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Pourquoi les politiques obtiennent souvent des résultats opposés aux intentions affichées

Début Février, Eric Zemmour dans une rubrique assez drôle sur RTL a parlé du « Théorème d’Hidalgo ». Attaquant durement la maire de Paris, il a expliqué qu’elle obtenait en politique exactement l’inverse des objectifs qu’elle avait proclamés : elle voulait faire de Paris une ville sans embouteillage et pollution, la ville est plus embouteillée que jamais et la pollution ne donne pas de signes de déclin, une ville propre et les rats se mettent à pulluler et deviennent visibles dans la journée, une ville où les femmes peuvent se promener partout en toute sécurité et elles doivent éviter de fréquenter certains cafés du côté de la porte de la Chapelle et subissent de plus en plus de remarques sexistes.

Mais ce phénomène ne concerne pas particulièrement Madame Hidalgo mais se retrouve beaucoup plus généralement en politique.

Malgré toutes ses bonnes intentions écologiques et féministes, la maire de Paris pouvait prévoir qu’en restreignant la circulation dans Paris, en particulier en fermant certaines voies, cela ne diminuerait pas forcément le nombre de voitures venant dans la capitale et pouvait en conséquence ralentir le trafic et augmenter la pollution, elle pouvait prévoir qu’avec la venue de populations d’origine culturelle non- européenne dans certains quartiers, les relations homme-femme dans l’espace public ne seraient pas forcément facilitées mais on aurait tort de faire de Madame Hidalgo un bouc émissaire, elle est loin d’être un exemple isolé.

Hollande avant son élection déclarait lors d’un rassemblement de la gauche « mon ennemi, c’est la finance » et promettait de revoir sérieusement avec A Merckel le traité budgétaire européen pour avoir plus de liberté en matière économique avant d’être ramené à la réalité d’un pays qui doit emprunter chaque mois des milliards sur les marchés internationaux avec une dette autour de 2000 milliards et de renoncer dans les premiers mois de son quinquennat, à toute confrontation avec ses partenaires européens et en particulier l’Allemagne sur le plan de la politique économique européenne. Tout au long de son quinquennat, il a répété que la courbe du chômage allait s’inverser sans résultat probant et surtout sans vraiment s’attaquer aux causes structurelles du chômage en France.

A une époque lointaine « que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », François Mitterrand promettait déjà la « rupture avec le capitalisme » avec un programme commun de gouvernement avec les communistes avant de faire un virage à 180° avec le remplacement de Mauroy par Delors comme premier ministre et un programme d’austérité un peu plus d’un an après son élection.

Candidat à la présidentielle en 1980, il dénonçait avec virulence, les inégalités et injustices sociales sous la présidence de son concurrent, Giscard d’Estaing, et promettait qu’avec un président socialiste, tout cela changerait. Après un septennat et demi de Mitterrand, le CREDOC nous apprenait que les inégalités sociales, particulièrement entre les plus riches et les plus pauvres, avaient augmenté sous sa présidence après s’être réduites durant les Trente Glorieuses et jusqu’à la présidence de Giscard. Bien sûr, tout n’était pas la faute du président et la France arrivait à la fin d’un cycle de croissance forte mais il était plus qu’imprudent d’affirmer qu’il allait faire mieux même si cela a contribué à son élection.

L’Éducation nationale a en France comme cheval de bataille affiché, selon les syndicats d’enseignants, la lutte contre la discrimination sociale et la sélection à l’école. Les slogans contre la sélection et pour l’égalité de tous ont été amplement employés dans les tracts et manifestations d’enseignants au cours des dernières décennies. Le résultat de tant de bonne volonté est aussi paradoxal. La France se retrouve avec l’un des systèmes éducatifs les plus inégalitaires de tous les pays de l’OCDE selon les études PISA des dernières années.

Une des mesures pour lutter contre cette discrimination sociale a été la création de ZEP (zone d’éducation prioritaire) mais certains parents, dès qu’ils apprennent que l’école de leur enfant a été classée ZEP pensent qu’il est temps de l’envoyer dans le privé ou dans une école hors ZEP ce qui ne fait qu’accentuer les différences.

