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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi Christian Vanneste a été relaxé, comment il continue d’être (...)

Pourquoi Christian Vanneste a été relaxé, comment il continue d’être accusé

Pour beaucoup, la condamnation de Christian Vanneste ne devait être qu’une formalité. Le député du Nord avait en effet provoqué l’indignation en déclarant que « L’homosexualité était inférieure à l’hétérosexualité [car], si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité  », et que si l’on assumait cette orientation sexuelle, ce devait être « dans la discrétion et non en s’affichant comme membres d’une communauté réclamant des droits particuliers et une reconnaissance particulière sur le plan social[1]  ». Chacun se préparait donc une inauguration solennelle de la loi du 30 décembre 2004, à qui le délit d’injure publique envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle doit sa consécration.

Cette conviction était d’autant plus grande que la justice avait confirmé, par deux fois, le verdict médiatique. La Cour d’appel de Douai, en effet, avait confirmé le jugement rendu en première instance, retenant que l’évocation de la dangerosité et de l’infériorité de l’homosexualité pour l’humanité, « même en se plaçant d’un point de vue philosophique, était de nature à inciter à la haine, à la violence ou à la discrimination  ». Dans le même sens, elle reprochait à M. Vanneste « une présentation tendancieuse de l’homosexualité qui était de nature à susciter (...) des réactions de rejet  ». Enfin, elle estimait qu’il avait manifesté, « de manière outrageante, son intolérance envers les personnes qui ont fait le choix d’une orientation sexuelle  » en stigmatisant « le comportement homosexuel comme ne pouvant être qu’exclu ou vécu dans la clandestinité  ».

Avec la relaxe de M. Vanneste, la Cour de cassation vient donc trahir beaucoup de certitudes. Sans pour autant parvenir à les ébranler. En effet, de façon générale, cette décision reste perçue comme une intolérable résistance de l’institution judiciaire à l’évolution des mœurs, lorsqu’elle n’est pas dénoncée comme un encouragement implicite à l’homophobie. Pour le Collectif contre l’homophobie, elle instaure « une hiérarchisation insupportable des discriminations[2] ». 

De toute évidence, l’indignation collective reste intacte et comme renforcée par le désaveu de la Cour de Cassation, qui réconcilie malgré elle des intelligences et des sensibilités politiques que tout oppose d’ordinaire.

En témoigne la solidarité de point de vue entre Sylvie Pierre Brossolette et Laurent Joffrin. Lors de l’émission Le Duel du jour sur France Info du 14 novembre 2008, tous deux, se sont en effet accordés pour conclure au caractère « franchement réactionnaire  » de la solution adoptée par la Cour de cassation.

Car pour l’un et l’autre, il ne fait aucun doute qu’un droit a été bafoué. En effet, tandis que la première soutient que la question n’est pas de savoir si les limites de la liberté d’expression ont ou non été franchies, mais de déterminer « jusqu’où on peut arguer d’un droit pour en violer un autre  », le second, plus explicite encore, reproche à Christian Vanneste d’être « un élu de la République qui met en avant ses opinions religieuses pour justifier ses opinions, pour contourner la loi ou parfois la violer  ».

Mais si tous deux s’entendent pour dénoncer une violation du droit, leurs discours respectifs ne permettent pas de déterminer clairement si la violation dont il est question procède de façon générale d’une atteinte à la dignité, ou plus particulièrement du fait qu’un homme politique se soit permis de mettre en avant ses opinions religieuses pour justifier ses opinions.

En d’autres termes, si la journaliste du Point et celui de Libération se rejoignent sur la fin, ils ne semblent guère s’entendre sur les moyens. Ce qui laisse entendre que leur unanimité est peut-être moins la conséquence d’un raisonnement partagé que le fruit d’un malentendu, qui s’est manifestement nourri des deux matières favorites de l’engagement citoyen : la lutte contre tous les racismes et la défense de la laïcité.

I - L’homosexualité, une « race » comme les autres ?

Sylvie Pierre Brossolette soutient, victime sans doute d’une témérité de langage, qu’il est intolérable « qu’on traite la race des homosexuels (sic) comme étant une race inférieure  », alléguant d’une violation du respect de la réputation d’autrui, que garantit l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme.

