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Accueil du site > Tribune Libre > Qui est Jean-Luc Mélenchon ?

Qui est Jean-Luc Mélenchon ?

Dix mois après l’élection présidentielle, il ne reste rien de l’éclatant vernis déversé par les médias pour maquiller Emmanuel Macron en brillant vainqueur. Il a été en réalité bien mal élu avec seulement 18,19% des inscrits au premier tour et avec des voix extorquées par les méthodes du marketing politique. François Asselineau l’avait dit : son élection ne traduit nullement une adhésion sincère et profonde du peuple français. L’inévitable se déroule actuellement sous nos yeux : sa cote de popularité s’effondre. Les français sont maintenant pleinement conscients de la réalité des réformes qu’il commence à mettre en œuvre. Il est clairement perçu comme « le Président des riches ».

La vague de mécontentement qu’il déclenche semble être une aubaine pour Jean-Luc Mélenchon qui entreprend de surfer dessus. Après avoir profité pendant des années de l’effondrement du PCF qui lui a permis d’être candidat aux élections présidentielles, il entend combler le vide laissé par le PS en pleine décomposition.

Il apparait maintenant comme le principal leader de la gauche. Il s’est estimé en situation assez forte pour s’émanciper de la tutelle du PCF et, par ailleurs, plus personne ne peut rivaliser avec lui dans le résidu des leaders du PS. Par la force des choses, les mécontents ne peuvent se raccrocher qu’à lui pour les représenter. Il apparait ainsi à lui seul comme l’incarnation des mécontentements et il a d’ailleurs suffisamment de bagou pour dresser un tableau très exact de l’enrichissement des plus riches au détriment des classes laborieuses et des plus pauvres. Il n’est d’ailleurs pas le seul à savoir faire cela. Gérard Filoche fait la même chose mais chacun comprend qu’en restant au PS il n’y changera rien. Il reste à savoir si Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, serait en mesure d’apporter des solutions. Nous avons d’emblée deux bonnes raisons d’être inquiets à ce sujet. D’une part, on se souvient de l’enthousiasme qu’il avait manifesté quand son ami Aléxis Tsipras est arrivé aux affaires en Grèce et on a vu ce qui est advenu par la suite. D’autre part, on sait qu’il continue à vouer une grande admiration à François Mitterrand qui s’était fait élire avec le programme d’union de la gauche pour ensuite appliquer un programme d’austérité.

Il est évident que Jean-Luc Mélenchon a vu ce qui s'est passé en Grèce mais les enseignements qu’il en tire ne l’amènent pas à conclure que Tsipras a trahi en refusant de sortir de l’UE. Il a tenu des discours confus et fluctuants sur ses plans A et B qui permettraient de modifier les traités au terme de négociations et donc de ne pas reproduire en France ce qui est advenu en Grèce. Il a, en bout de course, abandonné l’idée de faire un référendum qu’il avait un moment avancée et il dit maintenant clairement, après avoir entretenu bien des ambiguïtés, qu’il ne propose pas de sortir de l’UE. Il l’a dit notamment le 4 avril 2017, lors de la confrontation entre les 11 candidats à la présidentielle. A la 48ème minute, après que la journaliste lui ait demandé deux fois s’il voulait sortir de l’euro, il a répondu catégoriquement « Mais non madame. Mais c’est incroyable » et, alors que François Asselineau s’exclame, il ajoute « Mais, M. Asselineau, j’en conviens, j’ai une divergence avec vous ». Il réitère sa position dans un meeting à Dijon, le mardi 18 avril 2017 : « ne croyez donc pas ceux qui vous disent : il veut sortir de l’Europe, de l’Euro (…) et alors, en plus quand ils rajoutent que c’est pour aller dans l’ALBA ». Nous le croyons : il n’est question de rien de cela pour lui. Mais, il faut parfois lui arracher le fond de sa pensée. Ainsi, auparavant, le 20 février 2016, lors d’une émission de « On n’est pas couché », il avait été contraint par Léa Salamé, qui ne s’était pas laissée impressionnée par ses manœuvres et sa gouaille, de répondre à la question : « Voulez-vous sortir de l’euro, oui ou non ». Il avait fini par répondre « non ».

