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Accueil du site > Tribune Libre > Quel communisme pour le XXIe siècle ?

Quel communisme pour le XXIe siècle ?

Cela fait trente ans maintenant que l'URSS s'est effondré sur le plan économique et avec sa disparition on croyait le communisme mort enterré. Mais dans touts les pays développés, durant ces trente dernières années, la croissance du PIB s'est fortement ralentit. En 2009, ces pays subissent leur pire crise économique et financière depuis celle des années 1930.

Karl Marx redevient fréquentable. Le Capital, son oeuvre capitale, connaît un regain de vente dans les librairies depuis 2009. Car son analyse géniale du capitalisme-salariat devient incontournable face à la faillite de la science économique officielle aux ordres des gouvernements successifs. 

Lorsqu'on parle de communisme, la question de la nature de l'URSS devient inévitable au point que les différents partis du mouvement communiste actuel se distingue les uns des autres par rapport à cette question fondamentale[1]. D'autre part, dans les médias dominants, et donc populairement, toute alternative collectiviste au capitalisme-salariat est balayé en évoquant la faillite de l'URSS. 

Pourquoi l'URSS n'a jamais été communiste 

Pour comprendre la nature de l'URSS, le Capital de Marx nous sera d'un grand secours notamment la dernière section de son livre 2, les fameux schémas de reproduction élargie. Il faut donc connaître d'abord ces schémas. 

Les schémas de reproduction de Marx sont la première description théorique de la croissance PIB. Il part d'abord des travaux de François Quesnay[2] puis les developpe pour donner naissance à une nouvelle théorie géniale de la croissance du PIB. Entre les travaux de Quesnay et Marx il y a un intervalle de plus d'un siècle. Durant toute cette longue période, les économistes avancés de l'Europe de l'Ouest tatonnaient dans le noir et ne voyaient rien et soudain comme une lumière éblouissante jaillit du fonds du cosmos, Marx offrit à la science économique, les lois fondamentales d'après lesquelles le produit intérieur brut (PIB) s'accroît d'année en année. J'expose donc cette théorie de façon brève, pour le reste le livre 2 du Capital est indispensable. 

Admettons que le PIB annuel soit d'un montant de 9000 milliards d'euros. Marx divise le PIB en deux grandes sections : la section de la production des biens de production 6000 milliards d'euros(section I) et la section de la production des biens de consommation 3000 milliards d'euros(section II)

À leur tour, chaque section est divisé en capital constant c, capital variable v et en plus-value p. Le capital constant représente la valeur des biens de production utilisés pour la production, le capital variable est l'ensemble des salaires et la plus-value est l'ensemble des profits d'où dérive la rente foncière, l'intérêt bancaire et le profit commercial. L'ensemble de ces revenus sont supposés avant impôts. 

Le schéma de Marx devient :

I.4000+ 1000v + 1000p = 6000 milliards d'euros

II.1500c + 750v + 750= 3000 milliards d'euros

PIB = I + II = 9000 milliards d'euros. 

Dans ce schéma, nous voyons que 1000 Iv + 1000 Ip est supérieur à 1500 IIc , telle est la condition essentielle de la croissance du PIB sinon si I(v + p) est égale où inférieur à IIc alors la croissance du PIB devient impossible. 

Admettons que la section I investisse 45 % de sa plus-value soit 450 Ip. Pour cela, conformément à la composition organique du capital c/v = 4 (4000/ 1000v), elle doit consacré 360 Ià l'achat de nouveaux biens de production et 90 Ip à l'embauche de nouveaux salariés. Le schéma d'investissement est alors 450 Ip --->[360 Ic + 90 I].

90 Iv en salaires doit être échanger contre 90 IIc de biens de consommation. Pour cela, la section II doit investir 135 IIde sa plus-value soit 90 IIen biens de production et 45 IIv en salaires(c/v = 2 dans la section II).

Dans la section I, 1000 Ien salaires doit s'échanger contre 1000 IIen biens de consommation ; l'investissement de 450 Ip implique que 550 Ip soit dépensé comme revenu. En somme, 1000Iv + 550Ip en argent doit s'échanger contre des biens de consommation de la section II autrement dit 1550 I(v + p) doit s'échanger contre IIc mais IIc n'est que de 1500.

La section II doit donc investir 75 IIp de sa plus-value, soit 50 IIp en biens de production et 25 IIp en biens de consommation, pour que 1550 I(v + p) puisse s'échanger contre 1550 IIc.

En somme on a deux schéma d'investissement dans la section II :

135 IIp --->[90 IIc + 45 IIv]

75 IIp --->[50 IIc + 25 IIv]

À la fin de l'année, le schéma du PIB devient :

I. (4000c + 360c) + (1000+ 90v) + 1090p(le taux d'exploitation p/v = 100 %)

II. (1500c + 90c + 50c) + (750v + 45v + 25v) + 820p(le taux d'exploitation p/v = 100%)

Soit 

I.4360c + 1090v + 1090p = 6540 milliards d'euros.

II. 1640c + 820v + 820p = 3280 milliards d'euros. 

Total PIB = I + II = 9820 milliards d'euros. 

Le PIB passe de 9000 à 9820 milliards d'euros soit une croissance de 9,11%. La section II passe de 3000 à 3280 milliards d'euros soit une croissance de 9,33% alors que la section I passe de 6000 à 6540 milliards d'euros soit 9%.

On remarque donc que dans la croissance du PIB, la section II s'accroît plus vite que la section I pour assurer une circulation normale des capitaux et des biens de consommation "Si les choses doivent se dérouler normalement, la croissance doit se faire plus rapidement dans la section II que dans la section I, parce que, sinon, la fraction de I(v + p), qui doit être convertie en marchandises IIc croîtrait plus rapidement que les IIc contre lesquelles seulement elle peut s'échanger " [3]

La conclusion fondamentale à tirer des schémas de reproduction élargie chez Marx est que la production des biens de consommation s'accroît toujours plus vite que la production des biens de production lors de la croissance du PIB.

Revenons maintenant à l'URSS. La Révolution d'Octobre 1917 balaya la propriété privée des biens de production et mit en place une planification intégrale de l'économie. Jusqu'ici tout se déroule selon le Manifeste communiste : nationalisations des entreprises, des banques, du commerce extérieur et planification économique. 

Mais la planification en URSS se faisait d'une façon si particulière si complexe que pour les gens ordinaires la nature de l'URSS n'était pas du tout évidente. En effet on a supprimé la propriété privée, planifier l'économie et enfin tout le monde est salarié, l'exploitation capitaliste est donc liquidé. 

Si on se limite à cette vision superficielle et populaire de l'URSS (+ le Goulag), on ne peut jamais comprendre sa véritable nature ni par conséquent comprendre le communisme. 

