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Pouvoir d’achat ou plutôt de vivre. Allez chercher le « pognon de dingue » où il est

Pouvoir d’achat ? D’acheter quoi ? La malbouffe de la grande distribution ? Les merdes e-connectées ? Le gazole pour mettre dans sa caisse pourrie ? Il faut plutôt parler de pouvoir de vivre, voire de pouvoir survivre pour beaucoup de gens.

Pour vivre, il faut d’abord savoir où dormir, où faire sa gamelle, où aimer son ou sa partenaire, où élever ses enfants. C’est-à-dire un logement. Le principal responsable de la précarité, c’est le prix des loyers. On ne peut que survivre lorsqu’on doit mettre 700 ou 800 euros par mois pour se loger avec un salaire au SMIC de 1 498,47 €, soit 1 188 € après déduction des charges sociales et fiscales ? Avec les 388,47 ou 488,47 euros il faut : - payer son obligatoire bagnole, - payer la taxe d’habitation, payer l’électricité, l’eau, le chauffage, payer les diverses assurances, - aller aux hypers et supers pour acheter la bouffe la moins chère, donc la moins bonne et la moins saine, - payer les sinon indispensables du moins les « obligatoires » divers abonnements à tous les « e-machins », - se fringuer et fringuer ses enfants selon canons de la mode moutonnière de l’heure, - acheter des livres, aller au théâtre, au cinéma ? Eh ? Oh. Pas pour toi ça, coco. Pas indispensable. Tu as Hanouna, Riquier et Zevoysse pour te préparer les boyaux de la tête aux bienfaits de la pube.

Or les Français qui sont sur les ronds points sont pour l’essentiel dans cette situation. Sinon, ils sont petit commerçant, petit artisan qui courent derrière les quelques clients pas encore aspirés par la grande distribution et les « e-machins » pour être ensuite taxés sans retenue. D’autres sont paysans à 350 euros par mois. Ouais mais ils ont les œufs de leurs poules ! D’autres encore sont ces salauds de vieux qui n’ont même pas le civisme ultralibéral sinon la décence de mourir dans des délais acceptables, pas plus de sept à dix ans après leur mise au rebut (pardon, à la retraite).

Et parmi tous ces gens, il y a des femmes, beaucoup de femmes. Parce que ce sont elles qui dérouillent le plus : salaires inférieurs à ceux des hommes, boulots de merde mal payés, mal considérés, boulots le plus souvent précaires lorsqu’elles en ont, retraites ridicules.

C’est ça la France d’en bas. Cette France cocue, battue mais plus du tout contente ! Et qui le dit, le crie, le hurle. Avec une colère qui peut être dangereuse, car la colère écrase celui qui la porte en même temps que celui qui la subit. Et les les extrémistes professionnels guettent en se frottant les mains...

Les mesurettes d’un pouvoir aux abois arrivent trop tard et sont trop timides pour arrêter cette colère. Ce qu’il faut ce sont des Sous, du Fric, du Pognon ! Mouais… Et comment on fait ? Où on le prend ce « pognon de dingue » ? Eh ! Faut chercher !

Abandon définitif des taxes supplémentaires sur les carburants. Le prix des carburants est un emblème mais n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est le prix des loyers.

Les mesures efficaces attendues seraient : blocage et régulation des loyers, régulation drastique des locations touristiques éphémères (airbnb et équivalents) ET mise en construction de 4 à 500 000 logements chaque année. Les loyers baisseraient rapidement de moitié.

Augmentation de 200 euros du SMIC avec répercussion jusqu’à 2 SMIC et dégressif au-dessus. Et supprimer les exemptions de cotisations qui sont un outil pour aspirer le salaires vers le bas.

Augmentation parallèle de 150 euros de toutes les retraites et réindexation sur l'inflation évidemment.

Ouais. On rase gratis quoi. Et où on prend le pognon ? Les pistes sont légions.