Ainsi éclairés, nous pouvons maintenant examiner à la fois son programme, son plan A et son plan B. En effet, il a eu le mérite d’écrire tout cela sous le titre « l’avenir en commun » avec en sous-titre « Le programme de la France insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon ». Empressons-nous donc d’aller voir si son programme a plus de chances de se réaliser que le programme de l’union de la gauche. A aucun moment, il ne parle de sortir de l’Union Européenne. Il emploie par contre une expression ambigüe. Il dit qu’il veut « sortir des traités européens » (page 79 à 85). Il excelle dans l’art de dire une chose et d’en laisser entendre une autre. Le mot « sortir » laisse penser qu’il veut quitter une institution. Mais non ! Il veut rester dans les institutions de l’Union Européenne. Son expression « sortir des traités » veut seulement dire qu’il veut changer les traités c’est-à-dire les « renégocier » pour réformer l’UE mais en restant dedans. Or l’UE n’est pas réformable, contrairement à ce qu’il laisse entendre alors qu’il le sait très bien. Que ceux qui ne sont pas convaincus aillent voir de plus près ce qu’il propose pour « sortir des traités » en restant dans l’Union Européenne ! Allons donc voir ses plans A et B. Il est curieux d’ailleurs de prévoir un plan de secours si le premier à quelques chances de se réaliser. Allons donc directement au plan B puisqu’à l’évidence lui-même ne croit pas que le plan A puisse aboutir. Rien de ce qu’il écrit à propos de ce plan B n’est applicable sans sortir au préalable de l’Union Européenne. Il commence par proposer ni plus ni moins de « Stopper la contribution de la France au budget de l’Union européenne ». Est-ce que quelqu’un va le croire ? Est-ce que chaque état sera libre de payer ce qu’il a envie de payer ? Il se moque de ses lecteurs et des militants de la France Insoumise. Il continue en proposant que, fi de la Banque Centrale Européenne, la banque de France reprenne le contrôle de (…) et envisage « un système monétaire alternatif ». Ni plus ni moins, et tout cela sans sortir de l’Union Européenne. Arrêtons ici le massacre sans faire d’autres commentaires ce qui nous obligerait à être désobligeant. A l’évidence, il n’appliquera jamais ni son plan A ni son plan B et, en conséquence, il n’appliquera rien de son programme. Adieu 6ème république, plan de relance, mise au pas de la finance, définanciariser… Adieu la belle musique et le joli bagou !

Il est donc clair d’une part que Jean-Luc Mélenchon refuse la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN et d’autre part qu’il n’a rien d’autre à proposer. Ses plans A et B ne trompent plus personne. Il n’y a en fait rien de nouveau. Il a seulement voulu, comme bien d’autres, laisser croire que les traités sont renégociables. Nous savons que c’est impossible. François Asselineau à maintes fois expliqué pourquoi sans jamais être contredit. Les traités sont ficelés de telle sorte qu’ils contiennent en eux-mêmes la clause qui interdit de les modifier. Il faudrait l’accord de tous les états et la ratification de tous les peuples ce qui est évidemment impossible. Tous ceux qui, dans tous les pays d’Europe, ont tenté des modifications, ou fait semblant d’en tenter, ont échoué. Les exemples sont nombreux. Nous ne les reprendrons pas tous. Encore récemment on a vu Emmanuel Macron s’aventurer à parler de modifier la directive des travailleurs détachés et il s’est fait ridiculiser dans les pays d’Europe de l’Est. Pas plus qu’Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon ne modifiera cette directive qui est pourtant, en théorie, plus facile à réformer que bien d’autres points puisqu’elle est réformable à la majorité qualifiée et ne nécessite pas, en principe, une révision des traités mais elle en découle indirectement... Bref, il ne changera rien et tout son livre n’est que de l’enfumage.

Il faut donc se demander pourquoi il refuse de lancer tout simplement la procédure de sortie de l’UE et de l’euro en même temps que la sortie de l’OTAN ? Même chez les militants de la France Insoumise personne ne pense sérieusement que des négociations puissent aboutir. Ceux qui veulent une « autre Europe » ont compris qu’il faut d’abord sortir de celle dans laquelle nous sommes si on veut en créer une autre. On voit que pour eux le seul plan B possible serait de sortir d’emblée de l’UE que ce soit unilatéralement comme le propose le ParDem ou par l’article 50 comme le propose l’UPR. Personne, parmi eux, n’est capable d’expliquer pourquoi leur mouvement ne le propose pas.

