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Accueil du site > Tribune Libre > Quel avenir pour les transports électriques ?

Quel avenir pour les transports électriques ?

Le développement des véhicules électriques est inéluctable. Pourtant, une question d’importance demeure : à quel rythme ? Investir massivement dans les véhicules mais aussi dans les routes et le déploiement des bornes de recharge parait incontournable dans l’optique d’obtenir des résultats tangibles et rapides dans la lutte contre la pollution et le changement climatique. Or, aujourd’hui, les moyens réellement consentis par le gouvernement ne semblent pas à la hauteur de cet enjeu.

 

Sur le papier, la mobilisation est forte. La loi du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités réforme en profondeur le cadre général des politiques de mobilité pour intégrer les enjeux environnementaux. Sortir de la dépendance automobile, accélérer la croissance des nouvelles mobilités, réussir la transition écologique et programmer les investissements dans les infrastructures de transport : tels sont les objectifs affichés. La loi prévoit l’interdiction d’ici 2040 des ventes de voitures à énergies fossiles carbonées (essence ou diesel). Elle favorise le déploiement des véhicules électriques et fixe l’objectif de 100.000 bornes de recharges publiques d’ici fin 2022 – une échéance qui a même été avancée à fin 2021 par le gouvernement après la promulgation de la loi.

 

Véhicules électriques : la technologie écologique la plus aboutie

Aujourd’hui, en attendant que l’hydrogène prenne éventuellement le relais, les véhicules électriques s’imposent en effet pour les trajets routiers comme la solution de mobilité la plus écologique et la plus compatible avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique. 

Une enquête récente, réalisée par l’ONG bruxelloise Transport & Environnement (T&E), vient d’ailleurs de montrer à quel point les voitures électriques polluent moins, tout au long de leur vie, que les voitures essence et diesel. Cette étude confirme d’abord que les voitures électriques utilisent 58 % moins d’énergie que les voitures thermiques et émettent, tous coûts inclus, 64 % de CO2 en moins. Mais elle tord surtout le coup à une idée reçue, véhiculée par certains lobbies, selon laquelle la consommation en matières premières de la batterie des véhicules électriques en ferait un mal pire que ses homologues à moteur thermique.

Environ 30 kg de métaux sont perdus au cours du cycle de vie de la batterie lithium-ion, contre 17.000 litres de pétrole pour les véhicules thermiques, selon les calculs de T&E. Certes, la production de batteries occasionne à court terme un accroissement des extractions de lithium, de cobalt et de nickel, mais l’utilisation plus importante de ces métaux a un coût écologique moins élevé que l’extraction du pétrole. D’autant que, selon l’ONG, les progrès technologiques permettront de réduire de moitié la quantité de lithium requise pour fabriquer une batterie... Et en 2035, plus d’un cinquième du lithium et du nickel et près des deux tiers du cobalt nécessaires à la fabrication d’une nouvelle batterie pourraient provenir du recyclage.

 

Booster le déploiement des bornes de recharge électrique

Aujourd’hui, les ventes de véhicules électriques s’envolent, notamment sous l’effet des primes à l’achat. D’après une étude réalisée par l’Union française de l’électricité (UFE), la France comptait fin décembre 2020 un total de près de 450.000 véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation sur les routes, dont près de 200.000 ont été immatriculés en 2020. A ce rythme, le parc automobile français de véhicules électriques et hybrides rechargeables pourrait atteindre le million d’unités en 2022. Mais pour que les véhicules électriques deviennent la norme, il faut que les infrastructures de recharge suivent. Or, la France comptait moins de 35.000 points de recharge fin décembre 2020. Bien loin de l’objectif des 100.000 bornes visé fin 2021.

Certes, une nouvelle enveloppe de 100 M€ a été débloquée par Barbara Pompili et Jean-Baptiste Djebbari, les ministres respectivement en charge de la Transition énergétique et des Transports, dans le cadre du programme Advenir, pour équiper les villes. Une enveloppe de 100 M€ a également été mobilisée pour installer des bornes de recharge rapide sur les aires de service du réseau d’autoroutes et des routes nationales. Mais ces investissements semblent largement insuffisants au regard du chantier colossal qui se présente.

