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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi je ne voterai plus

Pourquoi je ne voterai plus

Ce dimanche 14 octobre, tous les Belges sont appelés à voter pour renouveler les conseils communaux et provinciaux. Mais cette fois (et pour les suivantes), ce sera sans moi.

Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime, il est complice (George Orwell).

J'ai une sainte horreur de toutes les formes de dirigisme, et j'aurais tendance à me considérer comme un chat parmi les hommes : vous avez déjà essayé de forcer un chat à en passer par vos quatre volontés ? Fais le beau ! Assis ! Au pied ... Le résultat n'est pas vraiment encourageant, n'est-ce pas ? Raison pour laquelle il ne viendrait à personne l'idée de dresser un chat, je pense.

De même que n'importe quel gouttière, je suis farouchement attaché à mon indépendance, et ne suis les injonctions que lorsque la raison me dit qu'elles sont justes, ou simplement acceptables, dans l'intérêt public ou dans le mien.

Le problème avec les élections, ou plus exactement avec le système de dictature soft que l'on appelle pompeusement "démocratie représentative", c'est que je n'arrive plus, mais alors plus du tout à voir en quoi il serait de l'intérêt du public, du mien, ni en quoi il serait démocratique.

Qu'est-ce que la démocratie ?

la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (Abraham Lincoln)

Il s'agit donc de l'exercice du pouvoir par les citoyens, de leur participation aux processus de décisions qui régissent notre société, et rien d'autre. Or que vous propose-t-on aujourd'hui ? D'élire des maîtres qui ne servent que leur intérêt personnel et vous trahiront à la première occasion. 

Jean-Jacques Rousseau l'avait déjà parfaitement exprimé :

La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentans, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée, est nulle ; ce n'est point une loi (J.-J. Rousseau - Du contrat social ou Principes du droit politique).

Eh oui, ce que l'on vous vend comme démocratie n'est autre qu'une aristocratie élective. Le même petit club de parvenus, éternels candidats à tous les suffrages, à tous les mandats rémunérés, se renvoyant l'ascenseur quand ils ne se tirent pas dans les pattes pour s'arracher quelque rogaton ; certains poussant l'analogie aristocratique jusqu'à faire élire leurs rejetons, même s'ils s'avèrent être stupides comme un panier, et parfaitement incompétents. 

Combien d'ouvriers à la Chambre des Représentants ou au Sénat ? Combien de caissières ? Combien d'instituteurs ou de maçons ? Combien de femmes au foyer ? Et ces gens prétendraient nous représenter ?

Combien de fois le peuple a-t-il eu à s'exprimer sur des questions qui allaient durablement peser sur son existence ou celle de ses enfants ? Nous a-t-on consultés lorsqu'il s'est agi de casser le pays en petits morceaux (fédéralisation) ? Avons-nous été invités à donner notre avis lors de l'adhésion au traité sur l'Union Européenne (alors que c'était initialement prévu pour tous les États membres) ? Qui a décidé de renflouer les banques privées avec l'argent public au lendemain de la crise sans rien organiser de concret pour éviter que pareille situation ne se reproduise (et elle se reproduira bien assez tôt) ?

Est-ce cela que l'on appelle "démocratie" ? En pareil cas, je refuse tout simplement d'y prendre quelque part que ce soit, parce que participer, c'est aussi cautionner le système.

Obligation de vote

Cette obligation d'un autre âge est légale, sans doute, mais il ne me semble pas que nous ayons été consultés sur cette question, non plus ? Ni nos parents, d'ailleurs, ni même nos grands-parents... En fait c'est à peu près aussi fondé que d'exécuter sur le champ un conscrit qui refuserait de sortir de la tranchée pour aller égorger le troufion d'en-face, ou de déclarer, sans rire, que des êtres humains peuvent être la propriété d'autrui (l'esclavage était légal en France jusqu'en 1848 et la Belgique n'a rien à lui envier de ce point de vue si l'on considère l'attitude du colonisateur vis-à-vis des populations autochtones du Congo jusqu'en 1960). 

Il ne faut pas se laisser abuser par des grandes envolées lyriques dans le genre "nos ancêtres se sont battus pour ce droit", parce qu'il n'en est rien. De temps à autre, lorsqu'ils étaient assez désespérés pour que la détermination l'emporte sur la peur de la répression, nos ancêtres se sont battus pour secouer le joug et influer sur le cours de l'histoire afin d'obtenir plus d'équité et de justice sociale. Pas pour élire des arrivistes corrompus.

Je considère que le premier droit en démocratie est le droit de s'exprimer, ce qui inclut d'office son corollaire, le droit à l'abstention. Je ne reconnais aucune légitimité aux décisions qui sont prises au nom du peuple par une clique d'oligarques obnubilés par leur seul intérêt particulier.

Et à ceux qui ne l'auraient pas encore réalisé, je dis que le pouvoir exorbitant de cette oligarchie sur la masse des citoyens ne repose que sur votre acceptation, votre docilité, votre soumission. On ne peut pas à la fois geindre sur son sort et donner mandat au loup pour prendre soin des brebis.

Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres (Étienne de La Boétie - Discours de la servitude volontaire)

Les chats ne font pas autre chose.