Pourquoi donc Jean-Luc Mélenchon ne le propose-t-il pas ? En quoi serait-il lié à l’UE ? Le fait qu’il soit député au Parlement Européen (salaire brut 8484,05 € + 4342 € d’indemnité de frais généraux + 306 € d’indemnité par jour de présence) constitue assurément un premier élément de réponse. C’est bien connu : l’Europe c’est la paie ! C’est particulièrement bien payé, dans son cas puisqu’il ne participe qu’à 12% des commissions. Mais en plus, il a droit aux énormes avantages qui découle de son appartenance à l’un des huit groupes politiques de députés européens. Son mouvement fait en effet partie du GUE/NGL (Groupe confédéral de la Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique). Les renseignements glanés sur le net font état de sommes faramineuses de l’ordre de 15 à 20 millions d’euros par groupe pour une année. Il y a là de quoi payer des déplacements en jet privé. Nous verrons que Jean-Luc Mélenchon ne s’en prive pas.

Evidemment, du point de vue de l’oligarchie euro-atlantiste, il s’agit, avec ces subventions, d’acheter les députés européens. Il est d’ailleurs arrivé que le bureau du Parlement Européen réclame le remboursement des sommes versées à des organisations trop « europhobes » en arguant qu’elles auraient fraudé. Il est évident qu’il s’agit d’un moyen de pression utilisé par l’UE pour s’assurer que les bénéficiaires lui rendent service. L’UE autorise un niveau de critique qui permet de canaliser les mécontentements mais ne permet pas un niveau de critique qui remette en question l’essentiel de son projet politique. Il lui arrive donc de faire des rappels à l’ordre. Ainsi, l’ADDE (l’Alliance pour la Démocratie en Europe) qui militait pour le Brexit au Royaume Uni a été un moment épinglée parmi les fraudeurs. On a vu, plus récemment, le Front National changer ses discours après avoir reçu une facture de la Commission Européenne qui commençait à trouver que Florian Philippot était trop « eurosceptique ». Marine a renoué avec la politique de papa : le problème n’est plus l’Union Européenne mais le choc des civilisations. Florian Philippot s’est fait virer et tout est rentré dans l’ordre. Nous n’entendons plus parler de la somme réclamée au Front National. Rien de semblable à propos de Jean-Luc Mélenchon et de ses amis car l’UE a toujours été pleinement satisfaite du rôle qu’ils jouent. Ils canalisent vers une impasse le mécontentement des militants de gauche à l’égard de la construction européenne en laissant penser qu’ils vont pouvoir faire autant de réformes démocratiques et sociales qu’ils le veulent sans sortir de l’UE.

Comme autre argument à charge contre Jean-Luc Mélenchon, il faut retenir la diatribe lancée par Michel Onfray dans l’article intitulé “Les loups sont entrés dans Paris” où il reproche à la presse dominante de choisir ses cibles, sur des critères inavouables. « Pourquoi la presse dominante n’a-t-elle pas donné plus d’écho au fait que Jean-Luc Mélenchon ait été accusé de népotisme, de favoritisme, de gaspillage d’argent public pour avoir pistonné sa fille dans l’accès à un emploi public, favorisé des amis politiques pour éviter le barrage des appels d’offre et payé très cher près de 300 000 €, si on en croit un livre de Liliane Alemagna et Stéphane Alliès (…) des prestations effectuées par des amis, utilise une voiture avec chauffeur du Conseil Général alors qu’il n’était plus élu, continue à toucher ses indemnités alors qu’il ne se rendait quasiment plus aux séances et qu’il ait fait l’objet d’un rappel à la loi par le procureur de la république sous forme d’avertissement solennel ? Pour quelle raison non plus cette presse dominante n’a-t-elle pas monté en épingle le vol en jet privé effectué par le conducator des insoumis pour se rendre (...) à la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage à Champagney en Haute Saône le 4 février 2017 ? (…) Il y a assurément de quoi faire réfléchir les “insoumis” sur les privilèges que Jean-Luc Mélenchon s’accorde indûment avec les deniers publics et sur le décalage entre ce qu’il souhaite pour “les gens” et ce qu’il se réserve pour lui-même ».

Comme nombre de ceux qui ont fréquenté des organisations trotskystes dans leur jeunesse, à un moment de son itinéraire, Jean-Luc Mélenchon a décidé de renier ses idées pour faire une carrière en politique. La politique est pour lui un métier à gros revenu. Rien en cela ne le différencie de Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis et bien d’autres. Il est grand temps d’interdire aux députés de faire plus de deux mandats consécutifs ; de supprimer, en quittant l’UE, les postes de députés européens et de prendre toutes les autres mesures nécessaires pour interdire le carriérisme en politique. Alors, l’orientation politique de Jean-Luc Mélenchon sera sans nul doute différente.