Or, l’équipement des routes en bornes de recharge est essentiel pour le développement de la mobilité électrique. Aujourd’hui, malgré le développement de la mobilité douce dans les villes, 74 % des déplacements domicile-travail s’effectuent encore en voiture. Même pour les distances inférieures à cinq kilomètres, la voiture représente encore 60 % des déplacements. Et pour les longs trajets, utiliser un véhicule électrique reste aujourd’hui un pari très risqué du fait de l’incapacité à effectuer le plein d’électricité en itinérance.

D’après l’UFE, 85 % des propriétaires de véhicules électriques ont déjà rencontré une borne en panne et 83 % ont fait face au moins une fois à un défaut de recharge. Bornes mal entretenues, faibles puissances des points de recharge installés avant 2017 (qui représentent encore la moitié du réseau), grands « vides » dans le maillage territorial… La situation actuelle appellerait une action publique plus énergique et des moyens beaucoup plus conséquents que ceux qui ont été réellement consentis derrière les effets d’annonce.

Le défi est immense d’autant que parallèlement, il s’agit de préparer l’avenir en développant la technologie hydrogène qui ne manque pas d’atouts pour s’imposer dans le futur. Les modèles alimentés par une pile à combustible ont en effet une autonomie de 500 ou 700 kilomètres, et leur ravitaillement ne prend que quelques minutes. Ils peuvent ainsi s’affranchir d’un réseau public tardant à se constituer. Selon l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible (Afhypac), 400 véhicules légers hydrogène circuleraient aujourd’hui en France. Et dans le monde, 15 000 à 18 000 voitures et camionnettes et 3 000 autobus à hydrogène seraient déjà sur les routes. Aujourd’hui, les coûts encore très élevés et le bilan environnemental posent encore problème, mais les professionnels annoncent l’arrivée prochaine d’un hydrogène vert à prix compétitif et une baisse des coûts de la pile à combustible et du réservoir, qui devraient aider l’hydrogène à prendre son envol. C’est donc aussi sur cette énergie que mise un acteur de la route aussi important que Vinci Autoroutes. Le société concessionnaire d’autoroutes « se tient prêt à déployer des stations hydrogènes » et a par ailleurs répondu à un appel à manifestation d’intérêt (en s’associant à l’Agence Régionale Energie Climat de la Région Occitanie) pour construire et exploiter une station hydrogène vert près de Toulouse. Les initiatives privées commencent à fleurir, mais il est vrai que beaucoup dépendra de la mobilisation de l’État.


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44 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 28 avril 19:04

    ’’Le développement des véhicules électriques est inéluctable.’’

     

    Faux.

    J’vais pas plus loin, inutile d’argumenter avec un ramassis de poncifs irréaliste.

     


    • jjwaDal jjwaDal 29 avril 11:09

      @Jeekes
      Inutile de nous faire profiter de votre opinion si vous n’êtes pas fichu d’argumenter votre thèse. On apprend dès le collège que donner la bonne réponse à un problème ne suffit pas. Il faut démontrer pourquoi et comment on arrive à cette conclusion.


    • Jeekes Jeekes 29 avril 16:37

      @jjwaDal
       
      Inutile de me dire ce que vous en pensez puisque je m’en fous totalement.
       
      Et pour info, mon p’tit gars, ce qu’on apprend au collège, comment dire ?
      MOUARFFF ! ! !
       
      Mais p’têt que vous êtes ’’enseignant’’ pour y croire encore ?
       


    • jjwaDal jjwaDal 29 avril 18:02

      @Jeekes
      Je trouve juste cavalier d’opter pour un choix binaire (vrai/faux) avec 50% de chance d’avoir raison mais sans aucun argument pour l’étayer. J’aurai pu dire la même chose que vous, vu que globalement je ne suis pas d’accord avec l’auteur mais je mouille la chemise en donnant des arguments qui sont critiquables entre gens civilisés.


