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Accueil du site > Tribune Libre > Quelle fiabilité accorder aux témoignages ?

Quelle fiabilité accorder aux témoignages ?

Les enquêteurs ignorent toujours les raisons du drame survenu sur un passage à niveau à Millas (Pyrénées-Orientales). Les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes ou fermées lorsque le bus scolaire a franchi les voies de chemin de fer ? « La conductrice du véhicule, blessée dans l'accident, a assuré à son employeur que les barrières étaient levées. » Le conducteur du train a lui déclaré : « avoir vu le car foncer dans la barrière fermée  », et la centaine de témoins reste partagée dans ses réponses...

Le recueil des témoignages reste un acte essentiel de la procédure judiciaire visant à établir les responsabilités civiles et pénales, et des investigations techniques du Bureau enquêtes accidents et transport terrestre afin de connaître les circonstances de l'accident. Les personnes ayant assisté à un même événement n’en gardent pas le même souvenir ; l'environnement peut influencer leurs perceptions : l’éclairage, les masques visuels, les conditions atmosphériques, etc. L'ouïe peut être faussée par une source sonore qui masque les sons, les déforme (écho, réverbération), des troubles de l'audition fonctionnels (surdité) ou passagers (rhume, otite). L'appréciation du temps (chronos) n'est pas identique chez tous, on a tendance à sous estimer les durées brèves et à surestimer les attentes longues. La taille, un grand prendra comme référence sa propre taille et pourra dire que l'individu était petit, un petit vous dira qu'il était grand. La quantité, le poids, la couleur peut venir fausser l'impression de sa masse. Un colis identique semble plus lourd ou plus léger selon qu'il est noir ou blanc. L'appréciation de la vitesse est subjective, certains automobilistes habitués à rouler à vive allure auront tendance à voir des traînards ou l'inverse. Notre état affectif, amour, colère, indignation, peur, surprise, sidération nous empêche de voir objectivement un événement et encore moins à en délivrer une description exacte. Il y a souvent exagération ou minoration de certains détails. Le témoin d’un événement horrible peut fermer les yeux et ne pas enregistrer la totalité de la scène, ou s'être polarisé sur un détail (effet tunnel).

Il faut toujours se méfier d'un témoin plein d'assurance, J'ai tout vu, j'ai tout entendu. Le bon témoin, objectif et impartial est inexistant. La fiabilité du témoignage d'une personne ayant l'habitude de rapporter des faits (policiers, militaire, agent sécurité, etc.) est estimé à 30 % ! Le psychologue Hugo Munsterberg a démontré au siècle dernier, que le témoin oculaire se trompe souvent. Dans les années 1970, Elisabeth Loftus et John Palmer s'étaient livrés à une expérience visant à déterminer si les souvenirs d'un témoin pouvaient être déformés par une information reçue après les faits. Après avoir projeté un film retraçant un accident de la route, ils ont demandé aux spectateurs : « à quelle vitesse roulaient les véhicules qui se sont écrasés l'un contre l'autre. » Les témoins ont estimé la vitesse plus élevée que le groupe de témoins à qui on avait posé la question différemment : « à quelle vitesse allaient les véhicules qui se sont heurtés ?  » Une semaine plus tard, ils leur demandèrent : « avez-vous vu du verre brisé ?  » Le premier groupe a répondu oui à 32 % et le second groupe oui à 11 %. En réalité il n'y avait pas de verre brisé sur les lieux de l'accident ! Conclusion première, la formulation des questions peut conduire le témoin oculaire à décrire des faits qui étaient absents... Un autre film montre un véhicule faisant une marche arrière et qui heurte une femme porteuse de paquets. Les expérimentateurs ont ensuite posé deux questions sur des détails absents du film : « avez-vous vu la bouteille ? Avez-vous vu une bouteille ? » Dans la première formulation, les témoins ont répondu trois fois plus par l'affirmative qu'à la seconde.

