvre par le RUMI qui sera la solution aux innombrables problèmes que commence à poser une telle évolution. Après les N.T.I.C. (Nouvelles technologies de l'information et de la communication), ne voyons-nous pas poindre les N.B.I.C. (Nanotechnologies, biotechnologies, informatique, cognitivisme dont l'intelligence artificielle), en attendant le transhumanisme ?

Quel qu'en soit le détail, le revenu universel ne pourra être instauré que progressivement avant de parvenir au RUMI préconisée ici, ne serait-ce que pour en ajuster le financement. Sous réserve d'inventaire plus complet, celui-ci sera notamment assuré par :

— L'impôt payé par TOUS sur leurs revenus, proportionnellement au positionnement de chacun dans la pyramide sociale et par rapport à l'échelle de richesse collective.

— La réaffectation d'aides diverses concernant des besoins couverts par le RUMI.

— La réaffectation d'allocations de chômage n'ayant plus lieu d'être versées.

— Les ressources fiscales résultant d'un supplément de consommation de la part de la population à laquelle le RUMI fournira les moyens de satisfaire tous ses besoins vitaux ; nouvelles ressources se substituant il est vrai, au moins partiellement, à celles disparaissant du fait de l'effort de frugalité des consommateurs de biens et services superflus, nécessité par des contraintes environnementales autant que sociales.

— L'épargne d'au moins une partie des aides que ne manquera pas de nécessiter un haut degré d'automatisation des tâches et l'évolution du marché du travail qui s'ensuivra.

 

Cerise sur le gâteau : si la pauvreté est bien la première cause de la prolifération humaine, le RUMI sera à coup sûr déterminant en termes de régulation démographique et par conséquence de la décroissance économique et de la moindre dégradation de l'environnement qui en résulteront.

 

Réelle démarche de solidarité active, basée sur des considérations factuelles et non plus sur des sentiments de frustration aussi fondés qu'ils puissent être, le RUMI rendra-t-il l'être humain plus heureux ? De quoi, en tout cas, nous distraire un instant de nos problèmes de réchauffement et nous rafraîchir ne serait-ce que l'esprit.

 


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95 réactions à cet article    


  • jymb 16 juillet 13:02

    Mon cher, vous avez raté un épisode

    votre revenu de base existe déjà

    Dans ma commune, aux heures théoriquement laborieuses, les terrasses des cafés sont blindées de jeunes adultes, exclusivement des hommes, qui passent leurs journées à discuter, s’étirer, et attendre sans stress un lendemain identique et pas fatiguant 

    quelques couillons, dont je fais partie, sont saignés à blanc d’impôts, taxes, radars, amendes, contributions, journée de « solidarité »...la liste est infinie pour que ces voluptueux continuent à ne rien f...


    • foufouille foufouille 16 juillet 13:09

      @jymb

      ils font comment ?



    • jymb 16 juillet 13:14

      @foufouille

      Ils ont...des droits 
      Et des assistantes sociales pour les obtenir
      Et un système qui ne limite jamais rien dans la durée ( celle de la mauvaise passe où il est absolument normal que chacun soit aidé le temps de remettre le pied à l’étrier ) 

      Chez moi, ces meutes ont un surnom : les « jédroi » 


    • foufouille foufouille 16 juillet 13:32

      @jymb

      ce n’est pas l’assistante sociale qui décide et sauf cas spécial, tu es obligé de au moins chercher du boulot et surtout de faire des stages et formations.



    • Traroth Traroth 16 juillet 15:31

      @jymb
      Vous fournissez à l’auteur une très bonne illustration de la nécessité de rendre ce type de revenu inconditionnel : Afin d’éviter les gens qui comme vous voient des « assistés » partout.

      Vous aussi auriez droit à ce type de revenu, comme tout le monde.

      Bref vous n’avez rien compris à l’article. En supposant que vous ayez essayé de le lire...


    • jymb 16 juillet 16:03

      @Traroth

      J ai trés bien lu
      Et les faits sont têtus, toute dépense sociale finit inèluctablement par être payée par les classes moyennes à qui l’on prendra 2 euros pour en rendre « universellement » 1 
      Je le répête, cela ne mets PAS en cause la solidarité envers ceux qui sont en galère, moi peut-être demain 


    • foufouille foufouille 16 juillet 16:07

      @jymb

      non si un RU existait tu l’aurais aussi. ça permettrait plus de bénévolat, artisanat non rentable, etc.


    • Claudec Claudec 16 juillet 16:46

      @jymb

      Je crois plutôt que c’est vous qui êtes en retard d’un épisode ; probablement faute d’avoir suivi assez attentivement mon raisonnement ou bien compris mes arguments. Du point de vue qui nous intéresse ici, les êtres humain étant avant toute autre considération des agents économique, le RUMI a précisément pour objet de leur offrir la possibilité d’être seulement des consommateurs ou d’être à la fois consommateurs et producteurs. Sans omettre le cas de ceux qui, sans refuser de travailler ne peuvent pas le faire, pour de multiples raisons. Le RUMI, alloué pour consommer, est complété d’un salaire qui rémunére la fonction de producteur assumée par ceux qui choisissent librement de l’exercer, quelles que soient les raisons de leur choix.


    • Claudec Claudec 16 juillet 17:06

      @jymb

      Les “jédroi” devenant rumiste n’ont plus rien à attendre de plus que le RUMI, sauf à décider de travailler, en échange de quoi ils recevront un salaire.


    • Claudec Claudec 16 juillet 17:34

      @Jean-Pierre Llabrés

      Quels que soient les régimes politiques et sociaux, du plus au moins libéral, capital et capitalisme y sont présents, sous formes des richesses accumulées et détenues par les nations, directement où à travers leurs institutions et leurs citoyens (ces derniers pouvant être eux-mêmes considérés comme une richesse).

      Et les monnaies, valeurs et autres représentations et équivalences de ces richesses, sont-elles autre chose que des facilitateurs des échanges auxquels se livrent ces mêmes nations pour faire fonctionner leurs indutries et satisfaire leur consommation ... et leurs ambitions.

      Quant à la dette, la belle affaire ! La preuve, elle s’annule ou pour le moins s’aménage, quand elle devient trop génante pour le créancier ; le préteur allant jusqu’à consentir des taux négatifs pour qu’elle perdure.

      Pour ce qui est du capitalisme, en perdition selon certains, ne s’agit-il pas d’une erreur d’optique ? Le capitalisme n’est-il pas plutôt prospère comme il ne l’a jamais été ? Au point de faire craindre d’apoplexie. La saignée (toute relative) du RUMI ne pourrait d’ailleurs lui faire que le plus grand bien. 


    • Claudec Claudec 16 juillet 17:57

      @foufouille

      À noter la pertinence de votre remarque, qui met en évidence l’intérêt significatif du RUMI pour répondre aux besoins croissant de bénévoles, qui pourront exercer librement cette activité sans peser sur la gestion des associations.

      Reste à savoir dans quelle mesure il ne sera pas demandé à ces assoc de contribuer au fiancement du RUMI en se privant de la partie de leurs subventions publiques attribuées pour rémunération de leurs bénévoles, ces derniers ne pouvant cumuler RUMI et rémunérations sur fonds publics.


    • foufouille foufouille 16 juillet 18:13

      @Claudec

      un bénévole n’est pas payé, il a au mieux des frais remboursés.

      c’est pareil pour un maraîcher qui débute sur une petite surface, pire en location, ce seras possible dans ces cas.


    • Claudec Claudec 16 juillet 18:46

      @foufouille

      Très juste, au temps pour moi, le bénévolat étant par définition pratiqué gratuitement. J’aurais dû écrire “indemnisation” et non “rémunération”.

      Pour le maraîcher, rien ne semble s’opposer à ce qu’il pratique son activité tout en percevant le RUMI, lequel pourra soutenir un entrepreneur en phase de démarrage, comme c’est actuellement le cas avec certaines subventions qu’il remplacera. (Sans négliger toutefois les obligations légales et fiscales liées à l’exercice de son activité).


