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Accueil du site > Tribune Libre > Quand l’AFP se fait l’écho d’une fake news visant à (...)

Quand l’AFP se fait l’écho d’une fake news visant à casser les entreprises françaises !

Ce matin, tous les journaux de la presse mainstream ont repris en cœur une dépêche de l'AFP vous annonçant que la France était "championne du monde de la rémunération des actionnaires". N'en croyez pas un mot, c'est une fake news !

"Comment le Figaro peut il publier une telle c..." fut ma première réaction en lisant ce matin mon quotidien. En gros s'affichait le titre "La France championne des distributions de dividendes". Les entreprises françaises se retrouvent accusées (sic) d'être celles qui accordent la plus grande rémunération des actionnaires.

Une réelle fake news

En fait, nous devrions y être habitués, le Figaro n'a fait que reprendre une dépêche de l'AFP, comme d'ailleurs presque toute la presse mainstream, "Challenges", BFM, Le Monde et ses déclinaisons, Ouest France et ses déclinaisons etc... Reprendre une dépêche in extenso, sans en vérifier le contenu, sans mise perspective, sans explication. Bravo, le travail de journalisme ! Et après ce sont les mêmes qui se permettent de donner des leçons de "professionnalisme" à la presse auto baptisée de "réinformation"... Décidément Messieurs, vous n'avez aucune leçon à donner, vous êtes la source et la caisse de résonance de l'immense majorité des fake news qui circulent.

Mais revenons à notre dépêche issue de celle que désormais nous ne connaissons plus que sous son sobriquet d' "Agence Française de Propagande". Et bien l'AFP, celle là même que le gouvernement charge de faire la chasse aux "fakenews issues de la réinformation et des réseaux sociaux", n'a en réalité pas écrit un article à partir des statistiques de l'INSEE, ni d' Eurostat ni de quelque organisme que ce soit, mais simplement repris, elle aussi in extenso, un communiqué de presse d'une association militante du nom d' "oxfam" !

Qui est "Oxfam" ?

En théorie une association qui lutte contre la faim dans le monde. Mais pas que. La faim dans le monde est une couverture, il y a un vrai projet politique derrière Oxfam.

Cette "association" est financée par... l'Open society de Soros (tiens donc). Sa communication est résolument pro immigration, et son discours concernant la Syrie fait la part belle à la propagande anti gouvernementale. Ce qui a fait le plus parler d'Oxfam dernièrement c'est la révélation de scandales sexuels de la part d'une part importante de ses intervenants sur les théâtres mondiaux de la misère. Cela a commencé par Haïti, mais très vite, des révélations sont arrivées du Soudan, du Liberia, des Philippines, du Bangladesh, du Népal... en tout environ 90 cas avérés sur 27 destinations et il en arrive régulièrement. La pratique était courante, devenue coutumière, chez les salariés d'Oxfam d'accorder des aides en échange de faveurs sexuelles.

C'est dans cette tourmente que la Direction générale d'Oxfam-France a été confiée le mois dernier à Cécile Duflot. Pas vraiment une pro de l'aide humanitaire, mais une politique "bon teint" avec un carnet d'adresses long comme le bras. On voit donc vers quoi penche l'association.

La dépêche concernant la rémunération des actionnaires des entreprises françaises

Ainsi donc, c'est un communiqué de presse émanant d'une association financée par Soros et dirigée en France par Cécile Duflot qui se transforme par magie en dépêche AFP ! Pas d'éclairage, pas de déconstruction, un pur tract gauchiste blanchi en dépêche !

Sur quoi se base l'affirmation selon laquelle la rémunération des actionnaires est en France la plus élevée du monde ?

Sur une lecture "proportionnelle" des chiffres.

Il est dit dans cette dépêche que "La France est le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires". Hormis le fait que l'on reconnaît la prose, il est intéressant de déconstruire cette affirmation. "la plus grande part de leurs bénéfices". Je vous demande de bien retenir cet élément.

Tous les autres éléments sont assis sur la même logique proportionnelle : "Les entreprises françaises ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividendes depuis 2009" ; "ne laissant que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salariés" et le reste n'étant qu'affirmations politiques n'ayant bien évidemment rien à voir avec la lutte contre la faim dans le monde "Les richesses n'ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes, qui choisissent délibérément une course aux résultats de court terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons au détriment des salariés et de l'investissement" ou encore se permettant, tel un parti politique, d'appeler le gouvernement "à reprendre la main sur cette économie déboussolée avec des mesures de régulation ambitieuses", "en préservant la capacité d'investissement et en interdisant que la part des bénéfices reversée aux actionnaires dépasse celle qui est reversée aux salariés"

Qu'en est il vraiment de la rémunération des actionnaires ?