 

Article original sur LeVilainPetitCanard

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300 réactions à cet article    


  • Idem. Tout en sachant que le pire risque de sortir des urnes. Les hargneux étant encore motivés ;


    • Fergus Fergus 10 octobre 13:35

      Bonjour, Mélusine ou la Robe de Saphir.

      « Tout en sachant que le pire risque de sortir des urnes »

      Eh oui ! Ne pas voter, c’est laisser le champ libre. C’est donc voter par défaut pour le vainqueur du scrutin !!!


    • @Fergus

      Bonjour Fergus. problème, cette fois j’ai l’impression qu’il n’y a plus de véritable opposition. Même les socialistes sont main dans la main avec les N-VA. Avez-vous remarqué comme les journaux ne nous révèlent pas les vrais enjeux,.... ? Rien qu’à voir la tête sur les prospectus. Entre le parfait pervers narcissique tout propre sur lui et les têtes à claques de la N-VA. Exemple : Dorothée Desaegherhttps://brussel.n-va.be/wie-is-wie/dorothee-desaegher . Non cette fois : INCHHALLAH

    • Arogavox 10 octobre 17:21

      une piste d’alternative au « veaute » , à creuser collaborativement

      (sans oublier qu’on ne pourra jamais avoir que ’la démocratie’ qu’on mérite !)
         

       ou, (autre présentation un peu moin ’open’) :

    • Arogavox 10 octobre 17:39

      ... plus de détails ...http://okidor.free.fr/reflects//file/book2doleanceKDO-00.pdf

                  
       (Complexe ?
         - ... c’est ce que diront vos gamins pour retourner aussitôt à ’leurs’ jeux video incomparablement plus compliqués ! )


    • Arogavox 10 octobre 17:54

      @Fergus 

         
       « ... sed perseverare diabolicum »  !!!
        
       Votre assertion est trivialement fausse. 
       J’ai déjà eu mainte fois l’occasion de vous le démontrer ; et chaque fois vous répétez ce non-sens sans pouvoir contre-argumenter quoi que ce soit !

      « Ne pas voter, c’est laisser le champ libre. C’est donc voter par défaut pour le vainqueur du scrutin »

      bis repetita placent :
       Tout l’inverse ! Tous celles et ceux qui utilisent le scrutin (que ce soit pour voter pour ce que vous osez baptiser un ’vainqueur’, ou contre ce ’vainqueur’, ou même pour produire un bulletin dit ’blanc’ ou ’nul’), tous ces veautant cautionnent avant tout le stratagème de légitimation appuyé sur ce scrutin :
       ce sont bien eux, et eux seuls, qui votent pour ce qu’aucun vrai démocrate ne saurait appeler un « vainqueur » !!!
         
       Partant votre affirmation ne démontre qu’une chose : à savoir votre revendication personnelle d’une intention de résonnement fort saugrenue (ou perverse ?) !




    • Fergus Fergus 10 octobre 19:12

      Bonsoir, Arogavox

      Vous ne m’avez jamais rien démontré !

      Et surtout vous n’avez jamais démontré par quoi l’on pourrait remplacer le système électoral représentatif.

      En fait, vous faites dans l’incantation anti-élections sans argument autre que « tous pourris », ce qui est - hélas ! - parfois vrai, mais également très souvent faux aux différents niveaux d’expression de la volonté populaire.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 octobre 20:18

      @Arogavox

      Je crois assez peu à la masturbation intellectuelle qui consiste à créer des édifices aussi virtuels que théoriques.

      En fait, je crois que si pour chaque injustice que nous voyons quotidiennement nous mettions un petit caillou blanc sur la cheminée, on aurait accompli bien plus que les projets que vous évoquez... Pourquoi ? Parce qu’on aura fait quelque chose.

      L’exercice du pouvoir c’est d’abord le pouvoir de décider, de refuser : ensuite vient l’action concrète, si petite soit elle.

      Je vais vous donner un exemple : il y a sur Avox actuellement (video) un documentaire sur le juteux business des maisons de repos. Deux infirmières y témoignaient des conditions indignes dans lesquelles les résidents étaient traités. Des lanceuses d’alerte, en somme. Virées, eh oui, on est en Macronie en 2018, pas question de remettre en cause le dogme capitaliste même si l’on voit bien par ailleurs que c’est un échec complet qui engendre des souffrances terribles, notamment pour tous ces aînés qu’on met littéralement à la poubelle (de luxe, hein).

      Il y avait bien des commentaires en dessous, mais je n’en ai pas lu UN seul qui allait dans le sens de s’enquérir de la position de ces deux pauvres filles ou de proposer de les aider. Ok, me direz-vous chacun sa m..., eh ? Mais alors quand ce sera vous qui serez dans la m..., qui viendra vous aider ?

      La solution réside dans la résistance solidaire et citoyenne, seule manière de contrer la lente (et inexorable) destruction de tout ce qui fait le tissu social de notre civilisation.

      La première chose à laquelle nous devons dire « non », c’est la peur, plus grande que le mal lui-même.