Le chômage a été un cheval de bataille de tous nos gouvernements depuis Giscard d’Estaing. Alfred Sauvy, économiste distingué, disait déjà au début des années 80 que chaque plan contre le chômage gouvernemental se traduisait dans les six mois qui suivaient par une augmentation du chômage car les mesures prises étaient coûteuses mais ne s’attaquaient pas à la racine du problème. Si l’on faisait un bilan de tous les combats menés par la CGT « pour sauver l’emploi » au cours des dernières années, des grèves de dockers à Air France, le résultat serait très loin du « globalement positif » cher à l’ancien dirigeant du Parti Communiste Georges Marchais.

On pourrait en dire autant pour des sujets sociétaux comme le racisme. Peu de pays, en dehors des États-Unis, ont autant lutté ou prétendu lutter contre le racisme que la France au cours des trois dernières décennies, et particulièrement depuis la création de SOS Racisme avec l’aide de quelques « intellectuels » comme Bernard-Henri Lévy. Cette lutte antiraciste s’est caractérisée par l’amalgame fait entre l’opposition à l’immigration de masse, le vote pour Jean-Marie Le Pen, le leader du FN et le racisme. Un des résultats de cette évolution a été l’apparition d’un « racisme anti-blanc » dénoncé par la démographe et experte en immigration Michèle Tribalat, racisme très largement sous-estimé avec des agressions contre des blancs qui représenteraient autour de la moitié des agressions racistes en France. Il s’agit souvent d’actes dont on a honte de parler, ce qui est un signe assez sûr de véritable racisme.

Au final, on a l’impression que la société française était nettement plus apaisée et tolérante à la fin des années 70 et au début des années 80, l’antisémitisme en particulier était à des niveaux beaucoup plus réduits avant que ne commence tout le grand cirque antiraciste relayé par l’éducation nationale, le show-biz, les médias et les « intellectuels ». Entre autres résultats de toutes ces actions, le nombre de juifs qui quittent la France pour Israël a augmenté ces dernières années et le Président Hollande dans un long livre-interview « Un Président ça ne devrait pas dire ça » n’a pas peur à propos de l’immigration de parler de problème avec l’Islam et de partition du territoire national « Car c'est quand même ça qui est en train de se produire : la partition », propos qui auraient été considéré comme nauséabonds, islamophobes et racistes par les médias s’ils avaient été prononcés quelques années auparavant par Jean-Marie Le Pen. Mais n’espérons pas que ces faits amènent à une remise en question des « antiracistes », ce serait trop leur demander.

Sur un mode mineur on peut mentionner au début des années 2000 l’affirmation de Lionel Jospin alors premier ministre qu’il n’y aurait plus de personnes dormant dans la rue dans Paris à Noël, affirmation reprise quelques 13 ans plus tard par E Macron avec aussi peu d’effets.

En résumé, il ne suffit pas d’avoir ou d’afficher de bonnes intentions pour s’attaquer à un problème économique ou social, mais il faut évaluer avec justesse l’impact des mesures prises en ne négligeant pas les effets pervers induits. La réalité économique et sociale est complexe et il ne suffit pas d’un volontarisme affiché pour la changer.

Pour finir, on peut citer deux proverbes qui ont à voir avec le diable : le premier « l’enfer est pavé de bonnes intentions » indique qu’il ne suffit pas d’afficher des objectifs louables pour faire une bonne politique et le deuxième « le diable se cache dans les détails » nous rappelle qu’une action d’envergure doit prendre en compte tous les effets pervers qu’elle peut engendrer. On peut aussi retourner en arrière jusqu’à Lao-Tseu, le sage taoïste et méditer sur l’exemple du bon dirigeant selon lui qui pratique le « non agir » comme le Tao et ne se lance pas dans des déclarations et actions brouillonnes dans tous les sens qui font plus de mal que de bien.


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59 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 5 février 09:40

     
    Quand le Dieu de la Francisque lançait les soviets (2 ans...), les anglo-saxons lançaient le néo libéralisme
     
    Quand gogochon à Rothschild se croit le nouveau Reagan Tatchérien, les anglo-saxons lancent la lutte des classes nationaliste
     
    Un bobo booba gogochon c’est retardé par pléonasme
     
    « Hillary Clinton rencontre secrètement des banques internationales pour comploter à la destruction de la souveraineté américaine, afin d’enrichir ces puissances financières mondialisées, ses amis des intérêts particuliers, et ses donateurs. » Trump


    • kelenborn kelenborn 5 février 15:17

      @Choucas

      8eme bouteille de Johnny Walker ?