Pour l’heure, il faut voir clair dans son jeu. La filouterie, assurément, ne le répugne pas puisqu’il reste grand admirateur d’un spécialiste du genre : François Mitterrand et on a vu le cirque qu’il est capable de faire pour éluder une question fondamentale lors de son passage à l'émission "On n'est pas couché" avec Léa Salamé. Nous convions donc les militants de la France Insoumise à bien prendre la mesure du peu de crédit de confiance qu’il faut lui accorder. Mitterrand s’était fait élire dans l’enthousiasme en 1981 sur la base du programme commun de l’union de la gauche qu’il n’a jamais eu l’intention d’appliquer. Nous savons déjà que son laudateur, Jean-Luc Mélenchon n’a aucunement l’intention de mettre en application quoi que ce soit du « programme de la France insoumise et son candidat ». Nous avons montré que ses plans A et B ne sont que de l’enfumage. Il a l’intention de continuer sa carrière de professionnel de la politique en profitant de la manne que lui offre l’Union Européenne. Il surfe avec aisance sur le mécontentement des français qui se conjugue avec la déconfiture des deux partis traditionnels de la gauche : le PCF et le PS. Toutes les conditions sont réunies pour qu’il se porte à la tête du mouvement de mécontentement afin de l’engluer vers une impasse. Les grands médias ne manquent pas de lui faciliter la tâche. Il est assurément lancé sur la même trajectoire qu’Aléxis Tsipras. Que personne ne s’y trompe ! Il n’est pas d’autre solution que de sortir de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN. Seul François Asselineau le propose avec l’UPR.


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344 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 24 mars 15:12

    C’est Jean Luc Mélanchon c’est marqué sur ses papiers ....


    • Alren Alren 27 mars 13:44

      @zygzornifle

      C’est Jean Luc Mélanchon c’est marqué sur ses papiers ...

      Euh non ! C’est Mélenchon  ! Vous mélanchez tout !

      Les asseliniens attaquent Mélenchon comme s’il était, à la manière de leur gourou, l’alpha et l’oméga de la France Insoumise..
      Ils sont incapables de comprendre que la FI est un mouvement collectif qui s’organise autour de l’approbation du programme L’Avenir en Commun. Ça les dépasse !

      Enfin, pour attaquer régulièrement JLM les asseliniens font le jeu de Macron qui les remercie !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 mars 15:39

      @Alren
      "Ils sont incapables de comprendre que la FI est un mouvement collectif qui s’organise autour de l’approbation du programme L’Avenir en Commun. Ça les dépasse !« 

      Les militants de l’UPR ont compris que si JL Mélenchon refuse de sortir de l’UE il trahira , comme Tsipras, et les premiers des cocus seront les militants de la FI qui ne savent même pas pour quoi ils militent puisqu’ils ne veulent pas voir que leur programme ne sera jamais appliqué. Je n’ai toujours pas compris si les militants de la FI sont d’accord avec JL Mélenchon pour dire qu’ils ne veulent pas du Frexit. S’ils ne sont pas d’accord pourquoi ne demandent-ils pas à JL Mélenchon d’expliquer sa position car enfin on aimerait tous savoir. Nous en sommes réduits à formuler des hypothèses.

      JL Mélenchon fait avec les militants de la FI exactement ce que son grand-maître Mitterrand avait fait lors du »Programme Commun de la Gauche« . D’ailleurs il l’avait fait rédiger lui aussi par les militants sans jamais avoir eu l’intention de l’appliquer. Une fois élu, il a dit qu’il s’en foutait complètement de ce programme et que d’ailleurs il ne l’avait jamais lu. Il faudrait demander à JL Mélenchon s’il a lu »l’Avenir en Commun« . Pour ma part, je n’ai lu que les pages 79 à 85 et ça m’a suffit pour comprendre que lui même n’y croit pas.

      Quant à cette rhétorique »Enfin, pour attaquer régulièrement JLM les asseliniens font le jeu de Macron qui les remercie !" nous n’osons pas la faire en changeant les noms. Force est de constater vu le blacklistage dont il fait l’objet que F. Asselineau est bien mal remercié. Lequel est le plus remercié ?

      Dernière remarque : nous n’attaquons pas Mélenchon. Nous faisons état de faits dûment établis que chacun peut vérifier et qui sont en eux-mêmes suffisamment parlant pour n’avoir guère besoin d’être commentés. Nous essayons seulement de les mettre en cohérence. Si vous avez une autre analyse à proposer qui soit cohérente avec tous ces faits nous sommes preneurs.


    • Ar zen Ar zen 27 mars 16:02

      @Jean Dugenêt

      Les sympathisants et les militants de la FI n’ont jamais de réponse aux questions factuelles.