      Ca fait trois millions d’années que les hommes vivent en société (d’abord en famille, puis en villages, puis en cités-États...), je crois que les fondamentaux ont été identifiés il y a bien longtemps et qu’ils sont aux antipodes de ce qu’on vous vend aujourd’hui pour des « valeurs ». Les linceuls n’ont pas de poche.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 octobre 20:26

      @Arogavox

      À quoi le politicien vous répondra « merci d’avoir transmis votre liste de doléances, la prochaine fois, imprimez ça sur du papier plus doux, si possible parfumé, en rouleau pour qu’on puisse l’utiliser plus facilement... »

      Et si vous insistez un peu ils prendront peut-être la peine de vous expliquer pourquoi il ne sera « vraiment pas possible » d’y donner une suite favorable.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 octobre 20:34

      @Arogavox

      ...ceux qui utilisent le scrutin (que ce soit pour voter pour ce que vous osez baptiser un ’vainqueur’, ou contre ce ’vainqueur’, ou même pour produire un bulletin dit ’blanc’ ou ’nul’), tous ces veautant cautionnent avant tout le stratagème de légitimation appuyé sur ce scrutin.

      Exactement ce que je me refuse à faire désormais : légitimer l’action des prédateurs qui nous pissent dessus tout en essayant de nous faire croire qu’il pleut.

      Mais apparemment, l’idée n’a pas encore fait son chemin chez tout le monde :p


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 octobre 20:41

      @Fergus

      Il n’y a pas grand-chose à démontrer : ouvrez n’importe quel bouquin d’histoire et vous verrez qu’elle est faite de tribulations bien souvent imprévisibles amenant à des situations rocambolesques d’où sortent quelquefois des tyrans, quelquefois des gens raisonnablement honnêtes.

      Jouer dans le système c’est en accepter les règles, et c’est ce qui vous différencie de nous, essentiellement.


    • Arogavox 10 octobre 22:36

      @Philippe Huysmans ... concernant sa réponse de 20:18

       
       Si le concept des cahiers de doléances n’était que de la « masturbatuion intellectuelle » pourquoi autant d’historiens et enseignants français en auraient donc tant parlé pendant si longtemps à tant de générations de nos « petites têtes blondes » ?!
        
       Et s’il fallait abandonner à cause de ce genre d’a priori, (sorti d’on ne sait quel chapeau ??) toute nouvelle idée, comment auriez-vous été en mesure d’utiliser le présent forum qui est une « usine à gaz » d’une complexité que vous semblez alors incapable d’imaginer ou plutôt de reconnaître !
       
        J’avoue être sidéré par votre toupet ! 

    • Arogavox 10 octobre 23:55

      @Fergus

       Veuillez s’il vous plait avoir la correction et l’honnêteté de nous donner une quelconque référence accréditant cette affirmation que je récuse.
       Où, et quand, prétendez-vous avoir trouvé une quelconque expression de ma part pouvant être interprétée comme cet ’argument’ de « tous pourris » que vous me prêtez ??!!
        
       Quant à moi, ayez donc l’obligeance de reconnaître que je n’ai pas cette prétention à vous prêter une quelconque intention : je ne fais que constater avec quelle légèreté vous vous permettez de vous exprimer !!

         

    • Fergus Fergus 11 octobre 09:43

      Bonjour, Arogavox

      Je ne vous attribue pas la formule - sur ce point, je vous en donne acte bien volontiers -, je constate simplement que votre position sur le problème posé relève de facto de celle-ci.


    • Arogavox 11 octobre 10:12

      @Fergus
      Merci de nous donner ainsi à apprécier très factuellement sur un point précis constatable par tous, la façon dont vous savez trouver le moyen de ’construire’ ce que vous semblez considérer comme une argumentation honnête et recevable.


        Chapeau !


    • Fergus Fergus 11 octobre 11:20

      @ Arogavox

      Désolé, mais c’est vous qui prétendiez de manière péremptoire m’avoir « démontré que... », et cela dans plusieurs commentaires sur ce fil, Or, il est avéré que vous ne m’avez jamais rien démontré, et votre commentaire ci-dessus n’est qu’une manière de botter en touche. smiley

      Bonne journée !


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 octobre 12:52

      @Arogavox

      Cahier des doléances

      Peut-être pour la même raison que les comiques qui avaient construit Auschwitz avaient écrit au-dessus du portail « le travail rend libre » ?

      Pour le dire autrement, un cahier de doléances ne fait de mal à personne, ne mange pas de pain, et ne contraint nul édile à en tenir compte.

      Ca, c’est juste un fait : après si vous voulez croire que ça peut changer quelque chose, libre à vous et pour ma part je continuerai à croire (et quelques centaines d’années d’histoire vont dans le même sens) que c’est inutile, ou plus exactement, comme dirait Al Capone, qui était un fin négociateur :

      « On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver, qu’avec un mot gentil tout seul. »


    • Arogavox 11 octobre 15:54

      @Philippe Huysmans
       Bon, inutile de gaspiller son temps pour essayer de faire boire un âne qui n’a pas soif 

      (... de vraie démocratie, par exemple).
               
                      
        Je ne botte pas en touche, mais ne ’réagis’ que si j’estime avoir quelque probabilité d’apporter quelque argumentation utile et pertinente à quelque lecteur qui risquerait de se laisser abuser par une ’argumentation’ fausse, fallacieuse, ou pire : manipulatoire 
       (auquel cas, bien entendu, tout le monde comprend bien que je ne commets pas la naïveté de croire pouvoir convertir les manipulateurs ! ) ... 
                      
