• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Quelle laïcité voulons-nous pour demain ?, par l’AED

Quelle laïcité voulons-nous pour demain ?, par l’AED

L’Aide à l’Eglise en Détresse, présidée par Marc Fromager, a organisé un colloque le 6 novembre 2015 sur le thème de la laïcité. Dix intervenants, des chercheurs, des hommes politiques, des enseignants en philosophie (et non des philosophes) ont disserté autour de trois axes majeurs : état des lieux de la laïcité, la laïcité à travers le monde, propositions concrètes pour la France. L’AED a décidé de regrouper leurs interventions et de publier l’ensemble. Dans une large mesure, les ouvrages regroupant différents auteurs présentent souvent le même défaut : un manque d’unité et de cohérence doctrinales entre les différentes contributions. Ce dernier n’échappe malheureusement pas à la règle.

Nonobstant ce constat, de nombreux rappels salutaires sont posés : « la perte de la prégnance du religieux dans nos sociétés vient de ce que l’urgence vitale d’une morale a disparu, cette morale se transférant sur le progrès technique. » Nous pouvons lire plus loin : « nous ne sommes pas une société sans religion, au contraire, sommes perclus de cultes différents. J’en nomme quelques uns, qui sont pour moi des nouvelles formes de croyances qui habitent l’espace politique : messianisme politique avec l’homme providentiel, l’écologisme, le culte de l’efficacité (aliénation à la performance dans la technique, la finance et l’économie), l’individualisme. » Il demeure fondamental de définir le sujet pour bien le traiter. A ce titre, un des contributeurs précise que « le mot laïcité vient de laicos, terme grec passé dans le latin, c’est-à-dire le peuple non organisé, la foule indistincte, confuse, celle des grands théâtres, des stades, par opposition au démos, le peuple constitué dans son cadre politique.  » Et il poursuit en ses termes : « En fait il s’agit d’un concept d’abord religieux, en fait chrétien, qui désigne ceux qui ne font pas partie des ordres sacrés, ne sont ni prêtres, ni diacres, ni acolytes… » Nous sommes là devant un réel paradoxe voire une incohérence intellectuelle. En effet, la laïcité promue par le système démocrate et républicain, aujourd’hui mais déjà hier, entend s’appliquer à toutes et à tous dans la sphère publique, indépendamment par ailleurs de la religion des individus. Or ce concept opère une distinction entre les prêtres et les non prêtres. Ainsi, parler de laïcité dans une société athée ou agnostique relève de l’ineptie intellectuelle, tout comme de l’évoquer dans une société qui serait dominée par le judaïsme, le protestantisme ou l’islamisme. Il y a des propos faux qui se mêlent à d’autres plus sensés. Par exemple nous lisons : « La loi de 1905 est un cadre remarquable, qui permettra la sortie du conflit exacerbé entre deux France  » Quelle méconnaissance historique ! Quelle erreur sur le plan des idées. Un autre contributeur abonde dans le même sens : « La loi de 1905 est-elle assez bonne pour qu’on la conserve ? La réponse des catholiques semble, finalement et après l’expérience de l’histoire très nettement positive  ». En admettant que la majorité des catholiques réponde oui à cette question, ce qui reste à démontrer, cela voudrait dire que ces catholiques là sont adeptes de la mise sous le boisseau de la lumière. De fait, ils trahiraient le combat de leurs ainés qui refusèrent les spoliations des biens ecclésiastiques, les inventaires, l’exil des religieux et soutiendraient en fin de compte un projet des ennemis de l’Eglise. Concrètement, Ils peuvent opter pour cette idée mais quand même… Pour terminer sur ce point précis, la majorité ne constitue pas la vérité. Effectivement un très grand nombre de catholiques peut retenir une position historique, théologique, politique et se tromper. Ceci étant dit, un autre intervenant commet une autre erreur : « si donc il faut vraiment accepter un concept de laïcité, il faut l’entendre au sens restreint et strict de la séparation. » Insistons quelques instants sur cette idée essentielle : « C’est tout de même le christianisme qui a inventé la laïcité. Avec l’invitation du Christ à rendre à César ce qui revient à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Le Christ énonce donc l’existence des deux domaines : temporel et spirituel. Il n’appelle pas à une séparation mais à une saine distinction. Si une société sépare le temporel du spirituel, elle produit les mauvais fruits qui piquent nos yeux quotidiennement. Malgré ces erreurs intellectuelles et philosophiques, nous trouvons dans les différentes contributions des développements pertinents sur les fondements de notre civilisation : « ce refus de fonder l’Europe dans son héritage chrétien apparaît clairement par le refus de faire référence au christianisme dans les traités européens. » De plus au sujet de la loi de 1905 et de ses conséquences sur l’Eglise Catholique, heureusement qu’un des conférenciers rappelle l’évidence : « Dans le même temps son influence dans la vie politique, sociale et civile lui est à nouveau très sérieusement et violemment contestée ». Ce qui est, de manière objective, encore le cas dans la France du XXIème siècle. Enfin, un prêtre prend le temps de rappeler que : « L’Etat nous a volés deux fois. En 1790 et en 1905. L’Eglise sait gérer ses biens, on nous aurait laissé nos biens, nous aurions de quoi les gérer, les entretenir et même de quoi payer nos ministres mieux que nous ne les payons actuellement.  » Que du bon sens !

