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Accueil du site > Tribune Libre > Quel avenir pour le Moyen-Orient après la guerre de Syrie ?

Quel avenir pour le Moyen-Orient après la guerre de Syrie ?

 Qui aurait pu prévoir que deux conséquences de la victoire de l’impérialisme russe dans la guerre syrienne seraient le renforcement de l’occupation militaire américaine en Irak (qui avait amorcé son retrait), et une tentative de fomenter une guerre civile au Liban ? Sans compter l’impasse électoraliste en Israël (le porte-avion américain délaissé au Levant) ;

 

Le Liban dans l’œil de l’aigle

Qui aurait pu prévoir que deux conséquences de la victoire de l’impérialisme russe dans la guerre syrienne seraient le renforcement de l’occupation militaire américaine en Irak (qui avait amorcé son retrait), et une tentative de fomenter une guerre civile au Liban ? Sans compter l’impasse électoraliste en Israël (le porte-avion américain délaissé au Levant) ; la déconfiture saoudienne au Yémen ; l’effritement de la coalition militaire du prince héritier Ben Salman (MBS) ; l’éviction des puissances européennes de l’échiquier moyen-oriental, l’abandon du centre de recrutement de mercenaires kurdes au Rojava ; le réalignement de la Turquie dans le camp russo-chinois ; et le renforcement du gouvernement en Iran.

Comment expliquer qu’une guerre somme toute régionale et sans grande incidence sur le commerce et l’économie financière mondiale entraine de telles conséquences internationales ?

 

This article is available in 5 languages on this webmagazine http://www.les7duquebec.com/7-au-front/quel-avenir-pour-le-moyen-orient-apres-la-guerre-de-syrie/

 

C’est que justement, cette région du globe est particulièrement sensible et stratégique dans la guerre – pour le moment commerciale – que se mène la vieille puissance hégémonique déclinante (USA) et la puissance hégémonique ascendante (chine). (1) Depuis l’amorce politique, annonçant le déclin économique du camp impérialiste occidental, le 11 septembre 2001 à New York, ce camp n’en finit plus de se déchirer, leur suzerain frappant de ses tarifs douaniers outranciers aussi bien ses alliés que ses concurrents (chaque puissance impérialiste étant à la fois alliée et concurrente de la suivante), tandis que le camp impérialiste aspirant au trône n’en finit plus de se renforcer.

 

Le choix du terrain de guerre

C’est le camp américain qui a choisi la région stratégique du Moyen-Orient pour mener sa guerre réactionnaire visant à bloquer l’expansion du camp russo-chinois. Nous verrons pourquoi. C’est qu’en ce XXIe siècle naissant ce n’est plus le contrôle formel – militaire et physique – des ressources et des moyens de production – le contrôle des puits de pétrole et des gisements de gaz – qui est décisif, mais le contrôle des voies de transport et de communication, et donc, l’accès aux marchés de consommation – là où se réalise la plus-value et le profit. La Chine impériale l'a parfaitement comprise, aussi leur nouvel empereur Xi Jinping a-t-il lancé un défi à son rival américain : encercler la Terre entière d’un réseau de transport moderne (routes, voies ferrées, aéroports, ports en eau profonde, oléoducs, et réseau électrique) et de voies de communication (fibre optique, satellite, réseaux télématiques) qu’il a outrageusement appelé les « Nouvelles Routes de la soie » en mémoire de l’époque où la Chine était la première puissance économique mondiale, ce qu’elle est en voie de redevenir au grand dam de l’empire en déclin.

Si l’on observe une mappemonde on constate rapidement que le point de convergence des « Nouvelles Routes de la soie » reliant la Chine et le Sud-Est asiatique – première zone d’expansion de la Chine impériale – à l’Afrique – deuxième zone d’expansion de la Chine impériale – et à l’Europe – troisième zone d’expansion de la Chine impériale, passe par le Moyen-Orient (l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, l’Irak, la Turquie, la Syrie, le Liban) et la Méditerranée où l’alliée russe est déjà solidement implantée.

 

Donald l’homme du cartel Étatsunien

Donald Trump, le président américain, pas du tout imprévisible ni incontrôlable comme le prétendent les médias menteurs, a été placé à ce poste non pas par « l’État profond », ou par le « Nouvel ordre mondial », ces fadaises conspirationnistes agitées par des intellectuels petits-bourgeois romantiques, mais par le clan militariste « Républicain » bien déterminé à stopper les avancées du chalengeur chinois. Comme nous l’avions prédit dans notre livre « La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales  » (2018), de manière constante et obstinée, Donald Trump a mené à bien l’assaut américain pour bloquer l’avancée du camp impérial chinois au confluent des routes commerciales internationales, d’abord en déchirant l’accord de capitulation sans condition qu’avait signé son prédécesseur avec l'Iran, et en regroupant ses vassaux régionaux derrière son drapeau. (2)

