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Accueil du site > Tribune Libre > Propos libres sur le divin, inspirés par le celtisme

Propos libres sur le divin, inspirés par le celtisme

Qu'est-ce qu'un dieu (une déesse) ? ... Cette question peut sembler saugrenue et pourtant elle est fondamentale. Tout le monde parle de la religion pour en assumer une ou en rejeter d'autres (voire toutes), l'affaire semble entendue et pourtant il existe des idéologies politiques dont les dynamiques sont religieuses, aussi : le républicanisme est né entre Culte de la Déesse Raison (1, 2) et Religion Positiviste de l'Humanité (1, 2) d'esprit fort franc-maçon, lors de la Révolution Française ! (Il y a évidemment, dans le devenir-Marianne de ces croyances, un vieil écho à la grande déesse celtique.) Mais il y a de potentiels gourous partout. Vraiment, la situation est particulièrement compliquée, puisque même les sciences ne sont pas entre elles raccord, pour dire de quoi il retourne, quand on parle de religion.

Cet article n'a pas la prétention d'établier une vérité définitive. Il s'agit d'un témoignage raisonné avant tout, sur la base d'une spiritualité celtique, ou bien de raisonnements expérienciels.

 

Source de l'image

 

La Religion comme moteur de toute culture, coeur spirituel d'une communauté

Renvoyons simplement à l'étymon latin concernant la religion, tirant vers la relation, la reliance, l'alliance. Mais qu'on s'entende bien : la relation, la reliance, l'alliance, entre les hommes. Il s'agit de faire communauté. Voilà pourquoi du druidisme contemporain naquit la notion de senocommenio*, à savoir d'ancienne voie : cela réunit les hommes et fait culture.

On pourrait encore dire, selon le mot du chrétien Charles Péguy, que « tout commence en mystique, et tout finit en politique » car certes une fois inspirés les hommes quêtent personnellement, se distribuent les places et s'accaparent du pouvoir, prêts à toutes les fallaces dans la démarche. La question de la religion est donc importante, car elle est moteur des cultures : le centre « à peine caché », comme en arche d'alliance vide. Le spirituel origine tout.

Prenons un exemple concret : nombreux sont les Européens qui se disent athées (et ils entendent cela comme sans religion). Or il y a entre eux, des personnes qui font d'athéisme religion, ou bien qui s'adonnent à du scientisme contre tout esprit scientifique (foi dogmatique dans « la science », alors que les sciences sont initialement une dynamique de recherche scrupuleuse) ce qui arrive même aux zététiciens (quand ils pratiquent un doute dogmatique), ainsi que des personnes spirituelles diversent et variées notamment dans le new age diffus. New age qui imbibe l'ensemble de notre société (et dont le druidisme n'est massivement pas exempt, ce malheureux, régulièrement animé par des vieux de la vieille autoritariste libertaire dans la folle démarche ! ce qui certes, vaut toujours mieux qu'un ayatollah lanceur de fatwas, un curé pédophile ou un rabbin fondamentaliste). Eh bien, le monde contemporain ... du moins quand il est nord-atlantique ... en est massivement là, d'une forme de spiritualisme diffus écolo-bobo (chacun prétendra n'en pas être, ou bien y être avec sa singularité, ou bien que tous ces discours ne sont que de grands mots vides, mais ... ).

 

Des Divinités, et des croyants qui se trompent

Bon. Qu'est-ce qu'un dieu ? ... La religion définie comme moteur de toute culture, coeur spirituel d'une communauté (s'ignorerait-elle comme religieuse) la question continue de se présenter.

Qu'est-ce qu'un foutu dieu ? ... (Que peuvent les grossièretés contre les dieux ? les dieux s'en moquent ! il n'y a pas de blasphème possible, ou plutôt le blasphème ne devient à craindre, qu'à raison qu'on n'a pas affaire à un dieu, mais un autre esprit vil, vindicatif, fragile, susceptbile, totalitaire, arrogant et fielleux, tel que le prétendu dieu unique et absolu des monothéistes (1, 2, 3). Car « les dieux aussi, philosophent » selon le mot de Nietzsche.) ... Qu'est-ce qu'un foutu dieu ? Tel que diagnosiqué en psychologie des profondeurs par le dissident freudien Carl Gustav Jung – qui ne vaut pas toujours qu'on le prenne pour argent comptant, comme personne – le divin porte avec lui une charge numineuse. Or le numen a été paradoxalement diagnostiqué par le prêtre Rudolf Otto – un monothéiste, donc.

Nous connaissons bien plus de monothéistes que d'animsites, c'est l'évidence, voilà pourquoi il faut les citer et en parler. Le monothéisme a colonisé quasiment tous les mondes. Evidemment, comme tout un chacun, les monothéistes font des expériences spirituelles ... c'est juste qu'ils semblent victimes d'une erreur d'attribution à l'animiste**. Pour intuition : Le judaïsme orthodoxe, le protestantisme chrétien ou le sunisme musulman, qui sont de vastes épures dogmatiques et juridiques du monothéisme, rendent l'existence culturelle aride. Par contre, la kabbale juive, l'orthodoxie chrétienne et le chiisme musulman sont riches de gnoses, saints, fétiches et anges, offrant bien des mystères numineux : pour ainsi dire, ils humidifient l'existence (pour parler avec l'antique théorie des humeurs ... mais c'est aussi les religions du désert rapport aux religions de la forêt !).

Les monothéistes font des erreurs d'attribution, cela s'intuitionne, car ils prirent historiquement des dieux pour des anges, saints ou démons. Les dieux, jamais manichéens dans la morale, ont été interprétés pour bénéfiques ou maléfiques, saints ou damnés, et ainsi de suite. Totalitaires et paranoïaques dans leur démarche, les monothéistes ont surtout supplanter les anciennes religions sans comprendre qu'ils étaient motivés par l'orgueil (qui n'est un vilain défaut, qu'à raison qu'on en fait un péché). Même l'humoriste Jérémy Ferrari l'a compris, dans son spectacle Hallelujah bordel, c'est dire ! Un spectacle renseigné d'ailleurs, dont il faut conseiller le visionnage.

Or les athées et autres humanitaires contemporains, rétorquent volontiers que les anciens dieux n'ont pas de blanc-seing. Evidemment non, d'abord parce que les velléités de blanc-seing sont de sainteté monothéiste, hypocritement. Mais ensuite surtout : les anciens dieux n'en ont jamais réclamé, ils ne sont pas comme tous ces trop-bien-intentionnés, même soi-disants irréligieux contemporains, hypocrites dans leur moralisation (y compris libertaire, égalitaire et fraternitaire !).

Bref, tout ce qui est à retenir, c'est que la spiritualité se culturalise en religions et que nos religions nous spiritualisent en retour, c'est l'histoire de l'oeuf ou de la poule. Les monothéistes, quant à eux, sont négationnistes et absolutistes : ils prétendent que la spiritualité vient de nulle part (gracieusement diffusée par un prétendu dieu unique, créateur et hors-monde), que la religion n'est pas culturelle (en vertu des attributs dudit pseudo-dieu, alors qu'il s'agit d'un nationalisme contradictoirement universaliste), tandis que toute la richesse de leur art et de leur imaginaire, ils les puisent du polythéisme contre le polythéisme ! dans l'art notamment, en termes de contenus. Sinon, ils n'auraient que quelques histoires nomadiques et guerrières à raconter, tout au plus, avec les raisonnements de leurs intellectuels. Aridité contre humidité (pour rester avec l'antique théorie des humeurs).

 

(Sur)nature du divin

Mais qu'est-ce qu'un foutu dieu, enfin !