Ces auteurs ont étudié également le transfert d'un souvenir. Un receveur du métro qui avait été victime d'un vol à mains armées, avait identifié un marin comme son agresseur. Les enquêteurs s'aperçurent que le marin avait un alibi qui l'excluait des coupables possibles. Comment la méprise par le receveur avait-elle été rendue possible ? Les enquêteurs découvrirent que durant la période ayant précédé l'agression, le marin avait acheté à trois reprises un ticket à ce receveur. Il n'en avait pas fallu plus pour que le receveur associe le visage devenu « familier » avec celui de son agresseur ! Déjà en 1920, un chercheur de l'université de Harvard avait démontré que la perception d'un événement est sujette aux connaissances, à l'expérience, aux besoins, aux attentes, aux opinions et croyances (cela nous renvoie à l'actualité et au rôle des médias dans l'opinion). Réflexion corroborée par S. Bruner et Léo Postman qui ont montré des cartes à jouer pendant un court instant à des observateurs avant de leur demander combien d'as de pique avaient-ils vu ? La majorité a répondu trois alors qu'il y en avait cinq, mais que deux étaient rouges !

Le témoignage n'est pas un fait, mais un rapport sur un fait. Comme l'observation, il est entaché de filtres, de préjugés, de crédulité, de l'intention de vouloir jouer un rôle central, des convictions, d'amitié ou inimitié. L'interprétation des faits observés peut reposer sur : des actes, des paroles, des attitudes, des faits matériels ou immatériels, des intentions. Le témoin fiable est celui qui prête attention aux faits, aux choses, à une ambiance, etc., sachant qu'il devra les restituer. Lorsque nous sommes sujet à une stimulation extérieure, nous suivons un chemin mental « prédéfini ». Le rappel d'un fait ou d'une observation va déclencher une chaîne mentale particulière qu'il importe de savoir repérer. Dans toute communication, il y a un système de représentation (verbal, non verbal, émotionnel, sensoriel) qu'il convient de différencier (domaine de la PNL). Il y a la structure de surface qui correspond au discours, et la structure profonde dans laquelle il vaut mieux savoir lire entre les lignes et en interpréter les silences.

L’attitude et la personnalité de l'enquêteur agissent sur le témoin, et la voix reste un élément important de l'interaction. Parler trop vite, trop fort, trop faiblement peut indisposer la personne, la distance à laquelle l'enquêteur se tient du témoin peut l’indisposer en empiétant sur son espace personnel. L'enquêteur doit toujours se tenir à distance sociale du témoin afin d'en observer ses gestes, les tics, les macro et micro expressions, autant d’indicateurs sur la fiabilité des propos tenus (travaux d'Eckman). L'enquêteur doit être attentif à l'interprétation d'un élément d'information et à sa place dans son cadre conceptuel pour interpréter, juger et analyser l'information. Rares sont les témoins à avoir fait un travail sur soi afin d'être capables de s'effacer devant un stimulus et tendre vers l'objectivité.

Les questions visent à permettre au témoin à raconter ce quil a réellement vu ou entendu. Le message émis n'a rien à voir avec le message reçu, une partie de l'information peut être manquante, il peut s'agir d'une banalité, d'une généralité, ou d'une réalité déformée. On demande au témoin un récit spontané pendant lequel on évitera de l'interrompre. Le témoin va parler des éléments qu'il a perçu par lui même ou qui lui ont été rapportés par des tiers. Dans les propos tenus, l'enquêteur devra remarquer : l'argumentation, les rapprochements, l'enchaînement auxquels la personne se livre. Le choix des mots et des intonations peuvent suggérer une interprétation orientée... Des éléments imprévus apparaîtront au fur et à mesure de l’entretien, certaines questions deviendront inutiles ou en appelleront de nouvelles. L'enquêteur devra faire préciser un point, une situation en mettant en rapport des actes, un comportement, des paroles, la conséquence d'une action. C'est le récit guidé, on pose des questions en évitant toutefois d’influencer la personne pour obtenir une réponse. L'enquêteur ne doit jamais se satisfaire d’une réponse toute faite, il doit encourager les rectifications, les précisions, et tolérer l’incertitude du témoin. Cette attitude de neutralité permettra de comprendre le cheminement intellectuel du témoin et ses réalités. Une réponse soutirée n’est que rarement fiable. L'enquêteur passe ensuite au récit corrigé fait de reformulations pour s’assurer qu'il a bien compris la teneur des propos tenus par le témoin.

