• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi sommes-nous si malheureux ?

Pourquoi sommes-nous si malheureux ?

Je n'ai pas la prétention de résoudre totalement une aussi grosse question. Persiste néanmoins des sentes par lesquelles on peut tracer l'épure d'une réponse. Car si la récrimination et la plainte sont perpétuellement à l'ordre du jour, quelle que soit l'époque, la recherche au sein des sociétés dites traditionnelles – ou « mécaniques » de Durkheim – met au jour l'équivalent d'une espèce d'antidote au mal de la mort, remède dont les sociétés occidentales sont dorénavant dépourvues – qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore – et qui rend compte du sentiment unanime selon lequel les gens d'autrefois étaient peu geignards.

La pensée de la finitude est moins obsédante si elle est tempérée, au verso, par celle de Dieu. D'ailleurs, s'il fallait à tout prendre juger de la qualité des existences médiévales – de nos « aïeux » – on remarquerait d'emblée que, tout entourées de la mort sous ses formes quelconques (maladies, accidents, guerres), celles-ci s'écoulaient psychologiquement tranquilles. De sorte qu'à y regarder, on trouverait nos chichis d'aujourd'hui comme honteux quand on constate qu'avec une vie passée dans une chaumière chauffée par de la bouse dans les murs, les médiévaux survivait mieux « dans la tête ». Cependant, pas question de nier des tourments psychologiques du Moyen Âge. Et pour cause : tous les psychanalystes savent que la religion est une sublimation, et qu'aux problèmes sexuels, aux difficultés de la vie, s'assortissent des récompenses mirobolantes, compensatrices, auprès de Dieu. Ce faisant, si la religion s'impose, on en déduit aisément à la racine d'une telle imposition une infinité de pathologies.

En l'occurrence, si mon propos touche à la religion, je soutiens – avec d'autres – que ça n'est pas la pensée du paradis et des récompenses au centuple qui rassérène, mais, au contraire, la façon de vivre comme elle se constitue d'ordinaire dans les sociétés traditionnelles. 

Qu'est-ce que ça signifie ?

Cela signifie que l'individu occidental est projeté au-devant d'un terrible problème : le fardeau de l'Individu. Tandis qu'à rebours de nos idiosyncrasies, l'homme traditionnel rejette l'individualité, dont les expressions frôlent l'anomalie et induisent – à raison – le Chaos, puis trace une longue ligne, une affiliation, entre lui-même, son Ancêtre, et sa Postérité... 

Cette thèse trouve un illustre défenseur dans Mircea Eliade qui, dans Le Mythe de l'Eternel retour, avance l'idée que les hommes traditionnels ne vivent qu'en se rattachant à un modèle exemplaire, et que l'Histoire – au sens où on l'entend d'habitude, c'est-à-dire linéaire – est l'horreur absolue. L'autonomie, à savoir l'Individualité, participe à l'éphémère. Elle ne s'affilie à aucun Archétype (le modèle exemplaire). Et dès lors qu'une société se compose d'Individus et non pas de membres, horresco referens, tout est perdu. Pourquoi ?

Pour la simple raison que si tout le monde vit au nom d'un modèle, et que le modèle se perpétue à travers les âges, alors l'homme traditionnel survit par le biais de sa modalité d'être. Lequel il enjoint ses enfants d'imiter, si bien qu'au bout du compte (hors les anomalies passagères de l'Individualité) l'essence d'untel homme traditionnel se retrouve chez son fils, comme elle existait déjà auparavant chez ses aïeux... De là, peut-on parler de mort ? Si sa vie se résumait, dans l'essentiel, à l'imitation d'un Archétype, et que ce comportement archétypique subsiste après lui, peut-on dire franchement que l'homme traditionnel meurt au moment de mourir ? Il est immortel. 

En revanche, l'Individu occidental du XXIe siècle n'a pas cette prérogative. 

L'exigence d'être soi-même provoque par contrecoup la pire des craintes chez le Traditionnel. Peur qui avère l'appréhension de la perte de son immortalité et l'expectation d'une nouvelle « Chute », car le Traditionnel ne se charge pas sans raison de fardeaux supplémentaires. Or, nous, modernes, sommes tous concernés par le problème de l'Individu, le problème central de nos existences. Nous sommes tenus de nous fabriquer, de nous constituer, de nous forger. Pire, puisqu'en conséquence de cette injonction, la fabrication de l'individu requiert un effort nécessitant au préalable de se poser la question décisive du sens : pourquoi et au nom de quoi se fabriquer ? Les philosophes ne laissent pas d'entretenir l'aporie. En plus, nous ne survivons pas après notre mort : comment se retrouver chez les Autres, nos Pères et nos Fils, qui ne s'habillent pas comme nous et ne pensent pas comme nous ?

Qu'on me comprenne bien : l'avènement de l'Individu occidental peut être autant une cause de réjouissance qu'un motif de récrimination. 

On peut s'en réjouir, mais aussi le déplorer. Reste que les individus fragiles sont nombreux, et tous ne supportent pas l'exclusion du jardin d'Eden... 

Il y a, me semble-t-il, des sous-équivalents aux modalités d'être traditionnelles au moyen desquels nous pouvons nous soustraire au nihilisme. J'opterai pour ma part (sans être personnellement spinozien) au sub specie aeternitatis, vision selon laquelle l'Individu participe à l'éternité, et que, à l'instar de l'archétype de l'homme traditionnel, l'essence d'un Individu survit à la mort. De toute évidence, la Vie subsiste. Aussi ne peut-on pas dire qu'un homme meurt au moment où il meurt, puisque la seule chose qui meurt avec lui, c'est le rien de son caractère particulier. En ce sens, l'homme est indestructible. C'est au fond la sécularisation de la pensée traditionnelle. 

À cette première solution – qu'on la nomme la solution hindoue ou spinozienne – s'ajoute, de surcroît, la solution christique. Le Christ est l'archétype du moderne tourmenté : non seulement il naît « dans l'Histoire » et y participe, mais il subit les affres de l'absurdité de la douleur et les tourmentes que lui infligent les Juifs et les Romains – c'est-à-dire les sévices, de façon imagée, auxquels sont soumis les hommes ordinaires. En prenant modèle dans le Christ, le chrétien tient un modèle tout en étant embarqué lui-même dans un monde « historique » (dépourvu d'Archétype).

