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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi l’Occident ne peut pas digérer les Russes

Pourquoi l’Occident ne peut pas digérer les Russes

Par André Vltchek.

Lorsqu’il s’agit de la Russie ou de l’Union soviétique, les études et les récits historiques s’embrouillent ; c’est ce qui se passe en Occident et par conséquent dans tous ses « États clients ».

 

Les contes de fées se mélangent avec la réalité, tandis que des inventions sont magistralement injectées dans le subconscient de milliards de gens dans le monde. La Russie est un pays immense, en fait le plus grand pays sur la terre en termes de territoire. Elle est à peine habitée. Elle est profonde et, comme un auteur classique l’a écrit un jour : « Il est impossible de comprendre la Russie avec son cerveau. On ne peut qu’y croire. »

L’esprit occidental n’aime généralement pas les choses inconnues, spirituelles et complexes. Depuis le « bon vieux temps », en particulier depuis les Croisades et les monstrueuses expéditions coloniales dans tous les coins du monde, les Occidentaux ont raconté des fables sur les « nobles actions » qu’ils ont accomplies sur les terres pillées. Tout devait être clair et simple : « Les vertueux Européens étaient en train de civiliser les sauvages et de répandre le christianisme, donc en fait de sauver ces obscures pauvres âmes primitives. »

Évidemment, des dizaines de millions de gens mouraient dans le processus, tandis que des millions d’autres étaient mis aux fers et amenés comme esclaves dans les « Nouveaux mondes ». L’or, l’argent et d’autres butins, ainsi que le travail esclave ont payé (et paient encore) tous les palais européens, les chemins de fer, les universités et les théâtres, mais c’était sans importance, puisque le carnage était la plupart du temps quelque chose d’abstrait et loin des yeux hypersensibles du public occidental.

Les Occidentaux aiment la simplicité, en particulier lorsqu’il s’agit de définir « le bien et le mal ». Peu importe si la vérité est systématiquement travestie ou même totalement fabriquée. L’important, c’est qu’il n’y a pas de culpabilité profonde ni d’introspection. Les dirigeants occidentaux et leurs faiseurs d’opinion connaissent parfaitement bien leurs peuples – leurs « sujets » – et la plupart du temps, ils leurs donnent ce qu’ils demandent. Les gouvernants et ceux sur lesquels ils règnent vivent généralement en symbiose. Ils ne cessent de se plaindre les uns des autres, mais ils ont la plupart du temps des buts semblables : bien vivre, vivre extrêmement bien, tant que les autres sont forcés de payer pour cela ; avec leurs richesses, leur travail et souvent leur sang.

Culturellement, la plupart des citoyens d’Europe et d’Amérique du Nord détestent payer la facture de leur grand train de vie ; ils détestent même d’admettre que leur train de vie est extrêmement « grand ».

Ils aiment à se sentir victimes. Ils aiment sentir qu’ils sont « utilisés ». Ils aiment imaginer qu’ils se sacrifient pour le reste du monde.

Et par dessus tout, ils haïssent les véritables victimes : celles qu’ils assassinent, violent, pillent et insultent depuis des décennies et des siècles.

Les récentes « crises des réfugiés » ont mis en évidence la rancune que les Européens éprouvent pour leurs proies. Les gens qui les ont enrichis et ont tout perdu dans le processus sont humiliés, méprisés et insultés. Qu’ils soient Afghans ou Africains, Moyen-Orientaux ou Asiatiques du Sud. Ou Russes, bien que les Russes tombent dans leur propre catégorie particulière.

 

***

 

Beaucoup de Russes sont blancs. La plupart d’entre eux mangent avec un couteau et une fourchette, ils boivent de l’alcool, excellent dans la musique classique occidentale, la poésie, la littérature, les sciences et la philosophie.

Pour des yeux occidentaux, ils ont l’air « normaux », mais en fait, ils ne le sont pas.

Les Russes veulent toujours « autre chose », ils refusent de jouer selon les règles occidentales.
Ils exigent obstinément de rester différents et d’être laissés seuls.

Lorsqu’ils sont défiés, attaqués, ils se battent.

Ils frappent rarement en premier, ils n’envahissent presque jamais.

Mais lorsqu’ils sont menacés, agressés, ils se battent avec une détermination et une force immenses, et ils ne perdent jamais. Les villes et les villages se transforment en cimetières pour les envahisseurs. Ils sont des millions à mourir en défendant leur patrie, mais le pays survit. Et cela se répète encore et encore, puisque les hordes occidentales ont attaqué et brûlé les terres russes pendant des siècles, sans jamais en tirer la moindre leçon et sans renoncer à leur rêve sinistre de conquérir et de contrôler ce colosse fier et déterminé.

En Occident, ils n’aiment pas ceux qui se défendent, qui les combattent et surtout ceux qui gagnent.

 

***

 

C’est bien pire que ça.

La Russie a cette terrible habitude… non seulement celle de se défendre, elle et son peuple, mais de se battre pour les autres, protégeant les nations colonisées et pillées ainsi que celles qui sont injustement attaquées.

Elle a sauvé le monde du nazisme. Elle l’a fait au prix effrayant de 25 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, mais elle l’a fait ; avec courage, fierté et altruisme. L’Occident n’a non plus jamais pardonné à l’Union soviétique cette victoire épique, parce que tout ce qui est généreux et exige des sacrifices est toujours en conflit direct avec ses principes et par conséquent « extrêmement dangereux ».

Le peuple russe s’était dressé ; il avait combattu et gagné dans la Révolution de 1917 ; un événement qui a terrifié l’Occident plus que toute autre chose dans l’histoire, car il avait tenté de créer une société pleinement égalitaire, sans classes et aveugle à la couleur des races. Il a également donné naissance à l’internationalisme, un événement que j’ai récemment décrit dans mon livre The Great October Socialist Revolution : Impact on the World and the Birth of Internationalism.