    • foufouille foufouille 16 juillet 18:51

      @Claudec

      pour la plupart des petits maraîchers, ils sont cotisants solidaires et c’est tout. ni retraite ni sécu.

      un RU doit être cumulable avec tout sinon il est inutile.

      en gros, c’est surtout utile avec une activité non rentable ou un début d’activité.


    • Xenozoid 16 juillet 18:54

      @foufouille

      au pays bas on force les locateur du rsa(1000 euro) a chercher du bénévolat,on peut aussi vous coupé cela(comme en allemagne) si vous ne faite pas d’éfforts,mais ils faut qu’il soit dirigé par paulemploi locale,qui t’ammene a un contrat a 0 heure,j’ai eu un patient ici qui a été soldé sur son rsa car il en trouva un tous seul,sans le paul local,en fait ils ont indiqué qu’il ne suivait pas leur ligne...


    • Claudec Claudec 16 juillet 19:04

      @foufouille

      Ne connaissant pas le problème des maraîchers, je ne m’aventurerai pas plus loin dans la discussion.


    • foufouille foufouille 16 juillet 19:06

      @Xenozoid

      en france, le bénévolat est peu accepté car tu ne peux chercher un travail en aidant les autres.


    • foufouille foufouille 16 juillet 19:08

      @Claudec

      c’est le SMI, surface minimum d’installation qui pose problème. en gros le paysan avec peu de terres est pas prévu.


    • Claudec Claudec 16 juillet 19:09

      @Xenozoid

      Rien à voir. Il me semble qu’il s’agit de dispositifs d’incitation à la recherche d’emplois dans lequel l’utilisation des subventions accordées à cette fin est contrôlée.


    • Xenozoid 16 juillet 19:12

      @Claudec

      c’est cá le controle et tu fini vec un contrat a 0 heure et tu disparais des statistiques,,qui sont tres subventionées


    • Claudec Claudec 16 juillet 19:21

      @foufouille

      Le RUMI est le même pour tous.


    • foufouille foufouille 16 juillet 13:11

      « Il sera par ailleurs non cumulable avec l’indemnisation d’un temps de travail, puisque ses bénéficiaires auront la liberté de choisir entre travail et inactivité. »

      donc pas universel et inutile sans cumul possible.

      ceux qui travaillent payent pour les autres. un RU est pour tous sans conditions.


      • Claudec Claudec 16 juillet 17:02

        @foufouille

        Vous semblez confondre “indemnisation” (indemnité de chômage, d’arrêt de travail) et “rémunération”. Le RUMI étant universel et inconditionnel : 1° Tout citoyen est rumiste, à partir du moment où il est en âge et en mesure de d’exercer une activité. 2° Tout citoyen ne se satisfaisant pas de sa condition de rumiste et souhaitant l’améliorer par le fruit de son travail, peut librement exercer une activité rémunérée et perçoit en échange un salaire déterminé par sa qualification, le temps qu’il y consacre, ses performances, etc.


      • foufouille foufouille 16 juillet 17:37

        @Claudec

        ce n’est pas ce qui était écrit donc c’est un vrai RU.


      • Claudec Claudec 16 juillet 18:13

        @foufouille

        Soyez plus attetif à ce que vous lisez SVP

        « Le RUMI devra être comparable, en montant, à ce qu’est aujourd’hui le SMIC, son versement étant dissocié de dépenses de santé réservées aux soins. Il sera par ailleurs non cumulable avec l’indemnisation d’un temps de travail, puisque ses bénéficiaires auront la liberté de choisir entre travail et inactivité. »

        Il s’agit bien de non cumul avec une indeminisation et non avec un salaire.


      • Xenozoid 16 juillet 18:18

        @Claudec

        et on fait quoi avec la propriété ?


      • Claudec Claudec 16 juillet 19:01

        @Xenozoid

        À mon avis, le RUMI étant un revenu, la propriété élement partimonial n’est pas concernée.

        La grande nouveauté est que les pauvres cotoyant aujourd’hui le niveau zéro de la richesse, parce que logés à la base de la pyramide sociale, auront la capacité de se constituer un patrimoine et d’appliquer leurs talents à sa conservation et à sa fructification.


      • Xenozoid 16 juillet 19:07

        @Claudec

        mais c’est un probleme car la production et beaucoup de chose sont des propriétés,
        ne serait il pas plus facile de remetre le cumul de la propriété avant d’essayer le rumi ?

        a mon avis sans remettre en cause la propriété on ne changera rien,mais c’est mon avis, 500 millions d’humains ou 20 milliards,tu as raison la pyramide social sera sous contrôle,tant qu’on ne remettra pas la propriété dans la balance


      • Xenozoid 16 juillet 19:09

        @Xenozoid

        rectif

        facile de remetre en cause le cumul 


      • Claudec Claudec 16 juillet 19:19

        @Xenozoid

        Avec ou sans la propriété, et qu’elle englobe ou non celle des moyens de production, l’essentiel n’est-il pas qu’elle soit suffisamment motivante pour générer de quoi financer ce qui permettrait d’isoler la société de la pauvreté profonde, à commencer par les plus pauvres de ses membres ?

        Cet isolant, Le RUMI, étant appelé à être d’un coût qui dépassera probablement le montant des recettes et réaffectations grossièrement escomptées dans mon article, l’emploi d’une arme aussi puissante me semble ne pas devoir être exclu, bien au contraire.


      • Xenozoid 16 juillet 19:21

        @Claudec

        je ne suis pas contre le rm, mais sans remettre en cause la propriété tu ne changera rien


      • Xenozoid 16 juillet 19:27

        @Xenozoid

        mais je suis con, claudec est la pour nous dire que la pyramide est la pour resté


      • Aristide Aristide 16 juillet 23:48

        @Claudec

        Il s’agit bien de non cumul avec une indeminisation et non avec un salaire.

        C’est quoi l’indemnisation du temps de travail


      • Marc Dugois Marc Dugois 16 juillet 13:46

        Votre raisonnement est fondé pour moi sur un constat erroné et sur une méconnaissance de ce qu’est l’argent.

        Le constat erroné est que l’humanité est une alors qu’elle est heureusement multiple et que la voir unique est la nouvelle forme de colonialisme où l’on veut voir les autres à son image. Restons dans nos raisonnements à notre peuple, notre pays, notre race en dépit du capitalisme qui voudrait supprimer ces notions pour n’avoir qu’un magmas de consommateurs consommant la production des machines achetée avec une monnaie hélicoptère ou un revenu universel.

        La méconnaissance de l’argent est une vraie difficulté car l’argent est toujours la contrepartie de quelque chose. Depuis des millénaires cela a été la contrepartie de quelque chose d’existant mais depuis quelques décennies le capitalisme tente l’impossible, à savoir faire de l’argent une contrepartie du futur, ce qui n’a aucun sens. Les banques centrales actuellement créent de l’argent avec en contrepartie des créances sur les peuples qui ne le savent généralement pas.

        Ne vous faites pas sans le vouloir le complice objectif du capitalisme moribond.


        • Traroth Traroth 16 juillet 15:27

          Pour un salaire à vie, plutôt que pour cette aumône qu’est le revenu de base.

          L’objectif est de décorréler le salaire du poste occupé. Le salaire n’est plus déterminé que par la qualification, ce qui permet à chacun de bénéficier d’une amélioration de ses revenus en fonction de ses capacités.

          Je laisse la parole à Bernard Friot, qui l’explique bien mieux que moi :

          https://www.youtube.com/watch?v=uhg0SUYOXjw

          https://www.youtube.com/watch?v=orUs-qvdR1o

          https://www.youtube.com/watch?v=ACmcikrwi8Q

          https://www.youtube.com/watch?v=zrS-OkFTLkc


          • foufouille foufouille 16 juillet 16:13

            @Traroth

            je suis totalement contre cette version totalement inégalitaire.