Enfin, s'il fallait donc résumer en un point la raison pour laquelle les Traditionnels sont heureux et les Modernes malheureux : (1) les Traditionnels se rattachent et forment un tout à partir d'un Archétype. Partant, ils sont immortels tant que l'Archétype dure. (2) Les Modernes ne s'affilient plus à un Archétype, et assume l'Individualité. Autrement dit : ils ont à charge de se constituer, mais une telle constitution réclame en outre la question du sens. 

Et un poids de cette espèce est inouï. D'où vient les réflexions philosophiques afférentes à ce gigantesque problème. 

La rupture entre le Traditionnel et le Moderne n'est pas une rupture religieuse, mais une rupture d'ordre anthropo-psychologique induite avec le mode de pensée rationnel. C'est une rupture en tous les cas formidable (en bien ou en mal), et le gouffre qu'elle a engendré en césurant nos modalités d'existence soumet l'humanité, pour parler le langage de Nietzsche, « à la plus dure exigence qu'on lui ait jamais imposée » (Ecce homo).


Moyenne des avis sur cet article :  1.9/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

44 réactions à cet article    


  • Étirév 11 août 14:27

    Qu’est-ce que le bonheur ?
    Toutes les actions des hommes semblent n’avoir qu’un but ; le bonheur.
    Qu’est-ce donc que le bonheur ? Quelle en est la base ? Où en est la mesure ?
    Les philosophes libertaires, qui s’occupent beaucoup de la question, nous répondent : « Le bonheur c’est, pour chaque individu, la faculté de satisfaire librement tous ses besoins physiques, intellectuels, moraux.  » (Sébastien Fauve)
    Or, nous voyons que l’homme, livré à lui-même, c’est-à-dire à l’impulsion de ses instincts, jette l’humanité dans un abîme de douleur. Nous voyons que, non seulement, il fait souffrir les autres, mais qu’il est lui-même victime de sa liberté puisque la première chose qu’il fait c’est d’en abuser.
    Et comment en abuse-t-il ?
    En se donnant des jouissances matérielles. Ses sens demandent des satisfactions que sa raison réprouve et c’est cependant à ses sens qu’il obéit.
    Il résulte de ceci que les hommes les plus riches, ceux qui ont, plus que les autres, les moyens de satisfaire pleinement leurs besoins physiques, intellectuels et moraux, ne sont pas les plus heureux, si, à leurs richesses, ils n’ajoutent pas les vraies conditions du bonheur.
    Ceci prouve que ce n’est pas ce qu’on a qui fait le bonheur, mais ce qu’on est.
    Parmi les définitions qui ont été données du bonheur, il en est une que l’on accepte assez généralement, c’est celle ainsi formulée : Le bonheur c’est la joie d’une conscience pure, c’est la pratique habituelle de la vertu, c’est-à-dire tout le contraire de ce que dit Sébastien Faure, puisque la satisfaction de tous les besoins physiques, qu’il réclame, mène au vice et non à la vertu et empêche les besoins intellectuels d’apparaître ; ils se trouvent supprimés par la satisfaction des besoins physiques, qui annulent la vie intellectuelle.
    Victor Hugo, qui comprenait mieux la nature, a dît, plus justement : « Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent. »
    L’homme, ne trouvant pas le bonheur dans sa conscience, l’a cherché ailleurs, dans le travail ; ou, plutôt, a cherché à se distraire par le travail, ce qui n’est pas la même chose.
    « Ancien paresseux, converti depuis longtemps, dit François Coppée, je considère, en effet, le courage à la besogne comme le meilleur spécifique contre le monotone ennui de vivre.  » Et, terminant par une formule qui se rapproche de la Vérité, il s’écrie : « Le bonheur c’est d’en donner.  » Belle idée, mais qui n’est pas neuve, car, déjà, Bernardin de Saint-Pierre avait dit :
    « On ne fait son bonheur qu’en s’occupant de celui des autres. »,
    « Cherchez votre bonheur dans le bonheur d’autrui  », dit aussi la Sagesse des Nations.
    Bien ! Mais quels autres ???
    C’est ici que la question se précise. Les autres, pour les hommes comme pour les femmes, c’est : l’autre sexe.
    L’homme n’est heureux qu’en faisant le bonheur de la femme. La femme n’est heureuse que dans la pleine harmonie d’idées et de sentiments avec l’homme.
    Il n’y a pas de bonheur pour l’homme seul.
    Nous n’en dirons pas autant des femmes. Elles ont en elles une plénitude de vie qui leur donne, quand même, la joie de vivre. Mais le bonheur est plus intense, pour elles, quand elles peuvent le faire partager par un homme.
    La douleur inconsciente de l’homme c’est le vide que son âme incomplète laisse en lui et qui ne peut être comblé que par l’âme de la femme versée dans la sienne.
    L’homme n’est vraiment heureux que par la réflexion sur lui du bonheur de la femme.
    Comment l’expérience sociale ne leur a-t-elle pas encore fait comprendre que toutes les souffrances morales qui font l’infortune de l’Univers sont engendrées par la haine, la haine de sexe surtout, et que la haine est le résultat immédiat du despotisme ? Comment y a-t-il encore des hommes assez aveugles pour ne pas s’apercevoir qu’ils ont perdu l’amour de la femme le jour où ils ont fait d’elle une esclave, qu’elle n’est heureuse, et ne peut communiquer son bonheur, que dans la plénitude de ses droits et de son autorité morale, ce qui suppose le libre exercice de sa volonté ? Comment l’homme ne comprend-il pas que le bonheur, pour lui, c’est d’avoir dans la femme une maîtresse, non une esclave, un ange gardien à suivre, non à guider ?
    Pour la femme le bonheur c’est de régner sur une âme d’homme, non pour l’asservir mais pour l’élever ; c’est d’être, sans cesse, en complet accord intellectuel avec lui, c’est-à-dire de le rendre semblable à elle ; c’est de vaincre en lui tous les instincts du mal.
    Nous concluons, et ce que nous allons dire va sembler aux libertaires une formidable erreur. C’est, en effet, le contraire de leurs affirmations, ou, plutôt, la moitié de leurs affirmations, et nous le donnons comme une formidable vérité. Nous affirmons que, pour rendre à l’humanité le bonheur, ce patrimoine perdu, il faut reprendre à l’homme la liberté dont il abuse, mais nous reconnaissons qu’il faut rendre à la femme une liberté totale.
    Augmenter la liberté et les droits de la femme, c’est marcher vers le progrès. Augmenter la liberté et les droits de l’homme, c’est marcher vers la barbarie.
    Alphonse Toussenel a dit (dans son Ornithologie passionnelle) « Le bonheur des individus et le rang des espèces sont en raison directe de l’autorité féminine et inverse de l’autorité masculine ». « Le bonheur est proportionnel à l’autorité féminine ».
    Et un vieux dicton allemand dit : « La nature est parfaite partout où l’homme n’y apporte pas son tourment. »
    Voilà qui va sembler un étrange paradoxe, l’homme ne peut être heureux qu’à la condition de ne pas diriger lui-même sa vie, de confier à la femme ses plus graves intérêts, de lui confier le soin de lui rendre deux choses qu’il n’a pas su conserver et qui contiennent tous les éléments du bonheur : la Vérité et l’Amour.
    Mais la vérité, le bonheur, l’amour, sont des choses qu’on a supprimées de ce monde, des choses dont on n’ose pas parler ; il semble que l’on commet un crime quand on ose être heureux. Si ce n’est la raillerie qui vous accueille c’est la réprobation ouverte, car votre bonheur blesse toujours une jalousie, une petitesse, une méchanceté.
    Le Bien et le mal