L'audition ou le témoignage se doit de viser à recouper les informations aux niveaux des faits : j ’ai vu, j’ai entendu, j’ai senti - de l’émotion : j’ai eu le sentiment, j’ai ressenti - de l’opinion : je pense, je crois, j’ai l’impression. L'enquêteur peut opter pour une suite chronologique ou une suite logique « reprenons vos explications » - passer des faits aux sentiments, « qu’avez-vous éprouvé à cet instant ? » - des faits au jugement, « quel jugement porteriez-vous sur... ? ». On commence par poser des questions ouvertes afin d'obtenir des réponses directes en laissant toujours au témoin le temps de répondre avant d'enchaîner une autre question. Si vous ne respectez pas cette marque de civilité, vous frustrez le témoin et l'enquêteur se prive d’informations de qualité (Le problème est différent pour les policiers qui doivent boucler leur dossier dans le temps imparti de la GAV). Dans tout entretien, l'interlocuteur va être l'objet d'omission, de distorsion, de généralisations en portant son attention sur son vécu, c'est ce que l'on appelle le métamodèle dont on distingue plusieurs catégories.

L'omission simple : « je ne sais pas », « Il est absent », l'enquêteur devra chercher l'information manquante (qu'est ce que vous ne savez pas ?) et faire spécifier le contexte (depuis quand, pour où, comment le savez-vous ?).

L'omission comparative : il manque un mot en rapport avec le premier terme. L'enquêteur devra demander le terme de la comparaison en se faisant préciser sur quoi la comparaison repose.

Les verbes généraux qui ne reposent sur aucune base sensorielle, l'enquêteur devra rechercher les détails de la situation, les bases sensorielles, les critères et faire spécifier le verbe.

Le manque d'index de référence : le sujet est vague ou non défini, l'enquêteur doit se le faire préciser, obtenir le verbe, retrouver la référence.

Les quantificateurs universels : ce sont des éléments assimilés à une catégorie afin de les généraliser. L'enquêteur doit se faire spécifier le contexte, rechercher une exception à cette règle, déterminer les valeurs ou les croyances du témoin. « Personne ne s'intéresse à mon histoire. Personne ? n'y a-t-'il pas un moment où quelqu'un s'est intéressé à vos histoires ? »

L'origine perdue : le témoin ignore l'origine (la source) ouvrant la porte sur toute subjectivité. « c'est mal de dénoncer : pour quoi ? pour qui ? d'après qui ? »

Opérateurs nodaux  : les nécessités (je dois, il faut, je suis obligé), l'enquêteur cherchera à faire ressortir les conséquences. Autre opérateur nodal, les possibilités (je veux, je peux, c'est possible), la question devra retrouver l'approche qui est à l'origine de cette position. « je ne peux pas vous le dire. Qu'est ce qui vous en empêche ? »

La nominalisation  : c'est une distorsion qui transforme un état dynamique en le figeant. « Il est mécontent ». L'enquêteur doit relancer l'entretien pour sortir de cette simple constatation du moment et obtenir les informations complémentaires. Qui, pourquoi, comment cela se traduit-il, depuis quand ?

Lecture de pensée  : la personne pense être capable de lire les pensés d'une autre : « je sais bien ce que vous pensez ». L'enquêteur va devoir chercher le pourquoi de cette affirmation et confronter les faits réels avec l'interprétation : « Comment le savez-vous ? Qu'est ce qui vous permet de penser cela ? »

Cause/effet  : cette « figure » sous entend un lien ou une relation non verbalisée. L'enquêteur doit faire préciser le propos et trouver un exemple et/ou un contre-exemple.

On ne saurait séparer le témoignage du témoin. L'enquêteur doit traquer le mensonge et déceler les convictions personnelles et la posture (apport de l'analyse transactionnelle) qui pourraient teinter l’interprétation. Si toute personne est compétente pour témoigner, cela appelle quelques remarques. La paire homme/narration doit être soumise à la critique de : sa valeur, son autorité, sa compétence, sa sincérité. Après un violent traumatisme physique ou psychique, il peut aussi s'en suivre une amnésie partielle, consciente ou non, que la personne pourra revivre alors qu'elle semblait en avoir oublié jusqu'au souvenir ! Le fabulateur ne distingue plus le vrai du faux et l'invention des faits vient au secours de sa mémoire défaillante. Une personne atteinte de paramnésie (illusion de déjà-vu ou entendu) peut reconnaître ce qu'elle ne connaît pas ! Cela lui est possible en reliant le présent à son vécu. Le vieillard, sans qu’il soit possible de fixer une limite d'âge, voit ses facultés mentales et intellectuelles s'estomper, et la vue et l'ouïe perdre de leur acuités. L’enfant est facilement influençable, incapable de discerner la vérité. Des innocents ont été emprisonnés pendant plusieurs années, tout cela parce que des psychologues affirmaient que les enfants étaient incapables de mentir (Outreau)...

