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Projet “collectivité nationale” ou comment créer plusieurs millions d’emplois après la fin de l’UE

La multiplication des crises de l'euro et de l'UE peut faire présager une issue inéluctable. Une explosion de la bulle monétaire, un effondrement de la monnaie unique, la crise migratoire, le Brexit, bientôt un Grexit ou le changement de paradigme mondial préconisé par Donald Trump, pourraient sonner le glas de l'Union Européenne. Mais dans une France désormais affranchie de la contrainte des traités européens, peut-être pourrions-nous enfin réindustrialiser et ainsi entreprendre l'éradication du chômage de masse. 

Une accélération de la désindustrialisation depuis 15 ans 

En 2002, année de la mise en circulation de l'euro, la balance commerciale de la France présentait un solde positif de 3,5 milliards d'euros. Quatre ans après l'adhésion de la Chine à l'OMC, la fin des quotas textiles marquait l'année 2005 et notre pays accusait un déficit de 24,2 milliards d’euros. Puis le solde négatif plongeait en dessous de 74 Mds en 2011 et depuis, n'a jamais été inférieur à 45 Mds d'euros (48.1 Mds en 2016).

La France enregistre, depuis le passage à l'euro, un déficit commercial dont le montant équivaut à une perte de plusieurs millions d'emplois directs, indirects et induits. Aussi, l'antienne selon laquelle l'exportation de nos produits innovants et à haute valeur ajoutée, compenserait l'importation de la production délocalisée de la plupart de nos biens de consommation, apparait aujourd'hui pour le moins spécieuse. On peut pointer la responsabilité des deux principales formations politiques dont la communication tronquée et le jeu de rôle constant donnent le change depuis quarante années.

Le verrouillage de la démocratie, élection après élection, assure la perpétuelle réélection de personnalités politiques autour d'une alternance peu avérée et d'un même dogme du libre-échange.

La désindustrialisation massive n'est pas une fatalité. Bien qu'une majorité de français n'aient pas souhaité, lors du referendum de 2005, que la France abandonne davantage de souveraineté à l'UE, le Parlement français a cependant ratifié le Pacte budgétaire Européen (TSCG) en octobre 2012.

En dérèglementant toujours plus la circulation des personnes, biens et capitaux, les traités mondiaux et européens ont institué dumpings et délocalisations. Le chômage est maintenant plus structurel que conjoncturel.

Les fermetures d'usines s'accélèrent et plus de quatre mille sites ont disparu au cours des trois derniers quinquennats, entraînant dans leur chute des pans industriels entiers et provoquant la casse de centaines de milliers d'emplois.

Bon nombre de fleurons industriels dont le développement a souvent été facilité par de l'argent public, ont été bradés, avec la complaisance des gouvernements, à des fonds d'investissement et groupes étrangers qui souvent, se sont accaparés savoir-faire, marques et brevets avant d'abandonner leurs proies exsangues.

Pourtant, la réussite de chacune de ces entreprises industrielles avait nécessité des décennies ou parfois plus d'un siècle de ténacité de centaines, de milliers ou de dizaines de milliers de salariés souvent fiers de leur travail, dans un monde où, à l'opposé de l'univers politique, la compétence et les résultats, conditionnent les carrières.

Certes, chaque année de nouveaux projets industriels voient le jour mais les effectifs sont généralement peu nombreux. Bien que l'État participe couramment au financement de leurs dépenses de R&D, la production, même robotisée, est fréquemment programmée dans les pays à plus bas coûts.

40% de chômage dans le privé

La France est maintenant, parmi les pays d'Europe, celui qui s'est le plus désindustrialisé. En 15 ans, la population française a crû de 5 millions de personnes mais le chiffre d'un peu plus de 15 millions d'emplois dans le secteur marchand n'a guère progressé. Selon les chiffres de la DARES, le nombre de demandeurs d'emploi, toutes catégories et DOM-TOM inclus dépasse maintenant 6.5 millions.

En décembre 2012, une enquête du quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France, « Le chiffre noir des chômeurs invisibles », dévoilait déjà un chiffre de 9 211 800 personnes touchées par le chômage. Ainsi, parmi une population active de 28.6 millions de personnes en 2013, comptant 5.5 millions d'individus travaillant dans le secteur public mais dont 900 000 sont non titulaires, la probabilité moyenne pour les 24 millions de personnes en emploi ou non et contractuels du public, d'être à des degrés divers, impactés par le chômage, atteignait 38 % et dépasserait maintenant 40 %.

Compétitivité, la quadrature du cercle ?

L'équilibre financier des régimes de protection sociale dépend du taux d'emploi et des cotisations.

Mais la désindustrialisation et le départ à la retraite de générations de travailleurs peu souvent remplacés dans le secteur privé, font peser le financement de notre modèle social sur un nombre de cotisants de plus en plus restreint.

Le ratio cotisants/retraités qui atteignait 4.4 au début des années soixante, était, selon la Caisse Nationale d'assurance Vieillesse inférieur à 1.3 en 2013. Le régime général comptait 17,72 millions actifs dont 2.43 millions de travailleurs précaires pour 13,5 millions retraités.

Il est à craindre que l'afflux, selon l'INSEE, de 8 millions de baby-boomers vers la retraite, depuis 2010 et jusqu'à 2020, déstabilise un peu plus les comptes sociaux car souvent leurs anciens postes disparaissent. Aussi, l'effet mécanique que François Hollande escomptait lorsqu'il a promis l'inversion de la courbe du chômage, ne se produit pas.

La Sécurité Sociale (branches maladie, vieillesse, familles, accidents du travail) déplore un déficit moyen de 10 milliards d'euros par an et cumule une dette de 230 Mds. L'assurance chômage UNEDIC enregistrait l'an dernier, un budget en déséquilibre de 4.4 Mds et les régimes de retraite complémentaire ARRCO-ARGIC accusaient en 2015, un déficit supérieur à 3 Mds qui pourrait atteindre entre 8.4 et 11.2 Mds d'euros en 2020.Par ailleurs, le coût des retraites de la fonction publique, financé aux trois-quarts par l'impôt, bien que ne représentant que 15 % des retraites servies aux français, s'est élevé à 75 Mds en 2015.

L'Etat devra encore creuser la dette pour honorer son engagement de versement des pensions de fonctionnaires qui s'élève à 1 300 Mds soit l'équivalent des 2/3 de la dette publique de 2110 Mds. Alors, afin de corriger les déficits de l'État et des régimes de protection sociale, les impôts et cotisations des employeurs et salariés augmentent. Les entreprises sont de moins en moins compétitives, les salariés ont moins de pouvoir d'achat, l'activité est de plus en plus délocalisée etc... Aussi, nous faudra-t-il, afin de nous extraire de ce cercle vicieux, donner le jour, en une génération, à plusieurs millions d'emplois cotisants supplémentaires. Mais seule une relance massive de l'industrie manufacturière des biens de consommation nous permettrait de l'envisager.

A supposer qu'un gouvernement ait, au-delà du discours, la volonté de réindustrialiser, il ne lui serait guère aisé de convaincre les 26 autres pays membres, d'accepter une renégociation des traités qui irait à l'encontre de leurs intérêts. Aussi devrons-nous certainement attendre la faillite de plus en plus vraisemblable de l'euro puis de l'Union Européenne ou décider notre sortie unilatérale, qui subséquemment, entrainerait la fin de la monnaie unique et de l'UE.

Jusqu'à 50 % de baisse des cotisations salariales et patronales

En 2014, selon les données de l'INSEE, la France ne comptait dans le secteur privé, que 15 298 000 salariés en CDI parmi une population en âge de travailler de 44 millions de personnes.

Si l'on parvenait à faire reposer le financement de la protection sociale sur 19 voire 20 millions de cotisants non précaires à temps plein et 4 millions d'indépendants au lieu de 3 aujourd'hui, soit un apport de cotisations annuelles et contributions sociales supplémentaires de 130 à 150 Mds, et à affecter de nouvelles ressources financières aux régimes, une baisse significative des cotisations s'avérerait possible.

Si l'on admet que le niveau de charges patronales et salariales est aujourd'hui trop élevé et peut constituer un frein à la création d'emploi et par conséquent, à l'augmentation du nombre de cotisants qui seraient nécessaires à l'équilibre des comptes sociaux et publics, il apparait essentiel de baisser auparavant les cotisations des entreprises.

Mais les diminutions de charges dispensées lors de plans ponctuels sont rarement financées et nécessitent le plus souvent des emprunts qui augmentent la dette. De plus, elles se révèlent peu efficaces. 

Fréquemment, des petites entreprises fragiles cessent leur activité quand elles n'en bénéficient plus. Les plus grandes entreprises invoquent souvent un manque de compétitivité qui ne se vérifie pas dans tous les cas si l'on tient compte des gains de productivité induits par la robotisation ou des coûts cachés de la délocalisation.

La pression administrative, fiscale, syndicale, le risque de communautarisme et la crainte de voir leur image écornée lors de conflits, motivent certainement tout autant les décisions de délocalisation de production.