    • @Étirév
      Assez en accord avec le commentaire. Mais parfois une peu éloigné de la réalité : « L’homme n’est heureux qu’en faisant le bonheur de la femme. La femme n’est heureuse que dans la pleine harmonie d’idées et de sentiments avec l’homme.
      Il n’y a pas de bonheur pour l’homme seul. » DANS L’IDEAL,.... A défaut de pouvoir le réaliser. Etre en couple avec son autre (YIN et YANG) évite les désillusions du réel qui lui à plutôt tendance à s’échapper. 


    • @Mélusine ou la Robe de Saphir.


      D’autant plus que l’amour dans un couple qui s’aiment vraiment doit aussi pour s’accomplir, traverser le vécu de la souffrance et du manque. La fusion, n’est qu’un instant et doit sans cesse se rompre pour se renouveler. Personne n’y échappe ;

    • Jean Keim Jean Keim 13 août 08:31

      @Étirév
      Nous confondons la recherche du plaisir et le bonheur ; le bonheur vient, s’invite sans prévenir, et disparaît tout aussitôt dès que sa présence est ressentie, il s’évapore sans demander son reste, le faire revenir est impossible, l’inviter est cause perdue, alors il ne reste que son souvenir tel un nuage qui se désagrège dans le bleu du ciel.

      Le souvenir du souvenir nous incite à le rechercher dans la quête du plaisir qui aura toujours un goût d’inachevé, d’incomplétude.

    • cyborg 11 août 14:42

      Il n’y a pas de pensée de la finitude dans le monde moderne, la mort est cachée, plus de corbillard et procession, juste l’hôpital, sa morgue et le four.
       
      Il y a donc pas de Sacré, et pas de sacrifice sacrifiable non plus. Ni un animal, ni un migrant. La sensiblerie va de pair avec la vacuité.
       
      Vous ne ramènerez pas l’homme traditionnel. Effectivement le commun s’est vidé et l’individu rempli, mais c’est le sens de l’histoire capitaliste. Les grecs avec l’argent d’Alexandre, les romains devenus bourgeois, et maintenant l’occidental. Le moyen-âge fût une parenthèse dans cette téléologie.
       
      Le transhumanisme cherche l’immortalité, mais dans le réel cette fois. De là sa grande puissance idéaliste. La dialectique de la raison y mène tout droit.La conscience malheureuse est lié au monde en transition, en dissolution, les éléments de construction de la société ultérieures sont là mais non effectifs, donc vus négativement, et les formes positives de l’ancien monde sont en décrépitude, ne sont plus effectives. Alors le mouvement de l’histoire apparaît contingent, arbitraire, inconnu.
       
      D’ailleurs ce scepticisme se rapproche du droit.
      Le droit ancien (souveraineté, état de droit des nations) est piétiné, pas les ONG, l’oligarchie mondialistes, les migrants etc. Je suis une « personne » des droit de l’homme mondialisé, dans cette totalité je ne suis personne, expression suprême du mépris de la totalisation.
       
      Le bourgeois exerçant son activité économique, chez le grec, le romain où le moderne, va de pair avec le déclin complet de tte vie publique.
      Mais cela est lié aux modes de production, le grec antique avait des esclaves, 1 contre 10, démocratie obligatoire, où facho-communiste spartiate. La République de Platon n’est qu’un reflet idéalisé de son monde réel de production et de mentalités.
       
      Dans la robotisation, la communication globale, la surpopulation, la vie prolongée, la destruction de la planète, le besoin d’identité, vient un nouveau paradigme. Le bobo narcissique à vomir est-il adapté ? Les bourgeois seront peut être les Don Quichotte de l’avenir.
       
       


      • Le bonheur, c’est avant être au bon endroit et à la bonne heure. BREF : Etre synchrone (JUNG). Quand l’inconscient devient conscient, la question du bonheur ne se pose plus.


        • Autrement dit. L’instant d’éternité se fait REELLEMENT éternel.


          • Au Tarot (Torah), c’est quand le fou (le mat), devient le MONDE (Mandorle) . Romain Rolland.


            • Loatse Loatse 11 août 16:39

              Dans une Europe vieillissante (moyenne d’age quasi 50 ans !), il ne faut pas s’étonner que cela soient la nostalgie, la peur de l’avenir et in fine le pessimisme qui l’emporte... archetype ou pas.

              En plus c’est contagieux !  smiley
















              • gaijin gaijin 11 août 16:59
                « pourquoi sommes nous si malheureux ? »
                parce que c’est rentable smiley

                • Le Vautre Oméga Vertagus 11 août 17:07

                  @gaijin
                  Vous confondez l’effet avec la cause.


                • gaijin gaijin 12 août 09:55

                  @Vertagus

                  je ne pense pas , ça tient a la structure de nos sociétés établie au néolithique : les méthodes découvertes dans la domestication des animaux ont été adaptés aux hommes : peur , frustration sexuelle ( frustration en général ) , contrôle alimentaire, permettent de créer des injonctions contraire qui plongent le troupeau dans un état de stupeur qui le rend manipulable .....
                  c’est toujours dans l’intérêt du berger que l’on conduit le troupeau

                • Hecetuye howahkan 12 août 10:30

                  @gaijin


                  Salut gaijin,

                  ça boom ?