      Examinez les réponses qui m’ont été faites et vous constaterez, qu’hormis une sérieuse dissonance cognitive, ou un manque cruel d’informations, les sympathisants et militants de la FI sont totalement largués ! En réalité, ils ne comprennent pas ce qui se passe et croient, dur comme fer, au discours spécieux de JLM concernant l’UE. Strictement aucune mise en perspective de leur part.

      Il y a chez eux deux biais cognitifs puissants à l’oeuvre. La dissonance cognitive et l’effet boomerang ou retour de flamme. Que voulez vous faire dans ces conditions ? Informer ceux qui sont politiquement moins engagés et qui pourront faire les mises en perspective nécessaires.



    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 mars 17:20

      @Ar zen

      Je vous remercie pour l’éclairage que vous apportez ici. J’ai examiné particulièrement la question de la dissonance cognitive qui nécessite, en premier lieu, de mettre en relation croyance, savoir et vérité. Quand plusieurs individus sont ensemble avec des croyances différentes au point de vue religieux, politique, philosophique... ils parlent tous effectivement de « croyance ». Chacun défend la sienne. Mais quand tous les individus d’un groupe ont la même croyance cela devient pour eux une « vérité ». Ils ne disent plus que « ils croient que... » mais plutôt que « ils savent que.. ». Prenez tous ceux qui aujourd’hui ont adopté la théorie du réchauffement climatique. Ils savent qu’actuellement la terre se réchauffe. Celui qui lit les bouquins de Claude Allègre pourra peut être s’interroger sur cette question. Il aura du mal à se remettre en question vu le poids de... Réunissez des juifs, des chrétiens ou des musulmans entre eux et une énorme quantité de ce que nous considérons habituellement comme des croyances devient pour eux un « savoir ». Ainsi, les croyances qui sont partagées par une communauté deviennent des vérités qui ne peuvent être remises en question et ne peuvent donc plus être discutées. Lorsque des faits vont à l’encontre de ces croyances, il est contreproductif et même parfois risqué de les combattre directement.
      Nous sommes clairement confrontés à cette difficulté avec les militants de la FI. C’est un exemple classique qu’on trouve dans l’article que vous donnez en référence :
      Les partisans d’un homme politique dont on dénonce des pratiques malhonnêtes ne les croient pas et remettent en cause la bonne foi et l’honnêteté de ceux qui les révèlent. Parfois, ils se censurent mentalement et font comme si les révélations n’avaient jamais existé.


    • Ar zen Ar zen 27 mars 18:31

      @Jean Dugenêt

      Merci pour votre réponse. 

      Après la rédaction de cet article sur les questions auxquelles la FI ne savait pas répondre, et compte tenu des réponses tournant toutes autour de deux seuls axes soit 1°) la désobéissance aux traités et 2°) Une nouvelle Constitution pour une 6ème République, j’ai rédigé un autre article, « Mélenchon désavouer par le Conseil Constitutionnel » pour montrer comment le C.C est chargé de vérifier la constitutionnalité des lois. Et la jurisprudence de celui-ci est constante depuis maintenant 15 ans. Toute loi contraire aux traités est annulée sur le champ par le Conseil constitutionnel. Toute désobéissance aux traités est donc devenue impossible en France. Le Président de la République, le gouvernement ou même l’Assemblée Nationale n’ont pas le pouvoir de s’opposer au Conseil constitutionnel. JLM ment effrontément à ses électeurs qui boivent ses paroles insensées sans même vérifier dans la Constitution la teneur des articles 61 et 62. Une simple petite vérification pour comprendre qu’il ment !

      Quant à passer à une 6ème République, écrite par une « constituante », les sympathisants de la FI ne se rendent surement pas compte qu’elle devra être validée par référendum par la majorité du peuple français soit un peu plus de 17 millions de votants favorables à cette nouvelle Constitution façon Mélenchon. Meilleur score de JLM : 7 millions de voix. Il manque juste 10 millions pour faire valider par référendum une nouvelle Constitution. Croyez vous que cela dérange les sympathisants de la FI ? Non, bien sur que non. Si JLM est élu, il pourra désobéir au Conseil constitutionnel et il obtiendra un vote majoritaire des Français pour une nouvelle Constitution. Tout cela coule de source. Comme il obtiendra une unanimité de tous les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE pour modifier les traités dans le sens qui lui convient. 

      Décidément, tout cela n’a aucun sens, mais aux yeux de sympathisants de la FI il n’y a aucune incohérence. Si les électeurs sont incapables de réfléchir à des choses aussi simples, alors la bande à Macron et les puissances de l’argent ont de beaux jours devant elles. 



    • papat 24 mars 15:18

      vous vomissez sur melenchon...comme tous les larbins de macron...la france insoumise c’est d’abord des millions de gens et un programme ...c’est le meilleur pour défendre nos idées ,les faires avancées et partagées...la france insoumise sera encore la quand melenchon aura pris sa retraite ...a ce moment la vous vomirez sur son successeur ???


      • Cadoudal Cadoudal 24 mars 15:38

        @papat
        Vous semblez déçu et un peu irrité de la perte récente de l’un de vos électeurs...

        La droite en ayant perdu 4, veuillez agréer l’expression de mon mépris le plus profond...


      • papat 24 mars 15:43

        @Cadoudal
        la france insoumise arrive ...sans les 9 milliardaires qui détiennent 90% de la presse dans ce pays ,elle serait déja la...tremble cadoudal tremble...


      • Cadoudal Cadoudal 24 mars 15:46

        @Cadoudal
        « A chaque fois qu’un gendarme se fait buter, et c’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse …
        Là c’est un colonel, quel pied !
        Accessoirement, encore un électeur de macron en moins. »

        Candidat France Insoumise avec Sylvie Roussel sur la quatrième du Calvados #circo1404. Pour l’Avenir en Commun

        https://twitter.com/stephanpoussier


      • papat 24 mars 15:51

        @Cadoudal
        tu sais même créer des liens ....c’est dingue...tu progresses


      • Cadoudal Cadoudal 24 mars 16:07

        @papat
        T’es un petit nouveau toi !

        Tu m’as l’air motivé, c’est beau la jeunesse...


      • Cateaufoncel 24 mars 16:21

        @Cadoudal

        Stéphane Poussier, candidat FI dans la 4e circonscription du Calvados : 2837 voix, soit 2.81 % des inscrits et 5.54 % des votants, moins de la moitié du candidat FN

        Dives-sur-Mer, 61 ans - je l’imaginais plutôt en boutonneux -, électricien en bâtiment, privé (?) d’emploi. A été membre du PC, du NPA et, pour le moment, de FI.

        Dans sa commune de domicile, là où il est connu, il a fait 138 voix, 3.14 % des inscrits, 6.92 % des votants, à peine plus de la moitié du résultat du candidat FN.

        On serait aigri à moins.


      • Cateaufoncel 24 mars 16:49

        @papat

        « vous vomissez sur melenchon...comme tous les larbins de macron. »

        Mélenchon et Macron sont les deux faces de la médaille mondialiste. Les deux sont immigrationnistes. L’un y voit des esclaves pour l’oligarchie, l’autre de la chaire à canon, pour sa révolution.

        Mélenchon l’a pratiquement reconnu, en disant : « Il n’y pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb », or, il suffit de faire un tour de l’autre côté de la Méditerranée pour comprendre qu’il ne faisait pas allusion à leur aptitude à créer de la richesse.


      • Cadoudal Cadoudal 24 mars 17:11

        @Cateaufoncel
        http://www.lepaysdauge.fr/files/2013/06/Tresor-public-dives-stephane-poussier-001.jpg

        Un beau spécimen de vieux punk a chien en effet, la même barbiche que Lénine...


      • Cateaufoncel 24 mars 17:55

        @Cadoudal

        « Un beau spécimen de vieux... »

        Vieux..., vieux... Il a encore l’âge de faire un tour de piste pour Lutte ouvrière, en 2022.

        Parce qu’avec le boxon qu’il a tapé, Mélenchon aura plus de facilité à le virer qu’Obono...


      • Cateaufoncel 24 mars 17:59

        @berry

        « ...surtout si elles ont 23 ans de moins que lui. »

        Et c’est synchrone avec la répugnance que lui inspirent les blond(e)s aux yeux bleus


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 mars 18:01

        @papat
        L’article ne remet pas en question la valeur du programme de la FI, qui est très bon, mais sa faisabilité sans sortir de l’ UE & de l’euro.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 mars 18:07

        @Cateaufoncel
        Le FN utilise la même méthode que la FI avec son Europe sociale, mais sur d’autres sujets...

        Le FN fait croire qu’il est possible de résoudre les questions d’immigration, de crise agricole, de sécurité, de lutte contre les terroristes et contre l’islamisme, sans sortir de l’ UE & de l’ OTAN, et en créant (comment ?) une Europe des Nations.