Eh bien, un dieu, dans son numen, s'apprésente à nous comme un arc ou une arche spirituelle, un insight ici et maintenant (à ne pas confondre avec les états de grâce, car il se laisse intuitionner que les états de grâce indiquent surtout que vous êtes doux-dingue, détourné de vous-même par une ruse spirituelle qui ne vous a pas gagné pour votre bien, mais pour le compte d'autrui – à commencer elle-même). Il se laisse intuitonner que ça vous a fait perdre le Sort – c'est-à-dire le jeu existentiel, le hasard – pour vous enrôler dans une croyance totalitaire et paranoïaque douceureuse ... Où tout soudain vous devient soit bénéfique, soit maléfique, bien ou mal, manichéen : « qui n'est pas avec moi est contre moi », disait ce « bon » vieux Jésus, mais le dieu hébraïque n'élit que son peuple contradictoirement universaliste, tandis que le musulman ne répand vraiment que l'Oumma ...
... la senocommenio animiste** européenne, elle, reconnaît d'emblée sa variété spirituelle (non seulement humaine) adogmatique et même souvent sceptique (attentive, philosophe, scientifique) ou bien elle n'est pas la senocommenio.

Les dieux constituent des personnalités spirituelles religieusement caractérisées, qui vous guident : invoquez-les ! Les dieux philosophent : arraisonnez-les ! Ils vous sont un deuocamminos*, un divin chemin, ici et maintenant ! jamais ils ne vous servent d'échappatoires en vue de quelque « vie future ».

Ô bien sûr, le Dits Ater (père souterrain, destructeur) ... le Dits Ater* parle d'éternel retour, de réincarnation humaine après le passage dans le Dubnos* – le Sombre-Monde, – mais ça n'est pas si sûrement pour atteindre le Nirvana : c'est pour raffronter ce monde-ci encore, et encore, et encore, et encore, et encore – vitalement, sociohistoriquement, scientifiquement. Du moins est-ce ce que son numen laisse intuitionner ...
... et néanmoins, il n'y a pas que les dieux, pour vous instruire : les dusioi* ou duses (faés, faunes, nymphes, lutins, farfadets, feux-follets, ancêtres, etc.) vous ouvrent aisément la Voie des dieux – le deuocamminos* – tous ces être qui trafiquent littéralement le monde et sans lequel il ne tiendrait pas une seconde, sauf que c'est un trafic à but non lucratif ...

 

L'Angoisse de tout croyant, moquée par les incroyants – si du moins il existe des personnes entièrement non-spirituelles

On a tous en tête l'image de ce monothéiste, notoirement chrétien … on a tous en tête l'image de ce monothéiste dans son sanctuaire, devant ou avec ses fétiches (arche, croix, chapelet, livre, langue, liturgie, etc.) … on a tous en tête l'image de ce monothéiste, disais-je, qui se met à douter. Et pourquoi se met-il à douter ? … Il se met à douter, parce qu'il n'entend pas son prétendu dieu. Il est là, il prie, mais il craint aussi, parce que ça ne vient pas, rien ne vient, et pour lui soudain l'angoisse règne. D'aucuns en font même un topos, sur la base de Jésus implorant son seigneur qui l'aurait abandonné avant la croix, le fameux Eloï lamma sabachthani.

Les plus stupides entre nous autres, animistes** européens, rient de pareils doutes : et comme il est facile de railler le chrétien ! … En effet, parce que la senocommenio – l'ancienne voie – s'affirme dans une francheté accoutumée et accompagnée (contrairement à la gracilité monothéiste) nous savons bien que le doute est permis, et que cette permission seule, nous entraîne à nous agaillardir entre nous. Cette permission nous donne du cœur, tandis que les monothéistes – même quand ils sont graciles d'esprit au point de reconnaître l'inexorabilité du doute – souffrent de se sentir coupables, en état de péché : leur foi leur fait redouter la tentation, jusqu'à la diablerie. Concrètement, c'est un moment où ils s'aventurent, mais ils s'inquiètent dans cette lubie qu'ils s'endiableraient ! Vraiment, les plus stupides entre nous autres, animistes** européens, ont bien raison de rire de pareils doutes ! mais ce n'est que mon avis ...

La question de comment savoir si « les dieux nous parlent », reste néanmoins d'actualité même pour l'animiste** européen. Les plus stupides entre nous, ont la chance de ne pas se la poser, une fois seuls ; mais les plus sagaces entre nous, ont la permission de pouvoir se la poser sans inquiétude ! Voilà qui change tout, rapport aux monothéistes, dont l'intelligence est bridée à ce niveau – encore qu'ils aient leurs intelligents … parce que leur intelligence s'inquiète (mais dire que leur prétendu dieu les éveillerait, les aimerait et les arraisonnerait !).

Ces bases étant posées, il se trouve que n'importe quel animiste** européen(ne) ou aspirant(e), peut se sentir dans un contexte parallèle au monothéiste. Après tout, nous sommes dans le domaine de la spiritualité, rien n'est simple et – « au mieux » – on s'y donne quelques fiabilités (para)psychologiques extrêmement maigres en vérité, entre IMI, ethnopsychiatrie, inconscient collectif et neuropsychologie du chamanisme : honnêtement, ça manque d'enracinement, ça manque de tradition, ça manque d'héritage européen, et cela ne fait qu'entériner les sciences avec la spiritualité en arrière-fond (ce qui n'est déjà pas mal, mais … ) depuis un point de vue culturellement monothéiste, même quand il ne l'est plus religieusement, même quand il se veut scientifique, et bien que les sciences naquirent de la philosophie naturelle née en milieu animiste*. Il faut lire Nietzsche, pour intuitionner le moralisme même scientifique, dans cette pulsion de véracité qui, finalement, craint d'être trompée et de se tromper avant tout.

 

Des Divinités au spirituel

C'est ainsi qu'il devient intéressant de savoir ce qu'est le spirituel. Mais ne ferait-on pas mieux d'y renoncer tout de suite, plutôt que d'y échouer après tant de monde et se faire humilier par toutes les personnes qui se veulent ou disent « spirituelles » ? Surtout dans un seul article ... Qu'en savons-nous, au juste, puisque le spirituel n'a jamais été bien saisi ? Rien ni personne ne saurait dire si un seul article n'épuiserait pas la question.

Epargnons-nous d'avance l'étymologie cent fois répétée dans les milieux et toutes les traditions, faisant le lien avec le souffle, mais ce sera pour nous évidemment une base de travail, par laquelle il ne faudrait toutefois pas non plus tomber dans l'écueil de la Tradition primordiale. Car ce que déduisent tous les quêteurs alors, c'est que « l'élément commun fait l'universalité, et l'universalité la connexion planétaire », or rien n'est moins juste : il y a de l'eau sur tout le globe, et de l'air, et du feu, et de la terre – pour parler en termes d' « éléments » – mais il y a aussi des smartphones, désormais – pour s'avérer plus prosaïque.

L'omniprésence des smartphones et des « quatre éléments » nous procure-t-elle un sentiment d'élément commun faisant universalité à connexion planétaire ? … Certes ! astrophysiquement, les étoiles sont les réacteurs nucléaires qui génèrent tous les atomes par lesquels tout est constitué, en quoi nous pouvons poétiquement nous dire tous « enfants des étoiles ». Reste que c'est new age. Et qu'est-ce, ici, qui fait l'universalité à connexion planétaire, en dehors de l'aspiration poétique, sur une base scientifique (new age, donc) ? et pourquoi dans une culture tel élément est d'une importance cruciale, et pas dans une autre civilisation, jusques et y compris le souffle (surtout valorisé en Inde, dans le yoga) ? Les aspirations varient !

Alors aspiration, le mot est lâché. Il fait partie du même champ lexical que spirituel, a-spir-ation. L'aspiration est une motion spirituelle, par laquelle on tend vers quelque chose, à commencer vers la spiritualité elle-même ! En effet, la spiritualité est cette chose singulière, qui est faite de « (re)spirations » au moins symboliques, à laquelle il faut une « spiration », une aspiration, pour l'atteindre ! … Alors, de deux choses l'une : ou bien il y a sur Terre, des personnes qui n'y ont jamais accès (puisqu'il faut « un peu de spiritualité », une « spiration », pour accéder à la spiritualité et toutes ses « spirations »), ou bien tout le monde sur Terre est (sur)naturellement ainsi fait qu'il est doué d'« un peu de spiritualité » au moins, ou bien encore – plus concrètement – tout ça c'est du bullshit.