                  A propos de néolithique

                  pour moi rien ne dit que ces images d’Épinal faites par des gens de pouvoir ai une quelconque valeur...surtout avec ce regard hautain et condescendant de ces gens et des masses aussi..genre nous sommes géniaux., t’a vu mes machines ...sans savoir que c’est une partie du programme de la pensée qui fait croire cela d’une manière automatique..ce serait à développer mais c’est long..

                  ce néolithique peut très bien être une invention pure...toujours allant dans le même sens ,avant c’était le bordel, nul, aujourd’hui c’est mieux et demain quand vous serez mort ce sera le pied...dieu n’a qu’a bien se tenir...

                  perso je jette tout cela, poubelle ..à tort ou à raison...

                  mais tout ce qui vient des pouvoirs je jette...aujourd’hui ..avec des raisons mais c’est si long.

                  bonne journée à toi ..

                  alors et ce kali yuga.. ??

                  je te salue bien sur smiley

                • gaijin gaijin 12 août 10:53

                  @Hecetuye howahkan
                  salut l’indien
                  « avant c’était le bordel, nul, aujourd’hui c’est mieux »
                  sauf qu’aujourd’hui avec les progrès de l’anthropologie et de l’archéologie on sait que que c’est l’inverse : la vie d’un d’un chasseur cueilleur c’est 5 h de boulot / jour et le reste consacré au social et au spirituel .....et les emmerdements commencent au néolithique : baisse de la taille , de la santé .....apparition de la guerre ( pas du conflit bien sur, la guerre qui suppose qu’il y ait des possessions dont on puisse s’emparer : réserves de nourriture , terres etc .....) baisse de l’espérance de vie ........

                  long sujet mais en gros tout l’inverse de ce qu’on apprend a l’école ......
                  en musique :
                  rien de neuf mais tu sait ça bien sur
                  il est prodigieux de voir a quel point la « société » résiste a toute forme de d’évolution des idées même quand elles viennent des scientifiques .....mais sinon ça ne serait pas le kali yuga bien entendu smiley smiley

                  sinon ça va ces jours ci j’en chie un peu pour me débarrasser de vieilles peaux qui me collent a la peau mais c’est pas ma première danse alors ça va quand même ......mourir et renaître .....encore ...


                • Hecetuye howahkan 12 août 11:03

                  @gaijin


                  ha ha , je t’ ai bien reconnu dans ce post...de la verve nom de dieu !! smiley

                  long sujet comme tu dis....

                  oui la société donc nous , nous résistons..à quoi ? si seulement on savait...plus un principe statique que quoique que ce soit d’autre non ?? 

                  pour moi la science ne va pas nous sauver , elle participe même au désastre , ce serait à expliquer évidemment, mais je traîne une flemme dis donc ... donc je ne le ferais pas..

                  attention aux mots, on se laisse hypnotiser avec des mots, science, religion, dieu, démocratie, liberté, libre, etc ad libitum..

                  n’a t’on pas oublier que le mot est symbole ,pas la chose..il me semble que globalement cette notion est perdue et que la pensée qui régresse si violemment semble se satisfaire de mots même si derrière il n’y a rien du tout..genre je l’ai dis donc c’est une vérité...

                  kali yuga oblige mon ami smiley

                  je comprends ton « passage » j’y aussi un eu voir beaucoup par là aussi..

                  ah pendant que je te tiens, à propos des annales akashiques , bon tu m’as déjà mentionné le voyage astral pour toi même, mais as tu eu des « moments » disons liés à ces annales....

                  ce sujet m’intéresse bien sur avec des témoignages de ceux qui ont vécu cela..sur ce sujet je ne sais rien du tout...

                  je te salue bien sur..

                • gaijin gaijin 12 août 16:23

                  @Hecetuye howahkan

                  « la science ne va pas nous sauver »
                  non bien sur mais il n’est jamais inutile de remettre les pendules a l’heure : rappeler que le paradis terrestre a bien existé et que le dieu des bergers n’est au final qu’un démon cananéen pervers, ça n’est pas rien ......

                  les annales akashiques ?
                  non rien de tel chez moi mais j’entretiens la plus grande méfiance par rapport a tout ça : il n’y a jamais rien de bien pertinent qui sort des gens qui font ce genre de trip ( a ma connaissance en tout cas ) la plupart du temps un mélange de choses mal filtrées : bcp d’ivraie et peu de bon grain* .....ça n’est pas mon chemin ( peut être un jour mais pas encore )
                  on est déjà perdus ici , a quoi bon être perdus ailleurs voilà ce que je me dit ........

                  *personne qui va aller dire aux archéologues : c’est ici qu’il faut creuser ....par un contre un joli mélange vu que dans le monde astral il n’y a pas de différence entre les différents plans ....il faut comprendre cela 

                • Hecetuye howahkan 12 août 18:54

                  @gaijin


                  re...

                  merci de ces précisions

                  je ne suis pas naturellement méfiant et un menteur est en général facile à repérer....

                  je te posais la question parce que il me semble bien y avoir quelque chose x qui sait et dit ,transmet, et qui n’a rien à voir avec nos cerveaux mais parvient à les « toucher »...

                  j’ai récemment eu trop de disons « d’inspirations divines », j’essaye de traduire là le mot anglais insight qui est parfait pour moi pour décrire ce que je veux,

                  il y a eu la période « je te montre le programme de la pensée », qui a certaines incidences pour moi bien sur

                  puis la période « je te montre une partie de l’histoire mais la vraie » etc

                  pour la pensée bon rien à dire de plus là qui puisse réellement parler en peu de mots écrits

                  mais sur l’histoire la vraie après ces visions j’ai cherché et trouvé exactement ce qui me fut montrer.... ...sur une période bien précise qui part de en gros vers 1770.jusqu’à aujourd’hui...

                  d’ailleurs à 12 ans j’en ai 63 j’ai également vu, enfin il m’avait été montré en 67 la période que nous vivons aujourd’hui et qui bien sur était en cours de réalisation, tout ce qui me fut montré arriva...je ne sais rien de plus

                  alors que cela ne m’intéressait absolument pas....du genre et dis donc machin, tien t’as un message

                  je ne cherche pas à expliquer comme tu sais ce serait peine perdue bien sur..

                  voila pourquoi je t’en ai parlé...car un jours tu avais évoqué ces annales dont je ne sais rien en fait ...merci et @+ bien sur



                • Xenozoid Xenozoid 12 août 19:20
                  @Hecetuye howahkan
                  tu dis :
                  je ne cherche pas à expliquer comme tu sais ce serait peine perdue bien sur..

                  salut Heche

                  Vous avez non seulement modifiés et malformés vos cousins ailés ou ​à quatre pattes , vous l’avez fait à vous-mêmes , vous avez changé les hommes en présidents de conseils d’administration , en employés de bureau , en régulateurs du temps - Vous avez changé vos femmes en femmes au foyer(1972) , des créatures vraiment effrayantes j’ai été une fois invité dans une maison d’un « faite attention vous tachez les rideaux, faite gaffe au bocal(poissonrouge) , ne touchez pas la tapisserie : vos cheveux sont gras ,ne renversez pas votre verre sur cette table : elle a une finition délicate, le sol est juste verni prenez les patins.c’est fou.

