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Accueil du site > Tribune Libre > Pro Europa : la question de l’unité linguistique européenne

Pro Europa : la question de l’unité linguistique européenne

 

  Vivaldi Europa ! Ce cri, cette exclamation, se fera-t-elle un jour entendre sur le continent européen ? L’union aux multiples langues, aux dialectes régionaux qui participent à affirmer notre devise commune « Unis dans la diversité » pourra-t-elle un jour dire qu’elle est « Una in diversitate » ? 

  De l’étranger notre union ne pourra jamais constituer un pays pour cette simple raison : dans un pays on parle une langue, parfois deux, mais pas une trentaine ! Et cela est même valable dans les unions géographiques réunissant plusieurs nations. Au Royaume-Uni on parle majoritairement l’anglais (où le gallois est accepté au Pays de Galles, tout comme l’écossais en Écosse), en ex-URSS puis dans la Fédération de Russie le russe est la langue majoritaire (autant dans les ex-républiques soviétiques que dans les régions autonomes), de même pour le mandarin en Chine, etc... 

  Que faire alors de notre « diversité » linguistique alors que nous cherchons à être « unis » ? Quelle langue doit parler le voyageur étranger qui se rend en Europe ? L’anglais serait sans doute la réponse la plus simple. Mais serait-elle la plus juste ? En effet l’anglais, dû à l’histoire coloniale de la Grande Bretagne est largement répandu dans le Monde, mais l’espagnol et le français aussi... Et puis dans l’Union Européenne il y a (il y avait !) vingt-huit pays, moins un ! Le Royaume-Uni, justement ! 

  Alors plutôt que de mener un combat des langues qui serait, in fine, un combat de fiertés, voir de suprématie culturelle, pourquoi ne nous entendrions nous pas pour parler une langue qui n’appartient à aucun peuple d’Europe en particulier, mais plutôt à tous les européens ?

  Je pense bien sûr au latin, langue deux fois millénaire, langue du christianisme c’est certain (mais après tout l’Europe est traditionnellement profondément chrétienne), mais aussi langue du savoir ! Il n’y a pas un animal, une plante, une maladie (!) qui n’ai sa traduction latine... Et si l’on y regarde a deux fois (on n’y fait plus vraiment attention à vrai dire, car cela est disséminé partout sur le continent), combien sont les frontons de monuments, les édifices publics, les ouvrages d’art anciens affublés d’une devise en latin ? On ne s’en rend même plus compte, mais nous sommes entourés de latin, alors que nous ne le parlons pas ! Et d’ailleurs son enseignement se fait de plus en plus rare... 

 

  Sur la question de parler une seule langue dans l’Union Européenne se posent trois questions fondamentales qui amènent à des blocages : 

  - La première est une question de souveraineté nationale au sein des pays de l’union. Parler une autre langue que celle de son pays, c’est en définitive abandonner un peu de sa culture au profit d’une autre. Cela est d’autant plus vrais pour les pays où le latin n’a eu qu’une influence très lointaine, autant au niveau de la langue que de la culture. Le latin s’est par exemple beaucoup plus propagé dans les pays où l’église romaine catholique était prédominante, tandis qu’il était plus marginal dans les pays à majorité protestante ou orthodoxe. Néanmoins cela ne peut pas être le seul frein, un pays à tradition catholique (la France par exemple !) pourrait aussi voir d’un mauvais œil l’abandon de sa langue alors même que beaucoup de très grands écrivains, par ailleurs reconnus dans le Monde entier, étaient français, et écrivaient donc en français. La solution se situerait peut-être alors dans le bilinguisme... Pourquoi abandonner la langue de Molière, Goethe, ou Shakespeare quand on peut continuer à la faire vivre à côté d’une langue d’union ? Où est le problème finalement ? Celui qui a déjà passé la frontière espagnole en venant de France a bien remarqué que l’on entrait sur un territoire où le bilinguisme est effectif avec la possibilité de parler espagnol et catalan. Cet exemple en est un parmi des dizaines, citons les plus connus : le gaélique et l’anglais (Irlande), le néerlandais et le français (Belgique), l’allemand et le français et l’italien (Suisse), l’allemand et l’italien (Dolomites), le roumain et le russe (Moldavie), l’allemand et le polonais (Sudettes), etc... S’il est possible de parler deux (ou plus !) langues dans des dizaines de régions d’Europe alors pourquoi ne serait t’il pas possible de parler une langue universelle (bien entendu sans faire disparaître les autres) ? Cela nous amène au deuxième blocage... 