    • JC_Lavau JC_Lavau 5 février 09:44

      Revisiter Turgot et la guerre des farines.

      L’administration royale était des plus légères à l’époque. Personne n’était capable de modéliser et prévoir la spéculation et ses résultats.

      • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 11:15

        @JC_Lavau
        Est-ce qu’aujourd’hui on est plus capable de modéliser la spéculation et ses résultats ? Ce n’est pas ce que nous ont montré les dernières crises économiques.


      • V_Parlier V_Parlier 5 février 11:47

        @Bernard Mitjavile
        Etant donné que le facteur déclenchant des crises est la propagation d’une perte de confiance (alors que tout le monde sait déjà que c’est seulement la confiance des créanciers qui tient tout cet ensemble improbable), on peut en effet supposer que la prédiction relève plus dans l’étude de la propagation des « fuites et rumeurs » que dans une modélisation savante de l’économie. Au passage : Excellent constat dans votre article.


      • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 8 février 10:49

        @JC_Lavau
        En tout cas Turgot était quelqu’un de bien intentionné qui avait à cœur l’intérêt du peuple, sans doute plus que Necker.


      • samy Levrai samy Levrai 5 février 10:33

        Encore et toujours l’impasse sur qui dirige la France... et depuis quand.

        Nous allons dans la même direction depuis 50 ans sans changement aucun... quand on ne bat pas monnaie, on ne décide de rien au point de vue économique (chomage, etc...).
        Quand on ne fait plus ses lois et sa justice, il reste le mariage gay et la circulation urbaine.
        Quand on ne decide plus de la paix et de la guerre, on fait des guerres « humanitaires »llégale au vu du droit international et on recolte le terrorisme.

        L’auteur est de bonne foi mais il ne s’attaque pas aux causes, il s’intéresse aux effets.



        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 11:11

          @samy Levrai S’il suffisait de « battre monnaie » pour avoir une bonne politique économique, depuis le temps cela ce saurait. 

          « Quand on ne fait plus ses lois.. » Personne n’a obligé Hollande de faire la loi du mariage gay sinon sa volonté d’obtenir le soutien de certains lobbies.
          Quand on ne décide plus de la guerre.. Heureusement qu’Obama a ralenti l’enthousiasme d’Hollande et Fabius pour bombarder Damas et la Syrie. La décision d’envoyer des troupes dans le Sahel pour les dernières opérations extérieures venait de la France et les autres pays européens ne l’ont pas suivie sinon avec quelques bonnes paroles.

        • V_Parlier V_Parlier 5 février 11:50

          @Bernard Mitjavile
          Vous écrivez : « Heureusement qu’Obama a ralenti l’enthousiasme d’Hollande et Fabius pour bombarder Damas et la Syrie ».
          Il est vrai que même Obama (ayant pourtant plus d’interventions à son actif que Bush) a été moins furieux que notre clique d’allumés du PS. C’est dire...


        • samy Levrai samy Levrai 5 février 11:51

          @Bernard Mitjavile
          L’auteur est politiquement très limité... et a une mentalité de soumis.


          Chacun des points soulevés suffisent à demontrer que la France n’est plus une nation souveraine, considerer que ne plus battre monnaie n’est pas important relève du pure lavage de cerveau...
          ne pas comprendre qu’un pays qui ne fait pas ses lois ni sa justice et n’a plus la main que sur le mariage gay et la repression, est un pays sous occupation à qui « on » donne des hochets, donne envie de pleurer...
          Je ne parle pas de toutes les guerres humanitaires pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres, toujours en accord avec l’OTAN ( qui dirige l’OTAN ? ) que nous commettons, la patrie est ou était en danger. La marionnette malienne que nous avons nommé , nous a appelé à l’aide ou nous lui avons nous demandé ? tu crois vraiment que la France, satellite des USA est écouté quelque part ? tu devrais lire les journaux hors UE /USA... tout le monde se moque du maquillé Macron, le factotum des intérêts américains...



        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 12:12

          @V_Parlier Qui sait, peut-être que Trump aura une politique plus habile, on peut toujours espérer.


