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Pour une transition ... Politique

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« Non, il ne faut plus aimer, il ne faut plus défendre ces liens étroits qui, attachant les provinces sous les pieds de Paris, ont trahi tout à la fois la civilisation et la France. […] Provinciaux ! Soyons quelque chose par nous même et sachons dire à notre tour […] comme une solide vérité : la France c’est nous ! ». Arthur de Gobineau un gilet jaune avant l’heure.

Bienheureux réchauffement que connait la France depuis ces dernières semaines. Il prouve que le cœur du pays vibre encore alors qu’il est dans un cyclone moral et politique rompant une conspiration du silence pour un retournement de l’esprit public et peut être pour une transition politique.

Le « pays légal » essaye par tous les moyens de combattre le « pays réel » qui se rappelle en ces jours avoir un droit naturel à se défendre. Ce vieux pays est celui des provinces, de la sédentarité, de l’enracinement qui ressuscite « par son combat contre ceux qui le nie » (Dominique Venner). Ce pays des français possède en lui la force et la volonté déconstructrice d’une société postrévolutionnaire même par l’inconscient. 

Essayons de spéculer sur ce que les multiples revendications sociales et politiques annoncent pour un avenir plus ou moins proche. A ce titre la question d’un changement de régime politique est à considérer comme la clef de voûte qui conclura notre période historique. La république peut-elle envers et contre tout durer comme qui dirait jusqu’à « la fin du monde » ? « La république ne peut durer car elle ne possède pas d’identité. La république n’est jamais un jour ce qu’elle était la veille » (Anatole France, L’orme du mail). Un régime doit être un instrument du bien commun et non le promoteur d’un intérêt momentané, celui de la transition écologique, qui n’est pas celui des générations à venir. Le temps long est au contraire pour le bien commun et les bons régimes s’en réclament.

On entend parler de révolution ici et là, mais il faudrait parler de contre-révolution. Le peuple français se détourne de l’esprit jacobin expérimenté sous toutes ses formes. Les girondins tiendront-ils finalement leur revanche ? Lorsqu’un modèle politique n’est plus viable, le régime qui l’a vu naître se contracte et se défend par instinct comme il peut avec la peur, la terreur d’une menace qui n’existe que pour lui en se dotant d’une eschatologie climatique dont le catéchisme est porté en parabole par ses ministres apôtres et ses curés médiatiques.

Préparer l’opinion au changement, non pas climatique mais politique, est un facteur moral qui sera décisif. L’instabilité républicaine nous y invite. Depuis la Révolution presque toutes les formes de régime se sont succédées alors que Rome a mis dix siècles pour en faire l’expérience. Une des spéculations probables dans un contexte de retour à la tradition et à l’autorité légitime serait que le peuple, même si on lui en dissuade, se rappellera d’une ancienne formule d’Ancien Régime : « pour le bonheur de mes peuples ».  


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8 réactions à cet article    


  • Arthur S NEMO 4 décembre 2018 10:04

    Citer Gobineau, c’est afficher ses convictions, non ? Allez jusqu’au bout.


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 4 décembre 2018 12:02

      @NEMO

      Réduire Arthur de Gobineau à l’Essai sur l’inégalité des races humaines, témoigne de cette ignorance abyssale qui permet de briller parmi les bien-pensants.


    • Arthur S NEMO 4 décembre 2018 13:44

      @Cateaufoncel3

      vous vous adressez sans doute à Mussolini dans votre propos, puisque l’inventeur du fascisme italien avait une telle admiration pour l’inventeur de l’aryanisme qu’il a fait graver une plaque sur sa tombe à Turin

      dans mon commentaire, je n’ai cité aucune oeuvre, mais me suis seulement référé à ce que la postérité a retenu de écrits de ce personnage bien connu pour avoir inspiré les courants suprémacistes qui ne sont pas encore morts


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 4 décembre 2018 14:32

      @NEMO

      Gobineau, Mussolini, des hommes qui pensaient comme tout le monde à leur époque. Aujourd’hui, Gobineau doit toute sa notoriété à l’accolement des termes « races » et « inégalité » dans le titre d’un essai que personne ne lit.

      « bien connu pour avoir inspiré les courants suprémacistes qui ne sont pas encore morts... »

      Qui ne sont plus alimentés, de nos jours, que par la comparaison, en application de l’adage : Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console.


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 4 décembre 2018 12:07

      "Le peuple français se détourne de l’esprit jacobin expérimenté sous toutes ses formes.

      "

      D’ici à ce qu’il comprenne la malfaisance des philosophes du XVIIIe siècle, précurseurs des chimériques du XIXe, bien des lustres pourraient s’écouler.


      • Crab2 4 décembre 2018 13:42

        L’Europe n’est pas mon pays, changer la société pour changer de civilisation

        https://laicite-moderne.blogspot.com/2018/12/gilets-jaunes-suite.html


        • Charles Derroy 5 décembre 2018 00:20

          Heureux de voir des réactions. Seulement prenez la citation de Gobineau pour ce qu’elle est dans cette article c’est à dire très à propos. Éloignez cette fâcheuse manie journalistique et politique de discréditer tout ce qu’a pu écrire un auteur à cause de propos que l’on juge polémique. C’était tout le débat sur Charles Maurras cette année même si ce dernier critiquait beaucoup Gobineau.


          • Le Panda Le Panda 5 décembre 2018 09:02

            La supercherie a assez durée, un président de la République qui se fait traiter « D’Enfoiré  » au Puy En Velay. Il est plus qu’évident que si ce Monsieur ne remplit pas sa fonction en s’adressant à la France la bande des Pieds Nickelés est fini. Nous ne sommes points vos valets, vous êtes sur plus que des sièges éjectables. Les retraités vous disent « Casses-Toi » Votre fierté de faux noble ne vous mènera pas plus loin ni plus haut. Vous êtes président de qui de quoi ? En procédant de la sorte vous assassinez l’ensemble de la France. Tous les corps d’états se mettent dans les rues et vous tentez de séduire les forces de l’ordre. Vous n’êtes pas dans votre banque, mais au sein de la patrie France. Pour qui vous prenez vous ? Nous ne sommes point des laissés pour compte. Y compris votre majorité vous lâche, vous envoyez votre 1er Ministre au charbon et vous ignorez le sens de votre devoir. Vous prenez un doigt, puis la main, et des bras vous enferment. Avant les effusions à venir il vous reste 3 jours. « La France parle au français » Vous êtes l’homme d’une contemplation ! Assez-vous faites des « shows » Il n’y a rien de concret la montagne a accouchée d’une souris, alors que le volcan gronde dans tous les sens. Pire qu’à l’approche de la « Soufrière » à l’époque en fusion où les pierres passaient de « Basse-Terre à Gosier » Le banquier pille la nation, vos amours du temps passé de chez « Rothschild » c’est mort Monsieur. Vos explications sonnent le faux ! Vous êtes « L’Ignorant de la politique » Un singe habillé en soie reste un singe. La misère et les souffrances vous les voyez mais vous n’apportez aucune solution cela est réel !

            Le Panda
            Patrick Juan

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Charles Derroy


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