          • Traroth Traroth 16 juillet 17:02

            @foufouille
            Apprenez à lire. Et si vous n’avez pas d’argument, je ne vois pas ce que votre avis apporte.


          • foufouille foufouille 16 juillet 17:42

            @Traroth

            je ne suis pas pour. point barre. des tas d’auteurs en ont parlé avant toi. je ne vois aucun motif pour que tu ais 4 smic avec un doctorat.


          • Claudec Claudec 16 juillet 17:45

            @Traroth

            Nous ne parlons pas davantage ici de revenu de base que de salaire à vie.

            Et décoreller ceux-ci du poste occupé me semble un non sens, en cela que le poste est précisément défini par les tâches qui s’y accomplissent et les qualifications (ou compétences) qu’elles requierent.
            Et que faut-il entendre par “capacités” ?
            Tout ceci me semble bien obscur.

            Il faut par ailleurs une santé que je confesse ne pas avoir, pour ingurgiter 3 heures de ces mauvais vidéo Youtube.


          • foufouille foufouille 16 juillet 18:01

            @Claudec

            en gros, si je me souviens bien, l’idée est de donner un salaire à vie suivant tes compétences donc un médecin travaillant ou pas aurait 6000€ et un balayeur 1200 ..........


          • Xenozoid 16 juillet 18:13

            @foufouille

            ben oui car il y a l’affreuse pyramide social,qui est une vérité,seule la dépopulation remettra cela en place,qu’on le veuille ou pas


          • Xenozoid 16 juillet 18:15

            @Xenozoid
            cela ne changera en rien la pyramide, mais au moins on en parlera moins,vive la pyramide social


          • Claudec Claudec 16 juillet 18:31

            @foufouille

            Un médecin ne travaillant pas se contenterait du RUMI et un médecin désireux d’améliorer sa condition serait libre de travailler et de cumuler sa rémunération avec le RUMI. Idem pour le balayeur, le RUMI étant le même pour les deux et seule le rémunération de leur travail étant différente, parce que fondée sur des investissements, des compétences, des exigences et des responsabilités différentes.

            - L’universalité du RUMI c’est qu’il est attribué à tout citoyen en conditions (âge par exemple) de le percevoir
            - Le caractère inconditionnel du RUMI réside notamment dans la possibilité de travailler ou non, pour ceux qui déciderait librement de ne pas s’en satisfaire.


          • Traroth Traroth 17 juillet 11:27

            @Claudec
            Ces vidéos sont tout à fait excellentes. Et vous n’êtes pas obligé de toutes les regarder pour vous faire une idée.


          • Claudec Claudec 17 juillet 12:02

            @Traroth

            À mon avis un peu pénible à suivre et manque de synthèse.

            Quoi qu’il en soit, si un salaire est bien la rémunération d’un travail, comment parler de « salaire à vie » dans une société où la valeur travail est profondément remise en cause depuis des années et où le travail lui-même est en cours de mutation accélérée conduisant à sa raréfaction quand il est automatisable ?

            N’est-ce pas faire preuve d’une ignorance inquiétante de certaines réalités, dont notamment le rapport démographie-emploi ?

            Il y a peu, la Banque Mondiale et le BIT attiraient l’attention sur le fait qu’en raison de l’automatisation de nombreux emplois, leur création d’emplois dans le monde, serait limitée à 50 millions par an durant la prochaine décennie. Or, la population augmentera, durant la même période, de 90 millions par an, soit près du double. Sur 10 ans, ce sont donc 500 millions d’emplois nouveaux qui seront créés, pour 900 millions de demandeurs supplémentaires.


          • Spartacus Spartacus 16 juillet 16:32

            La grande fumisterie du « revenu universel » est de prendre l’excuse du pauvre, et que le revenu est une solution à la pauvreté, alors qu’en fait c’est un appel de faignant et l’apologie de la faignantise.

            La pauvreté est bien plus complexe que le rapport au revenu mensuel.

            La pauvreté ne dépend pas que du revenu, mais de multiples facteurs.

            Il y a des gens aux bons revenus qui le 15 du mois n’ont plus une tune.

            Un revenu du SMIC à Paris fait de toi un clochard, mais à la campagne sans foncier à payer, avec 3 lapins et un jardin te fait comme vivre très bien.

            T’aura beau donner du pognon le 1er du mois, tu aura toujours le 15 du mois des gens qui n’auront plus rien, auront gagé le revenu, ou ne servira a rien.

            Par contre avec cette idée tu détruit les incitations a en gagner et toute la société s’appauvrit.


            • foufouille foufouille 16 juillet 16:46

              @Spartacus

              « Un revenu du SMIC à Paris fait de toi un clochard, mais à la campagne sans foncier à payer, avec 3 lapins et un jardin te fait comme vivre très bien. » pas vraiment et surtout avec 3 lapins.


            • Claudec Claudec 16 juillet 18:05

              @Spartacus

               L’incitation a gagner plus n’est en aucun cas mise en cause, tout rumiste ayant la possibilité de tenir un emploi en échange d’un salaire.
               La société ne s’appauvrit nullement puisque si c’est elle qui paye le RUMI, c’est aussi elle qui perçoit l’impôt sur leurs revenus et leur consommation.


            • Spartacus Spartacus 16 juillet 19:35

              @Claudec
              L’incitation c’est ce qui fait que la serveuse vous sert un café avec le sourire, pour gagner de quoi vivre.
              Pourquoi avec un revenu universel irait elle se faire chier a sourire a des clients et qu’elle n’a plus besoin de rechercher de quoi vivre ?

              En Allemagne de l’Est, le pays c’est écroulé à cause de cela. 
              Sur 10, 8 qui regardaient les 2 qui boulonnaient la trabban. Pourquoi se forcer puisque c’est payé pareil ?

              La société n’est pas l’état. Il n’existe pas d’argent qui sort de l’état qui ne soit pris dans une poche d’un individu privé.
              La société s’appauvrit puisqu’elle doit financer ces dépenses contraintes.


            • Xenozoid 16 juillet 19:37

              @Spartacus
              surtout que les banques sont obligatoires,a la naissance,on est tous né avec un portefeuille, c’est connu


            • Aristide Aristide 16 juillet 23:45

              @Claudec

               L’incitation a gagner plus n’est en aucun cas mise en cause, tout rumiste ayant la possibilité de tenir un emploi en échange d’un salaire.

              Sauf que vous écrivez que ce RUMI n’est pas cumulable avec l’indemnisation du temps de travail, moi je nomme cela un salaire. 


            • Claudec Claudec 17 juillet 04:46

              @Aristide

              Un salaire rémunère un travail, alors qu’une indemnité est plutôt destinée à remédier aux conséquences de son absence. 


            • Claudec Claudec 17 juillet 12:09

              @Spartacus

              Vous parlez de motivation et non d’incitation. Et vous pourrez tout faire pour inciter qui que ce soit à travailler, si la motivation n’y est pas vous n’y parviendrez pas. Or tout est fait depuis belle lurette pour dévaloriser le travail, à quoi s’ajoutent maintenant les effets de son automatisation.
              Dans ces conditions, compte tenu de l’accroissement constant de la population (250 000 Terriens supplémentaires chaque jour), de nouvelles solutions ne doivent-elles pas être inventées d’urgences ?


            • Spartacus Spartacus 17 juillet 13:41

              @Claudec
              Dévaloriser le travail c’est promettre de l’argent en échange du revenu sans rien faire... C’est inciter a en faire moins et créer la pénurie comme le vit le Venezuela.

              N’importe quel livre d’économie démarre par ce minimum, expliquer que les gens réagissent aux incitations.

              L’automatisation est créatrice d’emploi et non l’inverse.....
              Les moteurs à explosion ont mis au chômage les chauffeurs de calèche..
              Mais a créé de nouveaux marché, baisé les coûts de fabrication et augmenté les emplois in-finé qu’il en a détruit.