        • V_Parlier V_Parlier 5 février 14:12

          @samy Levrai
          Vous écrivez : "ne pas comprendre qu’un pays qui ne fait pas ses lois ni sa justice et n’a plus la main que sur le mariage gay et la repression, est un pays sous occupation à qui « on » donne des hochets, donne envie de pleurer...« 
          Je ne vois pas en quoi cet article irait spécialement contre (ou pour) cette vision plus globale moins »soumise" (selon vos termes). Simplement le sujet est ici : Comment les politiques ne sont même pas capables de régler les problèmes qu’ils prétendent eux-mêmes identifier, au point de les accentuer par leurs actions inutiles. Ca n’empêche pas de remarquer par exemple que si Paris est saturé c’est parce-qu’il n’y a plus de boulot ailleurs en France. Sachant que s’il n’y a plus de boulot ailleurs en France et même en Europe (à quelques exceptions près qui ne perdureront qu’un temps), les explications sont bien sûr plus supranationales.


        • samy Levrai samy Levrai 5 février 15:11

          @V_Parlier
          Nos politiques sont des factotums, ils n’ont pas les moyens des politiques qu’ils énoncent, ils ne peuvent lutter contre rien, ils appliquent des politiques qui leur sont dictées par l’extérieur et c’est tout.


          Nous sommes dans un parti unique du meme style que l’Ex URSS ( tous pour une autre Europe alors que le peuple l’a rejeté... et aucun parti qui veuille en sortir...), des partis politiques , un vote multi partisme... mais pour des chambres sans pouvoir.

          A partir de là cet « article » ne sert qu’à noircir du papier pas à informer comme ce que l’on trouve dans 100% des médias de masse.
           

        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 16:30

          @samy Levrai
          Facile de dire que tout est de la fautes aux autres sauf aux dirigeants et aux électeurs français. Je vous conseille sur ce thème un article que j’ai écrit il y a déjà un certain temps dans AV : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-faute-aux-autres-177407


        • samy Levrai samy Levrai 5 février 18:37

          @Bernard Mitjavile
          Tu vas me dire qui possède les médias et qui décide donc qui va passer à la télé et dans les medias de masse... 

          Tu vas me dire si les politiques sont redevables à leurs electeurs ou si le sont à ceux qui les font élire ? 
          Tu vas me dire les pouvoirs qui restent aux factotums élu de la republique...
          Tu vas me demontrer qu’un traité international ne prime pas sur les lois nationales...
          Tu vas me demontrer que ton vote à une quelconque importance, que tu as la politique pour laquelle tu votes... tu sais la monnaie, pas importante...
          Tu vas m’expliquer qui dirige la France...


          Sais tu ce que veut dire être souverain ? connais tu le sens du mot democratie ? quand est ce que le peuple a accepté de transférer sa souveraineté à des étrangers ? 

          Ton article montre une méconnaissance des traites européens... j’ai lu en diagonal , ( au fait, la politique migratoire est fixé par les articles 67,77 et 79 du TFUE) que de la propagande ...
          réponds donc à mes questions , montre nous que tu sais de quoi tu parles...

        • Ar zen Ar zen 5 février 18:50

          @Bernard Mitjavile

          Vous avez oublié de citer la vitesse sur les routes qui va passer de 90 à 80km/h. Personne n’a obligé Macron à le faire. La France est donc « souveraine » et les élus de la République prennent toujours les décisions fondamentales pour la bonne marche du pays et pour l’intérêt général. 

          Vous devriez réviser le concept de « supranationalité » parce que je ne suis pas certain que vous ayez défloré le sujet. 

          Une mise en bouche, rien que pour vous.


        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 19:02

          @samy Levrai Si la politique migratoire est si clairement fixée par l’Europe (la France a une grande responsabilité dans ces textes) comment font le Danemark, la Hongrie, la République Tchèque etc.. pour avoir une politique très différente de la nôtre. Vous allez me dire que la France a beaucoup moins d’influence et de pouvoir que la Slovaquie en Europe.


        • samy Levrai samy Levrai 5 février 19:19

          @Bernard Mitjavile
          C’est marrant l’occultation des arguments et questions qui te sont posés pourtant ils sont en relation avec ton article et celui que tu cites comme étant la réponse à toutes les questions...


          as tu lu les articles du TFUE concernés ? ces pays s’ils désobéissent vraiment ( en dehors des coups de gueules et autres coups mediatiques..) auront des sanctions financières élevées, ceux qui recoivent de l’argent ( c’est à dire ceux qui ne sont pas contributeur net, comme nous le sommes) l’apprendront lors des distributions, ces pays ont la chance de ne pas être dans l’euro mais n’ont aucune souveraineté pour autant.


