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Prix Nobel de la philanthropie

Le prix Nobel d’économie 2019 vient d’être attribué à une pasionaria de la lutte contre la pauvreté, un choix qui fait l’unanimité médiatique.

Le domaine de spécialisation de la franco-américaine est, sans grande surprise, la microéconomie, par opposition à la macroéconomie, ce qui la rend moins suspecte. Elle ne risque donc pas de se frotter au dogme, l'unique « système de production, des échanges et du partage des fruits de la productivité » en vigueur, le capitalisme. Vu les crises diverses et variées qui le secouent actuellement, le système, le choix a dû sembler plus judicieux aux yeux du jury suédois.

La microéconomie ayant pour but la comparaison et la modélisation des comportements des agents économiques entre eux, à l’intérieur d’un marché spécifique, la macroéconomie analyse l’interaction entre les facteurs économiques au niveau d’une nation voire entre nations, tels que les revenus nationaux, l’investissement privé et public, le pouvoir d’achat, la consommation, l’inflation, facteurs qui constituent des outils d’analyse essentiels, déterminants la politique économique d’un pays.  

Le service public, notamment le système éducatif, étant largement privatisé aux Etats-Unis, surtout celui des hautes études, l’économiste primée, ainsi que son employeur, le « Massachusetts Institute of Technology » MIT, dépendent donc de dons d’entreprises privées et de généreux mécènes. (1)

L’Arabie Saoudite, par exemple, y est représenté en tant que membre du « MIT Media Lab », à travers la « Misk Foundation » ou « Prince Mohammed Bin Salman bin Abdulaziz Foundation », une ONG, « dédiée à la culture et l’éducation de la jeunesse par le biais de l’entreprenariat », à laquelle sa majesté avait payé une brève visite lors de sa venue officielle aux Etats-Unis, le 24 mars 2018. (2)

Les sources de financement, essentiellement privées, des travaux du couple lauréat, proviennent également, en grande partie, d’Arabie Saoudite, la dernière en date, par un ancien « alumnus » du « Massachusetts Institute of Technology » MIT, Mohamed Abdul Latif Jameel, le fils de l’homme d’affaires saoudien Abdul Latif Jameel, mort en 1993, dont la famille compte parmi les plus grosses fortunes du Moyen Orient, et qui avait permis à la lauréate et son mari, en 2003, l’ouverture, sur le campus du MIT, du « Abdel Latif Jameel Poverty Action Lab » au nom duquel elle vient de recevoir le Prix Nobel de l’économie.

Ce n’est donc pas non plus une surprise que la lauréate favorise une collaboration étroite avec de nombreuses ONG, ainsi que le monde douillet de la philanthropie, dont la « Laura and John Arnold Foundation » du gestionnaire de « hedge funds » et milliardaire John Arnold, ancien négociant au service de la tristement célèbre maison de courtage en électricité texane « Enron », une des plus grosses entreprises américaines de par sa capitalisation boursière à l’époque, profiteur, par la même occasion, de la faillite frauduleuse de la dernière en 2001, à travers sa nouvelle firme, fondée en 2002, le « hedge fund » « Centaurus Advisors », juste après la déconfiture de son ancien employeur. On pourrait également mentionner l’étroite collaboration, revendiquée par la lauréate, avec le milliardaire Bill Gates et sa « Fondation Bill et Melinda Gates ».

En tant qu’économiste, la lauréate favorise « l’expérience du terrain », plutôt que la théorie, ce qui est rafraîchissant après près de 45 ans de dogme « friedmanien » (Milton Friedman, Prix Nobel de l’économie 1976), seulement, un peu court peut-être.

L’hebdomadaire américain « The New Yorker » la qualifie « d’intellectuelle française de centre gauche qui croit en la redistribution et qui souscrit à la notion optimiste que demain sera peut-être meilleur qu’aujourd’hui. » (mai 2010) C’est dire à quel point elle est convenable pour un Prix Nobel.

Il semblerait que Madame Duflo se sert d’une méthode d’évaluation de projets humanitaires, utilisée essentiellement dans le domaine de la médecine, qu’on appelle « essai randomisé contrôlé » ou « randomized controlled trial » (Wikipedia) pour expliquer des phénomènes économiques, ou plutôt « pour appliquer une méthode qui marche ».

Pour mieux comprendre sa recette, elle nous la décrit dans une interview, accordée à « France Inter » le 15 octobre dernier. « Nous avons pris une centaine d’écoles du Kenya, et dans une cinquantaine d’entre elles, prises au hasard, nous avons distribué des manuels scolaires en anglais. L’idée à l’époque était que, disposer de manuels scolaires pouvait faire une grande différence. (?) Un an après (?), nous nous sommes aperçus que les enfants n’avaient rien appris dans les manuels scolaires. Nous avons réalisé que cela n’avait pas fonctionné, car, bien que le programme solaire au Kenya soit en anglais, les enfants ne savaient pas lire l’anglais. (?) Cette expérience a été la première d’un long parcours (?) qui nous a permis, de mieux comprendre quel était le vrai problème de l’éducation dans un pays comme le Kenya ou l’Inde où les programmes scolaires ne sont pas du tout au niveau des élèves. (?) Fin de citation.

Dans une autre interview, sur « France Culture » du 17 novembre 2017, la lauréate nous explique pourquoi le micro-crédit ne marche pas. Tout simplement parce que les pauvres utilisent le produit du crédit octroyé à des fin de consommation plutôt que pour investir dans une activité rémunératrice. On pourrait objecter que les banques, ou autres pourvoyeurs de crédit, ont un certain devoir de diligence, qu’il y a un élément « éducation » à considérer. Mais, peut-être cela serait chercher trop loin.

Un autre exemple « d’expérience aléatoire » du team Duflo. « J’ai travaillé avec une ONG indienne pour proposer du soutien scolaire aux enfants qui étaient en difficulté au niveau CE2 et CM1. On a choisi un échantillon de 123 écoles, dont 60 au hasard, où le soutien scolaire a été introduit, et on s’est rendu compte que ça avait fait une différence énorme (?) Fin de citation. La progression du niveau scolaire grâce au soutien scolaire. En voilà une trouvaille.

