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Accueil du site > Tribune Libre > Quel avenir pour le prolétariat du Venezuela ?

Quel avenir pour le prolétariat du Venezuela ?

L'inflation au Venezuela a atteint 1 000 000% à la fin de 2018 et le PIB du pays, en crise financière et humanitaire, s’est contracté de 18% selon des statistiques du FMI publiées récemment. Le FMI souligne en outre que les pays voisins risquent d'être de plus en plus exposés aux répercussions de l'effondrement de l'économie vénézuélienne.

La pénurie de nourriture, les difficultés croissantes pour accéder aux soins de santé, à l'électricité, à l'eau, aux transports, combinés aux problèmes d'insécurité, ont fait fuir en masse la population qui se réfugie, notamment, en Colombie et au Brésil.

Ces réfugiés sont pour la plupart, d’anciens électeurs d’Hugo Chavez. Ils viennent des quartiers pauvres des grandes villes. Beaucoup portent encore le t-shirt rouge de la révolution bolivarienne. Parmi eux, il y a Mildre, qui a fait des heures de bus. Cette jeune femme de 30 ans vient de Ciudad Caribia, une cité de logement social près de Caracas, construit par Chavez en 2011 et alors fierté du régime. "On s’est vraiment trompés avec eux. On pensait que ça serait un bon gouvernement pour le Venezuela, même après Chavez, mais voyez par vous-même, il n’y a plus rien à y faire" explique la jeune femme qui se définit comme une ancienne chaviste, mais certainement pas comme une maduriste. Trois millions de Vénézuéliens auraient quitté leur pays depuis 2013, selon des chiffres de l’opposition. Une majorité de Vénézuéliens n’a pas voté lors du dernier scrutin présidentiel. (1)

« Le Venezuela reste englué dans une profonde crise économique et sociale", résume Alejandro Werner. Et, en 2018, le pays pétrolier enregistra une récession à deux chiffres pour la troisième année d'affilée, précise-t-il. La contraction du PIB devrait être pire qu'escomptée au printemps (-3 points de pourcentage) et encore plus marquée qu'en 2017 (-16,5%) alors que la production de pétrole, principale ressource du pays, continue de s'effondrer. »

 

Le Venezuela, une monoéconomie, tire 96% de ses revenus internationaux du pétrole brut. Or, sa production de pétrole s'est effondrée d'au moins la moitié en un an et demi, faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers. Et la production de brut a poursuivi sa chute en juin, à 1,5 million de barils par jour (mbj), soit son plus bas niveau en 30 ans, a indiqué l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). (2)

La gauche internationale, qui a mis tant de ferveur à prêcher la « Révolution bolivarienne chrétienne et citoyenne » (3) garde le silence sur ce bilan désastreux de la bourgeoisie vénézuélienne alignée sur le camp russo-chinois, comme elle faisait l’impasse sur le bilan soviétique dans les années quatre-vingt. Aujourd’hui, les bobos déchirent leur chemise sur les ondes des médias mainstream pour dénoncer le « coup d’État » orchestré depuis la Maison-Blanche et mené par un petit arriviste Juan Guaido, sans se demander pourquoi et comment ce réactionnaire de peu d’envergure peut-il mobiliser des millions de citoyens pour protester contre la Révolution bolivarienne nationaliste et « socialiste » tant aimée. (4)

 

Cet article est disponible en trois langues (français, anglais, italien) sur le webmagazine http://www.les7duquebec.com/7-au-front/quel-avenir-pour-le-proletariat-du-venezuela/

 

En réalité, le jeu de Juan Guaido n'a pas été dessiné à Washington, mais au Brésil. Itamaraty est devenu le véritable siège de l'opposition vénézuélienne et le gouvernement Bolsonaro n'a pas hésité à utiliser tous les arguments disponibles pour justifier son intervention. C’est que le Brésil et le Chili entendent développer une politique impérialiste adossée aux États-Unis et donc en opposition avec le camp russo-chinois qu’a choisi Maduro et sa clique. Les mesures de réalignement de l’Amérique latine sous le giron américain ne manquent pas, dont le lancement de l'organisation institutionnelle régionale remaniée (Mercosur) et la réinterprétation du nouveau traité entre le Mercosur et l'Union européenne avec la bénédiction de Washington qui y voit une façon de remettre la monnaie de sa pièce à l’UE récalcitrante. (5)