        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 19:27

          @samy Levrai « S’ils désobéissent vraiment » vous n’avez pas l’air très informé, avez-vous vu le nombre d’immigrés qu’ont reçu ces dernières années ces pays. Je répète mon conseil de lire l’article indiqué plus haut. Un dernier point, je ne répondrai plus à vos mails si vous continuez à me tutoyer : ajouter l’inculture et le manque d’arguments valables à la familiarité, c’est too much


        • samy Levrai samy Levrai 5 février 19:41

          @Bernard Mitjavile
          Mon tutoiement est égalitaire, citoyen, et nous parlons politique, nous ne sommes pas en discussion mondaine, je prends ta réflexion comme une manière de ne pas répondre aux questions et arguments qui semblent tous te poser des problèmes .


          Il y a une punition par tete me semble t’il, il y a un quota d’immigrants à prendre par pays, le sais tu ? 

          L’article dont tu parles et que tu as écrit est un ramassis de propagande europeiste... repondre à mes questions te le demontreront...
          J’en ajoute une : combien verse t on par an à l’UE ? ( je te dispense de combien on en reçoit pour l’instant)

        • samy Levrai samy Levrai 5 février 20:07

          @Bernard Mitjavile
          question supplémentaire... a qui le gouvernement français présente t -il son budget chaque année pour approbation ? 


        • samy Levrai samy Levrai 5 février 20:16

          @Bernard Mitjavile
          qu’a voté le peuple en 2005 ? que s’est il passé ensuite ? 

          a t il jamais été re-interrogé ? 
          est ce que quand on dit « oui » c’est pour la vie et quand on dit « non » il faut recommencer jusqu’au « oui » ou le contourner ? 

          inculture et manque d’arguments valables de ma part, vraiment ? 

        • Ar zen Ar zen 5 février 20:37

          @Bernard Mitjavile

          Et si vous nous disiez en quoi la politique migratoire du Danemark, de la Hongrie ou de la République tchèque est différent de celle de la France ? Vous pouvez le dire ? Oui il peut le dire !


          Pour vous mettre l’eau à la bouche avec la politique migratoire de l’UE. 

          « Les pays de l’UE s’emploient également à élaborer une politique uniforme en matière d’immigration English (en), qui tire parti des possibilités offertes par l’immigration légale tout en s’attaquant à l’immigration illégale. L’objectif est de tenir compte des priorités et des besoins de chaque pays membre, tout en encourageant l’intégration des ressortissants des pays non membres de l’UE dans le pays d’accueil. »


        • sirocco sirocco 5 février 22:37

          @Ar zen

          "Vous avez oublié de citer la vitesse sur les routes qui va passer de 90 à 80km/h. Personne n’a obligé Macron à le faire. La France est donc « souveraine » et les élus de la République prennent toujours les décisions fondamentales pour la bonne marche du pays et pour l’intérêt général."

           
          Houla !! Vous n’avez pas peur de voir vos lecteurs s’étrangler sur cette phrase ?
          Ah, je sais pourquoi : vous faites un concours de flagornerie avec Rakotoarison. Non ?
          Merci en tout cas de nous avoir révélé que dans ce beau pays, nos politiques ne prennent jamais de décision en pensant à des intérêts particuliers.


        • Ar zen Ar zen 5 février 22:51

          @sirocco


          Je me demande si vous avez bien saisi le sens de mon commentaire ? 


        • Ar zen Ar zen 6 février 22:50

          @sirocco

          J’aime bien voir toutes ces étoiles briller. C’est la preuve que les votants sont à l’acmé de leurs connaissances. C’est rassurant. 

        • Spartacus Spartacus 5 février 11:41

          C’est la vitre cassée de Bastiat....

          Il y a ce que l’on voit.....et ce que l’on ne voit pas.


          • capobianco 5 février 12:40

            « En résumé, il ne suffit pas d’avoir ou d’afficher de bonnes intentions pour s’attaquer à un problème économique ou social, mais il faut évaluer avec justesse l’impact des mesures prises en ne négligeant pas les effets pervers indu »

            Seriez vous si naïf pour croire aux « bonnes intentions » des élus, tous, depuis 30 ou 40 ans ? Ces gens mentent pour se faire élire et lorsqu’ils sont élus il font la politique de ceux pour qui ils travaillent, ils n’ont jamais eu l’intention de s’attaquer aux vrais problèmes du pays. Pas besoin d’analyses fumeuses pour le constater !

