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Accueil du site > Tribune Libre > Pronostic sur la troisième guerre mondiale

Pronostic sur la troisième guerre mondiale

Il ne s’agit pas ici de discuter de la probabilité d’occurrence d’une troisième guerre mondiale, mais de se situer dans l’éventualité où elle se produirait et d’évaluer, à cet instant, quel serait l’équilibre des forces en présence.

Géopolitique

Les événements géopolitiques récents, disons depuis environ deux ans, ont conduit la Russie à revoir ses alliances stratégiques, ce qui se traduit, pour l’essentiel, par un rapprochement avec la Chine. Un certain nombre de pays regardent les événements et hésitent à choisir leur camp. Une des questions fondamentales est celle du devenir géopolitique, en tant que bloc, des BRICS ainsi que la solidité de ce bloc vis-à-vis d’une tentative de déstabilisation de l’Occident. L’avenir se jouera probablement sur la croissance économique et la capacité à satisfaire les populations relativement à ce que sera capable de faire la partie occidentale.

La guerre

Le siècle dernier a vu deux conflits mondiaux. Dans les deux cas, ils se voulaient rapides, mais preuve a été faite qu’ils se sont installés dans la durée. Il est intéressant de remarquer que le premier conflit mondial a duré moins longtemps que le deuxième alors que la vitesse des cycles économiques s’était déjà accélérée en 1940. Une question légitime à laquelle nous ne répondrons pas serait de savoir quelle serait la durée prévisionnelle d’une guerre totale conventionnelle dans le contexte économique actuel. Compte tenu de ce que nous venons de dire, on peut penser qu’elle serait plus longue que la Deuxième Guerre mondiale, mais de combien ?

Nous ne considérerons pas de conflit nucléaire, mais nous reviendrons sur ce point à la fin de ce texte.

Les forces en présence

Il est bien évident, dans un conflit mondial, que les forces en présence vont en déterminer son issue. Nous devons aussi tirer comme leçon de la période 1940-1945 que ce qui a fait la force des alliés a été une réalité que nous considérerons en trois points essentiels :

  1. Une capacité de production colossale de la part des États-Unis qui a largement saturé les lignes ennemies.
  2. Une capacité occidentale d’innovation qui a été supérieure (radar et cryptographie pour les Britanniques, bombe nucléaire pour les Américains) et a été compatible, en termes de durée de développements, avec le temps de la guerre.
  3. Un positionnement dans le « camp du bien » qui a probablement conduit à un assentiment meilleur des populations en guerre du côté des alliés. Cet avantage s’est prolongé en Occident pendant la guerre froide.

Que s’est-il passé récemment ? La Russie étant jetée dans les bras de la Chine, laquelle est « la fabrique du monde », on couple au niveau mondial la plus grande source de matières premières avec la plus grande puissance productive industrielle. Le critère 1 ci-dessus est donc en faveur de l’entité Chine/Russie qui se retrouve donc en situation potentielle de saturer les lignes occidentales.

L’Occident, qui règne sur le monde actuellement, est en réalité non pas une démocratie, mais une oligarchie. Cette oligarchie n’a de cesse que de maintenir ses seuls intérêts financiers. Pour ce faire, elle a créé des normes et des règlementations qui permettent à la majorité des grands groupes occidentaux d’avoir le leadership et de maximiser leurs profits sans souffrir de vraie concurrence, car pour des compétiteurs qui voudraient apparaître ex nihilo ou avec des financements étiques et devraient donc compenser leur manque de moyens par davantage d’intelligence, ce qui est tout à fait possible, les grands groupes, avec la complicité du monde politique, ont établi des barrières à l’entrée, si bien que les potentiels nouveaux entrants ne peuvent pas avoir accès à un marché déjà établi. Il ne reste, au mieux, que les start-ups sur les créneaux non encore « trustés » par les groupes. Pour être plus clairs, prenons l’exemple de la pharmacie. Qui peut se permettre aujourd’hui de développer un médicament sur une seule bonne idée quand on voit tous les obstacles à franchir pour avoir l’autorisation de mise sur le marché ? Bref, ce système est fait pour ceux qui sont déjà établis.

Si nous regardons, en conséquence, la situation actuelle des produits courants : médicaments, trains, voitures, avions, centrales électriques, etc., nous avons un système sclérosé qui produit au mieux très peu d’améliorations et surtout pas de ruptures. Les projets deviennent tout de suite très complexes et les temps de développement, sans parler de leurs coûts, sont extrêmement longs et, pour les grands projets, de l’ordre de 10 ans (voir par exemple AREVA et son EPR).

Or, il n’est pas sûr du tout que les temps de développement chinois et russes sont du même ordre, tout simplement parce que si l’on nous parle régulièrement des oligarques russes, ces derniers sont installés dans l’oligarchie depuis bien moins longtemps que les oligarques occidentaux, idem en Chine.

Si nous nous mettons donc dans l’hypothèse d’une troisième guerre mondiale, le critère numéro 2 ci-dessus est encore en notre défaveur. En effet, il est fort probable, sinon sûr que les temps de développement Sino-Russes seront plus faibles et donc plus compatibles avec un temps de guerre à tendance longue[1]. Si l’on regarde le critère innovation, en supposant, ce qui semble logique, qu’un homme en vaille un autre qu’il soit occidental ou oriental, la Chine représente à elle seule 1,5 milliard d’habitants quand l’Occident n’en représente qu’au mieux 800 millions. La probabilité d’avoir un génie côté chinois est donc deux fois supérieure, ce qui devrait compter dans une guerre… Précisons que si l’Inde devait rejoindre le duo Russie Chine via les BRICS, la probabilité est encore plus en notre défaveur.