L’internationalisme soviétique, immédiatement après la victoire dans la Seconde Guerre mondiale, a beaucoup aidé, directement et indirectement, des douzaines de pays de tous les continents à se lever et à affronter le colonialisme européen et l’impérialisme nord-américain. L’Occident et en particulier l’Europe n’ont jamais pardonné au peuple soviétique en général et aux Russes en particulier d’avoir aidé ses esclaves à se libérer.

C’est à ce moment-là que la plus grande vague de propagande de l’histoire humaine a vraiment commencé à déferler. De Londres à New York, de Paris à Toronto, un réseau complexe d’hystérie antisoviétique et secrètement antirusse a été lancé avec une force destructrice monstrueuse. Des dizaines de milliers de « journalistes », d’officiers du renseignement, de psychologues, d’historiens et d’universitaires ont été employés. Rien de ce qui était soviétique, rien de russe (à part des dissidents russes glorifiés et souvent « fabriqués ») n’a été épargné.

Les excès de la Grande Révolution socialiste d’Octobre et de la période précédant la Seconde guerre mondiale ont été systématiquement fabriqués, exagérés puis gravés dans les manuels d’histoire occidentaux et dans les récits médiatiques. Dans ces récits, il n’y avait rien sur les invasions et les attaques violentes venant d’Occident, visant à détruire le jeune État bolchevique. Naturellement, il n’y avait pas de place pour mentionner les cruautés monstrueuses des Britanniques, des Français, des Américains, des Tchèques, des Polonais, des Japonais, des Allemands, et d’autres.

Les opinions soviétiques et russes n’ont guère été autorisées à pénétrer dans le récit monolithique et unilatéral de la propagande occidentale.

Comme un troupeau de moutons obéissants, le public occidental a accepté la désinformation dont il était nourri. Finalement, de nombreuses personnes vivant dans les colonies occidentales et dans les « États clients » ont fait de même. Un grand nombre de peuples colonisés ont appris à se reprocher leur misère.

Puis l’événement le plus absurde, mais au fond logique, s’est produit : beaucoup d’hommes, de femmes et même d’enfants vivant en URSS ont succombé à la propagande occidentale. Au lieu d’essayer de réformer leur pays imparfait mais encore très progressiste, ils ont renoncé, ils sont devenus cyniques, agressivement « désillusionnés », corrompus et naïvement mais résolument pro-occidentaux.

 

***

 

C’était la première et très probablement la dernière fois dans l’histoire que la Russie a été défendue par l’Occident. C’est arrivé par la tromperie, les mensonges éhontés, la propagande occidentale.
Ce qui a suivi pourrait aisément être décrit comme un génocide.

L’Union soviétique a d’abord été bercée en Afghanistan, puis elle a été mortellement blessée par la guerre là-bas, par une course aux armements avec les États-Unis et par la dernière phase de propagande qui jaillissait comme de la lave de diverses stations radiophoniques hostiles financées par des États occidentaux. Bien entendu, les « dissidents » locaux ont également joué un rôle important.

Sous Gorbatchev, un « idiot utile » de l’Occident, les choses sont devenues extrêmement bizarres. Je ne crois pas qu’il ait été payé pour ruiner son propre pays, mais il a fait presque tout pour l’enfoncer ; précisément ce que Washington voulait qu’il fasse. Ensuite, devant le monde entier, une Union des républiques socialistes soviétiques puissante et fière est subitement entrée en agonie, puis a poussé un grand cri et s’est effondrée. Elle est morte douloureusement mais rapidement.

Une nouvelle Russie turbo-capitaliste, une Russie de bandits, pro-oligarque et confusément pro-occidentale était née. La Russie gouvernée par un alcoolique, Boris Eltsine ; un homme aimé et soutenu par Washington, Londres et d’autres centre de pouvoir occidentaux.

C’était une Russie totalement artificielle, malade – cynique et sans pitié, construite sur les idées de quelqu’un d’autre – la Russie de Radio Liberty et Voice of America, de la BBC, du marché noir, des oligarques et des multinationales.

Et l’Occident ose maintenant dire que les Russes « interfèrent » dans quelque chose à Washington ?

Sont-ils fous ?

Washington et d’autres capitales occidentales n’ont pas seulement « interféré », elles ont ouvertement taillé l’Union soviétique en pièces puis ont commencé à donner des coups de pied à la Russie qui était à ce moment-là à demi-morte. Tout cela est-il oublié ou le public occidental est-il de nouveau totalement « inconscient » de ce qui s’est passé pendant ces jours sombres ?

L’Occident a continué à cracher sur le pays appauvri et blessé, il a refusé d’honorer les accords et les traités internationaux. Il n’a offert aucune aide. Les multinationales se sont déchaînées et ont commencé à « privatiser » les entreprises publiques russes, en volant fondamentalement ce qui avait été construit par la sueur et le sang des ouvriers soviétiques, pendant de longues décennies.

Interférence ? Permettez-moi de le répéter : c’était une intervention directe, une invasion, la capture des ressources, un vol éhonté ! Je veux lire et écrire à ce propos, mais on n’en entend pas beaucoup parler, n’est-ce pas ?

On nous dit maintenant que la Russie est paranoïaque, que son président est paranoïaque ! L’Occident ment sans sourciller en prétendant qu’il n’a pas essayé d’assassiner la Russie.

Ces années-là… Ces années pro-occidentales où la Russie est devenue un semi-État client de l’Occident, ou plutôt une semi-colonie ! Aucune pitié, aucune compassion ne venait de l’étranger. Beaucoup de ces idiots – des intellectuels de cuisine de Moscou et des provinces – se sont subitement réveillés, mais c’était trop tard. Beaucoup d’entre eux n’avaient subitement rien à manger. Ils ont obtenu ce qu’on leur a dit de demander : « leur liberté et leur démocratie » occidentales et le capitalisme de style occidental. Ou en résumé : l’effondrement total.