En dépit des erreurs factuelles relevées et de la diversité des opinions, ce petit opuscule pédagogique et concis, présente malgré tout des rappels fondamentaux sur l’essence même de la laïcité, évoque les mauvais rapports entre catholicisme et monde politique et propose des pistes concrètes - sans prétendre à l’exhaustivité - à ceux qui nous gouvernent. Ce livre a le mérite d’aborder un sujet important en le traitant sans langue de bois. A lire…

Franck ABED


Moyenne des avis sur cet article :  1.43/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

22 réactions à cet article    


  • njama njama 1er septembre 13:26

    @ Franck ABED
    « En effet, la laïcité promue par le système démocrate et républicain, aujourd’hui mais déjà hier, entend s’appliquer à toutes et à tous dans la sphère publique, indépendamment par ailleurs de la religion des individus. Or ce concept opère une distinction entre les prêtres et les non prêtres. »

    Votre déduction est fausse, en cela que le concept républicain ne distingue pas les prêtres et les non-prêtres, vu qu’il ne connaît que des citoyens.

    Est laïc ce qui n’est pas clerc (membres du clergé). La notion de laïcité, émane de cette définition, qui s’est étendue nos seulement aux non-croyants, mais aux croyants de tous cultes non catholiques. D’une certaine manière l’Église (par ses représentants cléricaux non-élus par les laïcs - société civile -) était un État dans l’État, un peu comme le peuple était un Tiers-Etat.

    La laïcité autorise tous les cultes, veille au respect de chacun, sanctionne les troubles publics aux cultes, et surtout n’enlève aucun droit aux membres du clergé qu’elle considère comme citoyens à part entière. Libres à eux (s’ils le sont ?) de participer ou non, à la vie politique et d’apporter leurs contributions dans le débat sociétal. Certains prêtres ont été députés comme le célèbre abbé Pierre de 1945 à 1951.

    La laïcité n’est pas un obstacle aux religions. Elle écarte seulement le clergé (non représentatif, sans mandat de la société civile) de l’administration des affaires civiles. Une grande majorité des français est très attachée à ce principe républicain.

    La laïcité, principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse, distingue donc bien le pouvoir politique des organisations religieuses, ce qui évite et religion(s) d’État, et ingérences communautaristes dans les affaires de l’État.





    • bibou1324 bibou1324 1er septembre 15:13

      @njama
      Par exemple les présidents et premiers ministres, qui se sont TOUS fait payer un dîner par le CRIF, vous interprétez ça comme séparation de la religion et de l’état ?