Ainsi, l’économiste s’étonne que « dans l’opinion publique l’image des économistes n’est pas bonne, car lorsqu’on fait un sondage sur les personnes auxquelles on fait confiance, généralement les économistes arrivent à l’avant-dernière place, juste avant les politiques. » Fin de citation. On se demande pourquoi.

Quoi qu’il en soit, on a l’impression que le jury du Prix Nobel n’a pas entendu parler de la quasi éradication de la pauvreté en Chine, en l’espace d’à peine quarante ans, une réussite dont l’accomplissement a pris quelques siècles en Europe.

La pauvreté en Chine, relative au revenu médian, en prenant en compte le pouvoir d’achat, a baissé, selon une statistique de la Banque Mondiale, de 17,3% (97,5 % en 1978, pour comparaison et selon une autre source) à 3,1% entre 2010 et 2017 (chiffres disponibles).

En 2017, le revenu moyen disponible dans les campagnes chinoises s’élevait à 2'106 Yuan contre 133 Yuan en 1978 et la consommation moyenne par habitant s’est multipliée par 14 pendant la même période. Cela s’appelle, en économie, la redistribution des gains de productivité ou plus prosaïquement, des richesses produites, car le PIB (produit intérieur brut) est passé de 367 milliards Yuan en 1978 à 11,800 milliards Yuan en 2016, ce qui représente une croissance moyenne annuelle de 9,6 %.

Le développement de l’agriculture, ainsi que la redistribution équitable des facteurs de production, notamment des terres arables, a contribué à la réduction de la pauvreté, notamment dans les régions rurales. Dans le cadre du plan septennal, l’aide aux régions les plus défavorisées, soutenue par l’état, a permis une augmentation de la valeur ajoutéé agricole de 54% entre 1994 et 2000, sortant 80 millions de paysans chinois de la pauvreté. Le revenu net par habitant de la population rurale est ainsi passé de 648 Yuan à 1'338 Yuan, soit une progression annuelle de 12,8%, 2% plus élevée que la moyenne nationale. (Université Renmin, Peking, Wang Sangui)

C’est donc évidemment grâce à la croissance économique et la redistribution équitable des gains de productivité que la Chine a réussi à éradiquer l’extrême pauvreté. Il est en revanche également évident que, pour les pays développés, les paramètres économiques traditionnels, utilisés pour mesurer la prospérité d’une économie, dont le taux de croissance fait partie, sont devenus obsolètes depuis bien longtemps, et la redéfinition de nouveaux paramètres, macroéconomiques, pour l’ancien monde, aurait bien valu un sujet pour un prix Nobel de l’économie.

 

« Harward, orwelienne jusqu’au bout » 02.10.2017

  1. http://bhubacher.blog.tdg.ch/archive/2017/10/02/harvard-orwellienne-jusqu-au-bout-286736.html

« La maison Al Saoud bienfaitrice de l’éducation supérieure » 29.10.2018

  1. http://bhubacher.blog.tdg.ch/archive/2018/10/index.html

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60 réactions à cet article    


  • leypanou 17 octobre 08:37

    la lauréate nous explique pourquoi le micro-crédit ne marche pas 

     : le micro-crédit est l’un des enfumages des temps modernes.

    Son (ou l’un de ses) créateur(s) Mohamed (?) Yunus a même obtenu un prix (aussi le Nobel je crois) mais quand on se renseigne sur les taux d’intérêt pratiqué, on ne peut qu’être effaré : le pauvre, on le pressure à mort pour y avoir droit(comparer le taux d’un prêt classique au taux d’intérêt du micro-crédit).

    Vous avez raison de souligner le succès de la Chine, mais en Chine, le système capitaliste ne fait pas ce qu’il veut ; ici, il y a même des gens qui veulent supprimer le SMIC ; voilà toute la différence.


    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 17 octobre 08:42

      @leypanou
      Ce n’est pas une raison de jeter le bébé avec l’eau du bain. On pourrait envisager l’octroi de microcrédits à taux zéro.


    • phan 17 octobre 12:59

      @Bruno Hubacher
      et pourquoi pas des crédits à taux négatifs ?

      Les prêts à taux négatifs devraient obliger les entrepreneurs à investir et le public à consommer.

    • leypanou 17 octobre 15:01

      @Bruno Hubacher
      je ne crois pas que des microcrédits à taux zéro existent.

      Il y a des pays où quand le taux pour un prêt normal est de 7%, pour les microcrédits, c’est plutôt dans les 20%.

      Le multi-casquette J Attali a d’ailleurs une entreprise de micro-crédit dénommé Planète Finances.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 octobre 16:02

      @Bruno Hubacher

      Toute redistribution est partie ruissellement, partie confiscation, la menace de celle-ci influant sur celui-là, dont la determination essentielle est néanmoins le bon vouloir de ceux qui ont le pouvoir... Le reste fait partie du bavardage dont se délectent ceux qui ont le loisir de réfléchir, tout en comprenant que ce qui est évident nous éclaire peu et que ce qui ne l’est pas encore moins smiley

      PJCA


    • phan 17 octobre 16:14

      @leypanou

      Muhammad Yunus n’a t il pas cofondé PlaNet Finance avec Jacques Attali ?
      Micro - crédit, Macro - arnaque ! La pauvreté, le climat sont financiarisés de nos jour ...

    • abelard 17 octobre 22:40

      @Bruno Hubacher
      C’est très étrange. Vous soulignez avec raison la réussite chinoise mais vous bloquez sur les micro-crédits...
      En démontrant que le micro-crédit ne faisait pas reculer la pauvreté, Esther Duflo a lancé une grenade dégoupillée dans la bien-pensance capitaliste. Sa démonstration implique en effet deux choses :
      On ne fera pas régresser la pauvreté au moyen des mêmes mécanismes qui ont fait exploser les inégalités. (le saint marché capitaliste)
      Les êtres humains ne se comportent pas comme des « homo oeconomicus », ou comme des protestants anglo-saxons uniquement préoccupés par le gain futur. C’est ballot, depuis Smith toute la « philosophie » capitaliste repose sur cette croyance... Merci donc à Esther Duflo d’avoir prouvé qu’il ne s’agissait que d’enfumage.
      Deux petites précisions supplémentaires. Yunnus est prix Nobel de la Paix et il n’y a pas de Nobel d’économie mais un prix de la banque de Suède en mémoire des Nobel.


    • JP94 18 octobre 01:18

      @leypanou
      Tout à fait d’accord avec vous. Rien ne vaut une analyse concrète.
      Je me rappelle des amis malgaches qui au début, encensaient le microcrédit censé tirer les Malgaches de la pauvreté ( 90% de la population), le système social du pays détruit depuis la phase de libéralisme sous Zafy Albert ce brillant chirurgien qui a charcuté le niveau de vue et les droits sociaux de la population, par une chirurgie économique dictée par le FMI et nos braves investisseurs internationaux.
      L’usure règne pour les pauvres, une spirale terrible.

      Personnellement,je considère que toute solution au capitalisme qui ne combat pas le capitalisme à la racine est une pseudo-solution.Parce que si on veut éradiquer l’injustice et la misère, on doit sortir de ce système qui se fonde sur la misère et l’exploitation du plus grand nombre.

      Bref, le temps passe et les mêmes Malgaches n’ont pas assez de mots pour vitupérer contre l’escroquerie de ce micro-crédit, nouvelle forme d’usure. Et qu’on ne dise qu’il s’agit d’une dérive : son principe menait inéluctablement à cette paupérisation accrue, parce que dans sa conception il exclut de fait le changement social.

      Pour l’Ecole comparons l’effet de ces soi-disant remèdes anglo-saxons qui ne visent qu’à distiller leur idéologie à l’Ecole à Cuba pays victime d’un boycott illégal ( par rapport aux décisions de l’ONU violées par les Etats-Unis et ceux qui leur sont assujettis). Cuba a le meilleur niveau scolaire d’Amérique ( 90 % des élèves cubains ont un niveau supérieur à aux meilleurs 50% français) , un niveau équiréparti dans tout le pays, un taux d’échec scolaire de 0% , des classes de 10 à 15 élèves suivant le niveau. 
      A Madagascar l’Ecole est détruite, 90% n’ont pas l’eau. etc ... les profs ne sont pas payés et doivent laisser les élèves pour aller gagner de quoi subsister ...A Tuléar, ils habitent dans le lycée pour ne pas être sdf !

      Donc concrètement, le capitalisme c’est la misère et comme le disaient les médecins argentins sous Menem ( de « gauche ») et de la Roa,, la solution n’est pas concevoir des menus de subsistance, c’est de changer cette société ( précisons que la crise argentine a fait 350 000 victimes, malnutrition etc ... suite à la « dette inversée » et aux préconisations du FMI, et à la compromission du personnel politique avec les Multinationales occidentales.

      Voir le documentaire Memoria del Saqueo.

      Je sais, je sors un peu de cet article, mais il faut au recul et du complément, n’est-ce pas ?


    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 18 octobre 08:46

      @abelard
      Permettez-moi un jeu de réflexion outrancier, notamment au sujet des microcrédits. On pourrait envisager de les octroyer à taux zéro et payer le banquier en fonction de son travail, un peu comme on paye un avocat ou un médecin, et non en fonction du taux d’intérêt prélevé sur le capital.


    • phan 18 octobre 09:50

      @Bruno Hubacher
      L’ avocat perçoit ses honoraires quelque soit le verdict. Le banquier gagne sa vie grâce à l’usure !


      Contrairement aux affirmations des penseurs néolibéraux, l’État doit rester ou devenir un instrument de réduction de la pauvreté. Il doit développer des politiques sociales et des services publics pour satisfaire les demandes sociales, notamment d’éducation et de santé. Il doit impulser des politiques favorables à l’emploi et à la hausse des salaires. Les dépenses occasionnées par ces politiques en faveur des plus démunis devraient être financées par une fiscalité progressive qui impose les plus riches et une taxe sur les transactions financières.

      Derrière les dettes privées illégitimes, on retrouve la classe capitaliste, en particulier les grandes banques et des institutions du microcrédit soutenues par les gouvernements, les Institutions financières internationales comme la Banque mondiale et par certaines ONG (organisations non gouvernementales).

    • CN46400 CN46400 18 octobre 10:42

      @phan
      Dans le capitalisme originel la valeur du capital, donc des dividendes, dépendait de la valeur de la production vendue. Désormais elle dépend des élagages annoncés dans les branches les moins rentables. Il est des prolos qui rapportent plus quand on les licencie que lorsqu’ils travaillaient, notamment quand leur entreprise est contrôlée par un fond de pension. (voir « travail-salaires et profits » sur Arte)


    • p.castor p.castor 17 octobre 09:07

      Quel jury du prix Nobel ? C’est la banque centrale de Suède qui délivre un prix de la banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel, une mystification qui dure depuis 50 ans avec la complicité des médias.Le bénéficiaire de ce prix ( dont d’ailleurs je ne conteste pas les mérites) ne touche pas un fifrelin du fonds Nobel, c’est la banque qui paie.Peter Nobel, descendant de la famille conteste l’utilisation du nom par la banque de Suède.

      Des alternatives essaient de se mettre en place : le prix Léontieff aux US et récemment en europe le « not the nobel prize » qui vient d’être remis à Mariana Mazzucato...


      • Spartacus Spartacus 17 octobre 09:39

        On est quand même plié de rire quand on voit que ce serait la « redistribution » qui aurait créé la réduction de la pauvreté en Chine....

        Il c’est créé plus de 400 milliardaires en Chine...

        La réduction de la pauvreté est la victoire de l’économie de marché et du slogan « il est glorieux de s’enrichir ».

        C’est la victoire du ruissellement pas de la redistribution, et des ZES zones économiques spéciales ou il y a des libertés de circulation des capitaux....

        La réduction de pauvreté est une victoire du capitalisme.


        • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 17 octobre 09:48

          @Spartacus
          Ah, c’est vous ? Je m’en doutais !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 10:55

          @Bruno Hubacher
          Spartacus n’a pas tort, c’est bien la mondialisation et le libre échange imposés aux USA et aux pays européens, qui ont permis un afflux de capitaux vers les pays à bas salaires, dont la Chine.

          Les entreprises occidentales ont délocalisées massivement, les usines ont fermé, naissant sur le carreau des millions de chômeurs. Les multinationales américaines ont maximisé leurs profits, au prix d’une grande pauvreté aux USA, au grand dam de Trump.

          Que le capitalisme étatisé chinois redistribue les profits, certes, c’est mieux que la redistribution US, mais vu le nombre de milliardaires chinois, le ruissellement est modéré.

          La Chine peut se permettre d’acheter en Europe des entreprises, des vignobles ou de terres agricoles. L’inverse n’est pas vrai, la Chine contrôle sa monnaie, régule les entrées et les sorties de capitaux, protège ses entreprises, son patrimoine et ses emplois.

          De manière humoristique, Dmitri Orlov conseille à Trump d’utiliser les méthodes chinoises, s’il veut rendre sa grandeur à l’ Amérique !


        • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 17 octobre 11:02

          @Fifi Brind_acier
          « Que le capitalisme étatisé chinois redistribue les profits, certes » Vous validez ma synthèse, ce qui me réjouit.


        • Yaurrick Yaurrick 17 octobre 11:57

          @Fifi Brind_acier @Bruno Hubacher
          Le ruissellement est pourtant bien réel, ce sont dans l’absolu des américains « riches » qui partagent des richesses avec des chinois « pauvres ». D’ailleurs la meilleure preuve est la diminution très nette de la pauvreté absolue ces trente dernières années.
          Ce qui est assez différent du problème des « inégalités », pour le mesurer il y a bien le coefficient de Gini, mais qui ne décrit pas la pauvreté : se focaliser sur la redistribution au lieu de la pauvreté est une erreur.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 12:24

          @Yaurrick
          Vous avez raison, les pauvres des pays occidentaux sont enchantés du résultat !
          Maintenant, la Chine devrait se concentrer sur son marché intérieur, et nous, rapatrier nos entreprises et nos emplois.


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 12:25

          @Fifi Brind_acier

          Toujours la grande farce de la « pauvreté au USA » basée sur les niaiseries du taux de pauvreté qui lui même est basé sur un revenu médian tout aussi bidon que la référence du taux de pauvreté qu’aime a raconter les souverainistes et gauchistes entre eux.
          Sans compter en plus que le revenu médian est propre a chaque pays, ce qui fait passer « Monaco » comme le pays le plus pauvre du monde avec 40% de la populations sous le revenu médian.

          Dans un monde capitaliste, ceux qui comptent se sont les consommateurs, et la pauvreté se mesure au pouvoir de consommer ou de bénéficier d’un maximum de choses.

          La vraie étude de justfact qui mesure le pouvoir de consommer montre que les 20% des plus pauvres Americains ont plus de pouvoir de consommer que la classe moyenne des européens. Le PPA (parité en pouvoir d’achat).
          En France le carburant est à 1,4€ le litre, aux USA à 0,6€.
          https://www.justfacts.com/news_poorest_americans_richer_than_europe.asp

          Quand à l« autre farce des »délocalisations", c’est le socialisme des impôts, l’excès de bureaucratie et de normes étatistes.
          Essayez de créer une usine en France. Entre les normes de 10 ministères et les ONG, impossible....

          Faudrait évoluer et se rendre compte que l’avenir n’est pas les usines tailoristes, mais de nos jours, 50% de l’économie est dématérialisée et n’a pas de frontières.

          Y’a le plein emploi aux USA parce que Trump a supprimé les excès étatistes de normes et de régulation.
          Les pauvres n’ont jamais eu autant de progression de pouvoir d’achat, parce que le ruissellement du capitalisme leur offre des opportunité qu’avant l’état leur enlevait.

          Les Français sont pauvres par rapport aux Americains à cause de l’état et ses taxes sur l’énergie, les charges sociales et les coûts des administrations et la bureaucratie.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 12:25

          @Bruno Hubacher
          Non, je ne valide pas du tout votre thèse, ce sont les salariés des pays occidentaux qui sont dans la mouise.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 12:27

          @Spartacus
          C’est sans doute pour ses brillants résultats que les économistes annoncent tous une récession aux USA !?


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 12:28

          @Fifi Brind_acier
          En Europe, t’enlève les FIGE (France, Italie, Grèce, Espagne) c’est le plein emploi.


        • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 17 octobre 12:35

          @Fifi Brind_acier
          synthèse


        • foufouille foufouille 17 octobre 13:00

          @Spartacus

          la classe moyenne peut acheter son logement et ne vas pas mendier pour manger.


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 13:14

          @Fifi Brind_acier
          A chaque fois qu’on met une claque a vos certitudes c’est un hors sujet whataboutiste qui sort.
          Pour l’instant la récession elle est surtout en Chine. C’est un hors sujet

          La France est un pays pauvre a coté des USA. Et c’est bien ces arguments qui vous font chier dans tous vos raisonnement de caste a réclamer de l’état et du totalitarisme d’état.

          C’est bien l’état qui crée la pauvreté de la société. Et la liberté d’entreprendre et le marché libre qui crée la richesse et l’enrichissement généralisé.


        • Drugar Drugar 17 octobre 14:02

          @Spartacus
          « La France est un pays pauvre a coté des USA. »
          « C’est bien l’état qui crée la pauvreté de la société. Et la liberté d’entreprendre et le marché libre qui crée la richesse et l’enrichissement généralisé. »

          Il vont être content les plus de 40 millions de pauvres aux Etats-Unis, de savoir qu’ils habitent un pays riche, ou l’abondance ruisselle à foison...

          Faut vraiment que vous arrêtiez de parler d’économie, vous n’y entendez pas grand chose...


        • merthin 17 octobre 14:34

          @Spartacus

          « La France est un pays pauvre a coté des USA »

          je ne me sens pas malheureux en France. Le fromage y est incomparablement meilleur smiley
          C’est peut être pas si mal un pays, pas si riche ! D’ailleurs une étude est récemment sortie qui indique qu’ à partir d’un certain salaire, le bonheur des gens n’augmentait plus.


        • Drugar Drugar 17 octobre 14:35

          @Spartacus
          « C’est la victoire du ruissellement... »
          Pour votre gouverne, même le FMI n’y crois plus, pas plus que l’OCDE d’ailleurs.

          « Il c’est créé plus de 400 milliardaires en Chine...  »
          Oui 400 sangsues parasites supplémentaires, super...
          La quantité de richesse à partager étant finie, si une poignée de personnes se prennent chacun une énorme part de cette richesse, ce qui reste pour chacun des très nombreux autres est forcément fort peu, voire rien du tout...


        • merthin 17 octobre 14:37

          @Spartacus

          En Europe, t’enlève les FIGE (France, Italie, Grèce, Espagne) c’est le plein emploi.

          Effectivement, on pourrait enlever les allocations chômage et obliger les gens à ramasser les mégôts pour 1€ de l’H. On aurait le plein emploi. Après, niveau réalisation dans la vie, ça se pose là...


        • CN46400 CN46400 17 octobre 14:39

          @Fifi Brind_acier
          « mais vu le nombre de milliardaires chinois, le ruissellement est modéré. »
          Les milliardaires chinois ont en commun avec les milliardaires occidentaux le fait fait d’être milliardaires mais, à la petite différence près que leurs investissements, en Chine comme à l’étranger, sont contrôlés par l’état chinois. Et cela change pas mal de choses.... Et puis, ils ne sont milliardaires que tant que l’état met à leur disposition le capital, à savoir tant qu’il considère que la gestion est correcte, c’est à dire profitable pour la Nation !
          Il n’est pas rare de lire, dans nos gazettes, des commentaires éplorés sur un capitaliste chinois qui aurait disparu du Who’Who de Pékin, comme si les ascenseurs sociaux chinois étaient aussi rapides en descente qu’à la montée....


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 14:43

          @Drugar
          Que c’est triste cette démonstration publique de l’endoctrinement de l’éducation nationale qui engendre ces niaiseries à croire aux seuils de pauvreté..

          Le taux de pauvreté n’a jamais mesuré la pauvreté.
          Pas plus qu’il ne se compare par pays.
          En plus il ne se calcule mémé pas de la même manière par pays (relatif ou absolu) ni même avec les mêmes seuils médians...

          Ecrivez le 1000 fois.
          A Monaco le taux de pauvreté est de 40%. Pauvres pauvres Monégasques qui sont en dessous de 3200€ par mois.

          Les 20% de ménages américains les plus pauvres ont une consommation moyenne dans la plupart des pays de l’OCDE et en Europe.
          La pauvreté se mesure à ce que l’on peut consommer.
          Une pomme ne vaut pas le même prix au Quatar, qu’au USA ou en France.

          Un bel exemple de ce que produit le socialisme qui occupe les université...
          Une population ignorante des analyses statistiques...


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 15:20

          @CN46400
          « sont contrôlés par l’état chinois..... »  smiley
          Comme si c’était un signe d’intégrité.... C’est surtout un signe d’économie de connivence.
          On dirait plutôt qu’ils investissent dans la corruption....
          Comme se maire Chinois qui accumule les lingos d’or    smiley
          https://www.lindependant.fr/2019/10/02/le-fonctionnaire-chinois-cachait-13-tonnes-dor-dans-sa-cave,8453646.php

          « tant qu’il considère que la gestion est correcte, c’est à dire profitable pour la Nation » 

          La quasi totalité des entreprises d’état sont des entreprises « zombies » qui ne tiennent que par l’emprunt qu’elle ne pourront jamais rembourser et font de la cavalerie financière....

          C’est beau cette ignorance de la loi de la tragédie des biens public....
          Au lieu d’apprendre Karl Marx il aurait fallu apprendre Buchanan.   smiley


        • Drugar Drugar 17 octobre 15:37

          @Spartacus
          « Le taux de pauvreté n’a jamais mesuré la pauvreté. »
          En effet, quelle idée saugrenue que le taux de pauvreté mesure la pauvreté...

          « Les 20% de ménages américains les plus pauvres ont une consommation moyenne dans la plupart des pays de l’OCDE et en Europe. »
          Je suis sensé vous croire sur parole ou vous allez daignez prouver cette affirmation farfelue ?

          Il n’est d’ailleurs pas difficile de prouver le contraire, puisque c’est le ministère de l’agriculture américain lui-même qui le dit : 15 % de la population américaine (qui font donc partis des 20% les plus pauvres que vous citez) vivaient grâce à des ticket alimentaires. C’est à dire que ces personnes, qui n’arrivent que difficilement à se payer de quoi manger auraient l’équivalent d’une consommation moyenne des pays de l’OCDE ?

          Qui plus est le taux d’endettement privé étant très important aux USA et le taux d’épargne très faible, toutes cette belle consommation que vous nous vantez repose sur du crédit. Et on à pu constater ce que cela donnait de prêter de l’argent à des gens qui ne peuvent pas rembourser (parce que trop pauvres dans une économie qui ne fonctionne pas) avec la crise des sub-primes de 2007.

          Quant à votre couplet sur le socialisme, les universités et de ma sois-distant ignorance, je n’en attendais pas moins de vous. smiley smiley


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 15:45

          @merthin
          « Effectivement, on pourrait enlever les allocations chômage et obliger les gens à ramasser les mégôts pour 1€ de l’H. On aurait le plein emploi. Après, niveau réalisation dans la vie, ça se pose là..  »

          ’obliger les gens" C’est bien une idée de gauchiste....

          Sauf qu’avec le plein emploi, il y a la raréfaction de l’offre de travail. 
          En conséquence les tensions sur le marché du travail concernent toutes les couches sociales.
          Et la main-d’œuvre (la moins riche statistiquement) non qualifiée se raréfie et motive les entreprises a être plus généreuses.

          C’est exactement ce qui se passe en ce moment aux USA. Le plein emploi favorise l’enrichissement de tout le monde.

          Là ou les taxes étatistes des planifications des fonctionnaires et élus en Europe appauvrissent les populations... (principalement par les taxes écolo sur les énergies, les logements et carburants et les taxes sociétales ou morales sur la consommation)

          Le revenu familial américain médian est passé de 60 973$ en 2017 à  65 976$ chiffe de août 2019.....

          Bel article de l’économiste Français sur les USA ce matin sur contrepoints qui va envoyer fifibrindacier et les gauchistes de c e fil se suicider devant ces horribles bonnes nouvelles économiques de ce pays....
          https://www.contrepoints.org/2019/10/17/355889-embellie-salariale-aux-etats-unis


        • foufouille foufouille 17 octobre 15:49

          @Spartacus

          Le smig existe aux USA MAIS CEUX QUI SONT AUX FOOD STAMPS, AIDE DU MÉCHANT ETAT, NE SURVIVRAIT PAS SANS.


        • CN46400 CN46400 17 octobre 15:54

          @Spartacus
          « La France est un pays pauvre a coté des USA. »
          Parlons-en, j’ai une tante (58ans) qui vit depuis 30 ans à 100km, par autoroute (1) de NY où elle travaille à vendre du « savoir vivre à la française » à la partie francophone de la bourgeoisie qui veut conserver la « francitude ». Sa petite entreprise, située à Manhattan, (les clients sont là= 200km/jour) lui permet de vivre très moyennement (elle vient en France tous les 2 ou 3 ans). Comme la plupart de ses voisins elle sous-loue une partie de son pavillon (rescapé des subprimes). Son assurance maladie (hors médocs et hospitalisation) lui coûte 600$/mois et pour sa retraite elle spécule sur un retour en France (minimum vieillesse = 833€/mois)....
          (1) Cette autoroute est tellement défoncée qu’elle fait le bonheur des garagistes du secteur.
          A part cela, les USA sont riches...


        • CN46400 CN46400 17 octobre 16:05

          @Spartacus
          Voilà la différence avec le capitalisme naturel où personne n’empêche un capitaliste d’endormir des milliards sinon à la cave du moins dans un quelconque paradis fiscal. A Pékin c’est moins facile apparemment....


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 16:06

          @Drugar

          « « Les 20% de ménages américains les plus pauvres ont une consommation moyenne dans la plupart des pays de l’OCDE et en Europe. »
          Je suis sensé vous croire sur parole ou vous allez daignez prouver cette affirmation farfelue ?
           »

          Bien entendu smiley

          https://www.justfacts.com/news_poorest_americans_richer_than_europe.asp


          Quand a votre argument sur les bons alimentaires, vous pensez à l’envers. C’est un faux argument.

          Vous critiquez qu’on en donne beaucoup alors que c’est une ressource supplémentaires de pouvoir d’achat pour ceux qui ont moins.

          Par ailleurs, vous catégorisez dédaigneusement les gens qui les touchent. Les bons ne ciblent pas les « plus pauvres » mais ceux qui ont besoin.

          Tous les étudiants, les migrants, les handicapés, les retraités aux carrières faibles, les malades et aussi les plus démunis.

          La distribution de bon n’est donc pas « négative » mais positive pour les gens démunis.


          Quand a un taux d’endettement, il se mesure a ce que l’on peut rembourser pas a ce que vous avez sur le compte bancaire. Si vous avez un job dans un pays de plein emploi c’est pas un argument.


          Et je persiste et signe.

          La mainmise sur les universités des gauchistes est le problème de l’insuffisance des compétences économiques des français.

          Avez vous eu une seule interrogation sur Buchanan à l’Université ? 

          Et combien sur Marx qui n’était qu’un con qui a engendré l’idéologie de l’envie et des jaloux ? 3, 4, 10 ?


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 16:25

          @CN46400
          Son assurance maladie lui coûte 600$....
          C’est juste que c’est au réel, pas dissimulé comme en France.

          Et vous croyez qu’elle coûte quoi en France ? 
          Part patronale, + part salariale + mutuelle, + taxes indirectes sur les produits (alccol, Tabac) + CGS + CRDS indirecte...

          Vous parlez d’une personne patronne de petite PME individuelle...
          Parce que vous croyez que les artisans en France sont mieux lotis ?

          Au delà de 65 ans, pour tous les vieux, tous les médicaments sont gratuits aux USA (sauf optique et dentaire) par medicaire vous lui expliquerez le cout mensuel de la mutuelle en France pour les vieux.

          Et sur l’autoroute elle peut rouler avec un plein à moitié prix d’un plein français...

          Le pouvoir d’achat est plus élevé au USA. C’est sans appel !

          Je sais votre caste et amis n’avez pas l’habitude de recevoir des retours à la réalité et chercher coûte que coûte a chercher des détails caricaturaux pour rester dans le déni de vos illusions socialistes perdues...
          Vous aimeriez tellement que les USA soient pauvres.....

          Confus de casser vos fantasmes qui vous complaisent et de ne pas être celui qui vous dit ce que vous voudriez entendre comme vos lectures gauchistes...
           


        • foufouille foufouille 17 octobre 16:32

          @Spartacus

          « Toutefois, aucun de ces fonds ne finance entièrement le coût des soins. Le programme prévoit le paiement d’une assurance, de frais déductibles ; mais l’individu devra en payer une grande partie de sa poche (out-of-pockets costs). D’autres programmes gouvernementaux, tels que Medicaid, aident au paiement de certains frais en association avec Medicare. Des programmes tels que Medigap permettent de combler la différence : toutefois, bien que ces assurances soient légalement fixées par le CMS, elles sont vendues et administrées par des entreprises privées. »

          faut apprendre à lire bouffon.


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 16:34

          @CN46400
          En Chine, c’est le communisme.
          La vie c’est la corruption en permanence, et la dictature du fonctionnaire.....
          Les fonctionnaires réclament du pognon pour tout.
          C’est vrai. T’es coincé chez toi, et tu n’a pas le droit de déménager sans l’accord du parti et t’es pas libre de disposer de « ton bien »....

          T’es sur que cette vie de merde communiste c’est le bonheur ?
          On se demande pourquoi les Chinois qui ont un visa pour les USA cherchent à ne plus rentrer......
          Va comprendre ces ingrats de refuser le bonheur de la surveillance généralisée et la mainmise des fonctionnaires du parti sur leur vie....  smiley


        • Drugar Drugar 17 octobre 16:39

          @Spartacus

          Je l’avais déjà constaté à mainte reprise, mais j’avoue que votre mauvaise foi laisse sans voix...
          Finalement, il suffit, comme vous le faites de dire avec aplomb « votre argument est un faux argument ! », de déformer les propos de son contradicteur et le tour est joué : c’est facile d’avoir raison avec votre méthode smiley 


        • CN46400 CN46400 17 octobre 16:40

          @Spartacus
          « Son assurance maladie lui coûte 600$.... »
          Ouais mais j’ajoutais : « hors médocs et hors hospitalisation » pour cela il est possible d’emprunter, à la banque....


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 16:45

          @foufouille
          Incompréhensible...
          Essaye de faire des phrases et contextualiser au lieu de montrer une vulgarité permanente à t’exprimer...

          Pour ceux qui veulent savoir comment fonctionne clairement les soins médicaux aux USA ça évitera de sortir des conneries de préjugés débiles entretenus par les gauchistes et ces copié-collé de l’humanité ou le monde...
          https://www.justfacts.com/healthcare.asp


        • CN46400 CN46400 17 octobre 16:58

          @Spartacus
          « En Chine, c’est le communisme. »
          Absolument pas, c’est un capitalisme d’état. Le communisme c’est : à chacun selon ses besoins, la Chine en est très loin...
          « les Chinois qui ont un visa pour les USA cherchent à ne plus rentrer...... »
          Me revient un souvenir : 1980, Deng est reçu par Reagan qui ressort la rengaine sur la liberté de voyager.
          Réponse de Deng : « vous en voulez combien de millions. ?.. »
          Et depuis, Spartacus mis à part, silence radio sur le sujet... Par contre même ceux qui brandissent des bannières US à Hong Kong n’ont pas l’air pressés d’atterrir à NY...


        • foufouille foufouille 17 octobre 17:00

          @Spartacus

          les stats américaines sont toutes sur le site du gouvernement, même ethnique.

          faut juste que tu apprennes à lire l’anglais, bouffon de mytho au RSA.


        • Spartacus Spartacus 17 octobre 17:25

          @foufouille

          Je crois que tu n’a rien a faire ici avec des gens qui débattent d’idées, ou de manière de penser même s’il ne sont pas en accord ou s’accrochent sur le fond.

          En plus d’être incompréhensible, être vulgaire en utilisant des arguments méprisant pour des gens qui seraient au RSA ou qui ne parlent pas Anglais tes interventions mal polies ne servent a rien.


        • foufouille foufouille 17 octobre 17:28

          @Spartacus

          tu écris une tonne de connerie et non tu ne lis pas un mot d’américain car sinon tu saurais que les aides sont soumises à conditions de revenus aux USA.

          OUI, TU ES LE MYTHO PÉRIPATE AU RSA.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 19:49

          @Spartacus
          En Europe, t’enlève les FIGE (France, Italie, Grèce, Espagne) c’est le plein emploi.

          Si c’était le plein emploi en dehors de ces 4 pays, il y aurait 0 travailleur détaché en France, or il y en a plus d’1/2 million !



        • Yaurrick Yaurrick 17 octobre 21:57

          @Fifi Brind_acier
          Cela signifie pas pour autant que les citoyens sont installées dans le chomage longue durée comme en France^.


        • CN46400 CN46400 18 octobre 08:29

          @Fifi Brind_acier
          Au USA, licenciement ne veut pas toujours dire « chômage » puisque, souvent, les prolos occupent 2 emplois, parfois plus. Par contre çà veut toujours dire : paupérisation et déqualification !


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 octobre 10:16

          A l’auteur.

          Bonjour et merci pour votre article que je vous propose de compléter.

          Permettez-moi de vous renvoyer à la lecture d’un document très intéressant dont voici la conclusion :

          "Pourtant, comme le souligne Martin Ravallion (économiste) les grandes expériences récentes de réduction de la pauvreté ont rarement fonctionné par une accumulation de mesures ponctuelles. Il cite notamment la plus impressionnante de toutes, celle de la Chine : si elle s’est fondée sur des essais rigoureux sur des questions précises, notamment pour la meilleure organisation de l’agriculture, elle a néanmoins consisté en une profonde refonte de l’ensemble de la société, que les méthodes de nos trois lauréats ne permettent pas d’envisager."

          (...)

          "Au bout du compte, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur le micro-crédit, mais plutôt de le prendre pour ce qu’il est : un moyen pour certains ménages d’accéder à un financement pour agrandir légèrement ou, parfois, donner naissance à une petite affaire qui pourra ensuite leur assurer un certain niveau de vie. Pour ces ménages, le micro-crédit poussera notamment à la consommation de biens durables. Mais il ne faut pas y voir une solution sans égale aux problèmes de la pauvreté dans le monde, ni une source incroyable de développement localisé pour les ménages. « Le micro-crédit ne fait pas sortir de la pauvreté », tonnait Esther Duflo sur France Culture il y a deux ans."

          RAVALLION M., “Fighting Poverty One Experiment at a Time”, Journal of Economic Literature, vol. 50, no. 1 (mars 2012), pp. 103-114, recension de BANERJEE A. & DUFLO E., Poor Economics : A Radical Rethinking of the Way to Fight Global Poverty, Public Affairs, 2011.

          Source :

          https://legrandcontinent.eu/fr/2019/10/15/les-derniers-seront-les-premiers/

          Cordialement,

          Renaud Bouchard


          • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 17 octobre 10:32

            @Renaud Bouchard
            Merci


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 11:03

            @Bruno Hubacher
            En parlant de micro crédits, et dans le cadre du capitalisme désormais repeint en vert, il existe une expérience en Afrique qui rapporte beaucoup d’argent à leurs initiateurs, c’est M-Kopa Solar, c’est à la fin du document.

            « La fabrication de Greta Thunberg, le capitalisme en danger d’effondrement »


          • Ecométa Ecométa 17 octobre 11:27

            « Le domaine de spécialisation de la franco-américaine est, sans grande surprise, la microéconomie, par opposition à la macroéconomie, ce qui la rend moins suspecte ».

            Comment, sinon dans un esprit malade d’économiste, tenant de la guerre économique et non de l’économie proprement dite : comment peut-on opposer microéconomie et macroéconomie ? Pour mieux diviser et mieux régner !

            En toute logique c’est la micro qui fait la macro : non ? Sans microéconomie il n’y a pas de macroéconomie ! De même que sans société il n’y a pas d’économie possible ; ontologiquement, par nature l’économie n’est pas mathématiques, ni physique : l’économie est de nature sociétale ! Donc déontologiquement, l’économie doit être sociétale  ! Mais, cela, ce « tel quel » naturel et non ce « comme-si » totalement dogmatique « béni-oui-oui » , fantasmagorique et tiotalement surréaliste : les économistes, Nobel oblige, s’en foutent « royalement » !