  - En admettant que les européens soient d’accord pour parler une langue d’unité qui ne provienne d’aucune nation en particulier, pourquoi choisiraient-ils le latin... et pas l’espéranto ? En effet l’espéranto est une langue universelle qui a en plus l’avantage d’être conçue avec les racines de la plupart des langues européennes. Ce qui veut dire qu’un scandinave ou un slave a tout autant de chance de s’y retrouver qu’un espagnol ou un italien. En d’autres termes l’espéranto englobe plus de langues européennes que le latin, c’est indéniable. On pourra arguer que c’est une langue d’origine polonaise car son créateur, Ludwik Lejzer Zamenhof, était lui même polonais. Cependant cette critique ne peut être prise au sérieux aux vues du caractère profondément internationale de sa création à la fin du XIXeme siècle. Alors pourquoi le latin plutôt que l’espéranto ? Et bien, comme je l’ai dit au début de cet article, le latin c’est l’Europe ! Le latin a déjà une histoire européenne, il est écrit dans des milliers de livres de sciences, il était liturgique, il était la langue de l’Empire Romain qui s’est largement étendu en Europe. Refaire vivre une langue qui semble morte depuis des siècles est impossible me direz-vous ! Et bien détrompez vous, et regardez du côté... d’Israël ! Avant 1948 et la création de l’état hébreu, la langue hébraïque était exclusivement liturgique. Même les communautés juives (environ quatre cents mille personnes) qui vivaient dans ce qui était alors la Palestine parlaient un mélange d’arabe (pour le quotidien) et d’hébreu liturgique. L’hébreu moderne est né avec la création de l’Etat d’Israël, son œuvre unificatrice est indéniable quand on sait que les nouveaux arrivants juifs venaient du Monde entier, et que par conséquent ils parlaient une multitude de langues différentes. Pourquoi alors l’Europe ne saurait faire sur un continent ce que les israéliens ont fait à l’échelle d’un pays ? Peut-être que nous sommes encore trop fiers... ou trop paresseux ! Parlons-en dans le dernier argumentaire... 

  - Et si le problème principal était qu’avec des pays qui se sont fait la guerre pendant des siècles la question de la langue est une manière de continuer la bataille... En effet aujourd’hui il est certain que l’anglais prime internationalement, mais demain ? Demain l’Afrique qui compte une forte population francophone verra sa population fortement augmenter. La démographie devrait selon les études des spécialistes faire progresser l’usage du français. Peut-être pas encore au niveau de l’anglais, mais néanmoins de manière significative. Et quid de l’allemand ? Car après tout c’est bien l’allemand qui est la langue maternelle la plus parlée d’Europe ! Presque un quart des européens parlent l’allemand, et des peuples européens (danois, néerlandais...) le comprennent sans difficultés. On le voit, choisir une langue européenne c’est aussi choisir un camp... Et souvent le camp qui fait consensus c’est le plus simple ! Or le plus simple aujourd’hui c’est l’anglais. Langue des affaires s’il en est, l’anglais écrase tout sur son passage parce que... et bien parce que les États Unis agissent ainsi dans le Monde. Culturellement, financièrement, politiquement, militairement, et donc aussi linguistiquement, l’hégémonie américaine ne fait pas de doutes. Est-ce une faiblesse de notre part que de nous laisser déborder par l’anglais international ? Tant que nous ne proposons pas d’alternative viable nous ne pourrons que suivre par paresse. Aujourd’hui l’anglais, demain le chinois... 

 

  Pour résumer nous sommes, nous européens, des leaders en puissance qui ne se révèlent pas, et cette attitude est d’autant plus prégnante lorsqu’il s’agit de nous doter d’une langue commune. Nous ne parlons pas d’une seule voix, au sens propre comme au figuré. 

  Mais arrêtons-nous un instant... Prenons un petit moment pour imaginer l’avènement d’une langue universelle européenne. Imaginons qu’un jour le Parlement Européen vote une loi qui ferait la promotion du latin dans toutes les écoles de l’Union, à côté des langues nationales ou régionales. En l’espace d’une ou deux générations nous aurions une population de près de cinq cents millions d’habitants qui pourrait communiquer aisément de Lisbonne à Helsinki et de Dublin à Athènes. En plus d’utiliser la même monnaie et de pouvoir s’installer et travailler n’importe où en Europe, parler une même langue serait un vrai aboutissement ! Un réel projet de société... Imaginons encore que cette unité linguistique se fasse, que peut-on attendre de ces pays hors-union qui utilisent des langues européennes ? Et bien qu’ils fassent de même naturellement ! Les Ameriques suivront ! Et l’Afrique ! 