Considérer la rémunération des actionnaires en valeur relative est une aberration économique. Comparer la part revenant aux actionnaires et la part revenant aux salariés sur l'unique répartition des bénéfices est une aberration économique.

Comprenons tout d'abord que ce qui compte économiquement n'est pas le bénéfice, qui est un résultat comptable dépendant de bien des paramètres autres que ceux de la production de l'entreprise stricto census, mais la valeur ajoutée produite par cette entreprise. Les éléments de comparaison, si on veut comparer, doivent donc prendre en compte l'ensemble de la valeur ajoutée.

La part de Valeur Ajoutée attribuée au travail est la plus élevée du monde

Comprenons que la part du « coût de main d'oeuvre » est en France supérieur au reste du monde. Donc cette part ajoutée à la redistribution des "bénéfices" donne une répartition de la valeur ajoutée des entreprises françaises à destination des salariés plus importante que dans le reste du monde.

L'excédent brut d'exploitation des entreprises françaises est faible

Comprenons que le « coût de main d'oeuvre » et les frais de fonctionnement sont plus importants en France que dans les autres pays. C'est à dire que l'excédent brut d'exploitation (plus connu sous son acronyme anglo saxon EBITDA) rapporté au CA réalisé est plus faible en France qu'ailleurs. Ajoutez à cela que la fiscalité est en France très lourde et vous comprenez que la marge bénéficiaire des entreprises françaises est, à CA réalisé équivalent, bien moindre en France que dans les autres pays comparables.

L'actionnariat est mondial

Comprenons enfin que la rémunération du capital est mondialisée. L'État français essorant régulièrement toute poche de cash qui a le malheur de se créer, la part de détenteurs de capital (les « actionnaires ») étrangers dans les sociétés françaises augmente.

Croyez-vous sincèrement qu'un actionnaire va rester si une entreprise française rémunère moins bien sa participation qu'une société étrangère ? Lorsque les sociétés françaises rémunèrent une action au même niveau (en valeur absolue) que leurs concurrentes, cela représente une par plus importante du bénéfice, puisque celui ci est moindre que chez ces mêmes concurrentes !

Appeler à diminuer la rémunération des actionnaires

Appeler à diminuer la rémunération des actionnaires est tout simplement appeler les entreprises françaises à faire fuir leur actionnariat. Donc à voir baisser leur cours boursier, donc à devenir des proies faciles pour les raiders.... Est ce vraiment étonnant d'entendre cet appel de la part de qui nous savons ?

Le vrai problème des entreprises françaises

Donc, les entreprises françaises ne rémunèrent pas mieux le capital que les autres, mais pareil. La part de valeur ajoutée qui revient au travail est plus importante en France qu'ailleurs..... Alors, qui morfle ?

L'investissement, c'est à dire l'emploi de demain !

Mais ça, personne n'en a rien à faire. Nos élus vivent au rythme de leur réélection, les dirigeants salariés des grands groupes ont résolu le problème en instaurant le principe de croissance externe qui fait que la pratique aujourd'hui consiste à laisser se créer des « start-up » qu'on rachète au moment idoine. Mais ceci est une autre histoire....

Article paru sur MaVieMonArgent


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58 réactions à cet article    


  • bob14 15 mai 10:42

    les entreprises du CAC 40 ont récolté plus de 93 milliards d’euros de bénéfices, dont 48 % a été reversé aux actionnaires sous forme de dividendes (et 54 % en tenant compte des rachats d’actions).....ça c’est la réalité !


    • tartemolle 15 mai 11:17

      @bob14, vous n’avez pas lu l’article, sinon vous arrêteriez de vous entêter sur des % de bénéfices alors qu’il faut prendre en compte la valeur ajoutée...


    • OuRo 15 mai 16:53

      @tartemolle
      enfumage à la François Lenglet qui ne fonctionne plus sur grand monde. Cela fait des décennies que leurs rémunérations sont indécentes (Sanofi, Carlos Ghosn, Total...) 


      Indécentes ? Oui, des millions auxquels on va ajouter quelques millions de plus, pour saupoudrer le tout d’actions, stock-option diverses et variées. ET on recommence l’année d’après.

      Ridicule.



    • Le421 Le421 15 mai 18:17

      @tartemolle
      Vous avez raison, tout est relatif.
      Par exemple, est-ce que j’accepterais de payer 800.000€ d’impôts sur le revenu.
      C’est con, mais ma réponse est oui...
      Donc, tout est relatif.