                    
           Votre ’réaction’ péremptoire témoigne de plusieurs aveuglements que je veux bien croire innocents, mais qui ne sauraient être constatés sans réitérer l’alerte qui peut être perçue par celles et ceux qui ne sont pas atteints d’une cécité incurable.
                  

       Premier aveuglement : 
       - le concept de ’cahier de doléances’ , n’est pas un concept éthéré, intello, ou relevant d’une quelconque idéologie : 
        tout (ex-)écolier français est censé connaître la réalité historique, propre à notre pays et particulièrement à la civilisation française, qu’évoque ce terme de « cahiers de doléances » et le rôle joué par ceux-ci dans la Révolution Française, culturellement connue à travers le monde entier.(cf http://revolution.1789.free.fr/Cadre-page-2.htm

      D’où ma réponse :  
       je « ne veux croire que ça peut changer quelque chose » ! 
      ... je me contente de constater humblement, factuellement, et avec une notoriété mondiale et historiquement répertoriée,
       
       que ça à déjà changé quelque chose , et comment !
                   

       Deuxième aveuglement : (probablement du à une incapacité à transgresser/dépasser une idéologie communément répandue selon laquelle ce qui n’a pas encore vu le jour ne saurait jamais advenir)
       Vous pensez que cela « ne contraint nul édile à en tenir compte »  ?  
        Il est intéressant alors de voir ensuite à quoi vous semblez vouloir réduire ce que vous nommez ’contrainte’ ! ... et de se rendre compte que l’on reste sur sa faim d’argumentation susceptible d’étayer votre témoignage d’opinion toute personnelle !
        Lorsqu’on est capable de considérer des contraintes un peu moins ’bourrin’ que celles dictées par un revolver pointé sur vous, on peut alors commencer par exemple à prêter à ses semblables, à ses compatriotes ’fraternels’, une capacité à comprendre l’intérêt personnel qui peut être perçu dans le ’calcul’ qui consiste à cultiver « l’union qui fait la force », voire le concept  culturellement clarifié par JJ Rousseau d’un « contrat social » ... nécessitant la perception d’une « volonté générale ».
          
         
       Libre à qui voudra, bien sûr, d’oser ranger un JJ Rousseau, ou un Condorcet parmi les ’intellos’ .
       ... mais je revendique ma liberté de marquer fermement une grande distance devant ce genre de prétentions. (Surtout lorsque cela émane de gens qui osent la vanité de se croire des pourfendeurs d’obscurantisme, et même des vecteurs de Lumière !)
        
       Par contre, ceux qui me comprennent n’auront aucun mal à deviner ce que je peux bien penser de tous ces pleureurs qui déplorent (certes justement) les impasses des techniques de scrutin connues ... mais qui osent décréter que ce qui leur paraît trop compliqué, trop fastidieux, ou faisant trop appel une activité minimale de leurs neurones, ne saurait être qu’inutilement intello et sans avenir.
        Quoi de plus intello que cette stupide démission ?
       Si ce renoncement avait été pratiqué par nos aïeux, soit nous ne serions pas, soit l’Humanité n’en serait aujourd’hui pas même à l’âge de pierre !


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 octobre 17:44

      @Arogavox

      Rien de personnel, mais j’en ai légèrement soupé des grands discours et des idées mirifiques qui n’ont jamais abouti à rien. Je préfère largement un être humain qui file une thune à un sdf dans le besoin qu’un bonimenteur, qu’il se saoûle lui-même de ses belles idées ou qu’il ne soit qu’un manipulateur pur jus. 

      Aveuglement : cahier de doléances

      Vous pouvez le peser et le re-peser, puis me l’emballer comme vous voulez, les faits sont têtus : et à votre cahier de doléance, l’élu pourra vous indiquer la porte après vous avoir courtoisement remercié et vous oublier aussitôt. S’il est de mauvais poil, vous ne franchirez même pas la porte et serez prié de mettre vous-même les doléances dans le casier ad-hoc (qui ressemble furieusement à une poubelle).

      Al Capone était doté d’un certain humour qui vous semble étranger, mais sur le fond il exprime une réalité très concrète : pas de deal sans « argument ». Que ce soit quelque chose que l’autre veut, ou dont il a peur, peu importe, c’est une contrepartie : or vous, vous êtes en slip avec un cahier à fleurs dans les mains -> c’est pas très crédible.

      Pour le reste, vous glissez un peu dans le sophisme ou c’est moi qui fatigue ?


    • Arogavox 12 octobre 00:37

      @Philippe Huysmans

       en fait je me contrefiche bien de ce que vous êtes incapable de comprendre, de votre fatigue, ou de votre fixette sur cette stupidité qui se limite à faire votre cour aux seuls Zélus ! ...
       vu que comme je l’avais annoncé ce n’est pas aux ânes qui n’ont pas soif que je m’adresse ...

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 12 octobre 09:34

      @Arogavox

      Faire la cour aux élus ? Vous avez lu mon article ou c’est de l’humour à froid ?

      Vous devriez laisser aux enfants de s’accaparer une idée de manière tellement fusionnelle qu’il devient impossible de la remettre en question, voire d’accepter la moindre critique la concernant.