Passons au troisième critère, celui du « camp du bien ». Pour tout observateur actuellement correctement informé, c’est-à-dire qui ne prend pas comme seule source d’information la propagande des médias dominants, il apparaît très clairement que depuis maintenant une vingtaine d’années, partout où le camp occidental met les pieds, il sème la guerre et la désolation. Les mots Irak, Serbie, Kosovo, Bosnie, Libye, etc. suffisent à étayer ce que je viens de dire. Il apparaît donc à la face du monde que le bien ne nous appartient pas voire, même, que nous aurions bien pu basculer, sans nous en rendre compte immédiatement, dans le « camp du mal »… Donc, là encore, même si c’est moins clair, le critère 3 n’est potentiellement pas de notre côté et nous le considérerons donc comme neutre.

Conséquences

Imaginons le conflit mondial à son début. Nous avons fait une évaluation des forces en présence selon 3 critères qui nous semblent fondamentaux. L’analyse qui a été faite nous donne irrémédiablement perdants. Que reste-t-il comme solution ? Le nucléaire ! Quitte à basculer dans le « camp du mal », autant que ce soit carrément ! L’Occident, s’il continue sur la voie qu’il suit depuis quelques décennies, se met dans une position moralement très dangereuse qui risque de le conduire à déclencher, seul et en premier, le feu nucléaire. Cela est dû, pour l’essentiel, à son approche actuelle du monde qui n’est que financière qui n’est que la conséquence de la mise en place, de longue date, d’une oligarchie, n’en déplaise à ceux qui dénoncent à tue-tête les oligarques russes. Au lieu de regarder la paille qui est dans mon œil, tu ferais mieux de regarder la poutre qui est dans le mien…

Épilogue

On pourra objecter à ce texte que l’on pourrait construire la paix. Oui ! Mais pour cela il faudrait avoir, en Occident au moins, des dirigeants qui la veulent vraiment. Les vingt dernières années ne nous ont pas montré, hélas, de telle volonté.

 

[1] Il peut paraître contradictoire de penser qu’une guerre longue va entraîner un avantage pour des pays aux temps de développement plus courts. Pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit. En effet, dans un conflit, l’itération des développements constitue un « entraînement » avec un avantage qui se cumule comme des nombres entiers. Plus on fait de développements plus le cumul est important et l’écart grand par rapport à ceux qui sont plus lents.


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59 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 7 mai 2015 10:21

    La troisième guerre mondiale est dans les cartons...juste une question de temps..Faudra bien utiliser toutes ces bombes.. ?


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 7 mai 2015 10:31

      La deuxième guerre mondiale n’a jamais été finie, elle est toujours en cours avec les mêmes buts, les mêmes protagonistes, la meme démence...et les mêmes responsables , nous tous et la tentation prétentieuse et arrogante stupide de chacun d’être le trou du cul de L’ Univers ,phénomène auquel nous se comprenons rien du tout !!! Trous du cul de L’ univers qui tous en cœur disent : c’est les autres !!! pas moi...alors que si justement....

      plus con tu meurs prématurément...en souffrance...


      • Le Poilu Le Poilu 7 mai 2015 14:27

        @howahkan Hotah
        Bonjour, content de vous lire à nouveau...


      • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 7 mai 2015 14:59

        @Le Poilu

        salut à toi.......merci.. de meme, je ne sais pas encore si je ne fais que passer ou plus, mais je tenais à dire cela à propos de ce sujet la 2eme guerre mondiale, pas finie.......


      • Xenozoid Xenozoid 7 mai 2015 15:05

        @howahkan Hotah
        et les autres avant non plus, salut chef(joke)


      • soi même 8 mai 2015 13:38

        @howahkan Hotah, vous êtes un grand tendre vis à vis de ses nigauds, je crois que Brassens la très bien exprimé ; https://www.youtube.com/watch?v=l2F5qaHzkj0

         


      • antyreac 7 mai 2015 15:08

        La 3ème guerre mondiale sera déclenché par la Russie qui est dirigé par un fou le célèbre putler.


        • Le Poilu Le Poilu 7 mai 2015 20:25

          @antyreac
          Une chose sûre, on la gagnera pas avec un type comme toi... smiley


        • straine straine 7 mai 2015 15:22

          Les guerres se suivent sans forcément garder des tactiques identiques ....
          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-jour-sans-l-amerique-une-mega-166728
          Il me semble avoir lu un article commentant les déclarations d’un général Russe sur ce sujet, en gros ce truc est réalisable avec les moyens actuels de l’armée Russe ....
          Dans Le deuxième scénario envisagé le tsunami rayerait l’amérique de la mappemonde dans un premier temps et l’europe suite au reflux dans un deuxième temps !


          • sls0 sls0 7 mai 2015 19:30

            @straine
            Il faut aussi lire les commentaires de cet article sur la faisabilité.