Or, la Cour européenne des droits de l’homme elle-même a établi de façon on ne peut plus explicite que «  des conclusions, des formulations qui peuvent heurter, choquer ou même inquiéter certains, (...) ne perdent pas, en tant que telles, le bénéfice de la liberté d’expression [3] ». En d’autres termes, la Cour européenne considère que le respect dû à la réputation n’a pas pour effet de subordonner la liberté d’expression à la tutelle des susceptibilités individuelles. Sans cette précaution élémentaire, on comprend aisément combien il serait facile de tourner le droit en licence, et comment le droit à la dignité deviendrait notamment l’alibi d’autant de censures qu’il existe de groupes sociaux.

Il est par conséquent important de ne pas se méprendre sur la nature et la fonction du délit d’injure : ce qu’il réprime, ce n’est pas la violence du propos en tant que telle, mais l’abus de droit que cette violence peut révéler. En matière de liberté d’expression, cet abus de droit (c’est-à-dire « le détournement d’une liberté de sa fonction sociale[4] ») peut se traduire de deux manières : soit une atteinte délibérée à la dignité d’autrui par la voie de l’injure, de la diffamation ou de l’outrage ; soit une incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination.

En accordant la relaxe à Christian Vanneste, la Cour de cassation s’est donc largement prononcée en faveur de la liberté d’expression, réfutant au passage l’idée selon laquelle la loi du 30 décembre 2004 pourrait participer de la dictature des minorités. Bien loin de vider cette loi de sa substance comme cela lui est aujourd’hui reproché, la Cour de cassation en précise donc utilement la portée, en affirmant son autonomie vis-à-vis de la législation réprimant les injures racistes ou sexistes.

Il faut en effet comprendre que la Cour de cassation, à travers la solution qu’elle a adoptée, récuse formellement l’existence d’une « race homosexuelle » - pour reprendre l’expression malheureuse mais néanmoins significative de Sylvie Pierre Brossolette - qui, en tant que telle, serait inaccessible à la critique. À ses yeux, l’orientation sexuelle ne résume pas l’individu, ou plus exactement ne constitue pas un élément intangible de sa personne.

Elle admet en conséquence que l’on puisse considérer l’homosexualité comme porteuse d’un intérêt social inférieur à celui de l’hétérosexualité sans pour autant participer de la haine des homosexuels. D’une part, parce que cette critique porte sur une question sociale et non sur la qualité intrinsèque des personnes. Et d’autre part, parce que toute objection à l’homosexualité n’est pas réductible à une incitation à la haine envers les homosexuels.

Et s’il faut absolument établir une comparaison, plutôt que de solliciter la notion raciale, il faut avancer l’idée qu’il en va de l’orientation sexuelle comme de la foi : chacune a droit au respect, toutes peuvent être critiquées.

La Cour de cassation demeure donc fidèle à l’esprit de la loi du 30 décembre 2004, que les aspirations sociales des uns et les craintes irraisonnées des autres avaient fini par altérer. Il suffit pour s’en convaincre de rappeler la teneur des débats parlementaires qui précédèrent son adoption : le Garde des Sceaux de l’époque avait prévenu que « L’approbation de ce texte [n’impliquait] pas une limitation ou a fortiori une interdiction des débats sur des questions de société, des valeurs, des comportements, des modes de vie[5] ».

 

II - Le délit d’opinion, un progrès supérieur à la laïcité...

Laurent Joffrin, tout en soulignant leur rareté pour désamorcer d’emblée l’idée selon laquelle elle participerait d’une « dictature des minorités », défend la légitimité des exceptions légales à la liberté d’expression en rappelant qu’elles sont inextricablement liées à l’accession nouvelle de certaines minorités au bénéfice d’une égale dignité.

Et qui songerait, de ce point de vue, à contester que la création de délits d’opinion puisse être un progrès ? Puisque en définitive, « on fait [uniquement] rentrer dans l’exception à la liberté d’expression la protection d’un certain nombre de gens, de groupes sociaux qui ont été discriminés pendant des décennies, voire des siècles, et auxquels la loi accorde [désormais] sa protection ».