      Ce qui n’est pas précisé dans toutes ces histoires, ce sont les dessous de table, les pots de vin, les « optimisations fiscales » et j’en passe.


    • Pere Plexe Pere Plexe 15 mai 20:16

      @tartemolle
      93 milliards.

      Ce n’est pas un pourcentage mais un chiffre.
      Incontestable.Et d’ailleurs incontesté même par l’auteur qui doit recourir à pas mal d’artifices et de circonvolutions. 



    • Aristide Aristide 15 mai 10:43

      Comment éviter le sujet qui fâche !!!


      Il suffit d’éviter de parler de l’évolution de la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail. Voilà donc comment : désigner la France comme le pays ou le travailleur récupère le plus de cette valeur. Déjà assez contestable sur le fond, cette entourloupe permet de passer sous silence le fait que l’évolution de la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail s’est faite au bénéfice du capital.

      Le graphique est assez ... parlant.
      LA PART DES SALAIRES DANS LA VALEUR AJOUTÉE À UN POINT HISTORIQUEMENT BAS

      Même en s’en tenant aux indicateurs de la comptabilité nationale un constat s’impose : la part des salaires dans la valeur ajoutée a rétrogradé si bien qu’elle se situe aujourd’hui à un point bas.

      Ce constat est souvent assorti de l’observation selon laquelle ce recul n’est pas significatif et que, depuis des années, la répartition de la valeur ajoutée est stabilisée.

      Outre que ce dernier diagnostic est, comme on l’a indiqué, tributaire de trop d’incertitudes de méthode pour être accueilli sans de sérieuses réserves, il reste à souligner que la part des salaires dans la valeur ajoutée est aujourd’hui à un point historiquement bas quand celle des revenus versés aux actionnaires est à un sommet, historique lui aussi.




      • Yaurrick Yaurrick 15 mai 13:09

        @Aristide

        Il est possible de nuancer vos propos :
        - si on regarde sur près d’un siècle, il s’avère que la répartition de la valeur ajoutée est globalement proche de 66/67% et assez stable (hormis pendant la 2e guerre mondiale et probablement identique pour la 1e).
        - il ne faut pas oublier que la part du travail est contractuelle, à l’inverse des dividendes : il y a de nombreux exemples où les actionnaires ne touchent pas de dividendes pendant des années, tandis que les salariés sont bien évidemment rémunérés.
        - c’est le travail qui s’approprie la plus grande part de la valeur ajoutée, même si ce n’est pas forcément en France où cette part est la plus grande (ce qui je pense est une conséquence de la réglementation et fiscalité de notre pays).

      • Alren Alren 15 mai 16:48
        @Yaurrick

        "il y a de nombreux exemples où les actionnaires ne touchent pas de dividendes pendant des années, tandis que les salariés sont bien évidemment rémunérés.« 

        Les »actionnaires", qui en réalité ne font rien pour augmenter la valeur ajoutée du produit ou service dont s’occupe l’entreprise, gagnent de l’argent en parasites sociaux comme des poux qui se nourrissent du sang de leurs victimes.

        Ils gagnent de l’argent de deux manières différentes, soit en recevant des dividendes, réduisant de ce fait la capacité d’investissement de l’entreprise, soit en revendant leurs actions plus chères qu’ils ne les ont achetées (seuls ceux qui sont initiés sont toujours gagnants à ce jeu-là, le petit actionnaire, lui est généralement perdant).

        Si une action ne donne pas droit à dividende et si sa valeur ne monte pas, l’actionnaire la revend sauf si sa cote a beaucoup trop descendu, pour aller voir ailleurs !

        À moins que pour une start-up, il espère qu’après quelques temps d’attente celle-ci se mette à faire beaucoup de bénéfices. Ce qui statistiquement relève de rêve éveillé.


      • HELIOS HELIOS 15 mai 18:09

        @Alren
        ... si les actionnaires sont des parasites pourquoi ne les eliminez vous pas tout de suite ???


        Creez votre entreprise, sans actionnaire... ceux qui investissent pour vos locaux, vos machines, vos brevets, votre reseau de vente etc.... et qui ne font qu’attendre une rémuneration -pas toujours garantie donc a risque- de leur argent....

        notez que les banques font pareil, mais elle exigent une remuneration independante des resultats... vous reussissez ou vous crevez ! Cela s’appelle simplement un credit.


        comme il vous faut plusieurs travailleurs salariés pour faire le job, il vous faut plusieurs apporteurs de capitaux (les actionnaires) pour créer une entreprises... et tout ce petit monde a envie d’être payé !
        Rappelez vous aussi que ces actronnaires là, ceux qui achetent vos parts sociales, le font avec de l’argent sur lequel ils ont déjà payé leurs impots et que les dividendes seront aussi fiscalisés.