L'enquêteur devra toujours situer le témoin, le « peser » : Qui est-il ? Quelle est sa réputation ? Que faisait-il lors des faits (s'il a reçu un SMS pendant les faits, son attention a été détournée, il ne pourra donc fournir qu’une partie de l’événement) ? Où était-il ? Pourquoi était-il là ? Comment y est-il arrivé ? Qu’a-t-il à dire ? A-t-il un lien avec une des parties ? Que faisait-il avant les faits ? Qu'a-t-il fait après les faits ? Peut-il reconnaître la personne, un objet, donner un signalement, une description ? Après deux heures, on a oublié près de 50 % des détails observés, et après huit heures c’est 60 % de souvenirs envolés. En cas d’oubli, le témoin peut donner une réponse qui sera approximative, fausse ou emprunte d’affabulation contenant des réalités et des fictions.

L'enquêteur doit se montrer très attentif à toutes anomalies, particularités ou luxe de détails laissant pressentir un témoignage de complaisance. Les raisons en sont multiples : La crainte de la perte de temps, de salaire, le dérangement, des conséquences pour le témoin qui a commit une négligence. L'affection, liens qui unissent les personnes, amour, amitié, etc. A l’inverse, linimitié pour une personne peut conduire à dénaturer les faits. La vengeance, il n’est pas rare qu’à la suite d’une banale querelle de voisinage que les rancœurs se fassent jour et débouchent sur des propos tendancieux. La vanité : le désir de paraître, de se donner de l’importance peut conduire à l’exagération ou à la minoration de ses actes. La légèreté : il est plus courant de dire du mal de son voisin que du bien. Le profit : le mobile n’est pas toujours financier. Une femme volage peut taire le nom de son agresseur qui pourrait faire découvrir sa liaison. La corruption : le témoin reçoit une somme d’argent en contre-partie d'une fausse déclaration.

Pour résumer, l'enquêteur judiciaire ou technique devra apprécier : le contenu du témoignage (quantité, qualité) - la précision des détails, des observations - l'accessibilité de l'information pour le témoin - son objectivité et impartialité - la validité de l’information (origine de la source, délai) - la stabilité de l’information (deux enquêteurs se présentant à deux moments différents ont-ils recueilli les mêmes informations ? - la nature de l’information (orale, écrite, entendue, observée, ressentie) - la recevabilité du témoignage (questions biaisées, tromperie, etc.).

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172 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 21 décembre 2017 08:12

    La justice française étant aux abonnés absents, il faudra des années avant de savoir la vérité...mais laquelle ?


    • si nick 21 décembre 2017 10:27

      @bob14
      la justice fonctionne.

      Mais elle est lente.
      Trop lente.

      Et il faut bien comprendre qu’elle ne dira que la loi.
      Loi qui est souvent bien imparfaite, voir inadaptée.
      Surtout elle ne dira pas comment il faut faire pour éviter de nouveaux accidents.
      Ce n’est pas son rôle.

    • bob14 bob14 21 décembre 2017 10:42

      @si nick....Votre justice fonctionne ?..depuis quand..alors qu’elle laisse les voyous dans les rues de vos villes ?..la police arrête ces voyous, et votre justice ne le met pas en prison ?..pareil pour vos politiciens véreux qui après condamnation se pavanent dans tous vos merdias pour vous faire la morale...Votre pays est la risée du monde !


    • Buzzcocks 21 décembre 2017 11:54

      @bob14
      Si vous êtes vraiment américain, ce dont je doute, il faut être complètement con pour publier des messages tard dans la nuit pour gerber sur un pays que vous semblez haïr. Parce que publier un message à 10h42 heure française, ça fait juste du 4h42 du matin à NY....
      Donc allez sur le net la nuit pour venir publier n’importe quoi, ça relève juste de la psychiatrie.


    • bob14 bob14 21 décembre 2017 12:07

      @Buzzcocks....Tocard..je suis en france et quand je suis aux USA c’est en Californie !
      Faut arrêtez de fumer votre lino de cuisine !
      NY-France c’est 5 heures de décalage...avec la Californie c’est 9 heures !


    • Agafia Agafia 21 décembre 2017 12:13

      @Buzzcocks

      Si bob XIV est un ricain vivant aux States, je suis la reine de Papouasie ^^

      Il va nickel chrome avec le titre de l’article ce mytho.... Et Avox est plein de mythos, à l’image du Net en général.