Pourtant, cette définition du délit d’opinion, malgré sa justesse dans l’absolu, appelle une critique importante. Elle a en effet pour tort de réduire la problématique soulevée par l’affaire Vanneste à la seule nécessité d’appliquer une interdiction nouvelle, en ignorant manifestement l’obligation qui s’impose au juge de conjuguer cet interdit avec l’exercice de droits plus anciens et plus généraux, dont la liberté d’expression.

Négliger la question fondamentale de la conciliation des droits et donner ainsi, par principe, primauté à l’interdiction particulière, c’est admettre par défaut que l’accession à l’égale dignité de certaines minorités puisse s’accompagner d’un appauvrissement de la liberté générale. En partant d’un tel postulat, il semble difficile de soutenir que la multiplication des délits d’opinion soit un réel progrès, à moins de vouloir dissimuler sous les vertus abstraites du progrès la satisfaction d’intérêts moins estimables.

Or, il est patent dans le raisonnement de Laurent Joffrin que son véritable grief à l’encontre de Christian Vanneste tient à une notion particulièrement connotée du progrès, lorsqu’il reproche au député de ne pas hésiter « à mettre en avant ses opinions religieuses pour justifier ses opinions  ».

Bien que partagé par certains magistrats, ce reproche n’a pourtant pas de raison d’être dans un Etat laïque. L’avocate générale Mme Champrenault, lors de l’audience en appel, avait également attaqué le député sur ce terrain. « Nous ne sommes pas là pour discuter de la morale chrétienne, lui avait-elle dit, la philosophie ne se substitue pas à la loi qui évolue comme les moeurs. Pensez-vous que la pilule contraceptive ou l’IVG, désormais acceptées par les lois, menacent l’humanité ?[6] ».

Catéchisme juridique contre morale chrétienne... La tentative était séduisante, mais ne pouvait sérieusement emporter la conviction de la Cour de cassation. A juste titre, puisque aucune loi en France ne contraint quiconque à la reconnaissance publique des vertus sociales de la pilule contraceptive, pas plus que la légalité de l’avortement n’interdit à un évêque de désapprouver publiquement cette pratique en la qualifiant de péché, voire de crime : le respect du principe de laïcité n’exige pas de la part des croyants une capitulation publique de leurs convictions.

La Cour de cassation, en annulant la condamnation de Christian Vanneste, a simplement confirmé que la laïcité n’était pas le bras armé de l’athéisme.

* *

*

La Cour de cassation, de toute évidence, ne se limite donc pas à un simple rappel de l’esprit de la loi du 30 décembre 2004. Elle adresse également un message d’une même teneur aux partisans d’une « laïcité radicale », aux promoteurs du communautarisme et à ceux qui souhaiteraient voir l’homosexualité demeurer un tabou.

En effet, à travers la relaxe de Christian Vanneste, la Cour de cassation rappelle implicitement que la loi de 1905 n’est pas l’institutionnalisation de l’athéisme, et que le sentiment religieux a par conséquent un droit d’existence au-delà de la sphère privée tant qu’il ne prétend pas faire la loi dans l’espace public. Et par suite, elle laisse entendre que la présence de l’homosexualité dans l’espace public n’a pas à être envisagée dans des termes différents : ce qui implique qu’elle n’a ni à être vécue dans la clandestinité, ni vocation à soumettre l’espace public à des normes qui n’ont pas encore convaincu de leur intérêt général.


[1] « Indignation et mobilisation après les propos du député UMP sur l’homosexualité. Christian Vanneste persiste et signe...  », La Voix du Nord, édition du 26 janvier 2005.

[2] « La colère des associations homosexuelles suite à l’arrêt blanchissant Christian Vanneste  », La Voix du Nord, édition électronique du 14 novembre 2008.

[3] Affaire GINIEWSKI contre France, CEDH, 31 janvier 2006, (Requête no64016/00) : Paul Giniewski, journaliste, sociologue et historien, avait publié un article dans lequel il entendait démontrer que certains aspects de théologie soutenus par l’Eglise catholique contenait en germe des idées qui ont « formé le terrain où ont germé l’idée et l’accomplissement d’Auschwitz  ». L’AGRIF [Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne], indignée par le propos de Giniewski, avait engagé des poursuites contre M. Giniewski en alléguant d’une « diffamation raciale envers la communauté chrétienne », lesquelles aboutirent à la condamnation de l’intéressé par la Cour de cassation, et enfin à celle de la France par la CEDH pour « atteinte à la liberté d’expression non nécessaire dans une société démocratique ».