Cette dernière option (« tout ça c'est du bullshit ») évidemment, est l'option défendue par les zététiciens : quand ils pratiquent un doute dogmatique, qui aspirent au « doute parfait », si l'on peut dire ! sans parler des scientistes, qui ont une foi dogmatique en « la science » (alors que les sciences pratiquent un esprit de recherche) ou autres empirico-rationalistes assimilables (il suffit de rester empirique et rationnel, inutile d'en faire des -ismes et des -istes). Ceci étant dit, parmi ce beau monde, il y a des « modérés », à commencer par ces indécis d'agnostiques et autres apatheists : ils forment le contingent de la civilisation nord-atlantique, avec son sens commun, qui n'hésite pas à se dire spirituel de façon plutôt vague, et même nouvelle vague, de l'écolo au new age, et souvent tout cela ensemble. Bref.

Qu'est-ce que le spirituel ? … Répondre par des « spirations » ne change rien dans cette histoire. Néanmoins, quand les « modérés » en ont ou croient avoir une forme d'expérience, on ne peut qu'abonder dans cette intuition que ça existe concrètement. À ce stade, la question est de savoir si des personnes peuvent seulement en être privées ! comme s'il y avait – et c'est un discours gnostique – des pneumatiques, des psychiques et des hyliques, c'est-à-dire une hiérarchie des hommes dans leur accession au spirituel : les pneumatiques y auraient accès (pneuma signifie souffle, comme spiritus) ; les psychiques ne feraient que le présumer dans leurs réflexions ; les hyliques, enfin, manqueraient de réflexions, réduits à « leurs corps ». Hélas le problème d'une telle vision, c'est risiblement d'oublier, qu'on ne souffle qu'avec le corps ! elle contient un dédain du corps parfaitement ridicule, et pour tout dire monothéiste*** bien que le monothéisme chrétien renia le gnosticisme … Les monothéismes en général, n'exaltent le corps qu'à raison qu'ils détournent les forces animistes** et carnées alentour, nihilistes passifs au sens de Nietzsche.

 

La Spiritualité est carnée, ou elle est gâchée

Qu'est-ce que le spirituel ? … Nous disions que nous partirions du souffle, or il faut bien en partir, comme on voit. Concrètement, cela nous renvoie aussi aux façons de parler telles que l'esprit d'une démarche – tout à l'heure était évoqué l'esprit scientifique (car même les sciences, à condition qu'elles ne deviennent pas « la science » des scientistes, qui est aussi « la science » des crédules médiatiquesmême les sciences ont une spiritualité). On parle encore de tournure d'esprit. Cela est un je-ne-sais-quoi et un presque-rien qui font beaucoup : c'est même un philosophe juif qui sut bien en parler, du je-ne-sais-quoi et du presque-rien : Vladimir Jankélévitch. Mais il y a un autre ressortissant juif, qui avant lui suggéra ça-qui-nous-échappe-toujours, du nom de Sigmund Freud, qui le relaya surtout à la sexualité.

Pourquoi évoqué-je la sexualité là ? … Tout simplement parce que bien des traditions hermétiques, soulignent le lien entre sexualité et spiritualité, c'est évident avec le Tantrisme hindou. À partir de quoi, il est permis de dire que la spiritualité est quelque chose de très réel, très concret, très charnel, et pour tout dire physiologique, à condition d'entendre cette « physiologie » au sens présocratique. Mais, pour vous aider dans la démarche, si vous êtes monothéiste, il faut se rapprocher des juifs énoncés, ou bien des chrétiens Bernanos ou Muray, et encore des musulmans Al Halladj ou Omar Khayyam : ça parle au corps, à condition de se soustraire à la transcendance.

Le spirituel est donc comme un désir, par exemple sous forme d'aspiration, débordant largement ce qu'il est convenu de nommer « conscience ». La conscience, organe de l'attention, est débordée, par exemple par ce que Nietzsche nommait la « spiritualisation de l'instinct », c'est-à-dire sa « sublimation » plus ou moins psychanalytique : le devenir-sublime de ce qu'il y a de plus pulsionnel en nous. Il se passe là quelque chose, jusqu'à l'exquis, l'excellent et l'essentiel – dirait Platon. C'est très présent, immanent, sans aucune transcendance – encore qu'il puisse sembler y avoir des « effets de transcendance » dans le passage. Or il se passe là, qu'un corps est animé par la valeur. Il se passe là un phénomène de mœurs, au sens extramoral de Nietzsche.
« Une mœur », c'est un état d'esprit, à savoir une orientation pratique : c'est la même chose, mais il nous est formellement difficile d'établir que c'est la même chose, car l'abstrait se confond avec le plus concret, l'invisible avec le plus patent. Où il devient alors choquant – notamment pour les gourous – de dire que le plus concret et le plus patent présentent en tant que tel l'invisible et l'abstrait : car ici l'invisible est visible, et l'abstrait concret (leurs velléités d'enfumage s'évaporent en un clin d'oeil). Comment les personnes obtuses pourraient y comprendre quelque chose ? Comment n'y verraient-elles pas du blabla ? Rien ici n'est démontrable, tout simplement parce que tout est « juste » montrable ; ce qui semble évidemment monstrueux ! car cela signifie qu'on peut même en jouer pour la montre ! … Or, c'est bel et bien ce qui arrive régulièrement (par exemple, chez les gourous ... ). Car c'est pourtant empirique et rationnel.

Sciemment ou non, bien des gens qui souscrivent ou non à la notion de spiritualité, malmènent ou démènent la spiritualité du seul fait de leur méconnaissance ou de leur pavane. Vous ne pouvez pas imaginer, d'une part, tout le potentiel et toutes les ressources qui sont ainsi gâchées par toute l'humanité ; d'autre part, vous n'imaginez pas non plus, à quel point les marasmes socioculturels, les héritages et les influences, conditionnent toute une ambiance spirituelle qui maintient un certain type de dynamismes régionaux dans le monde, jusques et y compris chez autoproclamés athées voire irréligieux.

Comme je le disais plus tôt, les religions sont les moteurs « presque cachés » des cultures. Or les dieux, dépendants des régions du monde et d'endroits parfois précis, véritables esprits des lieux, n'y sont certes pas pour rien, mais il est possible de falsifier et contrefaire toute une population avec les moyens suffisants hélas. Au hasard, avec le monothéisme contre les animismes** du monde … mais pas que le monothéisme : toute la mentalité universaliste, post-monothéiste, moderniste et humanitariste, se laisse ainsi déraciner et déploie sans le dire ni peut-être le savoir, une spiritualité dégénérée car dépourvue de corps, au hasard genriste, techno-reproductiviste et transhumaniste ... L'humanitarisme, le scientisme, l'académisme et l'économisme sont actuellement les formes de la charité, de la vérité, du clergé et de la communauté autrement chrétienne.

Voilà pourquoi il est si important de rester enraciné dans une tradition : une tradition corporise, et alors les dieux et tous les duses – tous les êtres (sur)naturels – peuvent conjuguer leur vérité avec la personne qui localement les reconnaît, à travers la (sur)nature.

 

La Parole divine

À la fin, comment savoir si « les dieux nous parlent » ? … Ce n'est plus très compliqué. Bien sur, qu'on « le sent » diffusément ; bien sûr, qu'on en éprouve même l'instinct carné et éveillé ; mais avant tout, il y a – comme avec quiconque – une rencontre territorialisée. Et, après que cette « rencontre » a eu lieu, il reste des « échos », mais aussi des possibilités de « s'appeler au loin », c'est-à-dire de se donner des idées discrètes mais efficaces. Il faut « prêter l'oreille » et, surtout, ne jamais hésiter à « questionner », à « quêter », car c'est bel et bien dans l'aspiration qu'une « humeur » devient signifiante, comme une « télépathie (extra)sensorielle ». C'est instinctif, physiologique, mobilisant certes de la sérotonine.

Par contre, disons-le tout de suite, laissez immédiatement tomber les « délires énergétiques », du moins surtout si c'est pour vous laisser traverser de part en part sans réflexion. Toutes les influences ne sauraient vous « énergiser », loin de là. Il ne faut pas se tromper, de même que les dieux ni les duses ne sont « des saints ». Même les monothéistes, sont vigilants sur ce point, quoiqu'ils l'attribuent totalitairement et paranoïaquement à un diable et hordes de démons : en effet, parfois, ce n'est pas qu'on nous veut du mal, mais c'est juste un malentendu, et tout simplement qu'on n'a pas d'atomes crochus, ni qu'on a une bonne influence l'un sur l'autre. Voilà tout, car il se peut qu'ailleurs, pour autrui, il y ait du bon, même quand nous ne le sentons pas quant à nous.

Vous savez que « vous parlez avec les dieux », certes parce que vous le voulez, certes parce que vous le concevez, certes parce que vous l'intentionnez … mais d'abord et avant tout parce que, au-delà de ces velléités, parce que vous les découvrez dans la démarche instinctivement, et qu'ils s'apprésentent autonomes à votre esprit. Bien sûr, les monothéistes aussi ont ce genre d'expériences, mais elles ont lieu avec des entités prises pour des anges, des saints ou des démons, bénéfiques ou maléfiques, parfois simplement amalgamées au dieu prétendu unique et absolu : c'est trouble.

D'intuition, il s'agit d'influences spirituelles plus ou moins locales, c'est-à-dire plus ou moins culturalisées et donc territorialisées, faisant religion (sur)naturelle. Reste que tout ce qui ne semble pas venir « des Ciels » est pris pour démoniaque par les monothéistes, alors que les animistes** savent que les daïmonoi (δαίμονες) nous sont insufflés par les duses – fées, farfadets, faunes, gobelins, etc. – ou les dieux – souterrains, terrestres ou célestes, véritables esprits des lieux, esprits d'Antumnos* – l'Autre-Monde du seidos*, ici et maintenant ! – se révélant à nos esprits.

Mais je répète : les dieux vivent d'une vie autonome. Ils ne sont pas si mortels qu'on le pense, comme le laissent croire la nécessité de l'ambroisie pour se nourrir chez les Grecs (car cela humanise déjà trop les dieux en les concentrant sur l'Olympe) ou le Ragnarök chez les Norrois (non seulement l'idée que les dieux vivent au Valhöll ressemble à l'Olympe, ce qui signifie qu'il s'agit surtout d'allégories, mais en plus l'influence monothéiste est très prégnante dans les écrits mythiques dont nous disposons, puisque la généalogie remonte au Noé biblique dans l'Edda nordique comme d'ailleurs dans le Lebor Gabála Érenn irlandais, en tant qu'ils furent écrits après le XIIème siècle chrétien … ). Néanmoins, de grandes ères et aires géographiques peuvent être impactées par des lieux réels et spirituels depuis leur sol (tels que l'Olympe ou le Valhöll) où l'on voit bien que la senocommenio est « une religion à coups de marteau » entre le Svarog russe, le Sucellos celtique et le Thor norrois.

Avec les dieux, on ne « parle » toutefois pas si bien une même langue, que l'on éprouve une empathie communicative. Intégrez-la, arraisonnez-la, puis prenez le temps de découvrir toutes les Matri et Teutatei, les Mères ou Mâtres et les Dieux d'alliance protecteurs, propres à chaque lieu. Que ce soit par monts, par vaux, par landes, par forêts ou par cités. Quant à vous-mêmes, il y a vos genoi, vos génies (qui donnent gènes), c'est-à-dire aussi vos ancêtres (les lares, chez les Romains … que les monothéistes prennnent pour un ange et un démon personnels, alors qu'ils sont par-delà bien et mal). Remémorez-vous, Européens : le souvenir de vos « vies antérieures » existe toujours malgré l'anamnèse de vos âmes, lors de leurs passages dans le Dubnos* – le Sombre-Monde – où vous connûtes le Dits Ater, Hel ou Tuiston.

 

 

COMMENT ON DEVIENT MONOTHEISTE, TEXTE EXTRAIT DE « L'EXPERIENCE INTERIEURE » DU PHILOSOPHE GEORGES BATAILLE, GALLIMARD 1954, PP93-94 :

« La Nature accouchant de l'homme était une mère mourante : elle donnait l' "être" à celui dont la venue au monde fut sa mise à mort.

Mais de même que la réduction de la Nature à un vide, la destruction de celui qui a détruit est engagée dans ce mouvement d'insolence. La négation accomplie de la Nature par l'homme – s'élevant au-dessus d'un néant qui est son œuvre – renvoie sans détour au vertige, à la chute dans le vide du ciel.

Dans la mesure où elle n'est pas enfermée par les objets utiles qui l'entourent, l'existence n'échappe tout d'abord à la servitude de la nudité qu'en projetant dans le ciel une image inversée de son dénuement. Dans cette formation de l'image morale, il semble que, de la Terre au Ciel, la chute soit renversée du Ciel à l'obscure profondeur du sol (du péché) ; sa nature véritable (l'homme victime du Ciel brillant) demeure voilée dans l'exubérance mythologique.

Le mouvement même dans lequel l'homme renie la Terre-Mère qui l'a enfanté ouvre la voie de l'asservissement. L'être humain s'abandonne au désespoir mesquin. La vie humaine se représente alors comme insuffisante, accablée par les souffrances ou les privation qui la réduisent à de vaniteuses laideurs. La Terre est à ses pieds comme un déchet. Au-dessus d'elle le Ciel est vide. Faute d'un orgueil assez grand pour se donner debout à ce vide, elle se prosterne face contre terre, les yeux rivés au sol. Et, dans la peur de la liberté mortelle du ciel, elle affirme entre elle et l'infini vide le rapport de l'esclave au maître ; désespérément, comme l'aveugle, elle cherche une consolation terrifiée dans un risible renoncement.

Au-dessous de l'immensité élevée, devenue de mortellement vide opprimante, l'existence, que le dénuement rejette loin de tout possible, suit de nouveau un mouvement d'arrogance, mais l'arrogance cette fois l'oppose à l'éclat du ciel : de profonds mouvements de colère libérée la soulèvent. Et ce n'est plus la Terre dont elle est le déchet que son défi provoque, c'est le reflet dans le ciel de ses effrois – l'oppression divine – qui devient l'objet de sa haine.

En s'opposant à la Nature, la vie humaine était devenue transcendante et renvoyait au vide tout ce qu'elle n'est pas : en contrepartie, si cette vie rejette l'autorité qui la maintenait dans l'oppression et devient elle-même souveraine, elle se détache des liens qui paralysent un mouvement vertigineux vers le vide.

La limite est franchie avec une horreur lasse : l'espoir semble un respect que la fatigue accorde à la nécessité du monde.

Le sol manquera sous mes pieds.

Je mourrai dans des conditions hideuses.

Je jouis aujourd'hui d'être objet de dégoût pour le seul être auquel la destinée lie ma vie.

Je sollicite tout ce qu'un homme riant peut recevoir de mauvais.

La tête épuisée où "je" suis est devenue si peureuse, si avide que la mort seule pourrait la satisfaire. »

 

 

________________

* Dictionnaire Français-Gaulois de Jean-Paul Savignac, 2014, la Différence : les Celtes agglutinaient des mots.

** L'animisme court du chamanisme le plus sauvage, au polythéisme le plus administratif, en passant par le fétichisme (pierres, bijoux, armes fantastiques … ), le chimérisme (totems, fées, animaux fantastiques … ) et le ritualisme (sorcelleries, magies, cultes … ). Les Romains, étaient animistes. Il n'y a qu'une mentalité « progressiste » inventée par des Européens de l'âge classique, période dite « des Lumières », qui peut s'imaginer une évolution historique de l'animisme au polythéisme, du polythéisme au monothéisme, du monothéisme à la philosophie métaphysique, et de la philosophie à la science : cette paranoïa (délire rationnel) ignore que la philosophie naquit en milieu animiste, notoirement chez les Gréco-Romains, à ce dont on a hérité. Mais les anciens druides sont des connaisseurs, avant tout.

*** Il y a bien quelques théologies monothéistes, qui tentèrent d'exalter le corps, mais si nous les connaissons mal voire pas du tout, c'est bien parce que le monothéisme galère avec ça : le monothéisme vante la transcendance, l'extraction du monde, donc du corps.

 

 

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PS : cet article est un reliquat du Canalblog Uidluisme, dont j'étais de toutes façons l'auteur.

 

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52 réactions à cet article    


  • xana 16 avril 2020 20:15

    Bof, il se fait plaisir à lui-même.

    Mais nous nous avons aussi le droit de ne pas lire ce que nous considérons comme des c...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 00:13

      De même que vous avez le droit de vous abstenir de les commenter pour dire des c...


    • Pascal L 17 avril 2020 16:45

      @Mervis Nocteau
      Ici, vous ne montrez que votre orgueil. Le phénomène religieux n’existerait pas s’il n’y avait pas des manifestations qui nous montrent une transcendance qui nous dépasse. Le Christianisme aurait disparu depuis longtemps, s’il n’y avait pas la présence sensible et permanente de Jésus et de l’Esprit-Saint dans la vie des Chrétiens. Cela fait 2000 ans que des personnes comme vous s’échinent à vouloir faire disparaître ce christianisme et pourtant il est toujours vivant. Les manifestations de l’Esprit-Saint n’ont jamais été aussi nombreuses qu’aujourd’hui, continuant sans cesse à relever ce que vous cherchez à détruire. Un livre religieux sans la confirmation par ces manifestations est très certainement une œuvre humaine. Cela peut expliquer qu’il existe tant de descriptions divergentes des phénomènes religieux. Maintenant, vous n’aurez jamais la preuve de l’existence ou la non existence de Dieu et c’est pour cela que votre orgueil vous égare. Nous devons rester humble devant ces manifestations, car nous ignorons absolument tout des mécanismes qui les provoquent. Nous ne savons pas grand chose de Dieu, du moins lorsqu’il n’est pas une création humaine. Le polythéisme et le monothéisme ne sont que deux explications du même phénomène. Le monothéisme ne dit pas qu’il y a rien d’autre en dehors du Dieu unique, mais que les autres manifestations ne se situent pas au même niveau. Les anges, les esprits, les démons ou les djinns n’ont pas les pouvoirs de Dieu, mais font également partie du monde transcendant, ce qui fait que leur observation est possible. C’est sur ces observations que se fondent les religions pré-chrétiennes. Les Chrétiens ajoutent que les démons cherchent à masquer Dieu, ce qui n’aurait pas beaucoup de conséquences si Dieu n’était le passage obligé vers le salut. En effet, le message principal de Jésus concerne le salut que Dieu offre à l’humanité par amour. Personne n’est obligé d’accepter car l’amour ne peut enlever votre liberté.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 16:49

      Je montre mon orgueil en refusant de me laisser insulter. Et encore heureux. Vous délirez la transcendance. La transcendance n’existe qu’imaginée dans l’immanence, ici et maintenant. Le spirituel est immanent. Au reste, je ne vais pas me perdre en spéculations. Bien des animistes** (cf. article) sont panenthéistes, etc. Mais vous ne faîtes que me réciter votre dogme fanatiquement. Que votre diable vous emporte ! ... Vous vous prétendez de l’amour, sur laquelle vous vous croyez une exclusive, et vous condamnez derrière. Qui est orgueilleux ? Qui aime réellement ?


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 16:50

      Aux aveugles : certainement pas vous.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 16:52

      On se perd, avec le grouillamini monothéiste. Vous n’aimez certainement pas. Vous êtes certainement aussi orgueilleux que moi. Mais c’est de ne pas l’assumer, qui vous rend sordide.


    • Gollum Gollum 17 avril 2020 17:33

      @Mervis Nocteau

      Ah ah Vous voilà persécuté par Pascal L en plus du Laconique.. smiley

      Je compatis. Ce matin quand j’ai vu votre nouveau texte je me suis dit : pari que la première réaction sera celle du Laconique ? Bingo...

      Je devrai jouer au Loto.

      Sinon je confirme l’orgueil du Pascal L, suffit de lire sa prose elle suinte, elle pue même.. 

      Quant à l’amour ce ne sont que menaces larvées du genre : vous savez  mais vous êtes libres hein  vous risquez bien de ne pas être sauvé  je dis ça je dis rien  mais je serai vous, je me placerai du côté du manche  on n’est jamais trop prudent vous savez... Et se placer du côté du manche cela s’appelle l’amour...

      Voilà. Je viens de résumer la philosophie de vie de Pascal L. Comme on le constate aisément c’est plein de hauteur, ça fait vraiment envie à un esprit noble.

      La bassesse du christianisme encore bien vivante 2000 ans après.

      On reconnait l’arbre à ses fruits parait-il. Et avec Pascal L on a un fruit blette...

      J’imagine le gars à l’école ce devait être un vrai faillot et maintenant adulte (enfin parait-il) il essaye de se faire remarquer du petit Jésus...

      Je suis en pleine lecture sur les débuts du christianisme. Avec des phrases de Lactance, Tertullien, Augustin, etc..

      Tous, je dis bien tous, dévaluent l’effort de l’homme pour comprendre les choses. Cet effort ils l’appellent vanité, orgueil.. Le même vocabulaire colporté ici par Pascal L et laconique.. Ils secouent tous de Platon, des Grecs...

      Seule la foi a de la valeur. Et les quelques philosophes antiques de valeur qui restent encore de se lamenter et de constater la dégénérescence des élites et de la culture.

      Voilà le christianisme tel qu’il fut à ses débuts. Un véritable poison.

      Il y a eu un reportage sur les esséniens hier sur FR5. J’y ai appris que dans les manuscrits de Qumran se trouvaient deux siècles avant Jésus des tournures de phrases reprises telles qu’elles par Matthieu et Luc. Les huit béatitudes s’y trouvent aussi. 

      La conclusion me semble évidente. Jésus n’a pas été un phénomène spontané, mais le produit culturel d’une secte apocalyptique... Et dès lors les fameux témoignages de sa résurrection si ces témoignages proviennent des membres de la secte il est assez facile d’imaginer ce qu’il faut en penser..


    • Gollum Gollum 17 avril 2020 17:36

      Ils secouent

      ils se foutent (correcteur de m...)


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 17:41

      Merci Gollum. Oui, de toutes façons, le prétendu monodieu dit : « Je t’ai fait libre, mais tu n’as qu’intérêt à me choisir ». En entendant cela, les dieux sont tombés en syncope pour un ou deux mille ans ... de rire !


    • Gollum Gollum 17 avril 2020 17:47

      J’ai oublié de préciser que ces brillants esprits chrétiens n’expliquaient plus les phénomènes, surtout hostiles à l’homme, par des explications naturelles, mais par l’action des démons.

      C’est de ces époques que commencèrent à pulluler les exorcismes.

      C’est à une véritable régression obscurantiste que l’on eut droit dès lors, régression dont il fallut des siècles pour en sortir..

      Pascal L continue à croire aux démons. Bien évidemment, pour lui, je suis probablement possédé.. 


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 17:58

      D’où que j’en parle ainsi (des endiablements et des endémonisations ... ) dans l’article, et que les monothéistes sont des totalitaires & paranoïaques. Il y a une véritable sorcellerie de cette (mono)théurgie, se traduisant concrètement par des perversions narcissiques, psychiatriquement : on ne s’en sort pas facilement sans souillures, mais c’est tout le mal que je vous souhaite.


    • Laconique Laconique 17 avril 2020 19:18

      @Gollum 

      Vous n’êtes vraiment pas équilibré... Tous vos discours trahissent une fébrilité émotionnelle extrême, qui n’a rien à voir avec l’ataraxie du sage. Sans parler de votre acrimonie. Une nature vraiment noble, vraiment supérieure, regarderait le christianisme avec sang-froid, voire avec bienveillance, même sans le partager. Gide était farouchement anti-chrétien, et il ne s’est jamais laissé aller à de tels débordements. Goethe non plus. Je commence à croire que vous avez un problème, on dirait que vous en faites quelque chose de personnel. Gide a souffert du puritanisme de sa mère, il a dû s’en libérer, ça n’a pas été facile, mais il s’est tenu correctement jusqu’au bout. C’est pour cela qu’il était détesté par les catholiques, Claudel, Mauriac, parce qu’il présentait un modèle de distinction, d’intelligence, d’épanouissement complètement athée, dont vous êtes encore bien loin semble-t-il.


      Méfiez-vous, si vous faites du christianisme un ennemi personnel, vous serez vaincu et écrasé, comme Nietzsche. Vous ne pourrez pas gagner. Même si la foi disparaît complètement, que les églises se vident, que Jésus Christ devient aussi caduc que Jupiter, la Bible restera, qui est d’une richesse insondable malgré vos dénégations. Et dans l’histoire humaine, les religions abrahamiques resteront le phénomène culturel majeur, qui ont tout bouleversé, et ont eu une influence ineffaçable dans tous les arts, architecture, musique, peinture, etc.


      Je vous donnerais le conseil que vous donniez à Pierre Régnier : sortez, allez prendre l’air, regardez un bon film.


    • Pascal L 17 avril 2020 20:08

      @Mervis Nocteau
      Je montre mon orgueil en refusant de me laisser insulter" Et pourtant, ce n’est pas vous que Xana critiquait, mais votre pensée. C’est ainsi que fonctionne le dialogue dans une société civilisée. Chacun expose ses arguments et répond aux arguments des autres. Tout le monde peut juger une pensée mauvaise et l’exprimer. En assimilant votre pensée à votre personne, vous interdisez toute critique et c’est bien une marque d’orgueil. 


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 22:32

      J’oscille entre le mépris et l’esclaffement, et aussi garder le silence, mais là c’est marre. On dit autant de sottises qu’on me prête du vide intentionnel.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 22:39

      Non mais lisez-les, là, c’est ploucs qui me menacent ! dont la moindre prise de parole est un vous devriez ! tu devrais ! tu dois ! et qui ont le culot de parler de « liberté » encore, pour cela, comme quoi ils la défendraient ! Vraiment, leur prétendu dieu les a vraiment faits en sa ressemblance ... c’est-à-dire qu’ils sont si piètres qu’ils n’ont su que s’y faire dans leurs misérables espoirs.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 22:42

      Oups ! on les a conditionnés aussi, à juger que la misère était un bien enviable, en ce que leur prétendu dieu serait miséricordieux ... vraiment, c’est un système prévu pour qu’on n’en sorte que mort, comme dans Cube !


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 22:46

      Sauf pour les simples d’esprit, cela dit ... Mais le sont-ils assez ? ... Vous pensez bien que la réponse m’importe peu. Et que je vous sois votre diable en personne, s’il le faut pour que vous me lâchiez enfin la grappe !


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 22:49

      Ffffff, mwawow.


    • Gollum Gollum 18 avril 2020 09:54

      @Pascal L

      Ah.. mon Pascal... ma petite friandise du matin... smiley

      Allez on commence :

      C’est ainsi que fonctionne le dialogue dans une société civilisée. Chacun expose ses arguments et répond aux arguments des autres. 

      Ben oui. Mais ils sont où les arguments de Xana ? Cachés sous le tapis ?

      Admirons, une fois de plus, les incohérences du chrétien, si peu habitué à penser (faut juste croire, là il est fort mais pour le reste...) qu’il ne voit même pas qu’il nous donne le fouet pour lui donner des coups..

      Faut dire qu’il aime ça les coups, le bigot, s’administrer la pénitence c’est son petit jeu favori..

      Quant au Xana il déteste tout ce qui est biblique. Il est venu sur le fil de JPCiron l’engueuler parce qu’il osait s’occuper de trucs bibliques.. Un vrai défenseur de la liberté de penser..

      Il est assez savoureux dès lors de voir notre Pascal L prendre la défense d’un violent adversaire de tout ce qui est biblique. C’est surréaliste non ? smiley


    • Gollum Gollum 18 avril 2020 10:12

      @Laconique

      Tous vos discours trahissent une fébrilité émotionnelle extrême

      Ah oui je me sens tout fiévreux... p’têt le Covid ?

      voire avec bienveillance

      Ben pourquoi donc ?

      on dirait que vous en faites quelque chose de personnel.

      C’est personnel.

      Méfiez-vous, si vous faites du christianisme un ennemi personnel, vous serez vaincu et écrasé, comme Nietzsche.

      Pourquoi donc ? Nietzsche s’est voulu le prophète d’une nouvelle façon de philosopher. Je n’ai pas de telles prétentions. Voir clair dans ce que fut le christianisme (je parle globalement car il faudrait apporter des nuances mais ça demande trop de blabla..) me suffit amplement. Je respire la liberté à plein poumons.. 

      Quant à Avox où il y a 3 pelés et un tondu je m’en contrefous. Je suis juste ici pour faire enrager certains et je m’amuse bien. Là aussi ça me suffit..

      la Bible restera, qui est d’une richesse insondable

      Tellement riche que je lui préfère les aphorismes de Lao Zi, et largement encore, et la plupart des trésors spirituels que cette planète a engendré et qui sont largement supérieurs..

      les religions abrahamiques resteront le phénomène culturel majeur, qui ont tout bouleversé, et ont eu une influence ineffaçable dans tous les arts, architecture, musique, peinture, etc.

      C’est trop drôle de vous voir évoquer les arts, architecture, musique, peinture alors que les grecs étaient bien plus performants que les hébreux qui n’ont pas été foutus de créer le moindre art. Architecture faible, les égyptiens les enfoncent à plate couture et les grecs, les indiens, les khmers, idem..

      Peinture ? Zéro.. Musique ? Zéro..

      Quant à toutes ces réalisations européennes tardives, c’est bien parce que l’Europe chrétienne a tourné le dos au christianisme des origines que cela put émerger..
      Ben oui, relisez les premiers chrétiens : seule la foi suffit. Tout le reste n’est que séduction du démon.

      sortez, allez prendre l’air, regardez un bon film.

      Je ne fais que ça. J’ai toujours été zen. Je ne suis pas sur Avox du matin jusqu’à tard dans la nuit comme beaucoup sur ce site afin de jouer au petit spécialiste du Covid, de Macron, du Nouvel ordre mondial, du sionisme, et quand l’actualité change spécialiste des sujets du jour... smiley


    • Gollum Gollum 18 avril 2020 10:23

      Je rajoute que les arts, comme la philosophie et beaucoup d’autres choses ont littéralement explosé en diversité de mouvements, de façon de voir, etc.. dès lors que l’influence de l’Église fut fortement diminuée, c’est-à-dire à partir du XIXème siècle. Idem pour les sciences d’ailleurs. Ce n’est évidemment pas un hasard et démontre, à contrario, l’énorme frein que fut cette institution essentiellement dominée par des vieillards...


    • Laconique Laconique 18 avril 2020 11:09

      @Gollum

      « Les arts, architecture, musique, peinture alors que les grecs étaient bien plus performants que les hébreux qui n’ont pas été foutus de créer le moindre art. »


      Oui, sur ce point vous avez raison, il faut le reconnaître. Disons que le christianisme a servi de vecteur pour d’admirables œuvres picturales, architecturales et musicales, même si le fond en était parfois fort peu chrétien. Et malgré tout, l’idéal chrétien restait un ferment, ne fût-ce que par opposition : il n’y a qu’à voir le désert artistique des sociétés industrielles déchristianisées.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 18 avril 2020 13:51

      Le christianisme a tout resucé à sa sauce, c’est tout. Même la trinité, est anciennement indo-européenne, avec des dieux et déesses triples. Cela se retrouve aussi dans l’hindouisme toujours vivant, par voie de conséquence. Au monothéisme en général, en dehors de quelques nomadismes arides un peu miraculés dans la légende, il ne reste, précisément, que son opposition aux animismes du monde, donc européen compris notoirement dans le christianisme. Mais, quant à la société industrielle, elle a besoin de « matières premières », de « ressources », de « forages », de « pompes », de « création destructrice », de telle sorte qu’elle est devenue autophage, et qu’elle dévore et redévore ses propres prurits et autres diarrhées, à force de fantasies (quant à l’antiquité et au moyen-âge) et de remakes (avec ses propres productions parfois moins vieilles qu’une décennie, de plus en plus souvent moins vieilles qu’une décennie). Cette société ne sait en vérité pas quoi faire d’elle-même, en dehors d’une sorte d’une longue digestion d’elle-même (process en anglais). Mais il faut dire qu’elle avait moralement eu un bon maître : le monothéisme, manifestement dans l’hostie chrétienne, se dévore lui-même, ou bien se laisse dévorer par le Moloch de l’abstraction théiste (tout est dans ses sacrés textes), avec cette cerise sur le gâteau qu’il prétend combattre Moloch ... là où la crétinisation à abondé, les crétins ont surabondé.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 18 avril 2020 13:53

      * a abondé ...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 18 avril 2020 13:59

      Quand les juifs messianiques, apôtres du Nazoréen Yeshoua ben Yossef, se ramenèrent chez ce qu’ils nommèrent eux-mêmes « les Gentils, les Païens » et qui sont donc des animistes en vérité ils trouvèrent là une occasion de se venger de la colonisation romaine de Canaan. Et on peut dire que, stratégiquement, la martyrologie était viser juste, au cœur de la Rome dominante et vacillante (y compris vacillante par leurs soins). Le tour fut joué, si l’on peut dire, quand un empereur jugea bon de se convertir. Mais l’égalitarisme stoïcien avait déjà préparé le terrain ... La suite ? Ce fut perpétuation et expansion de l’esprit de vengeance jusqu’à nos jours, où après la colonisation du quasi-monde par l’Europe, le christianisme a subi plus ou moins le même sort, y compris à cause de son fleuron industriel : à force de vivre dans un parc d’abstractions, il fallait bien que des ingénieurs s’y mettent.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 18 avril 2020 14:01

      C’est le même sort, qui attend l’islamisme, et que subit le judaïsme évidemment. L’éternel sadisme du prétendu monodieu transcendant, absolu et universel.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 18 avril 2020 14:01

      Que dis-je ! c’est le même sort, que subit aussi l’islamisme.


    • Laconique Laconique 18 avril 2020 15:58

      @Mervis Nocteau

      « L’animisme » était mort depuis des siècles en Europe quand le christianisme est arrivé. Il suffit de lire Cicéron, Marc-Aurèle, de voir les opinions de Jules César sur le sujet, etc. De fait, l’écrit a tué votre animisme originel, bien avant J.-C. Vous utilisez l’écrit pour défendre une conception du monde incompatible avec l’écrit.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 18 avril 2020 16:35

      C’est tout ce que vous avez à dire pour votre défense ? Relisez mes doubles-astérisques, dans l’article. Question de définition, or la définition actuelle de l’animisme est fallacieuse, chronocentrique, biaisée.


    • Pascal L 19 avril 2020 15:56

      @Mervis Nocteau
      « Le christianisme a tout resucé à sa sauce, c’est tout. Même la trinité, est anciennement indo-européenne » Le Christianisme n’a pas besoin de se comparer à d’autres religions pour exister. Vos critiques ne peuvent l’atteindre. 2000 ans que cela dure et il est toujours là. Le Christianisme, c’est d’abord le Christ vivant que vous pouvez rencontrer. Etre Chrétien, c’est avant tout choisir de se remettre à la volonté de Jésus plutôt qu’à celle de Satan. C’est Jésus qui propose les actions de ceux qui veulent bien le suivre et non vous. Le concept de Trinité est confirmé par ces rencontres car c’est Dieu lui-même qui dévoile ce qu’il veut de lui, ce n’est pas un concept théorique. Vos propos sur la Trinité sont parfaitement légitimes, mais le débat technique n’intéresse plus grand monde depuis quelques siècles. On peut toujours se poser la question de votre motivation à relancer ce débat avec des arguments aussi peu solides.
      Il est toujours intéressant d’essayer de comprendre la virulence et la violence des critiques contre les Chrétiens, les Chrétiens n’usent pas d’un tel niveau de violence envers ceux qui les critiquent.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 avril 2020 16:34

      Bref, en gros, vous prétendez que votre bite serait plus grosse que la mienne, en essayant de jouer les placides analystes. C’est toujours inintéressant.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 avril 2020 16:36

      Vous ne débattez pas sur les éléments qu’on vous amène, vous vous ramenez avec vos dogmes, vos ignardises et vos pudibonderies, à essayer de vous faire passer pour des martyrs. Mais au vrai, vous cherchez tellement les coups !


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 avril 2020 16:37

      Oui, c’est psychotique. Difficile de faire entendre raison à un psychotique, assurément, mais cela fait longtemps que j’ai renoncé à vous convaincre (je ne suis pas prosélyte) : je m’adresse aux éventuels rares témoins de la scène.


    • Gollum Gollum 19 avril 2020 16:52

      @Mervis Nocteau

      Oui on ne peut rien contre ces gens là, ce sont des malades...

      http://atheisme.free.fr/Contributions/Christianisme_benediction_calamite.ht m

      Il y a sur ce site pas mal de perles qui valent le coup d’être lues pour être vacciné définitivement contre cette vision anthropologique fausse que fut le christianisme (car il est en train de crever et c’est bien ce qui agace, profondément, nos bigots qui reviennent perpétuellement à la charge..)

      Il y a d’ailleurs sur ce site le cas classique du bigot sous les yeux duquel on place des évidences et qui refusent de les voir, complètement tétanisé, terrorisé..
      C’est bien ce qui se passe ici où les mêmes, toujours et encore, refusent de voir l’évidence, paralysés qu’ils sont par toute une vie d’erreur et d’esclavage.

      Car c’est bien là le problème. Faut être burné pour oser s’avouer à soi-même que l’on s’est trompé sur toute la ligne et ce sur des décennies..


    • Gollum Gollum 19 avril 2020 16:59

      @Pascal L

      Il est toujours intéressant d’essayer de comprendre la virulence et la violence des critiques contre les Chrétiens, les Chrétiens n’usent pas d’un tel niveau de violence envers ceux qui les critiquent.

      Ah mais je vais vous expliquer.. C’est parce que les vôtres ont abusé de cette violence pendant des siècles et que maintenant ça se sait grâce aux études historiques de plus en plus abondantes qui le montrent..

      D’autre part vous êtes toujours violent de façon différente, dans vos propos mensongers, vos falsifications, qui sont votre marque de fabrique..


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 avril 2020 17:35

      Il faut lire Hannah Arendt, du Mensonge à la violence, en effet.