      Je suis essentiellement pragmatique, et considère votre cahier de doléances version 2.0 plus plus comme un gadget inutile. Va falloir vous faire à l’idée ou m’expliquer en quoi ça peut changer quoi que ce soit dans le monde vrai de vrai dans lequel nous vivons.


    • pemile pemile 12 octobre 10:23
      @Philippe Huysmans « Faire la cour aux élus ? Vous avez lu mon article ou c’est de l’humour à froid ? »

      En tout cas, votre article démontre que vous faites une confusion entre le vote et l’usage du mandat.

      Et le fond de votre article, le « tous pourris jusqu’à l’os », toujours rien pour étayer ?

    • Cadoudal Cadoudal 12 octobre 10:48
      @pemile
      Les « pourris jusqu’à l’os » seraient une minorité ?

      En tant que minorité, ils ont donc droit à la présomption de compétence comme les autres..

      « Il faut non seulement vérifier l’avis de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, tenir compte de l’implantation géographique des ministres pressentis, mais aussi respecter la parité, la diversité, et même ne pas oublier les homos »

    • pemile pemile 12 octobre 10:52
      @Cadoudal « Les « pourris jusqu’à l’os » seraient une minorité ? »

      Dans l’attente de la réponse de l’auteur ! smiley

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 12 octobre 20:12

      @pemile

      Je ne confonds rien du tout, c’est vous qui faites semblant de croire que vote=démocratie, là où il n’y a rien de plus faux.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 12 octobre 20:14

      @pemile

      Bon courage, n’hésitez pas à vous lever de temps à autre pour restaurer la circulation, manger un morceau et aller vous rafraîchir, on ne voudrait pas vous perdre.

      https://i.imgflip.com/11qcpe.jpg


    • pemile pemile 12 octobre 21:44
      @Philippe Huysmans « Bon courage »

      M’enfin, on les connait les adeptes du tous pourris, suffit de gratter pour trouver les bras cassés aigris qui se défilent !

    • cathy cathy 10 octobre 13:42

      Le Congo au pays de Tintin.


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 11 octobre 00:09

        @toulmonde

         

        Je m’installe où je veux.

         

        Ce Huysmans, c’est quelqu’un de bien. Un homme de culture. Il cite Orwell, Rousseau, Boétie, et même Lincoln. Il utilise des expressions comme « envolées lyrique », « arrivistes corrompus », « clique d’oligarques obnubilés ». Mazette.

         

        Il n’hésite pas à se faire paternellement sentencieux « Jouer dans le système c’est en accepter les règles, et c’est ce qui vous différencie de nous, essentiellement. » Il parle encore de liste de doléances, référence érudite aux cahiers de même métal, sous l’ancien Régime.

         

        Il ne manque pas l’allusion à Chouard, réservée aux initiés, « élire ses maîtres ».  Au fait oùsse qu’il est celui-là ? L’Etienne ? J’ai l’impression qu’il se fait rare  mais on sait aussi ce que valent les impressions.

         

        Serait-il, néanmoins, allé observer les néophytes d’En Marche, croulant sous les prix d’Excellence, mais embourbés dans la mangrove bourbonnesque, donnant à penser, tout à trac, que le tirage au sort de dealers lambda, de ronds-de-cuir à certif’ et de ménagères en bigoudis, n’est peut-être pas une si riche idée que ça ?

         

        Sur cette incertitude , on arrive au terme de la lecture en plein désarroi. ON s’est attendu, à chaque coin de phrase, à recevoir le renfort de Léon, qui avait tout pour figurer dans ce beau texte : Même dénonciation des scandales, même condamnations des pourris, même aspiration à la propreté :

         

        http://lederniercarre.hautetfort.com/media/01/01/2150182599.jpg


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 octobre 00:26

        @Cateaufoncel3

        Il cite Orwell...il pourrait citer Camus aussi. Vous connaissez Michea ; et si non allez vous y ballader. Juste conseil bien sûr...


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 11 octobre 01:32
        @Aita Pea Pea

        Certes, certes, mais l’idée de fond, ici, c’était d’exécuter Huysmans, en lui balançant un nazi, de chez lui qui plus est, dans les gencives.

      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 octobre 09:16

        @Cateaufoncel3

        Ce n’est pas moi qui ai évoqué le cahier de doléances, mais Arogavox, il me semble.

        On comprend que vous êtes un peu remonté, mais j’avoue avoir quelque difficulté à comprendre le fond de votre propos : elle est où, l’argumentation ? C’est quoi qui vous paraît contestable dans ce que j’ai écrit ?

        L’usage du terme de « maître » dans cette acception est légèrement antérieure à Chouard, il est déjà présent dès le premier paragraphe du Discours de la servitude volontaire.

        Sur le fond, Chouard ne fait que reprendre les idées de Rousseau et de La Boétie pour démontrer comment les puissants, toujours, dévoient les principes pour s’accaparer le pouvoir et asservir le peuple dans leur seul intérêt, et c’est là raison de sa popularité (oui, Cateaufoncel, il reste légèrement plus connu que vous).