          • BOBW BOBW 7 mai 2015 22:08

            @straine en tenant compte des éléments de l’article cité :
            Devant cette menace potentielle il est probable que beaucoup de pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud ne s’allieraient pas aux USA.
            Il est évident qu’en cas d’un tel conflit des cyber attaques multiples destructrices et dangereuses feraient d’immenses dégats aux États qui ont de très grandes villes , dont la vie et le fonctionnement sont dépendants des réseaux informatiques, les Pays d’Asie comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Vietnam etc..., s’avèrent beaucoup moins vulnérables avec des millions d’habitants dans les immenses espaces des campagnes.
            Enfin les faits récents de l’actualité viennent de montrer avec la disparition des radars d’un certain nombre d’avions occidentaux, que la Russie pourrait bien posséder une arme de brouillage des ondes fortement dissuasive contre toutes les armées aériennes occidentales .
            Tous les « hauts stratèges » de l’Empire doivent faire des cauchemars en y réfléchissant !


          • sls0 sls0 8 mai 2015 02:55

            @straine
            Je réside en Amérique latine, mon type physique ne correspondant pas aux locaux, je détonne mais j’ai droit à un sourire quand je dis que je ne suis pas gringo ou americano. En ce moment ils envisagent de virer les bases américaines. Chez moi une petite envie d’aménagement pas très importante US sur une ile et les us go home fleurissent. C’est pas le Venezuela ou Cuba, c’est la République Dominicaine, le bon élève.

            Dans l’ensemble il y a un plus grand rejet ici qu’en Europe.


          • hunter hunter 7 mai 2015 15:33

            Salut à tous,

            WWIII, à mon humble avis, été ou début d’automne 2017, car la tarée H Clinton aura été élue fin 2016, et aux manettes en janvier, et le frapadingue Sarko reviendra au château en Mai, à moins que ce ne soit le parkinsono-sioniste Valls (de toute façon, ce sont les mêmes personnalités dignes d’une camisole, que nos con-citoyens adorent, et qu’ils vont remettre aux affaires) !

            Hilary fera taper sur l’Iran (elle sait sur qui compter pour créer/trouver le prétexte), et CEI et Chine (qui réarme, qui réarme à mort), viendront à la rescousse, et les autres suivront chacun dans leurs camps.

            En fait, pour WWIII, seules deux questions sont fondamentales :

            1/ Quand ?
            2/ Qui va « nuker » le premier ?

            Bon l’avantage, c’est qu’après un bon déchaînement nuke, le peu qui restera n’aura plus de questions à se poser !

            Donc je parie sur mi-2017, car en plus d’ici cette date, le « système » de l’argent-dette aura sans doute atteint son climax, et comme ça commencera à tourner vilain dans les différentes populations locales, le meilleur moyen sera de lancer un conflit global, qui permet de ramener les charlies dans le droit chemin, à grands renforts de « sauvons la démocratie », « sauvons la liberté », etc, etc, mon cul sur la commode !

            Allez on en reparle au printemps 2017 ?

            Adishatz

            H/


            • Xenozoid Xenozoid 7 mai 2015 15:41

              le probleme c’est l’officialisation officielle de la guerre, car comme disait sun tzu (un troll,) si tu veux gagné la guerre, ne la déclare pas, n’est ce pas ? faite gaffe a la savonette en sortant
               


              • hunter hunter 7 mai 2015 16:07

                @Xenozoid

                Oui exact, l’officialisation est le bon terme, car effectivement, WWIII a déjà commencé depuis longtemps, disons que l’officialisation permettra une conclusion, car le processus s’éternise trop !

                C’est le même principe que la loi Valls :ça officialise des pratiques qui existent dans le domaine des coms’ électroniques, depuis au moins 10 piges ! la seule différence, c’est que les machines ont plus de puissance de calcul en 2015 qu’en 2005.

                Adishatz

                h/


              • Xenozoid Xenozoid 7 mai 2015 17:36

                @hunter
                bien sure hunter, c’est du business tout ça, toi et moi on sait, machine ou pas


              • JC_Lavau JC_Lavau 9 mai 2015 01:06

                @hunter

                C’est quoi cet « Adishatz » ? C’est du juif ? Je doute que ce soit du français.


              • hunter hunter 9 mai 2015 11:09

                @JC_Lavau

                « Adishatz », c’est du patois de ma région d’adoption, le Sud-Ouest, ça veut dire « salut », et comme « salut » en Français, ça s’emploie en arrivant ou en partant d’une assemblée !

                Non, ce n’est pas du juif, d’ailleurs à ce que je sache, le « juif » n’est pas un idiome !

                On parlera d’Hébreu ou de Yiddish, mais pas de « juif » !

                Vous voulez mon certificat d’aryanité peut-être ? Est-ce qu’une photo de ma teub non-circoncise fera l’affaire ?

                Adishatz

                H/


              • JC_Lavau JC_Lavau 9 mai 2015 12:05

                @hunter.

                Je te suggère de t’en tenir à la langue française.

                Sinon en patois des ouvriers de l’arsenal de la Seyne, le salut se disait : « Forsespa ! ». Soit « Ne te force pas (au travail) ! ». Approuves-tu ?


              • hunter hunter 9 mai 2015 13:24

                @JC_Lavau

                Oui j’approuve ! Mais je ne m’en tiendrai pas au Français, car ce mot « adishatz » me plaît beaucoup, alors ne t’en déplaise, je l’utiliserai quand bon me semble !

                Un peu de régionalisme ne nuit pas ! c’est ça aussi, la diversité non ?

                Adishatz

                H/


              • trobador 11 mai 2015 07:10

                @JC_Lavau
                « Je te suggère de t’en tenir à la langue française. »

                Déjà, le seul fait d’utiliser le terme patois est une marque d’imbécillité et de racisme. Que dirais-tu si je parlais de patois à propos de la langue française. L’occitan fut une langue écrite avant le français...

                Pour le reste je vais te donner la définition qu’en fit Jaurès lors d’un discours à Carmaux.
                « Le patois, c’est le nom que l’on donne à la langue du peuple qui à été vaincu »


              • Aaltar Aaltar 7 mai 2015 16:01

                Votre postula est mauvais et même erroné.

                • (1) Une capacité de production colossale de la part des États-Unis qui a largement saturé les lignes ennemies.

                Sur ce point, nous sommes d’accord, la capacité industrielle américaine a largement saturé les lignes de toutes parts. Que ce soit sur le théatre pacifique, en Europe de l’Ouest et même sur le front russe, la machine de guerre US a largement contribué à faire plier les ligne.

                • (2) Une capacité occidentale d’innovation qui a été supérieure (radar et cryptographie pour les Britanniques, bombe nucléaire pour les Américains) et a été compatible, en termes de durée de développements, avec le temps de la guerre.

                Là vous faites totalement fausse route. L’occident dont la valeur est pour le moins raté ici puisque l’Allemagne est aussi dans l’occident alors qu’elle est sur le banc des vaincus, a une capacité d’innovation remarquable et ce jusqu’au bout du conflit. L’Allemagne n’a rien à envier à ses rivaux en terme d’innovation. 

                Concernant l’arme nucléaire, elle n’a rien eu de réellement déterminant dans le conflit. L’Allemagne était déjà vaincu lors de son utilisation et le Japon était à genoux. Rien ne justifiait vraiment son emploi si ce n’est l’impérative nécessité de couper court aux velléités russes potentielles.

                Au final, ce n’est pas car surclassé technologiquement que l’Allemagne ou le Japon cèdent. C’est un argument trompé.

                • (3) Un positionnement dans le « camp du bien » qui a probablement conduit à un assentiment meilleur des populations en guerre du côté des alliés. Cet avantage s’est prolongé en Occident pendant la guerre froide.

                La notion de bien et de mal n’existe pas vraiment dans la période relatée. Elle n’est arrivé qu’ensuite, une fois le conflit terminé et une fois les vainqueurs en mesure d’écrire l’Histoire

                L’idéologie est totalement mise de coté dans votre raisonnement et on peine à comprendre où vous interprété les optiques défendues. Le sentiment de liberté des peuples occupé suffit à contenter les populations concernées. Du reste, des peuples d’Europe de l’Est ont eux aussi été libérés du joug nazi, pour autant, ces populations ne partagent à proprement parlé, pas le même sentiment de liberté qu’on soit à Varsovie ou à Paris.

                Le camp du bien est une mauvaise optique, relativement récente d’ailleurs, la vision manichéenne étant une tentative raté du gouvernement Bush de se définir comme la juste cause en adversité avec un monde barbare (au sens initial du terme ; celui hors de la civilisation sous l’empire romain) qui ne serait que mauvais puisqu’autre.

                En 1945, il n’y a pas de camp du bien et de camp du mal, on ne perçoit même pas, malgré des années de conflits les contours des idéologies. On célèbre les libérateurs qui ont contraint la dureté de l’occupation, sont ils bons ? sont ils mauvais, c’est un concept qui enferme plus qu’il n’ouvre la réalité.

                Alors en conclusion de ses 3 points ont pensera donc que l’idéologie américaine est celle du juste et du « bien » ; le russe devient alors qu’un artifice de la victoire qu’on peine à partager avec lui malgré le déroulement de l’histoire et surtout on ne concède pas vraiment à le mettre du coté du bien puisqu’il vient de facto dans celui du nouvel adversaire qui vient de naitre avec l’arrivée de la guerre froide. Quid des résistants d’Europe sous l’occupation qui étaient pourtant résolument communistes pour beaucoup ? On se perdra tant le manque de réalisme durant ce postula dresse une optique biaisée, ratée voir totalement incomprise.


                • Geneste 7 mai 2015 20:39

                  @Aaltar

                  Sur le point 1 nous sommes OK

                  Sur le point 2 il faut considérer qu’à l’époque la notion d’Occident est naissante et dans mon esprit elle ne représente que les anglo-saxons. Les Allemands n’en font pas partie.

                  Sur le point 3, le cordon sanitaire autour de la Russie était une réalité et l’Allemagne a bénéficié alors d’une certaine mansuétude, car elle était un rempart au communisme. Néanmoins, une fois l’alliance avec l’URSS contractée, l’Allemagne a été mise dans le camp du mal et les alliés s’appelaient bien le camp de la liberté...


                • Azur Cérulé Azur Cérulé 7 mai 2015 21:50

                  @Geneste
                  Pour le point 3 c’était certes leur propagande, mais que croyez-vous que fut celle de l’Allemagne ? Si le peuple allemand a soutenu jusqu’au terme de la guerre son gouvernement, c’est parce que d’une part celui-ci avait apporté avant-guerre d’énormes progrès et obtenu ainsi sa confiance, et parce qu’il était largement persuadé que le camp d’en face souhaitait détruire totalement l’Allemagne.


                • Geneste 7 mai 2015 23:30

                  @Azur Cérulé

                  Vous avez raison, mais le régime hitlérien ne pouvait quand même pas prétendre à être dans le « camp du bien » y compris pour ceux qui le soutenaient. Il y avait quand même les camps d’une part, les politiques de discriminations et quand même un super noyautage faciste du pays qui y faisait régner la terreur.


                • Aaltar Aaltar 8 mai 2015 07:30

                  @Geneste

                  Dit toi bien que ce qui figure dans ton esprit n’est pas une notion perçue comme communément acquise.

                  L’erreur persiste et signe une mauvaise compréhension des thèmes abordés.

                  L’occident tout d’abord n’a rien de nouvelle contrairement à ce que tu affirmes puisqu’elle date en réalité de la sphère du romaine qui se divisa entre l’empire de Rome et celui de Constantinople. En gros, ça a presque 2000 ans.

                  Sur la notion d’anglo-saxon, on va encore plus loin dans l’approche plus qu’approximative des termes puisque les saxons sont un peu peuple, allemand, qui s’est installé sur le territoire de Bretagne. Il n’y a donc pas moins allemand dans la culture que tu expliques comme étant extérieur. Les allemands sont 1000 fois plus anglo-saxon que nous pouvons l’être, je ne prends même pas plus de temps pour t’expliquer les ramification entre les monarchie anglaises et allemandes qui sont tout simplement sur le même arbre.

                  Sur le point 3, on est dans une sorte de rhétorique imprégnée de propagande d’époque ou contemporaine, ça ne sont dans les deux cas des positions historiques qui s’appuie sur autre chose qu’un devoir de choisir son camp. Ceci dénote à quel point le postula est, comme je le disais, complètement raté puisqu’il tente de manipulé plus qu’il n’établit de vérité factuelles.

                  Je réitère donc et j’insiste, votre postula est erroné, il s’appuie sur des angles biaisé et/ou sur des positions idéologiques qui ne permettent pas de définir comme juste le propos.


                • Aaltar Aaltar 8 mai 2015 07:33

                  @Geneste

                  La notion de bien et de mal ne nait en réalité qu’à partir du moment où la victoire est consommée. Le nazisme aurait gagné la guerre ne vous permettrait pas de le définir comme « mal » puisque vous seriez (nous serions) aujourd’hui tenant et héritier d’une culture qui valoriserait cette époque troublée et tout ce qui aurait été accomplit aurait été traduit en bien puisque réussissant.

                  Le bien et le mal ne sont pas de notions qu’il faut s’amuser à manipuler en dehors d’une discussion de propagande.


                • Alain94360 8 mai 2015 14:48

                  @Aaltar & autre


                  Un point a se souvenir c’est la mauvaise gestion de la créativité des fantastiques chercheurs allemands pendant la guerre.
                  c’est un fait reconnu pour la bombe allemande que les scientifiques, écoeuré par la bureaucratie et peut être par les répressions, ne se sont plus autant investis dans la victoire qu’il aurait fallu...
                  Ils ont continué à jouer, plus à se battre.
                  Comme chez nous , l’intrusion du politique dans les décisions militaire, la planification, a certainement fermé pas mal de porte ou verrouillé la créativité des chercheurs et ingénieurs.
                  Un contre exemple est Von Braun...

                  plus généralement le système totalitaire, malgré un enthousiasme causé par la propagande (on retrouve ces schémas avce les soviétiques), a empêche la créativite.

                  je pense que nous touchons ce niveau en occident, entre rationalisation de la recherche, morale anti technologique malthusienne et luddite, pensée de groupe des médias, conformisme international menant a l’unicité des priorité, des critère et des revues à for impact...

                  une des forces de l’occident médéval au niveau technologique face à la chine médiévale, était les guerres permanentes, qui permettaient a des idées diverses d’être développées.

                  Sur un sujet que nous connaissons bien,, j’ai vu la pensée unique de quelques universités Ivy league US, contaminer la créativité américaine, puis les institutions européennes, puis finalement indienne, avec un village gaulois en Chine et dans quelques corporations japonaises, et des russes.

                  la R&D occidentale est pourrie de dominance intellectuelle américaine académique.
                  ils sont sauvés par leur écosystème privé, mais en europe on suit leurs conformistes, pas leurs innovateurs.

                  pour revenir au sujet principal, sauf a passer outre les décisions d’inspiration académiques US, la pseudo-rationalité bureaucratique, et les gosplan néoreligieux, notre notre science est foutue, et DONC notre capacité de défense.

                  mais si on va clairement droit dans le mur, l’espoir vient de ce que ce crash est général dans toutes nos décisions, et donc un jour, au dernier moment, l’instinct de survie va reprendre le dessus.
                  On va se réorganiser, de façon d’autant plus violente que ce sera au dernier moment.

                  par contre les grandes entreprises, comme les états nations n’ont plus d’avenir, si ce n’est sous forme de fédération lâches à la suisses, de plate-formes type Google/Uber/Vistaprint, et d’écosystèmes industriels similaires.

                  Sur le point du camp du bien, c’est triste mais la façon qu’on a actuellement de pietiner tout nos principes de liberté d’expression, de vie privée, de journalisme, d’autodétermination, de neutralité idéologique et religieuse, fait que nous avons rendu populaire Poutine&co. Quelque soit votre domaine de compétence et d’intérêt, le contrôle des média du 20e siècle (et même de twitter) est de plus en plus visible et avec Internet ca ne marche pas mieux en France qu’en chine.
                  Techniquement , coté structure du réseau informationnel, la période actuelle est fascinante car les manipulations (biais, embargo, injection, désinformation, absence de débat, trolling, noyage) et double cognitions sont visibles. Les fuites Snowden, Sony & autres (shuut), sont éclairantes.

                  Un des forces des alliés était effectivement de proposer une vision crédible et positive de leur action.
                  ce n’est pas crédible aujourd’hui. Leurs boucs émissaires sont presques plus honêtes. dommage.



                • Azur Cérulé Azur Cérulé 8 mai 2015 18:51

                  @Geneste
                  Vous vous méprenez largement. L’Allemagne, ou au moins son régime, était dans une position « vaincre ou mourir ». Et si la guerre était largement une guerre idéologique. L’idéologie gagnante se définit comme étant celle du bien, dans la suite de sa propagande de guerre, et pour maintenir sa domination.
                  .
                  Pour les camps, c’étaient des camps de concentration et de travail, où la vie était fort difficile, et qui vers la fin de la guerre devenant surpeuplés et ne pouvant plus être correctement approvisionnés virent de larges quantités de morts, avec notamment des épidémies qui ne purent plus être contenues. Ce n’est pas quelque chose de magnifique, mais rien qui fasse de l’Axe le « camp du mal ».
                  Aux Etats-Unis d’ailleurs, il ne fut pas fait autre chose avec les nippo-américains ; dont on se méfiait comme ennemi intérieur potentiel. La situation ne fut pas autre pour les juifs, divers opposants politiques, etc
                  Ces camps furent cependant exploités par la propagande alliée à des fins politiques.
                  L’Allemagne avait été détruite sous les bombes alors que sa défaite militaire était déjà inéluctable, sans aucun égard pour les populations civiles qui furent au contraire prises pour cibles à de multiples reprises (Hambourg, Dresde, etc). Violant sans vergogne les lois de la guerre, c’était un véritable terrorisme d’Etat qui était pratiqué. Aussi, il fallait à la fois ne pas trop le montrer pour ne pas risquer de vague de sympathie pour les vaincus, et en même temps le justifier par d’autre voies. Présenter l’ennemi comme le diable est une excellente manière pour justifier de pareils agissements.
                  .
                  Pour la politique de discrimination, elle était mauvaise à l’aune des valeurs des vainqueurs (et encore, si on regarde les Etats-Unis ségragationnistes de l’époque on ne peut pas vraiment dire qu’ils furent en position de donner des leçons), qui sont encore celles dominantes aujourd’hui.
                  Elle était dans la droite ligne d’une idée « l’Allemagne aux Allemands », la communauté juive ayant justement eut la propriété de s’organiser en communauté, de ne pas se fondre dans la communauté nationale, d’avoir une influence disproportionnée au regard de sa démographie, tout comme des positions sociales en moyenne bien meilleures. Les diverses organisations juives des autres pays organisèrent des boycotts de produits allemands et une féroce propagande anti-allemande, qui raidit largement les positions en face et chacun se croyant dans son bon droit et refusant de céder, il en résulta une escalade. Il ne fait aucun doute qu’il y eut des gens extrêmement honnêtes, des vétérans de la guerre de 14, etc, qui furent injustement touchés ; mais dans l’ensemble la présentation qu’on en fait en général est largement tronquée et orientée.
                  D’autres éléments seraient sans doute encore nécessaires pour bien se replacer dans le contexte de l’époque.
                  .
                  Pour le noyautage fasciste du pays y faisant régner la terreur, avez-vous des sources à me fournir ?
                  Car que les opposants les plus féroces aient été pourchassés impitoyablement je n’en doute pas, mais ce critère est tout sauf déterminant. D’ailleurs nos bons « démocrates » ou les bons « démocrates » etats-uniens n’ont aucun problème à détruire socialement et à pourchasser légalement ceux qui pensent mal et le disent fort sur certains sujets. Je ne parlerais même pas de l’URSS stalinienne, dont chacun connaît la grande humanité, qui fut pourtant la principale machine à détruire l’Allemagne hitlérienne.