    • François Vesin François Vesin 17 avril 2020 00:23

      C’est déjà pénible de n’être qu’une poussière d’étoile confinée

      mais si en plus il faut s’infuser tous ces mots en « isme » pour

      survivre dans l’enfer macronien et ses arrières mondes putrides

      je préfère vivre de plein pied ici, « Résolu à ne plus servir../..libre » 

      et prêt à en découdre https://frontpopulaire.fr/p/actualites



      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 01:08

        J’honore toujours le courage ! seulement je ne suis pas sûr qu’un tel inespoir soit nécessaire, bien qu’un courage inespéré reste toujours du courage. Notamment, imaginez devoir revenir éternellement sur Terre : il me semble que ce ne soit pas toujours enviable. C’est bien pour cela que la réincarnation, les hindous cet les bouddhistes herchent à y échapper dans quelque Éveil et Nirvana.



      • ddacoudre ddacoudre 17 avril 2020 00:38

        bonjour

        et bien il y avait un morceau à lire sans compter tout ce qu’il fallait savoir entre les lignes.

        il y a longtemps que j’ai abandonné toutes ces discutions.

        l’humain en s’ouvrant à la conscience c’est distingué de l’animal par ses aptitudes culturelles et ses interrogations. il est entré sur une terre d’incertitude dans laquelle il a besoin d’être assurer pour vivre dans l’imensité de la méconnaissance dont il ignore les limites ; pour cela il c’est rassuré avec tous les déterminismes qui lui apporté une réponse pour comprendre l’indéfinissable,

        tous s’écroulent les uns aprés les autres que seule l’histoire de nos origines permet de mesurer. pour rester dans le monde occidental, nous sommes passé de l’edem à noé de noé à moïse de moïse au christ, chaque période réorganise celle précédent par les savoirs qu’elle a pu compiler pour dénommer toutes les émotions que son environnement lui suscite, construisant ainsi une vie géohistorique, ou le ressenti non défini constitue ce lien avec la part du monde que nous percevons sans pouvoir le définir par le déterminisme biologique qui nous constitue et le langage disponible.

        le nomothéisme tient plus aux facilités de circulation des hommes qui véhiculent avec eux leurs cultures dans lesquelles y y trouvent des points communs liés à l’espèce qu’ils sont. si toutes les populations étaientt restées endémiques de leur terrotoire nous n’aurions jamais eu d’universalité ni d’humanisme.

        pour être plus prosaïque, l’Edem est la période ou l’humai passe de la cuiellette dont il peut vivre sans s’interroger à la rareté ou il doit produire ce dont il a besoin et s’incline devant ce à quoi il doit sa survie.

        ce n’est qu’une affaire économique car pour procréer ça commence par se nourrir.

        cordialement ddacoudre overblog


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 01:14

          « pour rester dans le monde occidental, nous sommes passé de l’edem à noé de noé à moïse de moïse au christ, » ... Vous faîtes erreur : ça, c’est le monde moyen-oriental ayant colonisé spirituellement l’occidental, à la fin de l’Antiquité. Mais le monde occidental, c’était l’animisme européen (« le paganisme »), qui a perduré dans nombre de nos formes de croyances et de légendes contemporaines toujours. Prenez les Marie Morgane bretonnes ...

          « le nomothéisme tient plus aux facilités » ... Votre lapsus est parfait : nomothéisme, pour théisme normatif !

          Le reste, ce ne sont pour vous que des façons d’être revenu de tout, qui ne témoignent que de votre désarroi et de votre incapacité à vous engager dans une Voie. Cela vient souvent de la maladie de l’universalisme, y compris scientiste : celle qui s’imagine si bien renseignée, qu’elle croit ne plus rien avoir à apprendre. De plus, on commet historiquement de graves erreurs, à croire pouvoir tirer des leçons d’époques et d’événements épars, en réalité vécus à chaque fois par des vies, des biographies belles et bien culturalisées et territorialisées, je veux dire investies. Vous au contraire, vous ne savez plus dans quoi vous investir, comme spirituellement châtré.


        • ddacoudre ddacoudre 17 avril 2020 12:14

          @Mervis Nocteau
          BONJOUR
          d’accord pour l’erreur j’ai voulu faire court mal m’en à pris.
          par ailleurs je ne suis ni scientiste ni crédule et je n’ai pas peur d’être un hérétique. je ne sais qu’une chose avec certitude q<ue je quitterai se monde vers un inconnu indéfinissable et cela n’empèche pas nos émotions de construire des dominants sytèmique à partir de ce qui satisfait notre esprits la où il vie. nous ne disposons d’aucune vérité, seulement ce que nous pouvons aligné de compréhensible dans la recherche d’une logiqueraisonable qui elle est castratrice comme le vocabulaire.
          cordialement.
          tout ce qui existe a une raison d’être sinon nous ne pourrions pas trouver sur la planète les moyen de sa réalisation, également tout ce que nous pensons est en potentialité d’être puisque nous l’avons ressenti puis défini, sauf que leur définition se font avec des mots arbitraires qui sont insuffisants pour afiner ce qui nous traverse l’esprit. si bien que quand sa réalisation intervient elle ne ressemble pas toujours à ce que nous avions expliqué, et heureuselment, sau que cela prend parfois des siécles ; icare voulais voler, nous l’avons réalisé quelque siécle plus tard, mais pas sous la forme où la légende l’avait envisagé.
          c’est l’environnement qui dicte nos pensées et il est fonction de la biologie des sens.
          cordialement.


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 12:51

          Il faut croire ce que l’on vit. C’est le cœur pascalien, à condition de le déchristianiser bien sûr.


        • keiser keiser 17 avril 2020 08:40

          Et ben, tout ce syncrétisme pompeux pour nous vendre la Wicca.

          Je n’ai pas pu tout lire, sans doute imperméable à l’ombre salvatrice du Saule.

          Mais bon, cela ne mange pas de pain ( béni ).


          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 12:52

            Non, ça n’en mange pas, merci, surtout pas béni ! Puisse votre saule vous satisfaire longtemps, c’est le propre des bons arbres. Par contre, non, la wicca, non, pas pour moi.


          • caillou14 rita 17 avril 2020 10:12

            Marrant, c’est lors d’un rassemblement de « culs-bénis » que le virus est parti en France ?

             smiley


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 12:53

              Oui, ils nous ont gâché les fêtes de l’équinoxe et de Beltaine. Spirituellement ce n’est pas anodin.


            • zygzornifle zygzornifle 17 avril 2020 13:46

              @rita

               Oui, habitude c’est le corona-anus des gosses qu’il faut craindre .....


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 14:06

              Ces malheureux, pour leurs bénédictions, ont récupéré, détourné, falsifié et infecté dans une vasque enfermée, le symbole des eaux avec leur « eau bénite » (de même que la Terre-Mère, devenue abstraite dans cette « sainte mère d’église » ou la « vierge »). Ils ont cloîtré le féminin. Cf. aussi ma réponse ci-dessous aux dix bières.


            • zygzornifle zygzornifle 17 avril 2020 13:45

              Le dix vins moi je préfère dix bières .....


              • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 17 avril 2020 14:03

                Ça marche aussi ! A votre santé ! ... Mais qui est donc cette dibière > Divière ? ... Une déesse locale, près de Bellefontaine, comme il y a bien des déesses des eaux dans le celtisme, à commencer par Sirona. Déesses sans lesquelles ne pousserait par l’orge, le malt et le houblon, qui permettent aussi de brasser au moins dix cervoises, dix bières, divines. Vraiment, quelle belle fontaine.


              • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 28 avril 2020 14:02

                ADDENDUM :

                Cet article confirme la relation au corps : National Geographic la Connexion corps-cerveau est plus importante qu’on ne croyait.

                En philosophie, la démarche suivante a toujours-déjà eu lieu : de Hegel à Marx, de Platon à Nietzsche, de Descartes à Merleau-Ponty, etc. bref, rien de nouveau sous le soleil, les sciences brodent et discriminent avant tout.

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