                  Vous vivez . . dans les prisons que vous avez construit vous-mêmes , en les appelant « les maisons, les bureaux, les usines ."


                  d’ou ma question pourquoi soutiens tu lacompétition a propos du vote ?


                • gaijin gaijin 13 août 10:48

                  @Hecetuye howahkan
                  « car un jours tu avais évoqué ces annales dont je ne sais rien en fait »
                  c’est la meilleure chose a faire avec .....ça fait partie du fatras ésotérique bricolé au 19 ème par bailey , blavatsky, besant et consort ....les « grands auteurs » ( c’est a dire gros tirage ) en france sur ce truc là c’était les meurois-givaudant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Meuroisdans les années 80 bcp de monde a fantasmé la dessus mais c’est creux , désespérément creux

                  « il me semble bien y avoir quelque chose x qui sait et dit »
                  oh ça oui .....
                  mais le problème c’est que c’est x , y , z et d’autres lettres hors de l’alphabet ......Et parfois x c’est toi c’est a dire une partie du toi « supérieur » présent ou passé voire futur .....
                  je me suis trouvé une fois face un moi futur et c’est la merde ( cad on dépasse ce que notre pauvre cerveau peut gérer ) depuis je ne veux plus toucher ni de près ni de loin a la voyance
                  j’ai eut l’habitude de dialoguer avec le maitre défunt de notre lignée d’escrimeurs ce qui me permettait d’avoir de bonnes informations sur le chemin a suivre
                  de manière générale j’ai un assez bon accès a ce genre de choses et depuis 2 -3 ans je vis en quasi permanence avec une partie de ma conscience astrale ( c’est a dire que je mène 2 vies sur des plans différents ) ça n’est pas difficile en soi ( il y à très longtemps que je peux le faire ) mais il m’a fallu longtemps pour avoir l’équilibre nécessaire a ne pas me prendre les pieds dans le tapis
                  ( ça donne parfois des anecdotes marrantes )
                  c’est le mythe de la caverne : ici ( je veux dire limités a la conscience du corps le plus lourd ) nous sommes dans le monde des ombres projetées et dehors est le vrai monde sortir* est déjà pour la plupart a peine un mythe mais quand nous sortons nous sommes dans la situation du bébé après la naissance sauf qu’il n’ y a personne pour nous guider vu que de l’autre coté il n’existe pas de carte . chacun d’entre nous est un point de vue unique.
                  les enseignement ésotériques véritables visaient a 2 choses : empêcher les gens de sortir trop tôt et les préparer a ce qui allait se passer dehors mais le véritable enseignement ne se faisait pas de ce coté ci ...( un exemple amusant : un journaliste interview o sensei morihei ueshiba sur comment il fait pour enseigner a son élève français qui ne parle pas japonnais et celui ci répond : je lui enseigne pendant qu’il dort .....c’est a prendre au pied de la lettre .......)

                  *sortir ne veut pas dire ici être en « voyage astral » mais laisser la conscience accéder au « plan astral » le corps astral n’est pas dans le corps physique c’est l’inverse ......en fait il y a différents corps qui sont accessibles a partir de différents « niveaux de conscience » mais qui sont a entendre comme étant des corps .....c’est a dire des véhicules et suivant qu’on prend une voiture un train ou un avion il ne se passe pas la même chose ( on n’est pas soumis aux mêmes contraintes ). mais seul ce corps ci ( celui que voient les scientifiques ) est soumis aux contraintes temporospatiales auxquelles nous sommes accoutumés .....exit les distinctions ici-ailleurs ou passé- présent- futur ( selon les véhicules ) ou je -nonje ......tout ça en même temps bien sur plus ou moins , ou pas ....ça dépend ( et ça dépend ça dépasse smiley smiley smiley smiley )

                • Hecetuye howahkan 13 août 11:27

                  @gaijin


                  Salut, vu cela vite fait, très intéressant, je reviens blablater la dessus bientot

                  bonne journée.. smiley

                • pemile pemile 13 août 11:34

                  @gaijin « sauf qu’il n’ y a personne pour nous guider vu que de l’autre coté il n’existe pas de carte »

                  Normal, ceux qui prétendent visiter l’autre coté ont toujours trouvé mille excuses pour ne pas ramener de carte smiley


                • gaijin gaijin 13 août 12:26

                  @pemile
                  bien au contraire vous trouverez pléthore de cartes .......


                • Hecetuye howahkan 13 août 14:16

                  @gaijin


                  bon j’ai un peu de temps...

                  tu dis :
                  « il me semble bien y avoir quelque chose x qui sait et dit »
                  oh ça oui .....
                  mais le problème c’est que c’est x , y , z et d’autres lettres hors de l’alphabet ......Et parfois x c’est toi c’est a dire une partie du toi « supérieur » présent ou passé voire futur .....

                  bon OK pour le mot supérieur entre parenthèses...des mes moments étranges j’ai appris que cette notion n’existe que dans la pensée humaine, elle a en effet un sens dans les domaines pratiques et nulle part ailleurs...pour le reste j’ai vécu que il n’y a ni petit ni grand etc....inexplicable mais peu importe..pour le futur je ne sais pas....je ne rejette pas non plus...

                  tu dis : je me suis trouvé une fois face à un moi futur et c’est la merde ( cad on dépasse ce que notre pauvre cerveau peut gérer ) depuis je ne veux plus toucher ni de près ni de loin a la voyance

                  je pense saisir , la pensée ne peut gérer cela, nos autres capacités (dont je connais l’existence de certaines disons par hasard total carrément) n’ont aucun problèmes avec cela est ce que je connais dans certains moments, la peur comme la souffrance etc n’existe que parce que la pensée existe et travaille là où elle ne devrait pas..etc pour trop simplifier bien sur..je fais affirmatif par facilité mais on peut mettre du relatif la dedans bien sur , quoique ??