                • Geneste 8 mai 2015 19:43

                  @Azur Cérulé

                  Je suis d’accord avec vous pour convenir que la partie adverse à l’Allemagne, les Etats-Unis en particulier, n’étaient pas blancs comme neige. Néanmoins, quand vous parlez des nippo-américains, il faut reconnaître qu’ils ont été internés et persécutés après Pearl Harbor, pas avant. Les juifs, homosexuels, tziganes, communistes, témoins de Jéhovah et autres, ont été internés, dans l’Allemagne nazie, a priori, pour ce qu’ils étaient ! Je pense qu’il y a là une différence substantielle avec un mal, interne à l’Allemagne nazie, qui est intrinsèque, car il n’est pas issu d’une réaction à un événement extérieur, mais à une idéologie intérieure.
                  En ce qui concerne la guerre totale des USA, il faut distinguer celle avec la Japon qui est scandaleuse avec le bombardement atomique qui n’était pas nécessaire et celle avec l’Allemagne où la cible n’était pas l’Allemagne en tant que telle, mais les soviétiques et leur avancée. Je ne dis pas que je cautionne ce qui a été fait et qui est scandaleux, mais là encore il y a une raison profonde, peut-être pas acceptable, mais c’est donc une réaction encore une fois à un événement extérieur et non une action intrinsèque des alliés.
                  Pour ce qui concerne le noyautage du gouvernement fasciste allemand, je pense que la racine même du mot fascisme, qui veut dire gouvernement en faisceaux, explique combien le pays était noyauté à tous les échelons sans avoir à donner quelque référence que ce soit. Quant au caractère violent de ce noyautage, il faisait partie de l’idéologie nazie, ce qui est largement documenté.


                • Azur Cérulé Azur Cérulé 8 mai 2015 20:26

                  @Geneste
                  Fascisme ne veut pas dire gouvernements en faisceaux. C’est une référence au fasces, un symbole traditionnel de la Rome Antique (c’est en Italie que le fascisme arriva en pouvoir pour la première fois) ; attribut des licteurs, symbole repris par le fascisme donc.
                  J’aimerais véritablement une explication claire de ce que vous souhaitez exprimer et des références. Ne le prenez pas mal, c’est une demande courtoise afin de mieux comprendre.
                  Si vous souhaitez dire que c’était un régime peu tolérant envers la contestation politique, cela ne fait nul doute, mais vous semblez impliquer bien davantage.
                  .
                  Sinon, est-ce que vous réalisez que vous justifiez dans le même massage d’immenses massacres de civils par les Anglo-Américains pour des buts purement politiques (réduire l’influence que pourrait prendre l’URSS après guerre)(et pour le Japon, si c’est pareil. Le Japon souhaitait se rendre, mais pas sans conditions, et pouvait résister encore un moment. L’URSS venait d’entrer en guerre avec le Japon, et il s’agissait de finir vite.) ; tout en présentant à côté l’internement dans des camps de certaines populations comme le comble de l’horreur ?
                  Pour les communistes, c’était des opposants politiques extrêmement féroces et dangereux. Voir aussi les différentes tentatives de révolution communiste après la 1ère guerre mondiale.
                  Pour les juifs, ils furent exclus des champs de la politique et de la vie culturelle dès l’arrivée des nationaux-socialistes au pouvoir, mais ne furent déportés que bien plus tard, au cours de la guerre, alors qu’ils étaient considérés au même plan que les nippo-américains aux Etats-Unis : une population interne potentiellement hostile. Les réactions des groupements juifs de divers pays (notamment Etats-Unis) et l’importance disproportionnée des juifs dans le bolchévisme avaient convaincu, à tort ou à raison, les nazis de cela.
                  Pour les tziganes, je n’ai pas trop étudié la question, mais ils sont globalement un corps étranger et parasitaire pour l’ensemble de l’Europe, donc si les méthodes adoptées ont peut-être été rudes et/ou inadaptées, ils représentaient tout de même un problème véritable.
                  Pour les homosexuels, témoins de Jéovah (qui font encore notre bonheur - dans la désencyclopédie) et autres, je ne prétend pas non plus défendre les excès eugénistes du régime hitlérien que je désapprouve. Néanmoins, il faut savoir garder mesure et les présenter objectivement.


                • Geneste 8 mai 2015 21:42

                  @Azur Cérulé

                  Je ne veux certainement pas justifier les exactions américaines ! Elles auraient pu être évitées et conduire à peu près au même résultat. Je dis seulement que les actions américaines ont été prises en réaction à des faits extérieurs aux USA eux-mêmes. Encore une fois, les réactions n’ont pas été du meilleur aloi, mais chacun peut faire des erreurs dans la précipitation ou, même, dans l’appréciation d’une situation tendue.
                  Le régime nazie, lui, n’a pas fait ce qu’il a fait en réaction à des événements extérieurs, mais bien à des éléments intérieurs à sa société. L’incendie du Reichtag, la nuit de cristal, etc., sont des faits dont les dessous aujourd’hui sont à peu près connus. Le régime, donc, non seulement n’acceptait pas la contestation politique, mais il agissait de façon proactive pour pouvoir agir ensuite de façon répressive en se justifiant. Voilà mes références, s’il en fallut, sans compter qu’Hitler lui-même, avant de devenir chancelier avait fait de la prison. Et ce n’était pas pour rien ! La violence faisait partie de son programme. Il suffit, pour s’en rendre compte, de lire Mein Kampf. Voilà une référence !


                • Aaltar Aaltar 11 mai 2015 09:24

                  @Alain94360

                  Je n’ai pas d’information concernant l’esprit de résistance des chercheurs à cause de la bureaucratie, peut être.

                  Ce qui est certain et acté en revanche, c’est la volonté des nazis ou plutôt l’absence de volonté de prendre l’angle nucléaire comme choix déterminant.