Lorsqu'on examine la planification soviétique de plus près, on trouve qu'elle se fait d'après une loi générale fondamentale : la croissance plus rapide de la production des biens de production par rapport à la croissance des biens de consommation "Le développement plus rapide de la section I que de la section II est la condition nécessaire de l'essor ininterrompu de la production socialiste sur la base d'une technique supérieure"[4]

Pour justifier cette façon de planifier, Lénine falsifia, dans les années 1890 (Avec S.Boulgakov et Tougan Baranovsky) l'essence même des schémas de reproduction élargie chez Karl Marx à savoir le développement plus rapide de la section II par rapport à section I "la conclusion principale à tirer de la théorie de la réalisation de Marx est la suivante : l’accroissement de la production capitaliste et, par voie de conséquence, celui du marché intérieur, concerne moins les objets de consommation que les moyens de production. En d’autres termes, l’accroissement des moyens de production dépasse celui des objets de consommation " [5]

Si on planifie le développement plus rapide de la section I par rapport à la section II lors de la croissance du PIB que se passerait-il ? C'est là que les schémas de Marx nous sera d'un grand secours. En admettant cette fois-ci que toutes les entreprises sont nationaliseés, que tout le monde est salarié et par conséquent l'exploitation capitaliste abolie.

Ces modifications ne changent pas grand chose à notre schéma sauf qu'on doit veuiller à ce que la section I s'accroît plus vite que la section II. Cela est fondamental.

Considérons notre schéma de départ :

I.4000c + 1000+ 1000p = 6000 milliards de roubles.

II.1500c + 750v + 750 = 3000 milliards de roubles.

PIB = I + II = 9000 milliards de roubles.

Nous allons toujours supposer que la section I investisse 45% de sa plus-value, comme nous l'avons vu ci-dessus, le schéma d'investissement sera : 450 Ip --->[360 Ic + 90 I].

Dans la section II, pour que les nouveaux salariés 90 Ipuisse dépenser librement leurs salaires, la section II investit 135 IIp --->[90 IIc + 45 II]. 

L'investissement de 450 Ip implique l'échange de 1550 I(v + p) en monnaie roubles contre des biens de consommation IIc . Mais IIn'est que de 1500. Il faut donc investir 75 IIp --->[50 IIc + 25 IIv] pour que 1550 I(v + p) s'échange contre 1550 IIc

Si on investit 75 IIalors la section II s'accroîtrait plus vite que la section I. Ce qui est normal et juste. C'est la même découverte que Marx ait fait. Mais en URSS, on l'a vu la planification se fait de sorte que la section I aille plus vite que la section II. Dans ce cas 75 IIp ne peut pas être investit et que passerait-il en URSS ? 

Un échange forcé entre 1550 I(v + p) en argent contre seulement 1500 IIen marchandises biens de consommation. Il se produit une crise de pénurie de biens de consommation de 50 IIc en marchandises biens de consommation. Staline lui-même admit l'existence de pénurie chronique de biens de consommation en URSS pendant la période de Nep avant même le lancement des plans quinquennaux " Nous avons, par exemple, une certaine pénurie de marchandises. C’est une lacune dans notre économie, une lacune encore inévitable malheureusement. La production des instruments et moyens de production s’opérant à un rythme plus rapide que celui de l’industrie légère [biens de consommation N.d.R], ce seul fait implique de lui-même que la pénurie de marchandises se ferra encore sentir quelques années " [6]

Mais ce n'est pas tout. 1550 I (v + p) se décompose en 1500 I(v + p) + 50 Ip . Les 1500 I(v + p) s'échangent normalement contre 1500 IIc mais dans ce cas 50 Ien argent ne peut s'échanger nulle part contre des biens de consommation. C'est l'échange forcé d'une partie de la plus-value (50 Ip) qui crée une situation de pénurie chronique en URSS. Ce sont ces 50 Iqui constituent la plus-value de pénurie.

La plus-value de pénurie ne peut pas être consommé par la grande majorité des salariés. En pratique sa consommation implique la mise en place de magasins spéciaux et des privilèges d'accès aux biens de consommation réservés à classe exploiteuse. "À l’époque les privilégiés, (principalement les membres du Parti appartenant à la nomenklatura ) restaient invisibles derrière les rideaux tirés de leurs grosses limousines noires traversant à toute allure la capitale. Leurs datchas, leurs centres de villégiatures, leurs magasins spéciaux d’approvisionnement étaient inaccessibles au commun des mortels, situés à l’écart, gardés et contrôlés " [7] 

À la fin de l'année le PIB soviétique devient :

I.4360c + 1090v + 1090p = 6540 milliards de roubles.

II.1590c + 795v + 795p = 3180 milliards de roubles. 

Le PIB devient 9720 milliards de roubles.

On remarque que cette fois-ci durant la croissance du PIB, la section I s'accroît plus plus vite que la section II. Le premier s'accroît de 8% alors les biens de consommation ne s'accroîssent que de 6%. Ce qui provoque une une pénurie de biens de consommation de 50 Ip autrement dit une plus-value de pénurie de 50 milliards de roubles pour la classe dirigeante exploiteuse. 

Au départ nous avons supposé qu'avec la nationalisation des entreprises, toute la plus-value consommable appartenait au peuple. Mais nous avons vu qu'avec le développement plus rapide de la production des biens de production par rapport à la production des biens de consommation et la pénurie de biens de consommation lié à ce mode de production, cela impliquait la consommation d'une partie de la plus-value au détriment de la majorité et moyen de la pénurie de biens de consommation. 

La pénurie en général peut être provoqué par des événements tels que la guerre, les sécheresses, etc. mais en URSS c'est le mode d'exploitation de la grande majorité par une classe dirigeante qui provoquait ces pénuries depuis la mise en place réelle des plans économiques en 1923 jusqu'en 1989."Le premier point, selon moi est que le phénomène de la pénurie n'est pas accidentel mais systématique. Il ne découle pas simplement de l'erreur humaine, celles des dirigeants ou des planificateurs, mais il résulte du mécanisme économique et du cadre institutionnel. Un second point, qui fait l'objet de discussions ou de désaccord avec les
autres analystes, consiste à soutenir que la pénurie ne peut s'expliquer par un faible niveau de développement. Certains économistes ou dirigeants aimeraient pouvoir dire que notre offre est encore insuffisante. Je rejette ces explications. Il existe des économies de pénurie où le PNB par habitant est extrêmement bas (Vietnam, Corée du Nord ou Mongolie) et d'autres où il est très élevé (Tchécoslovaquie et R.D.A.). Ainsi, nous avons toute une série de niveaux de développement, dont chacun contient des attributs ou des propriétés de l'économie de pénurie. Cela n'a rien à voir avec le niveau de développement mais avec les institutions. Ou, pour reprendre la terminologie marxiste, ce ne sont pas les forces productives qui sont en cause mais les relations sociales
."[8]

Après l'effondrement de l'URSS, durant ces trente dernières, on n'observe plus les longues files d'attente devant les magasins en Russie.Au contraire, dans le capitalisme-salariat normal c'est l'inverse qui se produit : des crises de surproduction de biens de consommation. C'est pourquoi on peut dire que l'URSS était un capitalisme-salariat à l'envers.