D’abord, on rétablit l’ISF. 3 milliards de plus qu’avec l’ISF immobilière de Macron.

On supprime le cadeau fait par Chirac aux gargotiers : établissement de la TVA normale dans la restauration, y compris évidemment les fastfoudes. Encore 3 milliards.

Taxation des Gafas. Allez, 5 milliards au bas mot.

Mais ça, c’est de la broutille. Le pognon, c’est ailleurs qu’on peut en récupérer. Et beaucoup !

Le CICE qui vit ses dernières heures est un cadeau sans contrepartie fait aux entreprises. Il coûte dans les 30 milliards par an ! Le prix des emplois sauvegardés ou les quelques emplois crées est exorbitant ! Des rapports sans concessions ont montré les incohérences de ce dispositif qui permettait aux entreprises d’alléger leur masse salariale pour les salaires inférieurs à 2,5 SMIC. Ce système sera pérennisé à partir de 2019 en pire : par une suppression équivalente de cotisations sociales. C’est donc la Sécu qui va trinquer.

Le CIR (crédit impôt recherche). C’est un crédit d’impôt, c’est-à-dire que les entreprises ne touchent pas directement de l’argent à investir dans la recherche, c’est plutôt de l’argent qu’elles économisent puisque ces sommes sont à déduire de leurs impôts. Quand elles n’en payent pas, elles reçoivent directement une aide. Les TPE et PME, presque 90 % des bénéficiaires, profitent de moins de 20 % des crédits d’impôt, capté essentiellement par les grosses boîtes. Les grands bénéficiaires sont l’industrie pharmaceutique, l’informatique, les banques et la grande distribution. Parmi les principaux bénéficiaires du CIR, nombre d’entre eux ne supportent aucune charge d’impôt sur les sociétés. Pour ces entreprises, le CIR leur est versé, à défaut de pouvoir être imputé sur une dette fiscale nulle. Le crédit d’impôt recherche est devenu une niche fiscale créée pour les entreprises qui investissent dans l’innovation. En fait, les « chercheurs » deviennent des chargés d’affaires et ces entreprises sous-traitent à des cabinets extérieurs la production de rapports « de recherche » souvent bidon, rarement contrôlés. Et c’est juteux : quand une entreprise facture 100 euros à un laboratoire extérieur, elle en déduit 200 euros de ses impôts !

L’existence d’un remboursement anticipé du crédit d’impôt crée le risque que des sociétés éphémères se constituent uniquement pour bénéficier du CIR.

Dans les faits, une véritable industrie de la triche s’est mise en place, à l’intérieur même des entreprises. Des sociétés de conseil proposent même aux entreprises de leur procurer de faux dossiers clé en main. Ils auraient bien tort de se gêner, les contrôleurs ont des consignes pour ne pas s’occuper de CIR inférieurs à 100 000 euros annuels. De plus une très grande majorité de ces contrôles a lieu sans qu’aucun expert ne se déplace. L’entreprise remplit elle-même le dossier de contrôle ! Ben voyons.

Et puis il y a les éternels 80 milliards de fraudes fiscales pour lesquels le verrou de Bercy – qui demeure dans les faits malgré une poignée de poudre aux yeux – est un frein insupportable aux actions de la justice. Pantouflage oblige entre ces hauts fonctionnaires et les entreprises fraudeuses…

Voilà quelques pistes pour en trouver du pognon.

Alors on attend ce que vont faire les blancs-becs de la Macronie !

 

Liens :

https://www.ccomptes.fr/fr/publications/levolution-et-les-conditions-de-maitrise-du-credit-dimpot-en-faveur-de-la-recherche

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/06/qui-profite-du-credit-d-impot-recherche_4993109_4355770.html

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/06/qui-profite-du-credit-d-impot-recherche_4993109_4355770.html

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/06/10/credit-impot-recherche-un-rapport-passe-sous-silence_4651097_1650684.html

Inspection générale des finances de 2010

https://www.franceinter.fr/economie/le-credit-d-impot-recherche-en-question

https://www.ccomptes.fr/fr/publications/levolution-et-les-conditions-de-maitrise-du-credit-dimpot-en-faveur-de-la-recherche

http://groupe-crc.org/IMG/pdf/notespersonnellescir2.pdf

 

Photo X - Droits réservés.


