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Accueil du site > Tribune Libre > Qui a tué Jean-Claude Basset ?

Qui a tué Jean-Claude Basset ?

Qui a tué Jean-Claude Basset ?

Ne cherchez pas sur le web, ce Jean-Claude Basset-là n’y figure pas.

C’était un ouvrier de l’arsenal de Brest, retraité de 65 ans. Il a commis deux ou trois erreurs fatales : d’abord celle d’habiter à proximité d’une école, ensuite celle de ne pas se fringuer chic et surtout de ramener à l’école une fillette de 3 ans qui s’était perdue !

Alors, les mères de l’école ont pris peur.

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Prendre un enfant par la main ?

Qui a tué Jean-Claude Basset ?

Ce type bizarre, peu soigné, passant régulièrement près de l’école de leur progéniture, d’après ce qu’on leur dit à la Télé, dans la presse à sensation, et dans les plus hautes sphères de notre démocrature, ce type qui s’était permis de prendre la menotte d’une petite fille de sa grosse paluche de prolo fatigué ne pouvait être qu’un type pas net !

“On a repéré un pervers sexuel qui tourne autour de l’école. La semaine dernière, il a essayé d’enlever une petite fille. On l’a poursuivi. On l’a bloqué dans le hall. Venez vite !

La police a menotté et emmené le pervers présumé.

Mais il semble que le bon cœur de Jean-Claude n’ait pas supporté et ait décidé de s’arrêter.

http://www.ouest-france.fr/actu/act...

« Jean-Claude est mort de la rumeur ! » Voilà l’oraison funèbre prononcée par le procureur de Brest qui a néanmoins mis en garde contre la psychose.

L’avantage de la rumeur est qu’elle n’est pas responsable pénalement et permet d’ exonérer les véritables coupables.

Mais …,

Une rumeur, ce n’est pas un phénomène si naturel !

Une rumeur se développe à l’encontre d’une personne ou d’un groupe, dans l’intérêt d’une personne ou d’un groupe.

Une rumeur se produit lorsqu’un climat est crée pour la faciliter !

Un climat d’insécurité, bien utile surtout à l’approche d’élections.

Pour cela, il suffit de relever les faits divers les plus sordides auxquelles aucune société ne saurait échapper.

Il suffit de vendre beaucoup de papier journal en exploitant la douleur des familles de victimes

Sans oublier de déplacer les ministres et de recevoir les familles avec toute la publicité nécessaire.

Il faut ensuite proposer une nouvelle loi plus répressive mais sans effet réel, puisqu’au n’ième crime il faudra à nouveau légiférer pour la n’ième fois.

Les coupables, Monsieur le procureur sont ceux qui distillent le poison de la suspicion généralisée et dressent les uns contre les autres pour mieux les dominer !

Qui a tué Jean-Claude Basset ?


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24 réactions à cet article    


  • roro46 1er décembre 2011 09:58

    Merci pour cet article.


    • Fergus Fergus 1er décembre 2011 10:31

      Bonjour, Pilhaouer.

      Cette affaire est lamentable et indigne. Et en effet elle illustre les dérives d’une société gérée par un gouvernement et par des médias qui exploitent sans états d’âme les faits divers à des fins politiques ou commerciales, en exacerbant le sentiment d’insécurité au delà du raisonnable. Et c’est ainsi que peuvent mourir des Jean-Claude Basset. A cet égard, les témoignages recueillis sur place auprès des furies lyncheuses est glaçant tant il met en évidence d’inconscience et de mépris de l’autre.

      L’affaire me touche d’autant plus qu’il m’est arrivé, un jour à Paris, tout près de chez moi, de prendre par la main une petite fille asiatique de 4 ans, égarée aux abords d’un carrefour dangereux, pour la ramener chez elle à deux rues de là où ses parents, modestes restaurateurs, n’avaient pas remarqué son absence. Fort heureusement, cela se passait dans les années 70, et à l’époque ce genre de psychose n’existait pas ou peu. Sans doute prendrais-je aujourd’hui de nombreuses précautions pour éviter toute interprétation délirante. Notre société est bien malade !


      • Fergus Fergus 1er décembre 2011 10:35

        Un mot encore : il est injuste de taper sur le procureur de Brest car cet homme a fait preuve dans cette affaire d’une grande dignité et tenu, sur un ton très juste et manifestement sincère, les propos qui convenaient.