  Enfin ne nous emballons pas et restons pragmatiques, la Pax Romana linguistique n’est pas encore pour demain. Les populistes sont contre, et les paresseux parlent au choix une langue (la leur) ou l’anglais. Quant aux autres, désireux de communiquer avec le Monde (ou au moins l’Europe), ils sont bien obligés d’apprendre à parler plusieurs langues. Il y a du bon dans cet apprentissage de plusieurs langues, n’allez pas croire ! Mais il y a aussi une perte de temps considérable pour les jeunes générations d’européens qui souhaitent prendre un billet de train à Malaga alors qu’ils ne parlent que le léton, ou acheter un morceau de pain à Cracovie alors qu’ils ne parlent que le grec ! Et pour que l’égalité des chances face au travail soit véritable dans l’Union l’égalité linguistique est indispensable... La Babylone européenne doit donc nécessairement se rassembler linguistiquement si elle veut continuer à avancer dans sa diversité ! 

  En d’autres temps - mais qui sait, peut-être aussi dans un futur pas si lointain - nous aurions dit : Alea jacta est !


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32 réactions à cet article    


  • rogal 27 novembre 2019 14:55

    Utinam !


    • Et hop ! Et hop ! 30 novembre 2019 00:56

      @rogal

      Je ne vois absolument pas l’intérêt pour un Français de pouvoir parler avec un Lituanien, ils ne vivent pas ensemble, ils n’ont aucune occasion de communiquer entre eux.

      L’uniformisation est un apauvrissement.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 27 novembre 2019 15:36

      la langue de l’imperium americana c’est le Globish, épissétou !


      • Paul Leleu 27 novembre 2019 21:02

        @Séraphin Lampion

        oui... de toutes façons, le règne de la langue dépend beaucoup de la domination géopolitique du moment.

        Et puis certains abrutis soumis ont tellement intégré l’indignité de leur langue, que la volonté de la défendre n’est pas prête de naitre chez eux... ces oiseaux-là resteraient en cage si on ouvrait la porte !

        Mais ces vrais que pour ces masses qui écoutent du rock et qui regardent des films, le concept de langue doit paraitre bien extravagant... pour eux, la langue est le moyen qui leur permet de lire les publicités pour les remises bonux au supermarché... c’est là le plus haut degré de leur dignité humaine... et ils en sont fiers... alors, si on leur fait marmoner quelques mots de globish, ils ne se rendront pas compte... ils parlent déjà à peine français


      • velosolex velosolex 27 novembre 2019 15:49

        Encore un article qui veut la peau de l’Europe. Cette fois ci un gros malin prend la voix innocente du culturel, à travers les langues. Demain ça sera pas la voie économique, militaire, du droit des nationalistes à écraser leur opinion...

        Une constance sur ce forum. Il doit bien y avoir un donneur d’ordre, un aboyeur. 

        Qui veut le plus la peau de l’Europe ?

        Trump, Johnson, Bolsonaro, Poutine.

        Tous d’accord. Il faut écraser ce machin qui demande des comptes ( trop peu souvent c’est vrai) qui a une monnaie de substitution au dollar ;.

        Ils ne parlent pas la même langue, mais sont tous d’accord entre eux. 


        • leypanou 27 novembre 2019 17:21

          @velosolex
          Une constance sur ce forum. Il doit bien y avoir un donneur d’ordre, un aboyeur   : agoravox aime bien les sujets bidons, dont l’apprentissage de l’espéranto.

          Régulièrement, il est mis sur le tapis : une langue parlée par personne ne sera jamais universelle.

          Le monde n’est pas limité à l’Europe : si vous allez en Asie dont la Chine seulement a plus de 2 fois la population européenne, quel est l’intérêt de parler espéranto ?
          Apprendre le chinois, le hindi ou d’autres vraies langues est plus motivant qu’apprendre une langue artificielle non rattachée à une culture.