    • V_Parlier V_Parlier 29 avril 23:02

      @jjwaDal
      Je peux essayer de faire ça assez court :

      1. Le parc de véhicules 100% électrique, c’est une centrale électrique dans chaque ville (à quel combustible ?)
      2. L’hydrogène gazeux (inexistant dans la nature) se fabrique lui aussi avec de l’énergie. Et si cette fabrication ne doit pas dégager de gaz à effets de serre, ça se fait avec de l’électricité (ça tourne déjà en rond).
      3. « Réduire la dépendance à la voiture » : Dans un pays où la délocalisation hors frontières a poussé les gens à travailler de plus en plus loin de chez eux, là ou l’emploi restant demeure concentré, celui qui me parle de « dépendance à la voiture » est un sale égoïste vivant dans son appartement chicos de centre ville qui fait cinq minutes à pied pour aller sur son lieu de travail (ou retraité dans un coin tranquille qui n’a besoin de bouger en train que pour ses vacances). Ou mieux : C’est un député écolo qui prend le taxi en ordonnant aux gueux de faire 50km à vélo matin et soir.
      4. Le pétrole entre en oeuvre dans un tas de domaines que les écolos-geeks ne connaissent même pas : Plastiques, matières complexes, et aussi le transport maritime de tous ces biens pas chers qui font le tour de la Terre en permanence.
      5. Cette place que tient le CO2 dans les débats sur la pollution (qui devraient pourtant être sérieux) est de plus en plus ridicule. On continue de polluer avec tout et n’importe quoi, mais le CO2 là c’est mortel, ça fait monter la mer en 2060 etc... En revanche, plein d’autres gaz à effet de serre ne la font pas monter, non non, c’est juste le CO2 ont dit les écolo-visionnaires. Gros foutage de gueule qui laisse présager des mesures de plus en plus malsaines.

    • V_Parlier V_Parlier 29 avril 23:05

      @Jeekes
      On peut aussi noter que si tous les constructeurs se mettent à développer des véhicules électriques, c’est juste parce-qu’on les y force :
      En leur infligeant des amendes s’ils n’en ont pas dans leur gamme (c’est fait d"une manière assez indirecte et subtile)
      En annonçant des interductions délirantes de voitures à moteur thermique (sans aucun plan qui tient la route, rappelons le).


    • babelouest babelouest 30 avril 06:32

      @Jeekes je suis d’accord : la pollution du véhicule électrique se situe à la construction (et éventuellement à la mise à la casse si on peut en récupérer une partie, ce qui n’est pas si sûr), et ce, même si ce véhicule ne roule jamais.
      .
      Le grand piège vient des Autorités qui ne pensent que CO², alors que le CO² n’est pas le problème, mais la conséquence. Il faut dire que les « autres » pollutions, les vraies, sont moins maîtrisables. C’est de plus en plus vrai, avec l’utilisation de plus en plus massive de minéraux rares sur la terre, et qui seront vite indisponibles, tout en étant souvent nocifs.
      .
      D’ailleurs, pour le CO², il suffit, au lieu d’arracher des arbres, d’en planter massivement. Et de recréer des rideaux d’arbres, aidant à empêcher le ravinement des sols par le vent et la pluie, et les inondations fluviales non régulées par les branches et les racines.