    • HELIOS HELIOS 21 décembre 2017 13:29

      @bob14

      J’ai du mal à trouver, dans vos interventions, une bonne raison à votre participation sur ce site.

      Si la France que vous critiquez ici, ne vous plait pas, vous n’êtes pas obligé de participer à ces débats.

      La justice, la police et l’esprit français n’est pas le votre, ce n’est pas grave, vous avez parfaitement le droit de ne pas aimer. Dans ce cas, je ne vois, pour vous que le silence.
      J’interviens moi-même hors de France, je peux donner mon avis sur des faits ponctuels, jamais je ne me permettrai de critiquer une institution etrangère ou quoi que ce soit qui puissent outrepasser un simple avis respectueux des ressortissants du pays qui n’ont pas les mêmes choix que moi.

      Sinon, votre participation est la bienvenue, dans le respect pour les français, évidement.

    • bob14 bob14 21 décembre 2017 15:15

      @HELIOS..Etrange votre commentaire..surtout quand la france entière dénigre mon pays à longueur d’année ?
      Le respect vous devriez l’apprendre ailleurs que dans votre pays...vous n’en avez aucun envers moi !
      Et puis..apprenez la liberté d’expression vous le pays des lumières.. smiley


    • Hurricane Hurricane 21 décembre 2017 16:24

      @bob14

      étonnant ce clavier QWERTY avec des accents  hahahahaaa !

    • Agafia Agafia 21 décembre 2017 16:49

      @Hurricane

      Si il est en France, peut-être que Mister Bob tape sur un french keyboard.

      @bob

      Si vous êtes réellement un american boy in France, alors je vous tire mon chapeau pour la qualité de votre français, car il est tout simplement parfait niveau orthographe, grammaire et syntaxe pour un étranger. Une sacré maîtrise ! Vous êtes bilingue depuis bébé ? 

      Après, je rejoins les autres sur votre regard hyper négatif porté sur la France. Je ne suis pas une grande fan des US dans sa globalité, mais je trouve une multitude de points positifs à votre grand pays, et je ne me vois pas le critiquer à longueur de journée sur un site, encore moins y vivre... D’autant plus si je le détestais autant que vous semblez détester la France. ^^

      J’aime l’objectivité, et pour des raisons génétiques et de coeur, j’adore la Russie, donc ça ne m’empêche pas d’admettre des tas de points négatifs liés à ce pays.


    • bob14 bob14 21 décembre 2017 17:33

      @Agafia...Diplômé de Berkeley simplement..et ma mère était Française..ça aide !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 décembre 2017 17:33

      @Hurricane


      « étonnant ce clavier QWERTY avec des accents » Probablement le clavier canadien francophone... Suivez la piste québécoise.. smiley

      PJCA

    • Agafia Agafia 21 décembre 2017 18:06

      @bob14

      Ah ok ! Merci pour la réponse ,et je comprends mieux votre maîtrise parfaite du français. C’est donc une langue maternelle. Plus que vos diplômes, votre maman me paraît être LA raison principale de votre bi-linguisme.

      Et au fait, je suis bien Reine de Papouasie smiley Hééé Ouais ! ^^

    • Croa Croa 21 décembre 2017 19:15

      À Pierre JC Allard,
      Si t’as un PC /Linux tu peux émuler ton clavier comme tu veux. C’est à dire disposer d’un clavier AZERTY sur un clavier QWERTY smiley . C’est peut-être son cas ? Après il faut évidemment connaître les touches AZERTY par cœur évidemment !


    • HELIOS HELIOS 21 décembre 2017 19:59

      @bob14

      On ne donne surement pas le même sens au mot « respect » !

      Pour le reste, les lecteurs savent lire et comprendre.

    • Claire29 Claire29 21 décembre 2017 20:05

      @Croa

      En effet,la page n’est plus disponible,e n’en reviens pas,la page était disponible à 18:20 quand j’ai envoyé mon commentaire !

    • Agafia Agafia 21 décembre 2017 20:17

      @Croa

      Yep, on peut faire ce qu’on veut avec un clavier... Perso, j’ai un azerty que je bascule en clavier russe quand y a besoin.

    • Claire29 Claire29 21 décembre 2017 20:31

      @Claire29

      Ce commentaire n’est pas au bon endroit,voir plus bas avec le lien de la photo de l’article qui n’est plus disponible !