      • Aristide Aristide 15 mai 18:47

        @Yaurrick

        Deux éléments de réponse :

        - sur le risque, effectivement la part du capital est risquée, incontestable différence entre des revenus provenant de la rente et de ceux du travail. En face du risque de l’actionnaire, peut être il serait utile de parler aussi de celui, de nature différente, du travailleur.

        - vous écrivez dans le même message : « .. la répartition de la valeur ajoutée est globalement proche de 66/67%( note : pour le capital) » et plus loin «  c’est le travail qui s’approprie la plus grande part de la valeur ajoutée ». Il me semble que 100 - 66 ou 67 font 34 ou 33 % qui reste pour le travail. 

        Les données du Sénat sont ceux de la comptabilité nationale.

      • Yaurrick Yaurrick 15 mai 19:03

        @HELIOS
        Très juste et de plus, il ne faut pas oublier un autre type d’actionnaires, les salariés qui ont un PEA, qui risquent une part de leur revenu sur une entreprise qui peut être la leur (et qui sont bien évidemment fiscalisés).


      • Yaurrick Yaurrick 15 mai 19:17

        @Aristide

        Pour le premier point je suis d’accord, le risque est évidemment aussi pour le travailleur. Néanmoins, si l’entreprise fait des pertes voire fait faillite, le salarié perte sa source de revenus mais rien de plus, tandis que l’actionnaire peut perdre bien davantage pour éponger les dettes. Dans tout les cas, il est clair que les parties prenantes font en sorte que l’entreprise fasse des bénéfices.

        Pour le second point, je pense qu’il y a une confusion : les chiffres sont bien de 66/67% pour le travail, et ce qui est aussi dit dans votre lien sur l’article du sénat.


        • tartemolle 15 mai 11:16

          @René Bellérophon, vous êtes immédiatement décrédibilisé dès que vous faites référence à un site de fake news gauchiste tel que alternatives-économiques....


        • Dictature du peuple Dictature du peuple 15 mai 20:20

          @tartemolle
          Dès que l’avis est contraire au votre, ce sont des fake-news gauchistes. On croirait entendre des antifas de base crier au fascisme. Pitoyable...
          En plus, les médias mainstream sont aux mains d’actionnaires, qui pour certains, comme Dassault propriétaire du Figaro, sont également actionnaires d’entreprises du CAC 40. Ils n’ont donc aucun intérêt à casser leurs entreprises. Réfléchis un peu dans ta vie, si tu en es capable... 


        • TDK1 TDK1 16 mai 12:01

          @René Bellérophon
          Si Alternatives Economiques était une revue d’économie sérieuse, cela se saurait !

          A part les établissements scolaires qui sont obligatoirement abonnés et les médias de gauche, personne en lit ce canard. Je vous mets au défi d’un trouvé un exemplaire dans une entreprise !


          C’est un journal militant, à ce titre respectable, mais il est clair que son contenu doit être pris pour ce qu’il est, c’est à dire pour un contenu militant, en aucun cas pour une « référence ».

        • Pere Plexe Pere Plexe 16 mai 19:57

          @tartemolle
          fakes news ? ne restez pas pas dans la déclaration : montrez nous leurs mensonges.


          Moi je peux vous en donner quelques uns de cet article :
          « Reprendre une dépêche in extenso, sans en vérifier le contenu »
          Sauf que l’auteur ne montre nul part que l’article serait faux, que les chiffres ou les pourcentages seraient faux. Vous affirmez que certains pourcentages ne sont pas pertinents : c’est discutable et surtout c’est très différent d’être faux.

          Oxfam est financée par Soros
          Non du moins pas de manière significative.D’ailleurs je doute que Soros partage la vision d’Oxfam. 

          le « coût de main d’oeuvre » et les frais de fonctionnement sont plus importants en France que dans les autres pays.
          Il suffit de voir le nombre de frontaliers faire la route pour rire de cette affirmation.

          Appeler à diminuer la rémunération des actionnaires est tout simplement appeler les entreprises françaises à faire fuir leur actionnariat.
          Non.
          Un actionnaire espère bien sur une rémunération de son investissement mais surtout une valorisation de son capital. Ce qui passe normalement par une politique d’investissement, des projets, des relations sociales. Le rendement d’une action n’est pas le paramètre unique d’un « vrai » actionnaire.