                  tu dis :
                  j’ai eut l’habitude de dialoguer avec le maître défunt de notre lignée d’escrimeurs ce qui me permettait d’avoir de bonnes informations sur le chemin a suivre
                  de manière générale j’ai un assez bon accès a ce genre de choses et depuis 2 -3 ans je vis en quasi permanence avec une partie de ma conscience astrale ( c’est a dire que je mène 2 vies sur des plans différents ) ça n’est pas difficile en soi ( il y à très longtemps que je peux le faire ) mais il m’a fallu longtemps pour avoir l’équilibre nécessaire a ne pas me prendre les pieds dans le tapis

                  quelle forme pratique prenait ce dialogue , si cela te dis d’y répondre bien sur smiley
                  Pour le reste je ne sais pas pour moi même, je n’ai pas eu ce type de « moments » 

                  tu dis : sauf qu’il n’ y a personne pour nous guider vu que de l’autre coté il n’existe pas de carte

                  oui çà je connais par contre, donc autre chose que la pensée bien sur est actif.. ??

                  enfin en dessert ceci :


                  mais seul ce corps ci ( celui que voient les scientifiques ) est soumis aux contraintes spatio-temporelles auxquelles nous sommes accoutumés .....exit les distinctions ici-ailleurs ou passé- présent- futur ( selon les véhicules ) ou je -nonje ......tout ça en même temps bien sur plus ou moins , ou pas ....ça dépend ( et ça dépend ça dépasse     )


                  et oui jules Édouard smiley...

                  @+

                • gaijin gaijin 13 août 15:15

                  @Hecetuye howahkan
                  « la peur comme la souffrance etc n’existe que parce que la pensée existe et travaille là où elle ne devrait pas »
                  en effet mais il faut bien vivre en attendant a moins bien sur de faire un choix d ’ hermite ou de vie dans une communauté monastique ....une autre solution est de devenir un gourou mais c’est un piège mortel .....( je parle ici d’un point de vue très praticopratique si on vit parmi les autres alors la voyance est complexe a gérer par exemple un jour je faisait des projets de vacance avec une copine et je sais alors qu’à ce moment là elle m’aura quitté. bien sur je ne sais ni quand ni pourquoi que faire ? ou alors quand je bossait dans la qualité je pouvait tout a fait en passant dans un entrepôt faire descendre les colis avec défaut mais restait alors a expliquer pourquoi .....dans une sphère de gens capable d’entendre l’exercice du pouvoir conduit les gens a la méfiance ou au suivisme ....Etc .......)
                  « quelle forme pratique prenait ce dialogue »

                  ça ne s’explique pas disons une certaine forme de télépathie le genre de ce qui peut s’établir dans un couple ...quand tu est avec ta compagne même si vous ne dites rien il se passe des choses entre vous .........
                  « autre chose que la pensée bien sur est actif »
                  je dirais oui et non il persiste une forme de pensée mais différente ( dans la non pensée la perception a une facheuse tendance a se désorganiser ) par exemple quand je travaille en médecine chinoise je suis concentré sur ma perception mais je peux tout a fait penser et même penser a autre chose par contre je ne peux pas parler .....pour parler je dois changer de canal ....
                  dans une histoire rapportée par deshimaru ( je ne sais plus laquelle ) la réponse a un koan était : « penser du tréfonds de la non pensée » je ne sais pas ce qu’il voulait dire mais ça pourrait être çà.
                  au final penser et non penser c’est un point de vue de la pensée smiley ( pat bene gesserit typique mon cher usul smiley smiley smiley )
                  que dire au final ? gate gate paragate .......

                • pemile pemile 13 août 19:15

                  @gaijin

                  Pas de carte ou trop de cartes, vos « voyageurs » manquent de sérieux.


                • Hecetuye howahkan 13 août 19:15

                  @gaijin


                  re.....

                  vivre, survivre je dirais ,sauf exceptions.

                  je comprends pour le dialogue...cela dit je fais une nette différence pour moi factuelle simplement, entre disons la fameuse transmission de pensée et la télépathie, je connais les deux par expériences ,elles n’ont rien en commun est ce que je sais.. ce serait à développer ....hum smiley

                  oui je saisis bien les deux canaux...de la pensée, cela le fait aussi pour moi à partir d’un événement clé..mais il y en a d’autres qui ne sont pas la pensée et ils sont non contrôlables apparemment , nous sommes guidés par x, y ou a...autres canaux donc ne contiennent pas de « moi je » mais contiennent cette sorte de contentement sans raison, là ou la souffrance, la peur ont disparu et là ou la question du sens n’existe plus car elle est posée uniquement par une pensée qui souffre....là aussi ce serait à développer mais on en a déjà parlé bien sur..donc tu vois çà

                  penser du tréfonds de la non pensée...

                  la non pensée, genre ces autres canaux ou capacités dont je parle ont une incidence sur la pensée elle même, peuvent avoir., peut être parlait il de cela, mais là non plus je ne sais pas.

                  que dire, oh ma fois rien de plus ici.....je sens une flemme venir, une énorme..alors laissons faire mere nature

                  merci de l’échange et à un de ces jours...

                  usul..........

                • gaijin gaijin 14 août 08:13

                  @Hecetuye howahkan

                  " autres canaux donc ne contiennent pas de « moi je » mais contiennent cette sorte de contentement sans raison, là ou la souffrance, la peur ont disparu et là ou la question du sens n’existe plus car elle est posée uniquement par une pensée qui souffre.... « 
                  bien entendu , je ne m’attarde pas sur ces aspects là mais dès que l’on quitte la pensée ordinaire il y a ça que tu décrit et une intensité de vie .....immense .......un peu plus loin se trouve un amour a te faire péter la poitrine et ......mais je ne m’attarde pas la dessus je vais rarement me promener là bas car d’une part le corps supporte mal et d’autre part il faut revenir ( a moins que bien sur, on pourrait ne pas revenir mais ça c’est une autre histoire ) et là c’est insupportable .......bcp s’y sont brulé les ailes ............( les autres, je veux dire il ne veulent pas venir ........mais on a été comme ça aussi ....alors a part essayer d’aider que faire ......)
                  il y a des alpinistes de la spiritualité, poêtes ou mystiques, qui s’amusent a ça : faire des aller retour et revenir broder sur les bribes de souvenirs leur restent au retour, pleurer......, j’ai choisit un autre chemin, plus sec : monter progressivement jour après jour, s’acclimater .....redescendre un peu , remonter ......a ce jeu je n’ai pas l’impression que le paysage change ni même souvent que je progresse ou quoi que ce soit sauf parfois au détour d’un chemin d’un coup il y a une autre perspective, des choses qui changent dans le corps, dans les sensations .....c’est quand je parle a d’autres que parfois je mesure : » comment ne voyez vous pas cela ? " 