[4] Louis Josserand, De l’esprit des droits et de leur relativité, 2ème ed., Librairie Dalloz, Paris, 1939, p.218.

[5] Cf. Assemblée nationale – Compte rendu analytique officiel - Session ordinaire de 2004-2005 -3ème Séance du mardi 7 décembre 2004. (Plus précisément les discussions autour de l’article 17 bis)

[6] Cité dans l’article de Geoffroy Deffrennes, « Jugé en appel pour homophobie, le député Vanneste invoque Descartes  », Le Monde , 14 décembre 2006.


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25 réactions à cet article    


  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 24 novembre 2008 12:56

    bonjour,

    jusqu’a la preuve du contraire, tous les homosexuelles sont issue d’un rapport hétérosexuel fécond, l’inverse reste a prouver. 

    il n’y a pas égalité dans l’interdépendance entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, il y a dépendance exclusive d’une sexualité pour l’autre, devinez laquelle ? 

    Et oui, pour pouvoir draguer une personne du même sexe et avoir un rapport sexuel avec, il faut que quelques années auparavant, un dégoutant rapport hétérosexuel ait eut lieu. 

    JE sais c’est terrible, mais c’est comme çà. Et je met au défi n’importe quel homosexuel de me prouver le contraire sur le type de sexualité qui est à son origine, et l’impossibilité de la sienne de faire pareil sans intervention extérieure qui simule un rapport hétérosexuel. 

    Il y a donc, qu’on le veuille ou non, une différence de fait, entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, et la dépendance pour exister de la premiere a la deuxieme.

    Cette différence, et c’est là le juste combat, ne doit pas s’étendre ni permettre de légiferer contre l’individu, ni mener à la négation de l’ensemble des identités, des talents, des choix de vie possible, pour le citoyen homosexuel. Mais nier la différence, c’est ce nier aussi soi meme.

    amicalement, barbouse. 


    • YAOB 24 novembre 2008 16:02

      Personnellement, je n’ai jamais entendu un homo se plaindre d’avoir eu un papa et une maman... en tous cas pas plus qu’un hétéro.

      Le fait qu’un couple d’imbéciles accouche d’un génie n’induit pas la supériorité de l’imbécilité sur le génie. Et tous trois ont le même droit de vivre.

      N’est-il pas très religieux, voire très catholique de vouloir absolument fusionner sexualité et reproduction ?


    • Olga Olga 24 novembre 2008 16:35

      @barbouse
      " Et oui, pour pouvoir draguer une personne du même sexe et avoir un rapport sexuel avec, il faut que quelques années auparavant, un dégoutant rapport hétérosexuel ait eut lieu. "
      La procréation médicale assistée (IA, FIV...) permet de procréer sans rapport hétérosexuel...

      " Et je met au défi n’importe quel homosexuel de me prouver le contraire sur le type de sexualité qui est à son origine, et l’impossibilité de la sienne de faire pareil sans intervention extérieure qui simule un rapport hétérosexuel. "
      Quelqu’un de bisexuel, donc également homosexuel par définition, peut très bien procréer grâce à un rapport hétérosexuel.


    • foufouille foufouille 24 novembre 2008 19:19

      barbouse tu reves pas mal
      a l’epoque ou les homos se faisait internes, ils etait maries et avaient une tres privee
      meme de nos jours il font encore des momes
      donc, n’importe quel parent pourrait etre homos
      pose toi, cette question : les prostituees prennent plaisir a faire leur "travail" ?


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 24 novembre 2008 22:12

      encore une fois, on chicane pour ne rien dire,

      Si pour avoir des enfants, on est obligé d’en passé par une fécondation in vitro, l’insémination articificiel, ou le rapport sexuel hétéro entre bi et homos,

      il n’en reste pas moins que l’homosexualité a elle seule, en tant que tel, dans la conséquence directe de sa définition, rapport sexuel entre 2 personne de même sexe, ne procrée pas. C’est comme ça.

      Et l’insémination, et autre méthode médicale, comme on le constate aujourdh’ui, est en manque de donneur de sperme, pourquoi ?

      Parce que la motivation des donneurs est souvent d’ordre familiale, pour pallier a un désir d’enfant d’un couple hétéro, et non permettre a des couples homosexuel de se "payer" un gosse.