De même, les subventions ne semblent pas toujours dissuader les dirigeants et actionnaires des entreprises sous contrôle étranger qui emploient 2 millions de personnes et représentent maintenant le quart des ETI et le tiers des grandes entreprises, de renoncer à des délocalisations souvent programmées depuis l'acquisition.

Mais escomptons qu'une baisse conséquente et durable convainque des dirigeants de relocaliser des emplois industriels.

Dans leur livre L’horreur fiscale (Fayard), les journalistes économiques Irène Inchauspé (L'Opinion) et Sylvie Hattemer (Challenges) mettent en évidence la nécessité d'une baisse de 50 % des charges afin de créer un choc de compétitivité qui diminuerait les risques de récession et d'augmentation du chômage.

Elles préconisent la mise en place d'un impôt national de solidarité de 2.2 % annuel sur le patrimoine immobilier net d'endettement afin de dégager 200 Mds pendant 5 années. Bien que l'analyse soit pertinente et que la mesure présente l'avantage de ne pas endetter l'État, il est à craindre que les français concernés ne plébiscitent guère une taxation de 11 % de leur patrimoine immobilier.

Des personnalités politiques ont parfois mentionné la piste d'une hausse de la TVA. Mais pour démonstration, le financement d'une baisse de charges de 50 % représenterait, compte tenu d'une recette de 140 milliards en 2015, une augmentation de 28 points ! De même, la recette des impôts sur le revenu (IR) et sur les sociétés (IS), n'excède pas 100 Mds et on ne peut guère la multiplier par trois pour payer la baisse.

On ne peut davantage, envisager de s'endetter de 200 milliards supplémentaires chaque année. Notre pays ne dispose actuellement que de peu de marge de manœuvre.

Si l'on considère que les réductions de charges, temporaires et désordonnées, n'ont jamais permis de réduire le chômage de masse mais qu'un plan potentiellement efficace qui coûterait 200 milliards par an serait impossible à financer, il faudrait nous résoudre à appliquer des baisses sectorielles et une taxe sur l'ensemble des biens importés, que nous nommerons taxe compensatrice. Cela semble l'unique moyen de procurer les fonds nécessaires.

Afin qu'une baisse de 50 % du montant des cotisations soit efficiente, il serait indispensable qu'elle encourage d'abord la création d'emplois dans les 150 métiers des onze principaux secteurs de l'industrie manufacturière qui incluent également l'artisanat de production car chaque poste créé génèrerait à terme, d'autres emplois, indirects et induits.

Pour juguler la désindustrialisation qui touche la plupart des secteurs manufacturiers, la baisse devrait aussi s'appliquer aux postes de production déjà existants. La diminution de charges concernerait également le domaine agricole mais s'adresserait surtout aux fermes à taille humaine.

Peut-être serait-il pertinent de faire bénéficier les entreprises qui s'installeraient dans des territoires en voie de dépeuplement, pour toute embauche effectuée en zone de revitalisation rurale (ZRR), d'une même réduction des cotisations ne se limitant pas à un an d'exonération comme actuellement ou aux entreprises employant moins de 50 personnes. L'impact sur l'emploi local serait important. Cette mesure favoriserait ainsi un désengorgement de l'habitat dans les plus grandes villes et un recul du mal-logement.

Sur la base d'un SMIC de 35 heures, un abattement de 50 % soit 6 000 €/an (ou son équivalent dans la nouvelle monnaie) sur 12 000 €/an environ de charges salariales, patronales et contributions CSG et RDS ferait économiser chaque mois à l'entreprise, un peu plus de 300 € et un salarié verrait son revenu mensuel net augmenter de 200 €. Ainsi, des emplois seraient pérennisés et des métiers parfois jugés moins attractifs, revalorisés.

Un SMIC de 35 ou 39 h qui approcherait 1350 ou 1550 € net, creuserait l'écart avec les minimas sociaux. L'abaissement de 50 % ne concernerait que les salaires inférieurs à 3 600 brut mensuel. Au-delà, des abattements de 40 et 30 % sembleraient plus appropriés.

Le coût annuel du dispositif qui pourrait avoisiner 40 à 45 Mds, serait entièrement financé par la taxe compensatrice.

Certes, son montant de perception diminuerait ensuite au rythme de la réindustrialisation mais le volume de cotisations sociales ou de recettes autrement perçues par les organismes ou par l'État, augmenterait. Au rythme du redressement de notre économie, Il nous faudrait aussi réorienter des aides alors devenues inutiles et une part des nouvelles rentrées fiscales vers d'indispensables réductions de 10 puis 20 voire 25 % en cas de plein emploi, des cotisations patronales et salariales des emplois ne bénéficiant pas de l'abattement de 50 %.

Une première baisse de 10 % du niveau de cotisations pourrait coûter 35 Mds par an mais la plupart des TPE, PME, ETI et salariés consacreraient ces sommes à d'autres dépenses qui généreraient d'autres emplois, d'autres recettes pour l'Etat etc...

Par ailleurs, l'augmentation du nombre de cotisants, pourrait, bien que la durée de vie des français s'allonge, mieux garantir le niveau des pensions et maintenir un âge décent de départ à la retraite. Néanmoins, les baisses sectorielles et la création de taxes de nature à gêner le libre-échange, sont actuellement proscrites par les traités européens. Si nous passions outre, la Commission Européenne devrait alors choisir entre la modification des traités ou le risque de s'engager dans un bras de fer qui précipiterait la fin de l'UE.

Il serait également indispensable que les parlementaires adhérent à un consensus autour de la reconstruction et renoncent au jeu politicien de l'obstruction ou à la saisine d'un Conseil Constitutionnel dépassé qui parfois retoque alors même qu'il en va de l'intérêt général.

Une taxe indolore

Face aux dumpings, la taxe compensatrice contribuerait au rééquilibrage des échanges commerciaux et atténuerait la concurrence envers l'industrie manufacturière que nous tenterions de reconstruire. Elle rapporterait 8 % d'un montant déclaré des importations de 480/500 Mds. Les régimes de protection sociale seraient ainsi abondés de 40 Mds et 8 Mds de TVA provisionneraient les caisses du Trésor Public. Mais peut-être serait-il envisageable, si toutefois les moyens de la Douane étaient renforcés, d'augmenter de 10 ou 15 Mds, le chiffre annuel de 69 Mds de recettes douanières. En effet, au niveau mondial, 98 % des containers ne seraient pas même scannés et si l'on en croit un rapport OCDE/EUIPO le volume de contrefaçons importées en France atteindrait 12 %.

La contribution financière des importations à l'assainissement de nos comptes sociaux après la destruction de la plus grande part de notre industrie manufacturière, pourrait constituer un juste retour.

L'OMC ne pourrait objectivement nier notre préjudice, la concurrence déloyale et les dumpings. La France serait à cet égard, parfaitement fondée à réclamer des amendes. Les droits de douane (DdD) français comptent parmi les plus faibles. Aussi, il serait peu probable qu'un pays comme la Chine qui a exporté 46.6 Mds d'euros de marchandises vers notre pays en 2015 mais dont les droits de douane sont plus élevés, s'engage dans une surenchère. Mais dans l'hypothèse de l'instauration, par rétorsion, d'une taxe équivalente dans certains pays, des charges réduites de 50 % annihileraient l'effet négatif.

De même, il est peu certain que nous devions craindre que nos concurrents économiques renoncent à l'achat de Rafales, d'Airbus ou de centrales nucléaires avant le transfert de nos technologies, que les populations les plus aisées à travers le monde, se privent d'arborer les attributs du luxe français et de voyager en France ou que des pièces indispensables à des industries étrangères soient boycottées.

En 2015 l'excèdent commercial de l'Allemagne avec notre pays dépassait 36 Mds. Le recours à la main-d'œuvre sous-payée des pays de l'Est et un modèle économique adaptée à un euro fort, lui ont permis de tailler des croupières aux industries françaises, italiennes ou espagnoles tout en reprochant aux Etats, l'augmentation de leurs déficits. La fête finie, notre voisine d'outre-Rhin devrait se résigner à accepter de nouvelles règles.

Les articles importés, fabriqués le plus souvent dans des pays à bas coûts, présentent une faible valeur déclarée en douane. Aussi une taxe moyenne de 8 % ne constituerait, compte tenu de marges élevées, qu'une part mineure des prix de détail, qui ne se traduirait pour les consommateurs, que par une augmentation moyenne effective ne dépassant pas 2.5 ou 3 % du montant des achats de produits importés et moindre sur leur budget total. Il nous faudrait veiller à protéger les français à faible pouvoir d'achat, avec un niveau de taxation modéré sur certaines catégories de biens. Il serait nécessaire que la taxe compensatrice n'impacte guère les matières premières indispensables à notre industrie ou faiblement, si l'on prend l'exemple des blocs dans le secteur de l'automobile.