      • pilhaouer 1er décembre 2011 11:06

        Bonjour Fergus

        Merci de vos commentaires, mais, sur le second :

        " il est injuste de taper sur le procureur de Brest car cet homme a fait preuve dans cette affaire d’une grande dignité et tenu, sur un ton très juste et manifestement sincère, les propos qui convenaient. « 

        Je n’ai pas le sentiment de »taper" sur le procureur qui est certainement sincère mais ne va pas non plus aller jusqu’à se saborder et désigner les coupables, parce que, précisément, les coupables sont ceux qui donnent des directives au parquet et qui, patiemment, méthodiquement, ne cessent de détourner l’attention et de focaliser sur ce qui divise, de construire avec application la crainte de l’autre qui devient un jour la haine de soi et la haine de l’autre.


      • Fergus Fergus 1er décembre 2011 11:47

        @ Pilhaouer.

        Je ne pense qu’il soit dans le rôle du procureur de déterminer des responsabilités aussi diffuses et aussi impersonnelles. Les interventions des procureurs face à la presse sont en général très cadrées et limitées par la Chancellerie à l’exposé des faits et à la citation éventuelle des individus mis en cause, rien de plus.

        En revanche, les syndicalistes ne sont pas soumis aux mêmes règles, et il est très possible que des représentants de l’USM s’expriment sur le sujet dans les médias en impliquant les vrais reponsables de ce drame.


      • pilhaouer 1er décembre 2011 12:48

        Vous me faites un faux procès là, car je n’attaque pas ce procureur .
        La justice est une justice de classe (c’est La Fontaine qui l’a dit le premier) et, comme vous, et par expérience, je sais qu’il ne faut pas en attendre une remise en question de la société.
        Quant à la liberté d’expression des magistrats, surtout du siège ...
        Pourtant certains ne se gênent pas, mais c’est pour répandre des opinions douteuses (Bilger).
        Quant aux inflexibles, ils ont des problèmes (Montgolfier)
        Pour résumer grossièrement : sur ce coup là, aucune chance de voir inquiéter ..... tiens, par exemple ... Guéant ... et pourtant ... , devant un tribunal révolutionnaire ... ( smiley
        Ce Monsieur alimente tous les jours le climat putride mais on se souvient peut-être de ses ballons d’essai sur la castration des criminels sexuels (non, pas avec deux briques mais chimiquement) ce n’était pas le sujet qui m’avait gêné, mais le moment (aussitôt après un crime) et la manière (exploitation éhontée de la révulsion populaire) car c’est typiquement un sujet sur lequel on doit réfléchir à froid mais jamais faire des essais pour voir, sauf, précisément, si l’on a de très mauvaises intentions.


      • Taverne Taverne 1er décembre 2011 10:44

        Il est mort d’une rumeur de cerveau. Les cerveaux malades ne sont pas toujours ceux qu’on pense...C’est la mauvaise réputation.

        Pas besoin d’être Jérémie,
        Pour d’viner l’sort qui m’est promis,
        S’ils trouv’nt une corde à leur goût,
        Ils me la passeront au cou,
        Je ne fait pourtant de tort à personne,
        En suivant les ch’mins qui n’mènent pas à Rome,
        Mais les brav’s gens n’aiment pas que
        L’on suive une autre route qu’eux,
        Non les brav’s gens n’aiment pas que
        L’on suive une autre route qu’eux,
        Tout l’mond’ viendra me voir pendu,
        Sauf les aveugles, bien entendu.


        • pilhaouer 1er décembre 2011 12:09

          Deux témoignages relayés par « libération » :

          « il n’était pas méchant. Il était différent. C’était quelqu’un de simple qui parlait mal et les gens ne le comprenaient pas. Il était agressé dès qu’il était dans la rue, les gens, surtout les jeunes, l’insultaient. Il ne méritait pas ça. »

           Mais pour une mère, la mort du retraité est « un mal pour un bien », car il lui faisait peur et « n’avait rien à faire à côté des écoles ».

          Le second mériterait une inculpation.


        • easy easy 1er décembre 2011 11:41

          Alors que c’est très exactement d’abord une personne de l’endroit de l’école qui avait lancé la suspicion et qu’elle aura été reprise par quelques autres, alors que ce sont exactement ces personnes qui ont tué cet homme, vous les dédouanez complètement en désignant quelque potentat.

          La fabrique à moutons n’est que dans la déresponsabilisation des lyncheurs anonymes 


          • Fergus Fergus 1er décembre 2011 11:50

            Bonjour, Easy.

            En réalité, il y a deux niveaux de reponsabilité : celui des manipulateurs qui distillent le poison, et celui des personnes qui, sourdes à la raison, se laissent aller à leurs pulsions passionnelles.


          • pilhaouer 1er décembre 2011 11:57

            « vous les dédouanez complètement (les lyncheurs anonymes) en désignant quelque potentat »

            Non, je ne les dédouane pas mais je constate qu’une propagande nocive vise à conforter les imbéciles dans leurs préjugés.
            Les lyncheurs anonymes se retrouvent dans toute société.
            Mais on peut démonter leur imbécillité et les ressorts qui les activent ou, au contraire les encourager et il faudrait être aveugle pour ignorer les manipulations en cours.

            Il ne s’agit pas non plus de désigner un potentat : ce pays n’est pas une dictature et n’est pas gouverné par un homme mais par une oligarchie qui n’a jamais lésiné sur les moyens pour maintenir sa domination et qui a besoin de la haine pour masquer ce qu’elle inflige à la majorité et la maintenir dans la servitude volontaire décrite il y a longtemps par La Boétie.


          • easy easy 1er décembre 2011 12:33

            Vous avez désigné un potentat, vous n’avez pas émis la moindre critique sur ceux qui ont accusé cet homme. Vous avez dédouané les lyncheurs anonymes.

            N’essayez pas faire dire maintenant à votre texte le contraire de ce qu’il a dit

            J’aurais fait un papier sur ce sujet, il aurait été très différent du vôtre. J’aurais dit que les chefs n’ont pas su enrayer l’hystérie antipédophile, je les aurais traités de lâches mais j’aurais souligné que cette hystérie n’est pas née de quelque bureau de propagande. Elle est née de la rue.
            Il y a des cas où il faut tout de même renvoyer aux anonymes, qui savent être très mauvais et lâches, leurs responsabilités.

            (A cette heure-ci, il y a des mères de cette école qui disent qu’après tout, ce type ne leur ayant pas plu, ce qui lui est arrivé n’est pas à regretter)


            Ne jamais mettre les gens de la rue en cause, même en de pareilles occasions, c’est être moutonniste.


          • pilhaouer 1er décembre 2011 13:56

            @ easy

            Vous avez le droit de lire et d’interpréter à votre guise et de ne pas saisir les nuances.

            Il me semble que les marionnettes sont moins dangereuses que les manipulateurs.
            Vous pensez très exactement le contraire, ce qui vous évite de remettre en cause le système. C’est un choix.
            Pour ce qui est de votre référence au comportement ovin, vous pouvez la garder, elle vous est applicable.

            Euh... les chefs... le potentat .... c’est quoi ?


          • easy easy 1er décembre 2011 14:45

            Ah, vous n’insistez plus dans le palimpseste. Nous voilà donc plus clairement séparés sur la manière de traiter de cet évènement.

            Vous, vous y voyez une millionnième occasion de dénoncer le système sans remettre en cause les quidams.

            Moi, j’y vois une rare occasion de ne pas répéter, sur ce site où il a été publié des milliards de critiques du Système, que tout est encore et encore de la faute des gens qui sont au Pouvoir ou des médias. Je n’applaudis donc pas à votre antienne et je pose même que ce cas démontre surtout la méchanceté, la lâcheté, l’inconséquence et la petitesse des gens de la rue, des quidams, des anonymes.




            Contrarié que je boude votre première aisance, vous en pondez une seconde en posant que le fait de ne pas re re re re re re re re re répéter que le Système est mauvais, c’est le soutenir. 

            Dénoncer systématiquement un Système, prouver son engagement par des critiques contre lui seul, dénoncer quiconque ne se consacre pas à ce martèlement. Mao et Kim Il Sung auraient certainement apprécié vos généreuses dispositions.



          • pilhaouer 1er décembre 2011 16:02

            La critique du système vous horripile manifestement . Pourquoi pas !
            Ses auteurs ne sauraient être que des émules de Mao et de Kim Il Sung ; Fichtre, comment avez-vous appris que j’ai fait mes études à 평양  ?

            Vous voyez dans le crime commis la veulerie et l’ignominie de la rue sans aucune influence d’ un contexte et de la machine à décerveler des dominants. Bon !

            Prenons donc le problème autrement en essayant d’éviter les polémiques sans intérêt.

            Ma position est que, les hommes étant ce qu’ils sont, il faut au moins éviter de jeter de l’huile sur le feu et que le pouvoir (malencontreusement délégué) devrait, en ces temps difficiles, ne pas aggraver les choses et appeler à la sérénité au lieu de rechercher des boucs-émissaires .

            Il est peu probable, comme dit plus bas, que cette affaire ait des suites judiciaires et c’est bien dommage .

            Mais vous, que proposez-vous pour NOUS civiliser, c’est à dire nous apprendre la vie ensemble et non pas celle des uns contre les autres ?


          • easy easy 1er décembre 2011 16:29

            «  »«  La critique du système vous horripile manifestement . Pourquoi pas !  »«  »"

            Ce n’est pas la critique de quoi que ce soit qui m’horripile, c’est l’antienne, le martèlement, le lieu commun, le facile, la re re re re re re répétition de la critique.

            Mah, vous l’aviez bien compris.


          • jaja jaja 1er décembre 2011 12:11

            Bon il y a peut-être aussi les méthodes d’immobilisation de la police dénoncées par Amnesty ces jours-ci qui sont à mettre en cause....

            Ceci dit et je crois l’avoir déja raconté ici il m’est arrivé dans une Cité de Drancy de voir une toute petite fille que je ne connaissais pas courir vers moi en riant et en me tendant les bras.... Dans les années 1970 comme dit Fergus je l’aurais prise dans mes bras pour la faire tournoyer...

            Je m’en suis bien gardé...


            • pilhaouer 1er décembre 2011 12:28

              Il n’y a en effet aucune raison de dédouaner ’a priori’ la police et il faudra suivre l’enquête.
              Maurice Rajfus s’y intéressera aussi.
              http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=352


            • Annie 1er décembre 2011 13:30

              Le commentaire d’Easy reflète à mon avis la complexité de cette affaire. Qui est vraiment coupable ? La rue (qui englobe quand même beaucoup de gens) ou le pouvoir qui a créé un sentiment d’insécurité ? À mon avis les deux, mais à des niveaux différents. Il n’y a pas à aller très loin pour observer des phénomènes de meute, des lynchages médiatiques, des condamnations sans appel, concernant des crimes avérés ou non, et c’est loin d’être le fait de gens frustres sans éducation. Je dirai que c’est la nature humaine, dans ce qu’elle a de plus repoussante, mais aussi d’instinctif. Mais ces phénomènes s’inscrivent toujours dans un contexte particulier, et c’est là que la responsabilité du gouvernement intervient et aussi celles des médias. Lorsque l’on joue avec les préjugés, les frustrations et les inadéquations de certains Français à des fins politiques, que l’on flatte les plus bas instincts sans les condamner pour quelques voix de plus, on a une part de responsabilité importante dans les incendies qu’on allume. Il n’y aura aucune sanction pénale dans cette affaire, parce que je ne vois pas à quel niveau le loi aurait été enfreinte, mais je peux me tromper. Mais il est vrai qu’un homme est mort parce qu’il n’était pas très bien habillé, et parce qu’il n’avait pas compris les nouveaux codes sociaux. La conclusion est qu’il est préférable de ne pas s’approcher d’un enfant perdu plutôt que de lui venir en aide. L’autre conclusion est qu’un gouvernement peut compenser les réactions instinctives et la plupart du temps mal informées de la rue en jouant le rôle d’arbitre et d’éducateur, et en fournissant le compas moral qui fait défaut dans ces cas là. Ce ne sera pas le cas de ce gouvernement, et pas sure à propos des suivants.


              • pilhaouer 1er décembre 2011 14:19

                Je partage votre commentaire.

                Une réflexion sur le point suivant :
                "Il n’y aura aucune sanction pénale dans cette affaire, parce que je ne vois pas à quel niveau le loi aurait été enfreinte, mais je peux me tromper.« 

                C’est en effet probable, bien qu’il y ait eu séquestration et que certains des propos tenus a posteriori soient une véritable apologie de meurtre de quelqu’un qui dérange .
                Quant à ceux qui flattent les bas instincts pour quelques voix, ils sont hors d’atteinte actuellement en l’absence de loi. Mais pourtant n’est-il pas interdit de faire l’apologie de la haine raciale ? Pourquoi ne pas espérer qu’un jour il soit, par exemple » interdit de stigmatiser la différence, de désigner les marginaux et les étrangers à la vindicte publique et de nuire à la bonne entente entre les citoyens par manipulation et abus de pouvoir« 
                L’essentiel figure d’ailleurs dans la Déclaration des Droits de l’Homme : »Les hommes naissent libres et égaux en droit "


              • easy easy 1er décembre 2011 16:22



                «  »«  » Pourquoi ne pas espérer qu’un jour il soit, par exemple « interdit de stigmatiser la différence, de désigner les marginaux et les étrangers à la vindicte publique et de nuire à la bonne entente entre les citoyens par manipulation et abus de pouvoir » «  »«  »

                Ah ! Je me disais bien qu’au fond, vous avez remarqué avoir raté l’occasion de parler de ça par le biais de ce sujet.

                Il y a deux moyens de parvenir à ce que les gens, les anonymes (c’est important de le souligner dans ce débat) ne lynchent plus. 
                Soit en légiférant. Mais en ce cas c’est ce Système (que nous n’aimons pas) qui va légiférer, juger et sanctionner.
                Soit en disant (en tant que Nous ou On ) que les gens qui stigmatisent, qui désignent des individus à la prison voire à la mort (en cherchant nettement à constituer meute contre ces cibles), sont pervers, lâches et méchants.

                J’estime qu’il faut une part de lois contre les accusations à lit de meute.
                Mais puisque le Système est tellement critiquable, il ne faudrait pas lui laisser à lui seul le pouvoir de traiter ce problème.
                Il serait beaucoup plus efficace que nous qui nous exprimons sur un forum accessible à tous, nous disions notre entière désapprobation de ce qu’ont fait ces deux ou trois personnes qui ont lancé le lynchage contre cet homme.



                En, ce moment, paraissent des titres « Un homme meurt, tué par la rumeur »
                Une telle accroche est déjà meilleure que la vôtre car elle mentionne et ne mentionne comme responsable du lynchage que la meute. Mais elle prouve encore le mal dont nous souffrons : le moutonnisme.

                Alors que le nom de la victime est publié, alors que des noms de Chefs sont cités, voilà que le nom des quidams qui ont lancé le lynchage est non seulement tu mais il leur responsabilité est carrément diluée dans une masse « La rumeur »

                Il y a en ce moment une femme, à Brest, qui est celle qui a lancé la première accusation et qui dort tout à fait tranquille vis-à-vis aussi bien de l’Etat que du peuple. Avec elle, il y a probablement une ou deux autres personnes qui avaient repris en choeur son appel au lynchage.
                Il y a donc une ou trois personnes qui ont conduit ce lynchage et qui aujourd’hui ne se font aucun souci grâce à des papiers comme le vôtre qui tirent avec empressement et une fois de plus sur quelque chef qui les aurait manipulées, grâce aussi à d’autres papiers qui posent que le malheureux a été tué par la rumeur.

                Je suis donc apparemment le seul à cette heure-ci, à dire à ces deux ou trois personnes anonymées « Vous avez lancé ce que vous saviez être le pire des lynchages. Sauf à ce que vous m’indiquiez quel Chef vous avait forcées à faire une chose pareille, je ne vous considèrerais pas comme des moutons et je vous considèrerais entièrement responsables de ce qui s’est produit à la suite de vos accusations »


                Les critiques contre le Système, il en tombe en pluie tous les jours et je n’ai jamais ressenti l’utilité d’y apporter une goutte de plus. Avec Cabanel, Tarrier, Morice, Imhotep et Villach, je pense que ça le fait déjà largement.
                Mais des critiques contre Nous, les quidams, vraiment Nous, pas d’autres Nous, je n’en vois guère.


                Des critiques contre le Système et contre 1% de Nous, il y en a beaucoup. Mais des critiques contre monsieur et madame Michu, contre ces gens qui lancent des lynchages et qui bénéficient de la couverture de « la rumeur » je n’en vois pas de nos jours (alors qu’il y en avait pas mal jusqu’en 1970)

                Alors, sortir de notre cul-de-sac sans jamais remettre en question le comportement lâche des Bidochons que nous sommes tous, à l’exception de quelques remarquables Cadoudal, je n’y crois pas.

                Ce Système que nous dénonçons 1 000 mille fois par jour rien qu’ici, n’est pas que l’oeuf de nos travers, il en est aussi la poule.


              • posteriori 1er décembre 2011 23:24

                Et pour bien porter la parole de notre président et exciter les milichiens, il faut des microchiens.


              • Annie 1er décembre 2011 16:51

                Si ce que dit l’article de Libération est vrai, cet homme était déjà une victime puisqu’il était aggressé dès qu’il sortait, et les gens l’insultaient. N’aurait-il pas fallu commencer par là ? S’il faut trouver des coupables, tous ceux qui n’ont rien dit lorsqu’on agressait un homme sans défense et un peu différent, le sont aussi. Tous ceux qui ont oublié de le défendre, qui ont détourné le regard et qui n’ont pas appelé la police ont aussi joué leur part dans ce drame, puisqu’ils ont désigné un homme à la vindicte populaire par leur inaction.

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