Ainsi, même si l'URSS était une économie nationalisée et planifiée elle n'a en réalité jamais été communiste. Pourquoi ? Parce que l'exploitation classique des salariés par les capitalistes a été remplacé par une autre forme d'exploitation de la grande masse par une petite minorité au moyen de la pénurie de biens de consommation.Tellement que ce mode d'exploitation était en contradiction avec les besoins de la population si bien que sa durée a été relativement brève (1921-1991) par rapport aux économies de marché qui sont âgés de plusieurs siècles. 

La baisse du taux de croissance du PIB sur le long terme et la transformation inévitable des chômeurs en majorité de la population active. 

On observe dans les pays développés une tendance à la baisse du taux de croissance du PIB parallèlement à la hausse du taux de chômage. Cela est dû à l'entrée sur le marché mondial de nouveaux pays industrialisés(Chine, Inde, Thaïlande, Indonésie, etc.). 

J'ai pris ici trois pays très développés sur le plan économique pour montrer la limite suprême du capitalisme-salariat au cours de ce siècle.Durant la période 1995-2006, le PIB français croît de 28,69% mais elle chute de -18,81% pour s'établir à 9,88% sur la période 2007-2018.Le PIB japonais s'accroît de 13,61% sur la période 1995-2007 et chute à son tour de -7,7% pour s'établir à seulement 5,84% sur les douze dernières années soit 0,49% par an.

C'est l'évolution du PIB italien qui est vraiment intéressante et montre le futur de touts les autres pays développés. En effet, pour la première fois de l'histoire du capitalisme-salariat, en temps de paix et sans catastrophe naturelle, un pays hautement développé se met à décroître sur une longue période(12 ans) c'est du jamais vu. En Italie, la croissance du PIB est derrière nous sauf révolution communiste. Autrement dit la décroissance actuelle dans ce pays est irréversible. Et cela signifie plus de chômage ce que les partisans de la décroissance écologique ne veulent pas voir. 

Durant la période 1995-2006 le PIB italien croît de 18% plus que le Japon (13,61%) mais sur la période 2007-2018, il chute lourdement de -22,28% pour s'établir à -4,28%. Autrement dit jusqu'à présent l'Italie n'a pas atteint son PIB de 2007 alors que l'économie mondiale entre dans un nouveau cycle de ralentissement. 

Douze ans

 France 

Japon 

Italie 

1995-2006

 28,69%

 13,61%

 18%

2007-2018

 9,88%

 5,84%

 -4,28%

Tableau 1. Baisse du taux de croissance du PIB sur le long terme.

La baisse du taux de croissance est un fait et plus il y a convergence technologique entre les différents pays au niveau mondial, plus cette baisse s'accélère. Mais dans la prévision que je vais faire, on va supposer qu'à chaque douze ans, le PIB chute constamment à la même vitesse dans les trois pays de l'exemple ci-dessus. Donc dans chaque pays, la croissance du PIB chute à son rythme actuel : soit en France -18,81% , en Italie -22,28% et enfin le Japon -7,7%. Cette projection se base donc sur des faits réels. On aura :

Douze ans 

France 

Japon 

Italie 

1995-2006

 28,69%

 13,61%

 18%

2007-2018

 9,88%

 5,84%

 -4,28%

2019-2030

 -8,93%

 -1,93%

 -26,56%

2031-2042

 -27,74%

 -9,7%

 -48,84%

2043-2054

 -46,55%

 -17,47%

 -71,12%

Tableau 2. Projection de la baisse du taux de croissance jusqu'en 2054.

Cette projection ne signifie pas que la chute de la croissance se ferra exactement comme dans ce tableau mais devraient se réaliser avec un retard d'une décennie dans certains pays ou en avance d'une décennie dans d'autres pays(comme l'Italie).

En somme, au cours de ce siècle, il n'y aura pas d'échappatoire possible, dans touts les pays développés les chômeurs seront majoritaires dans la population active. Ce sont eux le véritable sujet révolutionnaire, accoucheur du communisme, que Marx et Engels appelaient "prolétariat".

Toute l'Histoire est une lutte de superclasses 

Ce n'est pas la première fois que les hommes sont en lutte de superclasses comme actuellement entre le chômage et le capitalisme-salariat depuis le XIXe siècle jusqu'à nos jours. Avec la chute de l'Empire romain les anciens historiens dont Marx et Engels pensaient que l'esclavage antique avait été aboli mais dans de récents travaux(seconde moitié de du XXe siècle) des historiens médiévistes français tels que Marc Bloch, Georges Duby, Pierre Bonnassie[9], Jean Pierre Poly et Éric Bournazel[10], etc. ont démontré la survie de l'esclavage et son épanouissement au cours de tout le haut moyen âge partout en Europe de l'Ouest.Finalement, l'esclavage n'a pas été aboli par les esclaves eux-mêmes mais par une nouvelle superclasse féodale issue de la dissolution de l'ancienne superclasse esclavagiste. Cet événement majeur a été appelé la mutation de l'an mill ou la Révolution féodale de l'an mill.

Il a fallu(lenteur quasi-géologique) que les esclaves soit économiquement minoritaires pour que la Révolution féodale puisse avoir lieu car l'ancienne superclasse esclavagiste prenait sa force dans les esclaves malgré la lutte de classes entre maîtres et esclaves c'est la lutte de superclasses entre esclavagisme et feodalisme qui détermina l'abolition de l'esclavage intra-européen au XIe siècle. 

À la fin du moyen âge, répétition générale comme une sorte d'instinct chez les hommes. Le servage n'a pas été aboli quand les serfs formaient la large majorité de la population active mais lorsqu'ils devenus minoritaires après plusieurs longues siècles de transformation économique. C'est ainsi que lorsque Élisabeth 1ère d'Angleterre abolie à la fin du XVIe siècle le servage en Angleterre, les serfs ne représentaient plus qu'une minorité de la population active. L'immense majorité était constitué de paysans libres yeomary qui constituaient la réserve où la bourgeoisie puisait ces forces armées lors de la première Révolution anglaise au XVIIe siècle. 

C'est donc la superclasse bourgeoise, constitué d'immenses petits propriétaires et de grands propriétaires des villes, qui mit fin au féodalisme anglais. À la révolution française de 1789 ce fut la même chose[11].

De la publication du manifeste communiste jusqu'à nos jours, l'expérience historique montre de même que les intérêts des salariés sont diamétralement opposés au communisme c'est à dire à la suppression du chômage. 

Même une nationalisation et une planification intégrales de l'économie(comme en URSS) n'y change rien tant que les salariés sont dominants dans la population active, le capitalisme-salariat ne peut être aboli.

La longue lutte entre le communisme et le capitalisme dans le domaine politique n'est que le reflet de la lutte objective entre le chômage et le capitalisme-salariat.