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29 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 décembre 09:23

    Si le Président de la Répulique annonçait dès maintenant il est déjà très tard que la France ne signera pas le Pacte de Marrakech, on comprendrait qu’il a enfin compris la réalité de la situation.


    • devphil30 devphil30 7 décembre 09:40

      @Pierre Régnier

      Les maitres absolu du monde veulent un monde éclaté afin de pouvoir imposé leur régression sociale.

      Macron n’est que le ministre de la cohésion sociale et de l’enfumage face aux dirigeants officieux du monde.
      C’est la marionnette que l’on change tous les 5 ans car elle s’use vite .

      Pour le pacte de Marrakech , il faut donner un lien
      https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/05/migrations-et-onu-qu-est-ce-que-le-pacte-de-marrakech_1696100

      En résumé , c’est la porte ouverte à l’immigration après la porte entrouverte jusqu’à présent



    • devphil30 devphil30 7 décembre 09:33

      Je propose Victor Ayoli comme prochain ministre des finances en voilà un super ministre qui sait compter , c’est pas le cas de tous

      Et oui ces petites « milliards » grappillés donnent dans leur ensemble une vraie capacité d’investir , de relever le niveau de vie , de rembourser une partie de la dette , de réduire les impôts de bas salaire pour redonner du pouvoir d’achat.

      Comment se fait il que des gens qui se prétendent intelligents , qui ont fait des grandes études à nos frais ...

      Comment se fait il qu’ils ne comprennent pas ces choses simples ... peut être que de riches donateurs ont modifiés leur perception de la réalité et des causes à servir.

      Nos « représentants » élus démocratiquement auraient ils pris parti pour l’argent , seraient ils en proie à l’appât du gain personnel et auraient ils oublier qu’ils disposent de leurs postes et de leurs salaires mirifiques uniquement grâce aux Français.

      Maintenant ils s’étonnent de la colère mais Macron toujours à la pointe de l’évolution vers plus de privé , ne souhaitait il pas gérer le France comme un entreprise ?

      Alors le PDG de l’entreprise France est confronté à la colère des actionnaires ...quoi de plus normal quand on voit le résultat de l’exercice de 2018 ....

      Ils ont toujours le même mot à la bouche reforme , reforme et encore reforme

      Ce mot m’horripile car dans reforme il y a le sens caché de régression sociale.

      Et pourtant c’est toujours la même chose , il faut réformer comme si t’avais pas réussi comme président si tu n’as pas réformé comme l’autre Seguella avec sa montre ...

      Sur ce coup là c’est un large réussite et une large adhésion contre ses projets.

      Demain il faudra éviter les courses de Noêl sur les Champs , se sera plutôt des courses de CRS.

      Reste à voir le résultat des courses de demain


      • kalagan75 7 décembre 10:06

        Augmentation de 200 euros du SMIC avec répercussion jusqu’à 2 SMIC

        T’es au courant que de nombreuses PME/TPE équilibrent à peine leurs comptes ? et les charges sociales/patronales, on les augmente aussi ?
        Quant au pognon de dingue, avec 2000 milliards de dettes, je te laisse réfléchir ...


        • Yaurrick Yaurrick 7 décembre 19:01

          @kalagan75
          Outre le fait que l’augmentation du SMIC aussi brutale aura comme conséquence un accroissement du chômage, ce sera aussi de la compétitivité perdue pour les entreprises exportatrices.


        • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 11:14

          C’est pour cela que je vends ma maison. 