              Le capitalisme qui n’est que la mise en importance des incitations, a sorti de la misère le monde entier, mis fin à la famine et les classes moyennes d’aujourd’hui avec le capitalisme et la technologie offrent une qualité de vie, plus à chacun qu’en avait Louis XIV. (telephone, Internet, salle de bain, avion etc......).

              Plus personne ne meurt de faim dans les pays occidentaux et les besoins urgents ne sont plus des besoins primaires....
              Regardez la France, 1er pays au monde de « redistribution », nous devrions être les plus riches du monde et c’est un échec.
              Vous voulez comme les fous continuer a redistribuer encore et encore plus sans vous poser des questions et l’analyse sur l’échec mondial de toutes les politiques de redistribution ?

              Ces politiques aberrantes ont réussit à inciter les Français à devenir le pays des gens les moins généreux du monde. 

              Cherchez donc des solutions de réelles solidarité par des idées micro-économiques locales que macroéconomique étatistes....

              Les vraies associations caritatives (non politiques), sont plus efficientes, plus proche du terrain, plus locales et plus aptes, avec en général des gens motivés qui font mieux pour 1000 fois moins cher que l’état et d’hypothétiques revenus universels qui comportent plus d’effets pervers induits que de solutions.


            • foufouille foufouille 17 juillet 13:46

              @Spartacus

              faut le dire à tes amis qui balançaient de la javel sur la bouffe dans les poubelles avant ....................


            • Claudec Claudec 17 juillet 21:35

              @Spartacus

              Les livres d’économie n’expliquent pas tout et il leur arrive même de se tromper lourdement. Ils ignorent par exemple (cf. article) que l’iniquité sociale se développe avec le binôme démographie-économie. Ils ignorent que valoriser le travail c’est le confier – surtout dès lors qu’il se raréfie – à ceux qui y trouvent le meilleur moyen de s’assumer et d’améliorer leur sort par leurs propres efforts, au lieu de s’en remettre à autrui ... ou à la providence ; l’humanité ayant, quoiqu’il en soit, la charge de tous ses membres et ne devant en laisser aucun sur le bord du chemin.


              Mais vous négligez par ailleurs 2 facteurs qui ont considérablement changé depuis l’époque et les évènements auxquels vous vous référez : notre démographie et l’état des sciences et des techniques.

              Pour ce qui est du premier, en 1850, à l’époque de l’invention du moteur à explosion, la population humaine mondiale était inférieure à 1,5 milliard d’individus et il lui avait fallu 18 siècles pour se hisser à ce nombre en partant de 250 millions au début de notre ère. Depuis, il aura suffi de 2 siècles pour atteindre les 9 milliards d’ici une trentaine d’années. Soit + 7,5 milliards et + 10 lorsque nous dépasserons les 11 Milliards au début du siècle prochain.

              Quant au second, nous sommes entrés dans une ère qui comporte bien plus que l’automatisation des tâches. Par la magie des NBIC, les robots sont déjà capables de se réparer eux-mêmes, de concevoir et de fabriquer leurs propres successeurs, aux performances améliorées Nous sommes loin des conditions dans lesquelles la révolte des Canuts a pu être considérée comme une erreur.


            • Spartacus Spartacus 18 juillet 10:14

              @Claudec
              C’est la base minimale, pas des théories, il n’y a pas d’erreur, juste votre déni.

              Vous pensez négativement sans vouloir prendre en compte le dynamique du capital, la dynamique technologique et la dynamique d’adaptation de l’homme.

              Vous ignorez et la réalité et les travaux de Julian Simon et de Kuznet.

              La réalité : le monde depuis le 18eme siècle a non seulement absorbé les augmentations de démographie tout en réalisant une augmentation de la richesse.
              Au 18eme siècle, malnutrition et famine étaient courante partout. 
              L’économie de marché et la technologie ont permis et d’absorber les augmentations et en plus d’enrichir plus de population. Contrairement aux prophéties malthusiennes.

              Pas plus que le travail se raréfie. C’est le contraire. Si en France pays collectiviste le travail se raréfie, c’est pour des raisons structurelles. Ce n’est pas le cas ailleurs et hors europe.
              Les besoins de l’homme sont infinis. Le travail sera donc pour des siècles en croissance. L’automatisation, la robotisation entraîne la croissance du travail et pas l’inverse. L’automatisation entraîne l’usage et les besoins, pas l’inverse.
              L’ordinateur a entrainé plus d’emplois et d’usage que de destruction.

              La réalité que vous niez :
              -Entre 1960 et 2016, la population mondiale a augmenté de 145%.  Au cours de la même période, le revenu annuel moyen réel par habitant dans le monde a augmenté de 183%

              -En 1960, l’espérance de vie moyenne dans le monde était de 52,6 ans. En 2015, il s’agissait de 71,9 ans, soit une augmentation de 37%.


              2-La courbe de Kuznet.
              Plus les gens deviennent instruits moins ils font d’enfants.
              Nous faisons moins d’enfant que les Bangladais. 


            • Claudec Claudec 18 juillet 14:17

              @Spartacus


              «  Vous pensez négativement sans vouloir prendre en compte le dynamique du capital, la dynamique technologique et la dynamique d’adaptation de l’homme. »
              - Vous ne manquez pas de souffle pour écrire cela alors que mon article dénonce précisément la relation – que vous persistez implicitement à nier – existant entre la dynamique du binôme population-économie et celle des inégalités sociales ? Si l’homme s’adapte, c’est en étant toujours plus nombreux et performant, pour répondre à ses besoins croissant sans cesse.


              Julian L. Simon (cf. Wikipedia) : « À la différence des idées malthusiennes qui font apparaître la croissance de la population comme un frein de la croissance, Julian Simon insiste sur le fait que la croissance de la population est une solution à la rareté des ressources car les gens innovent.  » la croissance démographique s’empressant d’annuler les effets de cette fausse solution. Le serpent se mord la queue ... jusqu’à quand ?


              Kuznets : « L’auteur de la « courbe en cloche » remet lui-même en question sa théorie, précisant que la baisse des inégalités dans les pays développés au cours du 20e siècle était [davantage que le cornucopianisme] la conséquence des deux guerres mondiales qui seraient responsables de pertes considérables pour les détenteurs de patrimoine. La courbe de Kuznets est donc installée sur des affirmations extrêmement fragiles. » (Glané sur le le web).


              Et notre pollution, les atteintes à la biosphère, un air déjà irrespirable en maints endroits, une eau potable toujours plus problématique à fournir à des populations qui en réclament toujours davantage, un nombre toujours croissant d’êtres humains condamnés à naître et à vivre dans une incompréhension nourrissant l’intolérance, dans la violence sous toutes ses formes, dans l’exil, la misère, etc. quel cornucopianisme se charge d’y pallier ? que sont pour vous les ressources vitales de l’humanitéici, maintenant et d’urgence ?




            • Xenozoid 16 juillet 18:26

              alors je repose la question

              et la propriété ? on fait quoi ?


              • ddacoudre ddacoudre 16 juillet 19:58

                Bonjour Il me semble déjà avoir discuté du sujet avec toi. Je te développe ses limite qui sont irréductible en l’état de notre organisation économique.

                L’idée est bonne, l’application mauvaise Il est essentiel de savoir comment se forme ma richesse. Le capital est le résultat une économie de pillage stabilisé, l’on ne va pas le remettre en cause, ceux qui l’ont l’ont de par l’histoire. Mais l’on peut suivre le cheminement de la création de richesse.