      Le jour où l’on indiquera sur les feuilles a remplir que l’on donne son sperme exclusivement a un couple hétérosexuel, ou que l’on accepte par conviction le don au couple homosexuel, on n’abusera plus de la sincérité des uns dans l’anonymat, et n’engendrera plus de problème de moral pour les autres.

      amicalement, barbouse. 



    • JC. Moreau JC. Moreau 25 novembre 2008 10:12

      @Barbouse,

      Merci de vos commentaires, qui mettent bien en évidence la déni de réalité qui caractérisait dans cette affaire l’accusation portée contre M. Vanneste.

      Mais si ce dernier a parfaitement raison en pur logique : l’hétérosexualité revêt un intérêt social intrinsèquement supérieur à l’homosexualité s’agissant de la pérennité de l’espèce humaine.
      Ce qui ne signifie pas que les homosexuels sont des êtres inférieurs, pour une raison somme toute élémentaire, la qualité d’être humain ne se réduit pas à sa capacité de donner ou non la vie !

      Il y a donc bien confusion chez les comptenteurs de l’arrêt de la Cour de cassation une volonté de réduire des individus à leur orientation sexuelle, ce que Vanneste lui-même ne fait pas. [Pour mémoire, en 1995, M. Vanneste est intervenu devant le Bureau du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais pour défendre la participation des associations militantes homosexuelles aux manifestations commémoratives de la déportation]

      Cependant, M. Vanneste induit l’auditeur en erreur lorsqu’il déclare que l’homosexualité est un danger pour l’humanité, en ne précisant pas qu’il n’existe pas de "prosélytisme homosexuel" assez important pour entraîner une "conversion" globale de l’humanité à cette orientation sexuelle.

      Cordialement,


    • kabreras kabreras 25 novembre 2008 11:37

      "Et oui, pour pouvoir draguer une personne du même sexe et avoir un rapport sexuel avec, il faut que quelques années auparavant, un dégoutant rapport hétérosexuel ait eut lieu. "

      Ah bon ? 
      Je n’ai pourtant jamais couché, ni embrasser une fille, cela ne m’est meme jamais venu à l’idée ... Comment cela se fait il ? 


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 25 novembre 2008 11:43

      @ foufouille,

      vu que tu ramène souvent toute idée a des personnes " victime d’abus", je vais répondre à ta question avec la dérive qui est coutumière " faisons d’une minorité de situation une norme généraliste"  :

      les prostituées prennent elles plaisir a faire leur " travail" ?,

      la réponse est, si j’en croi la parole des concernées, la lecture d’un livre comme celui d’ulla, etc.. Parfois.

      Pas toute les "active" de ce plus vieux métier, trés rarement sur le long de toute une carrière, parfois dans des états d’esprits chimiquement modifiés ( drogue, alcool), mais ça arrive....

      Alors, ( et là je fais comme toi) parce que ça arrive a une poignée de travailleur du sexe quelque fois dans leur carrière, je trouve ta vision moral ,qui veut faire croire que ce "métier" est détestable, inquisitrice, passéiste ( la modernité c’est jouir de tout sans entrave), et je ne vois pas au nom de quoi tu te permet de juger que les prostituées n’aiment pas leur travail, toi et ton lobby.

      Il faut défendre la liberté de se prostituer contre ton oppression morale, foufouille...

      j’espère que tu vois la cynique ironie, et si a bien des égards je me sais proche de beaucoup de tes commentaires,

      tout comme tu as eut bien raison de rappelé ces périodes pas si lointaine où l’on enfermais, mettais a l’asile, rejetais de leur familles, et autres crimes, des homosexuels,

      mais si tu veux mon avis de sociologue amateur, cette époque est irrémédiablement révolue, et il n’y a pas detemps à perdre en crainte d’un "bégaiment absurde de l’histoire", pas plus que d’avoir peur d’une guerre franco allemande, je prendrais les armes si on touchais aux membres homosexuel de ma famille sous ce prétexte, et je suis loin d’etre le seul. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se perdre en faux combat, omnubilée par la mémoires des victimes passées, mais affronté le présent.

      amicalement, barbouse. 