    • njama njama 1er septembre 16:21

      @bibou1324
      ce sont des dérives récentes au plan politique
      je pense qu’elles viennent de directives européennes qui s’imposent aux États membres**, d’où ces multiples attaques contre la laïcité française depuis Sarkozy, Valls ... « laïcité positive » de Sarkozy, puis la « laïcité ouverte », de Valls et ses variantes, « laïcité apaisée », puis « laïcité exigeante », et dernièrement la « laïcité incomplète » du curé Jorge Bergoglio :

      « la France doit devenir un État plus laïc ». Or, développe-t-il, « une laïcité saine comprend une ouverture à toutes les formes de transcendance, selon les différentes traditions religieuses et philosophiques. La recherche de la transcendance n’est pas seulement un fait, mais un droit ».
      https://www.marianne.net/societe/quand-le-pape-se-mele-de-la-laicite-en-france

      ** « Le traité de Lisbonne  [13 décembre 2007] introduit expressément l’idée d’un dialogue entre les institutions européennes et les Églises, les associations ou communautés religieuses, ainsi que les organisations philosophiques et non confessionnelles. » (Titre II : dispositions d’application générale, Article 17 du TFUE)
      https://www.agoravox.fr/commentaire4754001


    • njama njama 1er septembre 16:35

      @bibou1324

      L’@uteur Franck ABED se garde bien d’ailleurs de répondre à la question qu’il pose !
      Quelle laïcité voulons-nous pour demain ?

      Qu’il nous dise ... la belge, l’italienne, l’allemande, l’espagnole, ... ?

      Personnellement je pense que notre laïcité française n’est pas soluble dans l’€urope, et réciproquement pour d’autres pays d’une part parce ce sont des accords historiques dont certains passés entre des États et le Vatican (Portugal,Espagne, Italie, Allemagne, sont encore sous des Concordats signés sous les dictatures de Salazar, Franco, Mussolini, Hitler) ... je ne pense pas que ces pays abrogeraient leur Concordat
      et d’autre part parce que la laïcité n’a jamais été un concept universel, il y a 36 sortes de laïcité, toutes liées à des questions historiques singulières propres à chaque nation. Même certains États qui ont une religion officielle dont certains États qui ont l’Islam pour religion officielle (Turquie, Syrie...) pratiquent à l’égard des autres des relations de type laïque.

      C’est bien beau l’Église souhaiterait pour l’€urope une laïcité mais laquelle ? ce dialogue est-il possible, il est très complexe, car il y a 27 États membres qui n’ont pas tous le même paysage religieux. L’Église est une multinationale d’une certaine manière, l’€urope n’est pas même un État fédéral ...


    • njama njama 1er septembre 16:43

      @bibou1324

      Nous avons encore quelques monarchies en €urope, et satellites genre duché du Luxembourg, principauté de Monaco, noblesse des anciens régimes ... des familles royales ou nobles catholiques, mais aussi (quoique l’Angleterre est en Brexit), une reine chef de l’Église anglicane qui ne reconnaît pas l’autorité du pape depuis le schisme d’Henri VIII en 1534 ...

      c’est complexe l’€urope religieuse ...


    • Alren Alren 1er septembre 16:49

      @bibou1324

      "Par exemple les présidents et premiers ministres, qui se sont TOUS fait payer un dîner par le CRIF, vous interprétez ça comme séparation de la religion et de l’État ?"

      S’ils ne viennent pas en tant qu’individus privés, libres comme tout citoyen d’aller et venir, mais qu’ils participent à ce repas au titre de leur fonction, ils commettent un délit au regard de la Constitution qu’ils ont le devoir de faire respecter ... et donc de respecter eux-mêmes.


    • Alren Alren 1er septembre 17:50

      @Alren

      PS. Bien entendu si Jean-Luc Mélenchon était Président de la République, il n’irait à aucune manifestation de ce genre !!! Bien entendu ...


    • Pascal L 1er septembre 21:30

      @Alren
      « ils commettent un délit au regard de la Constitution »

      Quel délit ? 
      La neutralité n’implique pas l’absence de dialogue. Participer à un repas n’implique pas forcément l’abdication devant toutes les demandes. Le repas peut être un bon endroit pour connaître les revendications de la communauté ou de traiter de problèmes communs. Il faut toutefois respecter une proportionnalité entre les objectifs et les moyens. Si le repas a lieu aux Seychelles, voyage payé, on est probablement dans l’illégalité. Le fast-food du quartier n’est probablement pas non plus le meilleurs endroit. Les maires inventent souvent les curés pour discuter par exemple des travaux de l’Eglise ou de la mise en place de VigiePirate. J’imagine que si c’est le CRIF qui invite, c’est qu’ils ont des messages à faire passer. L’Etat se doit d’écouter les messages mais pas forcément de répondre à tout.
      Pour savoir s’il y a quelque chose d’illégal dans ces repas, il faut scruter les discours pour y chercher les entorses à la neutralité de l’Etat.

    • Franck ABED Franck ABED 1er septembre 21:32

      @njama

      Vous faites exprès d’être bête ? Vous dites « votre déduction est fausse  ». Ce n’est pas MA déduction mais le sens originel du mot.... 



    • Louise Louise 1er septembre 17:20

      Bien des erreurs viennent de la dérive du mot laïc.

      Effectivement, au départ, est laïc ce qui n’est pas religieux.

      Aujourd’hui, le mot « laïcité » a pris un sens que chacun entend à sa manière. Je suis catholique et laïque, et ce n’est pas contradictoire.

      En fait, beaucoup de personnes contestent aux religieux, et notamment au pape, de s’exprimer sur des sujets autres que religieux. Et pourquoi donc ? 
      Ce sont les seuls à qui l’on dit qu’ils devraient ne s’occuper que de leurs « affaires ». Pourquoi n’auraient-ils pas la même liberté de parole que les politiques, les écrivains, les acteurs et chanteurs, les journalistes, les scientifiques et tous les anonymes qui s’expriment dans les medias (par exemple sur ce site !) ? Donner son opinion (ou accepter une invitation...) serait-il un délit ? Est-ce que ce qui est conseillé doit être interprété comme une obligation ?




      • njama njama 1er septembre 17:52

        @Louise

        Je ne crois pas que l’on conteste que les « croyants » s’expriment sur tous les sujets, ce qui est contesté c’est que prélats, pasteurs, rabbins, imams, (des clercs) représenteraient la société civile, car ils n’ont été mandatés (élus) par personne pour ce faire ...
        Politiquement un clerc ne représente pas ses fidèles, tout le monde ne conviendra je crois qu’ils ne sauraient incarner une diversité d’opinions politiques.

        Comme je l’ai écrit plus haut, s’ils sont français, ils sont citoyens, ayant les mêmes droits que quiconque, ils peuvent chacun en leur nom et pas au nom d’un Église quelle qu’elle soit, postuler à des mandats locaux, régionaux, nationaux ... et même syndicaux et essayer de faire avancer la société dans le sens de leurs convictions avec toute la moralité qui va avec.

        Je ne comprends toujours pas les revendications de ceux qui voudraient une autre laïcité. Il n’est que de constater que l’article n’en dit rien !!! Qu’on nous expose donc au préalable ce qu’il y aurait peut-être à changer. C’est quoi le cahier de revendications ? smiley

        N’est-ce pas à l’Église de changer et de permettre à ses clercs de s’engager en politique s’ils le souhaitent ... ce qu’elle décourage depuis toujours.


      • Alren Alren 1er septembre 17:55

        @Louise

        Mais personne ne conteste aux religieux le droit de s’exprimer, surtout pas les vrais laïcs.

        Ce qui n’est pas acceptable, c’est qu’au nom de leur mythologie, ils décident des affaires et des droits du peuple à la place de celui-ci.

        Ce qui n’est pas admissible c’est le cléricalisme auquel la hiérarchie catholique en particulier n’a renoncé que parce qu’elle n’avait plus le pouvoir de l’imposer.


      • karim 1er septembre 23:36

        @Alren
        Imposer la laïcité est aussi une forme de cléricalisme. L’école a pris la place de l’Eglise et le maître a pris la place du Curée, pour enseigner cette nouvelle religion. dans le but est d’arracher l’enfant à sa famille pour en faire un adepte du système.



      • Pascal L 2 septembre 12:55

        @Alren
        « Ce qui n’est pas acceptable, c’est qu’au nom de leur mythologie, ils décident des affaires et des droits du peuple à la place de celui-ci. »


        Vous faites une fixation sur les religions, mais il y a beaucoup d’idéologies religieuses ou non religieuses qui tentent d’imposer des décisions à la place du peuple. La première de ces pseudo-religions est l’argent et ce qu’il impose n’est pas rien. Dans ce domaine, l’écologisme n’est pas mal aussi. L’Islam pense également que ses lois s’imposent à tous. Les Musulmans considère que la loi de Dieu est supérieure à la loi des hommes et ne reconnait la loi des hommes que transitoirement en attendant le retour du Mahdi. De tous temps, le groupe le plus fort a imposé ses lois et nous n’arrivons pas à sortir de ce paradigme. Encore aujourd’hui, une bonne partie des lois de la République a été dictée par des groupes de pression.

        La vie pacifique en société impose évidemment que des règles communes soient trouvées et ces règles doivent être basées sur la fraternité et sur le respect des individus appartenant à l’ensemble des groupes. Il n’est pas possible de contenter tout le monde, mais il faut faire attention de ne pas se laisser déborder par un de ces groupes et il me semble que la finance a réussi à imposer un système qui revient à autoriser la prédation par la dette sur l’ensemble de la société, à l’opposé de la fraternité. Même si la quasi-totalité de la population en souffre, la déification de la monnaie fait que personne ou presque ne critique ses règles.

      • Louise Louise 2 septembre 07:48

        @ Alren


        Ce qui n’est pas admissible c’est le cléricalisme auquel la hiérarchie catholique en particulier n’a renoncé que parce qu’elle n’avait plus le pouvoir de l’imposer.

        C’est exactement ce que ne cesse de dire le pape François !



        • njama njama 2 septembre 13:28

          Mais comment l’Église qui est un ramassis de mâles pour l’essentiel (comme l’armée), et donc pas représentatif de la société..., pourrait-elle donner des leçons politiques à la société civile mixte par nature, qui, dit en passant, sait très bien se passer d’elle indépendamment de « croyances » ou non-croyances ?

          On ne peut pas dire que l’Église a fait la promotion des droits de la femme ! ... ni favoriser son émancipation et temporelle, et spirituelle (ça c’est le côté paulinien de l’Église).

          Qu’elle commence par abolir le moyenâgeux célibat des prêtres ... réforme grégorienne (sombre histoire d’argent plutôt qu’idéal sacerdotal)... réforme obsolète depuis très longtemps, et déjà ce serait un gros signe positif en direction de la société, des autres religions chrétiennes et non chrétiennes, comme envers ses propres fidèles

          comme on dit faut balayer devant sa porte avant de vouloir donner des leçons aux autres.
          et, comme on dit en Syrie « la religion est pour Dieu, la patrie est pour tous » et ça marche, et ça fait une très belle société multiconfessionnelle, multiculturelle, multiethnique, une petite Inde  !

          En politique, oui aux français croyants ou non, et, non aux croyants français, car dans le contexte de la nation il y a des préséances comme en mathématique, logique des ensembles, il y a des ordres de grandeurs qui font du sous-ensemble une partie de l’ensemble.
          Restons logique et tout ira bien ...


          • Louise Louise 2 septembre 17:09
            @ njama

            et, comme on dit en Syrie « 
            la religion est pour Dieu, la patrie est pour tous » et ça marche, et ça fait une très belle société multiconfessionnelle, multiculturelle, multiethnique, une petite Inde !