Le cyclone économique qui emporte le Venezuela semble sans fin, et si la dépendance de chaque faction bourgeoise nationaliste envers le camp impérialiste occidental (OTAN), ou envers le camp impérialiste asiatique (Alliance de coopération Shanghai) est évidente, une constante frappe l’observateur prolétarien, soit l'impossibilité d'un développement indépendant du capitalisme national vénézuélien sous les conditions de l’impérialisme contemporain. Il n'y a pas un pays – pas un capitalisme national – qui puisse échapper aux conditions de l'impérialisme contemporain. C'est pourquoi il n'y a pas de « libération nationale » ni de nationalisme économique viable comme nous l’avons démontré à partir de l’exemple soviétique dans notre essai « La question nationale sous l’impérialisme moderne », que ce nationalisme réactionnaire soit chaviste ou d'opposition « guaidiste », tout nationalisme n'est rien d'autre qu'une prison nationale pour la classe prolétarienne internationaliste. (6)

Pourquoi la classe prolétarienne verserait-elle son sang pour soutenir la faction de la bourgeoisie bolivarienne soumise aux intérêts du camp impérialiste asiatique – et pourquoi la classe prolétarienne verserait-elle son sang pour soutenir la faction de la bourgeoisie vénézuélienne soumise aux intérêts du camp impérialiste occidental ?

Au Venezuela, comme partout ailleurs dans le monde capitaliste, la véritable alternative pour la classe prolétarienne est d’être le porte-étendard d’une bataille entre les deux factions du capital national ou de se battre de manière indépendante, en tant que travailleurs, pour satisfaire leurs besoins fondamentaux en laissant de côté « l'intérêt national » ; parce que l'intérêt national chauvin n'est rien d'autre que l'intérêt du capital national qui ne mène qu’à la ruine, l’hyperinflation, la fuite hors du pays en tant que réfugiés économiques et à la guerre. La classe prolétarienne vénézuélienne doit cesser de faire la politique des autres classes et mener sa propre politique de classe dans son propre intérêt internationaliste.

 

NOTES

 

  1. https://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/si-ca-continue-maduro-va-se-retrouver-tout-seul-dans-son-pays-avant-les-elections-des-milliers-de-venezueliens-fuient-leur-pays_2760325.html
  2. https://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-une-inflation-de-1-000-000-d-ici-fin-2018-et-une-contraction-du-pib-de-18-selon-le-fmi_2863953.html
  3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sim%C3%B3n_Bol%C3%ADvar
  4. https://www.lci.fr/international/en-direct-venezuela-le-president-autoproclame-guaido-appelle-a-manifester-mercredi-et-samedi-pour-faire-basculer-l-armee-2111006.html
  5. https://nuevocurso.org/venezuela-ni-gobierno-ni-oposicion/
  6. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/question-nationale-et-revolution-proletarienne-2/
  7.  Et le volume sur le nationalisme sur AMAZON https://www.amazon.fr/Question-nationale-r%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-limp%C3%A9rialisme/dp/2343114749/ref=sr_1_3?ie=UTF8&qid=1548689606&sr=8-3&keywords=robert+Bibeau

 


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54 réactions à cet article    


  • François Pignon François Pignon 2 février 17:14

    Je vous cite (votre conclusion) :


    « la véritable alternative pour la classe prolétarienne est d’être le porte-étendard d’une bataille entre les deux factions du capital national ou de se battre de manière indépendante, en tant que travailleurs, pour satisfaire leurs besoins fondamentaux en laissant de côté « l’intérêt national » »


    il manque quelque chose dans cette phrase ? Une négation ? Un point d’interrogation ? Parce que, rédigée comme ça, je ne la comprends pas, cette phrase.


    je ne comprends pas non plus d’ailleurs quelle force, quelle organisation ni quelle stratégie va prendre en charge « l’intérêt internationaliste » du « prolétariat vénézuélien » (et des autres puisque si « international » il y a, c’est à plusieurs, non ?)