Je me rappelle bien comment c’était « alors ». J’ai commencé à retourner en Russie, horrifié, travaillant à Moscou, Tomsk, Novossibirsk, Leningrad. Les universitaires de la ville scientifique d’Akadem Gorodok à l’extérieur de Novossibirsk vendaient leurs bibliothèques dans le froid glacial, dans les sombres passages souterrains du métro de Novossibirsk… Les ruées sur les banques… Les vieilles personnes retraitées mourant de faim et de froid derrière de lourdes portes de béton… Les salaires non versés et les mineurs, les enseignants affamés…

La Russie sous l’étreinte mortelle de l’Occident, pour la première et, espérons-le, pour la dernière fois !

La Russie dont l’espérance de vie a subitement chuté aux niveaux de l’Afrique sub-saharienne. La Russie humiliée, sauvage, dans une douleur terrible.

 

***

 

Mais ce cauchemar n’a pas duré longtemps.

Et ce qui s’est passé – ces brèves mais terribles années sous Gorbatchev et Eltsine, mais par dessus tout sous le diktat occidental – ne seront jamais oubliées, ni pardonnées.

Les Russes savent parfaitement ce qu’ils ne veulent plus !

La Russie s’est de nouveau levée. Immense, indignée et déterminée à vivre sa propre vie, à suivre sa propre voie. D’une nation appauvrie, humiliée et dévalisée, soumise à l’Occident, le pays a évolué et, en quelques années, la Russie libre et indépendante a rejoint une fois de plus les rangs des pays les plus développés et les plus puissants de la planète.

Et comme avant Gorbatchev, la Russie est de nouveau en mesure d’aider les nations qui subissent les attaques injustes et violentes de l’Empire occidental.

L’homme qui est à la tête de cette renaissance, le président Vladimir Poutine, est dur, mais la Russie est soumise à de grandes menaces et le monde aussi – ce n’est pas le moment de faiblir.

Le président Poutine n’est pas parfait (qui l’est vraiment ?), mais il est un vrai patriote et, j’ose le dire, un internationaliste.

Maintenant, l’Occident, une fois de plus, hait à la fois la Russie et son dirigeant. Ce n’est pas étonnant ; la Russie invaincue, forte et libre est le pire ennemi imaginable de Washington et de ses lieutenants.

C’est ainsi que l’Occident le ressent, pas la Russie. Malgré tout ce qu’on lui a fait, malgré les dizaines de vies perdues et ruinées, la Russie a toujours été prête au compromis, et même à pardonner sinon à oublier.

 

***

 

Il y a quelque chose de profondément pathologique dans le psychisme de l’Occident. Il ne peut accepter autre chose qu’une soumission totale et sans condition. Il faut qu’il contrôle, qu’il soit responsable et aux commandes ; il doit se sentir exceptionnel. Même lorsqu’il assassine et ruine la planète entière, il insiste pour se sentir supérieur au reste du monde.

Cette foi dans son exceptionnalisme est la vraie religion occidentale, beaucoup plus que le christianisme même, qui n’y a pas joué un rôle vraiment important depuis des décennies. L’exceptionnalisme est fanatique, il est fondamentaliste et incontestable.

Il insiste également sur le fait que son récit est le seul disponible dans le monde. Que l’Occident est considéré comme un guide moral, un phare du progrès et le seul juge et gourou compétent.

Les mensonges s’empilent sur les mensonges. Comme dans toutes les religions, plus la pseudo-réalité est absurde, plus les méthodes utilisées pour la défendre sont brutales et extrêmes. Plus les fabrications sont risibles, plus les techniques utilisées pour supprimer la vérité sont puissantes.

Aujourd’hui, des centaines de milliers d’« universitaires », d’enseignants, de journalistes, d’artistes, de psychologues et d’autres professionnels grassement payés, dans toutes les parties du monde, sont employés par l’Empire. Dans deux buts seulement : glorifier le récit occidental et discréditer tout ce qui y fait obstacle, qui ose le contester.

La Russie est l’adversaire le plus haï de l’Occident, avec la Chine, ce proche allié la suivant de près.

La guerre de propagande déclenchée par l’Occident est si folle, si intense, que même certains citoyens européens et nord-américains commencent à remettre en question les histoires provenant de Washington, de Londres et d’ailleurs.

Où que l’on se tourne, il y a un énorme mélange de mensonges, de demi-mensonges, de demi-vérités ; un marais complexe et impénétrable de théories du complot. La Russie est attaquée pour s’être ingérée dans les affaires intérieures américaines, pour défendre la Syrie, pour soutenir des nations sans défense et victimes d’intimidations, pour avoir ses propres médias puissants, pour doper ses athlètes, pour être toujours communiste, pour ne plus être socialiste. Bref, pour tout ce qui est imaginable et inimaginable.

La critique du pays est si exhaustive et si grotesque qu’on commence à se poser des questions très légitimes : « Et le passé ? Qu’en est-il du récit occidental sur le passé soviétique, en particulier la période post-révolutionnaire et la période entre les deux guerres mondiales ?

Plus j’analyse cette propagande occidentale contemporaine antirusse et antichinoise, plus je suis déterminé à étudier et à écrire sur le récit occidental de l’histoire soviétique. Je projette vraiment d’enquêter sur ces questions à l’avenir, avec mes amis, des historiens russes et ukrainiens.

 

***

 

Aux yeux de l’Occident, les Russes sont des « traîtres ».

Au lieu de se joindre aux pilleurs, ils ont été aux côtés des « damnés de la terre », dans le passé comme aujourd’hui. Ils ont refusé de ventre leur Patrie et de réduire leur propre peuple en esclavage. Leur gouvernement fait tout ce qu’il peut pour rendre la Russie autosuffisante, pleinement indépendante, prospère, fière et libre.