        Vous devriez vous associer et allez ensemble à Lourdes !
        C’est plus sûr que d’espérer changer les Traités... !!

      • Cadoudal Cadoudal 24 mars 18:08

        @Fifi Brind_acier
        Fifi, on était entre hommes en train de causer des blondes...

        Faut pas être jalouse et venir plomber l’ambiance avec ta politique... lol..


      • Dzan 24 mars 19:20

        @Cadoudal
        Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon

        Honneur terrible : donner sa vie pour sa mission au service des autres. Beltrame, héros de la condition humaine. #ArnaudBeltrame



      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 21:10

        @papat

        Je sais que la France insoumise représente beaucoup de gens et j’explique pourquoi. La FI c’est aussi un programme. C’est exact. Jean-Luc Mélenchon a été formé à l’école de Mitterrand. Il a fait faire par les militants le programme de la France insoumise comme Mitterrand avait fait faire le programme commun de la gauche. Mitterrand n’a jamais eu l’intention d’appliquer ce programme. Il a dit plus tard qu’il ne l’avait jamais lu. Jean-Luc Melenchon n’a pas davantage l’intention d’appliquer le programme de la FI. Il sait qu’il est inapplicable sans sortir de l’UE et il ne veut pas sortir de l’UE. Il a l’ambition de devenir un Mitterrand. Rien ne vous permet de m’insulter : « larbin de Macron ». D’ailleurs larbin de Macron, larbin de Mélenchon ou larbin de n’importe quel autre politicien qui refuse de sortir de l’UE c’est la même chose : ils oeuvrent tous pour appliquer les plans de l’UE (GOPE).


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 21:13

        @papat

        « sans les 9 milliardaires qui détiennent 90% de la presse dans ce pays » François Asselineau ne serait pas blacklisté. Où en serions nous ?


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 21:18

        @Fifi Brind_acier

        Exact ! Je ne remets pas en cause le programme de la FI. Ce n’est pas difficile de faire un beau programme. Le programme d’union de la gauche était très bien aussi. Toute la question est de savoir s’il est applicable et la réponse est : « non » si on ne sort pas de l’UE et de l’euro.


      • belin 24 mars 21:35

        @Jean Dugenêt
        « Rien ne vous permet de m’insulter » En meme temps faut pas chercher les coups. La politique n’est pas une officine de danseuses , il faut savoir donner des coups et les recevoir.


      • Cateaufoncel 24 mars 21:39


        @Fifi Brind_acier

        Plutôt que de répéter continuellement la même rengaine, prenez un instant pour réfléchir à ce vous a dit Leypanou :

        Si Poutine avait dit qu’il allait s’attaquer aux Berezovsky et autres oligarques avant d’arriver au pouvoir, il ne serait jamais arrivé au pouvoir.


      • Garibaldi2 25 mars 01:25

        @Fifi Brind_acier

        Un jour, il faudra que vous compreniez bien QUE LES FRANÇAIS NE VEULENT PAS SORTIR DE L’U.E. !

        Donc, il faut faire avec. Un candidat pour qui la sortie de l’U.E. serait un point majeur de son programme, n’aurait AUCUNE CHANCE d’être au second tour d’une présidentielle. Si MLP était au second tour, c’est aussi parce qu’elle ne PROPOSAIT PAS la sortie de l’U.E, tout juste proposait-elle un référendum sachant très bien qu’il n’y aurait pas Frexit :«  Je considère que la sortie de l’Union européenne est évidemment un choix extrêmement engageant pour la France, et c’est la raison pour laquelle je veux mettre en œuvre un référendum. Je veux que ce soient les Français qui décident. Moi, je ne prendrai pas de décision brutale sans avoir eu l’autorisation par les Français. »

        http://urlz.fr/6MJ4


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 mars 08:11

        @belin
        Non, il faut savoir dialoguer et échanger sans s’insulter. Ceux qui font passer les insultes et le dénigrement avant les échanges, feront de piètres dirigeants.
        Les citoyens savent d’avance qu’ ils les insulteront pareillement quand ils seront au pouvoir.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 mars 08:19

        @Garibaldi2
        Un jour, il faudra que vous compreniez bien QUE LES FRANÇAIS NE VEULENT PAS SORTIR DE L’U.E. !

        Dites-vous une chose, c’est que vous n’avez pas accès à tous les sondages, seulement à ceux qui arrangent le gouvernement. Et Macron a fait à Londres une déclaration qui dément vos dires.