                Un homme pense qu’il serait bien que chacun ait une bouteille. Il a un capital disponible (emprunter ou non aucune importance) Pour produire il loue les services d’une aide( louage de la force de travail de ceux qui n’ont pas de capital ni possession économique,) La loi oblige employeur à verser un salaire à celui qu’il emploie. Il devient un salarié. On admet que l’employeur verse 100 pour faire une bouteille, soit un travail. En l’espèce le temps et la quantité non aucune importance, il reçois 100. L’employeur à retiré ces 100 de son capital. S’il produit une bouteille c’est pour en retirer un profit. Il va donc jouter sa marge et le salaire du salarié pour vendre là bouteille, admttons 100 de marge. Il vendra la bouteille 200 pour récupérer son capital et 100 de marge pour en extraire son profit et accroître son capital. À qui il revend la bouteille, un client. C’est qui le client, celui qui a un revenu, donc le salarié et toutes les personnes dont il gagne le revenu par l’ensemble des prélèvements qu’il verse. Pour le cas d’espèce admettons qu’il lui soit prélevé 10 au titre du RUMI.l’employeur verse au même titre 20. L’état reçois 30 à reverser. Le salarié dispose donc plus que de 90 pour acheter la bouteille, c’est à dire si travail. L’employeur ou il retire 20 de sa marge ou il l’ajoute ce qui ferait que pour conserver son profit sa marge serait de 120. Déjà l’on comprend que quelque soit son choix il fera payer les 20 à son client, c’est à dire le salarié. Or le salarié quel que soit le choix de l’employeur n’aura que 90 pour acheter son travail. Il devra donc pour acheter la bouteille emprunter. Comme c’est celui qui possède le capital qui peut le prêter, l’employeur lui prêtera ce qui lui manque pour acheter son travail soit suivant le choix de l’employeur 110 ou130. Le salarié lui rendra l’emprunt plus les intérêts admettons 10. Le travail du salarié dont il a reçu 100 pour l’exécuter lui coûtera comme client 210 ou 230. C’est donc seulement le salarié qui finance le RUMI. Même si au titre du revenu l’on impose l’employeur, puisque c’est le client qui achète sa marge.

                Si l’état redistribue les 30 de Rumi à un citoyen sans revenu pour avoir une bouteille il devra emprunter, 170 ou 190 qu’il rendra 20 d’intérêt Conclusion le RUMI aura permis au capital de récupérer 30 de Rumi paye par le salarié plus les 20 intérêts.

                Au total l’employeur aura investi 100 et récupéré 200+170+10+20=400

                C’est cet enchaînement qu’il faut rompre et répondre à ce questionnement si demain du seul fait du développement technologique 1 millions d’hommes suffisent à produire, d’où les autres retirerons leurs revenus. Cela demande de réfléchir à la source de notre développement qui c’est accéléré avec la démocratisation des savoirs, c’est dont là qu’il faut investir pour démocratiser les savoirs universitaires contre un revenu. Il faut soit financer par de la création monétaire qui ira grossir le capital, et trouver un moyen de le récupérer ou le détruire, ou utiliser les fonds disponibles et faire de la dette de la création monétaire. Le système capitaliste que j’ai décrit ne laisse que ces deux choix a moins de le modifier pour que chacun reste mettre de son travail et que s’instruire devienne une activité pu un service rémunérer.

                Cordialement ddacoudre overblog


                • ddacoudre ddacoudre 16 juillet 19:58

                  Bonjour Il me semble déjà avoir discuté du sujet avec toi. Je te développe ses limite qui sont irréductible en l’état de notre organisation économique.

                  L’idée est bonne, l’application mauvaise Il est essentiel de savoir comment se forme ma richesse. Le capital est le résultat une économie de pillage stabilisé, l’on ne va pas le remettre en cause, ceux qui l’ont l’ont de par l’histoire. Mais l’on peut suivre le cheminement de la création de richesse.

                  Un homme pense qu’il serait bien que chacun ait une bouteille. Il a un capital disponible (emprunter ou non aucune importance) Pour produire il loue les services d’une aide( louage de la force de travail de ceux qui n’ont pas de capital ni possession économique,) La loi oblige employeur à verser un salaire à celui qu’il emploie. Il devient un salarié. On admet que l’employeur verse 100 pour faire une bouteille, soit un travail. En l’espèce le temps et la quantité non aucune importance, il reçois 100. L’employeur à retiré ces 100 de son capital. S’il produit une bouteille c’est pour en retirer un profit. Il va donc jouter sa marge et le salaire du salarié pour vendre là bouteille, admttons 100 de marge. Il vendra la bouteille 200 pour récupérer son capital et 100 de marge pour en extraire son profit et accroître son capital. À qui il revend la bouteille, un client. C’est qui le client, celui qui a un revenu, donc le salarié et toutes les personnes dont il gagne le revenu par l’ensemble des prélèvements qu’il verse. Pour le cas d’espèce admettons qu’il lui soit prélevé 10 au titre du RUMI.l’employeur verse au même titre 20. L’état reçois 30 à reverser. Le salarié dispose donc plus que de 90 pour acheter la bouteille, c’est à dire si travail. L’employeur ou il retire 20 de sa marge ou il l’ajoute ce qui ferait que pour conserver son profit sa marge serait de 120. Déjà l’on comprend que quelque soit son choix il fera payer les 20 à son client, c’est à dire le salarié. Or le salarié quel que soit le choix de l’employeur n’aura que 90 pour acheter son travail. Il devra donc pour acheter la bouteille emprunter. Comme c’est celui qui possède le capital qui peut le prêter, l’employeur lui prêtera ce qui lui manque pour acheter son travail soit suivant le choix de l’employeur 110 ou130. Le salarié lui rendra l’emprunt plus les intérêts admettons 10. Le travail du salarié dont il a reçu 100 pour l’exécuter lui coûtera comme client 210 ou 230. C’est donc seulement le salarié qui finance le RUMI. Même si au titre du revenu l’on impose l’employeur, puisque c’est le client qui achète sa marge.

                  Si l’état redistribue les 30 de Rumi à un citoyen sans revenu pour avoir une bouteille il devra emprunter, 170 ou 190 qu’il rendra 20 d’intérêt Conclusion le RUMI aura permis au capital de récupérer 30 de Rumi paye par le salarié plus les 20 intérêts.

                  Au total l’employeur aura investi 100 et récupéré 200+170+10+20=400

                  C’est cet enchaînement qu’il faut rompre et répondre à ce questionnement si demain du seul fait du développement technologique 1 millions d’hommes suffisent à produire, d’où les autres retirerons leurs revenus. Cela demande de réfléchir à la source de notre développement qui c’est accéléré avec la démocratisation des savoirs, c’est dont là qu’il faut investir pour démocratiser les savoirs universitaires contre un revenu. Il faut soit financer par de la création monétaire qui ira grossir le capital, et trouver un moyen de le récupérer ou le détruire, ou utiliser les fonds disponibles et faire de la dette de la création monétaire. Le système capitaliste que j’ai décrit ne laisse que ces deux choix a moins de le modifier pour que chacun reste mettre de son travail et que s’instruire devienne une activité pu un service rémunérer.

                  Cordialement ddacoudre overblog


                  • ddacoudre ddacoudre 16 juillet 19:58

                    Bonjour Il me semble déjà avoir discuté du sujet avec toi. Je te développe ses limite qui sont irréductible en l’état de notre organisation économique.

                    L’idée est bonne, l’application mauvaise Il est essentiel de savoir comment se forme ma richesse. Le capital est le résultat une économie de pillage stabilisé, l’on ne va pas le remettre en cause, ceux qui l’ont l’ont de par l’histoire. Mais l’on peut suivre le cheminement de la création de richesse.

                    Un homme pense qu’il serait bien que chacun ait une bouteille. Il a un capital disponible (emprunter ou non aucune importance) Pour produire il loue les services d’une aide( louage de la force de travail de ceux qui n’ont pas de capital ni possession économique,) La loi oblige employeur à verser un salaire à celui qu’il emploie. Il devient un salarié. On admet que l’employeur verse 100 pour faire une bouteille, soit un travail. En l’espèce le temps et la quantité non aucune importance, il reçois 100. L’employeur à retiré ces 100 de son capital. S’il produit une bouteille c’est pour en retirer un profit. Il va donc jouter sa marge et le salaire du salarié pour vendre là bouteille, admttons 100 de marge. Il vendra la bouteille 200 pour récupérer son capital et 100 de marge pour en extraire son profit et accroître son capital. À qui il revend la bouteille, un client. C’est qui le client, celui qui a un revenu, donc le salarié et toutes les personnes dont il gagne le revenu par l’ensemble des prélèvements qu’il verse. Pour le cas d’espèce admettons qu’il lui soit prélevé 10 au titre du RUMI.l’employeur verse au même titre 20. L’état reçois 30 à reverser. Le salarié dispose donc plus que de 90 pour acheter la bouteille, c’est à dire si travail. L’employeur ou il retire 20 de sa marge ou il l’ajoute ce qui ferait que pour conserver son profit sa marge serait de 120. Déjà l’on comprend que quelque soit son choix il fera payer les 20 à son client, c’est à dire le salarié. Or le salarié quel que soit le choix de l’employeur n’aura que 90 pour acheter son travail. Il devra donc pour acheter la bouteille emprunter. Comme c’est celui qui possède le capital qui peut le prêter, l’employeur lui prêtera ce qui lui manque pour acheter son travail soit suivant le choix de l’employeur 110 ou130. Le salarié lui rendra l’emprunt plus les intérêts admettons 10. Le travail du salarié dont il a reçu 100 pour l’exécuter lui coûtera comme client 210 ou 230. C’est donc seulement le salarié qui finance le RUMI. Même si au titre du revenu l’on impose l’employeur, puisque c’est le client qui achète sa marge.

                    Si l’état redistribue les 30 de Rumi à un citoyen sans revenu pour avoir une bouteille il devra emprunter, 170 ou 190 qu’il rendra 20 d’intérêt Conclusion le RUMI aura permis au capital de récupérer 30 de Rumi paye par le salarié plus les 20 intérêts.

                    Au total l’employeur aura investi 100 et récupéré 200+170+10+20=400

                    C’est cet enchaînement qu’il faut rompre et répondre à ce questionnement si demain du seul fait du développement technologique 1 millions d’hommes suffisent à produire, d’où les autres retirerons leurs revenus. Cela demande de réfléchir à la source de notre développement qui c’est accéléré avec la démocratisation des savoirs, c’est dont là qu’il faut investir pour démocratiser les savoirs universitaires contre un revenu. Il faut soit financer par de la création monétaire qui ira grossir le capital, et trouver un moyen de le récupérer ou le détruire, ou utiliser les fonds disponibles et faire de la dette de la création monétaire. Le système capitaliste que j’ai décrit ne laisse que ces deux choix a moins de le modifier pour que chacun reste mettre de son travail et que s’instruire devienne une activité pu un service rémunérer.

                    Cordialement ddacoudre overblog


                    • Eric F Eric F 16 juillet 23:25

                      Question à l’auteur :

                      Vous donnez en illustration en début d’article une pyramide sociale qui me semble bien plus crédible que ce que l’on nous représente habituellement, car effectivement les classes populaires (indiquées un peu abusivement « pauvres ») sont plus nombreux que les classes moyennes, et les riches sont une faible minorité. Les pourcentages respectifs de 70%, 26,3%, et 3,7% me semblent donc pertinents en ordre de grandeur, mais pouvez vous indiquer la référence de l’étude qui a conduit à ces pourcentages ?


                      • Aristide Aristide 16 juillet 23:35

                        @Eric F

                        Peut être plus sérieux de voir ce qui est dit ici


                      • Claudec Claudec 17 juillet 04:12

                        @Eric F

                        “Pauvres”, “classes moyennes” et “riches” ne sont que les mots généralement et conventionnellement admis pour désigner chacun des segments de population constituant la société, dans la relativité de la richesse comme de la pauvreté.
                        Cette segmentation est fondamentalement constituée de 2 segments seulement, qui se partagent la richesse collective : les “pauvres” occupant la partie basse de la pyramide sociale et les “riches” en occupant la partie haute ; partie haute et basse étant délimitée par la médiane de la richesse collective de la population concernée. C’est ainsi que 14% de la population (les “riches”) se partagent la moitié de la richesse, l’autre moitié allant aux “pauvres”, qui représentent les 86% restant de la population, dont les pauvres profonds (1 à 2 milliards mondialement) se situant au niveau ou à proximité de niveau zéro de la richesse.
                        Vous pouvez voir à l’adresse ci-après mon article dans une version illustrée de schémas plus explicatifs : https://docs.google.com/document/d/1zaf8g5oOnn31v-pyjiNjBL5wLcYrT2PbKvZwum3BWqA/edit 
                        ou encore visiter https://pyramidologiesociale.blogspot.com/ blog à caractère méthodologique présentant divers schémas illustrant mon raisonnement, lequel repose sur une sorte d’extrapolation de celui de Pareto appliqué au polyèdre bien particulier qu’est la pyramide (sociale).
                        Vous y verrez notamment la manière dont la catégorie sociale dite des “classes moyennes” peut être utilisée comme variable d’ajustement par ceux qui ne savent régler les problèmes d’inégalités sociales qu’en compressant arbitrairement le haut de la pyramide du même nom, sans se soucier de l’immuabilité de sa base.
                        Voir aussi, le cas échéant, pour davantage de détails, https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com/


                      • Claudec Claudec 17 juillet 04:25

                        @Aristide

                        C’est bien ce que je dis pour débuter mon article ; il suffit de respecter les canons arbitraires d’une pensée dominante respectueuse du marxisme pour avoir l’air sérieux.
                        Il est symptomatique à ce propos que ce à quoi vous faites référence soit fermé aux commentaires de ses lecteurs. 


                      • Eric F Eric F 17 juillet 22:05

                        @Aristide
                        Non, justement, selon l’« observatoire » -tout comme l’INSEE-, il y aurait davantage de classes moyennes que de classes populaires, ce qui est démographiquement incohérent, en outre la notion de salaire médian est juste une grandeur statistique, cela relève donc d’une approche technocratique plutôt que sociale.


                      • Eric F Eric F 17 juillet 22:31

                        @Claudec
                        Dans votre réponse vous mettez l’accent sur deux deux tranches en fonction de la richesse moyenne 86% / 14%, mais ce qui me semblait intéressant était de situer le seuil où la richesse s’accroit fortement, or les études de Piketti pointent bien les tout derniers centiles, ce en quoi la pyramide du présent article me paraissait plus pertinente que les 30/50/20 bureaucratiques. L’existence d’une classe intermédiaire entre « modestes » et « nantis » me semble représentative du caractère non manichéen du tissu social d’une société développée -émergence d’une classe éduquée en tant que facteur de développement par exemple-.

                        Je reconnais qu’il s’agit d’une digression par rapport au fond de l’article, à savoir le revenu universel, concept qui me semble intéressant à creuser et débattre, et dont vous rappelez dans l’article les arguments « pro ». La question du financement « direct » par le fonctionnement de l’économie me parait primordiale, car forcément la somme totale sera supérieure à ce qui est actuellement limité à la « redistribution verticale » (on ne peut retenir sur ce qui va vers les pauvre pour en reverser une part aux riches)


                      • Claudec Claudec 18 juillet 03:37

                        @Eric F

                        Je qualifie de “fondamentale”

                        cette partition en 86%-14% et elle le demeure tant que la variable d’ajustement que constituent les classes dites moyennes n’intervient pas. Si par contre celle-ci entre en jeu, le progrès et la pression démographique aidant, les catégories (et non classes) sociales passent à 3 et la partition devient, par un calcul des plus élémentaires, 3,7%-26,3%-70% (partition “moderne”). Puis la variable d’ajustement enflant démesurément, nous passons – ce qui se produit sous nos yeux – à une partition “post-moderne”. Par le même calcul appliqué à 4 catégories sociales au lieu de 3 – les classe moyenne se scindant en “supérieures” et “inférieures” –, cette dernière partition devient 1,6%-10,9%-29,7%-57,8%.
                        Si vous ne craignez pas de m’enrichir, vous trouverez les détails méthodologiques de ce raisonnement, dans un petit ouvrage que j’ai autopublié et qui devrait être disponible chez Amazon, sous le titre de “Précis de pyramidologie sociale”. https://www.amazon.fr/dp/B07J3G3VMH

                        Votre digression, qui m’intéresse au plus haut point et dont je vous remercie, en est-elle vraiment une ? Savoir en effet si les pauvres ne seront pas couillonnés par des robots qui réclameront, avec l’aide de leur intelligence artificielle,

                        leur part de la richesse qu’ils créeront .