    Merci de m’éclairer pour m’éviter de mourir idiot.


    • François Pignon François Pignon 2 février 17:28

      @François Pignon

      Autre chose.

      Face à l’internationalisme organisé du camp impérialiste asiatique (OTASE) et de l’internationalisme organisé des intérêts du camp impérialiste occidental (OTAN), l’internationalisme prolétarien pourra-t-il compter sur davantage de divisions que le Vatican (pour paraphraser Saline) ?


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 février 19:21

      @François Pignon

      Simple François ne garde en mémoire que le 2em terme de l’alternative soit ceci : "de se battre de manière indépendante, en tant que travailleurs, pour satisfaire leurs besoins fondamentaux en laissant de côté « l’intérêt national bourgeois »

      Voilà le choix raisonnable du prolétariat venezuelien et la remarque vaut aussi pour le prolétariat français 

      robert Bibeau 


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 février 19:24

      @François Pignon

      Excellente question 

      OUI le prolétariat c’est 99,9% de la population du globe qui est de 8 milliards d’individus à ce jour 

      LA QUESTION n’est pas combien de divisions blindées ?? Mais combien de divisions (discordes) faudra-t-il surmontées avant de faire l’unité du prolétariat international  ???

      Robert Bibeau


    • Matlemat Matlemat 2 février 17:20

      Comme si c’était par plaisir que les vénézuéliens on diminué leur production de pétrole, il y a un embargo américain officieux sur le matériel nécessaire au secteur pétrolier. Tout le monde sait que les cours du pétrole vont finir par remonter et que le Venezuela s’en sortira mieux quand ce sera le cas, avec ou sans Maduro. C’est pour cela que les USA tentent leur chance, et ils n’en sont pas à quelques crimes près pour arriver à leur fin.


      • François Pignon François Pignon 2 février 17:31

        @Matlemat

        Cliquez sur ce lien, puis, avec le bouton droit de la souris, sélectionner : « traduire en Français »


      • Matlemat Matlemat 2 février 17:58

        @François Pignon

        Merci, je suis sur mon mobile, pas de traduction, j’ai lu donc rapidement pour ne pas avoir trop mal à la tête avec l’anglais. Oui dans cette histoire il y a la géopolitique, les USA n’ont pas tant besoin des ressources du Venezuela mais veulent éviter que la Chine en profite, la Russie c’est autre chose, ils ont de bons rapports avec le Venezuela au moins depuis Chavez et avec la main mise américaine sur l’Ukraine il est logique qu’ils essaient de rendre la pareille au Venezuela en s’immisçant dans « l’étranger proche » états-uniens. C’est étonnant que le pétrole lourd vénézuélien ne soit pas plus rentable que le pétrole de schiste texan, peut être les frais de transport, évidemment en ne traitant pas correctement l’eau polluée des processus de fragmentation cela coûte moins cher mais cela se paiera un jour.



      • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 février 19:29

        @Matlemat

        C’est tout à fait exact mais cela n’empêche que la misère présente c’est le prolétariat vénézuelien qui la subit de plein fouet et pour quelle bénéfice ? Partir et s’exilé dans divers pays qui ne veulent pas d’eux vivre en paria sous la discrimination 

        Une révolution démocratique bourgeoise nationaliste ne mène qu’a cela comme les 50 autres révolutions du même type l’ont prouvé.

        Le réformisme nationaleux ne mène qu’a la ruine 

        Robert Bibeau 


      • Matlemat Matlemat 2 février 20:47

        @Robert Bibeau
        Le prolétariat vénézuélien, les pauvres, ont accès à la santé gratuite, à l’éducation, peut être même au logement, le metro à Caracas est gratuit et les transports sont bon marché, le carburant a bien augmenté, il y a dix ans le super était à 5 centimes d’euros le litre ! 

        Même des gens très modestes pouvaient continuer à rouler avec leur vieille voiture américaine.