        Avant de reprocher Degrelle à la Belgique, essayez de survivre à l’idée que les miliciens du Maréchal ont fait nettement plus de saloperies que la Gestapo elle-même, au point que dans les régions reculées de France, notamment en Savoie, les plaies restent légèrement béantes aujourd’hui encore. Pas de Vel-d’Hiv en Belgique, amigo. Pas de milices, et très peu d’exécutions sommaires à la fin de l’occupation. 

        Ne perdez pas (trop) de vue que les Degrelle sont avant tout de votre bord : ce petit gars, qui n’était ni malhonnête sur le fond ni lâche quoi qu’on en dise, n’avait qu’une seule obsession : lutter contre le communisme ad majorem Dei gloriam. Et c’est ce qu’il a fait, et c’est là tout ce qu’on peut lui reprocher, il n’a jamais sévi en Belgique (par contre son oncle pharmacien qui se trouvait n’avoir rien fait à personne a bien été assassiné par les résistants ce qui a donné lieu à des représailles sanglantes de la part de l’occupant).

        Le monde politique tient en effet quelque peu du « tous pourris », tout simplement parce qu’il s’agit du lieu de compétition nationale à qui sera... le plus pourri. Il n’est juste pas possible d’arriver à quoi que ce soit en étant honnête dans ce milieu.

        C’est parce que je l’ai bien compris que je préfère m’abstenir en dépit de l’obligation que de voter pour l’extrême droite qui n’est jamais que votre idéologie poussée à son idéal.


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 11 octobre 16:50

        @Philippe Huysmans

        Comme nous ne sommes pas destinés à  nous comprendre !!!

        Je suis précisément là, néanmoins, pour tenter de vous expliquer le fond de mon propos

        « C’est quoi qui vous paraît contestable dans ce que j’ai écrit ? »

        Tout et rien, suivant le point de vue où je me place…

        D’abord je dois préciser que je suis partisan du vote – mais défavorable à l’obligation l’obligation, des sondages ayant montré que les abstentionnistes votent, pour les différents partis, dans les mêmes proportions que ceux qui se sont déplacés.

        Ce qui suit est basé sur le premier tour de la présidentielle française de 2017.

        Dans ce cas, le vote a montré à Marine Le Pen, qu’elle disposait d’un socle de 6.6 mios de votants, tandis que Jean-Luc Mélenchon pouvait se prévaloir de 7.05 mios de voix. C’est précieux en cela que c’est infiniment plus fiable que n’importe quel sondage, et ce sont, en même temps, des résultats encourageants aussi bien pour les dirigeants que pour les militants des partis.

        S’agissant de Macron., que je méprise autant que sa minette de 65 ans, je ne considère pas qu’il n’ait recueilli que 24 % des voix des inscrits, je constate qu’il est arrivé en tête d’un sondage en vraie grandeur, portant sur un échantillonnage de 37 mios de personnes. Il n’y a pas matière à discussion, c’est ma façon de percevoir les choses

        « Sur le fond, Chouard,,, »

        Si je l’ai cité, c’est parce que c’est lui qui utilise l’expression à tort et à travers, avec une sorte de jouissance contenue, comme s’il se délectait d’apprendre à l’homme quelconque qu’il se croît libre, mais qu’il y a plein de maîtres au-dessus de lui, mais aussi dan toutes ses poches pour les lui faire.

        Je n’ai pas compris quel passage de mon poulet vous a fait comprendre que je reproche Degrelle à la Belgique. Je conserve, dans ma bibliothèque, Degrelle m’a dit, de Louise Narvaez, duchesse de Valence, Léon Degrelle persiste et signe, de Jean-Michel Charlier, retranscriptions d’interviews réalisées en 1976 pour la télévision – jamais diffusées en France, un premier symptôme qui aurait inquiété des gens lucides, les trois premiers volumes du Siècle de Hitler (que j’ai fait acheter par le médecin de ma mère), La cohue de 1940 et la Campagne de Russie.

         « ce petit gars, qui n’était ni malhonnête sur le fond ni lâche quoi qu’on en dise »

        J’ai entendu dire ça, mais sur Slate, il parle d’un « guignol belge dans la SS »

        « …les Degrelle sont avant tout de votre bord.. »

        Que vous me preniez pour un Nazi, m’indiffère au plus haut point. Pour vous être agréable j’endosserais bien volontiers le seyant uniforme noir et argent du SS –mais alors c’est moi qui passerais pour un guignol, après ce que j’ai écrit ici même, il n’y pas trois jours – comme je me repens ! Je parlais alors de l’Ile des morts, d’Arnold Böcklin (1827-1901), peintre chleuh au sommet de sa germanitude :

        « En toute honnêteté, il faut reconnaître que ce romantisme glaireux s’accorde admirablement avec le folklorique paganisme wagnérien - BOUM ! BOUM !*
        - et le mysticisme plein de flambeaux des cérémonies de l’Oldenburg Vogelsang
        ,

        « Toutefois, qu’il subsiste des gens pour croire « sérieusement » que Thor, Odin, Freyja existent dans un Walhalla (ou Akbar), conduit à se demander si le national-socialisme, n’était pas, finalement, qu’une vaste fumisterie dont les inventeurs allaient être tellement dépassés par leur succès que dire « Pousse, on passe ! », les aurait conduit à l’asile. »

        Rendu à la fin de ma réponse, vous vous demandez peut-être encore ce qu’était le fond de mon propos. Si vous en êtes là, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : amener progressivement le lecteur à découvrir sous la houppelande  de l’héritier de la Charte de Caregnon, que vous êtes à quelque part, se cache une demi-botte Wehrmacht.