Pour mener à bien son plan visant à stopper les avancées de son concurrent chinois et pour préparer la reconquête de ses marchés, le grand capital américain n’a pas besoin d’occuper militairement le terrain, ni de mener la guerre militaire perpétuelle contre son rival, il lui suffit de contrôler les flux financiers libellés en dollars US (comme il le fait contre l’Iran qu’il étrangle de ses sanctions), et de soutenir les milices de mercenaires à sa solde qui, à partir de sanctuaires bien protégés (comme le furent l’État islamique, Idlib et le Rojava), peuvent menés des raids armés, faire exploser des pipelines, des quais, des infrastructures, des voies ferrées, des aéroports, maintenant ainsi une pression constante et menaçante sur le commerce marchand entre l’Orient chinois, l’Occident européen et le continent africain.

Voilà pourquoi, les États-Unis ont entrepris depuis des mois l’exfiltration de leurs recruteurs d’Al-Qaïda et de l’EI, ainsi que du chef recruteur et des mercenaires terroristes de Daech pour les exfiltrés vers le Yémen du Sud, la Libye, vers les zones tribales du Nord Pakistan et vers l’Afghanistan où ils combattent déjà les talibans qui se refusent à devenir les barbouzes des Américains sur les « Nouvelles routes de la soie ». (3) Pendant ce temps, la Turquie et le Liban risquent d’être le cadre des prochaines malversations du clan impérialiste américain moribond. Pendant que l’avenir de l’État théocratique de tous les juifs assiégés ne semble plus préoccuper son mentor historique, ce que nous prédisions suite à l’élection de Donald Trump à la Maison blanche. (4) Malheureusement, d’ici à ce que le centre de gravité des rivalités et de l’affrontement entre ces deux géants se déplace vers la Mer de Chine (où ils se feront face pour le plus grand danger), les peuples du Moyen-Orient subiront guerres et tourments que seul l’effondrement de ce mode de production déclinant pourra calmer définitivement. (5)

 

NOTES

 

  1. L’avenir du Moyen-Orient http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/baghdadi-mort-le-decodage/

 

  1. Robert Bibeau (2018) La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales. L’Harmattan. Paris. Disponible en 5 langues. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-democratie-aux-etats-unis-les-mascarades-electorales/ Commandé sur AMAZON : https://www.amazon.ca/d%C3%A9mocratie-aux-Etats-Unis-Robert-Bibeau/dp/2343144672/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1521149336&sr=8-1&keywords=robert+Bibeau&dpID=41f0Kjchz1L&preST=_SY264_BO1,204,203,200_QL40_&dpSrc=srch
     
  2.  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/un-film-de-la-cia-il-est-mort-comme-un-chien-en-vedette-trump-et-al-baghdadi/

 

  1.  Commandé sur AMAZON  : https://www.amazon.ca/d%C3%A9mocratie-aux-Etats-Unis-Robert-Bibeau/dp/2343144672/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1521149336&sr=8-1&keywords=robert+Bibeau&dpID=41f0Kjchz1L&preST=_SY264_BO1,204,203,200_QL40_&dpSrc=srch
     
  2. https://lesakerfrancophone.fr/devons-nous-entrer-en-competition-avec-la-chine-est-ce-meme-possible ?
     
  3. Après Saad Hariri quel avenir pour le Liban ? : https://www.mondialisation.ca/liban-quoi-dautres-apres-la-demission-de-saad-hariri/5638401

Et aussi René Naba sur le Liban : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/liban-un-soulevement-au-parfum-de-revolution/

 


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10 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 novembre 09:55

    La route de la soie avait déjà fait l’objet d’un enjeu décisif quand les Turcs seldjoukides avaient décidé d’en prendre le contrôle par la voie terrestre des caravanes en construisant de magnifiques caravansérails en Perse et en Anatolie, mais surtout en taxant les riches marchands vénitiens et génois qui ont financé les croisades pour s’en débarrasser et armé des navires pour ouvrir une voie maritime par l’ouest. L’existence d’un continent en plein milieu de la route a un peu modifié les plans, mais les descendants des « conquérants » exterminateurs hispaniques puis brittons ont décidé de reprendre le flambeau et de couillonner les descendants des Seldjoukides.

    On n’en sort pas.

    En tous cas, merci pour cette analyse qui montre qu’on peut être pertinent sans psalmodier de litanies sur le prolétariat.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 novembre 15:19

      @Séraphin Lampion
      Soyons clair, je ne renie pas ma classe sociale = le prolétariat, mais ici dans le foutoire du Moyen-Orient en transition des reliquats du monde féodal-aristocratique vers le capitalisme bourgeois = le prolétariat a bien peu d’emprise sur la conjoncture meurtrière,se contentant de servir de chair à canon de cette suite de guerres sanglantes.