            Le dernier en date qui affirme (sans rire) vouloir donner du pouvoir d’achat, de suite, il en a donné à ceux qui n’en ont pas du tout besoin avec la pérennisation du CICE, la suppression de l’ISF. A la radio aujourd’hui un élu marcheur expliquait toujours sans rire, que les classes moyennes et les retraités devaient accepter de financer l’augmentation du pouvoir d’achat de « ceux qui travaillent »... et donc du cac40 et des plus riches du pays. Mais l’augmentation du pouvoir d’achat de « ceux qui travaillent » va servir à payer ces plus riches car l’état va récupérer ces milliards dilapidés au travers des augmentations des prix du tabac, essence, taxes diverses sur les salaires et retraites...(ne parlons pas des assurances, des autoroutes, du gaz de l’électricité etc). De plus, comme cela ne suffit pas, il crée des moyens de ponctionner la population avec la vitesse à 80km/h et la privatisation des radars, le renforcement du contrôle technique (qui va nous couter très cher). Bon j’en oublie sachant que ce n’est apparemment qu’un début.

            Faire croire que les élus seraient juste « incompétents » c’est une manière de les excuser, la réalité c’est qu’ils nous trompent sciemment avec l’aide de leurs médias aux ordres (voir les rubriques de delahousse sur la chaine publique pour comprendre le degré de main mise des élus et de leurs maitres sur le pays).

            Pauvre France.


            • V_Parlier V_Parlier 5 février 14:18

              @capobianco
              Vous écrivez : « Le dernier en date qui affirme (sans rire) vouloir donner du pouvoir d’achat »
              Le fait de prendre au sérieux l’expression « donner du pouvoir d’achat » est déjà en soi une preuve de naïveté déconcertante. C’est la foi en un gouvernement tout puissant qui décide de votre bien-être par simple décret. Surtout quand à titre de démonstration le bonimenteur avance des mesurettes qui, quelles soient de bon sens ou non, estampillées de gauche ou de droite, n’auront qu’un impact insignifiant. Les électeurs sont sensés s’en rendre compte, mais ça... Ainsi je ne vois pas en quoi la mauvaise foi des politiques européistes vous poussent à rejeter la faute sur l’auteur.


            • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 15:21

              @V_Parlier Effectivement, le problème n’est pas que chez les politiques mais aussi chez les électeurs qui souvent manquent sérieusement de culture économique et sont prêt à croire à toutes sortes de promesses. C’est ce qui a fait il y a longtemps la victoire de Mitterrand avec son programme commun alors que son adversaire Giscard avait un remarquable économiste comme Premier Ministre, lequel a réussi à présenter le dernier budget de l’Etat en équilibre (depuis ils sont tous déficitaires), Raymond Barre. On veut du rêve, on est servi.


            • capobianco 5 février 16:16

              @V_Parlier
              « Ainsi je ne vois pas en quoi la mauvaise foi des politiques européistes vous poussent à rejeter la faute sur l’auteur. »

              Vous lisez bizarrement, Je ne rejette pas la faute sur l’auteur, je lui reproche de laisser entendre que les politiques seraient seulement des incompétents,négligeants avec de bonnes intentions  : « « En résumé, il ne suffit pas d’avoir ou d’afficher de bonnes intentions pour s’attaquer à un problème économique ou social, mais il faut évaluer avec justesse l’impact des mesures prises en ne négligeant pas les effets pervers indu »

              Bien sûr que les électeurs devraient se rendre compte des mensonges mais comment ne pas voir que les médias ont imposé un candidat quasi inconnu par une propagande incroyable et une manipulation de l’opinion (des sondages orientés, caricature des autre candidats...). La présentation des faits par l’auteur revient à jeter la faute sur les seuls électeurs. De même vous parlez de »mauvaise foi des politiques", vous ne pensez pas que cela va bien au delà ? 


            • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 16:44

              @capobianco si vous me permettez d’intervenir, il ne s’agit pas de rejeter entièrement la faute sur les politiques ou sur les électeurs. Je pense qu’effectivement les médias ont une très grande responsabilité dans la désinformation quotidienne que subissent les électeurs, peut-être plus grande que les politiques. Les électeurs en défendant ce qu’ils croient être leur intérêt particulier ou catégoriel avant l’intérêt général ont aussi une responsabilité mais plus disséminée. Finalement, avec cet article il ne s’agit pas de juger les uns ou les autres mais simplement de mettre en évidence la complexité de la réalité économique et sociale et l’inadéquation à cette réalité de bien des discours politiques ou médiatiques ou syndicaux.


            • capobianco 5 février 16:45

              @Bernard Mitjavile

              « chez les électeurs qui souvent manquent sérieusement de culture économique et sont prêt à croire à toutes sortes de promesses »

              Donc vous les jugez responsables de cette « inculture » et de leur aveuglement ! Les politiques qui nous gouvernent depuis des décennies n’ont fait que trahir les français au profit de la finance. Votre ami Giscard et sa loi de 1973 au profit des banques privées et de la dette si utile pour eux aujourd’hui, mitterand et sa trahison de 1983, sarkosi s’assaillant sur le vote au référendum de 2005, hollande et son soit disant ennemi « la finance » et pour le dernier en cours il suffit de voir ses premières mesures dans la continuité accélérée de ses prédécesseurs pour comprendre qu’il est le complice de la finance dont il est issu et que le peuple va souffrir.( Je n’ai pas oublié chirac poursuivi par la justice...) 

              «  alors que son adversaire Giscard avait un remarquable économiste comme Premier Ministre »

              Je ne me lancerais pas dans un débat « économique » avec vous tant vos convictions semblent établies, par contre je vous envois un lien sur ce premier ministre « remarquable » en rapport à vos propos sur l’antisémitisme :

              https://www.youtube.com/watch?v=xqvIXjKYR0w


            • capobianco 5 février 17:31

              @Bernard Mitjavile
              « si vous me permettez d’intervenir » Il me semble que c’est bien l’intérêt du site, permettre de débattre !

              Personnellement je rejette la totalité de la faute sur les politiques, ce qui ne m’empêche pas de m’agacer du vote des français et des plus touchés par les conséquences de leur vote ou de leur abstention (les fortunés ne s’abstiennent pas). Les politiques depuis des décennies sont élus sur des mensonges. Leur pouvoir ainsi obtenu leur donne un avantage énorme car il peuvent par la loi, par l’argent (et la corruption) , par les médias appartenant à leurs employeurs du cac40 influer sur les élections de façon considérable.

              Si vous ajouter l’instrumentalisation de l’extrême droite et les diversions des petits et éternels partis d’extrême gauche, il reste peu de place pour convaincre, expliquer, informer.

              La complexité dont vous parlez ne l’ait que parce qu’elle est entretenue car si vous montrez que les ponctions faites sur les français pauvres et classes moyennes (taxe, essence, gaz, élec, 80 km/h......) servent à boucher les trous due aux cadeaux fait aux plus riches (cice, isf , optimisation fiscale, exile fiscal ....) les faits sont clairs. Mais si l’on rajoute des fraudes secondaires ou totalement marginales en mettant tout sur le même plan, sûr « çà complique » la compréhension et c’est fait pour cela. Votre « complexité » économique n’est qu’une autre astuce pour tromper les français sur la possibilité de sortir de ce système, c’est la mondialisation, c’est la guerre, l’immigration, la pollution etc... Et pour rendre le choses plus simples ils « réforment » le BAC, on sait ce que veut dire, aujourd’hui, le mot réforme....


            • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 5 février 18:28

              @capobianco Si vous voulez faire des hommes politiques votre bouc émissaire préféré, c’est votre problème. Joseph de Maistre disait qu’un pays a le gouvernement qu’il mérite. Je ne veux pas dire que les hommes politiques n’ont pas de responsabilité mais ils ne sont pas les seuls.


            • capobianco 5 février 19:07

              @Bernard Mitjavile
              « Je ne veux pas dire que les hommes politiques n’ont pas de responsabilité mais ils ne sont pas les seuls. »

              Vous êtes fort vous, si, si . Qui possède le pouvoir, les médias, l’argent. ? Qui permet aux milliardaires de posséder 90% des médias, qui se vote des lois pour échapper à la justice, il en est où le cahuzac, le sarkosi le guérini , la liste est presque illimité ? Par contre ils ne vont pas nous rater si on roule demain à 85 au lieux de 80km/h, si on « oublie de payer nos impôts ou si on fraude pour quelques centaines d’€ .