        * C’est la grosse caisse, qui est, à l’esprit allemand, ce que la clarté est à l’esprit fiançais…

        Oh pas celui du Grand Siècle, un beaucoup plus proche de nous. On trouve sur You Tube des sketches de Robert Rocca, de Pierre-Jean Vaillard, d’Anne-Marie Carrière…, et on est estomaqué de découvrir que même pas vingt ans séparent les œuvrettes de ses orfèvres du bien-parler, des mâââââârdes de Coluche, de l’exposition de chibre de Bigard et de l’hilarante dissertation d’Anne Roumanoff sur les dimensions supposées de la supposée petite nouille de Sarkozy sur fond de Drucker cramoisi en version beauf péteur, pour fin de repas de noces.


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 octobre 19:11

        @Cateaufoncel3

        je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : amener progressivement le lecteur à découvrir sous la houppelande  de l’héritier de la Charte de Caregnon, que vous êtes à quelque part, se cache une demi-botte Wehrmacht

        Ca va pas être facile, je ne suis pas vraiment soluble dans l’extrême droite ni dans aucune des méthodes qu’elle professe, et quand je disais de votre bord, ce sont bien les conservateurs (la droite) qui a amené Adolph au pouvoir, et personne d’autre, non sans quelques soutiens en Angleterre et de l’autre côté de l’Atlantique, d’ailleurs.

        Degrelle

        Je range ça dans la catégorie « Hitler peintre en bâtiment », « abat-jours en peau humaine » pour Eva Braun et « lâche incapable » pour Goering. Amusante cette propension à tenter de noircir les gens jusque dans la tombe, mais difficilement crédible. Degrelle avait reçu la croix de fer avec feuilles de chênes, me semble-t-il ? 

        C’est l’exemple type d’un pur produit de la bourgeoisie ultra-catholique bruxelloise d’avant guerre, tout comme son pote Hergé, qui lui aussi a eu quelques petits problèmes avec la justice après la victoire alliée. Gott mit uns et tout le toutime, allons casser du coco, ces ennemis de Dieuuuuuu !

        Ca vous fait penser à rien ? Moi si, quand je vois Degrelle, je vois n’importe quel général américain d’aujourd’hui.

        PS : Quaregnon ...


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 11 octobre 20:52

        @Philippe Huysmans

        "Ca vous fait penser à rien ? »

        A rien. Dieu est mort. Le communisme n’est plus qu’un lointain (mauvais) souvenir.

        Dans le fond, Hitler et Staline avaient en commun de tenir les Russes pour des sous-hommes. Si ça n’avait pas été le cas, les pertes soviétiques dans les combats n’auraient  jamais été ce qu’elles furent.

        Exemple : ataille de Kharkov (19.2-15.3.43) : Russes 46’000 tués, Alemands 30’000 tués et blessés.

        Et qu’un arnaqueur ait pu devenir un modèle incomparable pour la jeunesse de l’Union soviétique, est un sacré p…ain de symbole. Je pense ici, vous ne l’avez pas forcément deviné, au prodigieux Alekseï Grigorievitch Stakhanov.

        Pour en finir avec Léon Degrelle, quand je l’entends dire :

        « Et quand nous voyons ce qu’il y a en face, ce que trente ans de victoires des autres ont donné : cette anarchie dans le monde, cette débandade du monde blanc, cette désertion à travers l’univers. Quand nous voyons dans nos propres pays la décomposition des mœurs : la chute de la patrie, la chute de la famille, la chute de l’ordre social. Quand nous voyons cet appétit des biens matériels qui a succédé à la grande flamme de l’idéal qui nous animait, et bien vraiment, entre les deux nous avions choisi le bon côté.

        « La petite Europe misérable d’aujourd’hui, de ce marché commun étriqué, ça ne peut pas donner le bonheur aux hommes. La société de consommation pourrit l’humanité au lieu de l’agrandir alors nous autres avons rêvé quelque chose de grandiose, et nous n’avons qu’un désir c’est que cet esprit là renaisse et avec mes forces jusqu’au dernier moment de mon existence, je lutterai pour cela, pour que ce qui fût notre combat et notre martyr soit un jour la résurrection »

         … je comprends son énorme amertume. Il y croyait vraiment, du fond de ses tripes, au nazisme. Ma différence avec ces gens-là - et avec vous et les vôtres, je vous range ici à leurs côtés -, c’est que je n’aurai jamais l’ingénuité de croire qu’il appartient à la politique de « donner le bonheur aux hommes ». De droite, de gauche, d’extrême droite, d’extrême gauche, c’est du chimérisme à l’état pu.

        Pour le fun : Il me revient, subitement, le témoignage d’un communiste, entendu sur la chaîne Histoire, peut-être bien Pierre Juquin, ce n’est important… « Quand on était jeunes, on croyait que quand le communisme aurait triomphé, il n’y aurait plus de chagrins d’amour, parce qu’il n’y aurait plus personne d’assez méchant pour faire souffrir quelqu’un d’autre »

        Peut-être qu’en les poussant un peu, on aurait réussi à faire dire à ces ravis – c’est l’idiot du village, dans la crèche provençale – qu’il n’y aurait plus de décès, puisque plus personne ne serait assez méchant pour infliger la chagrin de sa mort à qui que ce soit.

         

        « Quaregnon »

        Je me documente plutôt scrupuleusement, pour être le moins possible pris en faute, par mes interlocuteurs. Je n’ai pas étendu cette préoccupation à l’orthographe des noms propres. J’y serai plus attentif à l’avenir. En attendant, je présente toutes mes excuses aux Quaregnonaises et aux Quaregnonais


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 octobre 21:57

        @Cateaufoncel3

        Le communisme un lointain souvenir ? Jusqu’à ce qu’il revienne, cher ami, le monde n’est qu’une suite d’alternances et de rebonds.

        Staline ne méprisait pas l’armée rouge, il se trouve simplement que les soldats allemands étaient largement supérieurs au moujiks à peine entraînés auxquels ils faisaient face : les GI en ont fait l’amère expérience lors de la bataille des Ardennes, soit la première fois où ils ont du faire face eux-mêmes à l’armée allemande déterminée à les écraser.

        Degrelle ne croyait pas au nazisme, il croyait à ses valeurs catholiques conservatrices, le nazisme n’aura été pour lui qu’une opportunité. De même Hitler ne croyait pas en Dieu, pourtant il considérait Degrelle comme un fils spirituel. Le vrai point commun ici était la haine du communisme, ce qui les a menés, l’un comme l’autre, à leur perte.

        Vous ne doutez de rien à me ranger à « ses côtés », vous en êtes idéologiquement bien plus proche que moi, je n’oublie pas que ce sont bien les vôtres qui ont permis à Degrelle mais aussi à Pétain de devenir ce qu’ils sont devenus.

        Pour revenir au communisme, ou plutôt à un idéal socialiste, c’est-à-dire un esprit de partage dans lequel l’individu se considère comme partie d’une famille, d’un groupe, et où la propriété n’a plus guère de sens, peut-être que cette idée vous fait doucement marrer en coin, mais pour ce qui concerne une bonne partie des êtres humains sur cette planète, ça reste un idéal, et on ne peut tuer une idée. On peut torturer, on peut même forcer des gens à renier tout ce qu’on veut, et, à la fin, l’idée est toujours là, c’est con, hein ?

        La propriété, l’argent, l’appât du gain et l’exploitation d’autrui, à l’échelle humaine, ça pèse pas lourd, tout au plus deux mille ans sur trois millions.

        Une erreur d’aiguillage, ça se corrige


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 11 octobre 23:43
        @Philippe Huysmans

        Désolé, j’ai dit tout ce que j’avais à vous dire. Je pense que l’essentiel était, je me cite - vous voyez que je ne mens pas, vous m’obligez à me copier-coller  : "je n’aurai jamais l’ingénuité de croire qu’il appartient à la politique de « donner le bonheur aux hommes »

        ’...un groupe, et où la propriété n’a plus guère de sens."

        Je tombe là-dessus en voulant poster ma réponse. Et instantanément me vient à l’esprit que dans l’Anti-Dühring, Engels prophétise la caducité à venir du Huitième commandement, sous-entendu : il y aura assez de tout pour tout le monde.

        Même la cassolette de homard, accompagne de château Grillet, 3.5 hectares, dans les 10’000 bouteilles, compter 150-160 euros la bouteille.

        Et c’est ainsi que la sociale écrasera l’infâme Jésus !

      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 12 octobre 09:30

        @Cateaufoncel3

        je n’aurai jamais l’ingénuité de croire qu’il appartient à la politique de « donner le bonheur aux hommes »

        Et moi je dirais que si déjà on pouvait faire que la politique ne soit plus une manière de rendre la vie impossible aux hommes ce serait déjà quelque chose.

        Vous voyez ?


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 12 octobre 10:04

        @Philippe Huysmans

        « Vous voyez ? » 


        Cette fois, tout à fait.

        Je ne connais rien à la médecine, aux maladies, aux médicaments et tout ça, ça ne m’intéresse pas, mais je sais quand même reconnaître des soins palliatifs

      • Fergus Fergus 10 octobre 13:44

        Bonjour, Philippe

        L’abstention n’a de sens à mon avis que s’il n’y a pas d’alternative aux partis de gouvernement corrompus ou laxistes. Or, c’est rarement le cas de l’offre politique.

        La difficulté est donc de convaincre un maximum d’électeurs de voter pour des partis en rupture véritable avec les écuries traditionnelles.

        Deux mots encore sur votre texte : 1) Lincoln n’a jamais envisagé autre chose qu’une démocratie représentative. 2) Rousseau, quant à lui, n’a jamais été capable de définir un pouvoir du peuple autre que basé sur la représentation !

        En réalité, ce n’est pas ladite représentation qui pose problème, c’est l’impossibilité qu’ont les électeurs de la contrôler en cours de mandat, ne serait-ce que par l’intermédiaire de véritables référendums d’initiative populaire visant à annuler des dispositions contraires aux attentes du peuple.

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