    • jjwaDal jjwaDal 30 avril 07:32

      @V_Parlier
      Oui et non. 20 millions de véhicules électriques c’est 20% de consommation supplémentaire, un impact sérieux sur le réseau mais pas une chimère.
      A noter que la consommation est proportionnelle à la masse (en gros) et que diviser par deux la masse de nos véhicules serait souhaitable et est possible.
      Il faut clairement détourner vers des modes de transports en commun tout ce qui peut l’être. Des formules où la possession de véhicules ultra compact pour aller au travail/faire les courses est encouragée et la mise à disposition de véhicules bien plus lourds/volumineux est aisément accessible à la demande pour besoins spécifiques (vacances par ex, sorties en famille, etc..) sont concevables.
      J’ai fait à pied en moyenne 5km/jour pour mon travail ces dix dernières années. En ville beaucoup prennent leur véhicule pour des distances misérables.
      L’utilisation « matière » du pétrole est minoritaire. On le brûle comme carburant pour l’essentiel.
      Ma position est que le véhicule électrique est une fausse bonne idée. Il faut changer la façon dont on utilise les transports vu l’ampleur prise par la consommation énergétique du secteur.
      Les émissions de CO2 sont un marqueur du volume de pollutions engendrée par notre consommation énergétique. On diminue nos pollutions et notre boulimie de bougeotte dans des « résidences secondaires » occupées 1 à 2h sur 24h et accessoirement nos émissions de CO2 baissent.


    • gnozd gnozd 30 avril 17:59

      @babelouest

      "D’ailleurs, pour le CO², il suffit, au lieu d’arracher des arbres, d’en planter massivement. Et de recréer des rideaux d’arbres, aidant à empêcher le ravinement des sols par le vent et la pluie, et les inondations fluviales non régulées par les branches et les racines.

      "

      C’est clair, c’est marrant c’est exactement ce que je voulais dire en lisant le début de votre intervention.
      Ben oui, les 2 problèmes principaux sont la déforestation et la bétonisation des sols...


    • armand 28 avril 19:09

      actuellement aucun, comme mes outils de jardin ou de bricolage avec batteries, celà fonctionne quelques heures, donc pour moi batteries égal ’dehors’


      • sylvain sylvain 28 avril 19:14

         Une enquête récente, réalisée par l’ONG bruxelloise Transport & Environnement (T&E)

        Et on est censé leur faire confiance comme ça ?? vous avez une idée des milliards qui sont en jeux ?? Personnellement, si je n’ai pas accès aux données, à leur origine et a la méthode de chiffrage, je ne fais aucune confiance à ce genre « d’études » . Si on prend en compte le fait qu’il y a dans les 50% de pertes juste pour le transport de l’énergie électrique, et qu’ensuite une hausse de consommation du au passage au tout électrique sera forcément assurée par du pétrole et du charbon qui utiliseront des ... moteurs thermiques et des machines a vapeur pour alimenter un alternateur ... et bien je ne vois pas comment ça peut être économe en énergie

        en résumé 

         voiture thermique : extraction et transport du pétrole, moteur a explosion

         voiture électrique : extraction et transport du pétrole, uranium ou charbon, moteur a explosion ou reacteur..., alternateur, transport de l’électricité, chargement des batteries ( grosses pertes du au fait que ça doit aller vite , entre 15 et 25%), moteur électrique .

        C’est pas bien compliqué, plus il y a d’étapes, plus il y a de pertes .Si on enlève la première étape qui est commune le rendement d’un moteur a explosion est de 35% environ . POur l’électrique on a :

        moteur a explosion.. * alternateur * transport * chargement * moteur = 20%

         0.7 * 0.85 * 0.5 * 0.85 * 0.85

        et j’ai pris les meilleurs rendement pour chaque étape, c’est plutot 10% en pratique

        De la grosse merde quoi


        • @sylvain

          Vos chiffres de rendement sont au doigt mouillé et totalement faux, ce qui n’empêche que la voiture électrique reste une illusion escrologique pour écobobo.

          https://www.levilainpetitcanard.be/le-mirage-escrologique/


        • sylvain sylvain 28 avril 20:00

          @Philippe Huysmans, Complotologue
          Vos chiffres de rendement sont au doigt mouillé et totalement faux
          C’est pas faux . Il semble que j’ai largement surestimé les pertes en ligne . Sinon pour le reste, ça semble pas si mal . Mais c’est vrai que quitte a mettre des chiffres, autant qu’ils soient un peu précis, c’est tout l’intérêt des chiffres . J’aurais du m’en tenir au debut de mon message


        • @sylvain

          Vous pouvez utiliser les miens, c’est moi qui ai fait tous les calculs et ils ont été amplement vérifiés par les internautes, y compris ici (pinaillages sur le rendement des moteurs électriques utilisés... partiellement justifiés).