Comme à la fin de l'Antiquité et à la fin du Moyen âge, l'issue de cette lutte de superclasses dépend du rapport de force entre les deux superclasses. C'est seulement lorsque les chômeurs seront dominants dans la population active que l'idéologie communiste sera elle aussi dominante au sein de la population et la révolution communiste devient ainsi possible.

Le communisme des chômeurs 

Le communisme qui vient sera essentiellement l'oeuvre des chômeurs. Il sera dirigé contre la propriété privée des biens de production et contre le principe du salaire(propriété privée des biens de consommation ) qui sera nécessairement remplacé par un revenu commun où le travailleur ne sera plus payé d'après sa spécialité mais d'après la richesse dont dispose la communauté. Ce nouveau revenu implique donc la suppression de la spécialisation du travailleur et la mise en place du principe du travail varié[12].

La propriété privée des biens de production et celle des biens de consommation(principe du salaire) abolies au service du développement sans fin de la population, voilà le communisme. Mais il ne se réalisera que comme une forme suprême du mouvement des chômeurs observable empiriquement. Plus le chômage se développera, plus ce mouvement devient puissant et plus de nouveaux partis communistes de chômeurs naîtront et deviendront décisifs dans la vie politique de chaque pays.

 

Notes :

[1] : Marcel Van Der Linden Western Marxism and the Soviet Union. A Survey of Critical Theories and Debates since 1917. Publié en 2007.

[2] : Tableau économique de François Quesnay publié en 1758.

[3] : Karl Marx Livre 2 du Capital, Éditions Sociales Paris 1977 , p 448-449.

[4] : Manuel d'économique politique URSS 1955, p 381. Édition électronique Vincent Gouysse 

[5] : Lénine, Développement du capitalisme en Russie mars 1899, p 24-25.

[6] : Staline, Questions du léninisme tome II, p 51.

[7] : Véronique Jobert, La fin de l’URSS et la crise d’identité russe, p 104.

[8] : Kornai J. La pénurie — problème fondamental des économies centralement planifiées — et la réforme hongroise. In : Revue d’études comparatives Est-Ouest, vol. 15, 1984, n°3.

[9] : Survie et extinction du régime esclavagiste dans l'occident du haut moyen âge (IVe - XIe s.). Cahiers de Civilisation Médiévale Année 1985 pp 307-343. 

[10] : Jean Pierre Poly et Éric Bournazel - La mutation féodale (Xe - XIIe siècles), 1980.

[11] : Alexis de Tocqueville (1856) L' ancien régime et la Révolution. Version numérique réalisée Jean Marie Tremblay, Université Québec, pp 51-59. 

[12] : Karl Marx, Le Capital livre 1er , quatrième édition allemande ; Presses Universitaires de France, Paris 1993, pp 544-549. 

 


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48 réactions à cet article    


  • nemo3637 nemo3637 10 décembre 2019 18:42

    J’aimerai connaître votre opinion sur l’évolution du travail, sa part dans la composition de la marchandise et par là même quelle est aujourd’hui la composition et la place du prolétariat.


    • Luniterre 16 décembre 2019 06:27

      @nemo3637
      Ici l’auteur tente une synthèse de ses deux précédentes et pitoyables tentatives de « réécrire » Marx...

      Remettons simplement la phrase de Marx >>>

      "Si les choses doivent se dérouler normalement, la croissance doit se faire plus rapidement dans la section II que dans la section I, parce que, sinon, la fraction de I(v + p), qui doit être convertie en marchandises IIc croîtrait plus rapidement que les IIc contre lesquelles seulement elle peut s’échanger "

      Dans son contexte, que voici, en doc PDF, pages 447 à 449 de Capital II >>>

      https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/12/marx-capital-ii-447-449.pdf

      Dans ce passage Marx nous parle de l’accumulation du capital et de sa reproduction élargie, et cela se passe donc dans le système capitaliste, dans lequel, effectivement cette condition est nécessaire à l’élargissement et à l’accumulation, comme lien entre développement des forces productives et accroissement, à la fois du capital, et de la quantité totale de plus-value extraite, y incluant le train de vie (consommation) du capitaliste, c’est à dire une part de plus-value qui n’est pas réinvestie comme capital.

      Dans ce schéma de principe Marx prend pour hypothèse de calcul que 50 % de la plus-value est réinvestie sous forme de capital, chaque année, que ce soit dans la section I et une portion proportionnelle dans la section II, en conservant le rapport c/v...

      50 % de la plus-value sont donc retirés de la section I et 80 et ensuite 70 %, de la section II chaque année... Ce qui, déjà, fait une différence de fond avec une économie socialiste, qui n’a pas pour but une telle dérive du produit social.

      Et surtout, plus-value, cela signifie, en analyse marxiste, que les salaires sont déjà payés, correspondant à minima aux besoins sociaux de la reproduction de la force de travail, ce qui, du reste, était précisément la définition du SMIG, ancêtre du SMIC…

      Ce qui signifie aussi que ce qui est investi en capital variable dans la section I, se retrouve, in fine, dans la section II, également sous forme de consommation, et donc aussi sous forme de plus-value, (70 % selon le schéma de Marx), qui, en régime socialiste, peut très bien être réinvestie en capital constant dans cette même section II, qui n’a pas plus pour « vocation » de générer les profits personnels des capitalistes.

      Et donc, cette accumulation nouvelle de capital constant en section II, qui correspond bien à un développement de ses forces productives, constitue aussi un accroissement des débouchés nécessaires au développement de la production de la section I.

      Et dans la section I elle-même, il reste encore 50 % de plus-value récupérables, qu’il est donc également possible de réinvestir.

      Autrement dit, dans une gestion de type socialiste, et même dans les limites de ce schéma, il y a donc des possibilités de choix d’investissement, entre développement des forces productives, dans les deux sections, et accroissement du bien-être social, ce qui va évidemment de pair, avec cette limite, à l’époque de l’URSS socialiste, qu’il fallait néanmoins assurer le renforcement de la défense nationale face à l’Allemagne nazie, et encore face aux forces occidentales, après guerre.

      Malgré ces contraintes, ce même « schéma de Marx » réinterprété dans le contexte socialiste, explique donc la reconstruction de l’économie soviétique, en une dizaine d’années, de la fin de la NEP à l’attaque allemande de 1941, stoppée en 6 mois, aux portes de Moscou.

      Si les soviétique se sont battus aussi courageusement et de façon déterminée, pour défendre leur pays, y compris par les guérillas de partisans, c’est bien parce que malgré ces difficultés, leur niveau de vie s’était spectaculairement améliorée en une seule décennie de développement socialiste.

      Ce que montre aussi ce film US, du reste >>>

      https://my.pcloud.com/publink/show?code=XZUUn8kZMKew9HkqsdyqR7hwHoT88m6hYjek

      Luniterre



    • Luniterre 16 décembre 2019 06:36

       @l’auteur de l’article

      CONCERNANT LA PRÉTENDUE ÉMERGENCE DUNE « CLASSE DE CHÔMEURS » >>>

      Marx parle de modes de production et de rapports de production...

      La lutte de classes est donc aussi entre classes dominantes et classes porteuses d’un nouveau mode de production.

      Ce qui entraîne aussi une modification des rapports de production... Vu ???

      Il n’a jamais prétendu que la classe exploitée était nécessairement porteuse d’un nouveau mode de production, et sur ce point, vous devriez comprendre.

      Mais il se trouve que le mode de production le plus évolué apporte généralement une amélioration relative aux classes exploitées.

      Il y a donc une interaction dialectique entre les luttes des différentes classes et l’évolution des modes de production...Vu ???

      La problématique que vous tentez de poser sur les chômeurs est évidemment utile, néanmoins, vu, effectivement, l’évolution des techniques de production.

      La question est donc : quel nouveau mode de production apparaît avec la « classe des chômeurs », pour suivre votre tentative de raisonnement... ???

      La réponse est évidemment, AUCUN, vu que par définition le chômeur est improductif !!!

      Le pouvoir de classe reste donc à ceux qui contrôlent l’appareil productif, et c’est donc là qu’il faut chercher l’apparition éventuelle d’une future classe dominante, parmi les éléments qui sont à la pointe du progrès technologique et des techniques nouvelles de production, et non parmi les chômeurs.

      Ce que Marx comprenait déjà, c’est précisément l’apparition d’un nouveau mode de production, basé sur de nouveaux rapports de production et sur une nouvelle forme de manifestation de la loi de la valeur, qu’il appelait donc « première phase du communisme » et que l’on a rebaptisé « socialisme » par la suite.

      >>>Critique du Programme de Gotha

      >>>https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

      Pour l’instant, cette solution est effectivement en échec, mais sous une forme renouvelée elle reste un mode de production possible, tant que le travail productif humain reste nécessaire à la société.

      Le travail utile peut et même doit être partagé, dans ce type de rapport de production


      >>> et donc, il n’y aura plus de chômeurs !!!

      Si le travail productif humain disparaît
      totalement, par la robotisation totale de la société, production et services, on entre effectivement dans un nouveau paradigme, qui dépasse largement le cadre d’un post !

      Luniterre

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/30/en-reponse-a-gilles-questiaux-au-sujet-de-limplication-de-la-robotique-sur-levolution-du-systeme-capitaliste/

      Sur ce sujet, voir aussi Marx, évidemment >>> Grundrisse



      Également en réponses sur TML et sur Agoravox >>>


      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/09/en-reponse-a-deux-pitoyables-tours-de-bonneteau-pseudos-marxistes/

      .

      ********************


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 10 décembre 2019 19:21

      Les chômeurs ne constituent pas une classe sociale, mais une réserve d’otages utilisés comme moyen de chantage par les dominants pour faire pression sur les dominés en elur suspendant cette épée de Damoclès au-dessus de la tête alors qu’ils sont endettés et parents d’enfants scolarisés.

      Le principe fondamentale du marxisme ets ceui de la lutte de classes. Si vous commencez à en inventer des nouvelles, vous innovez, mais ne vous réclamez pas du marxisme.


      • CN46400 CN46400 11 décembre 2019 09:35

        @Séraphin Lampion
        Ouais, ce n’est même pas du Canada dry...


      • nemo3637 nemo3637 12 décembre 2019 18:14

        @Séraphin Lampion
        Les chômeurs ne constituent pas une classe sociale, mais une réserve d’otages utilisés comme moyen de chantage par les dominants pour faire pression sur les dominés

        ...
        C’est toujours vrai. Cependant il est devenu impossible pour le Capital d’utiliser aujourd’hui la force de travail disponible. Ce potentiel non utilisé est estimé à 100 millions de personnes aux Etats-Unis. De même en Chine, on utilise de moins en moins la force du travail humain, par exemple dans les mines, où l’on utilise des machines d’extraction moderne.
        De Tottenham à Shanghaï que devient ce prolétariat « inutile » ? Quelle est sa force politique ?


      • CN46400 CN46400 13 décembre 2019 07:38

        @nemo3637
        « Cependant il est devenu impossible pour le Capital d’utiliser aujourd’hui la force de travail disponible. »
        Faux ! Rien sinon l’addiction au profit, donc de la baisse du prix de la force de travail, n’empêche le capital à jouer sur le temps de travail pour employer plus de monde.....


      • nemo3637 nemo3637 13 décembre 2019 09:08

        @CN46400
        Le problème est de trouver le produit la marchandise susceptible de rapporter du profit. Or il reste introuvable. C’est la raison pour laquelle la seule « ressource » reste avant tout la seule spéculation financière. C’est ce qui est logiquement le plus rentable à court terme dans le contexte de ce stade financier du capitalisme (Lénine).
        La production industrielle restant aléatoire, le travail perd de son intérêt et c’est pourtant lui qui donne la valeur ! et on on n’a plus besoin de millions de travailleurs comme jadis.


      • CN46400 CN46400 13 décembre 2019 09:30

        @nemo3637
        Jusqu’à plus ample informé, le moteur, unique, du capitalisme est le profit qui, toujours, est assis, directement où indirectement, sur un produit matériel où de service.
        La baisse, tendancielle, du taux de profit pousse les capitalistes soit à booster l’exploitation des prolos (baisse du prix de la force de travail, allongement du temps de travail, activations des cadences, robots, etc...), soit à rechercher des chemins de traverse (finance...) pour constituer du profit sur celui du capital productif (description précédent), soit au deux solutions.
        Au bout du bout, il y a toujours du travail. Sans travail pas de capital.. !


      • V_Parlier V_Parlier 10 décembre 2019 21:23

        A chaque fois qu’on nous présente un avenir communiste on nous explique que les communismes précédents n’étaient pas des « vrais ». On connait la chanson. Pourtant les systèmes communistes ou néo-communistes qui ont fonctionné plus de 50 ans ont au moins pris en compte des impératifs réalistes mis de côtés par nos anticapitalistes en herbe d’aujourd’hui : L’extrême contrôle des échanges qu’on appelle en termes « de droite » : Le souverainisme et le protectionnisme. Avec ou sans Marx et ses dissertations indigestes.


        • Jonas Jonas 10 décembre 2019 23:04

          "La Révolution d’Octobre 1917 balaya la propriété privée des biens de production et mit en place une planification intégrale de l’économie. Jusqu’ici tout se déroule selon le Manifeste communiste : nationalisations des entreprises, des banques, du commerce extérieur et planification économique. "

          L’idéologie révolutionnaire de lutte des classes de Karl Marx diffusée dans le Monde entier a engendré le marxisme, le communisme, le léninisme, le trotskisme, le stalinisme, le nazisme, le castrisme, le maoïsme,.. qui ont fait plus de 100 millions de mort en moins d’un siècle par la répression, la mise en place de camps de concentration, et l’extermination de femmes, enfants, vieillards, civils, militaires qui refusaient de se plier à la doctrine de l’état social.