    • Gilles Gilles 25 novembre 2008 12:44

      Mais si ce dernier a parfaitement raison en pur logique : l’hétérosexualit&eac ute ; revêt un intérêt social intrinsèquement supérieur à l’homosexualité s’agissant de la pérennité de l’espèce humaine

      J’aimerais que l’on m’explique en quoi les termes "intrinséquement supérieur" sont de pure logique.

      Si c’est juste pour dire, comme le sous entendait ce Vaneste, que si tous les individus étaient essentiellement homosexuel (et même pas bi) alors l’humanité disparaitrait, c’est profondément DEBILE, vu que ce cas est absolument impossible. 

      A moins que l’on croit, comme ce Vaneste toujours, que la promotion de l’homosexualité (cad juste l’information sur ce qu’est l’homosexualité , vue par l’étroite lorgnette de la droite réac) alimente l’homosexualité..... peut être mais ce sont des considérations de neuneus et Vaneste ferait alors mieux de parler de DANGER pas d’infériorité

      Pourquoi vouloir à tout prix classer, hierarchiser des comportements immuables à l’échelle de l’humanité et qui ne la remettent aucunement en cause ? Juste car il s’agit de préjugés et que ce mécréant de Vaneste hait les homos, c’est tout ! (voir son association, totalement obsédée par l’homosexualité)

      Ces pauvres mecs qui agissent ainsi minent la société progressistes et avec ces ploucs on risque toujours e verser de la simple stigmatisation au massacre. Rappelons qu’un certains Adolf s’est alimenté et s’est servit de ecs préjugés haibneux pour envoyer tous les homos au gazage.. ;et pas seulement eux !


    • JC. Moreau JC. Moreau 25 novembre 2008 13:08

      @Gilles,

      Bonjour,

      Relisez bien l’intégralité de mon précédent commentaire, et vous comprendrez pourquoi j’estime que les propos de Vanneste a raison DANS L’ABSOLU, et pourquoi il a tort EN PRATIQUE.
      Intrinsèquement, l’hétérosexualité est un facteur de perpétuation de l’espèce humaine. Intrinsèquement, l’homosexualité ne l’est pas. Si l’on doit hiérarchiser les deux orientations sexuelles sur le fondement de ce seul critère, la première l’emporte bien évidemment sur la seconde. Mais fort heureusement, la qualité d’être humain ne se réduit pas à la question de savoir si son comportement participe ou non de la reproduction de l’espèce humaine.

      Ensuite, je vous laisse tout à votre réduction au nazisme de tout ce qui n’agréé pas votre opinion personnelle. Enfin.., sachez tout de même que cette réthorique commence à être un brin caduque dans l’opinion publique, et qu’elle n’est susceptible de convaincre que ceux qui partagent déjà votre point de vue. Le "point Godwin" n’a d’autre intérêt que de resserer les rangs, c’est sa seule vertu, laquelle n’intéresse pas véritablement le débat public.
       



    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 25 novembre 2008 13:30

      @kabreras

      humm, comment dire, tu n’as jamais embrassé ni couché avec une femme. ok. Et un homme ? parce que tu sais, même un homme a commencé par être un bébé, sortie du ventre d’une femme aprés une ovulation féconde, comme par exemple, dans le cadre d’un rapport sexuel hétéro...

      Tu te rend compte si c’est pas malheureux, tous les gens que tu as croisé, croises, et croisera demain dans ta vie, même les gays, que tu les embrasses ou pas, sont ultra majoritairement né parce que des hétéros ont couchés ensemble sans faire que se regarder.

      @gilles,

      ah ça manquais la bonne vieille référence au nazisme comme argument, c’est vrai sa n’arrive pas tous les jours sur internet, au point que ça n’émeut meme plus.

      la logique que tu accuses, c’est de constater que l’indépendance d’une identité se regarde quand a se capacité a se péréniser par elle même dans le temps. 

      A elle seule, l’identité "hétérosexuelle" se suffit a elle même pour assurée sa continuité. Elle peut survivre sans l’homosexualité.

      Moins bien, mais elle peut. Car de ce point vue, a cette échelle de groupe de population, l’homosexualité est un facteur de survie de l’hétérosexualité, et non sa négation comme on le regarde souvent rapidement.

      L’homosexualité, en tant qu’identité, ne peut survivre a elle seule, sans l’hétérosexualité pour lui fournir des porteurs de ce mode de vie, sans le don de sperme, sans la bisexualité, etc... a elle seule, elle ne peut se perpétrée dans le temps. 

      Maintenant si je dis pierre ou aziz peuvent se débrouiller tout seul mais paul ou momo sont dépendant d’autre chose pour assurer leur continuité, tu ne dirai pas : a bin alors pierre et aziz sont supérieur, dans le cadre stricte de ce point de vue, a paul et momo ?

      cela ne veut pas dire que si paul et momo sont plus doué en maths que pierre et aziz, ils ne leur sont pas supérieur de ce point de vue. 

      amicalement, barbouse. 


    • Gilles Gilles 25 novembre 2008 14:04

      @ JC Moreau

      Je comprends trés bien votre point de vue et la teneur de l’article ; Si ça ne tenait qu’à moi, la liberté d’expression serait la plus large possible, mais à ce moment il aurait fallut que les collègues politiques de ce Vaneste prennent leurs responsabilités en le rejetant de leur cercle et lui coupant la possibilité de s’exprimer publiquement en leur nom.....ça n’a pas été fait donc j’en conclus qu’ils adhèrent à sa pensée ou sont incapables de se défaire d’un allié électoral, même encombrant

      Mais vraiment, certains de vos propos mettent le doigt sur des points essentiels :

      Si l’on doit hiérarchiser les deux orientations sexuelles sur le fondement de ce seul critère, la première l’emporte bien évidemment sur la seconde. Mais fort heureusement, la qualité d’être humain ne se réduit pas à la question de savoir si son comportement participe ou non de la reproduction de l’espèce humaine.

      Justement, cette hiérarchisation est inepte. Rien que formuler l’interrogation et y répondre dénote un à priori qui est souvent l’apanage des contempteurs excités de l’homosexualité. Heureusement , on est d ’accord sur la seconde phrase...mais entre gens qui réflechissent ça passe. Pour bien d’autres la confusion est totale entre la qualité et la nature du comportement

      . Enfin.., sachez tout de même que cette réthorique commence à être un brin caduque dans l’opinion publique, et qu’elle n’est susceptible de convaincre que ceux qui partagent déjà votre point de vue.

      J’en ai conscience, cependant il n’est pas mauvais de rappeler que dans notre histoire, ces manières de considérer l’autre, de hiérarchiser, a produit des horreurs innomables..... et que l’histoire a tendance à bégayer

      Cependant, M. Vanneste induit l’auditeur en erreur lorsqu’il déclare que l’homosexualité est un danger pour l’humanité, en ne précisant pas qu’il n’existe pas de "prosélytisme homosexuel" assez important pour entraîner une "conversion" globale de l’humanité à cette orientation sexuelle.

      Je note les guillemets....mais voulez vous dire que l’auditeur n’aurait pas été induit en erreur s’il l’avait préciser que dangerserait effectif à cause du prosélytisme homo ???? Là aussi si on glosait sur ce prosélytisme, y connotant un tel danger, on retombe dans les mirages basés sur des croyances ineptes ; à croire que l’on peut changer l’ orientation sexuelle en masse rien que par la force de conviction...absurde. Pourquoi d’ailleurs les homos voudraient convertir l’humanité ???
      Ce sont des thèmes bien souvent propagées par une droite réactionnaire de glands qui ont peur des homos, qui sont dégoûtés, pétris de préjugés et qui passent leur temps à stigmatiser qui ont leur montre du doigt. Il n’ y qu’à lire sur certains forums les commentaires et on voit que certains, qui détestent les homos, croient dur comme fer à ce prosélytisme de convertion, tout comme ils sont persuadés que le prosélytisme islamique va détruire la France (demandez a F Lyon...)


    • Je suis Fantomas 24 novembre 2008 14:23

      En france, on ’a pas le droit de parler :


      - de l’islam

      - des immigrés

      - de l’argent des politiques

      - de la couleur des gens

      - de la peine de mort

      - de l’inefficacité des juges

      - du travail des fonctionnaires

      - des voyoux

      Ca s’appele : la pensée juste , lol


      • Je suis Fantomas 24 novembre 2008 14:23

        et surtout pas des homos !!!