Rappelez-vous que « liberté », « démocratie » et beaucoup d’autres termes ont des significations totalement différentes dans des parties distinctes du monde. Ce qui se passe en Occident ne pourrait jamais être qualifié de « liberté » en Russie ou en Chine, et vice versa.

Les sociétés frustrées, en train de s’écrouler, atomisées et égoïstes d’Europe et d’Amérique du Nord n’inspirent même plus leurs propres peuples. Ils sont des millions chaque année à fuir en Asie, en Amérique latine et même en Afrique. Pour échapper à la vacuité, au vide de sens et à la froideur émotionnelle. Mais ce n’est pas l’affaire de la Russie ou de la Chine de leur dire comment vivre ou ne pas vivre !

En attendant, les grandes cultures comme la Russie et la Chine n’ont pas besoin et ne veulent pas que les Occidentaux leur disent ce qu’est la liberté et ce qu’est la démocratie.

Elles n’attaquent pas l’Occident et attendent la même chose en retour.

C’est vraiment embarrassant que les pays responsables de centaines de génocides, de l’assassinat de centaines de millions de personnes sur tous les continents osent faire la leçon aux autres.
De nombreuses victimes ont trop peur de parler.

Pas la Russie.

Elle est posée, courtoise, mais totalement déterminée à se défendre si nécessaire ; elle-même et beaucoup d’autres humains vivant sur cette planète superbe mais aux cicatrices profondes.

La culture russe est immense : de la poésie et de la littérature à la musique, au ballet à la philosophie…

Les cœurs russes sont doux, ils fondent facilement lorsqu’on les aborde avec amour et gentillesse. Mais lorsque des millions de vies innocentes sont menacées, les cœurs et les muscles des Russes deviennent rapidement de pierre et d’acier. Dans de tels moment, où seule la victoire pourrait sauver le monde, les poings russes sont durs, et il en va de même pour l’armure russe.

Rien n’égale le courage russe dans l’Occident sadique mais lâche.

Irrévocablement, l’espoir et l’avenir se déplacent vers l’Est.

Et c’est pourquoi la Russie est désespérément haïe par l’Occident.

André Vltchek

Traduit de l’anglais par Diane Gillard pour Investig’Action

Source : Journal-Neo


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40 réactions à cet article    


  • leypanou 7 janvier 11:25

    Au lieu d’essayer de réformer leur pays imparfait mais encore très progressiste, ils ont renoncé, ils sont devenus cyniques, agressivement « désillusionnés », corrompus et naïvement mais résolument pro-occidentaux 

     : il est certain que si chacun fait sa part du boulot, le monde changera plus rapidement pour le bien de tous.

    Merci Roman pour cet article très instructif : je lis régulièrement A Vltchek sur New Eastern Outlook, dont je conseille aussi la lecture de « dans la plupart des colonies occidentales, aucun point de vue alternatif n’est autorisé, et les victimes s’en prennent à elles-mêmes ».


    • Paul Leleu 7 janvier 18:04

      @leypanou

      on peut lire le très bon livre de Svetlana Alexievitch « la Fin de l’homme rouge », pour entendre enfin des soviétiques parler de l’URSS... un magnifique bouquin... plein de nuances...

      selon l’ONU, dans les années 1990, l’irruption de la liberté démocratique et gentille en URSS a provoqué 3 millions de morts et 10 millions de disparus... je ne vois guère la différence avec les pires moments des purges staliniennes de 1937...

      En 1996, le candidat communiste stalinien Guennadi Ziouganov avait gagné les élections... mais on a trafiqué les résultats, car le peuple avait « mal voté »... imaginez ! ... les russes votant communiste !!! Ca la fichait mal !!!

      En 2015, un sondage révélait que 56% des ex-soviétiques regrettaient l’URSS... ce qui correspond aux sentiments que je peux entendre de ces gens autour de moi...


    • Alren Alren 8 janvier 18:08

      @Paul Leleu

      Merci pour votre commentaire qui m’apprend quelque chose que j’ignorais totalement.
      Il est clair maintenant que Gorbatchev, très impopulaire en Russie, a trahi son peuple tout comme Tsipras en Grèce.


    • popov 7 janvier 12:08

      @roman_garev

      Merci pour cet article de Vltchek et meilleurs vœux pour 2019

      Pendant la guerre froide, on entendait souvent des gens dire avec le sourire en coins de ceux qui pensent faire un bon mot : « on vit beaucoup mieux dans l’enfer capitaliste que dans le paradis soviétique ».

      Les gens vivaient effectivement plus confortablement en Europe occidentale et en Amérique du Nord que dans l’URSS. Ce que les gens oubliaient, c’est que le monde dit « libre » comprenait aussi l’Amérique Latine, l’Afrique et une grande partie de l’Asie où la vie était misérable pour le plus grand nombre. Si on avait fait la moyenne du niveau de vie dans ce « monde libre », je ne suis pas sûr qu’il était meilleur que dans l’Union Soviétique et ses pays satellites.

      Une autre chose qu’il ne faut pas oublier, c’est que les avancées sociales observées en Europe Occidentale après la seconde guerre mondiale étaient dues en grande partie à la « menace » soviétique. Le patronat avait tellement la frousse de voir les travailleurs se tourner en masse vers les divers PC, qu’ils leur ont consenti une part plus grande du gâteau. Maintenant que l’URSS n’est plus, on voit le patronat essayer, avec succès, de reprendre cette part du gâteau.


      • leypanou 7 janvier 12:14

        @popov
        Le patronat avait tellement la frousse de voir les travailleurs se tourner en masse vers les divers PC, qu’ils leur ont consenti une part plus grande du gâteau

         : réflexion on ne peut plus pertinente.