Un montant qui varierait de 0 à 20 % rétablirait peu à peu un équilibre mais n'aurait pas d'incidence brutale sur les prix de détail. Pour exemple, un vêtement en provenance d'Asie dont la valeur déclarée est de 5 euros à laquelle s'ajoute transport dont assurance et 6.5 % de droit de douane arrive aujourd'hui à 6 € HT. Avec une taxe compensatrice de 20 %, l'importateur acquitterait un peu plus de 7 € HT. Proche de 1 €, celle-ci ne représenterait qu'un faible pourcentage d'un prix de détail se situant entre 25 à 100 €.

Une taxation d'un montant semblable sur certains produits agricoles, associée à la diminution des cotisations sociales, pourrait réduire la distorsion de concurrence avec l'Allemagne ou d'autres pays usant de dumping social.

Des remises accordées par les constructeurs automobiles contrebalanceraient certainement une taxe de 5 % mais cette dernière financerait une baisse des coûts de production des équipementiers ou constructeurs et favoriseraient donc une relocalisation de cette industrie. La compétition est âpre et les enseignes ne répercuteraient pas systématiquement la contribution. Depuis la délocalisation de leur production dans les pays à bas coûts, les enseignes et les marques ne fixent plus leurs prix en fonction de leurs coûts de fabrication devenus fréquemment dérisoires mais raisonnent en termes de pouvoir d'achat des clients de chaque pays sur leur positionnement marketing.

Mais ce modèle de libre-échange qui favorise le dérèglement climatique en déplaçant des centaines de millions de tonnes de marchandises d'un bout à l'autre de la terre, devra peu à peu être abandonné au profit d'une production plus locale. Selon un article du journal britannique The Gardian, publié en 2009, les 15 plus gros porte-conteneurs polluent autant que la totalité du parc automobile mondial. La pollution engendrée par les 90 000 cargos qui sillonnent les mers, causerait 60 000 décès chaque année et couterait 330 Mds de dollars en frais de santé. Par ailleurs, peut-on prétendre se préoccuper du climat (COP21) tout en prônant toujours plus de libre échange et de consumérisme (TAFTA et CETA). 

Préparer la reconstruction de notre industrie

La France pourrait à tout moment, se trouver dos au mur. Dans une tribune publiée dans Marianne et titrée Il faut sortir de l’euro et de l’UE avant un défaut de paiement, j'indiquais que lorsque l'on ajoute les 4 000 milliards d'euros d'engagements hors bilan (retraites des fonctionnaires, personnel des armées et agents des postes ainsi que garanties financières) au chiffre de la dette publique de 2 000 milliards, l'endettement de l'État dépassent 6 000 Mds. Ce montant équivaut à plus de vingt années de recettes fiscales (278.9 Mds en 2015) et 300 % du PIB annuel.

Aussi, à l'initiative de l'Allemagne et sous les injonctions de la troïka (BCE, CE et FMI) qui entendent nous faire respecter notre engagement de limite du déficit public, nous pourrions bientôt connaitre une curée proche de celles qu'ont subi d'autres pays. La vente d'aéroports ou d'autres biens stratégiques, la hausse de la fiscalité et des propositions de lois tendant à dérèglementer le droit du travail, semblent en indiquer les prémices. Par ailleurs, les référendums traduisant un rejet de l'UE dont le Brexit, la crise financière grecque non résolue et aggravée par l'afflux de migrants, la bulle financière qui menace d'exploser ou les fermetures de frontières remettent la construction européenne en question.

En présence d'un risque ou de l'inéluctabilité de plus en plus évoquée d'une disparition de l'euro et d'un éclatement de l'Europe, peut-être devrions-nous déjà nous préparer à peser sur l'instauration d'une vraie politique industrielle française, jusque-là impossible à mettre en œuvre sans une violation des traités de fonctionnement de l'Union européenne (TFUE). Quelques mesures économiques, aussi ambitieuses soient-elles, ne suffiraient évidemment pas.

La création d'une taxe sur les importations et une importante baisse des charges, constituent des préalables fondamentaux mais il nous faut réfléchir à la reconstruction de l'industrie manufacturière après la fin de l'UE.Un nécessaire programme industriel pourrait s'articuler autour de plusieurs pôles de développement de filières industrielles (PDFI).

Un programme et un modèle économique visant à rétablir des équilibres

Le financement de l'industrie nécessite généralement l'apport financier d'actionnaires, qui, en retour, exigent le plus souvent un rendement ne pouvant être obtenu qu'en délocalisant la production.

La complémentarité des grandes entreprises potentiellement créatrices d'emplois avec la collectivité qui leur offre infrastructures et subventions, est de moins en moins effective, d'autant que nombre d'entre-elles pratiquent l'optimisation ou l'évasion fiscale pour échapper à un impôt français sur les sociétés (IS) dont le taux facial de 38 % est le plus élevé d'Europe.Pourtant en 2015, sa recette, certes plombée par les crédits d'impôts du CICE, atteignait au cours du premier trimestre, à peine 6 milliards. Puisque notre pays ne parvient pas à endiguer la fuite des sièges sociaux et capitaux et que les taux de marge souvent faibles des plus petites entreprises ne compensent guère le manque à percevoir, il conviendrait, pour accroître cette recette, d'abaisser notre IS à un niveau comparable à celui de l'Irlande dont le taux de 12.5 % séduit bon nombre d'entreprises et lui permet d'afficher la plus forte croissance d'Europe et une importante diminution de son chômage.

Pour réindustrialiser, il nous faudrait initier un modèle d'entreprise tendant à restaurer des équilibres.

Nous devrions d'abord penser une structure qui jetterait les bases de la reconstruction de filières industrielles et fédérerait des entreprises autour du projet. Il serait tout à fait possible de produire à nouveau en France une part importante de nos biens de consommation, en développant des synergies entre les entreprises et en adaptant les modèles de gestion : intranet, mutualisation des moyens de production (modularisation et économies d'échelle pour pondérer les coûts), mais aussi des outils de logistique, de commercialisation et de distribution.

Un groupe constitué à cet effet, acteur industriel mais aussi outil de la collectivité et initiateur de pôles de développement de filières, doté d'une vision panoramique de l'industrie, pourrait œuvrer à l'implantation de nouveaux écosystèmes et favoriser la création d'entreprises souhaitant s'inscrire dans les synergies pressenties. Le programme pourrait nécessiter chaque année, un financement de 10 Mds d'euros. 

La structure, dont les membres seraient rompus aux ingénieries industrielles et commerciales, pallierait des insuffisances d'un ministère de l'Industrie, spectateur impuissant de notre déclin dont l'ancien et peu inspiré ministre, a eu recours au cabinet anglo-saxon McKinsey, pour définir 34 plans industriels pour la France, réduits plus tard à 10 solutions par son successeur.

Le pilotage des projets issus de plans gouvernementaux est le plus souvent confié a de grandes entreprises qui voient ainsi leurs budgets de R&D abondés en deniers de l'État mais choisissent souvent de produire hors de l'Hexagone. Depuis la crise économique de 1974, chaque septennat ou quinquennat a produit un plan affichant une volonté industrielle, réelle ou supposée. Le précédent, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, baptisé « États généraux de l'Industrie », a rayé des pans entiers de l'industrie manufacturière et ainsi accéléré la désindustrialisation. Pourtant le pragmatisme devrait primer et il conviendrait de produire des biens que nous consommons.

Entre capitalisme et socialisme financier

Le groupement ne disposerait pas de conseil d'administration protégeant une rente actionnariale. Il serait dirigé par un directeur général qui animerait un comité exécutif, principalement composé du collège de dirigeants des pôles de développement de filières, majoritairement professionnels de l'industrie.

Ce type de gouvernance professionnelle, offrirait à la structure, agilité industrielle et réactivité décisionnelle.

Par ailleurs, afin de ne pas s'exposer à la volatilité des marchés et à la prédation, le groupe ne s'introduirait pas en bourse. Lors de sa fondation, une participation symbolique au capital du groupe, de l'institution financière publique sous le contrôle de l'État qu'est la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), permettrait de cosigner un pacte d'actionnaires, public. Toutefois, le nombre restreint de parts qui seraient détenues par cet organisme considéré comme un acteur majeur du capital investissement, préserverait les salariés du danger de voir celui-ci ou un gouvernement, revendre un jour leur activité à un groupe étranger ou à un fonds.

Parmi les obligations des parties, compte tenu d'un financement significatif du programme par le contribuable, figurerait la cession gracieuse, après quelques années, de la moitié du capital à la collectivité nationale.

La collectivité nationale faite personne morale de droit public

Il conviendrait donc d'inscrire dans la constitution, la création de cette entité distincte de l'État. En cas de dissolution de l'UE, le contenu du titre XV de la constitution, devenu caduc, pourrait être remplacé par les textes de loi encadrant le fonctionnement de la collectivité nationale. Ainsi, celle-ci serait pourvue de la personnalité juridique et régie par le droit public. Son statut, bien que spécifique, serait à certains égards, proche de celui des collectivités territoriales et également soumis à des dispositions juridiques parfois semblables. Des citoyens de la société civile éliraient les représentants de la collectivité. La présence de celle-ci au capital du groupe, garantirait, au fil des décennies, sa propriété, la distribution aux salariés d'un juste intéressement et le réinvestissement dans le développement. A terme, la presque totalité du groupement pourrait revenir à la collectivité nationale.

Les français, dont les intérêts économiques sont de moins en moins souvent protégés, se réappropriaient du pouvoir. Par ailleurs, outre ce rôle, la collectivité nationale, qui incarnerait tous les courants de pensée, pourrait, en d'autres domaines, faire émerger une alternative syndicale moins politisée, des personnalités politiques issues de la société civile, réclamer une révision de la constitution ou émettre son avis lors d'enjeux économiques vitaux pour notre pays. 

Communauté de moyens

Quoiqu'indépendantes, les entreprises partenaires s'engageraient à créer des emplois en France. Les porteurs de projets, souscriraient, en retour d'aides financières, un engagement limitant la perception de dividendes à une quote-part raisonnable, le versement d'une participation significative et une obligation, en cas de revente d'actions ou de parts sociales, de cession prioritaire à leurs salariés ou à l'une des sociétés impliquées dans le programme. 

Les membres du groupe et des sociétés liées, pourraient partager, autour de cette communauté de moyens, une même combativité et une volonté de développer de nouveaux projets industriels manufacturiers et commerciaux qui redistribueraient des fruits de la réussite aux salariés.

Ce modèle, plus équitable, pourrait s'opposer à un capitalisme souvent jugé court-termiste dont les intérêts vont trop fréquemment à l'encontre de ceux de notre collectivité.

Un lien indispensable entre les écoles d'ingénieurs et l'industrie

Le groupe pourrait devenir un interlocuteur privilégié des chercheurs et ingénieurs à l'issue de leur formation : Emplois, projets de recherche, partenariats et financement de start-ups ou production. La France offre un enseignement d'excellence mais se prive d'un retour sur investissement car faute de financements et de débouchés suffisants en recherche industrielle et haute-technologie, nombre de jeunes français s'exilent.

Aujourd'hui, 25 000 chercheurs, ingénieurs et universitaires travaillent aux État Unis et des start-ups prometteuses sont absorbées par des fonds et sociétés américaines ou chinoises. Pourtant, cet extraordinaire capital humain pourrait assurer la bonne santé économique de notre pays.

La reconstruction d'un outil industriel permettrait d'offrir de nombreux postes qualifiés mais aussi de proposer toute une gamme de métiers et de formations à des jeunes dont 2 millions de 15 à 29 aujourd'hui sans diplôme, sans formation et sans emploi. Il serait opportun d'agir en amont en finançant la recherche et l'activité qui créera ensuite des postes au lieu de subventionner à fonds perdus des emplois sans avenir qui souvent disparaissent en même temps que les aides. En s'associant aux programmes de recherche des pôles, des écoles d'élite pourraient jouer un rôle essentiel dans le développement des filières industrielles et relever le défi de la réindustrialisation de la France.

7 Pôles de développement de filières industrielles (PDFI)

En délocalisant notre industrie nous avons aussi délocalisé notre croissance.

En fabricant à nouveau en France une part importante des produits que nous consommons et en développant d'autres marchés, nous pourrions envisager la sauvegarde et la création annuelle de 100 000 emplois industriels (l'équivalent de seulement 3 emplois par jour et par département) pendant 15 à 20 ans, soit 1.5 million d'emplois souvent artisanaux et industriels dans des entreprises de toutes tailles.

Auxquels pourraient s'ajouter entre 3 à 4.5 millions d'emplois indirects et induits à terme générés.

Le programme pourrait s'articuler autour d'un pôle financier et de 7 pôles de développement de filières industrielles : Filières textile-habillement et cuir, luxe. Filières du bois et meubles, habitat, électroménager. Filières loisirs, sports, jouets. Filières environnement et développement durable, énergie. Filières robotique, machines-outils, équipements, transports. Filières numérique, informatique, logiciels et télécommunications. Filières produits chimiques, pharmacie, parapharmacie, cosmétologie.

La délocalisation de la production de la plupart de ces biens a été orchestrée par des groupes industriels, qui couramment, continuent à bénéficier des subsides de l'État. Pour exemple, des laboratoires pharmaceutiques bénéficient des remboursements de la Sécurité Sociale et d'aides en R&D mais licencient des milliers de chercheurs. Cependant, il serait possible, sans qu'il soit utile de nationaliser des entreprises, de réinvestir des secteurs dont l'activité a été délocalisée mais une stratégie appuyée par une vraie volonté politique, s'avérerait indispensable. Nous identifierions dès le début du programme, parmi l'ensemble des activités présentant des potentialités certaines de commercialisation, d'abord des biens dont la plus forte valeur ajoutée serait susceptible de compenser ensuite la marge plus faible de produits moins lucratifs car Il conviendrait d'adopter une vision globale ou systémique.

Le gain plus important réalisé sur des produits positionnés sur les segments haut de gamme et luxe, dont maroquinerie, vêtements ou parfums, pallierait le plus faible bénéfice obtenu sur des vêtements moyen de gamme, celui de produits robotisés, High-tech ou NTIC corrigerait la marge réduite d'autres articles à moins forte valeur ajoutée ou réclamant davantage de main d'œuvre. La pharmacie compenserait d'autres secteurs etc...

Par ailleurs, cette forme de péréquation, appliquée au sein du groupe mais bénéficiant aussi aux entreprises partenaires, pourrait exiger que nous développions également certaines activités à très forte valeur ajoutée relevant parfois des services. Un ensemble d'activités artisanales, industrielles et de services, de faible à très forte valeur ajoutée, susceptible de créer un million et demi d'emplois développant 35 à 400 K€ par an et en moyenne 80 à 120 K€, pourrait nécessiter un financement proche de 180 Mds d'euros, reparti sur 15 à 20 ans. Le différentiel annuel entre notre contribution européenne et les subventions reversées à notre pays ou la réorientation, parmi les aides inefficientes, de seulement 4 ou 5 % des dépenses pour l'emploi (DPE) et subventions accordées chaque année aux entreprises, pourrait procurer 10 Mds d'euros par an.

Le programme viserait, après 2 ou 3 ans, la création annuelle de 100 000 postes industriels et artisanaux surtout dans des TPE, PME mais aussi des ETI avec un coût situé entre 30 000 et 1 million d'euros pour les plus automatisés ou hautement technologiques. Toutefois, des transferts de marchés, reprises et opérations d'ingénierie financière pourraient alléger considérablement le montant. Si l'on ajoute les fonds propres susceptibles d'être apportés et les remboursements, les sommes pourraient constituer 35 à 50 % du coût du programme.

Certes, une part des 90 à 120 Mds d'euros resterait à la charge de l'Etat mais le projet pourrait permettre la création de 4.5 à 6 millions d'emplois directs, indirects et induits.Le coût ne représenterait alors que 15 à 27 K€ par emploi créé ou sauvegardé. Pour comparaison, le plan de relance de 34 Mds qui devait générer 400 000 emplois en 2009 et 2010, n'a créé, selon la Cour des Comptes, que 18 000 à 72 000 postes soit un coût de 472 K€ à 1 900 K€ par emploi.

Il nous faudra attendre fin 2017 pour connaître le nombre d'emplois pérennes du secteur marchand que les 58 Mds du CICE auront permis de générer mais selon son comité de suivi, au terme des deux premières années d’application la mesure n’aurait pas eu d’impact sur l’investissement.  

Si l'on examine les économies que le programme permettrait de réaliser ultérieurement, le coût réel pour l'État serait inexistant. A son terme, ce dernier et les organismes pourraient très certainement économiser ou percevoir chaque année plus de 160 Mds d'euros en réduction du nombre d'allocataires, frais structurels et dépenses connexes ou plus éloignées dont santé et justice (- 60/100 Mds) mais aussi augmentation des ressources des régimes de protection sociale (+ 25/35 %) qui retrouveraient un équilibre et nouvelles recettes fiscales directes ou indirectes qui permettraient de réduire significativement la dette publique etc...

Les pôles de développement auraient vocation à muter en 10 puis 15 ou 20 entités de taille critique, qui ensemble, seraient capables d'absorber des chocs conjoncturels et constitueraient la colonne vertébrale d'une industrie manufacturière renforcée par les synergies et la complémentarité des entreprises partenaires, pour devenir à terme des fleurons de notre économie. Le temps d'une génération peut sembler indispensable à la reconstruction d'une industrie susceptible de réduire significativement le chômage. Cependant, une dynamique pourrait se créer et raccourcir ce délai.

En effet, au fur et à mesure de la constitution d'un nouveau tissu industriel, de plus en plus d'entreprises, également encouragées par une baisse des cotisations qui restaurerait les marges de la fabrication en France, une fiscalité allégée et une meilleure fluidité du marché du travail propre aux périodes de retour vers le plein emploi, verraient le jour. La hausse de pouvoir d'achat des salariés ou indépendants financerait une nouvelle demande et générerait ainsi une consommation exponentielle de produits manufacturiers et alimentaires de plus en plus locaux. L'activité produirait de plus en plus d'emplois et un cercle économique vertueux se réinstallerait.

Francis Journot tient le site Collectivité nationale. Il est membre du mouvement Rendez-nous notre industrie et de l’association Vêtements made in France

 


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  •  
    A la signature de Maastricht pour une base 100 du PIB industriel/hab (ex-France 18% du PIB tombé à 8%, avant dernier devant Malte ..., Suisse 19%, Allemagne 22% ...)
     
    Maintenant les PIB indus/hab :
     
    Allemagne de 100 -> 145 !!!
     
    Italie de 100 -> 85
     
    ex-France de 100 -> 65 !!!
     
    (toute la « croissance » ex-française est démographique et liée au bétonnage des colonies, et à leur consommation, la réussite de la caste des « intelligents »)
     
    « L’histoire favorise le capital américain : pour chaque brigandage, elle lui sert un mot d’ordre d’émancipation [droitdelhommisme bobo]. En Europe, les États-Unis demandent l’application de la politique des « portes ouvertes »… [multiethniquage+libéralisme...] leur politique revêt une apparence de pacifisme, parfois même de facteur d’émancipation. [...] Que fait en ce moment la social-démocratie allemande et française, que font les socialistes de toute l’Europe ? Ils s’éduquent et s’efforcent d’éduquer les masses ouvrières dans la religion de l’américanisme [68ard libidineux, Derrida : la déconstruction c’est l’Amérique] ; autrement dit, ils font de l’américanisme, du rôle du capital américain en Europe, une nouvelle religion politique [privatisations socialo...] car la social-démocratie [gogoche], qui était l’agence de la bourgeoisie, devait fatalement, dans sa dégénérescence politique [putasse de la gogoche du Capital], devenir l’agence de la bourgeoisie la plus forte, la plus puissante, de la bourgeoisie de toutes les bourgeoisies, c’est-à-dire de la bourgeoisie américaine. » 
     
    Léon Trotsky- Discours sur les perspectives de l’évolution mondiale (sur Marxists.Org) Avant Trump et le pan-blanc naissant.



    • HELIOS HELIOS 14 février 2017 15:32

      ... bonjour...

      J’ai trouvé interressant votre billet.

      Je me permet toutefois d’apporter ce commentaire :
       Au dela de tous les beaux calculs, dont vous démontrez qu’aucune mesure n’est suffisante, il y a un repositionnement global qui permet de revenir sur des fondamentaux plus efficaces :

      Pas besoin de sortir de l’Euro et/ou de baisser sa valeur... mais par contre necessité imperative de corriger si ce n’est supprimer pas mal d’article du traité de Lisbonne et du TFUE.

      Je parle d’economie pas de societé, bien que la frontière soit etroite.

      - restaurer la souveraineté economique par un controle de la circulation des capitaux, des biens et des personnes morales... ce qui veut dire
      (a) des formes juridiques d’entreprises nouvelles et la comptabilité qui va avec
      (b) des douanes
      (c) des accords bilateraux indépendant avec le reste du monde

      -restaurer la confiance entre les citoyens et leur pays...
      (a) nouvelle approche syndicale
      (b) nouvelle approche politique
      (c) nouvelle approchefiscale



      vous evoquez tout cela, mais un vrai programme de restauration de la république, sans passer par une constituante serait a l’evidence un boin remede, mais evidement suppose un affaiblissement des forces internationalistes prédatrices....


      • HELIOS HELIOS 14 février 2017 23:30

        @jesuisdesordonne


        ... voyez vous, nous ne sommes pas dans une cours d’école ou dans un amphi d’université.

        Il se trouve que la France a signé un traité qui contient -entre autre- l’article 48 que vous citez.
        Tant que la France et ses petit copains sont heureux du traité, de son fonctionnement, c’est parfait, tout le monde est d’accord et tout le monde respecte.

        Exactement comme cela s’est passé de nombreuses fois dans l’histoire récente ou passée de notre pays, les traités non respectés disparaissent jusqu’à la signature du suivant.

        Or, actuellement, notre constitution, ne vous en déplaise, n’a pas complétement réussi a ôter toute décision du peuple français et en particulier celle qui l’obligerai a respecter un traité quel qu’il soit.
        Et, de plus, vos affirmations (UPR) qui imposerai au président de la république de faire respecter un traité que le peuple n’accepte plus, sont totalement fausses.

        Naturellement cela suppose que le président élu du peuple, veuille bien respecter la décision du peuple, avant tout. Il peut même vérifier cette volonté par un référendum.
        Alors, que se passerait-il si le futur président de la république française, apres un ou des référendum, demande une réunion d’urgence, et dépose sur la table diverses modifications du traité, celle que certains appellent « renegociations » ?

        pour faire simple, supposons que les 26 autres pays soient fermes et comme un seul homme, ferment la porte et declarent qu’il n’y aura pas de modification sans l’unanimité....
        Notre président, avec le résultat des référendum mettra sur la table la plus simple des consequences le retrait immediat de France de l’UE, article 50 ou pas.

        Mais ne croyez pas que cela se passe comme cela. Les dogmes existent, mais en matiere diplomatique, comme economiques les lignes jaunes sont faites pour etre franchies.

        La France proposera ce qu’elle souhaite, d’autre pays au passage pourraient souhaiter la même chose, et il extremement probable qu’entre la sortie de la France et la modification du traité il y ait une decision intermedaiaire et une nouvelle version du traité, dans le cadre d’un agenda europeen.

        Vous pouvez gloser, comme le fait Fifi Brin d’acier et les supporters d’Asselineau, qui serait bien plus efficace s’il choisissait une autre méthode, ... il y aura « renégociation... si... Marine Le Pen devient présidente.

        Sortir de l’UE n’est en aucun cas une decision dogmatique. Tous les pays ont besoin de traités bi ou multilateraux... l’UE en est un parmi d’autres, plus sentimental surement et surtout plus »local" compte tenu de notre proximité avec les autres, dans la mesure ou le mondialisme ne devient pas une religion.

        Vous m’avez lu jusque là, merci. la seule autre solution, qui elle aussi a déjà été testée il y a 300 ans, c’est.... Napoleon et la guerre avec le reste de l’Europe... et comme vous voyez, je n’y crois pas du tout.



      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 février 2017 18:32

        @HELIOS
        Le FN n’a pas vocation à gouverner mais à faire élire Macron.


      • jesuisdesordonne 16 février 2017 23:04

        @HELIOS
        Quand vous dites
        "extrêmement probable qu’entre la sortie de la France et la modification du traité il y ait une décision intermédiaire et une nouvelle version du traité, dans le cadre d’un agenda européen.« 
        Ben justement, il faut éviter qu’une solution intermédiaire pour prolonger l’agonie, qui ne conviendrait à aucun peuple cohérent, soit imposée par l’oligarchie qui se gave pendant le transfert des richesses des pauvres vers les riches. Donc il faut sortir via l’article 50.
        Quand vous dites
         »la seule autre solution, qui elle aussi a déjà été testée il y a 300 ans, c’est.... Napoléon et la guerre avec le reste de l’Europe.."

        Là vous parlez, avec la période nazie, des époques où l’impérialisme était assez comparable à celui d’aujourd’hui. Des époques pas vraiment réjouissantes pour le bonheur et le respect des populations.


      • Alren Alren 14 février 2017 17:22

        Le lin de Normandie est le meilleur du monde. Pas un des meilleurs, le meilleur.

        C’est pourquoi les Chinois viennent acheter notre filasse (la fibre brute sortant du rouissage et teillage) comme si nous étions un pays du quart monde particulièrement déshérité.

        Un retour de l’industrie textile en France passerait, entre autres, par la recréation d’une « filière lin » non pas dans les mouchoirs ou les draps de lit mais dans le vêtement de haute qualité.

        Que nous pourrions vendre aux riches Chinoises et Chinois, entre autres.


        • babadjinew babadjinew 15 février 2017 08:45

          @Alren


          Et pour faire cela vous avez besoin d’attendre des décisions politique de politicards corrompu ??? Comprend pas bien la logique......

          Si votre produit est de si haute valeur ajouté comme vous le prétendez et UNIQUE en terme de qualité mondial qu(attendez vous pour d’une EN multiplier le prix par 10 000 si il le faut et ensuite de cette manne vous servir pour créer votre propre industrie CIRCULAIRE ???

          Le monde des riches étant en croissance constante et permanente quel que soit le prix de votre produit ultra haut de gamme il paiera !!!!!

          Comprend pas du tout votre besoin d’Etat. Par contre si trop vous attendez vous verrez bientôt une usine chinoise venir s’implanter et faire de même sans la circularité.....

          Wake Up !!!! 

        • Alren Alren 15 février 2017 10:50

          @babadjinew

          Et pour faire cela vous avez besoin d’attendre des décisions politiques de politicards corrompu ??? Comprends pas bien la logique...

          La réindustrialisation de la France passe par une rupture avec l’UE et un retour du contrôle aux frontières nationales contre les importations non-conformes aux exigences éthiques et environnementales et le dumping.

          Et pour ça il faut une décision politique.

          Évidemment, ni Fillon ni Macron ne prendrait cette décision ! Au contraire puisqu’il soutiennent le « plus d’UE » et le CETA qui va nous livrer sans défense aux diktats des entreprises US.

          La partie du PS qui soutient encore Hamon va voter pour le CETA. Et trahit donc aussi les intérêts franaçais. On verra comment votera l’extrême-droite à Strasbourg, mais on sait qu’elle n’accepte pas l’intervention de la puissance publique dans l’économie et qu’elle soutient par son vote ou son abstention les mesures les plus antipopulaires.

          Seul Jean-Luc Mélenchon prendra les bonnes décisions politiques pour une réindustrialisation vigoureuse.

          Open your eyes !!!


        • Habana Habana 15 février 2017 11:10

          @Alren
          Mais nos politicards incompétents préfèrent vendre la France aux Chinois que de vendre les produits made in france aux Chinois !

          Les aéroports, les ports mais pire encore, les fermes laitières, les industries porcines (cochonou, justin bridou...) et j’en passe...
          Quand les Français n’auront plus rien à bouffer, il sera trop tard !!

        • babadjinew babadjinew 15 février 2017 12:35

          @Alren

          Quel rapport avec votre Lin de ultra haute qualité ???? 

          Vois pas ce que vient faire l’Europe la dedans ??? Si ce produit est aussi exceptionnelle le vendeur est libre de proposer le prix qu’il souhaite Non ???

          Comprend pas ???? 

        • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 15 février 2017 16:56

          @helios
          Il y a 300 ans Napoléon était encore dans les couilles de son grand-père ( Austerlitz = 1805 ; Waterloo = 1815 )

          @babadjinew
          "Et pour faire cela vous avez besoin d’attendre des décisions politique de politicards corrompu ??? Comprend pas bien la logique......"
          En France on n’a pas de pétrole mais on a du lin, c’est vrai, et aussi pour prendre un autre exemple, on a de très vastes forêts. On les doit à Colbert qui ( il y a un peu plus de 300 ans lui ) a eu la géniale idée de reboiser la France pour pouvoir fournir des mâts à la marine royale. Voilà le type de décisions dont le marché est absolument incapable et voilà pourquoi il faut un état stratège pour voir loin et agir dans le sens de l’intérêt général.
          Aujourd’hui, avec la dérèglementation et la mondialisation, il coûte moins cher d’envoyer le bois en Chine que de le faire voyager d’un bout à l’autre de la France. En plus, les chinois font flamber le prix de la matière première. L’ONF encaisse, mais les scieries françaises ne peuvent pas suivre. Résultat des courses on vend nos bijoux de famille à Pekin et on importe nos meubles, creusant ainsi le déficit commercial ! Alors qu’on a la matière première en abondance et d’une très grande qualité ! Voilà où conduit ’’ la main invisible du marché ’’.
          Sans sortie des traités européens et sans un état stratège qui agisse dans le sens de l’intérêt général on ne peut rien faire.


        • HELIOS HELIOS 15 février 2017 18:01

          @riff_r@ff.93


          ...excusez du raccourci, c’est évidement 200 ans.
          L’objet de mon propos etait de proposer un modèle, pas une date.

          Et sur le fond, je suis d’accord avec vous, il faut un état stratège.
          Mais les « stratèges » ne travaillent plus pour l’état, il semble qu’on ne coupe plus assez de têtes (là c’est presque 250 ans).

          Parler d’etat c’est devenu une incongruité, comme la souveraineté : ringard !!!

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 février 2017 18:44

          @babadjinew
          Il ne suffit pas de produire du lin, pour en faire des produits commercialisables, il faut de la main d’oeuvre pour transformer. Avec les Traités européens qui imposent la libre circulation des capitaux, des marchandises, des hommes et des services, il revient bien moins cher de fabriquer dans les pays de l’ Est de l’Europe ou n’importe où dans le monde.
          Les 4 libertés sont le socle de la législation européenne, le TFUE.


          L’autre obstacle, c’est l’euro, trop cher pour la France et impossible à dévaluer. D’ailleurs, c’est depuis l’euro que les productions industrielles européennes divergent au lieu de converger. Seule l’Allemagne a tiré profit de l’ euro.

          Pour pouvoir ré industrialiser la France, il faut donc sortir de l’ UE & de l’euro.
          Il n’y a que l’UPR qui le propose clairement .

          Les autres ne proposent que des bidouillages hasardeux, genre « renégocier les Traités, » ou « désobéir aux Traités ».

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 février 2017 19:30

          @Habana
          C’est voulu. Depuis le Traité de Maastricht en 1992, les capitaux doivent circuler librement, dans l’ UE et en dehors. N’importe quel financier peut acheter le patrimoine français sans que le gouvernement ne puisse rien. Avant 1992, Mittal n’aurait pas pu acheter Arcelor.

          Pour remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux, il faut sortir de l’ UE.


        • HELIOS HELIOS 15 février 2017 20:29

          @Fifi Brind_acier

          L’Euro trop cher ? encore un enfumage....

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 février 2017 21:33

          @HELIOS
          Faites un peu d’économie ! Je sais, ça sert à rien pour que le FN fasse élire Macron, mais cela vous évitera de vous ridiculiser....
          « L’euro est en train de tuer l’ Europe ! »

          "L’Euro est littéralement en train de détruire les nations et les économies de l’UE. Depuis que le régime des devises fixes est entré en vigueur dans les transactions en 2002, en remplacement des monnaies nationales, le régime des taux de change fixes a dévasté l’industrie dans les Etats périphériques au sein des 19 membres de l’Euro, en donnant un avantage disproportionné à l’Allemagne. La conséquence peu remarquée a été une contraction de l’activité industrielle et l’impossibilité de résoudre les crises bancaires qui en résultèrent. L’Euro est un désastre monétariste, et la dissolution de l’UE est désormais pré-programmée, qui n’en sera qu’une conséquence. (...)


          Stiglitz : « les premiers qui quitteront l’euro s’en sortiront le mieux »

        • babadjinew babadjinew 16 février 2017 11:24

          Merci pour les cours d’histoire, d’économie, d’europe MAIS !!!!! toujours pas de réponse à une question simple. Tous le monde tourne en boucle tel un hamster dans sa cage ????


          J AI CRU COMPRENDRE QUE CE LIN ÉTAIT UNIQUE AU MONDE ! 

          QUESTION : QU EST CE QUI EMPÊCHE LE OU LES PRODUCTEURS D EN FIXER LE PRIX ????

          QUESTION 2 : AVEC LES PROFITS D UN PRIX MULTIPLIER PAR 1000 QU EST CE QUI EMPÊCHERAIT DE CONSTRUIRE UN SITE DE TRANSFORMATION CIRCULAIRE DE PRÉFÉRENCE ??? 

        • julius 1ER 17 février 2017 09:23

          @Fifi Brind_acier


          c’est le turbo- capitalisme qui tue l’Europe et l’économie ... pas l’Euro !!

        • Alren Alren 19 février 2017 12:46

          @babadjinew

          Quel rapport avec votre lin de ultra haute qualité ?

          L’article traite de vêtements fabriqués en France. Or on fait des vêtements avec du lin.

          Pourquoi les producteurs de lin sont-ils obligés de fait à vendre leur filasse (produit primaire) à des Chinois qui fixent de fait les prix, étant les seuls acheteurs ?

          Parce qu’il n’y a plus d’usine en France pour transformer cette fibre en tissu de luxe.

          Pourquoi ne recrée-t-on pas une filature ultra-moderne et rentable, en région rouennaise, par exemple, pour traiter la filasse du Pays de Caux voisin ?

          Parce que les banques privées ne jouent plus leur rôle d’investisseurs depuis que la folie spéculative venue des USA et de leurs monceaux de dollars- monnaie-de-singe leur fait préférer la spéculation sur les produits financiers dans l’espoir chimérique de gagner beaucoup d’argent tout de suite : certaines transactions effectuées par ordinateurs se traitent en quelques nanosecondes.

          Pourquoi la puissance publique ne peut-elle se substituer aux banques privées pour un investissement qui certes ne sera amorti qu’après plusieurs années ?

          Parce que l’UE l’interdit formellement, c’est une de ces raisons d’être ! Voilà pourquoi je parle de l’UE.


        • julius 1ER 14 février 2017 18:02

          belle envolée lyrique de l’auteur qui nous parle de réinvestissements massifs autant que de réindustrialisation mais il y a un gros manque .....

          je ne vois pas d’acteurs bancaires hormis la CDC ... ce qui ne peut que tempérer votre optimisme !!!

          ce que je vois et constate depuis quelques années c’est que des centaines de boites ferment simplement parcequ’ elles manquent cruellement de trésorerie et quand je dis trésorerie je ne parle pas de sommes extravagantes cela va de 300 à 600 000 euros aussi sans un fort secteur de crédit public je ne vois pas vraiment d’issue à cette problématique du financement des entreprises .. 

          encore un exemple récent une boîte dans le jura qui ferme ses portes laissant sur le carreau 170 salariés (reportage diffusé sur A2 le 11/02) la boîte faisait de la sous-traitance pour LVMH dans le secteur lunettes haut de gamme Tag-hauer et Logo suite à l’interpellation de la direction générale du groupe par les salariés, celle-ci a simplement dit que c’était la destiné d’une boîte de sous-traitance en guise d’oraison funèbre .... 

          pourtant on a pu constater dans le reportage qu’il s’agit d’une industrie de précision avec des machine-outils performantes et surtout un savoir-faire de haut niveau ....ce qui n’a pas l’air d’émouvoir plus que çà la direction du groupe dans une redéfinition du projet de cette société !!!

           pour l’instant les salariés ont pris un avocat afin de les défendre mais surtout obtenir des indemnités de licenciement conséquentes le chiffre de 100 000 euros a été mentionné mais je doute qu’ils les obtiennent ???
          dans l’immédiat je leur conseille fortement de mettre sous clefs tous les stocks (il y en aurait pour 12millions d’euros ) et surtout de protéger l’usine d’un déménagement intempestif !!!!!

          • Alren Alren 15 février 2017 11:10

            @julius 1ER

            Vous avez tout à fait raison, le problème de trésorerie des PME est un problème crucial.

            Les banques ne jouent pas leur rôle de source de crédit et d’investissement avec des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse. L’argent qu’elles reçoivent de la BCE, des sommes énormes d’argent « hélicoptère » d’ailleurs, elles préfèrent l’injecter dans la spéculation financière alors que ce domaine est déjà complètement saturé où le taux de profit serait au final nul : ce que certaines banques gagnent, d’autres le perdent, comme un poker entre particuliers, s’il ne restait pas encore quelques individus assez ballots pour croire que, menu fretin, il peut lutter contre les requins et qui sont toujours perdants.

            Le rapport de la spéculation étant de plus en plus faibles, les banques survivent en ponctionnant les dépôts des particuliers par l’augmentation régulière des « frais bancaires » qui ne correspondent à aucun frais réels et par le coût disproportionné des cartes de crédit.

            C’est pourquoi le programme de la France Insoumise prévoit qu’une banque publique soit consacrée à l’investissement et que des prêts relais soient accordés immédiatement et sans intérêt aux entreprises qui peuvent présenter des créances impayées.

            La FI et JLM ne sont pas d’extrême-gauche. Celle qui croit que la nationalisation totale de l’économie, des PME est la solution. Le sort des entrepreneurs qui travaillent sera meilleur si Mélenchon est élu que si c’est Fillon ou Macron.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 février 2017 18:55

            @Alren
            Du blabla, la Banque publique d’investissement existe depuis 2013. Mélenchon compte emprunter 100 milliards à la BCE pour ses projets. Ce qui prouve que Mélenchon veut rester dans la construction européenne et la zone euro, sinon, il ne parlerait pas de la BCE.


            Ensuite, vous comptez désobéir aux Traités, vous pouvez toujours rêver que la BCE prête 100 milliards ! Vous voulez le beurre et l’argent du beurre, vous voulez faire ce qui vous chante, tout en restant dans la construction européenne.

            Vous vous souvenez de la phrase de Junker aux Grecs ?
            « Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les Traités européens ».


            L’UPR a le mérite de la cohérence, on sort de l’ UE & de l’euro, et on remet en place le rôle de la Banque de France avec ses prêts à taux 0% à l’ Etat et aux Collectivités publiques.

          • julius 1ER 17 février 2017 09:25

            @Fifi Brind_acier


            blablablablablabla ....

          • troletbuse troletbuse 14 février 2017 21:36

            Produits moin chers mais qui ne durent pas longtemps. Ca nous revient donc plus cher. Inutile de faire réparer. Les magasins spécialisés dans la vente de saloperis chinoise devraient être interdits. Cela éviterait aux pauvres ou les « sans-dents » d’aller acheter ces merdes le dimanche en plus, des objets qui cassent à la première utilisation. En plus, ces pays polluent à outrance et chez nous, on vient nous emmerder pour le gas-oil. C’est mauvais pour nous et mauvais pour eux également.


            • microf 14 février 2017 22:00

              J´ai achêté en 1983 une chemise au Sentier á Paris, je la porte encore aujourd´hui. J´ai achêté en 1985 un pantalon au Boulevard St. Michel, je le porte encore aujourd´hui, ceci pour dire qu´en France, l´industrie de l´habillement était de très bonne qualité, même de très Haute qualité, aujourd´hui, cette industrie a disparu.
              Aujourd´hui, le Sentier n´existe plus, la marque oú j´ai achêté mon pantalon existe toujours, mais vend des vêtements de très mauvaise qualités, fabriqués on ne sait oú.

              La France va encore plus se désindustrialiser. Il est question que l´Ukraine entre dans l´UE. le jour oú cela effectif, ce sera encore plus que catastrophique. Aujourd hui, vous pouvez louer un Ukrainien á 50 Euro la journée, que se passera-t-il lorsque les millions d´Ukrainiens vont déferler dans l´UE ?.
              Les pays tels l´Allemagne vont les prendre pour leurs industries, les payant encore très moins, et exportant en France ce qui va creuser encore le déficit, et désindustrialiser encore davantage la France

              Il est possible de créer des emplois par millions si et seulement si, les Autorités prenaient de bonnes décisions.
              Dans le secteur du Batiment par exemple, Paris ne répond plus aux normes du 21e. Et on dit que lorsque le batiment va bien, tout va bien.
              Les batiments sont vieux, le métro vieux, sale, pas de toilettes, presque pas d´escaliers roulants, ou souvent toujours en pannes, accès difficiles pour les handicapés, les gares de mêmes, vieilles et sales, les rues vieilles. D´après une étude, les canalisations en France sont très vieilles et font perdre plus de 27% d´eau, ce qui représente des milliards d´EWro de perte. Ces canalisations, auraient besoins de renovations, tout ceci vaut pour toute la France. Alors rien qu´un programme de renovation de la France, créerait des millions d´emplois, plus de chomage, l´industrie relancée pour fabriquer tout ce matériel. 
              Paris a un très grand besoin de rénovation, rien que dans le secteur de la renovation, des milliers d´emplois seront crées, mais qui le fera ? c´est une question qu´il faudra bien un jour répondre.


              • Ouam Ouam 14 février 2017 22:56

                @microf
                Tu a totalement raison dans l’ensemble de tes constats.

                Concernant l’eau,ou ca serai en plus du 100% benefs, c’est de de construire pres des grands cours d’eau, des tres grands réservoirs enterrés (comme celui de la pt des lilas à paris ou celui du 15eme), qui permettraient de « fluidifier » lors d’époque de crues séveres les gros exes d’eau (ce qui éviterais par exemple les innondations qui ont couté quelques milliards l’année dernière orleans, ), et cette flotte, nous pourrions la récuperer lors de sécheresses pour la redistribuer à d’autres régions via des systemes de pipeline (comme celui pour le pétrole en france), parce que un pipeline h24 utilisé d’un bassin à l’autre au bout ca peut faire une sacrée quantitée d’eau pouvant couvrir une bonne partie des besoins déficitaires (et en meme temps vider le bassin de reception pour la future prochaine crue ou gros exes), parce que si une crue centenaire se produis sur paris... la on aura l’ai fin de ne pas avoir mi en oeuvre ces travaux, et nous ne pouvions pas dire que nous ne savions pas...en plus.

                refs :
                https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/inondations-suivez-l-evolution-de-la-situation-dans-le-loiret-en-direct-ce-mercredi-matin-1464757017
                http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/31/video-sous-les-eaux-inondations-loiret-plus-de-mille-interventions_n_10222708.html
                http://www.lefigaro.fr/assets/crue-siecle-paris/


              • titi 15 février 2017 11:47

                @microf

                « Alors rien qu´un programme de renovation de la France, créerait des millions d´emplois »

                Qui seraient financés comment ?


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 février 2017 19:11

                @titi
                La mondialisation a consisté à supprimer toutes les protections aux importations.

                A partir du moment où les entreprises ne seront plus en concurrence mondiale, où leurs produits fabriqués à bas prix seront taxées quand ils reviennent, elles trouveront plus intéressant de produire en France.

                Evidemment, leurs profits seront certainement moins importants qu’avant, mais comme elles se gavent depuis le Traité de Maastricht, on ne va pas pleurer...


                Le textile est mort en France quand le Commissaire européen en charge du commerce est allé, sans demander l’avis de la France, négocier à l’ OMC la fin des quotas sur les produits textiles chinois. Cette décision unilatérale a détruit des régions entières.

                On protège les productions nationales en mettant des quotas et des taxes aux importations.
                En clair, en régulant à nouveau ce que les Traités ont dérégulé.


              • microf 15 février 2017 20:58

                @titi
                C´est très simple de le financer, il serait financé exactement comme les autres programme en France, par exemple comment fait-on pour financer le budget de la défense ?, de l´Éducation... ?.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 février 2017 21:36

                @microf
                En empruntant au marché et aux banques avec intérêts, c’est même l’origine de la dette !
                En sortant de l’ UE et de l’euro, non seulement on arrête la spirale de la dette, mais on a des prêts à taux 0% par la Banque de France .


              • microf 16 février 2017 00:16

                @Fifi Brind_acier
                Exact et entièrement d´accord avec vous.


              • titi 17 février 2017 00:08

                @fifi

                Le SMIC au Maroc est à 400 euros toutes charges comprises. Le SMIC Français à x4 plus.

                De combien souhaitez vous augmenter les droits de douanes et donc les prix pour compenser ?
                De combien souhaitez dévaluer pour compenser ?


              • julius 1ER 17 février 2017 09:28

                @Fifi Brind_acier

                Ziegler dit qu’il faut casser les 500 plus grandes multinationales pour retrouver une économie digne de ce nom ..... et çà c’est pas dans le programme de l’UPR !!!

              • Spartacus Spartacus 15 février 2017 08:22

                Au moins on est certain qu’avec de telles idées la faillite nous envahirait plus vite....


                Faire le constat que la protection sociale est chronophage. Corporatiste. 
                En se planquant que du coté des majoritaires dont les ultra avantagés (fonctionnaires et employés des sociétés d’état) ou des remboursés au prix de sparadraps ubuesques (salariés) en oubliant les 40% de spoliés, non salariés, Agriculteurs, indépendants, étudiants....

                Et sortir comme conclusion qu’il faut la sauver alors qu’il faut le remplacer par un système plus juste comme en Hollande, Suisse ou Nouvelle Zélande....

                ----
                Il n’existe pas de produit « français ».... Si les Français avaient passé du temps à l’éducation nationale sur Leonard Reed plus que Zola ou Marx...
                Il est vrai que ces talents en économie ne font aucune page dans les livre d’économie en France.

                La mondialisation expliquée pour les nuls :

                Exemple par le « crayon de bois ». Source : Leonard Reed 

                Le graphite est extrait à Ceylan

                Pensez à ces mineurs, à ceux qui ont fabriqué leurs nombreux outils d’Allemagne pour l’extraire ou les sacs en papier du Canada dans lesquels on transporte le graphite ou encore la ficelle de Malaisie qui permet d’attacher ces sacs, à ceux qui les ont mis à bords des bateaux Panaméens et à ceux qui ont fabriqué ces bateaux en Corée. Même les gardiens de phare le long de la route au cap en Afrique du Sud ont aidé à sa naissance, et aussi les pilotes des ports Belges d’Anvers.

                Le graphite est mélangé à de l’argile Américain dont on utilise l’ammoniaque de Trinidad et Tobago pour l’affinage. Puis des agents mouillants sont ajoutés, comme du suif sulfoné issu du pétrole du Vénézuéla des graisses animales d’Argentine ayant réaction avec de l’acide sulfurique Suisse. Après être passé au travers de nombreuses machines Allemandes, le mélange se présente finalement dans une extrusion sans fin comme pour une machine à saucisses coupée à la dimension voulue, séchée et cuite pendant plusieurs heures à environ 1000 °C . Pour accroître leur résistance et leur aspect lisse, les mines sont alors traitées avec un mélange chaud qui comprend de la cire du Mexique, de la paraffine du Maroc et des graisses naturelles hydrogénées des pays bas.

                Le bois de cèdre de Turquie ou Liban reçoit six couches de laque. Connaissez-vous tous les ingrédients de la laque ? Qui penserait que les éleveurs de graine de ricin du Brésil font le rouge ? La belle couleur blanche et jaune de l’oxyde de titane extrait à Madagascar de la laque nécessitent les savoir-faire de plus de personnes que l’on n’en pourrait dénombrer !

                Regardez la marque. C’est un film formé en chauffant du charbon noir de Bulgarie mélangé avec des résines transformées en France.

                Le bout de métal la virole, est en laiton des métalleries Indiennes. Pensez à toutes les personnes qui extraient le zinc du Pérou et le cuivre du Chili et ceux qui savent faire une feuille brillante de laiton à partir de ces produits de la nature. Ces anneaux noirs sur la virole sont en nickel noir d’Australie

                Il y a ensuite le bout de gomme, que l’homme utilise pour effacer les erreurs qu’il commet avec moi. C’est un élément appelé « factice » qui permet d’effacer. Il s’agit d’un produit semblable à du caoutchouc fabriqué en faisant réagir de l’huile de colza d’Indonésie avec du chlorure de soufre de Colombie. Le caoutchouc deThaïlande , contrairement à l’idée courante, ne sert que pour assurer la liaison. Il y a ensuite de nombreux agents de vulcanisation et d’accélération. La pierre ponce vient d’Italie ; et le pigment qui donne sa couleur à la gomme est du sulfure de cadmium de Biélo-Russie.

                En fait, des millions d’êtres humains participent à sa création, et aucun d’entre eux n’en connaît plus que quelques autres. 

                La mondialisation, ils en ont peur. 

                Mais ce n’est qu’un crayon noir.......Un simple crayon noir  !



                • babadjinew babadjinew 15 février 2017 09:47

                  @Spartacus


                  Dans le même temps toutes ces articulations de savoir, de processus techniques, de moyens de transports, d’ingénierie industrielles et sociales n’ont qu’une et unique finalité : LE STUPIDE PROFIT !!!!!

                  Qui, poursuivons cette route :

                  Ce dois de garder la majorités des acteurs de la production du simple crayon dans l’ignorance. D’ou l’éducation de très bas niveaux pour tous les sans dents de la planètes. 

                  Qui ce dois aussi de garder ces même sans dents à des niveaux de salaires dérisoire histoire de maximiser le DIEU PROFIT et accessoirement de vider des pays entier de leur jeunes les mieux formés en quêtes de vie meilleurs en monde occident.

                   Dieux profit ce doit d’ailleurs aussi de conserver des structure d’exploitation dignes des mines de charbon du 19eim siècle histoire d’investir ensuite dans la machine outil allemande et accessoirement jeter à la rue sans aucune formation ni indemnité l’ex mineurs déjà sans dent. 

                  Dieux profit aussi qui estime que les régles environnementales c’est pour les bobos et qu’une Chine de moins en moins conciliante n’a plus du tout les mêmes ratio de profitabilité que jadis. Pas bien grave les Philippines sont ravie d’ouvrir leur portes aux vielles usines chinoise... 

                  J’abrège mais la continuité dans l’air du temps est de maintenant retourner vers des pays désindustrialisés de ce faire financer par les Etats stupides des industrie flambant neuve mais en version 2.0 histoire d’anticiper la hausse prévisible du transport (hausse du pétrole).

                   Les politiques de ces vieux pays étant si stupide et si corrompu qu’ils n’ont aucune idée de la signification du 2.0. 

                  Tout cette intelligence stratégique de haut vol pour arrivé dans 10 années à 1 PERSONNES POSSÉDANT AUTANT DE RICHESSE QUE LES 50% LES PLUS PAUVRES !!!!!!

                  Quel progrès depuis les cavernes ou il suffisait d’avoir le gourdin le plus épais et le bras le plus véloce pour arriver au même résultat !!!!!!! PATHÉTIQUE !!!!!!  

                  Que serait notre monde si effectivement l’accent était mis sur l’Education, la recherche, la préservation, et l’harmonisation plutôt qu’ UNIQUEMENT LE PROFIT ??????

                  Mais pour cela faudrait peut être commencer par avoir le courage de ce regarder son propre nombril et reconnaître que ce n’est ni l’Europe, ni la mondialisation qui cela aura généré mais notre boulimie propre du toujours plus démultiplier par x milliards de personnes. Nous avons battit ce stupide monde !!!!


                  Wake Up !!!  . 


                • julius 1ER 16 février 2017 10:27

                  @Spartacus


                  tu confonds division internationale du travail qui existe depuis quelques 200 ans maintenant et mondialisation qui est une vraie « usine à gaz » !!!

                  incurable tu es et restera !!!

                • babadjinew babadjinew 15 février 2017 10:00

                  Votre article ne parle ni du 2.0 des nouvelles industries et encore moins chose plus que dommageable des industrie circulaires.


                  En tout état de cause en aucun cas avec les technologies avenirs nous n’aurons besoin de tous ce qui commence par manu dans l’industrie. Donc le plein emploi qu’encore vous espéré est une UTOPIE

                  Le seul secteur avec un fort potentiel de besoin de manu est l’agriculture mais la pas certain que le quidam de base soit prêt à revenir aux coûts de l’alimentation des années 50 avec plus de 45% du budjet d’un ménage juste pour le poste alimentation.....

                  Puis vous inquiétez pas la réindustrialisation est déjà dans le tuyaux pas la peine de la proposer. Par contre il serait plus que judicieux que ce ne soit pas l’impôt qui la finance mais le capital. Car n’oubliez surtout pas qu’une Industrie 2.0 c’est seulement grand max 20% des effectifs d’une Industrie1.0 

                  Essayons a minima de ne pas nous faire couillonner une fois de plus par 8 personnes..... 

                  Wake Up !!!

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