              A mes yeux vous faites parti de ceux qui tentent de détourner les responsabilités réelles sur les français afin de préserver les politiques. Vous c’est les français les » bouc émissaires" en essayant de leur attribuer des pouvoirs, le vote, dont les règles sont plus que jamais faussées et détournées.


            • capobianco 5 février 13:56

              «   l’antisémitisme en particulier était à des niveaux beaucoup plus réduits avant que ne commence tout le grand cirque antiraciste relayé par l’éducation nationale, le show-biz, les médias et les « intellectuels ». »

              Ah oui, le médiatisé et récurent « antisémitisme ». Ce sujet permet aux communautaristes genre le crif de faire taire toutes critiques du gvt d’Israel et de sa politique honteuse. Le moindre incident est monté en épingle pour en faire une « affaire d’état » avec les « condamnations » larmoyantes des élus, « artistes » et médias afin de bien faire comprendre qu’il est des sujets tabous et qu’il vaut mieux être prudent sinon vous voila habillé en « antisémite ». Faudrait arrêter avec ce sujet surmédiatisé à dessin.

              « Entre autres résultats de toutes ces actions, le nombre de juifs qui quittent la France pour Israël a augmenté ces dernières années »

              Après 1968, un camarade syndical et ami d’origine juive décide de partir pour Israel quel est le problème ? Vous voulez nous garder dans quel but ? Seuls les juifs et les blancs seraient victimes d’attaques racistes ? Vous ne regardez pas la télé, ne lisez aucun journaux et donc vous ne voyez pas les attaques permanentes et l’instrumentalisation des médias vis à vis des « islamistes » que serait la population d’origine nord africaine ???


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 5 février 14:33

                Cela dit, Zemmour ne risque pas d’obtenir plus de résultat :

                un journaliste est irresponsable, il ne fait que commenter.

                Et s’il y avait le moindre problème avec des gens qui auraient eu le malheur de tirer les conclusions qu’il ne tire pas (évidemment), ce ne sera jamais sa faute.

                Pratique


                • eddofr eddofr 5 février 15:16

                  Tout artificier le sait, c’est du côté de la plus forte résistance qu’il y a le plus de dégâts.

                  Tout géologue le sait, l’eau fini toujours par passer, par les points de moindre résistance.

                  Par principe, quel que soit le système, quelles que soient les mesures, il y aura un phénomène de dérive et de fuite par les points faibles.

                  Il ne suffit pas de connaitre les dérives possibles, il faut également pouvoir en estimer le coût au regard du bénéfice de la mesure qu’elles pervertissent.
                  Ce coût ne doit pas seulement être évalué « financièrement », il doit aussi être évalué politiquement.

                  Par exemple :
                  La fraude à l’allocation chômage ne représente guère plus de 2% du budget de l’assurance chômage.
                  La fraude à la cotisation (non déclaration, travail au noir, ...) représente 20 à 25% du budget de l’assurance chômage.

                  Financièrement, il serait plus logique de s’attaquer aux 20%
                  Encore faut-il espérer un taux de réussite suffisant (les chômeurs sont plus facile à contrôler que les travailleurs au noir et leurs employeurs).
                  En outre, s’attaquer aux fraudeur à la cotisation réduirait l’activité (des gens qui aujourd’hui travaillent, sans cotiser, ne cotiseraient pas plus, mais ne travailleraient plus).
                  Enfin, les chômeurs sont des « fainéants » faciles à identifier.
                  Les profiteurs du systèmes, sont plus difficiles à identifier, puisqu’ils donnent l’impression de « créer de l’activité et du profit » (alors qu’en réalité ils vampirisent la richesse collective et la détournent à leur seul profit).

                  • kelenborn kelenborn 5 février 15:22

                    @eddofr

                     Oui mais enfin...je suis surtout frappé par l’acharnement qui est manifesté et l’énergie déployée pour s’attaquer çà des problèmes qui n’en sont pas ( comme le cumul des mandats dont tout le monde se fout sauf...ceux qui ont un mandat et ceux qui voudraient en avoir un) et le peu d’intérêt déployé pour des sujets intéressants : virer le principe de précaution de la constitution , instaurer un référendum d’initiative populaire)

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