            Je suppose que vous voulez plaisanter, qu’il s’agisse de l’Inde ou de la Syrie !!! smiley

            • njama njama 3 septembre 14:54

              @Louise

              un petit tour à Damas

              https://www.youtube.com/watch?v=EhL8D0wYevo

               smiley


            • njama njama 3 septembre 15:00

              @Louise

              Que signifiait vivre en Syrie jusqu’en 2011 avant que les mercenaires islamistes nous envahissent ?

              Journal de Syrie

              Dr Waiel S.H. Awwad, 19 décembre 2016

              A mes chers compatriotes,

              Un souvenir de l’été 2010 : nous sommes assis dans un café du vieux Damas, sirotant un café d’Arabie, écoutant de la musique et tirant des bouffées de notre narguilé. Une soirée rituelle de détente amicale du vendredi, qui ne se termine que lorsque le soleil disparaissant à l’horizon nous invite à rentrer chez nous. Je marche dans la rue en compagnie de Mme Nada, une avocate réputée de Damas. Elle s’apprête à rentrer chez elle, à Alep, pour y passer le week-end en famille. Je la regarde et m’exclame : « Tu vas faire 360 kilomètres et conduire seule pendant quatre heures ? » Elle réplique en souriant : « Mais je le fais chaque semaine, Waiel. Je rentre chez moi, puis repars pour mon travail le dimanche matin ! » Je lui demande : « Mais tu n’as pas peur ? Et si ta voiture tombe en panne ? » Elle éclate alors de rire : « Pourquoi est-ce que j’aurais peur ? Cela m’est arrivé plein de fois. Je n’ai qu’à faire signe aux voitures qui passent. Et quelqu’un finit toujours par m’aider. Nous sommes en Syrie, cher docteur. On y est en sécurité et tout le monde s’entraide. »

              Mais ça, c’était la Syrie d’avant 2011.

              Une petite Inde

              On pourrait être aussi intarissables à propos d’Alep ! Une ville pleine de vie, avec ses 3 millions d’habitants, ses marchés animés, le bourdonnement de ses innombrables – plus de 1500 – usines. Pourquoi, au terme de plus de deux années de guerre, Alep n’avait-t-elle connu aucune manifestation hostile au régime ? Parce que sa population rejetait les politiciens sectaires et souhaitait se maintenir en dehors du conflit. Accusée de ce fait par les radicaux de soutenir le régime. Et gratifiée d’un lot de sarcasmes et de plaisanteries humiliantes. Mais ses habitants ont tenu le coup. Culturellement soudés par leur appartenance séculaire à l’une des plus antiques cités du monde. Située pile au milieu de la partie mésopotamienne de la route de la Soie, riche de son histoire de 11 000 ans, Alep a été le berceau d’un large éventail de civilisations – hittite, araméenne, assyrienne, perse, hellénistique, romaine, byzantine et islamique. En 1599, Vincenzo Dandolo, Consul de Venise, écrit : «  Avec ses vastes havelis, (appelés souks), ses riches marchands et ses magnifiques édifices, Alep est une véritable Petite Inde ». Vivant moi-même en Inde, je ne peux qu’être d’accord.
              .
              [...]
              http://arretsurinfo.ch/que-signifiait-vivre-en-syrie-avant-que-les-groupes-armes-nous-envahissent/


            • Radix Radix 2 septembre 20:25

               « La loi de 1905 est-elle assez bonne pour qu’on la conserve ? La réponse des catholiques semble, finalement et après l’expérience de l’histoire très nettement positive ». En admettant que la majorité des catholiques réponde oui à cette question, ce qui reste à démontrer, cela voudrait dire que ces catholiques là sont adeptes de la mise sous le boisseau de la lumière.

              Bizarrement depuis que l’on a éteint la lumière... on voit beaucoup mieux !

              Radix


              • robert 4 septembre 10:57

                et tout d’abord poser la question : voulons-nous la laïcité ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès