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Accueil du site > Tribune Libre > Prime à l’assiduité : faut-il être choqué ?

Prime à l’assiduité : faut-il être choqué ?

Des classes vont avoir de l’argent si les élèves sont assidus aux cours. Faut-il en avoir peur ?

Tollé quasi-général à l’annonce de la mesure visant à doter plusieurs classes de plusieurs milliers d’euros en échange d’un taux d’absentéisme réduit.
 
De quoi s’agit-il ?
 
Il s’agit de l’un des 165 projets retenus en juillet 2009 par le conseil de gestion du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse qui est doté, pour sa première session d’appel à projets, de 65 millions d’euros. C’est ce fonds, issu du Comité interministériel pour la jeunesse du 30 janvier 2009 (circulaire du 22 avril 2009), qui finance donc cette expérimentation (et pas le Ministère de l’Éducation nationale ni les lycées impliqués).
 
Le principe
 
Le site du Haut commissaire à la Jeunesse explique que « l’expérimentation prévoit la mise à disposition des classes, sous condition, des fonds permettant aux élèves de construire un projet collectif ambitieux (action sociale, aménagement de classe, achat de matériel informatique, sportif ou culturel, voyage scolaire etc.) ».
 
Le but clairement énoncé est « une plus grande implication des élèves dans l’ensemble des activités scolaires ».
 
Concrètement, deux mille euros sont alloués à la classe au départ et cette somme pourra monter jusqu’à dix mille euros si les conditions négociées en classe sont respectées.
 
À la rentrée 2009 (à partir du 5 octobre 2009), six classes de trois lycées professionnels sont concernées, soit environ cent cinquante élèves : lycée Alfred-Costes à Bobigny, lycée Gabriel Péri à Champigny-sur-Marne et lycée Lino-Ventura à Ozoir-la-Ferrière. Ce premier programme vise à tester cinq protocoles.
 
À la rentrée 2010, si au moins l’un des protocoles est concluant, celui retenu sera évalué sur soixante-dix classes tirées au sort impliquant deux mille élèves.
 
Les évaluations sont sous la responsabilité de l’École d’Économie de Paris (ou "Paris School of Economics", réseau créé en 2006 par notamment Normale Sup, les Ponts et Chaussées, la Sorbonne et le CNRS et qui regroupe vingt et un chercheurs dont Thomas Piketty et un conseil scientifique regroupant seize chercheurs dont les trois Prix Nobel Joseph Stiglitz, Amartya Sen et James Mirrlees).
 
Premières impressions
 
Face à une telle annonce, la première réaction est évidemment l’étonnement et la critique. Le tollé qui a découlé de l’information l’a montré, tant du côté des parents d’élèves que du côté des enseignants. Celui provoqué par l’opposition est, en revanche, plus mécanique.
 
Rétribuer pour venir en cours ? Alors que j’ai eu l’occasion de voir de nombreux écoliers africains parcourir parfois dix kilomètres tous les jours pour avoir la possibilité d’étudier ? Un droit qui devient un devoir n’est-il plus aussi attractif ?
 
Les valeurs de la République, les valeurs du citoyens, ce ne sont pas l’argent roi. J’ai été élevé ainsi et c’est vrai que j’avais des camarades, au lycée ou collège dont les parents avaient adopté un sorte de bilan pécuniaire à chaque bulletin mensuel. Chaque point au-dessus de quinze sur vingt donnait un franc, et chaque point en dessous de douze sur vingt retranchait un franc. Comme moi, ces camarades étaient de bons élèves, si bien qu’ils empochaient quelques coquettes sommes d’autant plus incohérentes qu’en fonction des matières, il y avait plus ou moins de notes et certains enseignants notaient plus ou moins largement. Mais je n’en éprouvais aucune jalousie non plus.
 
Dans mes études supérieures, l’assiduité était obligatoire, et pour l’encourager, au lieu de la carotte, il y avait le bâton : l’administration retirait en points pour accéder à l’année supérieure n moins six au carré, n étant le nombre d’absences non justifiées. Une absence excusée, c’est une absence qui était recevable par l’administration. Ainsi, un certificat médical n’était pris en considération que si l’on considérait l’étudiant réellement malade (il y avait des médecins à proximité qui faisaient de nombreux certificats de complaisance). Un retard de train ? L’absence était prise en compte uniquement si l’administration avait copie de la lettre de protestation en recommandé contre le retard auprès directeur de la SNCF avec copie au directeur régional concerné. Une absence était comptabilisée à chaque appel. Donc, un étudiant absent une journée pouvait se prendre quatre absences non justifiées. Les retards du matin en amphi étaient aussi considérés comme des absences (à huit heures). Les portes de l’amphi étaient fermées et l’horloge avançait de deux ou trois minutes, mais c’était elle qui faisait foi. De plus, les étudiants savaient qu’ils coûtaient à la collectivité soixante mille francs par an, ce qui n’avait rien à voir avec le montant des droits d’inscription. Avec cette considération économique, sécher les cours relevait d’un manque de maturité évident (cette règle a cependant obligé certains à redoubler pour cette unique raison).
 
Cette rigueur, c’était aussi un moyen de rappeler que d’un point de vue professionnel, il ne faut pas être absent ou arriver en retard. Cette assiduité devait être un des éléments comportementaux de la formation.
 
Avec ces antécédents, il est sûr que ma première réaction était un peu critique pour deux raisons : d’une part, être présent en cours est normal, est la moindre des choses demandées, et d’autre part, faire miroiter de l’argent est moralement peu satisfaisant.
 
Oui, mais
 
Le problème, c’est que l’absentéisme dans les écoles est beaucoup trop élevé et beaucoup trop habituel (de l’ordre de 11%). Et plus les classes sont "difficiles", plus cet absentéisme est difficile à gérer.
 
Ceux qui critiquent cette cagnotte ne doivent pas vraiment connaître la situation réelle dans certaines classes. L’absentéisme peut être sanctionné, bien sûr, mais par quoi ? l’exclusion temporaire de l’élève ? la belle affaire, c’est justement ce qu’il attend. Réussir à faire exécuter des sanctions (comme faire des heures de colle) est aussi difficile que de faire travailler déjà normalement. Le niveau de discipline dans certaines classes est très faible et les actions coercitives sont peu dissuasives.
 
Tous ceux qui critiquent la mesure semblent avoir des solutions toutes faites pour enrayer cet absentéisme. Mais pourquoi ne les applique-t-on donc pas ? L’école doit-elle faire envie ? devenir une source d’attraction ? Oui, et cela peut être le cas en fonction bien sûr de la motivation et de la compétence pédagogique des professeurs, mais en général, c’est le cas. La preuve, c’est qu’il y a toujours quelques élèves qui accrochent bien. Le problème, c’est que l’absence de travail ou même l’absence de présence physique proviennent surtout de certains élèves, et que la situation changera peu quelle que soit la manière d’enseigner, hélas.
 
Et puis, on pourrait imaginer de changer radicalement le mode d’enseignement. Renforcer la place de l’informatique et d’Internet, insérer plus de considération sur des arts peu exploités en classe comme le cinéma ou la bande dessinée, et d’autres seraient tentés de crier aussi à la démagogie.
 
Deux éléments de la réalité
 
L’intérêt de l’innovation appliquée dans ces six classes de l’Académie de Créteil, c’est qu’elle se base sur deux constats. Deux réalités. Il ne s’agit pas de refuser l’idéalisme, ni les valeurs, mais il s’agit de partir sur la réalité concrète du moment.
 
Quelle est cette réalité ?
 
D’une part, il est très difficile d’obliger un élève de venir en cours. Je ne veux pas généraliser. La plupart des élèves vont en cours. Mais d’autres refusent et pour ces derniers, malgré les sanctions, l’autorité (ou le manque d’autorité) n’a pas beaucoup prise sur eux. Le constat, c’est que l’absentéisme de certains les envoient directement dans une voie de garage au début leur vie active. C’est dommage pour eux. Un gâchis humain et social inacceptable.
 
D’autre part, l’argent roi, ce n’est pas l’école qui lui inculpera cette "valeur" (ou plutôt, cette non-valeur) mais c’est tout l’environnement qui l’entoure déjà. L’argent est déjà roi. Hélas. Mais c’est le cas. Il suffit de regarder autour de soi, d’allumer la télévision pour voir à quel point l’appât du gain peut faire faire n’importe quoi aux personnes. Notre société de consommation a érigé depuis plusieurs décennies l’argent comme une divine transcendance. J’en suis moralement malheureux, mais il faut en faire le constat. Refuser cette réalité est utopique. Et surtout contre-productif.
 
Argent roi ? Argent qui corrompt ?
 
Alors, les dispositions de cette cagnotte renforceraient-elle ce culte de l’argent roi ? Je ne le crois pas. Parce qu’il ne s’agit pas de donner de l’argent individuellement à chaque élève mais de budgéter en fait un projet collectif qui peut être fort utile à chacun des élèves, comme le permis de conduire ou un voyage de découverte dans d’autres lieux.
 
L’argent ne doit pas être une valeur, mais il ne doit pas non plus être honteux. Tous les projets passent par de l’argent, tout a un coût et donc, tout doit trouver financement. Même le savoir a un coût, celui de la recherche, et il peut même être amorti en partie par les brevets (c’est ce qu’en France, on a un peu de mal à comprendre).
 
Un projet commun
 
Bien présentée aux élèves, cette cagnotte ne renforcera pas le culte de l’argent roi. Au contraire, selon le recteur de Créteil Jean-Michel Blanquer, elle est même « aux antipodes de l’individualisme consumériste » ajoutant que cette expérimentation « est à la fois collective et responsabilisante : c’est la présence de tous qui contribue au succès de tous ».
 
L’aspect projet a une valeur pédagogique indéniable : travail de groupe, motivation collective avec des moyens de financement. Il suffit de voir le succès des conseils municipaux d’enfants ou d’adolescents, qui gèrent une enveloppe budgétaire pour concrétiser quelques projets comme des pistes de planches à roulettes etc. pour être convaincu de la valeur pédagogique du "projet" que sous-tend cette mesure.
 
J’ai été par ailleurs assez dépité d’entendre François Bayrou s’étonner que l’argent fît son entrée à l’école avec une telle mesure. L’argent a toujours été présent à l’école, et sans même parler de racket, les élèves ont toujours été confrontés à l’argent des autres : vêtements de marque, cartables, loisirs, vacances, etc. Le moindre voyage de classe nécessite aussi son financement. Ce n’est donc pas nouveau d’introduire une "cagnotte" dans une classe. Surtout que celle-ci sera géré par un professeur référent.
 
Inconvénients
 
Évidemment, il y a des inconvénients pratiques. Par exemple, la manière sans doute très arbitraire de définir le seuil du taux d’absentéisme (5% au lieu de 11% dans certaines classes), et des risques de pressions sur les enseignants qui constateraient les absences qui auraient alors un effet très négatif sur le montant final, ou même des pressions sur les élèves absents (certaines absences peuvent être nécessaires).
 
Si les élèves ne vont en cours que dans la perspective de faire un voyage d’études, ce n’est pas vraiment glorieux, mais a priori, dans les critères, il y n’a pas seulement des critères d’absentéisme mais aussi des critères de travail, de moyenne générale (il faut par exemple que plus de 75% des élèves de la classe obtiennent au moins une moyenne de onze sur vingt).
 
Le financement de la mesure (cette année très peu coûteuse car concernant très peu d’élèves), si elle se généralisait, serait à imaginer dans une période où les déficits publics sont monstrueux. Même si sur du long terme, si la mesure avait un effet positif, on pourrait penser que les jeunes seraient plus nombreux à obtenir leurs diplômes et donc seraient plus susceptibles d’avoir un emploi sur lequel l’État a l’habitude de se rémunérer grassement (hélas, l’implication diplômes donc emploi ne fonctionne plus depuis plusieurs décennies).
 
La généralisation de la mesure aux classes qui le nécessitent pourrait aussi susciter de la jalousie des classes qui n’ont pas ce problème et y faire naître un absentéisme nouveau (sur le mode "pourquoi pas nous ? ").
 
Critique contre l’ultralibéralisme
 
L’une des critiques formulées est aussi que cette supposée introduction de l’argent dans les lycées préfigurerait l’ultralibéralisme dont ferait preuve le gouvernement actuel.
 
Cette affirmation est assez surprenante pour trois raisons.
 
La première, c’est que ce n’est pas à proprement le gouvernement qui a eu l’idée de ce projet puisqu’il est le résultat d’un appel à projets au protocole formellement pointilleux (voir début de cet article ou ici).
 
La deuxième raison, c’est que ce type de mesure est le contraire même d’une mesure libérale. Au contraire, réinjecter de l’argent public renforce la mainmise de l’État (ce qui, en tant que régulateur, est une bonne chose) alors que le libéralisme prône l’abandon par l’État de la plupart de ses prérogatives non régaliennes.
 
Enfin, la troisième raison, c’est qu’aucun dogmatisme ni aucune idéologie n’a été à l’origine de cette idée. Ce n’est qu’une idée, mise en expérimentation. On regarde de façon dépassionnée si ça marche ou si ça ne marche pas et on conclut. C’est un essai. Humble.
 
Barrière de sécurité
 
La manière d’appliquer cette formule, à savoir de manière expérimentale, est la bonne, et dénote effectivement une certaine humilité. L’État n’a pas la science infuse, ne sait plus comment motiver les élèves à venir en classe et on essaie sur quelques élèves.
 
Comme le dit le Ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, « on doit tout essayer » pour sortir certains jeunes de l’ornière qui les enferme dans une spirale de l’échec alors que la plupart ont des réelles qualités pour apporter beaucoup à la société. Il ne faut pas grand chose psychologiquement pour passer du côté obscur au côté lumineux.
 
L’un des proviseurs impliqués dans le dispositif, Bruno Sochan, du lycée Alfred-Costes, espère beaucoup de cette cagnotte et affirme ceci : « Le bâton, je le donne depuis des années, et ça ne marche pas. » malgré les sanctions sévères qu’il fait appliquer (communication de l’absence aux parents, heures de colle etc.). Pragmatique, il est le premier à reconnaître l’aspect étonnant de la mesure : « C’est vrai que ça peut sembler un peu étrange, mais si ça marche ? ».
 
L’idée, qui ne va s’appliquer que dans des établissements "difficiles", favorisera une certaine redistribution de l’argent public en faveur des moins aisés.
 
L’expérimentation est un moyen facile de tester des bonnes idées. Ou moins bonnes. Si les expériences commencées ce 5 octobre 2009 ne fonctionnaient pas, alors l’idée serait abandonnée, sans dogmatisme. Mais si elle était bonne, cela aurait valu le coup de la tenter.
 
Des expériences déjà réussies
 
Ce type d’expérience mérite d’autant plus d’être tenté qu’elle a déjà été un succès en Grande-Bretagne et aussi dans un lycée marseillais.
 
En Grande-Bretagne, l’expérience a commencé en 2004 et a été généralisée en 2008. Elle touche deux cent mille lycéens avec des critères de revenus des parents (moins de trente-trois mille livres par an) avec des primes de l’ordre de dix livres par semaine et avec parfois des bonus. Elle a permis à de nombreux élèves (60% selon le gouvernement britannique) de poursuivre leurs études grâce à cette aide.
 
Au lycée Mistral de Marseille, les élèves de la classe la plus assidue obtiennent chaque mois des places pour les matchs de football et tout le monde y trouve son compte, les élèves, leurs parents, les enseignants et la direction : « La présence en classe contre des places pour l’OM, ça marche ! Jamais on a eu une telle assiduité. (…) ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers » selon le proviseur.
 
Gagnant-gagnant
 
L’État n’a pas grand chose à y perdre. Les élèves ont beaucoup à gagner. Comme disait une certaine candidate à l’élection présidentielle, cette cagnotte est du gagnant-gagnant.
 
Après tout, les bons points, les livres offerts devant tout le monde dans la cour de récréation aux plus méritants étaient également, en quelques sortes, une carotte pour motiver les élèves. Il n’y a rien de bien nouveau sur le principe.
 
Alors, pourquoi refuser d’essayer ?
 
Au moment du bilan, on aura tout le temps ensuite de faire une évaluation de cette idée.
Et de généraliser cette mesure… ou d’y renoncer purement et simplement.
 
 
Sylvain Rakotoarison (7 octobre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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111 réactions à cet article    


  • JoëlP JoëlP 7 octobre 2009 10:11

    Pourquoi ne pas essayer ? Vous revenez souvent sur le mot « réalité ». « Il ne s’agit pas de refuser l’idéalisme, ni les valeurs, mais il s’agit de partir sur la réalité concrète du moment. »

    Ce qui me fait penser à deux choses : la télé réalité et la real politique. Avec la première on fait passer tous les spectacles les plus nuls pour normaux et avec la seconde on explique que la guerre est nécessaire. Au risque de passer pour un affreux idéaliste je préfère rester sur les principes. Surtout parce que je crains que ce système ne marche trop bien et nous fasse faire un pas de plus vers cette trop triste réalité qui va nous engloutir. 


    • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 13:07

      A JoëlP

      Bien entendu que cette idée de cagnotte n’est pas satisfaisante dans l’idéal, mais si elle diminue le décrochage scolaire, finalement, c’est la société qui en récoltera les fruits.

      Au nom de l’idéalisme et des grands principes, combien de dégâts a-t-on commis ?

      La paix à Munich était-elle de la « real politics » ou pas ? Et quel rapport avec l’assiduité des élèves à l’école ? Télé-réalité : même chose, ça n’a rien à voir. Les amalgames ne me paraissent pas vraiment des arguments convaincants sur un projet concret et très précis.

      Cordialement.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 octobre 2009 17:10

      Désolé de ramer à contre courant... mais je crois au contraire que c’est dans l’idéal que ce systeme est bon... et dans la pratique qu’il est inepte. 


      Avec l’explosion des connaissances, l’individu moyen devra passer 20 % puis un jour 33 % de son temps en formation. Il est normal qu’Il soit payé pour son temps d’apprentissage. Une mesure à mettre en place comme un volet d’un régime universel de travail-revenu. 
       
      Au palier de l’éducation générale, tout élève à partir de 15 ans devrait toucher un « salaire » aussi longtemps qu’il réussit les examens et poursuit ses études dans les filières pre-professionnelles qui correspondent aux apprentissages des métiers/professions pour lesquelles il y à une demande . 

      Il y a 40 ans que je le dis et un jour on le fera. Je suis simplement resté trop jeune dans un monde qui a mal vieilli. Un jour, la Gauche renaîtra.

      ( Le premier lien est simple, le second plus technique)






    • 1984 7 octobre 2009 19:43

      La paix à Munich c’est pas un putain d’amalgame ??? t’es vraiment le roi toi !


    • Candide 7 octobre 2009 21:41

      Payé pour son temps d’apprentissage ?
      Ma foi... pourquoi pas...

      Après tout si l’individu investi dans son intégration
      La société investi en retour dans ce processus de normalisation et de sélection
      Elle en extrait son élite et sa plèbe
      Payer l’étudiant serait un facteur d’intégration et de justice sociale
      (Il y en a qui n’ont RIEN, ne l’oublions pas, pas même internet pour causer sur agoravox)

      Cependant
      Là, il s’agit de déléguer d’une drôle de manière
      Ceux qui ne font plus autorité
      Confient le problème, contre argent, à qui saura le régler
      Gageons que ce sera à grands coup de tartes dans la gl ou de pied dans les roubignoles
      De batte de base-ball pour qui aime Scorcese
      Ou de AK47 pour les paranos de la banlieue

      Il y a là punition collective, ce que la justice indépendante de notre pays ne pratique pas

      Et retour à un système de kapo, dans l’idée, c’est bien ça, non ?


    • dom y loulou dom 7 octobre 2009 10:19

      je croyais que votre état n’avait plus d’argent pour les écoles...

      ils racontent vraiment n’importe quoi hein ?


      • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 10:25

        Dom : je soupçonne ce pouvoir de tout faire pour mettre la France en état de faillite, et instaurer un état d’urgence. On ne peut pas doubler en un an un déficit que l’on disait déjà insupportable pour les générations futures sans avoir de mauvaises pensées cachées.


      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2009 10:26

        Essayer avant de généraliser, ou de renoncer. 

        C’est bien ce qui est inquiétant. Un monopole ne sait pas innover, et évalue mal (sinon par des règles technocratiques). Il tente, par des expérimentations, de mimer le marché qui est le processus de découverte. Le Monopole est sourd et aveugle. Il politise toutes questions, alors que le paisible marché fait ses découvertes au jour le jour.

        De tous les Monopoles possibles, celui sur les consciences est le pire de tous.


        • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 10:43

          Péripate : « le paisible marché fait ses découvertes au jour le jour. »

          Le paisible marché ? Ne me dites pas que vous parlez de la concurrence féroce à laquelle se livrent les entreprises pour servir des taux de 15% et même plus à leurs actionnaires, au mépris des salariés, de l’écologie et au bout du compte, des clients ? Qui aqujurd’hui achète encore des appareils sans devoir en plus acheter une coûteuse prolongation de garantie ?

          Les 15 plus gros porte-conteneurs du monde polluent autant que l’ensemble du parc automobile mondial 30/9/09 : » Le transport maritime est responsable de 18 à 30% de la pollution mondiale par oxyde d’azote et de 9% de la pollution par oxyde de soufre. Les bateaux de transport utilisent un carburant de basse qualité qui contient environ 2000 fois plus de soufre que le diesel utilisé dans les voitures européenne et américaines…une recherche conjointe de l’agence NOAA et de l’Université Boulder du Colorado, selon laquelle la pollution des 90’000 bateaux de commerce à travers le monde (cargos, pétroliers et bateaux de croisière) est responsable de 60 000 morts chaque année, et entraîne des coûts de santé de 330 milliards de dollars. »


          Paisible marché, en effet ! smiley


        • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 10:45

          Péripate, si je ne savais pas maintenant qui vous êtes - oh, rassurez vous, rien d’autre que ce que j’ai appris envous lisant - je vous traiterais de bisounours.


        • Le péripate Le péripate 7 octobre 2009 10:53

          Je compatis : ça ne doit pas être une sinécure que de vivre avec le sentiment permanent de s’être fait avoir dans un rapport économique d’échange. L’ÉducaSSion NaZionale a réussi son lavage de cerveau avec vous.... smiley


        • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 10:58

          Un post d’anthologie. Péripate écrit « L’ÉducaSSion NaZionale » .

          Voilà donc, comment un sioniste avéré si je ne m’abuse, qualifie notre plus belle institution.


        • Le péripate Le péripate 7 octobre 2009 11:10

          Je savais que ça allait plaire. Mais quel rapport avec le sionisme ? Et quel sionisme, le socialisme des débuts, ou le sionisme révisé d’aujourd’hui ? Je me perd en conjonctures... smiley


        • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 11:20

          Péripate : « Mais quel rapport avec le sionisme ? Et quel sionisme, le socialisme des débuts, ou le sionisme révisé d’aujourd’hui ? »

          Vous ne croyez pas que c’est à vous de nous le dire ?


        • Le péripate Le péripate 7 octobre 2009 11:35

          De nous le dire.... Vous êtes combien ? Et de vous dire quoi ?

          Bon, je résume : le marché est processus de découvertes, et donne le moyen d’évaluer ces découvertes. Tout ça se passe sans bruits et fureur.
          Le monopole peut imiter le marché en expérimentant, mais toutes les questions sont politisées, peu d’expérimentations sont réellement possibles, et la question de leur évaluation est incertaine.

          Je plaide pour un chèque-instruction à dépenser dans l’école de son choix, libérée de la tyrannie des programmes et des grades, baccalauréat compris.

          Je ne vois pas le rapport avec le sionisme.


        • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 11:54

          Péripate, moi non plus je ne vois pas de rapport, je constate tout simplement qu’un sioniste avéré écrit : "L’ÉducaSSion NaZionale.

          C’est vous qui posez la question du rapport. Répondez-y, ou bien retirez votre question.


        • Le péripate Le péripate 7 octobre 2009 12:40

          Je suis bien gentil de vous répondre, car vous êtes des plus confus.
          Ou vous avez quelque chose à dire sur ma thèse, ou vous la fermez. J’ai le droit de renforcer mon propos par quelques images ou métaphores qui vous choquent peut-être, mais qui résument à mes yeux la situation. Un problème ?


        • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 13:05

          Péripate, mon premier post était une riposte à votre « thèse ». C’est vous qui avez dévié avec ce post qui vous vaudrait bien un point Godwin. Ce bottage en touche est indigne du débat que vous réclamez avec des cris d’orfraie. La vérité Péripate, c’est que vous ne pouvez pas défendre une « thèse » que même vos « amis » d’aujourd’hui ont mille fois démontée, voire ridiculisée. Mais il n’y a pire sot que celui qui ne veut pas comprendre.


        • Le péripate Le péripate 7 octobre 2009 17:27

          Quels mots employer pour qualifier le Monopole sur les consciences ? Comme on a raconté à une génération crétinisée que le socialisme c’était le contraire du fascisme, personne ne sait plus reconnaitre une entreprise totalitaire.
          Et bien, moi, je le dis.


        • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ BADGURU 7 octobre 2009 18:37

          Oui mes frères friedmaniaques et hayekistes, oui mes cons-disciples de la McGlobal Church, dénonçons cette instituSSion archaïcollectiviste d’engeance tribalogoulaguiste qui depuis trop lontemps con-tribue au renouvellement de générations et générations d’intégristes collectivétatistes !!!...à bas le Vieux Monde, vive le Mieux des Mondes !

           

          Joignons-nous mes Mcfrères, à la sainte croisade péripathétique et abolissons le républicain monopole des consciences, qui à défaut de rendre conscients, produit à une cadence indécemment populomarxeuse un flot con-tinu et tenu de cons on ne peut plus scients ! Qu’enfin la McCharia libéralfascistoïde libère l’Humanitude de l’infâme joug du tribalotatisme populocrateux !  

           

          Sinon, ma zérie zéki ki t’as permis d’apprendre à lire dans le texte en caractères populotribaux les évangiles friedmaniens et hayekistes, et toute la sainte littératuture libéralfascistoïde ?


        • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2009 23:25

          Le Le contraire du socialisme c’est l’individualisme et réciproquement. Et l’individualisme c’est, ou le totalitarisme ou l’anarchie. Si l’anarchie n’est ni de droite ni de gauche, quoique, en revanche il existe bel et bien des totalitarismes de droite et des totalitarismes de gauche.


        • Le péripate Le péripate 8 octobre 2009 09:53

          Un Monopole fabriquait les chaussures de tout le pays. A ceux qui disaient que chacun pouvait eux aussi fabriquer des chaussures, les crétins fascistoïdes disaient : mais qui vous a permis d’aller sur les chemins chaussés, sinon le Monopole ?


        • Francis, agnotologue JL 8 octobre 2009 10:21

          Péripate, mais faites les, vos godasses, personne ne vous en empêche ! D’ailleurs, très porteur le marché de la godasse chez les péripates !  smiley

          Vos raisonnements binaires ne font (même) plus rire personne.


        • Le péripate Le péripate 8 octobre 2009 10:28

          JL, je suis désolé de vous le dire : vous êtes confondant de bêtise.


        • Francis, agnotologue JL 8 octobre 2009 10:37

          Péripate, je crois que si je l’étais vous vous en réjouiriez. Et c’est un bonheur que de recevoir un tel post de la part de quelqu’un qui dit le contraire du bon sens. Je ne vous doit même pas merci !

          En passant, au cas où vous ne le sauriez ps : le péripate est une sorte de limace munie de nombreuses petites pattes. Etonnant, non ?


        • sisyphe sisyphe 11 octobre 2009 15:11

          Par BADGURU (xxx.xxx.xxx.100) 7 octobre 18:37

          Oui mes frères friedmaniaques et hayekistes, oui mes cons-disciples de la McGlobal Church, dénonçons cette instituSSion archaïcollectiviste d’engeance tribalogoulaguiste qui depuis trop lontemps con-tribue au renouvellement de générations et générations d’intégristes collectivétatistes !!!...à bas le Vieux Monde, vive le Mieux des Mondes !

           

          Joignons-nous mes Mcfrères, à la sainte croisade péripathétique et abolissons le républicain monopole des consciences, qui à défaut de rendre conscients, produit à une cadence indécemment populomarxeuse un flot con-tinu et tenu de cons on ne peut plus scients ! Qu’enfin la McCharia libéralfascistoïde libère l’Humanitude de l’infâme joug du tribalotatisme populocrateux !  

           

          Sinon, ma zérie zéki ki t’as permis d’apprendre à lire dans le texte en caractères populotribaux les évangiles friedmaniens et hayekistes, et toute la sainte littératuture libéralfascistoïde ?

          Rien à rajouter à cette parfaite intervention du brillant Badguru ; juste remarquer que le foireux Péripate a, évidemment, éludé la question.

          Péripate est le parfait exemple de celui qui crache dans la soupe une fois qu’il s’en est bien servi.


        • morice morice 7 octobre 2009 10:27

          Mais enfin, Sylvain : le problème n’est pas là du tout : il est celui de l’inadaptation totale du contenu des cours à ce qui entoure l’élève : tant que l’on ne se penche pas sur les PROGRAMMES, tout est voué à l’échec : vous avez déjà VU un cours d’informatique dans un lycée ? Au moment même où l’enseignant ouvre la bouche il a déjà perdu son auditoire !!! Qui en sait bien davantage que lui !!! Attirer les gamins avec des CONTENUS, voilà la solution : seulement faudrait arrêter de vouloir bachoter tout le temps et de vouloir farcir la tête de choses inutiles, et se poser la question de savoir comment rendre agréable et attractif le cours : combien d’enseignants y sont sensibles ? L’exemple du Rap et des SMS est symptomatique : combien d’enseignants de français ont osé demander une rédaction EN SMS ??Combien ? Pourquoi ne le font-ils pas ? Car ils n’en connaissent pas les règles : alors le gamin juge qu’il ne peut en ce cas imposer celle de l’orthographe !! Quand va-t-on se rendre compte d’arrêter d’être condescendant avec cette jeunesse ? Quand va-t-on se rendre compte qu’elle a une CULTURE, que ça vous plaise ou non, et qu’il faut la CONNAITRE pour pouvoir les ABORDER ? Les gamins demandent à TRIER dans leur propre culture, ce qui est le but de TOUT ENSEIGNANT : ne pas chercher à bourrer le crâne mais à APPRENDRE A APPRENDRE !!! Le débat sur l’argent, à partir de là est non seulement RIDICULE, il ruine dans cette jeunesse tout espoir de vivre autrement qu’en cherchant à se distinguer en portant un t-shirt Nike différent de l’Adidas de son voisin : la jeunesse a besoin qu’on lui explique le monde qui l’entoure, ce qu’aujourd’hui ON NE FAIT PAS, car ce monde est allé trop vite pour beaucoup d’enseignants et d’adultes. Les gamins ont besoin d’être écoutés, reconnus, et non montrés du doigt ou d’être attirés par des hochets ridicules !!! C’est ça le problème et cette histoire d’argent ne va qu’aggraver ce que la jeunesse reproche aux adultes : de ne plus être CONTRE. On ne peut fabriquer un sang neuf avec un sang de veau. 


          • french_car 7 octobre 2009 15:21

             Morice vous proposez un dégraissage de Mammouth smiley
             Très bien tout ça mais on fait comment ? On attaque par quel bout ?

             On commence par donner la main aux chefs d’établissement sur les profs. Un patron sans pouvoir sur ses employés n’est rien.

            Ensuite réduit le niveau requis, BAC+3 suffit afin d’élargir l’assiette du recrutement et ne retenir que les individus motivés - non les ratés de l’enseignement supérieur.


          • Fergus Fergus 7 octobre 2009 10:28

            Je crois sincèrement que vous avez tout faux sur cette question.

            Non qu’il ne faille pas récompenser certaines classes méritantes en leur permettant de mettre sur pied des projets éducatifs coûteux, cela se fait d’ailleurs déjà depuis fort longtemps. Mais cela se fait sur une adhésion des élèves à un projet accepté par tous, certainement pas sur un critère de présentéisme, totalement contraire aux valeurs éducatives et morales.

            Quant à la référence britannique, elle est sans valeur dans la mesure où ce pays est précisément en train de faire basculer par ce biais ses propres valeurs éducatives vers une marchandisation qui tendra à devenir la règle. Une marchandisation qui revient à récompenser ce qui devrait être normal : la présence à l’école, alors que jusque là on récompensait le mérite des élèves.

            Aller dans cette voie, c’est admettre qu’un jour il sera peut-être nécessaire de « primer » la présence des enfants à la table familiale. On marche décidément sur la tête ! 


            • Fergus Fergus 7 octobre 2009 10:44

              J’ajoute que la solution au problème de l’absentéisme doit impérativement et très rapidement passer par une réforme de l’orientation et une plus grande souplesse des collèges et lycées d’enseignement professionnel : tant qu’ils subordonneront la demande à l’offre pour ce qui est des matières enseignées, on continuera de remplir les classes avec des élèves orientés par défaut. Et quiconque a côtoyé des jeunes adolescents en échec scolaire sait pertinemment ce qu’il advient de leur motivation pour un enseignement qu’il n’ont pas choisi.


            • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 10:52

              A Fergus,

              La cagnotte dépend de l’assiduité et aussi des résultats scolaires, puisque pour une classe, il s’agit que 75% des élèves aient obtenu au moins 11/20 de moyenne.

              Si vous avez d’autres idées concrètes pour améliorer l’assiduité en classe, écrivez au Ministre de l’Education (ou au Haut commissariat pour la Jeunesse, en avril 2009, il avait justement fait un appel pour recueillir toutes les idées, il y aura bientôt une seconde session), je suppose qu’elles seront étudiées avec attention.

              En quoi essayer engage sur des valeurs ou sur des principes ?

              Cordialement.


            • Fergus Fergus 7 octobre 2009 11:03

              J’ai déjà dit ce que j’en pensais dans le précédent commentaire : la solution ne passera que par une réforme sérieuse et volontaire de l’orientation. Tout le reste n’est que gadget. Et je suis étonné que vous ne perceviez pas la grave dérive vers laquelle on va en matière de valeurs éducatives.

              A l’évidence, les promoteurs de cette idée sont avant tout des technocrates libéraux, obnubilés par les exemples anglo-saxons, pour qui la marchandisation des valeurs basiques de l’éducation des adolescents n’est pas un problème.

              Bonne journée.


            • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 11:25

              A Fergus,

              Oui, c’est sûr qu’il faut des réformes, mais le dire ne suffit pas (vous le savez), il faut savoir quoi mettre concrètement dans ces réformes.

              Le but ici, c’est de tester rapidement (sur une année scolaire) un truc, ça marche ou ça marche pas, on teste, je ne vois aucune idéologie derrière, d’autant plus que cette idée n’est pas d’origine gouvernementale mais issue d’un appel à idées réalisé d’avril à juillet dernier. Ce projet est l’un des 165 retenus en juillet et énuémérés à ce lien (voir le programme 3) :

              http://www.lagenerationactive.fr/files/resultatsAppelPojets1.pdf

              Cette concertation a fait l’objet d’un livre vert publié en juillet 2009 :

              http://www.lagenerationactive.fr/files/LivreVertJeunesse_web0907.pdf

              Si vous lisez ces deux documents, vous verrez que l’orientation, sujet évidemment crucial, est un des thèmes qui revient souvent.

              Par ailleurs, ce n’est pas du libéralisme que d’employer encore plus d’argent public, ou alors, il faut redéfinir ce terme. Ca me paraît même être le contraire. Le libéralisme engendre un désengagement de l’Etat, ce qui n’est pas le cas ici.

              Bonne journée.


            • morice morice 7 octobre 2009 12:14

              un petit rappel, Sylvain : qui était contre Jorg Haider en Autriche ? Les ENSEIGNANTS.


            • Fergus Fergus 7 octobre 2009 16:34

              Désolé, Sylvain, mais c’est bien de pensée libérale (au sens français) qu’il s’agit : croire que tout peut s’acheter et que les comportements les plus basiques de l’éducation d’un enfant peuvent donner lieu à récompense.

              Pour moi, la recompense, lorsqu’elle existe, doit aller vers des élèves méritants qui sont allés au delà de ce que l’on attend généralement d’eux, ou vers des classes qui se sont entièrement mobilisées pour un projet à valeur ajoutée, et non pour assurer le présentéisme du plus grand nombre !


            • Philippe D Philippe D 7 octobre 2009 10:28

              Une autre solution existe :

              Un proviseur expliquait avant-hier que depuis 2 ans il a instauré dans son établissement l’appel téléphonique systématique aux parents d’un élève absent.
              Matin et Après-midi.
              D’après son expérience le taux d’absentéisme a chuté de 40% depuis la mise en application de cette mesure.

              Dans le lycée que fréquente ma fille, cette même mesure est en place depuis longtemps.
              A la moindre absence j’ai aussitôt un coup de fil de l’établissement me demandant la raison de l’absence de ma fille. Je ne connais pas le taux d’absentéisme mais je n’ai jamais entendu dire qu’il était important.


              • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 10:41

                A Philippe D,

                C’est en effet une très bonne idée et il faut la développer. Mais une idée qui nécessite la responsabilité des parents pour qu’elle soit efficace, ce qui n’est pas possible dans beaucoup de cas.

                Le proviseur du lycée professionnel de Bobigny expliquait justement qu’il était très sévère avec ses élèves absents, communiquant immédiatement aux parents les absences, mais cela ne suffit pas chez lui (je ne généralise pas) pour réduire le taux d’absentéisme.

                Cordialement.


              • Philippe D Philippe D 7 octobre 2009 11:13

                Cette mesure demande une constance sans faille de l’administration de l’établissement et du temps pour produire ses effets.
                Si certains parviennent grâce à cela à faire régresser l’absentéisme, et que d’autre n’y arrivent pas, il est fortement probable que la mesure ne soit pas rigoureusement appliquée de la même façon dans les 2 cas.


              • Philippe D Philippe D 7 octobre 2009 16:33

                Furtif,
                Je ne connais pas le « Mamouth » de l’intérieur.
                Il me semble qu’une telle mesure pourrait facilement être généralisée et rendue obligatoire par le Ministère ou les différentes Académies, couvrant ainsi les conseillers d’éducation.
                Mais j’entretiens sans doute des illusions sur ce qu’il est facile, ou possible de faire au sein ce corps sans entraîner de soubresauts en cascades.


              • wesson wesson 7 octobre 2009 10:33

                Bonjour l’auteur,

                « 

                Prime à l’assiduité : faut-il être choqué ? »

                Faut-il être choqué ? Non, il faut juste être complètement con !

                Combien de prof faudra t’il supprimer (pardon, non remplacer) pour payer cette mesure ? On voudrait transformer l’école en simple garderie, ou maison de redressement que l’on ne s’y prendrait pas différemment.

                Il y a pas à dire. Depuis maintenant quelques années, le programme de l’UMP calque très exactement celui du Front National. Concernant l’éducation, c’est la copie conforme !

                Notre gouvernement est bien d’extrème droite. 53% des Français ont voté pour ça, il faut leur dire !


                • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 10:56

                  A Wesson,

                  Vous vous dévoilez donc : vous faites publiquement la promotion du FN.
                  C’est assez clair pour y coller un lien explicite.

                  Cordialement.


                • wesson wesson 7 octobre 2009 11:08

                  « Vous vous dévoilez donc : vous faites publiquement la promotion du FN.
                  C’est assez clair pour y coller un lien explicite. »

                  On vous aura connu plus convaincant. Et vous avez vu où que je fait la promotion du FN ???

                  Je ne fait que donner un lien vers le programme de cette formation politique dont l’UMP a siphonné purement et simplement les idées. Il est notoire que pour l’éducation nationale, certaines phrases de ce programme du FN se retrouvent mot pour mot dans la bouche de vos amis politiques.

                  Est-ce ma faute si l’UMP, VOTRE UMP applique le programme du front national  ? Je ne le croit pas. Et le remarquer implique t’il que je soutienne cela ? Pas du tout.

                  Le front national et l’UMP sont en fait la même formation politique, xénophobe, raciste, en total décalage avec les aspirations de la majorité et voulant mettre en place un programme ultralibéral vieux de 2 siècles qui a donné 2 guerres mondiales.

                  ça vous va comme promotion de l’UMP-FN ?


                • Paul Cosquer 7 octobre 2009 11:18

                  « VOTRE UMP » : A qui parlez-vous ?

                  Ah oui, biens sûr : à Kouchner, Besson, DSK, Manuel Valls, Jack Lang, Mitterrand...et aux autres socialistes qui suivront ou qui soutiennent en coulisses. Pardon, je n’avais pas compris tout de suite.


                • morice morice 7 octobre 2009 11:26

                  « 
                  Vous vous dévoilez donc : vous faites publiquement la promotion du FN.
                  C’est assez clair pour y coller un lien explicite. »


                  dites-moi, là, Sylvain, vous ne trouvez pas que vous charriez un peu, là ?
                  -un posteur veut argumenter en démontrant que les propos cités sont ceux du FN. Comme on a pas sous le nez le texte, il vous le propose gentiment. Pour qu’on puisse juger sur pièces.
                  -vous en profitez pour dire qu’il serait partisan du FN, ce qui est TRES GRAVE comme accusation, car elle est gratuite et infondée : le procédé est DEPLORABLE et révèle chez vous un manque total d’équité : en aucun cas Wesson ne faisait l’apologie du FN, bien au contraire !

                  cela ne vous honore pas, Sylvain, car ce procédé est bel et bien déshonorant, c’est le mot !


                • wesson wesson 7 octobre 2009 11:27

                  Bonjour M. Cosquer - la taverne,

                  "A qui parlez-vous ?

                  Ah oui, biens sûr : à Kouchner, Besson, DSK, Manuel Valls, Jack Lang, Mitterrand...et aux autres socialistes qui suivront ou qui soutiennent en coulisses."

                  Dans le 1000 ! Je n’ai rien à objecter ni à retirer dans vos propos. Les personnalités que vous citez ont elles aussi accepté bien volontiers accepté l’infâme breuvage UMP-FN en échange de ce qui leur restait d’honneur, tout en faisant mine de se pincer un peu le nez !


                • Paul Cosquer 7 octobre 2009 10:37

                  Je trouve qu’il y a comme un grand téléscopage entre ce que nous montre le film du Petit Nicolas dont on fait la promo en ce moment et qui réveille les saines valeurs éducatives d’antan et cette expérimentation peu pertinente plus conforme à l’esprit du grand Nicolas : tout se paie, tout s’achète...

                  Le sens de l’’expérimentation, c’est une excellente chose (en France, on est trop timide), le pragmatisme d’idéologie libérale et la politique des résultats et des quotas à n’importe quel prix, c’est déplorable.

                  Demain, on « rappera » les cours de littérature pour les rendre d’jeunes et attractifs, on hip hopera la philo. Et l’on rappera la carotte. Peut-être est-ce déjà fait ? Les carottes sont-elles déjà rappées ?


                  • Paul Cosquer 7 octobre 2009 10:58

                    Le rap de la carotte

                    Les carottes sont rappées,
                    C’est le rap de l’assiduité !
                    Avant quand tu séchais l’école
                    Tu te ramassais une colle.

                    Mais aujourd’hui c’est plus pareil,
                    On te donnera de l’oseille
                    Si tu viens jouer le figurant.
                    S’en fout des notes on veut d’largent !

                    L’école n’est pas un sanctuaire.
                    Faites-y entrer un peu d’air !
                    De notre bon air libéral
                    Qui fleure bon le Capital.

                    The refrain :

                    C’est le rap de la carotte,
                    Qui sonne le glas des bonnes notes.
                    Vive le hip hop du bâton
                    des CRS et des matons.


                    Quand Nicolas veut des quotas,
                    Chacun se presse de l’écouter.
                    Quant au Petit Nicolas,
                    Trop ringard, il peut bien s’rhabiller.

                    Car aujourd’hui l’éducation
                    C’est tout simplement le pognon.
                    Tu me crois pas ? Regarde TF1,
                    Le footbal et puis la F1 !

                    Et du Fouquet’s jusqu’à Saint-Trop,
                    On n’est jamais trop payé en cagnottes.
                    Banquiers et nouveaux traders
                    Font diversion pour faire leur beurre...






                  • Paul Cosquer 7 octobre 2009 11:23

                    J’ai oublié Hirsch ! Encore pardon. Les extensions de l’UMP sont tellement comment dire...extensibles...


                  • Paul Cosquer 7 octobre 2009 11:25

                    Qu’est-ce qu’il vient faire là mon commentaire ? Il devait se placer sous celui de Wesson.


                  • frédéric lyon 7 octobre 2009 10:38

                    Et bien je pense que Sylvain a raison.


                    Dans tous les systèmes éducatifs, il doit y avoir un système de récompenses en cas de réussite, et pas seulement un système de sanction en cas d’échec.

                    Que les récompenses ne soient pas seulement morales, destinées à satisfaire les égos, comme les bons points en papier, mais qu’elles puissent aussi être plus concrètes, et même être en monnaie sonnante et trébuchante, n’est pas choquant sur le plan des principes.

                    Ceux qui sont contre élèvent sans doute leurs enfants à coup de pied au cul et ne leur donnent sans doute jamais d’argent de poche. Grand bien leur fasse.

                    Alors expérimentons et voyons les résultats.

                    • GreenGarden GreenGarden 7 octobre 2009 10:38

                      Et a quand la turlute offerte pour nos p’tits lycéens ?

                      G.


                      • Le chien qui danse 7 octobre 2009 10:40

                        Rien n’arrètera la main mise de la marchandisation de la totalité de la vie sur terre. C’est une dynamique qui à été engagée depuis bien longtemps. Quand elle aura tout tenté, tout usé, et certainement tout avili on passera peut-être à une autre base de valorisation et de référence. Ce n’est pas pessimiste, c’est le déroulement de l’histoire. Un jour il y aura une fin à cet épisode mais je ne pense pas que nous le verrons. On peut avoir de la morale, une éthique ou être idéaliste et réver d’une société humaine globale humaniste, fondée sur des valeurs d’altruisme et de mutualité mais rien n’arrètera le rouleau compresseur émotionnel jusqu’au jour ou l’on sera assez grand pour maîtiser nos passions et ne pas les laisser gouverner le monde car il sera devenu notre monde, le seul que l’on ai, bien perdu dans l’immensité de l’univers. Quand ce vertige nous aura tordu les tripes on pourra de nouveau discuter.
                        Quand des élèves seront montrés du doigt car il mettent en péril la cagnotte de toute la classe, que croyez vous qu’il se passera, il n’iront plus du tout à l’école et un tri se fera, ils deviendront ces apaches de Huxley dans ce meilleur des mondes pendant que les autres dormiront avec leur cassette sous l’oreillé en voyage scolaire.


                        • nephilim 7 octobre 2009 10:46

                          Notre monde est basé sur un totalitarisme marchand il est donc normal de faire prendre conscience au plus tôt à la jeunesse que seul l’argent compte et que tout se paie.
                          Voila donc un superbe conditionnement mental pour notre jeunesse qui n’ira plus à l’ecole pour apprendre mais pour gagner de l’argent.
                          Merci les neo-cons.


                          • Julius Julius 7 octobre 2009 10:51

                            Je pense que éducations est un privilège. Si certains élèves ne veulent pas être éduqués, laissons-les. Ceux qui resteront, aura de meilleurs résultats dans un meilleur environnement. Aujourd’hui, nous donnons aux étudiants l’argent pour aller à l’école. Que ferons-nous ensuite ? Demain, nous allons les payer à ne pas voler et tuer ?

                            Et le pire aspect de cette opération : On applique la pression « du collectif », qui est déjà très forte à cet âge (même sans manipulation supplémentaire). Ce n’est pas un effort individuel, qui est récompensé, mais la cohérence du groupe. Nous allons leur apprendre la beauté de l’intimidation.


                            • morice morice 7 octobre 2009 10:58

                              Je pense que éducations est un privilège. Si certains élèves ne veulent pas être éduqués, laissons-les. 


                              ..... abattons-les, plutôt : je ne fais là que poursuivre votre propos HONTEUX....

                              vous n’avez AUCUNE idée des RAISONS de l’échec scolaire, AUCUNE.

                              • Julius Julius 7 octobre 2009 11:34

                                Garder les élèves à l’école par la force est une punition double :
                                1) Pour ceux qui ne veulent pas étudier et sont forcées de rester à l’école.
                                2) Pour ceux qui voudraient étudier et ne peuvent pas dans un tel environnement.


                              • morice morice 7 octobre 2009 11:43

                                « 1) Pour ceux qui ne veulent pas étudier et sont forcées de rester à l’école.  »


                                comme ceux qui mettent un « e » là où il ne faut pas ?

                                l’école est obligatoire  : vous savez ce que ce mot signifie ? c’est l’honneur d’une république et d’une démocratie que de rendre l’école obligatoire : vous n’êtes donc PAS démocrate, et prenez les gamins pour des animaux revêches, que ça en est pitoyable : même le FN ne va pas jusque là...

                              • Pyrathome pyralene 7 octobre 2009 14:11

                                Non , Julius fait dans le débat de pilier de bar...............


                              • oncle archibald 7 octobre 2009 14:16

                                Julius et Morice mélangent des problèmes distincts : l’échec scolaire et le bon fonctionnement de l’EN. L’EN doit remplir sa mission pour tout le monde, ceux qui sont en échec et qui naturellement auront tendance à se désintéresser d’un exercice dans lequel ils ne trouvent rien de valorisant, et ceux qui au contraire apprennent facilement et sont donc demandeurs puisqu’ils sont naturellement récompensés de leurs efforts. La seule solution convenable consiste à faire des classes de niveau de façon à ne pas empêcher de courir ceux qui peuvent courir, tout en aidant à marcher ceux dont le pas est hésitant. Et pour des raisons idéologiques à la con on a empêché ce système de s’établir ... Qui aurait l’idée de reprocher à un môme de ne pas courir aussi vite que son voisin ? Pourquoi ne peut on pas aussi naturellement admettre qu’il faut s’occuper de chacun avec les spécificités de ses capacités intellectuelles ? Il faut que les jeunes qui n’ont pas envie d’aller en classe parce qu’ils sont en échec aient envie d’y aller pour y réussir comme les autres ... J’étais au lycée Pierre de Fermat à Toulouse dans les années 60 avec des classes de 33 à 36 élèves, tout se passait bien parce que nous avions tous à peu près le même niveau ...Et s’il y a des enfants qui nécessitent une attention particulière il faut faire des classes de 20 élèves pour ceux là... C’est défendu, ça les traumatiserait les pauvres choux, d’être dans des classes « de rattrapage » .. A mon avis pas du tout, c’est leurs parents et les enseignants qui ne veulent pas de cette solution de bon sens. « On » préfère payer pour faire venir en cours ceux qui n’en ont pas envie, c’est carrément honteux. Cet article essaye de justifier des idées indéfendables.


                                « les élèves de la classe la plus assidue obtiennent chaque mois des places pour les matchs de football et tout le monde y trouve son compte, les élèves, leurs parents, les enseignants et la direction : « La présence en classe contre des places pour l’OM, ça marche ! Jamais on a eu une telle assiduité. (…) ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers » » Ils sont trente à se classer premiers dans cette classe ?? C’est quoi cette bouillie ?? Jamais entendu de bêtises pareilles jusqu’à ce jour .

                              • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 14:27

                                A Oncle Archibad,

                                Votre véhémence vous égare ; j’ai connu des réactions de vous plus pondérées et pertinentes.

                                J’insiste, puisque vous n’avez pas compris, qu’il s’agit dans cette initiative d’un projet collectif et pas individuel. Pour Marseille, il s’agit d’offrir des places de matchs à la classe la plus assidue du lycée chaque mois, donc, effectivement, tous les élèves de cette classe en profitent. Aucune bouillie là-dessus, peut-être de la bouillabaisse ?

                                Cordialement.


                              • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 14:28

                                Archibald,

                                désolé pour l’erreur.


                              • Julius Julius 7 octobre 2009 14:34

                                @ Oncle Archibald
                                Oui, vous avez raison.


                              • oncle archibald 7 octobre 2009 18:59

                                Vous avez raison, je suis en colère ce qui ne favorise pas l’expression, mais sur le fond je suis absolument certain d’avoir raison. Si l’on veut que les elèves aillent en classe, sous entendu pour y travailler, pas pour « acheter » des billets de foot grace à leur « bonne conduite », il faut qu’ils aient compris ce qu’on y fait et que c’est leur interet d’y aller ... Une carotte aussi grossière que celle qu’on leur propose donnera bonne conscience à leur s parents, à leurs enseignants et plus encore aux administratifs de tout poil qui gèrent l’EN, mais ne servira à rien pour eux .. Je maintiens : rien n’est aussi ridicule, superficiel, sans aucun espoir à long terme, que de prétendre motiver des élèves avec un billet pour un match de foot .. 


                              • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 19:25

                                A Oncle Archibald,

                                Les gamins n’ont pas attendu les adultes pour être très à l’aise dans la société de consommation, même parfois la devancent et bien avant ce type de mesures, par eux-mêmes. Il suffit de les voir connaître les derniers modèles de téléphones portables ou de consoles de jeux (pourtant très coûteuses).

                                Dans le lycée Mistral à Marseille, le système a l’air de marcher. Vous pouvez dire que les élèves sont corrompus, que l’argent abêtit, la réalité, c’est qu’ils viennent en cours avec plus d’assiduité, ils sont remotivés car ils ont l’impression qu’on s’occupe d’eux pas seulement en négatif et finalement, pour dix abonnements annuels de match de foot, c’est-à-dire, pour un montant dérisoire en comparaison avec la destinée de plusieurs centaines de futurs jeunes actifs.

                                Pour l’Académie de Créteil, il ne s’agit pas de places pour du football, mais d’une cagnotte beaucoup plus intéressante pour réaliser des projets très enrichissants pour les élèves, ne serait-ce que par le travail de définition de : « qu’allons-nous faire de cet cagnotte ? ».

                                Cette cagnotte n’est pas pour donner la motivation mais pour servir de catalyseur : réhabitués à venir aux cours, ces élèves (je parle de « ces » élèves car ce ne sont que certains pas tous heureusement) pourront reprendre goût aux études et l’incitation n’aura été qu’un petit geste pour faire pencher du bon côté.

                                C’est facile de dire que c’est ridicule alors que vous n’avez aucune autre idée à proposer contre l’absentéisme. Cette mesure, c’est l’une des 165 résultant d’un appel d’offre et d’une consultation nationale, la liste est visible ici :

                                http://www.lagenerationactive.fr/files/resultatsAppelPojets1.pdf

                                Y avez-vous au moins participé ?

                                L’expérimentation a du bon en ce sens qu’on évalue et on conclut, on n’est plus dans du dogmatisme, on expérimente, sans passion. Je serai le premier à rejeter cette mesure si l’on démontre qu’elle n’a eu aucun effet. Je ne suis pas dogmatique, je suis pragmatique et partisan d’essayer toutes les propositions un peu sensées.

                                Bonne soirée



                              • oncle archibald 8 octobre 2009 09:29

                                @ l’auteur : Ils vont en faire une drôle de gueule nos « consommateurs avertis » lorsqu’ils seront un jour ou l’autre nécessairement face à des responsabilités à prendre ... Il n’y aura plus alors ni carotte ni bâton, juste un employeur qui aura le choix entre un tas de candidats, et qui va choisir qui ?? celui qui va lui expliquer qu’il sera à l’heure le matin si l’entreprise offre des places de foot pour le match de samedi ? C’est je le répète aux causes de l’absentéisme qu’il faut s’attaquer, pas à l’absentéisme des enfants qui ne voient aucun intérêt à aller en classe ...Ce dispositif expérimental génial donne la mesure de la décadence de notre société qui n’en peut plus de laxisme, de bling-bling, de téléphones portables et de consoles de jeux .. 


                                Au fait, les parents de ces gamins qui n’ont pas attendu les adultes pour être très à l’aise dans la société de consommation, qui sont dotés des derniers modèles de téléphones portables et des consoles de jeux très coûteuses, ne sont-ils pas les mêmes qui trouvent qu’il n’y a pas moyen de boucler les fins de mois ? Perte totale de la hiérarchie des valeurs, décadence, faisant le lit des dictatures, l’histoire nous l’a toujours appris, après les périodes de laxisme maximum viennent des gens qui « reprennent les choses en main » ... La démocratie est en train de crever..

                              • john val john 7 octobre 2009 10:59

                                Excellente initiative. Il faudra du courage pour la généraliser car l’élite en place a plutôt intérêt objectivement à ce que l’école fonctionne mal.


                                • mansan mansan 7 octobre 2009 11:08

                                  EXCLUSIF ! Témoignage poignant de la mère du jeune Noé

                                  Mary-Luiza Bervin, la maman de Noé est révoltée. Son fils, brillant élève, n’a pas pu participer à ses cours en début de semaine, tout simplement à cause de sa coiffure.

                                   Le règlement de son nouveau lycée, Pointe des Nègres, en Martinique, est clair : les cheveux longs pour les garçons ne sont pas autorisés à l’intérieur de l’établissement. Au cours de leur première rencontre, Noé Bervin, qui porte des locks depuis l’enfance, et David Yoyotte, le proviseur, n’ont pas réussi à tomber d’accord sur ce point du règlement. Le jeune homme revendique son appartenance à la communauté rasta et ses cheveux longs.

                                  L’accès à l’établissement lui est alors interdit. Depuis, la discussion a prévalu. Noé va porter ses cheveux attachés. En Guadeloupe, cependant, au moins un cas analogue a été révélé ces jours-ci, celui d’un enfant scolarisé au collège de Boisripeaux. Il porte une queue-de-cheval. S’il y a deux ans, sa maman avait dû couper les cheveux de son autre fils confronté au même problème, cette année, elle ne cède pas. Au point d’avoir même demandé l’assistance d’un avocat. Un chef d’établissement doit-il céder si le porteur des cheveux longs est un élève brillant ? Les règlements intérieurs doivent-ils être appliqués à la lettre ? Un président de parents d’élèves et un sociologue donnent leur point de vue.

                                  http://bworldconnection.com/video.html?idV=204


                                  • foufouille foufouille 7 octobre 2009 11:09

                                    vu qu’il s’agit d’une recompense groupe,
                                    on leur apprend a etre des moutons ou une meute de loups


                                    • Pyrathome pyralene 7 octobre 2009 12:14

                                      parfaitement résumé !!....


                                    • Fergus Fergus 7 octobre 2009 17:16

                                      Pas d’accord sur ce point, Foufouille.
                                      Bien qu’opposé à cette mesure délirante, parce que contraire aux principes d’éducation les plus basiques, on ne peut pas dénoncer pour autant les projets collectifs lorsqu’ils ne sont essentiellement centrés sur le présentéisme. Un projet collectif peut-être une excellente chose s’il est bien conduit, il ne ressemble pas forcément à un embrigadement style scout. Exemple : jeter les bases de la restauration d’un four banal dans un village, ou participer à la création d’un spectacle culturel.


                                    • LE CHAT LE CHAT 7 octobre 2009 12:02

                                      il n’a jamais été question de rénumérer les élèves , mais de les récompenser par le financement d’un projet , ce qui existe déjà par ailleurs , les collectivités locales sont souvent sollicités , comme les parents d’élèves d’ailleurs !

                                      par ailleurs , l’absenteisme des élèves n’est que le copié - collé de l’absentéisme chronique de leurs enseignants , qui ne sont guère sanctionnés , ils bosseraient dans le privé que certains auraient été virés depuis longtemps !


                                      • Pyrathome pyralene 7 octobre 2009 12:11

                                        par ailleurs , l’absenteisme des élèves n’est que le copié - collé de l’absentéisme chronique de leurs enseignants , qui ne sont guère sanctionnés , ils bosseraient dans le privé que certains auraient été virés depuis longtemps !

                                        Franchement , le chat , tu regardes trop les JT.....
                                         la caravanne passe , et les chats aboient......


                                      • LE CHAT LE CHAT 7 octobre 2009 12:41

                                        @le caniche à Momo

                                         j’ai élevé assez de gosses pour savoir de quoi je parle !!!! j’ai assez fait le taxi pour mes enfants qui n’ avaient plus de profs et pas de bus avant 17h30 pour rentrer à la maison !


                                      • Pyrathome pyralene 7 octobre 2009 12:07
                                        Argent roi ? Argent qui corrompt ?

                                        Ben oui !

                                         C’est tout de même incroyable de penser et de faire croire qu’on va tout régler avec du pognon, c’est bien l’esprit du capitalisme poubelle !
                                         La crétinisation des jeunes cerveaux à l’oeuvre , décrit avec maestria par un larbin de grincheux bling bling ...
                                         On vous donne de la thune pour que vous soyez présent ,afin d’écouter la propagande jusqu’à plus soif....ÇA MARCHE PAS COMME ÇÀ !! FAUT ÊTRE SACREMENT DÉBILE POUR FAIRE CROIRE UNE TELLE INFÂMIE.........

                                         Heureusement que la grande majorité des profs ne marchent pas dans cette cabale et sont à même de comprendre la stratégie nauséabonde !
                                         Il faut d’abord proposer un contenu viable pour passionner les éléves , on apprend tellement mieux ,quand on s’intéresse vraiment.....
                                         
                                        Sarkotoarison , gardez votre carotte pour vous , elle peut vous servir pour combler un certain orifice....

                                         

                                        • Pyrathome pyralene 7 octobre 2009 12:23

                                          Reste à savoir s’il le fait exprès ou pas, ce qui démontrerait soit sa mauvaise foi, soit sa bêtise.

                                          Pour ,toi , il n’y a plus rien à démontrer , tu as suffisamment prouvé ta bétise et ta mauvaise foi , je confirme !! SPAMMER...


                                        • Paul Cosquer 7 octobre 2009 16:45

                                          Pyralène,

                                          c’est pas très élégant cette carotte tendue même si votre avatar indique que c’est du second degré. Mais votre questionnement touche au fondement (mais si ! sérieux) : en effet, tout l’enjeu est de parvenir à intéresser les élèves les moins motivés. Ce n’est qu’après que l’on peut se poser la question : comment répondre à cet enjeu (et aussi, cela ne nuit-il pas aux valeurs et à l’esprit de l’enseignement ?).

                                          A mon avis, l’intéressement, qui n’est déjà pas bien appliqué pour les salariés, ne devrait pas être étendu aux collégiens ; c’est surréaliste. Cela dit, je suis pour l’expérimentation surtout quand un fond est prévu pour cela mais allors doucement sur la pédale du libéralisme et du monnayage. Car il ne s’agit pas ici d’une expérimentation anodine. Son sens (surtout amplifié par les médias) vient choquer certaines personnes et je peux le comprendre.


                                        • morice morice 7 octobre 2009 12:09


                                          par ailleurs , l’absenteisme des élèves n’est que le copié - collé de l’absentéisme chronique de leurs enseignants , qui ne sont guère sanctionnés , ils bosseraient dans le privé que certains auraient été virés depuis longtemps !


                                          vieille critique véhiculée par des gens qui ne connaissent pas le travail, son stress et ses responsabilités de plus en plus croissantes .... les sanctions existent, ce qui manque surtout ce sont des remplaçants !!! ça ne sert à rien de continuer ces platitudes, ça renforce l’idée de l’enseignant fainéant : seriez vous capable de faire ce métier ? NON, alors cessez SVP de le flinguer en racontant de vieux ragots.

                                          • LE CHAT LE CHAT 7 octobre 2009 12:51

                                            @momo

                                            je suis fils d’enseignants ! je sais de quoi je parle !j’ai vu le système de l’intérieur aussi ,
                                            il y a vachement plus à plaindre que le corps enseignant !
                                            certains profs ne font qu’une seule interro dans le trimestre , faut arrêter avec le mythe du prof qui s’échigne à corriger les copies , ça aussi c’est un vieux poncif , comme celui du prof qui passe des heures à préparer son cours alors que la plus part se contentent de rabacher excatement le même années après années , faut pas prendre les gens pour des cons !


                                          • Pyrathome pyralene 7 octobre 2009 14:09

                                            c’est de la désinformation grossière , le chat de goutière !!.....


                                          • Atavus Atavus 7 octobre 2009 15:44

                                            En parlant de l’absentéisme des profs, étant jeunes j’avais un prof d’histoire qui était malade environ trois mois sur huit tout les ans.

                                            Tellement malade qu’il était, il passé ce temps libre à entretenir son bateau.

                                            Et le plus beau dans tout ca, c’est que si vous alliez lui donner un coup de main et bien votre moyenne générale s’en trouvait rehaussée de quelques points.


                                          • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 7 octobre 2009 12:19

                                            Elève, je fus assidu mais endormi.
                                            Dans assidu, il y a acide.


                                            • Tristan Valmour 7 octobre 2009 12:37

                                              Bonjour Sylvain

                                               

                                              Bel article, comme d’habitude. Sérieux, équilibré et convainquant, comme d’habitude. Permettez-moi quand même de vous poser une question et d’apporter quelques bémols. La question : depuis combien de temps les expériences que vous avez citées ont-elles été initiées ? Bref, avons-nous assez de recul ?

                                               

                                              Mes réflexions. Nous parlons de motivation, et il faudrait la définir. Enfin, il y a plusieurs définitions.

                                               

                                              D’abord, la motivation se produit par l’expérience d’un vécu réel ou imaginaire du beau, du bien, du vrai. C’est parce que je suis au contact du beau, du bien et du vrai que cela va m’inciter à agir. Ces notions sont intimes, aussi nous ne sommes pas tous sensibles aux mêmes expériences. Pour certains, les Lettres communiquent ce beau ; pour d’autres ce sont les maths (Daniel Tammett) ou la musique, ou les jeux vidéo. L’imaginaire est d’ailleurs toujours plus beau et plus vrai que le réel. Sauf quand on visite Madagascar J  

                                               

                                              Ensuite, la motivation est l’anticipation d’une réussite personnelle. C’est parce que je me vois réussir dans l’avenir que je vais agir. Or là, il y a beaucoup d’efforts à faire car la Société n’offre pas les moyens de réussir à tout le monde. Aller à l’école et donner de l’argent, peut-être, mais après ? Pour quoi ? Que la société promette un avenir à tous, et vous verrez que les élèves seront beaucoup plus motivés. Et sans prime !!! L’ascenseur social est en panne, et ce n’est pas quelques sous qui vont motiver les djeun’s. L’école n’est pas une finalité. Beaucoup de jeunes ne savent pas quoi faire dans la vie (et puis tout est bouché dit la société). Que les psys scolaires soient mieux formés (cad qu’ils connaissent mieux le monde du travail) et aident nos jeunes.

                                               

                                              Cette motivation par anticipation d’une réussite personnelle se décline en 2 variantes. Certains vont se focaliser sur les étapes et les techniques à mettre en œuvre pour réussir (les moyens). Ils peuvent échouer parce qu’ils n’ont pas une vision globale de ce qu’il faut faire, et ils se découragent alors. D’autres, au contraire, vont se focaliser sur la fin. Ils vont faire l’expérience du beau, du vrai, du bien et vont se sentir capables de faire. Mais ils auront oublié les moyens à développer. Ils peuvent alors échouer et perdre toute motivation. Il faut donc avoir un vécu du conscient de la fin et des moyens. Cela s’enseigne.

                                               

                                              La motivation est le résultat d’une interaction entre l’individu et la société. L’individu doit avoir un ou plusieurs objectifs. Plus l’objectif est clair et précis, plus il y aura de la motivation. Cet objectif crée un besoin qui entraîne une tension et déclenche la décision. La motivation n’est pas un état stable et permanent (A. Weinberg).

                                               

                                              On parle aussi de motivation intrinsèque et extrinsèque (Deci, Ryan). La motivation intrinsèque est déclenchée par l’intérêt pour l’activité et se nourrit grandement de sentiments. Les objectifs : autonomie, réalisation de soi, épanouissement personnel, satisfaction du travail bien fait. La motivation extrinsèque est orientée vers la rentabilité de l’activité (calcul coût/bénéfice ; on appelle cela l’instrumentalité). Les objectifs : promotion sociale, valorisation de soi par rapport aux autres.

                                               

                                              Bon, faute de temps, je vais raccourcir. Il y aurait pourtant tant à dire. Dans les entreprises on rechigne à accorder des augmentations de salaire car cela ne développe pas la motivation. Ce sont donc des primes ponctuelles qui sont distribuées. Mais pour que la prime entraîne la motivation, elle doit être équilibrée. Une prime trop élevée ou trop faible ne motive pas (je rappelle la motivation extrinsèque : rapport coût/bénéfice).

                                               

                                              Le système dont vous parlez, c’est de la motivation extrinsèque. Cela ne s’adressera qu’à une partie des élèves. Mais une fois ce système de prime installé durablement, et déclenché automatiquement, la motivation va chuter. Je prends le pari !!!

                                               

                                              La contrainte, la peur, les sanctions ne motivent pas non plus. Donc revenir à un état antérieur est contreproductif. On progresse mieux dans la sécurité. Naturellement, certaines personnes éprouvent le contraire, elles se nourrissent de stress. Nous sommes des êtres sociaux mais aussi des individus. Il n’y a pas de solution universelle.

                                               

                                              Vous voulez des élèves motivés ? Voici quelques solutions. 1. Réformer la Société pour que chacun ait sa place et que chacun soit respecté. Briser le fonctionnement pyramidal et malthusien de la société. 2. Rendre les établissements scolaires attrayants (couleurs, musique, confort…). Les écoles ressemblent à des prisons. Voir le projet SPECTRUM d’Howard Gardner et quelques écoles dans les pays du Nord. On met des tableaux dans les entreprises, pourquoi pas à l’école ? 3. Avoir de vrais psys d’orientation qui vont auditer les élèves. 4. Que tous cessent de critiquer certaines matières. Elles sont toutes importantes, elles sont toutes en relation. Chacune répond à sa façon sur ce qu’est l’Homme. 5. Que les profs soient respectés, mieux formés, et que les mauvais profs soient licenciés ou exercent un autre métier dans l’EN. Le prof est essentiel, il faut lui reconnaître l’importance de sa place dans la société. Internet et les ordinateurs ne remplaceront pas un cours présentiel car il y a une différence entre l’information (le cours que l’on écoute ou lit) et la connaissance (qui est l’expérience personnelle d’un cours, la pratique des informations recueillies dans un autre contexte). 6. Il faut dispenser ses cours comme un acteur, rendre le cours extraordinaire, énigmatique, montrer en quoi le cours est utile dans la résolution de problèmes extrascolaires. Parce que l’école n’est pas une fin (sauf pour certains bien sûr), mais un moyen de se réaliser, de conquérir l’autonomie et la liberté. 7. Proposer des temps de méditation intérieure sans MP3, téléphone ou autre objet : cela favorise l’évocation. Les gens deviennent de plus en plus des êtres de perception, non de réflexion. 8.9.10.etc.

                                               

                                              Les économistes (Picketty, Picketta lève la queue et puis s’en va) doivent-ils se mêler de tout ? Prix Nobel d’économie ne signifie pas prix Nobel d’éducation. Curieux d’ailleurs que ce prix Nobel n’existe pas alors qu’on s’extasie devant une découverte ou invention, mais pas quand un pédagogue ou psychologue a découvert une propriété importante. Tant pis, il y a toujours des entreprises pour bien payer.bye bye.


                                              • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 13:02

                                                A Tristan Valmour,

                                                Merci de votre longue réaction avec laquelle je suis à peu près d’accord concernant la motivation, qui est une chose très difficile à définir car elle concerne à la fois l’individu et le cadre dans lequel il travaille (la motivation dans le travail est une chose assez ardue pour les employeurs). Et merci aussi du clin d’oeil pour un pays qui m’est cher.

                                                Il n’existe en effet pas de solution unvierselle car chaque individu réagit très différemment.

                                                Je trouve cependant que les écoles d’aujourd’hui ressemblent beaucoup moins à des prisons qu’il y a plusieurs décennies : la plupart des écoles primaires ou des collèges sont « jolis », avec de belles couleurs, avec des salles foyers etc. qui n’existaient pas avant. Beaucoup d’élèves ont contribué à décorer les murs des écoles par exemple. Cela ne suffit pas pour motiver les élèves, mais c’est un élément qui va dans le bon sens.

                                                Concernant votre question, à ma connaissance, le plan Education Maintenance Allowance a démarré au Royaume-Uni en début 2008 à la suite d’une expérimentation faite en 2004 et il semble être, selon le gouvernement britannique, un succès. Le système ne fonctionne que pendant trois ans et sous condition des revenus des parents.

                                                Quant aux places pour l’OM au lycée Mistral de Marseille, ce dispositif a été installé pour la rentrée 2009 et il n’y a eu pour l’instant qu’une seule classe primée, pour le mois de septembre.

                                                Vous avez raison, il n’existe pas de Nobel de la pédagogie ou de la vulgarisation. Innover et expliquer ne sont pas la même chose et les enseignants-chercheurs (dans le supérieur) enseignent mais ne sont évalués que sur les capacités de chercheurs.

                                                Cordialement.


                                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 octobre 2009 13:54

                                                En l’état de mes informations, je ne vois rien de scandaleux dans cette proposition ; dans la mesure où elle préconise un usage collectif de l’argent, elle n’est en rien ultra-libérale : elle développe l’esprit d’équipe autour d’un projet choisi et non pas imposé, elle organise la solidarité collective pour réduire le taux d’absence, elle apprend à faire de l’argent non pas seulement un moyen en vue d’un l’enrichissement individuel par tous les moyens, mais un moyen précisément d’entreprendre ensemble une œuvre d’intérêt général. Elle incite à gérer démocratiquement cet argent. Elle a donc aussi une vertu pédagogique et citoyenne : l’argent fait partie de notre vie sociale à tous, tout est question de finalité (réduire l’absentéisme tout en renforçant la solidarité) et c’est cette double finalité qui mérite que l’on fasse l’expérience.

                                                Quant à ceux qui protestent contre la marchandisation individualisée et inégalitaire de l’enseignement, ils feraient mieux de s’en prendre au développement exponentiel des entreprises privées de formation, en marge du système public et avec la « collaboration » monnayée d’enseignants du public

                                                La tartufferie moralisatrice anti-argent n’est pas plus acceptable ici qu’ailleurs, surtout de la part de salariés du public qui réclament à juste titre des salaires décents en reconnaissance de la valeur sociétale de leur mission.


                                                • Pyrathome pyralene 7 octobre 2009 14:06

                                                  La tartufferie moralisatrice anti-argent n’est pas plus acceptable ici qu’ailleurs....

                                                  Ce n’est pas de la tartufferie , c’est un constat !!
                                                   La vraie tartufferie , c’est de faire croire que le pognon est un moteur......ce qui est totalement faux !!
                                                   ça serait une catastrophe !! ce qui est bien le cas ,actuellement , n’est-ce pas ?.....
                                                   La corruption est devenue une institution que certains voudraient même légaliser par le biais de lois scélérates....voyez à quel point de pourrissement , nous somme rendus !!


                                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 octobre 2009 14:24

                                                  Ce qui est ici un moteur ce n’est pas l’argent mais le projet collectif qui fait usage de cet argent, sauf à penser que chaque élève recevra individuellement tout ou partie de cet argent !, ce qui n’a rien à voir avec ce dont on parle.

                                                  La tartufferie moralisatrice est là et dans le fait que l’argent dénoncé l’est sans examen de son usage pour masquer d’autres usages dans l’enseignement autrement corrupteurs ( cours particuliers, usines à bac, etc..)

                                                  Comment vivez-vous sans argent ? Si ce n’est pas le cas êtes-vous nécessairement corrompu ?


                                                • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 octobre 2009 14:35

                                                  A Sylvain Reboul,

                                                  Oui, c’est en effet ce qu’affirme le recteur de l’Académie de Créteil.

                                                  C’est surtout étrange que ceux qui s’opposent à un tel projet éducatif (car il s’agit bien d’un projet éducatif) puissent accepter par exemple que leurs enfants partent en classe de neige et en voyage scolaire qui nécessitent généralement un financement (partiellement par les parents). L’argent existe depuis toujours, il ne s’agit pas de le nier, il s’agit d’avoir une relation raisonnable avec lui. Ce n’est pas en en faisant abstraction qu’on éduquera correctement les adolescents, et ce d’autant plus dans un monde déjà très consumériste.

                                                  Cordialement.


                                                • Fergus Fergus 7 octobre 2009 16:41

                                                  Désolé, mais vous faites erreur, Sylvain, ce qui est recherché, ce n’est évidemment pas le projet collectif alibi qui passe très nettement au second plan, mais le présentéisme des élèves. Le processus est d’ailleurs clair : la grosse carotte (10000 euros) ne sera versée que si le présentéisme perdure tout au long de l’année, avec ou sans véritable travail des élèvres. Si, en revanche, des élèves viennent à manquer en cours d’année, la source se tarira, quelle que soit la qualité du travail fourni par les autres !!! 


                                                • fjr 7 octobre 2009 14:40

                                                  Et qu’en pensent les principaux intéressés ?

                                                  J’ai entendu à la radio un micro trottoir réalisé auprès des élèves.
                                                  Remarques saisies au hasard :
                                                  « moi, je veux 10 € par heure de présence »
                                                  « de toute façon, je ne sèche pas beaucoup : pas plus de 3-4 heures par semaine »

                                                  Mais aussi, et surtout, des remarques qui font assez plaisir :
                                                  « en fait, il faudrait pas donner d’argent en-dessous de 16 ans, et en donner quand on vient à l’école parce qu’on a plus de 16 ans et qu’on ne trouve pas de boulot »
                                                  « de l’argent pour aller à l’école ? Franchement, faut pas exagérer ! »
                                                  « l’école, c’est bien. Ca permet d’avoir des copains. Les amis, ça n’a pas de prix ».

                                                  Bref, même si ce n’était certainement pas un échantillon représentatif, on a l’impression que nos bambins ont plutôt la tête sur les épaules, et que la perspective de « gagner de l’argent » en venant en cours ne représente pas pour eux une révolution culturelle. Visiblement, on a en tout cas pas trop à se faire de souci sur le fait que ça brouillerait complètement leur système de valeurs ou leur perception du système éducatif...


                                                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 octobre 2009 14:41

                                                    Nous quand on était petits pour qu’ on soit assiduité c ’ était bonnard vachement , Mendes-France en personne offrait un verre de lait si on était présents à l’ école .

                                                    Normal qu’ avec l’ évolution des nurses on file le pognon aux petits , comme ça ils s’ achêtent ce qu’ ils veulent .


                                                    • non666 non666 7 octobre 2009 14:46

                                                      I) Payer les élévès pour avoir la « motivation » d’aller dans un système educatif qui est déjà gratuit !
                                                      GENIAL
                                                      On ne pouvait pas mieux devaloriser le contenant (le système educatif français universel et gratuit) qu’en faisant cette enorme promo pour les primes a ceux qui accptent de s’y rendre pour en absorber le contenu.
                                                      C’est implicitement la plus formidable publicité pour les systèmes « privés » (pour qui il faut payer pour y aller) jamais financée par un goiuvernement français.

                                                      II) Recevoir de l’argent (pour sa classe) si il y a assiduité ?
                                                      FORMIDABLE mais cela a deja deux consequences invitables :

                                                      1) Les classes qui seront à la traine verront brusquement l’absentieisme s’effondrer puisque de toute façon, elles ne peuvent plus gagner.
                                                      2) La violence envers ceux qui peuvent faire perdre la « prime » ou contre «  les bouffons qui font du zele » va se multiplier.
                                                      On remplacera les violence policières par les violences de clan, de gang
                                                      La force doit rester à la Loi, mais si cette violence est implicitement deleguée, le pouvoir regalien de l’Etat va s’effondrer.

                                                      III) Payer les eleves pour faire de la presence dans un systeme educatif qui a deja renoncé à former les elites par selection en vendant du « 80% de bacheliers » avec un bac dont le niveau s’est effondré ?
                                                      ou comment organiser la plus formidable garderie pour nourissons pubères depuis la fin du service national....

                                                      IV) Darwin revient !
                                                      Ils y en a qui ont besoin qu’on les paie pour etre present à l’ecole alors que la loi naturelle devrait tout bonnement les eliminer....

                                                      V) Creer des primes au moment ou l’Etat est au bord de la banqueroute, n’est ce pas le meilleur moyen de l’y amener pour refonder , non pas le capitalisme mais le nouvel ordre mondial sous une gouvernance purement economique , les etats ayant été préalablement tous soigneusement ruiné ?

                                                      Vi) Combien de mesures gadget , destinées a nous vendre « une idée par semaine » vont nous etre livrées jusqu’a la présidentielle pour « regagner des parts de marché » de la part des vassaux de l’austro hongrois ?



                                                      • LE CHAT LE CHAT 7 octobre 2009 15:04

                                                        @non666

                                                        l’école ,ce n’est pas gratuit , c’est le plus gros budget de l’état , donc ça coûte au contribuable ! et donc , en temps que contribuable , j’en ai marre de financer des absenteistes chroniques et des grèvistes compulsifs !


                                                      • ASINUS 7 octobre 2009 16:10

                                                        yep reneve c est le meme genre de conneries dans ma zus la mairie envoie au
                                                        ski les 3 branleurs qui font chier tous l immeuble alors que les 4/5 de toutes origines
                                                        qui bossent chez eux peinards ne sont jamais recompensés


                                                      • Rough 7 octobre 2009 15:04

                                                        article interessant mais je ne peux adhérer aux vues de l’auteur... sanctionner une absence est tout juste normal, mais récompenser la présence des élèves est une totale aberration...surtout si la récompense consiste à aller brailler devant 22 débiles qui jouent à la baballe....
                                                        Le post de Lyon est surprenant...il veut récompenser la réussite scolaire....mais la réussite n’est-elle pas sa propre récompense ?....réussir un examen consistue déjà la meilleure des récompenses....et là il ne s’agit même pas de récompenser un examen mais la simple présence au cours....
                                                        Il y a des mesures plus sérieuses pour lutter contre l’absentéïsme scolaire..les appels téléphoniques ou SMS aux parents sont efficaces...mais il restera toujours quelques irréductibles qui se moquent d’aller à l’école...inutile de perdre temps, argent et énergie pour les y contraindre...ils n’ont pas envie , ne les forçons pas à venir dans une classe qu’ils pertuberont au détriment des élèves assidus....Si certains ne veulent pas saisir l’opportunité de s’instruire et bien laissons les !....Après tout une société a besoin d’ingénieur, d’architectes, de médecins mais aussi de manoeuvres et de manutentionnaires....


                                                        • Surya Surya 7 octobre 2009 15:45

                                                          Je ne suis pas du tout d’accord avec cette mesure, cette « expérimentation ».

                                                          - D’abord, elle trahit la totale impuissance à faire venir les élèves aux cours, si l’on en vient à leur proposer de l’argent, même collectivement ! Et ce n’est pas la faute des profs, ils sont débordés et font ce qu’ils peuvent.

                                                          - Deuxièmement elle trahit le fait que l’état n’a réellement aucune envie d’investir dans l’éducationv publique, et le fait uniquement par pure obligation, et le moins possible.
                                                          Qu’il ne finance pas les équipements, comme des ordis, et les sorties scolaires des écoles privées est normal, puisque c’est privé et les parents acceptent de payer pour l’éducation de leurs enfants.
                                                          Mais qu’il soumette des investissements normaux qu’il est supposé faire (ordinateurs, sorties) , dans le secteur public, à des conditions de présence est complètement anormal.

                                                           L’état doit financer, et bien financer, l’éducation, point. Après, s’il y a des problèmes, il faut les traiter, mais autrement que par ce genre de mesures basées sur le « donnant-donnant ».

                                                          Je me répète puisqu’à chaque fois que j’interviens sur un sujet lié à l’éducation je dis un peu la même chose, mais si les classes étaient moins surchargées (surtout ça, et surtout dans les endroits difficiles, zep...) ou pour dire les choses clairement si les classes étaient à petits effectifs, et si les moyens éducatifs étaient réellement fournis (visiblement ils ont bel et bien les moyens de financer le système éducatif, puisqu’ils ont les moyens de payer les élèves pour venir, comme disait quelqu’un d’autre plus haut), ça permettrait aux profs de faire une heure de cours, et non une demie-heure de cours et une demi-heure à essayer de rétablir la discipline, et je pense que l’absentéisme serait beaucoup moins important.

                                                          - Troisièmement, dans le monde du travail, on paye les gens pour leur travail, non pour leur simple présence. Mais ce serait basé aussi sur le travail fourni, ai-je cru comprendre. Seulement le travail fourni ? Difficile à évaluer et à chiffrer, certains élèves ayant besoin de beaucoup d’efforts pour un résultat correct, d’autres ayant de plus grandes facilités.

                                                          - Ce serait aussi basé sur la moyenne générale. Désolée, mais certains élèves ont de réelles difficultés, qui ne sont pas liées à un manque de travail de leur part, et même s’ils font des efforts, ils n’y arrivent pas (forcément, aucune aide supplémentaire digne de ce nom ne leur est fournie). Autrement dit, un élève en difficulté qui risque de faire baisser la moyenne de sa classe risquera aussi d’être stigmatisé par les autres. Peut être même sera-t-il tenté de tricher aux contrôles à cause de ça.

                                                          En fait, on les payera pour venir. Et à mon avis, ce sera juste pour venir, car vous imaginez les calculs d’apothicaires qu’il faudrait faire pour évaluer la cagnote à verser en fonction de la présence, plus du travail, plus des moyennes... Et les retards, ils vont être contabilisés comme des demi-présence ? L’Etat a-t-il l’intention de payer des personnes pour effectuer ces bilans, ou est-ce que ce sera aux profs de les faire en fin d’année, comme s’ils n’avaient pas déjà assez de travail comme ça ?


                                                          • domdom94 7 octobre 2009 15:54

                                                            Le problème est que les enfants grandissent maintenant en disant « je suis braqueur ou RMIste » car un diplome n’assure plus un avenir certain.
                                                            Chomêur Bac +10 voila l’avenir et voila ou est le problème...


                                                            • Atavus Atavus 7 octobre 2009 16:00

                                                              Mais ce n’est pas en étant absentéiste que l’on arrive à Bac+10.

                                                              Rmiste surement en revanche.


                                                            • domdom94 7 octobre 2009 16:17

                                                              Non mais des RMIste Bac+10 ca existe malheureusement, ou bien caissier chez carrefour, ou chez McDo. Ce que je voulais dire, c’est que l’assiduité et le travail devrait-être récompensé par un bon boulot rémunéré correctement hors je vois bcp de diplomé faire le tours des interim pour gagner de quoi suvivre. A l’époque de mes parents, travailler à l’école permettait de s’assurer un certain avenir et une certain évolution social .
                                                              Maintenant à part le RMI rien n’est garantie. 


                                                            • Paul Cosquer 7 octobre 2009 17:06

                                                              Bien vu ! En effet, pourquoi ne pas récompenser les bons patients, les bons citoyens qui acceptent de se faire vacciner, etc ?

                                                              Pourquoi ne récompense-t-on pas les donneurs d’organes ? Ils n’ont pas droit un centime car ce serait paraît-il immoral (il y a à peu près unanimité de la classe politique française sur ce point !). Pourtant, on sauverait plus de vies.

                                                              On en perd son latin. Enfin moi non, j’connais pas le latin. Mais je perds pas la boule face au sarkozisme qui ne viendra certainement pas m’embrouiller les idées. On ne me fera pas dire que c’est par là la bonne direction si je n’y vois qu’un pis-aller.


                                                            • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ BADGURU 7 octobre 2009 16:06

                                                              Bahhh…ce qui serait bien c’est CON fasse la meuh-me zôse avec les gran’élèves qui zappent les séances d’onanisme en groupe de notre Blablament…ben ouais, nos blablamentaires sont encore plus absentéeux que nos ado-cailleras glandistes…

                                                               

                                                              Ok, sont déjà payé nos blablamentaires, mais çà c’est juste du cash de poche, zistoire de montrer que notre auguste et glorieuse nation est financièrement reCONnaissante envers ceux qui sacrifient (bahhh..je déconne !) un peu de leur si précieux temps pour maintenir l’illusion démagogocratique…

                                                               

                                                              Donc élargissons cette prime au non-absentéisme à nos blablamentaires...pour les projets collectifs..ben je sais pas : visites d’eros center en Batavie, stage d’immersion cuculturelle à Pataya..ecterarara…qui sait, çà pourrait les motiver à au moins lire ce pour quoi ils votent…pas que çà changerait gran’chose…

                                                               

                                                              Zé comme je suis un gran démagogocrate et pour l’égalitude absolue, ben pourquoi pas l’appliquer aux vilains abstentionnistes…si tu votes comme on te le dit et quand on le dit, ben on te file un abonneuhment gratos à XXL ou à Tiercé Mag…bahhh..juste des zidées comme çà, histoire d’apporter ma con-tribution à l’effort de notre Con-ducator strasso-pailleté de mise en place du Mieux des Mondes dans notre petit hexagone…   


                                                              • Le péripate Le péripate 7 octobre 2009 16:28

                                                                Sur le fond de la « méthode » expérimentée.

                                                                C’est, repeinte en rose aux couleurs de la Fête Perpétuelle et Obligatoire, la bonne vielle méthode classique : si personne ne se dénonce, tout le monde sera puni. Le dressage à la mode holiste, l’apprentissage du tribalisme.


                                                                • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ BADGURU 7 octobre 2009 16:35

                                                                  ben ouais..mon p’tit friedmaniaque préféré...il manque plus que des lascar’kapos pour s’assurer que toute la classe ira bien voir le PSG se prendre encore une branlée par l’OM...zon é d’accord !


                                                                • Paul Cosquer 7 octobre 2009 16:57

                                                                  Cette prime au « bon comportement » semble très en vogue. La taxe carbone en était déjà un exemple. Cela pose la question de façon plus large :

                                                                  - Qu’est-ce qu’un « bon comportement » ? (on entre dans le domaine moral)
                                                                  - Faut-il multiplier les récompenses pour des actions ordinaires, qui ne sont pas exceptionnelles ni méritoires, mais qui relèvent en principe du comportement normal de l’individu ?
                                                                  - Ne vaut-il pas mieux récompenser les actions utiles aux autres ? Les initiatives qui apportent quelque chose de plus ? Etc.

                                                                  Il me semble que le sarkozsime ne s’est pas posé cette question de fond et qu’il a foncé tête baissée. Ne risque-t-on pas de faire boule de neige...


                                                                  • nephilim 7 octobre 2009 17:00

                                                                    l’auteur : J’insiste, puisque vous n’avez pas compris, qu’il s’agit dans cette initiative d’un projet collectif et pas individuel. Pour Marseille, il s’agit d’offrir des places de matchs à la classe la plus assidue du lycée chaque mois, donc, effectivement, tous les élèves de cette classe en profitent.

                                                                    parce que vous pensez que de savoir qu’une classe va gagner des places de merde pour allez voir des cons taper dans la baballe accompagné d’une tripotée de suporters alcoolisés scandant des horreurs est un élément de lutte contre l’absenteisme ou d’une eventuelle motivation voir d’une demarche éducative ????? looooooooooooooooooooooooooooooooool
                                                                    Vous êtes aussi stupide que ceux qui ont pensé ce système..........


                                                                    • fredleborgne fredleborgne 7 octobre 2009 18:06

                                                                      "L’idée, qui ne va s’appliquer que dans des établissements « difficiles », favorisera une certaine redistribution de l’argent public en faveur des moins aisés.« 

                                                                      Cette petite remarque est intéressante. Il est vrai que l’absentéisme ne touche pas les classe aisées et moyennes. Mon gosse sait que si j’ai pas de bons résultats scolaires de sa part, fini la wii, fini l’ordi dans la piaule... mais pour les pauvres, il n’y a pas de carottes chez eux.

                                                                      On avait parlé de supprimer les allocations des »mauvais parents« . Là, on peut parler de les renforcer si l’enfant joue le jeu de l’instruction obligatoire. C’est quand même plus cohérent.

                                                                      Néanmoins, la solution »par classe" ne me semble pas la bonne. Il vaudrait mieux du cas par cas


                                                                      • Marc Bruxman 7 octobre 2009 18:20

                                                                        C’est d’une débilité sans nom. Cela revient à inverser le rapport producteur / consommateur et à donner de l’argent à des gens pour consommer un produit qui coute à produire.

                                                                        Si certains crétins ne veulent pas aller en cours, ni apprendre, ils finiront à balayer la rue ou à la chaîne ou au macdo.

                                                                        A mais zut, c’est vrai en France, ils ne foutront rien et on leur donnera un RMI. Et donc ce qui devrait être une responsabilité individuelle (je vais en cours pour faire quelque chose de ma vie) devient une responsabilité collective (il faut qu’ils aillent en cours pour ne pas être une charge pour la société).

                                                                        On voit la encore les effets pervers du système « social » qui tend à faire d’un droit universel des choses qui se méritent. Or, c’est con à dire mais que l’on file des bourses à des élèves méritants, why not. Maintenant quand on est face à des crétins qui insultent les profs et ne vont pas en cours, la société n’a a payer ni leur éducation, ni leur aide sociale. Dans toute bonne logique, on les laisserait crever.


                                                                        • ASINUS 7 octobre 2009 18:44

                                                                          bis repetita
                                                                          Par ASINUS (xxx.xxx.xxx.228) 15 juillet 16:52

                                                                          le probleme c est la cohérence de la societé

                                                                          je connais les prénoms des quelques batards qui pourrissent mon immeuble dans ma zus , pour les jeunes sages vus que eux je les voit pas j ai demandé a ma progeniture
                                                                          l incoherence a mes yeux la voici, vont avoir droit a un voyage tout frais payé par l assoc locale « des grands freres » plus des activités gratos , djamel , miloud , rafa et kevin tout une equipe de racaille qui connait le commissariat comme sa poche , par contre vont rester cloitrés houria , djamel et marco des gosses qui se tiennent peinards ont les memes problemes que les precités n ont jamais eu affaire au keuf mais subissent la vindicte qui englobe les djeuns de la tour H ou je veux en venir avec mon lauius , c est que l on ne recompense pas les bons la mairies par asso interposée n eduque pas elle achete une paix temporaire , personnellement j enverrais les 4 branleurs dans une ferme sur le larzac loin de tout loisir pendant un an mais faut dire que je suis un gros con de réac


                                                                          • wesson wesson 11 octobre 2009 12:17

                                                                            bonjour l’auteur,
                                                                            je propose l’extension logique de cette mesure.

                                                                            Si les élèves sont présent, on leur envoi du pognon

                                                                            et si ils sont absent, on leur envoi le ministre de la culture !


                                                                            • Augustule pipo 11 octobre 2009 23:28

                                                                              Excellent !


                                                                            • Prometheus Jeremy971 11 octobre 2009 21:15

                                                                              L’école à quoi ça sert ? Vous m’expliquerez à quoi ça sert de faire des études ? Même quand elles permettent d’accéder à l’emploi à 45 - 50 ans on nous pousse gentiment vers la sortie en tant qu’élément improductif de l’entreprise.

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