          Rappel : je quitte ma banlieue pourrie : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/adieu-ma-banlieue-209754

          Pourtant je pourrais la garder et la mettre en location à un prix raisonnable. Non, je ne suis pas un méchant facho qui mange les petits nenfants, je veux juste vivre en paix au milieu de gens civilisés. Mais voici ce qui m’attend si je mets en location :

          Des locataires qui ne paient pas, qui transforment leur logement en tas de ruine et qu’il est impossible d’expulser. Et même quand on y arrive, on subit les foudres de Chalot & Cie.

          Et par dessus le marché des types comme l’auteur qui voudraient me dire à quel prix je dois louer.

          Je passe sur le fait que l’immobilier est impossible à délocaliser, je suis une proie de choix pour l’état et sa rage taxatoire.

          Construire des logements sociaux ? Il y en a tout un immeuble à vendre derrière chez moi. Anciens bureaux dans un bâtiment de caractère, rénovés en logements avec goût (l’immeuble a été ouvert au public lors de sa restauration à l’occasion des journées du patrimoine) mais massacrés par la populace locale qui ne paie ni les loyers ni les charges. C’est devenu un tel boulet pour la société de logements sociaux qu’elle les vend... Mais elle ne trouve pas d’acheteur, tu m’étonnes.

          On me prélève déjà assez comme cela pour entretenir une kyrielle d’oisifs dont une infime minorité veut vraiment s’en sortir. Trop is te veel comme on dit chez nous. Un peu de responsabilisation fera le plus grand bien, à commencer par décourager cette faune de se reproduire. Certaines familles n’ont plus connu le moindre travail depuis 3 générations (le chômage n’est pas limité dans le temps en Belgique).

          Que les gilets jaunes veulent vivre de leur travail, j’applaudis des deux mains et suis 100% solidaire. Mais qu’une partie veuille vivre aux crochets de la société tout en faisant payer les « riches », je la trouve plutôt saumâtre car c’est moi qui vais financer en partie ces folies dispendieuses de milliers de logements sociaux. Pour eux je suis riche. Sans blague, vous avez vu à quoi ressemble mon quartier ? Vous croyez que quelqu’un de réellement riche s’y serait établi ?


          • joletaxi 7 décembre 11:34

            @Oscar Ollo

            vous êtes en wallonistant peut-être ?

            C’est bien dans cette riante région qu’un juge a statué que si son logement avait été vandalisé, sa voiture caillassée, sa famille malmenée, c’était bien fait pour sa g..., et qu’il était indécent d’étaler ainsi sa prospérité ?

            Par contre, ils aiment bien le regretté A. Frère

            pas étonnant que les ménapiens sont énervés


          • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 14:14

            @joletaxi 

            On dit aussi Walbanie ;). Ce malheureux habitait à quelques kilomètres de chez moi. Dégoûté par l’attitude du juge, il a voulu vendre sa maison et fuir. Mais comme il la possédait depuis trop peu de temps, et qu’il y avait fait pas mal de travaux, il a été imposé sur la plus-value. 

            L’état est totalement déficient chez nous mais n’a pas encore perdu le nord quand il faut racketter ceux qui sont trop pauvres pour se tirer dans un paradis fiscal ou trop riches pour organiser leur insolvabilité tout en bénéficiant de l’aide sociale.


          • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 20:06

            @Oscar Ollo

            Petite correction : c’est dégoûté par le semblant de sécurité que les forces de l’ordre assuraient qu’il a voulu vendre sa maison. Et quand on a voulu taxer sur la plus-value, il a refusé, arguant que faire face à un tel laisser-aller en matière de sécurité était un cas de force majeure. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé devant ce juge qui lui a sorti cet argument odieux.


          • Giordano Bruno 7 décembre 11:39

            Le principal responsable de la précarité, c’est le prix des loyers.

            Selon moi, les principaux responsables de la précarité sont :

            La quasi-absence de partage (les inégalités). Il provient de la nature humaine. Les humains s’organisent naturellement en structure pyramidale.