        Il vaut mieux être pauvre au Venezuela que dans certains autres pays d’Amérique du sud.

        Pour la classe moyenne c’est autre chose, probablement que beaucoup de vénézuéliens sont fatigués de la crise et sont prêts à céder aux américains et acceptent de se soumettre.


      • Matlemat Matlemat 2 février 21:05

        @Robert Bibeau
        Je ne crois pas que ce sont les pauvres qui s’exilent, et si il y a des difficultés d’approvisionnement alimentaires il semble que c’est provoqué par les ennemis du gouvernement vénézuélien.


      • Spartacus Spartacus 4 février 09:55

        @Matlemat
        « Il vaut mieux être pauvre au Venezuela que dans certains autres pays d’Amérique du sud  »
        Non, il vaut mieux être pauvre dans n’importe quel pays d’Armorique du sud qu’au Venezuela.
        Les pauvres Venezueliens fuient même au Pérou, pays ultra pauvre, tellement y’a plus rien a bouffer, les colectivos persécutent...


      • merthin 4 février 11:33

        @Spartacus

        où situez-vous les pays d’Armorique du Sud ? Plutôt à Nantes ou à Vannes ? smiley


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 4 février 11:42

        @Matlemat

        Vous êtes resté bloquer il y a cinq ou dix ans monsieur 
        Avec une inflation de un million de pour cent ca signifie que tout le monde a perdu son argent TOUS sans exception riches ou pauvres SAUF ceux qui avaient planqué leur fric dans les paradis fiscaux  ce qui n’est jamais le cas des pauvres.

        Il n’y a tout simplement plus de quoi manger et le marché noir est florissant 

        Vous ne réalisez pas ce qui se passe la-bas  c’est la Grande dépression qui prépare la guerre civile dont les pauvres seront les premières victimes 

        Le peuple vénézuélien connait tout cela ce pourquoi il fuit le pays avant la guerre civile 

        He les romantiques de la pseudo révolution bolivarienne on se réveille SVP

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


      • Matlemat Matlemat 4 février 13:49

        @Robert Bibeau

        Non, le riches ont des devises ou ont des actifs qui leur rapporte toujours plus de Bolívars en fonction de l’inflation. C’est le marché noir des devises pour la fuite de capitaux qui accélère l’inflation, sans doute qu’il y a trop de laxisme de ce côté là car la différence entre taux de change officiel et marché noir est énorme.


      • Matlemat Matlemat 4 février 13:52

        @Spartacus

        Les vrais pauvres n’ont pas les moyens de voyager en dehors du Venezuela. Ne racontez pas d’âneries.


      • Spartacus Spartacus 4 février 15:49

        @Matlemat
        Quel riche irait se réfugier au Pérou, un pays extrêmement pauvre si ce n’est gens encore plus pauvres ?

        La pénurie organisée par les cons de Marxistes touche en premier les malheureux.


      • Spartacus Spartacus 4 février 15:54

        @Matlemat
        Explication pour les nuls qui ne comprennent rien à l’économie....

        Le Vénezuela n’a eu absolument aucune sanction ni embargo avant 2017. ZERO. NADA.

        C’est la plus grande gabegie sociale et financière de l’histoire.

        1250 milliards de dollars brûlés de 1999 à 2003 en 4 ans pour créer une misère généralisée d’un pays le plus riche du monde de pétrole.

        Les produits de base (lait, pain, fruits) qui manquent à la population ne sont pas fabriqué ni distribués par des américains. 

        Le malheur qui c’est abattu sur les gens n’a qu’un seul coupable. LE COMMUNISME.

        Il n’y a que lui qui crée des pénuries par le contrôle des prix, l’accaparation des moyens de production et distribution, la planification et la terreur généralisée.

         

        Guaido est un socialiste, dire que les américains sont derrière est une vaste blague. C’est surtout lui qui espère avoir une protection face a la dictature horrible des bolcheviques tarés au pouvoir.

        Imaginer une seule seconde qu’un gouvernement, qui crée des pénuries, l’inflation ubuesque, les élections truquées, la misère, la famine et la terreur par dogmatisme idéologique a quelque crédibilité est stupide.