          La voiture électrique est une arnaque scientifique, là-dessus on est bien d’accord.


        • sylvain sylvain 28 avril 20:11

          @Philippe Huysmans, Complotologue
          oui j’ai regardé, vous avez fait un sacré boulot . Le seul truc que j’ai pris le temps de vérifier était la charge decharge des accus (j’ai trouvé un peu plus que vos chiffres, mais pas loin) le reste c’est des souvenirs . Mauvais souvenir pour les pertes en ligne


        • devphil30 devphil30 29 avril 06:30

          @Philippe Huysmans, Complotologue

          Merci pour votre article et les chiffres qui donnent une vision de l’arnaque de la voiture électrique.


        • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 28 avril 19:33

          Une enquête récenteréalisée par l’ONG bruxelloise Transport & Environnement (T&E), vient d’ailleurs de montrer à quel point les voitures électriques polluent moins

          Une enquête récente, réalisée par moi-même, vient d’ailleurs de montrer à quel point c’est des conneries.

          Si on ne considère pas le cycle de vie du véhicule, coût (énergétique) de fabrication et durée de vie de la batterie, on passe à coté du problème.


          • Eric F Eric F 28 avril 20:00

            « ,l’équipement des routes en bornes de recharge est essentiel pour le développement de la mobilité électrique »

            Ce n’est pas tout que multiplier les bornes de recharge, mais s’il faut 5 heures pour recharger ses batteries en mode super-rapide sur autoroute, ça altère complètement l’intérêt de ce type de véhicule.

            L’hybride rechargeable parait alors la solution séduisante, mais vu le poids des batteries, la consommation en mode thermique sur route/autoroute est bien plus élevée qu’une voiture purement thermique.

            Pour la ville il en va évidemment autrement pour des petites voitures électriques légères.

            Mais il faut aussi produire le courant électrique, ce ne sera pas avec des éoliennes s’il y a des millions de voitures électriques, il faudrait des parcs d’epr !


            • @Eric F

              On pourrait monter des petites éoliennes directement sur le toit de la toutoune, avec une courroie de transmission jusqu’à l’essieu...

              Sinon, plus simple, la voiture à voiles...


            • sylvain sylvain 28 avril 20:14

              @Eric F
              il y a des chargeurs qui font 80% de charge en 30 min environ maintenant . Mais ça fait plus de pertes pour la charge, jusqu’à 25 %


            • Eric F Eric F 29 avril 09:37

              @Philippe Huysmans, Complotologue
              A défaut de voiture à voile, il y a eu des projets de voitures à air comprimé, c’était gonflé, mais il semble que ça a fait pschitt.


            • Gasty Gasty 29 avril 12:35

              @sylvain

              Je ne pense pas que la charge rapide soit très bon sur la durée de vie des batteries.


            • V_Parlier V_Parlier 29 avril 23:10

              @Eric F
              En effet ça a fait pschitt à juste titre, mais blague à part, des gens avaient pris ça au sérieux en pensant que la compression de l’air se faisait comme par magie, sans énergie au moins égale à celle devant être restituée dans le véhicule.


            • Plus robert que Redford 29 avril 00:02

              L’ensemble des commentaires converge vers une constatation hallucinante d’évidence : 

              Le passage des véhicules au tout électrique est une vaste couillonnade , ce sont les consommateurs/citoyens qui en paieront la facture et ce à tous les niveaux !

              Je ne disconvient pas qu’il y a des effets de niche où l’éléctrique est intéressant pour TOUS les véhicules : la Ville !

              Distances courtes, réseau électrique dense, et surtout énorme avantage de non-pollution, aussi bien atmosphérique que sonore !