                      • Claudec Claudec 18 juillet 03:56

                        @Eric F

                        J’ajoute que Piketti (de même que le Nobel Stiglitz) est pour moi le modèle de ces économistes à qui leur dose de maxisme fait négliger ou ignorer – quand ce n’est pas nier – que les inégalités sociales prospèrent inexorablement avec le binôme démographie-économie.


                      • Eric F Eric F 18 juillet 18:04

                        @Claudec
                        "Par le même calcul appliqué à 4 catégories sociales au lieu de 3 – les classe moyenne se scindant en “supérieures” et “inférieures” –, cette dernière partition devient 1,6%-10,9%-29,7%-57,8%"
                        Voilà qui est bigrement intéressant, je serai effectivement intéressé par la méthodologie et les critères.

                        PS : J’ai évoqué Piketty non pour son positionnement idéologique, mais spécifiquement pour son étude sur les « hauts revenus en France au XXeme siècle » où il situe la classe moyenne jusqu’au 90è fractile.


                      • Claudec Claudec 19 juillet 03:16

                        @Eric F

                        Merci de votre attention. Avez-vous tenté d’utiliser le lien que je vous ai fourni pour vous procurer mon “Précis de pyramidologie sociale” ? Si vous avez éprouvé des difficultés, merci de me le faire savoir.
                        Vous pouvez aussi, plus simplement, visiter mes blogs

                        https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com/

                        https://pyramidologiesociale.blogspot.com/

                        Vous y trouverez le détail de ce qui semble vous intéresser, moyennent un effort de recherche et d’assimilation supplémentaire, l’évolution de ma propre réflexion s’y déroulant sur une dizaine d’années.

                        Vous pourrez aussi, si vous le jugez d’un intérêt suffisant, y laisser vos commentaires auxquels je serais heureux de répondre.

                        (avec la permission d’AGVX)


                      • Eric F Eric F 19 juillet 18:57

                        @Claudec
                        je viens de charger le « Précis de pyramidologie sociale » sous forme ebook, pour lire pendant les vacances.


                      • Claudec Claudec 20 juillet 09:21

                        @Eric F

                        J’espère que ce “Précis” ne vous gâchera pas vos vacances, nul ne pouvant sortir indemne de sa lecture, tant elle éloigne des rêves et des utopies dans lesquels nous aimons nous réfugier pour éviter de regarder notre condition pour ce qu’elle est, et en tirer les conclusions qui s’imposent.

                        Je serai en tout cas heureux de connaître vos observations, de préférence via mon blog pour ne pas abuser de l’hospitalité d’AGVX – sauf à en faire un article –, et vous en remercie par avance.


                      • Aristide Aristide 16 juillet 23:41

                        Le financement en incombant à tous, proportionnellement à la position de chacun par rapport au sommet de la pyramide sociale, Le RUMI devra être comparable, en montant, à ce qu’est aujourd’hui le SMIC, son versement étant dissocié de dépenses de santé réservées aux soins. Il sera par ailleurs non cumulable avec l’indemnisation d’un temps de travail, puisque ses bénéficiaires auront la liberté de choisir entre travail et inactivité.

                        En gros un SMIC pour tous ceux qui ne bossent pas. J’espère que vous avez aussi pensé à ne pas le verser pas seulement aux salariés qui bossent, il y a aussi des rentiers, retraités, ... enfin tous ceux qui touchent des revenus par ailleurs ?


                        Un RSA au niveau du SMIC ; quelle découverte !!!


                        • Claudec Claudec 17 juillet 04:38

                          @Aristide

                          Seriez-vous incapable de comprendre ce que signifie “universel” et “inconditionnel” ?

                          « Un RSA au niveau du SMIC ; quelle découverte !!! »  Essayez d’imaginer à combien se chiffrent les aides, allocations, subventions et autres mesures que remplacerait un RUMI (sans compter le coût de leur administration ni l’insatisfaction rémanente de leurs bénéficiaires).


                        • vesjem vesjem 17 juillet 00:30

                          @clodec

                          as-tu écouté bernard friot qui explique çà ?


                          • Claudec Claudec 17 juillet 04:13

                            @vesjem

                            Oui, et je donne mon avis sur ce que j’en pense, ailleurs dans le présent fil de discussion.


                          • Claudec Claudec 17 juillet 08:50

                            @Claudec

                            Si un salaire est bien la rémunération d’un travail, comment parler de « salaire à vie » dans une société où la valeur travail est profondément remise en cause depuis des années et où le travail lui-même est en cours de mutation accélérée conduisant à sa raréfaction ?

                            N’est-ce pas faire preuve d’une ignorance inquiétante de certaines réalités, dont notamment le rapport démographie-emploi ?

                            La Banque Mondiale et le BIT s’accordent pour considérer qu’en raison de son automatisation, la création d’emplois dans le monde, sera limitée à 50 millions par an durant la prochaine décennie. Or, la population augmentera, durant la même période, de 90 millions par an, soit près du double. Sur 10 ans, ce sont donc 500 millions d’emplois nouveaux qui seront créés, pour 900 millions de demandeurs supplémentaires.


                          • Eric F Eric F 17 juillet 22:37

                            @Claudec
                            intéressants ces chiffres sur le déficit d’emplois qui seront créés par rapport à l’augmentation de population, et cela corrobore bien le constat qu’on peut déjà en faire dans nos pays en voie de désindustrialisation.
                            Au fond cela illustre bien l’enjeu du revenu universel : la plus valu créée par processus automatisé doit elle être en totalité attribuée aux détenteurs de capital (les quelques pourcents de la pointe de la pyramide) ou à l’ensemble de la population.


                          • Xenozoid 17 juillet 22:45

                            @Eric F

                            Au fond cela illustre bien l’enjeu du revenu universel : la plus valu créée par processus automatisé doit elle être en totalité attribuée aux détenteurs de capital (les quelques pourcents de la pointe de la pyramide) ou à l’ensemble de la population.

                            d’où ma question(tabou) sur la propriété


                          • Claudec Claudec 18 juillet 04:10

                            @Eric F

                            N’est-ce pas la simple conséquence d’une démesure démographique se manifestant par la déferlante quotidienne de 250 000 consommateurs supplémentaires, sous laquelle non seulement les nantis mais l’ensemble de notre société risque de périr aspyxié ? La peur étant la meilleure des conseillères, le RUMI à de sérieuses chances de voir le jour (non sans difficultés), et les plus déshérités d’en connaître de meilleurs sans avoir à attendre l’au-delà.


                          • Eric F Eric F 18 juillet 10:21

                            @Xenozoid
                            même lorsque les moyens de production sont privés, les états peuvent prélever une partie du chiffre d’affaire, de la valeur ajoutée ou encore du bénéfice (TVA, charges, impôts...). Or actuellement les charges sociales sont majoritairement assises sur la masse salariale, ce qui incite les entreprises à débaucher des salariés pour les remplacer par des dispositifs automatisés ou encore délocaliser puis réimporter. L’assiette sur laquelle repose les prélèvement me semble donc un élément déterminant (l’impôt GAFA va dans ce sens, après ça, tout est une question de dosage et de généralisation).
                            Il existe bien sûr une approche plus radicale d’appropriation collective des moyens de production, mais l’expérience n’a pas eu les résultats escomptés, et l’idée n’est plus en vogue.