        • velosolex velosolex 27 novembre 2019 17:52

          @leypanou
          l’esperanto m’a semblé toujours être une mauvaise solution à une envie très légitime, celle d’échanger universellement. 
          Celle d’apprendre une langue locale demande sans aucun doute beaucoup d’effort, surtout quand le système d’écriture est différent. Je pense que les sujets s’intéressant à cette immersion sont tout aussi curieux de la culture, ce qui évite les quiproquos, dans cet apprentissage au long cours des sens, et des usages, qui amène le respect. 
          La langue étrangère fait aussi parfois de frontière et de protection pour les indigènes, contre l’informatisation l’insolence, et la bétise des touristes. Inutile de vous dire ce que je pense de la traduction simultanée par smartphone, ces objets de délires et de toute puissance, tant vanté par Raymond...


        • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 novembre 2019 12:41

          @velosolex
          Qui veut le plus la peau de l’Europe ?


          Les européens eux mêmes, qui en ont ras le bol de vos salades et de vos mensonges ! On leur avait promis la prospérité et la démocratie. Rêve !
          .
          Sauf ceux qui croient qu’à plusieurs, chacun tirant de son côté, ça constitue une force ! Une force, c’est quand tout le monde tire dans le même sens.
          .
          Seulement voilà, avec des Traités qui organisent la mondialisation et la concurrence généralisée, c’est un vœu pieux. Et comme il n’est possible, ni de changer les Traités, ni de les violer, la seule solution c’est de se barrer.
          .
          Pas besoin de chercher des responsables en dehors de l’ UE, le projet suffit à s’auto détruire.

          PS : Poutine ne tient pas du tout à la fin de l’UE ! Il préfère, et de loin, discuter avec la Commission, plutôt qu’avec 28 abrutis qui ne sont d’accord sur rien !


        • Francis, agnotologue JL 28 novembre 2019 12:58

          @Fifi Brind_acier
           
           ’’ Une force, c’est quand tout le monde tire dans le même sens ’’

           
           Parce que vous croyez que hors UE, les pays européens tireront dans le même sens ?
           
           Surtout ne changez rien : c’est si bon de rire.


        • McGurk McGurk 27 novembre 2019 16:07

          Après l’européisme despotique, le nazisme linguistique.


          • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 27 novembre 2019 17:07

            Entre la calibration des radis et la normalisation des langues en Europe, est-il possible de rationaliser les hauteurs de plafond ?

            J’ai un lustre à pendre dans le salon mais il risque de toucher la table.

            Ca serait sympa merci !

            PS : Malte a déjà posé son veto sur la réduction de la hauteur standard du lustre


            • HELIOS HELIOS 27 novembre 2019 17:45

              .... chercher une solution à la langue c’est bien, mais peut-etre que la problématique vient de l’objectif : Et si l’Europe unique n’était qu’un leurre ?

              En tout cas ce n’est en rien un « pays » !


              • Albert123 27 novembre 2019 19:46

                @HELIOS

                l’europe n’est ni un pays, ni une langue, ni une culture et encore moins un peuple, 

                c’est juste l’agrégation issue d’une construction légaliste imposée de divers pays, donc de divers peuples, ayant chacun leur culture et leur langue, 

                et quand les universalistes acharnés l’auront compris et accepté, nous auront fait un grand pas, 

                Ainsi l’italie, sa culture, sa langue et son peuple ont un interet car ils sont justement différents, 

                le gloubiboulga universaliste des mondialistes n’affiche aucun amour de l’autre juste le désir d’un entre soi permanent et en tous lieux, un conformisme globalisé sans intérêt sinon celui d’une appétence pour le médiocre.


              • Paul Leleu 27 novembre 2019 21:05

                @Albert123

                l’Europe est une réalité historique.. elle est née de la résistance du christianisme à l’invasion islamique... elle est donc une réalité géopolitique et civilisationnelle.

                (je ne parle pas ici de l’UE)


              • av88 av88 27 novembre 2019 17:53

                A une époque donnée, la langue dominante est la langue du pays dominant.

                Grec apogée de la Grèce, Latin empire romain, Français lorsque la France était le pays le plus puissant d’Europe (de Louis 14 à Napoléon), l’Anglais (Royaume-Uni, puis USA).

                Si un jour la Chine devient pour longtemps la puissance dominante, la langue dominante sera le mandarin.


                • Paul Leleu 27 novembre 2019 21:06

                  @av88

                  assez d’accord avec vous


                • Arnes Arnes 27 novembre 2019 20:18

                  Mais bon sang, le modèle est là, sous vos yeux, au milieu de l’Europe : c’est la Suisse.

                  4 langues officielles : français, allemand, italien et romanche ; plus une langue officieuse l’anglais de plus en plus utilisée surtout parmi les jeunes issus de différents cantons.