      • Paul Leleu 7 janvier 18:00

        @popov

        très bien résumé... en 2015, l’ONU éstimait à 10 millions le nombre de morts annuels de la faim dans le monde capitaliste...

        pourtant les greniers sont pleins... mais comme il faut spéculer pour faire monter les cours à la bourse agricole de Chicago, alors on ne distribue pas la nourriture... l’Holodomor c’est de la rigolade à côté des horreurs bourgeoises et libérales... mais les petits occidentaux, appartchiks du système, continuent de nier le système quasi-nazi dans lequel ils vivent...

        un jour, sur A-Vox, un type m’a dit que « ça n’a rien à voir, ils ne meurent pas de faim mais de malnutrition » !!!!! ...Vous apprécierez la nuance...


      • Abou Antoun Abou Antoun 7 janvier 23:26

        @leypanou
        réflexion on ne peut plus pertinente.
        Tout à fait d’accord !


      • popov 7 janvier 12:59

        Le comble de la paranoïa anti-russe :

        Macha et l’ours « un danger pour la sécurité nationale estonienne »


        • JC_Lavau JC_Lavau 7 janvier 13:49

          Plus on est flous dans ses têtes, plus on a d’inavouables à camoufler, et plus on a besoin d’un ennemi à charger de tous les péchés.


          • V_Parlier V_Parlier 9 janvier 21:36

            @ledo
            L’ennemi désigné pour le « monde libre » ce sont les russes. Donc ça a bien un sens. Pour ce qui est de l’article lui-même : 80% d’excellent, mais j’aurais à redire sur cette tendance à prétendre que l’Occident seul a colonisé et réduit en esclavage Afrique etc..) Or il a simplement été le dernier à reprendre le dessus ; c’est tout.

            En revanche, l’hypocrisie de l’Occident actuel est bien réelle mais elle repose justement sur cette façon paradoxale qu’ont nos dirigeants actuels de nous faire porter le fardeau des forfaits de nos dirigeants du passé, nous imposant cette opération « haine de soi » alors qu’ils continuent d’oeuvrer pour la néocolonisation : C’est pire car on n’a même plus la moindre responsabilité d’entretien de ses colonies. C’est de la pure destruction et du pillage indirect, sans qu’il n’y ait d’ailleurs de réel intérêt à long terme pour le citoyen moyen. (Ca relève plutôt d’une course contre la montre pour retarder l’écroulement).


          • eric 7 janvier 14:19

            « Même » la propagande officielle du Gouvernement russe ne va pas aussi loin dans la simplification, la caricature. Toute l’histoire de la Russie est celle de « l’unification des terres russes ». Toutes les anciennes républiques soviétiques devenues independantes, sont des ex terres colonisées. En Tchétchénie, un siècle de guerres ou à chaque fois, cela cesse en gros quand il n’y a plus d’hommes en âge de combattre vivants. Cela reprend quand les enfants ont grandis. En Abkhazie, un tiers de massacrés, un tiers qui fuit en Turquie, au proche Orient. Un tiers qui « décide spontanément » de se convertir à la sainte orthodoxie et de se soumettre à la Russie. En Pologne, le projet affiché c’était d’éradiquer langue polonaise et catholicisme. Les éléments de démographie donné ici sont du même acabit. Un grand n’importe quoi. La catastrophe a tellement commencé sous le socialisme que c’est même cela qui a permis a Todd, au début des années 70 de prévoir l’effondrement de ce dernier. Il y a des tas de choses positives et négatives en Russie. Plein de spécificités passionnantes. C’est essentiellement, comme dirait le Général de Gaulle, un pays de race blanche, de culture Gréco latine et de religion judeo chrétienne. Il y a plus en commun entre un Italien et un russe, qu’entre un français et un finlandais. Les tenants d’une Russie asiatique, devrait voir comme les russes se sentent proche des Chinois ou des Bulgares. Qui connait les films de Kusturitza, voit que certains aspects slaves dont partagés par des tas de peuple hors Russie. Bref, un machin de plus dans la très longue série des articles super pro ou anti russe, fondés sur une profonde méconnaissance de de pays....


            • Michel Maugis Michel Maugis 7 janvier 15:43

              @eric

              « Toutes les anciennes républiques soviétiques devenues independantes, sont des ex terres colonisées. »

              Affirmation gratuite.

              C’est certainement ce que vous auriez souhaité, un peu comme l’ont vraiment fait la France et l’UK. Ça serait plus simple comme explication.

              Cependant, vous devriez analyser les IDH du PNUD en ce qui concerne les 
              ex colonies françaises et les ex.« colonies » russes. Comparez !!! Il n’y a pas photos.

              Dans un futur proche, vous serez capable de mesurer la grande évolution des pays comme la Pologne et les pays baltes depuis leurs annexions par le FUKUS.

              La Russie s’est libérée de ces boulets que l’Otanazie s’est empressé d’annexer !!
              On va rire. 

              La prospérité les guette. Regardez l’Ukraine, où les habitants ex« colonisés » fuient vers l’ ex-« colonisateur ».

              J’augure des révolutions dans certains de ces ex-« colonies », des révolutions d’anti-couleur, si vous voyez ce que je veux dire.

              Votre idéologie raciste de l’anti-communisme aux plusieurs centaines de millions de morts est à la débâcle.


            • eric 8 janvier 11:58

              @Michel Maugis Historiquement, Samarkande, c’est pas Ouagadougou. Mais ce genre de nuances, chez quelqu’un qui prend le communisme pour une race... Les ukrainiens migrent partout. A l’ouest comme a l’est, et depuis la perestroika. C’est pour cela que dans les familles, pendant les vacances, ils peuvent comparer et que le pays choisit l’Occident. Les Russes eux ont moins de choix. Ils migrent massivement à l’ouest.