                          • vesjem vesjem 18 juillet 21:39

                            @Claudec
                            il me semble que tu l’a écouté d’une façon distraite


                          • Claudec Claudec 19 juillet 03:23

                            @vesjem

                            Je l’ai écouté d’une manière suffisamment attentive pour en tirer la conclusion qu’il est complètement aberrant – si un salaire est bien la rémunération d’un travail –, de parler de « salaire à vie » dans une société où la valeur travail est profondément remise en cause depuis des années et où le travail lui-même est en cours de mutation accélérée conduisant à sa raréfaction quand il est automatisable ?

                            N’est-ce pas faire preuve d’une ignorance inquiétante de certaines réalités, dont notamment le rapport démographie-emploi ?

                            Il y a peu, la Banque Mondiale et le BIT attiraient l’attention sur le fait qu’en raison de l’automatisation de nombreux emplois, leur création d’emplois dans le monde, serait limitée à 50 millions par an durant la prochaine décennie. Or, la population augmentera, durant la même période, de 90 millions par an, soit près du double. Sur 10 ans, ce sont donc 500 millions d’emplois nouveaux qui seront créés, pour 900 millions de demandeurs supplémentaires.

                            Et quel rapport avec un “Revenu Universel” ?


                          • Xovkipeu 18 juillet 02:12

                            J’ignorais le bon fonctionnement de notre république, cet article m’éclaire d’une lampe éco, pour une basse consommation ! Sympa, le bon vouloir de cette estime de l’homme réduite au niveau revenu, par alimentation !


                            • Claudec Claudec 18 juillet 04:14

                              @Xovkipeu

                              Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire – et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent et s’enrichissent collectivement, quelles que soient les conditions du partage de leur richesse. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques. Le progrès comme tous les malheurs du monde en découlent.

                              Comment nier cette évidence, dans son rapport avec le caractère incontournablement pyramidal de notre société, dû au fait que richesse et pauvreté existe l’une par l’autre et qu’un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance, sa place au sein de cette pyramide sociale dans laquelle les pauvres se multiplient structurellement à une cadence qui est 6 fois celle des riches ? Jusqu’où irons-nous, alors qu’elle s’hypertrophie toujours plus, sous la pression de 250 000 êtres humains supplémentaires qui viennent s’ajouter quotidiennement à sa population et que son sommet s’éloignant ainsi incessamment de sa base, les écarts de richesse entre ses occupants se creusent inéluctablement d’autant ?

                              Tant à des fins environnementales que sociétales, une forme d’écologie répondant aux attentes de toutes les autres s’impose d’urgence : l’écologie dénataliste.


                            • Eric F Eric F 20 juillet 10:12

                              Si on regarde la situation de l’emploi, on se rend contre que l’économie souterraine prend de l’ampleur, qu’elle soit dite « circulaire », « sociale-et-solidaire » ...ou « au noir ». Cela revient à ce qu’il n’y ait pas de cotisation sociale versée alors que ceux qui la pratiquent bénéficient des services sociaux, et touchent pour certains des minimas sur la base des revenus déclarés.
                              Voyons par exemple l’essor de la location « airbnb » défiscalisée alors que les locations officielles sont fortement taxées, ou encore le covoiturage parfois quasi-professionnel (achat de gros véhicules rentabilisés par les covoiturés, sans la tva des transports en commun ou taxis). En plus, certaines activités sont désormais payées avec des monnaies parallèles, c’est le marché noir institutionnalisé.

                              De ce fait, verser « à tout le monde » l’équivalent des minima sous forme de revenu universel inconditionnel remet un peu les pendules à l’heure. Reste quand même pour la collectivité à « percevoir » une contribution des toutes ces activités grises ou noires : il va falloir remettre de la « régulation » dans l’économie


                              • Claudec Claudec 20 juillet 14:29

                                Le RUMI, davantage que tout autre concept de “revenu universel”, devrait avoir un effet fortement dissuasif à l’égard de l’économie souterraine, grise ou noire, mais il faudra toujours compter avec l’incivisme des adeptes du toujours plus aonsi qu’avec le banal filoutage. Avec ou sans RU, c’est la malhonnêteté qui justifie une police fiscale ne craignant pas le chômage et non le contraire.

                                Concernant le covoiturage, que le véhicule soit petit ou gros, la question ne se pose-t-elle pas avant tout, pour le founisseur du moyen de transport, en termes de retour sur investissement ?

                                Quant à la TVA, il s’agit d’une taxe différentielle. Il faut qu’une acivité y soit soumise pour récupérer fiscalement la différence entre celle payée sur ses achats et celle perçue sur ses ventes.

                                Ceci dit, ces aspects de la question ne font-ils pas partie du prix à payer pour sortir les pauvres profonds de leur misère et parvenir à une meilleur équilibre social ?


                                • Eric F Eric F 20 juillet 20:35

                                  @Claudec
                                  En théorie, les aides sociales appropriés ont été prévues pour les « pauvres profonds » à qui devraient normalement être réservés le RSA (ex RMI) et la CMU/CMUR. Or ces dispositifs ne sont pas toujours dirigés vers ceux pour qui ils ont été prévus (SDF inclus), il y a d’une part des gens qui y auraient droit mais sont « hors structure », et d’autres part certains en bénéficient abusivement ayant d’autres revenus mais non déclarés (j’ai connus des cas concrets).
                                  Le Revenu réellement universel et inconditionnel ne devrait, par nature, oublier personne, et mettre tout le monde au même niveau pour éviter des « effets d’opportunité » ou abus. Mais le financement nécessite que l’ENSEMBLE des activités économiques, commerciales et financières soient mises à contribution, et donc éliminer les « niches » de travail non déclaré.


                                • Claudec Claudec 21 juillet 05:49

                                  @Eric F

                                  RSA, RMI, CMU/CMUR, etc. n’ont rien d’universel ni d’inconditionnel, bien au contraire. Il s’agit d’allocations résultant d’une pression effectuée sur le haut de la Pyramide sociale dans la plus pure tradition de la lutte des classes, avec pour résultat d’appauvrir d’autant l’ensemble de la société sans rien changer au fait que les plus pauvres logent au niveau zéro de la richesse.

                                  Ce qui en résulte n’a pour effet que d’abaisser momentanément le niveau supérieur de la richesse collective, qui recommence aussitôt à prendre de la hauteur, sans autres limites que les ressources dont elle est tirée. Les inégalités continuent de se creuser, la position des uns et des autres par rapport à l’échelle de richesse et l’insatisfaction en résultant ne changent pas, jusqu’au remaniement de la dernière allocation qu’entraîne une frustration chronique, et ainsi de suite.

                                  Concernant les “niches” de travail non déclaré, quel intérêt aurait quiconque à risquer des sanctions en travaillant au noir, alors qu’il percevrait un RUMI assurant des conditions de vie décentes ? D’autant que les tâches relevant d’un travail non déclaré se raréfieraient puisque robotisées, les autres – plus difficiles à exercer dans la clandestinité – étant recherchées par les travailleurs qui ne se satisferaient pas du RUMI ? 


                                • Eric F Eric F 21 juillet 10:02

                                  @Claudec
                                  Je n’ai justement pas écrit que ces dispositifs étaient universels et inconditionnels, mais qu’ils étaient supposées « cibler » la pauvreté profonde. Mais du fait des carences, l’objectif n’est pas atteint, d’où effectivement l’intérêt d’un revenu universel et inconditionnel.

                                  A propos de « pression effectuée sur le haut de la Pyramide sociale » , il me semble que ce n’est pas tant sur la pointe de la pyramide (qui s’étire de manière disproportionnée, il y a une flèche qui surmonte le sommet), que s’exerce cette pression, mais sur les échelons « moyens supérieurs »


                                • Claudec Claudec 21 juillet 10:22

                                  @Eric F

                                  Nous sommes bien d’accord.

                                  Quand à la flèche qui prolonge l’échelle de richesse vers le haut, elle veut indiquer l’inexorable accroissement de la richesse, par différence avec l’immuable positionnement du niveau zéro de cette même richesse, coïncidant avec la base de la pyramide sociale.

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