      • Zalka Zalka 24 novembre 2008 14:58

        Si on a tout à fait le droit d’en parler.

        Ce qui est interdit en revanche, c’est de réduire le discours à un propos du genre : "Les maghrébins sont inférieurs à nous et se reproduisent comme des bêtes". (Ce qui vous a valu la suppression d’un compte, seb).

        Ce genre de propos n’est pas une réflexion mais une insulte. Le droit de liberté d’expression s’accompagne du devoir de réfléchir, ce qui n’est visiblement pas votre fort.


      • foufouille foufouille 24 novembre 2008 19:21

        les medias parle pas non plutot des ripoux et assassins ploutocrate


      • Traroth Traroth 24 novembre 2008 20:11

        @Fantomas : Bien sûr qu’on a le droit d’en parler. Vous éludez la question. En droit français, il y a un délit de discrimination, et c’est là que le se situe le problème. Rassurez-vous, je ne m’attends pas à ce que vous compreniez...


      • 9thermidor 25 novembre 2008 08:32


        c’est ce qu’on appelle le règne heureux de la démocratie
        et des "droits de l’ homme "
        à se coucher devant les lobbies


      • Gilles Gilles 25 novembre 2008 12:45

        Fiantomas

        Pourquoi ne lis tu pas le Figaro ? Là on en parle....en boucle même et sur leur blog tu serais comme un poisson dans l’eau


      • Hieronymus Hieronymus 24 novembre 2008 18:45

        fatigue, ts ces articles sur l’homophobie vraie ou fanstamee..
        fatigue, cette manie de la victimisation !


        • JJ il muratore JJ il muratore 25 novembre 2008 09:35

          @ l’auteur. J’ai trouvé interressant votre analyse qui permet de mieux comprendre "l’Esprit des Lois" chargées de protéger des minorités ET de présever la liberté d’expression et d’opinions.
          Dommage que votre texte soit illustré par une image choc qui a pour effet immédiat sur vos lecteurs de les crisper sur chacun de leurs a-priori . En effet ce réflexe très répandu sur AgoraVox n’a nul besoin d’être sollicité pour subjuguer toute réflexion.
          Bien à vous.


          • JC. Moreau JC. Moreau 25 novembre 2008 10:24

            @JJ il muratore,

            Avant tout, merci de m’avoir lu jusqu’au bout !
            A lire les quelques réactions déjà postées, fort loin pour la plupart des sujets traités dans l’article, j’ai également le sentiment que le choix de l’illustration est mauvais... Allez savoir pourquoi, je trouvais que le slogan "engagez vous" me semblait symptomatique de l’émotion suscitée par les propos de M. Vanneste.

            Enfin, tant que personne ne vient m’opposer d’argument sur le fond de l’article, l’explication d’une mauvaise illustration me semble la plus rationnelle ( avec cet autre inestimable avantage d’être la moins blessante pour mon amour propre !).

            Cordialement,



          • JJ il muratore JJ il muratore 26 novembre 2008 08:41

            @JC Moreau. La nature même de votre exposé est à l’opposé de la polémique. Votre illustration est de nature polémique : le choc de l’image l’emporte sur le poids des mots pourrait-on dire, d’autant plus facilement que la tendance lourde sur AgoraVox est bien la polémique.
            Bref, la foule, fût-elle virtuelle, est ainsi faite qu’elle est plus guidée par l’émotionnel que par la Raison. c’est ce qui explique que votre texte, qui réclame une lecture attentive et réfléchie, est majoritairement délaissé et incompris. Ce qui est dommage bien sûr, mais vous n’y pouvez rien !
            Bien à vous.


          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 novembre 2008 14:49
            C’est le juste retour à la jurisprudence Robert Badinter :

            « Chacun de nous est libre de critiquer ou d’approuver l’homosexualité. »
            Sénat, séance du 5 mai 1982, Journal Officiel [Débats Sénat], p. 1634. r.badinter@senat.fr

            • the southern fry the southern fry 4 janvier 2009 01:50

              Merci à tous pour toutes ces précisions techniques et juridiques.
              Je n’ajouterai qu’une chose, beaucoup plus simple : je ne suis pas d’accord avec Monsieur Vanneste. Et je considère comme fondamental le respect de son droit à exprimer son opinion contraire à la mienne.

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