        • Pere Plexe Pere Plexe 16 mai 20:15

          @TDK1
          et ceux là ? ce sont aussi des gauchistes militants ?

          Le rendement moyen des actions du CAC40 à été de 3,1% quand celui du S&P 500 était de 1.8%.
          Et là il est pas question de proportion avec les bénéfices !
          Juste de valorisation et de rendement.

          Visiblement les chiffres sont eux aussi crypto marxistes.

        • TDK1 TDK1 19 mai 17:19

          @Pere Plexe
          C’est marrant comme aussitôt que vous dites quelques chose de censé, il faut que vous le démolissiez derrière.

          Oui, effectivement, un actionnaire attend que le cours de l’action monte et en général prend ses bénéfices à la revente. C’est pour cela que bien des entreprises ’lesGAFA sontles plus emblématiques) ne distribuent que très peu. Sachant jouer l’optimisation fiscale, n’ayant pas ou peu à subir le racket fiscal et social français, elles réalisent des bénéfices qui suffisent à valoriser le cours de leurs actions. Et les actionnaires n’ont pas besoin de dividendes pour se bousculer au portillon.

          Sauf que les entreprises françaises ne réalisent pas les mêmes bénéfices et pour conserver les actionnaires sont obliger de leur accorder en dividendes ce qu’ils n’auront pas sur la valo.

          Il ne s’agit pas d’être crypto marxiste ou de faire son coming out marxiste, il s’agit de comprendre et d’analyser, pas d’utiliser des rapports (dans le sens %) pour essayer de démontrer ce que sa propre idéologie dicte.


        • rogal 15 mai 13:30

          ’« Fake news  » et alia : visée de casser la langue française ?


          • babadjinew babadjinew 15 mai 14:19

            votre part une forme de rigueur mais aussi d’honnêteté !

            Quand allez-vous donc cessez VOUS les NEO...... à vouloir nous prendre sur des couillons !

            Oui le cout du travail est plus élevé en France qu’ailleurs. Mais dans ce cout et heureusement il y à la solidarité nationale, donc les COTISATIONS sociales qui ne sont pas des TAXES !!!! Un « travailleur » Français bénéficie donc d’une prise en charge médicale, d’une assurance chômage, d’une aide à se loger si point assez il ne gagne et même d’une retraite !

            Alors maintenant ayez l’obligeance SVP de nous faire le calcul avec les salaires des autres pays tout en y incluant toutes ces assurances et protections divers qui malheureusement sont privés !

            Pas certain que le cout français soit si excessif que cela ! La seule différence étant située aux profits générés par les groupes privés….

            Et franchement 93 milliards sur une année avec tous ce que vous racontez d’une part et 10 millions de personnes qui sont proche ou sous le seuil de pauvreté c’est plutôt fort de café, surtout que si l’on suit votre raisonnement ou il faut encore accentuer d’avantage l’exclusion histoire de générer encore plus de profits !

            C’est bien triste ! 


            • TDK1 TDK1 16 mai 11:57

              @babadjinew
              sauf que vois tu, camarade, le système qui consiste à rendre « obligatoire » les cotisations coûte plus cher que celui qui consiste à les rendre optionnelles. Il n’y a PAS UN PAYS AU MONDE où le coût d’une assurance santé s’élève au tiers des revenus !!!!! Et ne viens pas me dire que nous avons le meilleur service de santé du monde, parce que si cela fut vrai, il y a belle lurette que ce n’est plus le cas et même plus le cas du tout. 


              Sauf que, vois tu camarade, en faisant porter le coût de la protection sur le travail, tu condamnes 10 millions de Français au chômage. D’une part parce que tu places la plus value marginale (regarde plus bas dans une réponse que j’ai faite à un autre commentaire) tellement haut qu’il est quasiment impossible de produire des biens industriels (les seuls qui sont susceptibles de créer des millions d’emplois) en France et d’autre part parce que tu fais peser sur LES SEULS PRODUITS FRANCAIS le poids de la protection sociale, rendant les produits étrangers, qui en sont exonérés, moins chers. 

              Alors ta « super » protection sociale étatique, si tu veux la maintenir, n’a qu’un seul avenir... la fiscalité indirecte ! Tu supprimes les charges sur le travail, tu diminues le coût de production en France et tu crées des millions d’emplois. Tu augmentes la TVA, tu reportes le coût de ta protection sociale sur l’ensemble des produits, y compris les importés (petit aménagement, il faut augmenter les salaires net d’environ 10%, mais l’économie sur la Valeur ajoutée marginale reste suffisamment conséquente pour créer les emplois). 