                • gaijin gaijin 14 août 08:50

                  @pemile

                  « vos « voyageurs » manquent de sérieux »
                  on peu voir ça comme ça en effet,
                  certains ne sont pas souciés de laisser des cartes ils sont juste ...partis ....en laissant parfois de petits cailloux blancs derrière eux.
                  d’autres ont tenté et ils sont devenus des fondateurs de religion, mais les prêtres et les rois se sont hâtés de cacher la vérité ( pas question de laisser la liberté aux moutons )
                  certains ont été sérieux et ils ont cherché a transmettre de manière cachée en se disant que de toute façon ça ne servait a rien de filer des cartes a ceux qui n’étaient pas prêts à faire le chemin
                  certains se sont fait massacrer sur place
                  d’autre plus sérieux on conclut de tout ça que l’on ne pouvait pas transformer un âne en cheval et n’ont laissé qu’une condamnation
                  « L’homme bon la découvre et la dit bonne.
                  L’homme sage la découvre et la dit sage. Le peuple se
                  sert d’elle jour après jour et ne sait rien d’elle ; car la
                  VOIE de l’homme noble* est rare »

                  *yi king traduction de wilhelm ......en chinois rén 仁 littéralement : homme - deux, entente qui pourra ce que voudra

                • Hecetuye howahkan 14 août 08:57
                  @gaijin

                  Oui je me rappelle que nous avions dit cela : à part essayer d’aider que pouvons nous faire..

                  Je dirais que pour soi même dire donc juste témoigner est très important, cela doit bien sur être un mouvement naturel global d’ inter échange entre , là je dirais carrément, entre tout ce qui est...la pensée non incluse qui a elle son niveau d’échange non lié , pour moi , au niveau global TOUT.. parce que elle est pour moi dans une dimension qui n’est pas le présent par nécessité car elle analyse le passé et pas n’importe lequel mais son passé y compris le passé d’il y a un milliardième de seconde que l’on pense , croit, être le présent mais qui ne l’est pas..sinon pas d’analyse , pas de survie physique ..

                  Pourquoi témoigner de ces moments impossible du point de vue de la pensée ? parce que donc c’est comme cela et puis nul ne sait comment un éveil , une ouverture peut se produire....etc enfin pas moi..

                  le présent où se trouve cette « grâce » de la vie lorsqu’elle veut bien être là par elle même, et nous humain n’y avons pas accès est ce que je connais..mais je suis ouvert à autre chose que je ne saurais pas...ce qui doit être impressionnant .....la pensée n’y a pas accès...heureusement, nous serions alors déjà sur la route pour le détruire

                  c’est un des problèmes majeurs parmi d’autres de la pensée, elle a cette sorte de quête de l’absolu pour laquelle elle n’est pas faite...elle qui n’est que un outil pour vivre physiquement ,certes vital mais qui n’a pas les capacités que elle même s’arroge...= souffrance..= conflit = guerres etc comme suicide....

                  sinon oui je perçois assez bien ton chemin , çà aussi un jours tu devrais développer si l’envie est là

                  et pis c’est tout

                  excellente journée à toi, moi aujourd’hui c’est plein de gamins à la maison......youpi !!

                   smiley

                • gaijin gaijin 15 août 09:44

                  @Hecetuye howahkan
                  «  développer »
                  ce n’est guère possible et peu utile : la longue histoire chaotique d’un type perdu qui suit une étoile invisible, sans intérêt, je lisais il y a quelque temps un texte de ge hong ( un des premiers auteurs a traiter de qicong il y à 2000 ans ) il parlait des herbes qui envahissaient son chemin et rendait sa maison inaccessible ......idem chez moi, rien de neuf .......on ne fait que découvrir ce qu’autres ont déjà découvert car chacun est pareil mais notre expérience reste non reproductible car chacun est différent : un point de vue unique sur le monde
                  l’histoire individuelle n’a d’intérêt que dans le moment ou elle permet d’illustrer un propos ......les échanges sont plus fructueux car ils fixent un cadre.
                  sinon quoi, c’est assez simple :
                  chercher sans rien chercher et n’avoir aucune idée préconçue
                  vivre avec toute l’intensité possible
                  être présent au moment
                  et ensuite :
                  https://www.youtube.com/watch?v=LeJj2YgqvoU

                  en dehors de ça : a chacun selon sa nature et les circonstances de sa vie ( qui dépasse de très loin les limites de ce que nous appelons coutumièrement la vie )

                  «  elle a cette sorte de quête de l’absolu pour laquelle elle n’est pas faite »
                  non ça ce n’est pas la pensée ça, c’est la vie, la pulsion même de la vie son essence depuis la création : rejoindre l’origine , faire le un ......tiens en voilà une clef tout ce qui nous permet de faire un nous amène la joie : un avec sa compagne , sa famille , son groupe d’ami , sa religion ...mais aussi un avec soi même dans la pratique de la méditation , des arts martiaux , du qi cong ou de peu importe quoi ..........même le plus dégénéré des pervers cherche cela ( a sa façon perverse hélas ) il soufre et il cherche a amener les autres dans sa souffrance afin qu’ils le rejoignent ......

                  " le présent où se trouve cette « grâce » de la vie lorsqu’elle veut bien être là par elle même, et nous humain n’y avons pas accès est ce que je connais..mais je suis ouvert à autre chose que je ne saurais pas...ce qui doit être impressionnant "
                  impressionnant ? pas du tout ......tu est victime du syndrome de l’oasis. c’est l’histoire d’un type qui traverse le désert et puis il trouve une oasis , moment extraordinaire ......au fil du temps il fait une carte des oasis et chemine ainsi et puis un jour il décide tant qu’a faire de s’installer dans l’une d’elle. au début tout va bien mais très vite il trouve que quelque chose d’étrange se passe , l’eau n’a plus le même gout , le vert des arbres, les couleurs sont moins vives ....il lui manque quelque chose mais il ne sait pas quoi alors peu a peu il devient dépressif ......aux dernières nouvelles il était repartit dans le désert ..........

                • Hecetuye howahkan 15 août 11:00

                  @gaijin


                  Salut....

                  la joie je connais, mais je ne parle pas du tout de cela..