            • Michel Maugis Michel Maugis 8 janvier 13:08

              @eric

              Curieuse réponse qui ne répond à rien !. Mon commentaire concernait le prétendu colonialisme de la Russie par rapport à celui bien réel de la France et la GB 


            • eric 8 janvier 19:14

              @Michel Maugis

              Il n’y a pas matière à réponse, en évoquant le niveau de développement des ex colonies russes par comparaison avec les nôtres, et donc en le portant explicitement au crédit du colonisateur russe, vous validez l’idée qu’il s’agissait bien de colonies.....du reste, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les « pieds noirs » russes, qui ont commencé à refluer sous Brejnev, continuent leur rapatriement. Mieux, le mouvement touche aussi les provinces pas encore décolonisees. Ainsi, dans le Caucase, il y a des régions où il ne reste que les retraités russes. Je vous écrit depuis Vilnius. Ici, ils ont presque totalement éliminés les séquelles du socialisme. Il est vrai qu’en Russie, les élites sont restées les mêmes. Ce sont les petits enfants des tortionnaires bolcheviques qui gèrent souvent le pays. Ceci explique un retard au développement. Ainsi, les premières pub commerciales avec des boîtes étrangères, ce fut avec Vorochilov. Comme admirateur du fascisme soviétique, vous devez connaître le grand père ou père, j’ai oublié...


            • Michel Maugis Michel Maugis 8 janvier 23:50

              @eric

              « en évoquant le niveau de développement des ex colonies russes par comparaison avec les nôtres, et donc en le portant explicitement au crédit du colonisateur russe, vous validez l’idée qu’il s’agissait bien de colonies... »

              Vous n’avez rien démontré. et avez menti, rien d’étonnant, c’est à la mode pour les tenants de l’idéologie aux plusieurs centaines de millions de morts, ceux du capitalisme impérial du FUKUS, pardon ceux de l’oxymoron de la démocratie bourgeoise, qui se prend pour la communauté internationale.

              Mais il est possible que vous ne soyez pas capable de lire.
              Je n’ai jamais comparé les niveaux de développements des colonies Russes et des colonies françaises et Anglaises. J’invoquais les ex-« colonies » russes.
              Voyez vous la différence ? Employer des guillemets est une manière d’user des termes de l’adversaires pour justement démontrer qu’ils sont incorrects.
              NON, les pays anciennement socialistes n’étaient pas des colonies de l’URSS, pour les raisons bien simples qu’ils étaient des pays garantissant la protection de l’URSS devant le FUKUS. Comme tout le monde sait, on vivait mieux dans ces pays qu’en URSS même. l’URSS a très grandement participer à la reconstruction de ces pays.
              Et comme je l’ai fait sous entendre dans mon commentaire précédent, attendez quelques années encore, et vous allez voir que ces pays sont maintenant des vrais colonies pour le FUKUS.

              Maintenant à vous référez en permanence à la « tyrannie » de l’ex URSS ou du communisme, vous validez et reconnaissez correct les tyrannies de votre idéologie, qui elle, à la différence de la mienne qui se maintient au « 100 millions de morts », continue de promouvoir partout dans le monde des crimes, des génocides, des blocus, pour que ses adeptes se sentent heureux, avec un niveau de vie criminel, acquis par l’exploitation du reste du monde.

              Ce qui explique pourquoi, les adeptes de cette idéologie cherche une troisième guerre mondiale, et à en rendre responsable la Russie et la Chine..le communisme en quelle sorte.

              Rien de changer sous le soleil. La lutte des classes continue, et vous avez choisi votre camp


            • eric 9 janvier 11:37

              @Michel Maugis

              Je ne suis pas le seul. Les mouvements de population ont toujours été dans le sens d’une fuite depuis les pays socialistes vers les pays qui ne l’étaient pas. Je pense que ce n’était pas unique des questions de niveau de vie et de liberté. Il y avait également l’exigence intellectuelle. C’est fatiguant de vivre sous des régimes où la Vulgate interdit de penser. Par exemple, vous qui confondez anti communisme et racisme.....ce qui est une pensée par elle même raciste. Et vous parlez d’oxymore.... Enfin, vous avez l’honnêteté de reconnaître que le socialisme, par sa disparition progressive, prouvé qu’il était une forme de vie inadaptée...


            • cathy cathy 7 janvier 14:45

              Mais de quel occident vous parlez ? Au 19e siècle la « Russie » de l’Est était viking et slave. Moscou était une ville asiatique mais St Petersbourg (Pierre) était occidentale. Les bolcheviks ont changé la donne en massacrant 66 millions d’êtres humains. J’espère également que vous êtes au courant que le peuple occidental est totalement déconnecté du pouvoir et que la boucherie a eu aussi lieu chez nous.


              • CN46400 CN46400 8 janvier 11:58

                @cathy
                « Les bolcheviks ont changé la donne en massacrant 66 millions d’êtres humains »
                On est loin des 100 millions, ils sont où les 34 millions manquants.....


              • Michel Maugis Michel Maugis 7 janvier 14:48

                Mais ma parole, c’est Michel Maugis qui a écrit cela ?

                Non bien sûr, Mais c’est exactement ma pensée et confirme ce que j’ai toujours dit 

                La Russie d’aujourd’hui est toujours marxiste et gouvernée par des communistes.

                Vive Lenine, Vive Staline, Vive Poutine !!


                • Shaw-Shaw Shawford 7 janvier 14:59

                  @Michel Maugis

                  Et welcome MY BACHAR !

                  Be good Johnny, more than ever !

                  Bon pour Pierre LE CORF, il serait temps qu’il lui soit fait bonne presse en France !

                  Allez, au taff !


                • Arthur S François Pignon 7 janvier 16:09

                  Personne ne conteste que les Russes soient eux-mêmes des occidentaux, héritiers de Cyrille et Méthode, co-patrons de l’Europe avant Saint-Benoit.