            — Le gâchis (obsolescence, production détruite, objets mal conçus ne remplissant pas leur fonction correctement ou s’auto-détruisant rapidement). Ce gâchis s’explique par le dilemme du prisonnier.


            • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 14:33

              @Giordano Bruno

              Selon moi, les principaux responsable de la précarité sont :

              -L’encouragement à la médiocrité d’un système éducatif qui cultive l’excuse et l’égalitarisme à tout crin. Pour les enseignants comme pour vous, « les zinégalités » sont le diable en personne. 

              -La déresponsabilisation complète des « précaires ». Si l’aide sociale était liée au comportement, on aurait déjà beaucoup moins de problèmes : ne pas saloper son environnement, ne pas emmerder le voisinage, se prendre un minimum en main serait déjà un bon début. Et je ne parle même pas de se rendre utile à la communauté (vous avez vu l’état de mon quartier ?), là c’est carrément du domaine du délire.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 14:51

              @Oscar Ollo

              Exactement, et je suis de gauche plutôt décroissante. Malthus n’était pas un génocidaire, mais avait simplement une vue claire du problème. Dans 90 % des cas, la pauvreté qui elle-même se perpétue de génération en génération est le pire des fléaux quand la gauche s’imagine qu’être socialiste c’est avant tout choisir le plus petit dénominateur commun. Niant l’inégalité fondamentale, tant génétique que familiale et environnementale de l’individu. Il faut surtout revaloriser l’enseignement professionnel qui doit avoir les mêmes « titres de noblesse » que les intellectuels, les artistes, les créateurs. Chacun a des qualités qu’il faut développer au lieu de les écraser au nom d’une fausse égalité consistant à penser à gauche que tout le monde devrait pouvoir être Ministre. Non, cela ne marche pas ainsi. Il faut au contraire investir à fond dans l’orientation professionnelle dès le plus jeunes âges et encourager chacun dans la voie qui lui convient..Pplutôt que de tendre la carotte de la fameuse et illusoire : « réussite sociale ». Et puis, il y a des ponts. Hier je regardais une émission sur aRTE. Un financier qui à 40 ans abandonne son métier pour faire des recherches dans la mer en Egypte et retrouver des vestiges de la cité d’Héraklion. rien n’est jamais définit dans la vie. c’est le désir qu’il faut développer, pas l’envie d’atteindre un soi-disant statut social. C’est ce que j’avais un peu espéré au début avec Macron : l’abolition de l’idée de gauche et de droite, mais la pâte, manifestement n’a pas pris. 


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 décembre 15:35

              @Giordano Bruno

              Vous dites que l’inégalité vient de la nature humaine, et que "les humains s’organisent naturellement en structure pyramidale« . Et Mélusine confirme que »l’inégalité est fondamentale, tant génétique que familiale".

              Si c’était là la conception républicaine et démocratique il faudrait cesser de proclamer hypocritement, depuis 200 ans, que la République veut la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.  

              Mais il est de toutes façons trop tard pour devenir simplement réellement égalitariste ou honnête partisan de l’inégalité : l’économisme mondialisé détruit pour tous les moyens de vivre sur la planète.

              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-le-socialisme-150555


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 22:17

              @Pierre Régnier

              Le problème est toujours dans l’interprétation et la mise en pratique des beaux principes. « Egalité » face à l’accès au savoir, l’instruction, la santé par rapport à une élite aristocratique dont le seul mérité est d’être né fils de ; avait un sens. Oui, tous les enfants devraient bénéficier du même SOCLE pour démarrer dans la vie. Mais cela s’arrête là. C’est bien l’esprit du MAAT : vertical et horizontal. Chacun ayant la possibilité d’accéder à des postes à responsabilité, mais si leur action n’est plus adaptée, le système d’ascenseur social doit jouer. 


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 8 décembre 08:48

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              J’espère que d’autres continueront ce débat, qui porte sur l’essentiel : égalité par la garantie d’un même « SOCLE pour démarrer dans la vie » ou, comme je le pense, ferme rejet de l’économisme, a fortiori de l’économisme mondialisé, et mise en place d’une situation proche de l’égalité réelle - là comme ailleurs il faut éviter le dogmatisme - par l’écrasement délibéré de la hiérarchie des revenus. L’économisme a été considéré, notamment depuis la révolution française, comme allant de soi et, il y a quelques années, le chercheur américain Fukuyama a lancé le concept fou de "fin de l’histoire«  dans le »consensus sur la démocratie libérale" (il a un peu nuancé par la suite).

              La réalité c’est que les valeurs « naturelles » de l’économisme sont devenues des contre-valeurs qui créent les inégalités et les guerres nouvelles, et qui détruisent les moyens de vivre sur la terre pour tous. C’est Marx qui avait raison avant l’heure contre Fukuyama : l’humanité n’a toujours pas commencé une histoire digne de l’espèce humaine.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 12:47

              Problème, dans tous jaunes d’oeuf il y a un blanc-bec qui sommeille. 


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 13:15

                Parfait exemple du blanc-bec dont les parents auraient pu être des gilets jaunes. http://www.didierreynders.be/qui-je-suis/. C’est le serpent qui se mord la queue.


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 13:36

                  Les politiques du nord restent les meilleurs modèle. Aucun patron n’a un salaire trop élevé. Les impôts sont bien répartis et fortement investis dans l’éducation. En rajoutant le système à la suisse : consulter le peuple sur l’orientation des taxes et l’impôt est utile....quand le peuple a une instruction suffisante pour juger. Le modèle français est obsolete. 


                  • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 14:16

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Mélusine, vous parlez d’or ! Je rêve de la politique des Flamands mais je ne peux pas voter pour la NVA !


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 15:02

                    Les français ont beaucoup de qualités mais un énorme défaut : leur narcissisme exacerbé depuis Louis XIII, le Roi Soleil. Il faut bien être français pour oser : si t’a pas ta Rolex à cinquante,....C’est probablement là la cause de leur déchéance,....Et tout ces GJ de penser : si Macron y est arrivé, pourquoi pas moi,...Mais le père noël n’avait rien dans sa haute et donnait pas derrière lui de l’argent à ceux qui en avait le moins besoin. Ce qui est le summum de la perversion. Mais parfois, il y a aussi une certaine justice divine et il faut se rappeler le Mythe d’Icare. Voilà un battant qui risque maintenant de battre de l’aile. (cf article de Nabum, chacun sa place et ce n’était pas la sienne,...


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 19:47

                      Corrigé : hotte et pas haute


                    • Anatine 7 décembre 15:16

                      Sans exclure la mondialisation, une bonne question est de savoir si la politique menée par ce gouvernement est reellement efficace pour payer le travail, et pas seulement sur la fiche de paye si le financement ne provient pas du travail ! Quand au « cap » il n’est pas admissible de reduire l’impot si son emploi n’est pas fleche vers le travail et pas seulement vers l’activité si il ne se traduit pas par un retour mesurable. Concernant la reforme de l’entreprise, il devrait etre evident que chaque entreprise devrait etre evaluee sur la base de l’investissement public qui lui est accordé. Cela serait le moyen de s’assurer que les entreprises, les grandes entreprises d’abord, n’utilisent pas directement ou indirectement l’argent public (ce qu’elle recoit ou ce qui ne lui ait pas demande) pour leur seul profit.


                      • seken 7 décembre 19:46

                        Si tout cela est une « stratégie du choc », elle vas être très longue, la quenelle sécuritaire. Mieux vaut se manger un pavé dans la face que voir ça.


                        • babadjinew babadjinew 8 décembre 10:09

                          Excellent diagnostique que propose cet article, avec peut être juste un manque de projection à moyen terme. Toutes ces personnes sont déjà dans les wagons de l’exclusion à cause/grace selon les points de vues des technologies avenir. (Voitures, bus, camions sans chauffeurs, robots intelligents, algorithmes analytiques, etc….)

                          En gros penser que dans une société technologique le travail salarié pour tous est réaliste n’est à mon sens qu’une utopie. Alors oui, il serait peut-être temps d’arrêter toutes les usines à gaz qui sur le papier devraient permettre de générer du travail, mais qui au final ne sont que des manent supplémentaires aux profits et dividendes. D’ailleurs peut-on en vouloir aux entrepreneurs alors que la définition même d’une entreprise est un truc du style : Regroupement de capitaux, de moyens et de personnes en vue de générer un PROFIT. En rien cela n’est condamnable, et du point de vue d’un entrepreneur, c’est une activité tout à fait louable, juste, censée.

                          Ce qui est condamnable, c’est l’idéologie ambiante qui coute que coute veut conserver malgré l’impossibilité flagrante d’aujourd’hui le TRAVAIL comme seul et unique moteur sociétal ! C’est cette idéologie qui du temps Moise faisait sens (travail, croit, et procrée), qui a l’air contemporaine est un NON SENS absolu, et qui aura et génère encore aujourd’hui toutes ces usines à gaz. L’exemple du CICE avec ses 200 000€/ans et par emploi créer est le parfait exemple de cet odieux gaspillage IDEOLOGIQUE et absolument pas économique.

                          Bref, n’est-il pas plus que temps de cesser toutes ces usines à gaz, qui au final finissent en dividendes et non en emploi/travail ? De donner une lisibilité claire à tous les entrepreneurs avec des cotisations, des impôts, des taxes proportionnelles pourquoi pas à la taille de l’entreprise ? De border, blinder, l’ensemble histoire que l’évasion, l’optimisation ne puisse plus être PROFITABLE, et ainsi, remettre un peu d’équité, de justice, de clarté dans cet univers économique devenu complétement opaque.

                          A partir de là, nous avons le financement d’un revenu de base choisit (choisit dans le sens où il ne doit en aucun cas pouvoir être cumulé avec une activité économique rémunéré, cela un bras couterait) qui serait même assujetti à toutes les cotisations et impôts sur le revenu.

                          D’une cela casse complétement la dynamique actuelle de la PEUR. (le stress du siège éjectable permanent pour les employés/ouvriers), de deux cela obligera de fait les employeurs à payer de vrai salaire si ils veulent trouver du personnel, et de trois, cela permet de VIVRE mieux, de construire un avenir, d’imaginer demain, avec d’autres clés que celle de l’abondance et de la croissance infini.

                          A partir de là, du possible choix, effectivement « l’éducation » parental ou national pourra évoluer. Elle pourra prendre une dimension collaborative et non plus uniquement compétitive. Avec le temps si le triste verrou du travail à tout prix et à tous les prix saute, un autre paradigme plus équilibré prendra corps de manière tranquille, naturel, posé. La création, l’imagination, le besoin d’utilités sociales étant très fort dans la nature de l’homme il y a peu de chance que l’oisiveté prenne le pas.

                          Coté écologie, c’est un jackpot, car la boulimie de consommation (compensation) cesse de fait, alors que l’ETRE enfin pourrait émerger car il n’aura plus besoin de paraitre. Bref, le choix dans la vie d’avoir des espaces pour le travail, d’autres, pour le temps.

                           

                          Wake Up !


                          • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 8 décembre 10:51

                            @babadjinew
                            Salut !

                            Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas – et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc (? !), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production tout en retrouvant la dignité.

                            Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ? Il y en aura du monde pour marner ! Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

                            Et d’où sortira le pognon ?Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

                            Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

                            Ouais mais il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ? Ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés ! Ce serait l’inversion des salaires au profit des boulots les moins demandés.