              Dès que l’on s’éloigne un tant soit peu des centres urbains, c’est foutaises et compagnie ! J’habite en zone rurale et j’ai eu contact avec un infirmier de profession. Il avait choisi l’électrique pour son véhicule professionnel mais est rapidement revenu au thermique. Premier inconvénient, avec l’électrique, surtout l’hiver, tu dois choisir entre les kilomètres et te cailler les miches, ou monter dans une auto raisonnablement tempérée. Et encore, en fin de journée d’été, il était souvent obligé de recourir à sa bonne vieille Diesel pour finir sa tournée car un électrique à prix raisonnable n’offre qu’une autonomie misérable.

              A propos d’hiver, j’ai lu sous la plume d’un internaute Allemand l’hypothèse suivante :

              Il arrive qu’en Allemagne il fasse très froid l’hiver....

              Il arrive qu’en Allemagne qui a beaucoup d’autoroutes, il y ait des accidents, certains bloquant les véhicules sur des files pendant des heures...

              Il arrive qu’en Allemagne il y ait des accidents l’Hiver, et que donc, les automobilistes bloqués laissent tourner leur moteur pour n’être point congelés, parfois jusqu’à épuisement du carburant.

              Imaginons donc une file avec, chose courante, une trentaine de véhicules en panne sèche... Trente petits bidons de carburant et hop ! Tout le monde repart !...

              Imaginons alors trente véhicules électriques (mais probablement beaucoup plus, car utiliser ses batteries comme chaufferettes ça décharge très vite) en panne complète sur l’autoroute ?

              Vous visualisez un peu, là...

              La vitesse à laquelle on va pouvoir dépanner tout ça ?

              Ca promet de belles histoires à raconter plus tard, au coin d’un beau feu de bois !!!


              • Eric F Eric F 29 avril 09:46

                @Plus robert que Redford
                j’habite également en zone semi-rurale, la Poste a utilisé un moment des voitures électriques, mais l’autonomie était parfois insuffisante et il fallait remettre en charge, aussi ils avaient parfois recours à des véhicules de location pour l’après-midi. Depuis, ils sont revenus à des véhicules thermiques.

                Concernant le problème des voitures électrique par temps froid, le magazine l’Automobile auquel je suis abonné a indiqué qu’ils ne faisaient pas d’essai de voiture électrique l’hiver, pour éviter de pénaliser les mesures (surconsommation, chauffage, etc.). Un aveu !


              • Gasty Gasty 29 avril 12:48

                @Plus robert que Redford

                Quand le diesel était la référence, il était pratiquement impossible de trouver une essence dans le catalogue des constructeurs. Maintenant c’est le diesel qui a disparu du catalogue. Bientôt ce sera l’essence au profit des batteries....et une fois que le filon aura rapporté un max, on reviendra au diesel.
                Ainsi va l’écologie de consommation. Car il s’agit bien entendu d’écologie.


              • OGM-dixit dixit 29 avril 01:02

                200Kg de batterie + une tonne 1/2 de ferraille pour promener 70Kg de bidoche, ça me semble pas raisonnable.


                • devphil30 devphil30 29 avril 06:23

                  "les véhicules électriques s’imposent en effet pour les trajets routiers comme la solution de mobilité la plus écologique et la plus compatible avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique. 

                  "

                  Comment est fabriqué l’électricité ?? nucléaire , centrale à fioul pour les surcharges de demandes bref c’est moins polluant ...

                  Quand sera t’il quand 60 millions de Français chargeront leur zoe la nuit ?

                  Le compteur linky va capter les hausses de demandes et facturer très cher les dépassement de consommation moyenne au sein d’un foyer , voilà pourquoi le linky a été mis en place de manière forcée ...

                  Comment est stocké l’électricité dans les voitures avec la perte de charge progressive des batteries et l’impact des batteries sur l’environnement ?

                  Comment est transporté l’électricité avec les pertes de tension durant son acheminement ?

                  Bref les voitures électriques c’est n’importe quoi , c’est issu d’un lobby qui veux nous faire croire au réchauffement pour mieux taxer et encore taxer.

                  Les voitures hybrides sont intéressantes et les voitures à hydrogène.