                  En fait, 2 optiques s’opposent, la vision américaine qui table sur un conflit long et donc sur un développement lent mais nécessaire du programme nucléaire ; et l’optique allemande qui table sur une guerre courte et donc sur un programme nucléaire peu soutenu puisqu’il aurait une perspective de maturité que trop tardive.

                  Les efforts n’ont alors pas été consentis pour soutenir le choix des allemands sur le volet atomique. A ça il faudra rajouter « la bataille de l’eau lourde » menée en sous main par les services secrets alliés. Ceci n’aurait de toute façon pas changé grand chose, l’Allemagne n’avait que 10% de la capacité nécessaire pour parvenir à un résultat quelconque dans ce domaine.


                • Fuchs Fuchs 7 mai 2015 18:54

                  « L’Occident, qui règne sur le monde actuellement, est en réalité non pas une démocratie, mais une oligarchie »


                  Chez les BRICS ça n’est pas mieux, Russie et Chine sont deux pays où la corruption est endémique et où le peuple est jeté au broyeur pour un oui ou pour un non. La pelouse du voisin est toujours plus verte.

                  • Geneste 7 mai 2015 20:41

                    @Fuchs

                    Je suis d’accord avec vous, mais comme je l’écris, l’oligarchie russe, au moins pour celle-là, est moins établie, car plus jeune que la nôtre. L’herbe est donc là un peu plus verte effectivement, mais je suis bien entendu sans illusion sur le sujet.


                  • Fuchs Fuchs 8 mai 2015 08:48

                    @Geneste

                    « Qui peut se permettre aujourd’hui de développer un médicament sur une seule bonne idée quand on voit tous les obstacles à franchir pour avoir l’autorisation de mise sur le marché ? Bref, ce système est fait pour ceux qui sont déjà établis. »

                    Je pense que là aussi c’est un peu excessif, il y a énormément de startup qui proposent de nouvelles molécules et process médicaux chaque années.

                  • Geneste 8 mai 2015 19:20

                    @Fuchs

                    Oui ! Reste à savoir à qui appartiennent vraiment ces start-ups et qui est vraiment derrière...


                  • Fuchs Fuchs 9 mai 2015 17:19

                    @Geneste
                    Complotisme 


                  • sls0 sls0 7 mai 2015 20:38

                    Les causes officielles des débuts de guerre on les connait, les raisons profondes on ne peut que spéculer.

                    Une de mes spéculations c’est qu’il y toujours le fric et le pouvoir qu’il donne qui n’y est pas trop étranger.

                    Depuis la dernière guerre mondiale, il y a eu une telle croissance dû au pétrole donc du fric à récupérer que la guerre n’était plus rentable. Pour ceux qui voudrait objecter sur la corrélation PIB/pétrole, qu’ils analysent cette courbe et qu’ils expliquent ce R² de 0,989, ensuite on cause.
                    Il y avait tellement à récupérer, qu’avec les restes il y a eu une classe moyenne.

                    Sur cette autre courbe, on s’aperçoit que l’on vit sur un monde fini et que le pétrole en est un exemple aussi. Moins de pétrole c’est moins de PIB, moins de nourriture, sans être aussi pessimiste que cette autre courbe, on peut supposer qui y aura quelques changements qui se feront peut être dans la douleur.
                    Si un excès de pétrole à amené un peu de répit en guerres importantes, avec une baisse de la ressource pétrole, plus rien ne s’oppose à ce que se soit un peu plus remuant, depuis l’inversion de la courbe, les grandes leçons de démocratie US sont moins idéologiques, ça va peut être pas se calmer.

                    Je sais je fais chier avec des courbes et des chiffres, c’est difficile à discuter et la règle de trois est imparable. Une dernière où l’on voit que le bien être est corrélé avec le PIB, sauf qu’après 15.000$ il n’y a plus de corrélations, toujours des chiffres, ça veut dire que l’on peut vivre heureux sans SUV et dernier modèle d’écran plat, 15000$ par habitant suffisent.

                    Henri IV à dit : Paris vaut bien une messe, mon SUV ou écran plat vaut bien une guerre mondiale, non ?
                    Je rigole, mon véhicule c’est 1-1,5l d’essence par semaine et je n’ai pas de télé.
                    Je n’aurai pas me battre pour mon style de vie. J’ai plus mais 15000$ par me suffisent plus qu’assez. Avec une consommation inférieure à une tonne équivalent pétrole je m’en fout un peu.
                    S’il y a une guerre, je diviserai au max par deux mon style de vie, d’autres ce sera par 16 à 25.

                    Tout le monde se plaint qu’il y a trop de monde sur terre (surtout les autres) si on enlève le coté moral de la guerre, c’est un moyen efficace pour réduire la population, le problème c’est qu’on fait parti des autres, les bombes ce n’est plus en mangeant en regardant les infos du 20h.
                    C’est environ 3 millions de morts l’apport de la démocratie US ces dernières années, on a tendance à ne pas trop faire attention, peut être qu’en étant un peu plus concerné.........
                    On peut dire la même chose d’une spéculation sur les céréales, ça fait des morts (chez les autres) et on s’en fout.


                    • hunter hunter 7 mai 2015 20:52

                      @sls0

                      Parfaitement raisonné : je suis aussi les travaux de Jancovici, ces démonstrations sont imparables.

                      Adisjatz

                      H/

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