      Bravo pour votre synthèse sur la première Route de la soie 

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


    • kimonovert 9 novembre 10:11

       » Une phrase c’est un sujet, un verbe, un complément. Pour un adjectif, me prévenir. Au premier adverbe vous êtes viré ! ». Pierre Lazareff.

      On l’oublie trop souvent : il faut écrire simple.

      Un anglophile écrit : Le Québec est une province.

      Un francophile écrit : Le Québec est une belle province. La richesse du français, sans plus ! Faire efficace, comme les plaques d’immatriculation québécoises !


      • kimonovert 9 novembre 10:48

        Bonjour, Êtes vous sûr ?

        La Chine projette la construction d’une « Nouvelle Route de la Soie » qui passera par l’Asie Centrale et se poursuivra jusqu’en Europe, facilitant ainsi le transport et le commerce.

        Cette route complètera une voie ferrée dite « Voie de la Soie » en projet, qui permettra aussi de favoriser les connections avec l’Europe et les pays situés entre la Chine et elle, ont confirmé reponsables et experts.

        Des sources proches de l’Administration des Autoroutes du Xinjiang ont dit que la construction d’une voie express de 213 km entre Kashgar et Erkeshtam commencerait bientôt. La route devrait être mise en service en septembre 2013.

        Ce projet, qui devrait coûter 4,3 milliards de Yuans (660 millions de Dollars US) est décrit comme étant la première voie express à traverser le Plateau du Pamir et à offrir un accès à l’Asie Centrale.

        Ju Chengzhi, Directeur du Département des Affaires Internationales au Ministère des Transportsn a précisé au China Daily que la voie express Kashgar-Erkeshtham qui sera bientôt construite est une section de la nouvelle ligne proposée entre l’Asie et l’Europe.

        Il a dit que la route, dans sa partie chinoise, commencera à Lianyungang, dans la Province du Jiangsu, dans l’Est du pays, puis se dirigera vers Xi’an, dans la Province du Shaanxi, dans le Nord-Ouest, avant d’arriver dans la Région Autonome Ouighour du Xinjiang.

        La route proposée passera ensuite par le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turménistan, l’Iran et la Turquie, a t-il ajouté.

        « La route reliera la Chine aux principaux pays d’Asie Centrale, d’Asie de l’Ouest et l’Europe. Elle traversera les centres administratifs de ces pays, leurs villes principales et leurs zones de production de ressources », a t-il dit.

        D’après M. Ju, la Chine a également proposé deux autres liaisons routières entre la Chine et l’Europe, une passant par le Kazakhstan et la Russie, et l’autre traversant le Kazakhstan via la Mer Caspienne.

        D’après les experts, ce sont les barrières comme les barrières techniques et les problèmes liés aux taxations et aux douanes qui font que la plupart des marchandises que la Chine exporte vers l’Europe sont transportées par mer.

        Le commerce de la Chine avec les pays d’Asie Centrale a été multiplié par cinquante lors des 17 années qui ont séparé 1992 et 2008, d’après un article de Xinhua publié en 2009.

        D’après cet article, le volume de commerce entre la Chine et les cinq pays d’Asie Centrale se montait à 527 millions de Dollars US en 1992 ; il était de 25,2 milliards de Dollars US en 2008.

        Pour faciliter les communications et le commerce, la Chine prône aussi une liaison ferroviaire qui partirait de la Région Autonome Ouighour, en Chine, puis passerait par le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’Afghanistan avant d’arriver en Iran, d’après l’ancien Ministre Iranien des Affaires Etrangères Manouchehr Mottaki qui s’était exprimé le 15 novembre dernier.

        La voie ferrée serait ensuite divisée en deux routes, une menant en Turquie, et l’autre menant en Europe.

        D’après http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7351804.html


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 novembre 15:26

          @kimonovert

          Merci pour ces informations. N’oubliez pas toutefois que la « ROUTE de la soie » comprend un volet aérien  avions cargos et aéroports internationaux et un volet maritime via la Mer de Chine, l’océan indien, la Mer rouge et la Méditerranée 

          Robert Bibeau 


        • kimonovert 10 novembre 10:24

          @Robert Bibeau Je vous cite le projet chinois qui est au sens premier une route terrestre doublée d’une voie ferrée...J’y lie une vidéo qui en montre la réalisation...C’est du concret...pour ce qui concerne la volonté chinoise bien réelle...Puis on en vient à aborder les limites politiques et les frontières physiques qui en sont la matérialisation...La vidéo n’est pas muette sur les faits qui marquent une opposition aux chinois...elle vient bien de la Russie et de son affidé le Kazakstan...Là se trouve le noeud du problème...c’est explicite et explicité par ce site très spécialisé : https://asialyst.com/fr/2017/05/02/extreme-orient-russe-enjeu-asiatique Asiatiquement parlant, c’est une lune de miel ! Cela ne va pas durer ! Extrapoler à une voie maritime par le canal de Suez, c’est pas trop nouveau...Que la Chine s’emploie à améliorer les ports existants pour les mettre au gabarit des porte containers n’est pas révolutionnaire en soi... Mais vous remarquerez que la pétaudière du proche orient est effectivement contournée !