                  Le seul avantage des voitures électriques est en ville par rapport à la pollution sinon avoir 300 kms d’autonomie et attendre 45 minutes de charge pour refaire 300 kms sans chauffage , radio ou autres elèments consommant de l’électricité c’est pas mon délire mais visiblement les écolos sont à fond sur la décroissance passant par moins de déplacement etc ....

                  La décroissance dans un système capitalistique faudra m’expliquer 


                  • foufouille foufouille 29 avril 08:44

                    @devphil30
                    le pauvre aura juste un vélo électrique .............


                  • Gasty Gasty 29 avril 13:00

                    @foufouille

                    Oui mais dans les vélos électrique il y a des nuances de pauvres. Autonomies, qualités des batteries, vitesses maxi, poids total admissible...


                  • troletbuse troletbuse 29 avril 08:11

                    L’avenir pour les écologistes est la voiture à pédales.

                    Nous en avons l’exemple quand Micron monte en voiture avec Attal et Séjourné.  smiley)


                    • juluch juluch 29 avril 10:17

                      n importe quoi cet article, un dépliant pour les voitures électriques par quelqu’un qui doit lire et retranscrire un prompteur.

                      pour le reste, il ne maitrise rien.


                      • nanobis 29 avril 11:20

                        C’est bien l’hydrogène. Le zeppelin ça marchait bien aussi mais....


                        • babelouest babelouest 30 avril 06:38

                          @nanobis
                          ...... poum ! (voir le Hindenburg)


                        • jjwaDal jjwaDal 29 avril 11:28

                          Le gros avantage des véhicules électriques est qu’ils sont agnostiques quant à la source d’énergie qui les alimente (énergie primaire) et qu’ils permettent de concentrer sur le lieu de production de l’électricité un certain nombres de pollutions plus faciles à gérer qu’en sortie de pot.
                          Mais si on pense surtout à l’automobile telle que nous la connaissons, il est urgent de ne pas s’affoler en y voyant un avenir radieux. L’automobile en tant que propriété privée est à l’échelle actuelle une arme de destruction massive de l’environnement (déjà par captation de surfaces) et de la mine à la décharge on remplace des polluants par d’autres qu’il faut gérer tout autant. La gomme des pneus continuera à partir dans l’environnement et les surfaces couvertes de bitume à augmenter, autos « vertes » ou pas. Un engin aussi complexe utilisé au mieux 5 à 10% du temps quotidien est une ânerie qu’il faudra corriger par un mix d’offres de transports collectifs ou alternatifs (voitures accessibles sur demande,vélos et autres).
                          Comme pour les renouvelables il faut trouver en amont les solutions pour consommer moins de ressources et réduire les distances à parcourir. Tout donc sauf une panacée pour le transport.


                          • gnozd gnozd 30 avril 18:13

                            @jjwaDal

                            " il faut trouver en amont les solutions pour consommer moins de ressources et réduire les distances à parcourir

                            "

                            Allez hop ! Tout l’monde en ville !!! Et qu’ça saute !!!


                          • jjwaDal jjwaDal 1er mai 13:24

                            @gnozd
                            On appelle cela l’« aménagement du territoire ». Mais en pratique si on commençait par faire payer le carburant aérien comme le carburant automobile, les km parcourues annuellement par l’occidental moyen chuteraient pas mal.
                            On ne veut souvent pas assumer les conséquences de nos choix. Vivre à la campagne mais avoir un médecin à l’autre bout de la rue, un hôpital à 10km à tout casser et les meilleures infrastructures (piscines, patinoires, cinéma,, etc à 5 minutes).
                            Not gonna happen..


                          • ETTORE ETTORE 29 avril 11:51

                            Rats des villes et rats des champs !

                            Les écolos bobos, électrOBONOifiés, des mégapoles, nirvana des livraisons au porte à porte, avec un click commandeur, sur leur doudou smart, et, vlan, voilà le black qui déboule à vélo pour livrer les sushi , ou tout autre avatar de la CONsomation, interchangeable du « tu ne le porte plus, vend le » !

                            Oui, mais bon, le tout électrique dans ce monde là......Peut être, puisque de toute façon, ils ne pourront plus mettre le nez dehors, en raison des contrôles sanitaires et de l’insécurité régnante, alors on cogite à un monde onirique, affalé dans son canapé Ikéa certifié « Forêt Amazonienne polonaise », une « agriculture BIO » ou les salades et les, fraises poussent dans des tours aveugles, éclairées aux leds.....Si ça ce n’est de l’écologie...... Vous la voulez comment votre salade ? Verte, rose, en cube, en feuilles carrées, rondes, dure, molle, pour faire des bulles ?

                            Et tout seras recyclé, transformé, étiqueté « Alimentation Raisonnable », et même, comble du bonheur, vous pourrez, si vous pouvez justifier d’un recyclage de l’eau, avoir la « permission d’adopter puis d’élever » un pied de tomate cerise, sur votre toit terrasse « communautaire, partagé, collectivisé » sous la surveillance d’un agent de

                            « Collaboration citoyenne » . qui veillera à ce que chacun ait sa minute d’amour végétal .

                            Naan, mais sérieux, quel monde fantastique, que ces ruches hors sol, qui prendront des noms paradisiaques CityGreen, ParadiseLive, Hopehumanity,....Si, si, ça promet.

                            Bon pour les rats des champs......

                            C’est une toute autre.....histoire !


                            • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 29 avril 15:15

                              La bonne alternative serait à mon avis de rester aux moteurs thermiques, mais en leur appliquant un réacteur Pantone ou encore du gaz de Brown.

                              La pollution est due un peu à la voiture, beaucoup aux avions, beaucoup au chauffage et à l’industrie.

                              Le réacteur pantone monté sur les voitures, les avions, les chauffages ferait baisser la pollution de 80 % et la consommation de 30 %. (Vérifié dans la ville d’Ivry sur Orne où tous les véhicules municipaux en sont équipés)

                              Faire : moteur pantone conférence C. Martz

                              https://www.econologie.com/file/moteur_pantone/Conference_C.Martz_Harze_CIFE C_fev_08.pdf

                               

                              Les applications du Gaz de Brown

                              http://homme-et-espace.over-blog.com/article-25846150.html

                              http://crombette.altervista.org/fr_gaz_de_brown.htm


                              • JC_Lavau JC_Lavau 29 avril 15:59

                                « la lutte contre la pollution et le changement climatique », et le reste à l’avenant. La totalité des prémisses sont délirantes.


                                • ETTORE ETTORE 29 avril 17:45

                                  Vont être content les « branchés » quand ils auront acheté leur Zoé, sur blabla écolozozo....
                                  Quand le stress est là, parce que les essuie glace sont activés.....
                                  Qu’il faut dégivrer le pare brise, pour y voir quelque chose.....mais....

                                  Faut choisir , Ben ouais ! Rouler ou gratter ! Et prévoir la tente de camping, pour l’attente de recharge.....

                                  L’été, exit la clim....Payée en option....

                                  Déjà se donner la peine d’uniformiser, finalement ce qui est similaire et indispensable à chaque voiture, le bloc batterie !

                                  Rien qu’avec les prises, c’est déjà florès , entre les bornes réservées à certaine marques spécifiques....

                                  Peut être qu’avec un service de batteries, prêtes à être interchangées rapidement, cela feras pencher un peu plus la balance de la praticabilité.

                                  Ce serait juste une question de normes à mettre en place.


                                  • Esprit Critique 30 avril 00:22

                                    Mon commentaire a été débranché ! ça augure mal de l’avenir « Electrique » vu par l’auteur.

                                    C’est le Pb des « Bornes » 


                                    • babelouest babelouest 30 avril 06:41

                                      L’avenir, à part les transports en commun au gaz, c’est le vélo NON électrique. Ou la planche à roulettes à la McFly. Ou le « à pied ».


                                      • gnozd gnozd 30 avril 18:18

                                        En bref pour le moment, on l’entend pas beaucoup défendre son truc, le FerdinandG !!!

                                        Il y croirait-y déjà plus ??!

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