        Ne pas voir que Maduro et sa clique viennent de créer une dictature pour ne pas finir en prison comme son copain Lula est ridicule.

        Entre Odebrech, le cartel del sol, le crime organisé des colectivos, le monopole des devises étrangères à la nomenklatura, la corruption, et les élections truquées. 


        Mais quel habitant ne voudrait pas revenir au capitalisme de l’échange de l’offre et la demande dans la paix face à l’horreur du socialisme de l’échange forcé ?

        Avez vous vu un pays socialiste créer le bonheur ? Ça n’existe pas

        Avez vous vu un pays socialiste qui ne crée pas d’autocrates ?

        Avez vous des cocos avouer la barbarie de leur idéologie ? 

        Non, en bon whataboutistes, pour eux c’est l’excuse éternelle, c’est les Americans. Tellement plus simple que la remise en question de leur fantasme de communisme ou chacun vit aux dépens des autres et inversement.


        Pour eux a chaque fois c’est pas le « vrai communisme ». Un concept de l’irresponsabilité. Comme si forcer les gens a penser comme eux une société fantasmée de lubies d’"éléphants roses et gros câlins et bisous pouvait exister.

        Encore et toujours les mêmes effets pour les mêmes causes.

        Triste dénis qui se succèdent et se ressemblent toujours et toujours !


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 4 février 16:17

        @Spartacus

        Ce qui est arrivé au Venezuela n’a rien à voir avec le communisme mais à tout à voir avec le capitalisme d’État totalitaire que les réactionnaires ont tant de plaisir à confondre avec le communisme et que les go-gauches accréditent diaboliquement 

        Sorry 

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


      • Matlemat Matlemat 4 février 20:19

        @Spartacus
        Ne perdez pas votre temps j’ai autre chose à faire que de lire un tel ramassis d’idioties, je répondrais simplement que les pressions américaines sur les investissements au venezuela et sur les prêts bancaires datent de bien avant 2017.


      • Matlemat Matlemat 4 février 20:28

        @Spartacus
        Je ne défends pas le communisme mais si le peuple vénézuélien dans sa majorité l’a demandé alors il faut respecter son choix. Le Venezuela est suffisamment riche pour vivre avec n’importe quel système.


      • Spartacus Spartacus 5 février 08:48

        @Robert Bibeau
        Ha oui !
        La belle excuse du déni permanent...
        Ce joyeux concept de ’irresponsabilité et du refus de se remettre en question
        Peut on reprendre vos imbéciles d’articles d’il y a quelques années sur le Venézuéla ou vous étiez dithyrambique ?


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 5 février 17:53

        @Spartacus

        je n’ai aucun souvenir d’un article de ma part soutenant la mascarade gauchiste de Chavez ou de Maduro ou de la pseudo Révolution bolivarienne 

        Vous vous trompez d’interlocuteur 

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


      • robert robert 2 février 17:32

        la population du Venezuela se réfugie en masse en Colombie lol ; je sent que la Colombie va construire un mur

        et d’autres se réfugient en masse à la frontière Nord du Mexique en provenance d’autres pays socialistes ou il ne fait pas bon vivre ???


        • Matlemat Matlemat 2 février 17:59

          @robert

          Avant c’était les Colombiens qui se réfugiaient au Venezuela.


        • Matlemat Matlemat 2 février 18:18

          @robert

          La Colombie est bien contente d’exporter sa cocaïne par le Venezuela et de quoi parlez vous avec le nord du Mexique ?


        • robert robert 2 février 19:09

          @Matlemat
          la frontière du Mexique et des USA ou se massaient une foule en provenance du Honduras et autres pays de rêve capitalistes ; je n’ai pas suivi l’affaire


        • Matlemat Matlemat 2 février 20:49

          @robert
          D’accord, leur rêve n’est pas de vivre à la frontière nord mexicaine, vous savez bien les violences qui s’y produisent.


        • Jeekes Jeekes 2 février 17:32

          ’’Le Venezuela reste englué dans une profonde crise économique et sociale’’

           

          Il semble bien, en effet.

          Et grâce à qui ?

           

          Ben merci à ces pourritures d’amerloques (et à leurs larbins aussi, bien entendu).

           


          • Matlemat Matlemat 2 février 18:20

            @Jeekes

            C’est fou les efforts que font les américains pour faire tomber des systèmes communistes qui soit disant ne marchent pas...


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 février 19:35

            @Matlemat

            En aucun cas le Venezuela ou Cuba ne sont des régimes communistes 
            De fait aucun pays sur terre n’a jamais connu le mode de production communiste 
            C’est la CIA qui a fait croire à ces fadaises dans les années cinquante 

            Ce furent tous des régimes capitalistes d’État dirigiste (plus ou moins dirigiste ce qui créait leur différence)

            En effet le capitalisme d’État quand tu es dans le mauvais camp impérialiste ne marche pas et quand tu es dans le camp impérialiste dominant ça ne marche pas non plus ce que le Venezuela est en train de démontrer 

            Robert Bibeau 


          • Matlemat Matlemat 2 février 20:53

            @Robert Bibeau
            D’accord, mais si ces régimes ne marchent pas alors pourquoi faire tant d’effort pour les combattre ?

            La Chine n’est elle pas du capitalisme d’état ?


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 3 février 15:42

            @Matlemat

            Certainement que la Chine est du capitalisme d’État 

            Pourquoi ils se combattent les uns les autres ?? Pour la conquête des marchés et ainsi assurer leur fonction de reproduction du capital = leur raison de vivre 

            Robert Bibeau 


          • Le421 Le421 3 février 17:29

            @Matlemat
            Aussi vrai que LFI est une formation de gauchistes à la con, nulle et irresponsable.
            Incapable de quoi que ce soit en France bien sûr !!
            On se demande pourquoi les puissants du pays la combattent sans cesse...
             smiley


          • Matlemat Matlemat 3 février 19:40

            @Robert Bibeau
            « En effet le capitalisme d’État quand tu es dans le mauvais camp impérialiste ne marche pas et quand tu es dans le camp impérialiste dominant ça ne marche pas non plus ce que le Venezuela est en train de démontrer »

            « Certainement que la Chine est du capitalisme d’État »

            Donc selon vous la Chine, deuxième puissance économique mondiale, ça ne marche pas ? La Chine est dans le camp impérialiste ou non ?


          • Matlemat Matlemat 3 février 19:54

            @Le421
             Ce sont les riches qui ont peur pour leur biens, quand on est pauvre on a beaucoup moins à perdre, c’est logique, mais LFI est bien plus soft que le PSUV.

             Un gouvernement que vraie gauche radicale en France subirait le même genre de guerre économique que le Venezuela. 

             Difficile de comparer nos deux pays car le niveau de vie est très différent.


          • Matlemat Matlemat 3 février 21:01

            @Le421
            Les puissants du pays combattent mollement LFI car ce parti ne représente pas de danger pour l’oligarchie, ça serait différent s’ils proposaient la sortie de l’UE par exemple.


          • Matlemat Matlemat 3 février 21:05

            @Robert Bibeau
            Les USA combattent surtout ceux qui résiste à leur racket, il faut acheter des armements aux USA, de deuxième main bien sûr, sinon c’est la guerre économique, médiatique et éventuellement militaire tout cela pour dissuader les autres pays vassaux-clients de faire leurs achats ailleurs. 

             


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 3 février 22:45

            @Matlemat

            Les USA furent prospère et la 1ere puissance économique du monde pendant 70 ans et après ?? Idem pour la Chine qui commence à peine son cycle hégémonique 

            L’impérialisme n’est pas un camp ou un club mais un mode de production inévitable incontournable et la Chine s’apprête à en prendre la tête = la tête d’un camp contre le camp déclinant des USA-OTAN  

            Voila est-ce clair ?

            Robert Bibeau 


          • Matlemat Matlemat 4 février 13:56

            @Robert Bibeau

            Oui c’est clair que quand vous dites que le capitalisme d’état ça ne marche pas c’est juste faux.

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