                  @+ schuss

                   smiley

                • gaijin gaijin 16 août 09:34

                  @Hecetuye howahkan

                  oui j’entends bien mais cela est du même ordre
                  de toute façon quand je parle de joie et de méditation il n’est pas question de ce que l’on appelle joie la plupart du temps , pourtant la méditation génère plus d’endorphine dans le corps que le sexe ....

                • Hecetuye howahkan 11 août 18:09
                  Salut et merci de ces réflexions...

                  les humains sont malheureux ; pour moi la quête d’un bonheur x en est la meilleure preuve...c’est la signature du malheur, le réel est le malheur ,l’imaginaire est le bonheur..

                  à noter que dans la quête du bonheur il y a une indifférence totale mais apparente seulement, au malheur..celui ci est en quelque sorte nié donc pas compris donc va rester et l’humain qui hélas a perdu trop de son cerveau , n’utilisant plus que la pensée à cause des ces « pertes » de capacités , pensée qui n’a aucune aptitude dans ces domaines car son seul domaine est le monde pratique, les techniques, les calculs, les machines, etc cet humain donc utilise 100% ce son énergie à tenter de fuir son malheur, sans même en être au courant car ceci n’est bien sur pas perçu , il appelle cela la quête du bonheur...un piège à cons , un cul de sac absolu auto créé...

                  cette situation est un blocage total...

                  j’ai noté ceci : Le Christ est l’archétype du moderne tourmenté : non seulement il naît « dans l’Histoire » et y participe, mais il subit les affres de l’absurdité de la douleur et les tourmentes que lui infligent les Juifs et les Romains – c’est-à-dire les sévices, de façon imagée, auxquels sont soumis les hommes ordinaires. En prenant modèle dans le Christ, le chrétien tient un modèle tout en étant embarqué lui-même dans un monde « historique » (dépourvu d’Archétype).

                  là encore c’est pareil, c’est une autre forme de tentative de fuite..oui mais de quoi ? de la souffrance du malheur..

                  comment fuir ce que je ne connais pas ?

                  c’est impossible bien sur...

                  là encore tout est bloqué...comme nos sociétés arque boutées vent debout sur des principes nécrosés et glauques

                  pourquoi ? on pense atteindre quelque chose quand le réel lui dit : tu fuis...

                  notre vie est fuite...en ce faisant non seulement on ne vit pas le « sacré » qui n’est pas notre mais en plus la vie entière est souffrance, avec ou sans robinets en or..

                  je pense et vois même que certains pseudo « pauvre » qui ont cependant un toit et a manger et vivent encore avec et dans la nature connaissent une forme de contentement que le riche n’aura jamais car il est sur le chemin du mécontentent permanent..qui est celui qui nie la nature unitaire de tout ce ui est pour tenter l’aventure de « moi je » centre du monde ....qui tout simplement n’existe pas..ceci est souffrance ultime, cela les rends très mauvais comme le pseudo pauvre qui veut aussi aller sur le chemin du pseudo riche , désolé mais obligé de faire simpliste et caricatural mais l’idée est quand même là

                  bien sur tout ceci est très superficiel il y aurait énormément à dire...mais c’est un sujet inconnu, peut être pas intellectuellement ou la pensée peut broder et blablater des milliers de siècles en rond, et ce sur tout sans jamais l’avoir expérimenté..

                  car si la pensée vit la souffrance du malheur ou de quoique ce soit de la seule manière dont il convient de le vivre....et bien là les miracles se produisent et ils correspondent exactement à cette phrase

                  aide toi et le ciel t’aidera..

                  sauf que celle ci a été amputé de la fin qui est : si tu ne le sollicite pas
                  on a donc ceci : aide toi et le ciel t’aidera..si tu ne le sollicite pas..

                  traduction : vivre le malheur, la souffrance donc comme cela doit l’être a cette capacité intégré dans ce processus car c’est un processus, a cette capacité de paralyser la pensée pour un temps x variable qui ne dépends pas de nous bien sur , ceci permets a nos autres capacités en pannes, endormies , de se réveiller comme elles le veulent....

                  la pensée , le moi je des humains n’a strictement aucune prise sur ce « monde »..sur cette autre dimension que nous avons perdu...

                  la pensée et son totalitarisme sur le cerveau est LE problème...est le malheur , est la souffrance..etc

                  que faire alors ?

                  pardi déjà une mauvaise question qui pointe son nez .... smiley

                  • pemile pemile 12 août 15:45

                    @Hecetuye howahkan « le réel est le malheur ,l’imaginaire est le bonheur.. »

                    Ou l’inverse !

                    Construire, pour sa famille, un abri que résiste au aléas des intempéries et réussir à leur garantir le manger tous les jours de l’année, c’est un bonheur bien dans le réel.

                    L’imaginaire, c’est aussi ce qui amplifie las peurs.


                  • zygzornifle zygzornifle 12 août 10:14

                    Parce que l’on veaute comme des cons ....


                    • Hecetuye howahkan 15 août 12:15

                      @zygzornifle


                      salut

                      peut être et surtout parce que l’on vote pour un maître...lui abandonnant ainsi notre vie , ? ensuite il fait ce qu’il veut fort de nos démissions par millions..

                      de plus on vote dans un esprit de conflit , pseudo compétitif, moi d’abord....donc je vote pour celui qui va me donner à moi le plus..etc

                      on récolte exactement ce que l’on a semé et ce que on continue à semer..



                      n’est il pas ??

                    • pemile pemile 12 août 11:11

                      Parce que l’on se pose la question ? Parce que l’overdose d’informations exacerbe nos « envies » de bonheur ?


                      • Macondo Macondo 12 août 17:46

                        Parce qu’on ne boit plus qu’avec modération ...


                        • Jean Keim Jean Keim 13 août 08:50


                          Nous confondons la recherche du plaisir et le bonheur ; le bonheur vient, s’invite sans prévenir, et disparaît tout aussitôt dès que sa présence est ressentie, il s’évapore sans demander son reste, le faire revenir est impossible, l’inviter est cause perdue, alors il ne reste que son souvenir tel un nuage qui se désagrège dans le bleu du ciel.


                          Le souvenir du souvenir nous incite à le rechercher dans la quête du plaisir qui aura toujours un goût d’inachevé, d’incomplétude.

                          Le plaisir est mental, il est tributaire d’un contexte, le bonheur est d’une autre nature, il ne dépend de rien ; le premier rend le deuxième impossible en l’excluant.







                          • microf 13 août 10:14

                            On est malheureux parcequ´on ne veut pas heureux.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès