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Primaires socialistes : Le plus dur commence

Et maintenant, place aux actes. Les primaires, processus par lequel les sympathisants de gauche vont élire en octobre 2011 le candidat du PS à la présidentielle, vont être compliquées à organiser. Les socialistes le savent, qui ont réuni pour la première fois mardi le CNOP (Comité national d’organisation des primaires). C’est Martine Aubry qui a présidé le comité, composé d’une vingtaine de représentants de toutes les sensibilités du PS. Le principal artisan des primaires, Arnaud Montebourg, s’est déclaré candidat samedi et a donc "rendu les clefs", selon sa propre expression. "J’ai transmis à Martine Aubry mon testament d’inspirateur" a-t-il confié.

Avant de se lancer dans la bataille, l’inspirateur est lui-même allé chercher l’inspiration aux États-Unis, lors de nombreux voyages à Washington ces deux dernières années. Sur le modèle des primaires démocrates qui ont vu Barack Obama l’emporter sur Hillary Clinton en 2008, Arnaud Montebourg, épaulé par Olivier Ferrand, le président du think tank Terra Nova, a créé un mode de scrutin ouvert non plus aux quelque 200.000 militants socialistes mais à tous les sympathisants de gauche.

Les primaires organisées par la gauche italienne en 2005 lui ont aussi donné des idées. Ainsi, les votants devront s’acquitter d’une contribution financière, un euro symbolique au minimum, avant de glisser leur bulletin dans l’urne. Selon qu’ils soient raisonnables ou moins, les dirigeants socialistes attendent entre 1 et 4 millions de votants.

Dotation au candidat

Autant dire que le projet est ambitieux sur la forme. Le CNOP s’est donc attelé à définir les priorités : cartographie des bureaux de vote, constitution des listes électorales, mobilisation des bénévoles sur le terrain... Le secrétaire national aux élections Christophe Borgel et le secrétaire national à l’animation des fédérations Alain Fontanel ont fait le tour des fédérations socialistes pour faire le point.

Le CNOP a également listé les problèmes à arbitrer, notamment concernant le financement. Olivier Ferrand nous disait le mois dernier qu’il ne fallait pas s’attendre à la démesure d’une campagne américaine. "Ce sera plus artisanal, les candidats auront de quoi se payer le train pour faire le tour des départements", soulignait-il. Le PS se dirige vers une dotation au candidat, à partir du mois de juin, date de dépôt des candidatures. Cette dotation pourrait être imputée sur les comptes de campagne du candidat finalement désigné. Mais certains, à l’instar de Pierre Moscovici, qui a posé la question lors du CNOP, se demandent s’il n’est pas possible que le PS paye les frais de campagne des candidats plus tôt.

Quoi qu’il en soit, le PS espère au final réaliser une bonne opération financière. "Si les votants payent tous entre 1 et 3 euros, selon qu’ils soient des milliers ou des millions, nous pourrons au moins amortir la campagne des primaires, au mieux financer la campagne présidentielle", relève un dirigeant. Si le PS parvient à faire aussi bien qu’en Italie, où les 4 millions d’électeurs qui s’étaient déplacés avaient donné en moyenne 10 euros, les primaires pourraient être en effet totalement financées.

Charte éthique

Le CNOP s’est déroulé dans une bonne ambiance, même si la question du calendrier a de nouveau été débattue, notamment par ceux qui le contestent. Ainsi, Philippe Bonnefoy, représentant de l’ex-premier secrétaire François Hollande, a tenu à rappeler la position de son camp, favorable à une désignation du candidat plus tôt. Mais la direction lui a opposé une fin de non-recevoir. Les dates précises du vote seront arrêtées au mois de janvier. Le scrutin devrait se dérouler entre mi-octobre et mi-novembre, après les élections sénatoriales de septembre. "En tout cas, nous ne sommes pas en retard dans l’organisation", affirme un dirigeant PS.

Lors du prochain CNOP, dans un mois, il sera question de la mise en place d’une charte éthique. Un cadre précise : "Il sera dit que les candidats s’engagent à ne pas s’attaquer mutuellement, à faire campagne sur des propositions et à apporter un soutien plein et entier au gagnant."

Christian


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5 réactions à cet article    


  • stephanie stephanie 25 novembre 2010 11:31



    J’aurais préféré connaître leur programme électoral !

    Tout ceci, ne m’intéresse pas du tout !


    • apopi apopi 25 novembre 2010 13:12

       Les socialistes çà reste l’UMPS, une seule alternative, à la trappe ! Avec le goudron et les plumes pour faire bonne mesure.


      • manusan 25 novembre 2010 14:36

        L’école primaire Yoyo Jospin vous présente le PS.


        • LE CHAT LE CHAT 25 novembre 2010 16:15

          chercher l’inspiration aux States , ça veut tout dire , pour ce parti qui prétend être de gôôôche ! en quoi le deversement indécent de millions de dollars pour réussir à être le représentant républicains ou démocrate peut il être un exemple pour la France , si ce n’est que de renforcer la ploutocratie chez nous !


          • Watson 25 novembre 2010 19:53

            Moi j’aimerais savoir si certains candidats pourront bourrer les urnes...apparemment c’est très classique à gauche dixit Dany le rouge

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