                  Ce que décrit ce texte n’est pas la réalité, mais la propagande véhiculée par les dirigeants de la plupart des pays les plus riches pour décourager leurs peuples de suivre l’exemple des bolchevistes. L’épouvantail a été tellement peaufiné par le Mc Cartisme puis par l’OTAN et Gladio que même après l’implosion de l’URSS, les stratèges de la CIA ont continué à tirer sur la ficelle, le « terrorisme islamiste » n"étant pas un moteur aussi puissant pour leur intox que la rivalité avec l’autre grande puissance qui rivalisait en nombre d’ogives nucléaires et en matière de conquête de l’espace. On vit sur des mythes.

                  Les peuples, eux, n’ont rien à gagner à cette course à l’échalote, et ils ne sont pas dupes.

                  De toutes façons, la Chine est en train de prendre toute seule le rôle qui était celui de l’URSS, à moins qu’elle ne vise le rôle des UAS eux-mêmes.


                  • À rebours 7 janvier 16:11

                    L’article que vous présentez est empli de ces outrances poétiques du nationalisme naissant, par quoi sont passées la France et l’Allemagne au 19ème siècle. C’est ainsi que se bâtissent les nations. Et nous pouvons regarder avec tendresse la Russie reprendre le cours de son histoire longtemps paralysé et renouer avec, par exemple, certaines diatribes anti-françaises de Dostoievski. La nation adolescente doit s’affirmer. Et aussi les Russes de l’époque de Dostoievski étaient avec les Français comme les Français d’aujourd’hui avec les Américains. Toutes les élites n’y voyaient que par la France. C’est juste magique comme disent les créatures françaises du dehors et U.S du dedans.

                    Soyons sérieux : ce n’est pas l’Occident qui déteste la Russie mais la mafia bancaire qui contrôlait les U.S.A. il y a peu encore, et qui garde en grande partie les moyens de contrôler l’opinion. Cette mafia a travaillé dans la durée à dissoudre la classe politique et les moeurs de son pays pour y opérer un asservissement total des masses. La même chose nous arrive en France de manière accélérée depuis 2007.

                    La France, qui représentait un contre-modèle parfait par rapport aux U.S.A de Reagan était également particulièrement vomie par la presse atlantiste. Globalement, tout pays qui a une classe politique qui ne soit pas que purement décorative et qui travaille plus ou moins dans l’intérêt général sera vomi .

                    Parce que l’on ne peut se permettre de laisser subsister un contre-modèle qui, s’il s’avère plus efficace, provoque mécaniquement la disparition du modèle, même sans intention belliqueuse. Les mondialistes sont conscients que leur modèle ne peut durer en face d’un modèle servant l’intérêt général, d’où les torrents de haine. Ils seront de plus en plus haineux à mesure qu’ils perdent pied et prendront des mesures inspirées par la pure démence/panique du genre pacte de Marrakech.

                    Trump vient changer la donne en ce qu’il est le premier président américain depuis Nixon à représenter une forme d’intérêt général. Il est vomi autant que la glorieuse Russie.


                    • Laulau Laulau 7 janvier 16:41

                      Peut être un peu trop élogieux, mais les sentiments sont ce qu’ils sont.....

                      En tous cas, beaucoup de vérités dans cet article.


                      • MagicBuster 7 janvier 16:59

                        Jusqu’à présent c’est le meilleur article de l’année !!!

                        Bonne année 2019


                        • Xenozoid Xenozoid 7 janvier 17:08

                          j’aime bien Vitchek(tres anti imperialist),j’ai déja traduis un de ses articles et sur la responsabilite de l’imperialisme economique japonais en indonésie,et la catastrophe humaine, en opposition a catastrophe naturelle, a kalimantan (borneo)...

                          Merci de mettre celui la déja traduis,


                          • Xenozoid Xenozoid 7 janvier 17:20

                            @Xenozoid

                            dans un autre article il explique comment l’impérialisme japonais aussitot accepté dans le « clan ». a de suite mis le point avec la guerre russo japonaise (1905), mais déja avant quand l’occident faisait des millions de morts en chine,avec les guerre de l’opium( l’afganistan) inclu, on parlais aussi de mandchouriate candidate qui approchait lá ou l’ouest ne pouvait pas allez,corée etc...

                            bref tres bon journaliste/historien aussi


                          • leypanou 7 janvier 17:24

                            @Xenozoid
                            Salut Xeno.
                            de l’anglais en hollandais ? est-ce cet article non ?


                          • Xenozoid Xenozoid 7 janvier 17:42

                            @leypanou

                            c’etait de anglais en français,ici, mais il a fait un documentaire dessus

                            il parle des gillet jaunes aussi


                            What if protesters in Paris win, and the French government gives in to all their demands ?

                            What if taxes are reduced, wages increased, President Macron steps down ?

                            I am not talking only about the fuel tax ; attempts to impose it have been already abandoned. I am not talking about increase of the minimum wage – the government already agreed to rise it by 100 euro per month.

                            What I am talking about are real, fundamental changes which many protesters seem to be desiring : substantial tax reduction for the majority of French citizens, generous increase in wages and enhancement of social benefits for all.

                            So, if the Yellow Vests manage to win all this, then what will happen ? Who would benefit ? But also, who would lose ?

                            *

                            One of my readers recently wrote to me that France should reduce its military budget and from those billions of euro saved, could easily finance demands of the protesters.

                            Another reader wrote that the richest citizens of France (or call them ‘elites’) should be taxed heavily, and the money saved in this way could be then distributed among the poor and the lower middle class.,,,,, la suite ici


                          • leypanou 7 janvier 18:06

                            @Xenozoid

                            ok merci, cela fait très longtemps que je ne suis pas allé sur ICH et je n’y ai pas fait attention quand il est paru sur NEO ;
                            article intéressant en tout cas.

                            Je viens de lire la suite : de toute façon, je suis ok à 100% avec A Vltchek sur la question.


                          • Xenozoid Xenozoid 7 janvier 18:20

                            @leypanou

                            de rien et salut a toi aussi


                          • velosolex velosolex 7 janvier 17:51

                            Émergent quelques réalités. Je ne dirais pas « vérités », celle ci n’étant que de l’ordre de l’ailleurs, dans ce monde de mensonge et de manipulation, où l’auteur met sa petite contribution, pour ceux qui ne connaissent pas trop l’histoire. Sans doute le russe se sent il persécuté, et il est certain que la façon dont l’ex urss s’est trouvé bradée honteusement après 90 n’y est pas pour rien. Pas d’autre exemple où un empire s’est effondré comme un château de sable, miné de l’intérieur autant que de l’extérieur. L’occidental en resta autant éberlué que le russe. Pour mon compte je me sentis un peu triste et inquiet de cet effondrement, présageant qu’il y avait comme un malentendu dans ce putsch silencieux et effarant, et que l’abandon de cet alter ego allait déchaîné un capitalisme mortifère et plein de morgue, qui avait perdu toute opposition....Gorby était autant apprécié en occident qu’il devint détesté en Russie... Après 90, en Russie, l’opportunisme des uns, faisant leur fortune sur les décombres de l’état, sont à l’opposé de ceux qui refusèrent de voir sombrer un idéal qui avait sans doute bien des défauts, mais qui était à la fois encore une promesse, leur passé, leur culture et une vraie puissance. « la russie a sauvé le monde... » ?...Un fait, c’est sûr, mais qui n’est du qu’à l’impératif absolu de survivre, face aux hordes nazies. Staline avait décapité deux ans avant l’armée rouge de ses cadres, dans les grandes purges, et le sauvetage de l’Europe fut la conséquence du combat de l’urss pour se simple survie. Alors oui rendons hommage à ces glorieux combattants, en se désespérant malgré tout que beaucoup quand ils ne tombèrent pas, finirent au goulag, pour la simple raison qu’ils avaient été faits prisonniers, par exemple. Difficile de passer aux oubliettes toutes les victimes du totalitarisme stalinien. Pourtant, l’urss resta un espoir pour beaucoup, tant la désinformation était patente, tant l’envie de croire au mensonge était grand ; en occident autant qu’en Russie ; Je viens de lire l’excellent livre de Vassilia Alexevitch « la chute de l’homme rouge », qui est une plongée dans le quotidien des russes, dans leur imaginaire, dans leur culture, et dans cette utopie qui se dérégla rapidement, au point que des auteurs comme Vassili Grossman, dans « vie et destin » ( ex combattant de stalingrad) en vinrent à faire de ce système totalitaire avec celui de l’Allemagne nazie. Bien sûr, le russe est un européen, et bien des Français sont en sympathie avec cette grande culture, et ses géants, et son âme. Je rêve d’une grand Europe, plus grande que celle qui va de l’atlantique à l’oural, et qui se ferait sur l’addition des cultures au lieu de leur opposition. 


                            • roman_garev 7 janvier 20:24

                              @Shawford
                              Ha-ha, voilà un exemple de haine impuissante...


                            • Xenozoid Xenozoid 7 janvier 20:26

                              @roman_garev

                              c’est toi le maitre du jeux relax....tovarich


                            • grangeoisi grangeoisi 7 janvier 18:34

                              Veuillez donner un 1e chacun au FSB, adresse Moscou ça arrive toujours. C’est pour payer les affidés un peu en panne d’idées pour la propagande habituelle alors que les restrictions qui approchent à grands pas vont restreindre les salaires.

                              Figure toi que les Russes on les aime mais on attend toujours la dem du colonel et des élections avec les résultats autres que les moscovites de la belle époque !


                              • Jean Keim Jean Keim 7 janvier 19:42

                                Le pays, la nation, le drapeau ne sont que des concepts sans beaucoup de consistance sinon par notre adhésion aux idées qu’ils véhicules.

                                La terre de notre naissance, si nous y vivons suffisamment longtemps, nous façonne, non pas seulement par la culture autochtone, mais également par les paysages, ainsi que les énergies subtiles et les imprégnations rémanentes d’événements passés, toutefois les nations modernes ne sont le plus souvent que des constructions artificielles, définir spécifiquement un peuple russe me semble très incertain.

                                .


                                • cilaos 7 janvier 20:52

                                  J’invite tout le monde à lire ou relire le livre de René Rémond ’l’ancien régime et la révolution" ils y trouveront l’histoire du despotisme éclairé ou l’aventure de la Russie qui a suivi cette voie par opposition à ceux (Angleterre mise à part) qui ont suivi l’absolutisme bonne année à tous 


                                  • xana 7 janvier 22:42

                                    Ca ne paraît un peu sommaire, mais dans l’ensemble c’est parfaitement exact.


                                    • Homphilo 8 janvier 01:12

                                      La russie est brocardée encore d avantage car elle se redresse aprés son effondrement du au collectivisme.effondrement qui a fait croire aux occidentaux qu ils etaient les maîtres du monde. Mais voila avec l energie du peuple russe et un dirigeant diplomate intelligent et nationaliste la fédération de russie devient grande face à un occident en bout de souffle


                                      • baldis30 9 janvier 09:59

                                        @Homphilo

                                        bonjour,
                                         eh oui ... à tel point qu’on se prend à chanter sur un air bien connu ... :
                                         « Poutine si tu continues, si tu viens ici ....tu seras élu  »
                                        Les occidentaux n’apprécient absolument pas la dynamique du mouvement, incapables de faire le constat de l’état initial et de la vitesse d’évolution ... Le Coran leur va si bien dans son fixisme...et son application en bien des lieux ...

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