        • kimonovert 9 novembre 11:16

          "La Chine impériale l’a parfaitement comprise, aussi leur nouvel empereur Xi Jinping a-t-il lancé un défi à son rival américain : encercler la Terre entière d’un réseau de transport moderne (routes, voies ferrées, aéroports, ports en eau profonde, oléoducs, et réseau électrique) et de voies de communication (fibre optique, satellite, réseaux télématiques) qu’il a outrageusement appelé les « Nouvelles Routes de la soie » en mémoire de l’époque où la Chine était la première puissance économique mondiale, ce qu’elle est en voie de redevenir au grand dam de l’empire en déclin.

          Si l’on observe une mappemonde on constate rapidement que le point de convergence des « Nouvelles Routes de la soie » reliant la Chine et le Sud-Est asiatique – première zone d’expansion de la Chine impériale – à l’Afrique – deuxième zone d’expansion de la Chine impériale – et à l’Europe – troisième zone d’expansion de la Chine impériale, passe par le Moyen-Orient (l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, l’Irak, la Turquie, la Syrie, le Liban) et la Méditerranée où l’alliée russe est déjà solidement implantée."

          Vous avez votre propre tracé ! Un état des lieux : https://www.dailymotion.com/video/x7ae8t5 Ici nous sommes au bout : http://www.potomitan.info/torabully/soie.php Pour info historique : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Route_de_la_soie et actuelle : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_route_de_la_soie


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 novembre 15:28

            @kimonovert

            Voir la carte attachée à l’article = elle n’est pas de moi 

            Merci 


          • kimonovert 10 novembre 10:27

            @Robert Bibeau Peut être mais elle induit en erreur ! D’autres sont ici très explicites : https://asialyst.com/fr/2015/08/17/route-de-la-soie-chroniques-d-une-resurrection


          • Pierre Pierre 10 novembre 11:20

            Merci pour cet article avec lequel je suis globalement d’accord.

            Il y a cependant quelques passages qui ne me semble pas exacts.

            « ...qu’il a outrageusement appelé les « Nouvelles Routes de la soie » en mémoire de l’époque où la Chine était la première puissance économique mondiale... » Le sinogramme de cette route se traduit par « Une ceinture  Une route » et ne rappelle donc pas l’ancienne dénomination. 

            Il s’agit de liaisons terrestres, maritimes et aériennes entre deux régions riches : la Chine et l’Europe. Ces liaisons permettront aux pays traversés d’être désenclavés et permettront leur développement économique. 

            L’ancienne Route de la soie (en rouge sur votre carte) traverse de nombreux pays et risque d’être, comme vous le faites judicieusement remarquer, soumise à l’instabilité et au risque terroriste. 

            A mon avis, ce sera plutôt la route passant par le Kazakhstan et la Russie (en jaune sur votre carte) qui sera la liaison routière et ferroviaire la plus sûre et la plus rapide entre l’Europe et la Chine, d’autant plus que le relief est moins montagneux.

            La route maritime sud restera encore longtemps sous le contrôle de la thalassocratie américaine qui risque d’être rejointe par le Royaume-Uni après le Brexit.

            Si le réchauffement climatique se confirmait, je me demande si à terme, ce ne serait la route par l’Arctique qui serait la principale liaison maritime entre l’est et l’ouest du continent eurasiatique.

            Avant de parler d’impérialisme chinois, il faut savoir qu’il s’agit d’un projet économique dont les contours ne sont pas encore fixés et qui peut être évolutif. Je n’imagine pas que les camions, les trains, les bateaux et les avions rentreront vides en Chine. Ce seront des échanges qui devront trouver un équilibre et il faudra pour cela que la Chine ouvre son marché sinon le projet est mort-né.

            Nous nous éloignerons du libéralisme globalisé promu par les Etats-Unis et nous entrerons de plain-pied dans le monde multipolaire du XXIe siècle, certes libéral mais avec des politiques de grands ensembles tout-à-fait souveraines.

            L’Amérique est écartée de cette nouvelle donne commerciale et il faudra s’attendre à ce qu’elle ne se contente pas d’être spectatrice passive. 




             

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