            Microéconomie et macroéconomie ne doivent pas être opposées car elles ne font qu’un : elles font l’Économie !

            En microéconomie, modéliser le comportement des agents : pour quoi faire ? Bien les comprendre, en termes d’entendement, et mieux les servir... ou pour mieux les manipuler et les asservir ?

            Qu’est-ce réellement, en termes de « tel quel » et non de « comme-si » ; qu’est-ce réellement que l’économie ? L’économie n’est pas un système de création de richesses... ou alors que pour les nantis, et de privatisation de la richesse pour eux-seuls. L’économie ne se limite pas à un système de production, de distribution ou de consommation, ni à son financement... au financiarisme comme actuellement !

            Ce ne sont là que des « moyens », de simples moyens à mettre en œuvre , des « sous-systèmes », auxquels l’économie système sociétal complexe ne peut être réduite sauf de manière sophiste et cynique par des affairistes tenants de la guerre économique ! L’économie doit se définir par sa « finalité » et non par ses moyens à mis en oeuvre : une finalité déontologique qui est la satisfaction de tous les agents économiques quels qu’ils soient ; et pas seulement celle du monde de l’entreprise, des propriétaires des moyens de production, de distribution ou de financement tous tenants de ce système inique qui n’a rien d’économique mais qui tout de la prévarication au sens ou il ne remplit pas le rôle pour lequel il doit exister : la satisfaction du sociétale !

            Il en va d’ailleurs de même pour le système politique sensé être l’organisation sociétale, et qui relève pareillement de la prévarication !

            Étant donné l’étymologie du terme économie (logique d’ensemble) qui lui donne son véritable sens déontologiquement : quel est le contraire du concept d’économie ? C’est l’« individualisme » ! Et c’est bien là où le « bât » blesse, cet « individualisme méthodologique », méthode qui domine la science économique ou plus exactement les sciences économiques car elles sont pléthores comme autant de moyen à mettre en œuvre, qui, le plus souvent s’ignorent les uns les autres et même se combattent, et sont comme de véritables armes de destruction massive de l’économie sociétale. un individualisme méthodologique qui confine à la chose pour la chose et à la chose imbécile ; à l’épi-phénoménologique en termes d’approche et au paroxysmique, à l(’abus de tout, en termes d’application ! 

            La logique économique est une logique fantastique ; je parle de la vraie économie, celle du « tel quel » et non du « comme-si » ; la logique économique , logique d’ensemble veut que toute dépense à un endroit soit une recette ailleurs ! C’est le contraire du capitalisme qui entend que toute dépense rapporte principalement au capital ou à la finance et accessoirement, par ruissellement, aux autres agent économiques ; partant du principe sophiste et cynique, qui est celui d’Emmanuel Macron, que ce sont les riches qui font l’économie et non ceux qui font la valeur ajoutée. Je dis Emmanuel Macron car je ne veux pas dire Président de la République, car il est le seul président de la chose privée et non de la « Res-publica ... de la chose publique, de la »République" dont il n’a que cure et qu’il entend réduire à une simple expression. Son but c’est la destruction de la chose publique : du service publique !
            .
            Quand ferons-nous réellement de l’économie au sens complexe et « étymologique » du terme ? De règle d’ensemble et non de règle particulière : du latin « oeconomia », organisation, du grec « oikonomia », « oiko » la maison et « nomia » la règle, et par extension la règle d’ensemble.


            • rugueux 17 octobre 12:41

              Ce prix, qui répond à la définition d’une contrefaçon, est une fumisterie largement entretenue par les medias et la pègre humanitaro-tiers-mondiste des ONG de milliardaires....

              Avoir découvert que des manuels scolaires en aiglais n’avaient d’utilité que pour les locuteurs de cette langue est effectivement une grande avancée....

              Quant aux conclusions de cette dame sur l’efficacité du micro-crédit c’est assez amusant car l’inventeur de micro-crédit, lui, il a eu un vrai prix Nobel, celui de Paix....Ok c’est un vrai prix Nobel mais c’est aussi le prix Nobel le plus dévalué, le plus décrié, celui dont on sait qu’il est attribué par copinage ou collusion...


              • agent ananas agent ananas 17 octobre 15:32

                L’auteur est un malin ...

                Il faut presque lire l’intégralité de l’article pour découvrir enfin le nom de la lauréate. En fait ils sont 3 à se partager le prix : Esther Duflo, Michael Kremer and Abhijit Banerjee.

                A propos de pauvreté cet article du Guardian : Les pauvres sont de plus en plus à la merci de l’intelligence artificielle, qui décide ceux qui reçoivent leur allocation ou non. A travers le monde les employés sont rapidement remplacés par les algorithmes sans état d’âme de l’IA.

                Bienvenu dans le Meilleur des Monde dystopique. 


                • JL JL 17 octobre 16:16

                  @agent ananas
                   
                   ’’Les pauvres sont de plus en plus à la merci de l’intelligence artificielle’’
                   
                   
                   Lire : mon boss est un algorithme
                   


                • Ecométa Ecométa 18 octobre 10:11

                  @JL
                  Très révélateur de cette époque totalement paranoïaque et schizophrénique : ne cherchez plus docteur c’est la tête !

                  Comment peut-on qualifier l’artificiel d’ « intelligence » ? De conception intelligente humaine à la limite... et encore faut-il la trouver et la bonne : mais pas d’intelligence !

                  C’est faire peu de cas du concept d’ « intelligence humaine » tellement ouverte sur le pire comme sur le meilleur ; de la complexité du processus dont le résultat devrait toujours être qualifié en terme d’humanité, de finalité humaine : d’Ontologie, de Déontologie, d’Éthique et d’Altérité, et non de simple moyen mis en ouvre pour mieux manipuler la société : mieux l’asservir  !  

                  Ce n’est là que de l’ingénierie mécanique électronique, qui, en aucune façon,ne peut être qualifiée d’ « intelligence » !

                  Ceci ne fait que rajouter à la malignité humaine qui est de la mauvaise intelligence humaine : on est en plein sophisme et en plein cynisme ! 

                  La bonne intelligence c’est celle du « principe d’ Humanité » et non de cet humanisme voué à ce technoscientisme bon teint qui ouvre sur le transhumanisme, cet être humain augmenté de bêtise humaine  ! 
                   

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