              Vois tu, l’alternative est celle là et crois moi, c’est la seule. Si vous, les gauchos, n’emboîtez le pas des « libéraux conservateurs », comme c’est que vous nous qualifiez, votre protection sociale est morte. S’arque-bouter sur le système actuel qui est juste irréaliste, c’est laisser les neo appliquer leurs solutions, c’est à dire effectivement la destruction du système actuel en se gardant bien d’en construire un nouveau.

            • Doume65 15 mai 14:33
              « une fake news visant à casser les entreprises françaises ! »
              Mais c’est l’effet contraire que va provoquer cette new, fake ou pas !
              Un actionnaire, il n’en a rien à cirer de l’indignation de quelques plumitifs. S’il sait que c’est la France qui rémunère le mieux, il va tourner ses investissement vers le CAC40 ; C’est aussi simple que ça.
              Quand aux consommateurs, croyez-vous qu’une cliente de Loréal va être sensible à cet aspect des choses ? Non, elle va continuer à acheter cette marque, parce qu’on l’a convaincue qu’elle le vaut bien, et que de toute façon, le CAC40, ça lui passe hach’ment plus haut que la tête.

              • Fanny 15 mai 15:06

                L’auteur le laisse entendre : la bourse est d’autant plus élevée que les dividendes sont forts.

                On se trouve donc dans une phase de dividendes élevés.
                Quant à savoir si la France arrose plus que d’autres, faudrait comparer le niveau des bourses, ce que je n’ai pas fait.

                • Fanny 15 mai 15:18

                  @Fanny
                  En revanche, ce que j’ai pu observer, c’est l’envolée des revenus des dirigeants des entreprises anglo-saxonnes il y a de cela quelques années. Le CAC 40 a connu un léger retard au démarrage, mais s’est depuis assez largement rattrapé, dépassant le modèle dans bien des cas.


                • Ruut Ruut 15 mai 15:31

                  Le gendarme le Monde il en dit quoi Fake pas Fake ?


                  • Pere Plexe Pere Plexe 16 mai 16:11

                    @Ruut
                    ...il interroge ses actionnaires ?


                  • izarn izarn 15 mai 15:50

                    Moui....
                    Il est vrai que pour distribuer un dividende par rapport à la valeur de l’action qui soit attractif, cela se fasse sur les maigres bénéfices des entreprises françaises cotées en bourse...
                    Il est évident qu’une info de ce genre sans aucun chiffre absolu de la part d’OXFAM ne vaut pas tripette. Ca sert aux agités du bocal, genre écolo-mélenchonistes...
                    Que les salariés français soient mieux payés qu’ailleurs, impliquant de maigres bénéfices c’est se foutre du monde par rapport aux crises écomiques successives depuis 2000, des quelles nous ne parvenons pas à sortir, sauf en s’endettant, et désormais grace à la planche à billet, face à ces même dettes devenues irrécouvrables...Les banques centrales désormais alimentant la pyramide de Ponzi.
                    Voila la situation.
                    Par dessus le marché, OXFAM, comme cet article, ont tout faux.
                    La plupart des bénéfices des sociétés cotées viennent de leur « trésorerie » (sic), c’est à dire de leurs actifs financiers. Il n’y a plus que la spéculation qui rapporte, basée souvent sur des produits dérivés généreusement soutenus par la planche à billet. Voila les fameux bénéfices pipos, auxquels les salariés n’ont pas droit parceque justement, ils viennent de la finance monopoly planche à billet....
                    Ce serait une bonne idée que Draghi imprime des billets pour les salariés, mais que voulez-vous ça relancerait l’inflation et le cours de l’euro risquerait de rejoindre celui du rouble....
                    Les capitalos, ils n’aiment pas ça...
                    Et puis dimininuer les salaires pour investir, c’est trés rigolo : Si on diminue le pouvoir d’achat à quoi ça sert d’investir, puisque ’ils aura de moins en moins d’acheteur ? A mois que les africains s’enrichissent soudainement, je ne vois pas.
                    La connerie du néolibéralisme me dépasse....


                    • TDK1 TDK1 16 mai 11:31

                      @izarn
                      Il est vrai que certaines entreprises versent des dividendes pompées sur les réserves. C’est quand même rare et toujours exceptionnel. Tout un chacun peut comprendre que cela ne dure qu’un temps. C’est d eplus une pratique qui est très encadrée par les règles comptables internationales depuis l’affaire Enron. 

                      Quand à bénéficier de la manne d’argent papier du camarade Draghi, cela ne concerne que quelques grosses sociétés qui ont créé leur propre banque (renault, par exemple). 

                      Quant à « diminuer les salaires », c’est un raisonnement qui est faux. Les entreprises n’ont que faire des salaires, qu’ils soient élevés ou non. Leur mode de fonctionnement est la prise en compte de ce que j’ai baptisé la « valeur ajoutée marginale ». Cette valeur ajoutée marginale est calculée en prenant le coût marginal annuel d’un emploi (salaire, plus charges, plus participations, plus gratifications obligatoires, plus coût de gestion administrative, plus équipements marginaux...) divisé par le nombre d’heures annuelles travaillées (365 jours moins les week end, les congés payés, les jours fériés, le taux moyen d’absentéisme par branche, le tout multiplié par 7 pour la France) et cela vous donne la plus value que le salarié doit effectuer à chaque heure de travail pour ne rien coûter ni ne rien rapporter à l’entreprise qui l’emploie. Si vous avez compris ce calcul, vous avez compris pourquoi les emplois industriels ont disparu de France, vous avez compris nous le taux de chômage structurel le plus élevé des pays industrialisés, pourquoi les emplois se sont barrés à l’étranger. Ce que demandent les entreprises (petites ou grandes, d’ailleurs) ce n’est pas la « baisse des salaires », c’est la baisse de valeur ajoutée marginale. Que ce soit en baissant les charges, allégeant les coûts administratifs, augmentant le temps de travail, qu’importe !

                    • Pere Plexe Pere Plexe 16 mai 20:19

                      @izarn
                      Les entreprises du Cac40 travaillent presque toutes à l’internationale.

                      Les histoires de coût du travail ou de fiscalité ne tiennent pas : ne gobez pas toute la propagande de cet article.

                    • eau-du-robinet eau-du-robinet 15 mai 17:49

                      Bonjour,
                      .
                      FAKE NEWS ???
                      .
                      CAC 40 : les dividendes des actionnaires ont augmenté trois fois plus vite que les salaires
                      Alors que les plus grosses entreprises françaises viennent d’annoncer des bénéfices records de plus de 93 milliards d’euros pour 2017, pas de ruissellement en vue : depuis 2009, les deux tiers de ces bénéfices ont été reversés aux actionnaires sous forme de dividendes, moins d’un tiers a été réinvesti tandis que les salariés n’ont touché que 5,3 % de participation et d’intéressement.
                      https://www.bastamag.net/CAC-40-les-dividendes-des-actionnaires-ont-augmente-trois-fois-plus-vite-que
                      .
                      Les salariés auraient pu être augmentés de 2000 euros par an

                      A quoi aurait pu servir l’argent distribué aux actionnaires ? A revaloriser les salaires, par exemple. Selon le rapport : « Si les entreprises du CAC 40 avaient choisi de maintenir en 2016 le niveau – déjà élevé, de dividendes de 2009, et d’augmenter les salaires des employés plutôt que de maximiser les dividendes des actionnaires, l’ensemble des travailleurs du CAC 40 auraient pu voir leurs revenus augmenter d’environ 14 000 euros sur la période, soit plus de 2 000 euros par an et par employé. » Au contraire, les dividendes ont augmenté de près de 60 %, soit pratiquement trois fois plus que la moyenne des salaires depuis 2009 (22,6%).
                      .
                      Autre suggestion du rapport : éviter des milliers de licenciements. Depuis 2011, les principaux plans sociaux des entreprises du CAC40 n’ont permis d’économiser que 0,6 à 5,5 % des volumes de dividendes versés aux actionnaires. Réduire leur rémunération pour sauver l’emploi, c’est le choix que n’ont pas voulu faire les grands groupes.
                      .
                      Ces rémunérations astronomiques récompensent-elles des stratégies d’investissements ambitieuses pour l’entreprise ? Pas vraiment : « La primauté donnée à la rémunération des actionnaires a pour corollaire une baisse significative de l’investissement qui risque de fragiliser à terme la santé économique des entreprises françaises », expliquent les auteurs du rapport. Traduction : pour rémunérer les actionnaires, les entreprises du CAC 40 ont sacrifié leur capacité à investir. En 2017, quinze grandes entreprises françaises ont ainsi reversé plus de la moitié de leurs bénéfices à leurs actionnaires, ponctionnant d’autant les investissements et le travail réel accompli par leurs employés. Six entreprises ont même versé plus de 90% de leurs bénéfices en dividendes (TechnipFMC, Veolia, Engie, ST Micro, Total, Orange), comme nous le montrons dans le graphique ci-dessous, issu de notre propre enquête.
                      http://multinationales.org/Dividendes-les-actionnaires-ont-coute-55-milliards-au-CAC40-en-2017
                      .
                      Au moins 1,6 milliard rien que pour BlackRock en 2017

                      Qui bénéficie de la manne ? Pas vraiment les petits actionnaires individuels, qui ne représentent qu’une portion marginale du capital investi dans le CAC40.
                      https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/blackrock-l-institution-financiere-185781


                      • L'apostilleur L’apostilleur 15 mai 21:12

                        @eau-du-robinet Dans le top 15 on trouve ENGIE et EDF, deux entreprises dont le cours s’est effondré en quelques années. Alors percevoir un rendement élevé sur un capital qui a fondu ne va pas réconforter les actionnaires « fidèles » qui attendront des lustres avant de reconstituer leur capital. Ne pas prendre ces informations pour argent « content ».


                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 15 mai 22:29

                        @L’apostilleur
                        .
                        Engie boucle sa transformation et relève son dividende pour 2018
                        Le fournisseur d’électricité et de gaz, très présent dans les services énergétiques, prévoit pour 2018 un résultat net récurrent part du groupe compris entre 2,45 et 2,65 milliards d’euros - comparé à 2,36 milliards en 2017 en données retraitées - ce qui induit une croissance brute de 8% et “une forte croissance organique sous-jacente”.
                        https://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN1GK0SH-OFRBS
                        .
                        EDF : versera un dividende de 0,46 euro, avec option pour le paiement en action
                        Le Conseil d’administration d’EDF du 15 février 2018 a décidé de proposer à l’Assemblée générale mixte des actionnaires du 15 mai 2018 le versement d’un dividende de 0,46 euro par action au titre de l’exercice 2017, correspondant à 60 % de taux de distribution du résultat net courant. En tenant compte de l’acompte sur dividende de 0,15 euro par action payé en décembre 2017, le solde du dividende à distribuer au titre de l’exercice 2017 s’élève à 0,31 euro par action pour les actions bénéficiant du dividende ordinaire.
                        http://www.zonebourse.com/ELECTRICITE-DE-FRANCE-4998/actualite/EDF-versera-un-dividende-de-0-46-euro-avec-option-pour-le-paiement-en-action-26005132/
                        .


                      • L'apostilleur L’apostilleur 16 mai 11:35

                        @eau-du-robinet


                        Pour être plus clair. 
                        EDF sert 0,46 €/action
                        L’action valait 38 € il y a qqs années et vaut aujourd’hui 12€ => perte 26€
                        l’heureux actionnaire attendra donc 26 ans pour reconstituer son capital sans compter l’inflation, le blocage de son capital ...
                        Les commentaires sur ces versements mirifiques devraient être illustrés de ce qui précède.

                      • L'apostilleur L’apostilleur 16 mai 11:37

                        @L’apostilleur

                        l’heureux actionnaire attendra donc....56 ans

                      • jeanpiètre jeanpiètre 15 mai 18:49

                        On t a reconnu pascal Perri


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mai 19:33

                          J’ai lu et relu le texte, je n’ai pas compris pourquoi Soros / Oxfam veulent plomber les entreprises françaises ?


                          • Dictature du peuple Dictature du peuple 15 mai 20:23

                            @Fifi Brind_acier
                            Il n’a pas de logique. Encore un chien de garde de l’oligarchie...


                          • TDK1 TDK1 16 mai 10:59

                            @Fifi Brind_acier
                            L’idéologie qui sous tend à Soros et à sa clique de mondialistes et la spéculation et le « raid ». C’est comme cela que cette enflure s’est enrichie et c’est la société mondiale qu’il préconise.


                            Ma conviction est que diffuser des informations qui incitent le « bon peuple » à faire pression pour « limiter les revenus scandaleux des actionnaires » n’aura pour conséquence que la chute du cours de l’action car les actionnaires vont se barrer. Et qui profitera alors de sociétés au potentiel de rentabilité exceptionnel et qui seront sous cotées ????? Les raiders de type Soros. 

                          • titi 15 mai 20:02
                            Si je prend le cas Peugeot...
                            de 2011 à 2015 => dividende 0 euro par action
                            2016 => 0,48 euro pas action

                            Soit une augmentation de 10000000000 % !

                            Quels profiteurs ces salauds d’actionnaires.

                            J’ai bon ?

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