          La collectivisation, que ce soit en Russie, à Cuba, en Chine ou au Vietnam, n’a engendré que guerre, famines, misères, meurtres et génocides de masse de dizaines de millions de femmes, enfants, vieillards, civils, militaires.
          Le communisme, une utopie irréalisable.


          • Sparker Sparker 11 décembre 2019 18:03

            @Jonas

            Prout..........


          • Spartacus Spartacus 11 décembre 2019 08:17

            Une personne qui a un nom d’origine africaine (M’bafo) vient faire l’apologie d’une pourriture de raciste Karl Marx qui considérait les noirs de son vivant de gens inférieurs...

            Les gauchistes ne sont pas à un paradoxe près...


            • merthin 11 décembre 2019 09:48

              @Spartacus

              Si vous citez un penseur lambda du 19ème ou début du 20ème vous avez toutes les chances d’être affilié raciste, antisémite ou mysogyne... Autre époque, autres moeurs.


            • Sparker Sparker 11 décembre 2019 10:55

              @Spartacus

              Mon dieu qu’il est bête... il y a des jours j’aimerai être croyant...


            • Spartacus Spartacus 11 décembre 2019 11:53

              @merthin

              Les idiots-utiles partisans préfèrent fermer les yeux et faire mine de ne pas le voir et trouver n’importe quelle excuse pour justifier l’injustifiable du moment que cela sauve les taches immondes de leur idéologie.

              Et les temps n’ont pas changés. La gauche est parcourue de racisme et d’anti-sémitisme.
              Les départements gauchistes ou les élus sont France Insoumise et communistes concentrent les actes de racisme et d’antisémitisme .... 
              J’imagine que tu va trouver une « excuse » pour le nier...
              Il y a des vérités que les gauchistes refusent d’accepter. Pas vrai ?


            • merthin 11 décembre 2019 13:24

              @Spartacus

              Les départements gauchistes ou les élus sont France Insoumise et communistes concentrent les actes de racisme et d’antisémitisme .... 

              Surement parce que la pauvreté est le terreau fertile aux différentes formes de racisme et que c’est également dans les milieux les moins favorisés que sont élus les représentants PCF et FI. Les voitures d’ambassadeurs du Vésinet sont rarement la cible d’attaques racistes.


              J’imagine que tu va trouver une « excuse » pour le nier...

              C’est ce qu’on appelle le débat. non ?! Et ce que vous appelez excuses n’est juste qu’un facteur de confusion (paradoxe de Simpson) que vous utilisez souvent dans vos argumentaires !

              Remarquez, c’est comme de ne pas savoir lire un article sur les fonds de pension chilien ou vous confondez salaire actuel (720E) et pension...


            • merthin 11 décembre 2019 13:27

              @Spartacus

              La république grecque (Votre république) était esclavagiste.

              Doit-on arrêter d’être démocrate ?


            • Spartacus Spartacus 11 décembre 2019 13:49

              @merthin
              Ha oui la pauvreté rend raciste...  smiley
              J’imaginais bien une explication alambiqué tirée par les cheveux et le déni propre au gauchiste qui se termine par un hors sujet pour faire diversion...

              On est effectivement servi....  smiley
              En plus elle est très conne...La creuse est très pauvre....et les actes racistes et antisémites sont quasi inexistants...
               
              L’idéologie fait nier la vérité qui dérange... C’est contant chez le gauchiste. 
              La réponse de mauvaise foi ici dépasse la caricature.  smiley


            • merthin 11 décembre 2019 14:50

              @Spartacus

              Bizarrement c’est dans les régions de droite (Alsace Lorainne) que des tombes juives sont le plus souvent profanées.

              Le Capitalisme en est rendu à ce point d’indésirabilité que vous n’avez plus que l’argument du « c’est pire ailleurs » à opposer ? Allons, un peu plus de foi dans votre idéologie !

              En plus elle est très conne...La creuse est très pauvre....et les actes racistes et antisémites sont quasi inexistants...


              Surement parce que ceux qui font l’objet du racisme y sont peu présent. C’est plus difficile de taper sur un noir ou un juif quand il n’y en a pas... 

              Vous vous servez de ce qu’il y a entre vos 2 oreilles parfois ?


            • merthin 11 décembre 2019 14:53

              @Spartacus

              Moi je vois plutôt un antisémitisme très orienté à droite là. Mais vous allez trouver « une excuse » ou voir la vérité en face smiley smiley smiley

              https://www.lesechos.fr/pme-regions/grand-est/pourquoi-autant-dactes-antisemites-en-alsace-1155091

              https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_r%C3%A9gionales_fran%C3%A7aises_de_2010


            • Spartacus Spartacus 11 décembre 2019 15:52

              @merthin
              Mais moi je veux bien admettre que le racisme n’est pas que de gauche, et que y’a des enculés aussi à droite sans leur trouver aucune excuse...

              Ceux ne veulent pas admettre que Marx était un pur raciste et lui trouvent des excuses parce que ça dérange la farce du dieu cliché que leur conditionnement a construit ...

              Le débat est le déni des évidences et le 2 poids 2 mesure et l’incohérence des dogmatiques sectaires qui refusent de le dire et se mentent à eux-même.

              Osera tu dire officiellement que Marx est une belle enflure de raciste sans lui trouver des excuses ?
              L’idéologie passe devant l’affirmation claire et nette des faits ? 


            • merthin 11 décembre 2019 16:52

              @Spartacus

              Marx a eu des propos racistes à une époque où c’était scientifiquement admis.
              Mais est-ce que ses oeuvres majeures portent des idéaux racistes.

              spoiler : non

              Encore faut-il les avoir lu pour en parler...


            • merthin 11 décembre 2019 16:55

              @Spartacus

              Vos propos me font grandement penser à tous ces éditorialistes qui demandent en permanence à la gauche de se justifier d’avoir les mêmes idées économiques que l’extrême droite (qui EST idéologiquement raciste et dont le seul discours socialiste à été piquée à la gauche sous l’impulsion d’A.Soral lorsqu’il était au bureau du FN).

              C’est ridicule au point que porter une culotte de la même couleur que celle de Marine en deviendrait infamant. Et vous en êtes rendu là.

              Marx a des analyses sur la société que vous renieriez pas si vous le lisiez vraiment.


            • Spartacus Spartacus 11 décembre 2019 17:35

              @merthin
              Marx est un raciste ! C’est tellement compliqué de l’écrire ?
              De l’admettre, de le constater et le dire ?
              Ça te Trou tellement le cul la vérité ?

              Réponse a gerber !

              Ne pas appeler un chat un chat juste parce que cet enflure est le précepte idéologique du gauchiste....

              C’est juste une mentalité de l’excuse immonde. 

              Si ta fille est violée demain, il faudra pas dire une pourriture de violeur, mais une personne poussé par la conjoncture, n’a pas pu se retenir et l’a violé... Pas vrai ?

              Dégage ! Toi et ta clique êtes trop naze...pour être polis.


            • Sparker Sparker 11 décembre 2019 17:56

              @Spartacus

              C’est rigolo car ta prose nous ferait croire à un humaniste, mais ta pensée et tes idées, elles, ne font aucuns doutes sur ton caractère raciste, élitiste, cynique et certainement plus.

              Mais Narcisse ne voyait que le reflet, rien de ce qui était derrière. Ecran de fumée, tu ceusses comme toi savent bien faire et y croient.

              Il y a une différence entre prôner une diffusion des préceptes de « nos » « sociétés » aux « sauvages » non « civilisés » qui peut paraître candide et paternaliste au 18ème siècle (Victor Hugo par ex.) et le fait de les réduire en esclavages sur ce fallacieux prétexte pour constituer des rentes de capital par le pillage et la prédation.

              Enlève ton masque on t’a reconnu...


            • merthin 12 décembre 2019 08:35

              @Spartacus

              L’ironie étant que Marx est également antisémite. Tout en étant issu d’une famille de juifs ashkénazes smiley

              https://www.bvoltaire.fr/antisemite-raciste-enrage-chouchou-medias-oui-karl-marx/

              Cette article provient de Boulevard Voltaire. Voltaire, bourgeois

              antisémite notoire également smiley

              Y a pas d’excuses à trouver à un intellectuel qui vivait avec les idées de son époques. On ne vous en voudra pas dans 50 ans d’avoir été un profiteur du travail des autres lorsque le Capitalisme se sera éfondré smiley On dira que c’était comme ça à l’époque et que c’était vraiment très bête


            • Spartacus Spartacus 12 décembre 2019 09:04

              @merthin

              « lorsque le Capitalisme se sera éfondré........ »
              Il est sur que le crétinisme de trouver des excuses aux pire tarés est comme le capitalisme....Inébranlable.


            • merthin 12 décembre 2019 09:15

              @Spartacus

              L’insulte... Vous ne pouvez pas vous en empêcher. parce que au fond de vous, vous savez que la propriété lucrative est indue. Que la place du propriétaire lucratif est par principe totalitaire et usurpée à ceux qui font l’usage des outils de production.


            • Spartacus Spartacus 12 décembre 2019 10:46

              @merthin
              Vous vous sentez visé ?
              C’est une attaque contre le crétinisme de ceux qui trouvent des excuses aux tarés...
              Qui peut être contre ça ?
              Qui ? vous ? Curieux comme réaction....  smiley

              Vous en êtes encore a ces conneries has been des Marxistes débiles du 18eme siècle du droit de propriété des outils de production...
              Le fonctionnaire n’a jamais mis les pieds dans le secteur privé semble t-il et est resté à Zola et Marx et vit dans le monde fantasmé du cliché absurde.

              Un petit voyage dans la réalité d’aujourd’hui, vous apprendrait à quel point vous radotez, que les outils de productions sont loués dans une grande majorité des entreprises de productions et que les propriétaires, ne sont propriétaires que de dettes. Drahi la 10eme fortune de France est propriétaire d’une entreprise endetté a plusieurs fois son chiffre d’affaire. Il est riche uniquement parce qu’il a toujours remboursé ses emprunts. Vous prendriez sa fortune que du jour au lendemain vous feriez faillite et tous les salariés virés. Lui est fiable et sa valeur, c’est la confiance a rembourser qui le rend riche. Pas son outil de production ou salariés.

              Que dans d’autres, la propriété est totalement immatérielle, la valeur est juste l’intelligence. Le PDG de Flixbus, est millionnaire, et n’est propriétaire d’aucun bus, les ordinateurs sont loués et ne valent rien. Il est locataire de bureaux en zone industrielle de Cologne. La totalité de son outil de production ne doit même pas être de 100 000€.

              Demandez à Piketty, il est devenu millionnaire avec son stylo...
              Vous n’avez pas les moyens de vous acheter un bic ?

              C’est sur, le marxiste c’est écroulé, mais y"en a qu’on pas compris pourquoi...  smiley


            • merthin 12 décembre 2019 11:30

              @Spartacus

              Je ne suis pas vraiment fonctionnaire. Je sais en revanche très bien comment fonctionne une entreprise privée, comment un conseil d’admin restreint encule ceux qui font vraiment le boulot...

              Ce que vous dites est totalement ridicule (Filxbus etc...). Si il est millionnaire, C’EST que par définition il est propriétaire de ses millions, c’est à dire de la forme juridique de la société qui lui permet d’en être le propriétaire lucratif.
              Dans une République Sociale, l’ensemble de ceux qui font l’usage de l’outil en sont les propriétaires et la valeur de la société est partagée.

              Quant à ceux qui loue... et les loueurs SONT propriétaires de valeurs mobilière. ça déplace juste la question.

              Qu’est ce que c’est bête un capitaliste qui ne sait pas lire Marx....


            • merthin 12 décembre 2019 11:33

              @Spartacus

              Il est riche uniquement parce qu’il a toujours remboursé ses emprunts. Vous prendriez sa fortune que du jour au lendemain vous feriez faillite et tous les salariés virés. Lui est fiable et sa valeur, c’est la confiance a rembourser qui le rend riche. Pas son outil de production ou salariés.

              Je serai curieux de savoir comment il rembourse ses emprunts ? Avec de l’argent magique ? faut-il être bête à manger du foin...

            • Spartacus Spartacus 12 décembre 2019 14:24

              @merthin
              « Dans une République Sociale, l’ensemble de ceux qui font l’usage de l’outil en sont les propriétaires et la valeur de la société est partagée.  »
              Une petite formation et un cours de « tragédie des communs » ? Pour comprendre a quel point c’est con  smiley

              C’est juste réinventer l’eau chaude...
              Ca a été essayé plusieurs fois, et des gens qui ont voulu inventer ces sociétés ont tous renoncé. Faudrait évoluer et s’informer des réalités.
              Comme les premiers pellerins aux USA.
              Plus personne en Israël ne veut entendre aujourd’hui parler de Kibboutz, même les gauchistes qui sont arrivé avec ce fantasme irréel à la con ont renoncé.

              Et au nom de quoi le propriétaire de Flixbus partagerait les bénéfices lui qui a mis en place le concept, négocié les premiers contrats, a sacrifié ses premières années à son projet

              avec un informaticien salarié qui n’a jamais mobilisé ses biens, pris aucun risque imaginé le concept et qui bénéficie déjà de son salaire, la participation aux bénéfices et l’intéressement et ne vit bienheureux et pas dans la caricature mine de charbon à la zola que le gauchiste essaye de faire passer des entreprises....

              Le monde de Oui-Oui ou chacun ne va pas vouloir profiter des autres...
              Faudrait penser à s’intéresser au monde tel qu’il est pas dans les livres gauchistes....
              T’es un vieux ?


            • merthin 12 décembre 2019 15:14

              @Spartacus

              « 

              Et au nom de quoi le propriétaire de Flixbus partagerait les bénéfices lui qui a mis en place le concept, négocié les premiers contrats, a sacrifié ses premières années à son projet

              avec un informaticien salarié qui n’a jamais mobilisé ses biens, »


              La même chose qui le force à verser à cet informaticien une rémunération indirecte en assurance chômage, assurance retraite, assurance accident du travail, assurance santé smiley 


              Les capitalistes sont trop bêtess pour voir ce que l’Etat social a fait pour stabilisé les conjoncture et permettre le développement du marché...


              Même pas la reconnaissance du ventre


            • nemo3637 nemo3637 12 décembre 2019 18:20

              @Sparker
              Lui c’est « Qu’a l’masque » ! Il en a entendu parler et il peut pas le blairer....


            • CN46400 CN46400 13 décembre 2019 09:57

              @merthin
              Idem pour la République américaine, et pour l’empire de Napoléon pourtant marié à une mulâtre.
              Marx a dévoilé la théorie de la lutte des classes (1848), pas celle de l’évolution (Darwin-1859). Toutes les colonisations se sont faites au son de « la civilisation qu’il fallait apporter aux peuples arriérés »


            • Trelawney Trelawney 11 décembre 2019 08:47

              Marx divise le PIB en deux grandes sections : la section de la production des biens de production 6000 milliards d’euros(section I) et la section de la production des biens de consommation 3000 milliards d’euros(section II)

              À leur tour, chaque section est divisé en capital constant c, capital variable v et en plus-value p. Le capital constant représente la valeur des biens de production utilisés pour la production, le capital variable est l’ensemble des salaires et la plus-value est l’ensemble des profits d’où dérive la rente foncière, l’intérêt bancaire et le profit commercial. 

              Lorsque l’industrie bancaire représente 50% du PIB américain, il en penserait quoi votre Marx.

              Que penserait Marx d’un individu comme Arnault qui applique son principe bien à lui à savoir : le profit commercial représente 1000% de la valeur des biens de production ?


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 décembre 2019 09:19

                @Trelawney

                Une première ébauche du PIB a été donnée par les travaux pionniers de l’économiste américain Simon Kuznets en 1934, mais c’est dans le cadre de la naissance de la comptabilité nationale au cours de la décennie des années 1940 que l’indicateur a vraiment été élaboré. Il s’agit d’une évaluation monétaire de l’ensemble des richesses produites sur le territoire économique national sous forme de biens et de services marchands ou non marchands, au cours d‘une période donnée (année ou trimestre). Il faut savoir que la richesse créée par les services publics est comptabilisée dans le PIB non marchand et, puisque ces derniers ne sont pas vendus sur un marché, ils sont par convention évalués à partir de leurs coûts de production.

                Marx n’a rien à voir là-dedans, il est mort en 1883. Le capital n’est pas la bible et les économistes contemporains ne sont pas en train d’écrire le nouveau testament.

                Pour ce qui est d’Arnault, Marx penserait qu’il a poussé à son paroxysme les notions de « valeur ajoutée » et de « valeurs d’usage », c’est-à-dire les « lois du marché » qui n’obéissent pas à une main invisible mais à la loi de l’offre et de la demande (qu’on peut trafiquer comme un moteur diesel pour camoufler la pollution).


              • CN46400 CN46400 11 décembre 2019 12:03

                @Trelawney
                Un produit n’a de valeur qu’à partir du moment qu’il est vendu et payé. C’est à dire s’il existe, donc s’il est fabriqué, avec de la force de travail prolétaire.... entretenue par le premier propriétaire de l’objet fini !
                Le chômeur ne sert à rien d’autre qu’à faire baisser le prix de la force de travail d’autrui.


              • Trelawney Trelawney 12 décembre 2019 06:38

                @CN46400
                Le chômeur ne sert à rien d’autre qu’à faire baisser le prix de la force de travail d’autrui.
                Je pensais naïvement que ce rôle de faire baisser le prix de la force de travail était échu aux migrants.


              • CN46400 CN46400 12 décembre 2019 08:08

                @Trelawney
                Les migrants sont une variété des chômeurs, rien de plus ni de moins


              • Pimpin 11 décembre 2019 09:18

                C’est dingue, il y a encore des gens qui croient en cette idéologie destructrice, totalitaire et mortelle.


                • Sparker Sparker 11 décembre 2019 10:53

                  @Pimpin

                  C’est sur... mais bon le capitalisme ayant pris la place vacante on lui sera gré de faire perpétuer la tradition destructrice, totalitaire et mortelle. Elle à ajouté vénale pour faire bon ton...


                • Sparker Sparker 11 décembre 2019 10:56

                  @Sparker

                  « Il a ajouté vénale », mieux pour la comprenette...


                • Pimpin 11 décembre 2019 18:32

                  @Sparker Le capitalisme n’est pas un politique, c’est juste un outil pour financer les entreprises, que même les communistes chinois et vietnamiens utilisent.


                • Sparker Sparker 11 décembre 2019 19:37

                  @Pimpin

                  A la base oui, mais actuellement non. Il tente (le capitalisme) de s’imposer comme politique, c’est absurde et contre nature mais c’est à ça qu’on les reconnait et ça ne marchera pas, c’est de l’économisme.

                  C’est une politique qui ne dit pas son nom, les chinois mélange les deux, la part populaire qui reste de « culture » communiste et « en même temps » ils favorisent la culture du chacun pour soi capitaliste pour sa toute nouvelle classe moyenne et dirigeante. (en gros). C’est certainement, toute proportion gardée, eux qui préfigurent quelque chose mais tout en restant autoritaire et en juxtaposant des classes (il me semble , je ne suis pas spécialiste) ce quibloquera encore à un moment donné. 

                  C’est un peu normal, le siècle des idéologies étant passé avec sa cohorte de malheurs qui n’est pas encore finie, le temps du pragmatisme s’impose. Le capitalisme veut s’y lover mais à mon avis c’est trop restreint pour couvrir les réalités et c’est quand même une idéologie, économique certes, mais idéologique quand même.

                  On ne peut plus continuer à opposer individualisme et collectivisme c’est mort... L’individuel et le collectif sont les deux face d’une même réalité, la notre, l’avenir naviguera entre les deux mais pas l’un sans l’autre qui se mettrons des limites mutuelles.


                • Pimpin 11 décembre 2019 23:51

                  @Sparker
                  Le capitalisme ne tente rien puisque ce n’est qu’un outil. Ce sont les politiques qui s’en servent en bien ou en mal, comme n’importe quel outil. Il est aussi stupide d’accuser le capitalisme que le couteau qui a servi à tuer quelqu’un. C’est l’utilisateur le coupable.


                • Pierre 11 décembre 2019 15:17

                  Non merci, sans façon...

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M’bafo Pian


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