                            C’est une mentalité complète à changer. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

                            Je me qualifie fièrement de « fainéant robuste ». Le fainéant à l’esprit libre. Les fainéants sont une élite ! Et même s’il doit travailler, le fainéant est plus efficace : il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

                            Amitié oisive !




                          • babadjinew babadjinew 8 décembre 11:24

                            @VICTOR Ayoli

                            Tout a fait en accord avec votre analyse, sauf en ce qui concerne le cumul. D’un point de vu environnementale, il nous faut trouver un chemin de décroissance efficient, histoire de cesser cette folie de produire pour jeter. En gros trouver le chemin de faire mieux avec moins, ou encore comme je dis je ne sais plus qui la règles des 3 M pour changer de paradigme. Moins Mais Mieux.

                            Bonne journée 


                          • marlene6883 8 décembre 12:50

                            Attention à ne pas raconter n’importe quoi sur le CIR :

                              Les grosses entreprises ne bénéficient pas du remboursement immédiat, le crédit d’impôt est imputé sur 3 ans avant d’être reversé...

                              « Les TPE et PME, presque 90 % des bénéficiaires, profitent de moins de 20 % des crédits d’impôt » : normal, le CIR est proportionnel au montant des dépenses engagées pour la recherche ... CQFD si elles dépensent moins elles touchent moins en valeur, mais la proportion de financement est la même ... merci d’éviter de mettre ce genre de confusion à propos d’une quelconque injustice entre les petits et les gros dans la tête des lecteurs ...

                             — Pour bénéficier du CIR, il faut être en mesure de démonter que l’on a créé de nouvelles connaissances scientifiques, quelque soit le domaine d’activité de l’entreprise qui le perçoit : on raisonne en termes de domaines scientifiques de recherche...encore une fois, on se fiche de qui peut bien le percevoir, que ce soit un banquier ou la grande distrib, pourvu qu’il ait contribué à créer des connaissances nouvelles, donc inutile d’essayer de faire croire aux gens que l’on privilégie des secteurs plutôt que d’autres !

                             « Parmi les principaux bénéficiaires du CIR, nombre d’entre eux ne supportent aucune charge d’impôt sur les sociétés » : en fait le CIR est lié à une réalité et une territorialité des dépenses de recherche. Si la R&D est faite en France et les dépenses engagées par la société basée en France, où est le problème que l’impôt remonte à la maison-mère pour des raisons purement fiscales, du moment que celui-ci permet de financer la recherche effectuée par nos chercheurs en France ?

                              Le crédit d’impôt recherche est devenu une niche fiscale créée pour les entreprises qui investissent dans l’innovation : archi FAUX d’ailleurs on distingue clairement la recherche et l’innovation par des dispositifs distincts et d’ailleurs le CIR n’a jamais eu pour vocation de financer l’innovation...

                              En fait, les « chercheurs » deviennent des chargés d’affaires et ces entreprises sous-traitent à des cabinets extérieurs la production de rapports « de recherche » souvent bidon, rarement contrôlés : sauf si vous faites appel à des sociétés de conseil qui vous encouragent à prendre la responsabilité de votre déclaration et qui vous accompagnent dans la rédaction sans rédiger à votre place...ça existe aussi :)

                              « quand une entreprise facture 100 euros à un laboratoire extérieur, elle en déduit 200 euros de ses impôts » : encore une fois ARCHI FAUX

                            Si une entreprise fait appel à un organisme public de recherche pour réaliser une partie de ses travaux de R&D, et que celui-ci lui facture 100€, dans ce cas la facture entre pour 200€ dans l’ASSIETTE de calcul du CIR de l’entreprise donneuse d’ordre qui en récupère 30% au titre du CIR : c’est donc un financement de 60% de la facture dans le meilleur des cas... 


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 8 décembre 20:49

                              Pas de morts aujourd’hui. Combien de pauvres sont morts aujourd’hui dans le silence,....

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