                  Ceci n’empêche pas la confédération helvétique d’exister depuis des siècles et d’être un exemple de fonctionnement démocratique envié par le monde entier.

                  Prennons donc exemple sur ce qui marche sans inventer des usines à gaz ingérables.


                  • Paul Leleu 27 novembre 2019 21:08

                    @Arnes

                    je crois que la langue commune des helvètes c’est le secret bancaire...

                    ça explique la survivance de ce pays à travers les aléas de l’histoire...

                    d’ailleurs, en cas de gros coup de grisou, c’est une bonne destination... elle ne sera jamais bombardée par aucun des margoulins mondiaux... tous y ont planqué leur magot sanglant


                  • Ruut Ruut 28 novembre 2019 08:01

                    @Arnes
                    En Europe c’est le modèle Belge qui a été choisi comme modèle.


                  • Paul Leleu 27 novembre 2019 21:10

                    le projet de l’auteur me semble un peu illusoire...

                    par contre il est vrai que si une volonté politique existait, avec un minimum d’adhésion des peuples, on pourrait effectivement enseigner telle ou telle langue (y compris le latin) à tous les habitants de l’entité politique en question. Ca s’est vu plus d’une fois dans l’histoire


                    • Ken_le_sous-vivant Ken_le_sous-vivant 28 novembre 2019 04:47

                      Je me battrai jusqu’à la mort pour défendre et préserver ce que mes parents m’ont transmis.

                      Pourquoi ne défendrais-je pas ce qui me définit et ce qui fait mon originalité ?

                      Quant aux colonisés mentaux anglolâtres fanatiques de l’uniformisation mcdonaldesque hollywoodienne, je les combattrai jusqu’à mon dernier souffle.


                      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 novembre 2019 12:12

                        @Raymond75
                        Pas la peine de faire la guerre à qui que ce soit, si la majorité des Français est d’accord, on se tire de cette usine à gaz, avant que nous ne finissions comme les Grecs.
                        .
                        La question n’est plus de savoir comment rabibocher les conneries des Mamamouchis européens, c’est de savoir qu’en y restant, tout le modèle social français va passer à la moulinette, ou pire, que des abrutis, au nom « du choc des civilisations », vont provoquer une guerre civile.

                        Ou les deux catastrophes à la fois, ce qui n’est pas exclu.


                      • mursili mursili 28 novembre 2019 08:03

                        Pourquoi pas le « volapük intégré » suggéré par De Gaulle ? Le même De Gaulle avait d’ailleurs une excellente formule pour expliquer l’échec probable du projet européiste : « on ne fait pas d’omelette avec des œufs durs ».

                        Sinon, l’empire romain était déjà bilingue, et le grec est au moins autant la langue du christianisme que le latin (par exemple « église », « apôtre », et « catholique »,etc. viennent du grec).


                        • Ruut Ruut 28 novembre 2019 08:03

                          Curieusement les chiffres sont mondialement les mêmes.....

                          0 1 2 3 4 5 6 7 8 9


                          • mursili mursili 28 novembre 2019 09:41

                            @Ruut

                            Autant que l’anglais est universel...

                            一 二 三 四 五 六 七 八 九 (chinois)
                            ۱ ۲ ۳ ۴ ۵ ۶ ۷ ۸ ۹ (persan)
                            १ २ ३ ४ ५ ६ ७ ८ ९ (hindi)
                            etc.

                            Il est vrai que les normes occidentales semblent simples et pratiques.


                          • Ruut Ruut 28 novembre 2019 12:27

                            @mursili
                            Merci :)
                            J’ai appris quelque chose :)


                          • mursili mursili 28 novembre 2019 13:24

                            @Ruut
                            De rien. En fait vous avez raison, tout le monde utilise nos « chiffres arabes » à côté des symboles traditionnels. 



                          • Chaosphere 28 novembre 2019 09:34

                            A propos de l’Esperanto, je crois que c’est le grand père de Georges Soros qui en est l’inventeur...


                            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 novembre 2019 12:01

                              L’auteur a raison de remarquer qu’il est difficile de se comprendre avec autant de langues différentes, mais ce n’est pas la cause des divisions qui apparaissent maintenant au grand jour.
                              .

                              Les causes viennent d’un projet économique qui a voulu se présenter sous les atours d’un projet de société : créer un peuple nouveau, européen, à partir de vieux pays, qui ont une si longue histoire, qu’il est illusoire de vouloir faire comme les USA, du neuf avec du vieux.