    • roby 21 décembre 2017 21:33

      @bob14
      Diplômé de mon cul oui


    • François Vesin François Vesin 24 décembre 2017 12:17

      @bob14
      « Étrange votre commentaire..surtout quand la france entière 

      dénigre mon pays à longueur d’année ? »

      1) Fendez-vous d’une majuscule à France
      juste au nom de votre « respect » !

      2) Nous ne « dénigrons » pas votre pays
      nous l’accusons preuves à l’appui
      de se comporter comme un empire décadant
      qui veut entraîner le monde à sa perte.

      3) Dans la mesure où vous ne comprenez
      que ce qui s’exerce dans la violence
      faudra-il attendre l’explosion de Yellow Stone
      ou l’effondrement de la faille de San Andrea
      pour que vous nous foutiez enfin la paix ?

    • mmbbb 25 décembre 2017 08:55

      @bob14 et oui 


    • mmbbb 25 décembre 2017 09:09

      @bob14 Attention vous vous adressez a une éminence  !


    • mmbbb 25 décembre 2017 09:11

      @Buzzcocks va y en avoir du monde en psychiatrie si vous voulez envoyez tous les deviants Faudra augmenter le bubget


    • mmbbb 25 décembre 2017 09:17

      @si nick sauf ce n est pas la première fois que ce type d ’accidents a lieu ; C ’est toujours un peu la meme histoire , il faut un certain nombre de morts avant que des mesures soient prises.


    • Diogène diogène 21 décembre 2017 08:16

      Pendant que la « justice » les journaux occupent le terrain pour déterminer les responsabilités entre la conductrice du car et la SNCF ? les édiles et hauts fonctionnaires qui décident des investissements nécessaires à la suppression prévue mais non réalisée des passages à niveau peuvent dormir sur leurs deux oreilles.


      • si nick 21 décembre 2017 10:20

        @diogène

        « ils » ont trouvé la solution pour que tout aille mieux !

      • Hurricane Hurricane 21 décembre 2017 16:39

        @si nick


        Bof 200000 grevistes en moins , les marchands de merguez pinard seront le splus touchés 

      • Hurricane Hurricane 21 décembre 2017 16:40

        @si nick


        200000000 selon les syndicacas 

      • Michel DROUET Michel DROUET 21 décembre 2017 17:16

        @diogène
        La gestion du quotidien n’intéresse ni les élus ni les hauts fonctionnaires. Il leur faut des projets grandioses (type Notre Dame des Landes) ou une LGV ou encore des autoroutes pour se faire valoir. Bref, des trucs qui coûtent cher, qui endettent le pays et dont les contribuables seront appelés par leur impôts à rembourser.


      • chantecler chantecler 22 décembre 2017 09:12

        @Michel DROUET
        Avant d’être bradé au privé .


      • mmbbb 25 décembre 2017 09:08

        @chantecler la dotation de la SNCF n est pas nul , ou passe l argent ? les TGV rentrant en gare sont souvent sale. Des controleurs souvent assez con j en ai rencontre . La gestion de la panne a la gare Montparnasse a et déplorable Les clients se demmerdent Comme l education nationale des milliards vote au budget pour des resultats assez moyens . Donc si cela passe au prive cela me contrariera pas . La est le probleme ces personnes defendant ce service public a la francaise pourtant le meilleur au monde Je le repete je regrette de n avoir pas effectue ma scolarite comme les grands pontes des dirigeants soss Mitterrand Hollande Macron et tant d autres dans le prive Lorque vous lisez Rosemar c est affligeant


      • Jeekes Jeekes 21 décembre 2017 09:02

        ’’avoir vu le car foncer dans la barrière fermée’’
         
        Soyons réalistes, est-ce qu’on ne se foutrait pas carrément de notre gueule ?
         
        Parce que si le car a ’’foncé’’ dans la barrière fermée, ben elle est explosée la barrière.
        Alors elle est comment la barrière ?
        Merde, ça doit pas être compliqué de le savoir !
         
        Il va falloir combien d’années d’enquête pour vérifier ça ?
        Autant que pour l’éclisse baladeuse qu’était mal boulonnée, mais pas tant que ça, que ça avait rien à voir, enfin p’têt que si, mais cépasur ?
        Tiens marrant (ou pas) encore la SNCF...
         
        Une chose est claire, fréquemment constatée de visu, les infrastructures partent en couilles partout, les entreprises font des ’’économies d’échelle’’ pour pouvoir servir toujours plus de fric aux actionnaires, les pouvoirs publics s’en foutent et le niveau local pleurniche qu’il n’a pas de fric.
         
        Sauf pour construire des merdes hors de prix quand elles ne sont pas dangereuses en plus (ronds-points inutiles, dos d’ânes de la mort-qui-tue, chicanes à la con) qui n’ont qu’un but faire chier l’automobiliste en rendant la circulation le plus difficile possible !
        Et je parle pas des centres-villes...


        • Buzzcocks 21 décembre 2017 09:50

          @Jeekes
          D’après ce que j’ai entendu, les enquêteurs ont justement trouvé des traces de la barrière sur le devant du car, ce qui confirmerait la preuve que la conductrice ait bien enfoncé la barrière. C’est donc pourquoi elle a été mise en examen pour homicide involontaire.


        • karibo karibo 21 décembre 2017 12:48

          @Buzzcocks
          Bonjour 

           cette polémique depuis le début est un coup monté pour disculper le maçon G Pepi !
          bien sur que si la barrière était fermée , le bus n’ aurait pas pu passer, et suivre celui qui le précédait .
          Bien sur que la barrière aurait été cassée, à ce moment là des traces devraient etre également sur le bus !
          quand à la barrière cassée, il suffit de sécuriser le périmètre ce qui a de suite été fait et casser la barrière à l’ abri de tous regards indiscrets sous la protection de nos services d’ ordre en toute impunité.
          Ou alors cette conductrice est complètement à la ramasse, qui plus est irresponsable, voir radicalisée subitement et pire elle n’ avait ni bu, ni fumé ...
          Vous cautionnez qu’ ils nous prennent pour des KONS !

        • sirocco sirocco 21 décembre 2017 13:14

          @karibo

          Avec le salaire annuel du PDG de la SNCF, combien de systèmes de signalisation pourraient être correctement entretenus en France ?

           
          Le procureur du coin, aux ordres de l’exécutif (une spécialité française...), a annoncé très vite que l’enquête serait très longue. Pourquoi très longue ? Pour que les citoyens aient oublié l’affaire quand la « justice » rendra ses conclusions dédouanant la SNCF et préservant les gains de ses actionnaires, copains de Macron ?


        • Claire29 Claire29 21 décembre 2017 17:44

          @Jeekes
          « Parce que si le car a ’’foncé’’ dans la barrière fermée, ben elle est explosée la barrière.
          Alors elle est comment la barrière ? »


          les premières images montrées sur les chaînes d’info continue juste après l’accident montraient la barrière levée,elle avait l’air tout à fait entière,pas du tout explosée,je ne sais pas si ces reportages sont toujours en ligne !
          Je pense que la conductrice aurait stoppé si elle avait été baissée.
          Comme vous,je ne comprends pas qu’on ne parle pas de l’état de cette barrière,c’est pourtant facile à vérifier.
          Je ne peux m’empêcher de penser qu’il fallait désigner un responsable coupable à tout prix et on désigne la conductrice sans même attendre les conclusions de l’enquête !  

        • pemile pemile 21 décembre 2017 17:51

          @Claire29

          Sur une des photos (voir article de @421 sur l’accident) la barrière semble cassée

          https://4.bp.blogspot.com/-NS59_7hd2tM/WjTM-QLQehI/AAAAAAABX60/QxS9ptifA5kbI3oDaaAYD5WVXYk30vJ9gCKgBGAs/s1600/IMG_ 8477.JPG


        • Claire29 Claire29 21 décembre 2017 18:20

          @pemile

          Tout dépend s’il s’agit de la première avant de traverser la voie ferrée ou de la deuxième,les reportages montraient des images de la première.

        • Croa Croa 21 décembre 2017 19:24

          À Claire29,
          La page n’est plus disponible !  smiley
          *
          C’est quoi cette embrouille ? Sur Sud-Ouest pareil, les premières photographies, de nuit, ont disparu des pages. Les barrières, en position levées semblaient intactes mais on n’en voyait pas 4. Il faudrait pouvoir revenir dessus pour être sûr...  smiley


        • Claire29 Claire29 21 décembre 2017 20:07

          @Croa
          En effet,la page n’est plus disponible,e n’en reviens pas,la page était disponible à 18:20 quand j’ai envoyé mon commentaire !

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