                              .

                              Les USA se sont construits à partir d’un double zéro : populations nouvelles et génocide des amérindiens. Les abrutis qui ont inventé la construction européenne auraient sans doute bien refait la même expérience, mais on devait être un peu trop nombreux pour nous tuer tous... 

                              .

                              Faire du neuf avec de vieux pays, un échec retentissant. Chaque pays européen a non seulement sa langue, mais sa culture, ses valeurs, son histoire, son économie, et ses préférences géopolitiques, issues justement de son histoire.

                              Qu’ils aient des racines communes n’y change rien, ils sont tous différents.

                              .

                              Ajouter là dessus, un système de concurrence déloyale au niveau fiscal, social et salarial, qui oppose les pays entre eux, et vous avez tous les ingrédients de la dislocation. C’est le destin de tous les Empires qui prétendent rassembler des pays pour leur imposer les mêmes lois, ça finit toujours mal.


                              • phan 28 novembre 2019 13:11
                                3 remarques concernant cet article :
                                Entre Européens, vaut mieux qu’ils parlent la langue des signes.
                                Pour les pays non européens, le Latin est la langue des colonisateurs, la langue d’ethnocide culturel, on supprime la langue des autochtones pour faciliter la lecture de la Bible, pour croire à leur dieu.

                                • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 28 novembre 2019 18:21

                                  Alors... comment dire... D’abord je constate que cet article fait beaucoup réagir, c’est donc qu’il suscite le débat. C’est un point positif ! Après je vous avoue à tous que je trouve le ton un peu rude dans certains commentaires, mais bon passons... J’aurais aimé répondre à tous le monde individuellement mais vu le nombre de commentaires ça va être compliqué, vous m’excuserez. J’ai relevé plusieurs thèmes qui ressortent dans les commentaires, si j’en oublie n’hésitez pas à les rappeler !

                                  1. La disparition des langues et cultures des différents pays ou régions en Europe. Cela semble être une préoccupation majeure dans beaucoup de commentaires. Or je comprends cette inquiétude de l’uniformisation globale. Néanmoins je rappelle que dans mon article je parle bien de bilinguisme (ou plus). Et je prends d’ailleurs différents exemples réels et qui marchent (Catalogne, Suisse, Dolomites, etc...). Je ne fais en aucun cas la promotion d’une langue qui écraserait les autres, mais plutôt d’une langue qui nous engloberait tous. Après libre à chacun de parler sa langue entre « compatriotes ».

                                  2. J’ai lu beaucoup de commentaires sur le rôle de l’Union Européenne et de son système « rouleau compresseur » qui n’inclue pas assez les citoyens. Il y a sans doute du vrai la dedans, mais cette article n’est après tout pas un article sur l’avenir de l’Union Européenne, mais sur un moyen universel de communiquer en Europe. Certes cela se ferait plus simplement avec une instance régulatrice supra-nationale, mais ça n’est pas non plus une obligation !

                                  3. On me reproche un côté utopiste dans mes propos... et on reproche aussi dans d’autres commentaires le fait que l’Europe ai vendu du rêve (qui tarde à se réaliser). Bon... L’article est volontairement idéaliste, il ne dit pas ce qu’il faut faire mais pose une question sur ce qu’il pourrait être fait pour que les peuples européens puissent communiquer plus facilement. Ça ne va pas plus loin que ça. Il n’y est pas question de politique. Il n’y est pas non plus question d’extinction des particularités nationales, bien au contraire.

                                  4. La langue latine a à peine été mentionnée dans les commentaires ! Quelques évocations de son rôle dans l’histoire... Mais absolument personne pour répondre sur le postulat de départ : le latin est la seule langue européenne qui n’appartient à aucune nation (si tant est qu’une nation puisse « posséder » une langue) et qui pourtant a été universellement utilisée.

                                  Pensez-vous qu’il soit possible de ressusciter cette langue européenne pour que les européens se comprennent facilement entre eux ? Vous avez deux heures...


                                  • JC_Lavau JC_Lavau 28 novembre 2019 18:45

                                    @Naïk Paris-Brochec. Quand le latin a cessé d’être une langue commune à l’aristocratie et l’intelligentsia en Europe, ils ont développé la musique symphonique, nouvelle lingua franca. Mais ce rôle strictement linguistique a été perdu pour de bon. Karl Friedrich Gauss semble être le dernier à avoir publié en latin, en 1838.

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