        D’autre part, comment les Français pourraient comprendre les avantages du Frexit, ils n’ont jamais droit au moindre débat contradictoire  ! Les médias et la classe politique passent leur temps à expliquer « qu’il faut changer l’ Europe », mais sans dire comment ?

        Et à dire que le Frexit est « populiste », en clair, une idée de « fachos », et que ce serait un cataclysme, mais sans jamais expliquer pourquoi ?

        Et à quoi sert d’arriver au pouvoir, si c’est pour faire la politique de Tsipras ??


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 mars 08:23

        @Cateaufoncel
        N’essayez pas de me faire croire que la FI & le FN proposeront le Frexit s’ils arrivent au pouvoir !

        En Grèce, Tsipras n’a même pas eu le temps de faire voter la moindre loi, la BCE a fermé le robinet bancaire.


        Et en Autriche, l’extrême-droite participe au pouvoir, elle a retiré immédiatement le referendum sur la sortie de l’ UE !

      • chantecler chantecler 25 mars 08:34

        @Fifi Brind_acier
        Toujours aussi puants et mensongers les commentaires de fifi et de sa clique...
        Dans la série : « il n’y a que nous pour dire la vérité et sauver le pays... ! »


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 mars 10:32

        @chantecler
        Et en quoi sont ils mensongers ?
        « La décision de la BCE de fermer le robinet bancaire en Grèce. »

        "(...) La BCE a voulu lancer un message politique fort au gouvernement Tsipras, qui s’est comporté de manière désinvolte avec ses créanciers depuis son arrivée au pouvoir, dénonçant tous les accords passés avec la troika, dont elle ne reconnait plus la légitimité. La BCE fait partie de la troika depuis 2010, où elle joue un rôle de « conseil technique » à la demande de la Commission européenne.

        Alors que les gouvernements européens tergiversent sur la conduite à tenir face au gouvernement Tsipras, la BCE a décidé d’agir. Ses moyens de pression sont puissants. Au sein du Conseil des gouverneurs, les banquiers centraux allemands, finlandais, néerlandais et autrichien ont pesé de tout leur poids pour couper le robinet de financement principal de la Grèce et la faire revenir à la raison. (...)


        Autriche : « Pas de referendum sur la sortie de l’ UE ».

      • Cateaufoncel 25 mars 12:12

        @Fifi Brind_acier

        10 mars 20:35 - 14 mars 12:29 - 25 mars 12:12

        Si le FPOe n’avait pas renoncé - momentanément - à la sortie de l’U.E, il ne serait tout simplement pas entré au gouvernement, le principal parti de la coalition, OeVP, étant démocrate-chrétien, conservateur et europhile.

        Il faut être upérisé pour croire qu’une alliance entre l’OeVP et le parti socialiste aurait été été préférable pour l’Autriche et les Autrichiens.

        Quant à Tsipras et ses Grecs avec lui, ils croient que le temps béni des fonds structurels va revenir s’ils serrent les fesses le temps nécessaire...

        Répondre à Fifi Brind_acier, c’est perdre son temps, soit elle ne lit pas, soit elle est atteinte d’une maladie dégénérative affectant gravement sa mémoire.


      • Ar zen Ar zen 25 mars 13:18

        @Cateaufoncel

        Quelle bêtise d’écrire ça ! Si Mélenchon parvenait au pouvoir il aurait deux choix et deux seulement.
        1°) appliquer la Constitution
        2°) ne pas appliquer la Constitution

        En appliquant la Constitution, il applique les traités européens, inscrits dans la Constitution. Articles 55 et 88-1.
        En n’appliquant pas la Constitution, il se rendrait coupable d’une sorte de coup d’Etat. Or, jamais Mélenchon ne dit qu’il ne respecterait pas la Constitution. Ceci est juste dans la tête de ceux qui veulent trouver une porte de sortie à leur réflexion. Mais ce n’est que de l’utopie !

        Et d’ici à voir naître une nouvelle Constitution, il coulera beaucoup d’eau sous les ponts. Constitution que la majorité des Français devrait valider par référendum, soit environ 17 millions de votes favorables. Où sont-ils ces 17 millions d’électeurs pro Mélenchon ? 

      • Cateaufoncel 25 mars 14:45

        @Ar zen

        « Quelle bêtise d’écrire ça ! »

        C’est quoi « ça » ? Auriez-vous l’amabilité de préciser ?


      • Ar zen Ar zen 25 mars 18:18

        @Cateaufoncel

        En réponse à votre commentaire indiquant ceci : « Si Poutine avait dit qu’il allait s’attaquer aux Berezovsky et autres oligarques avant d’arriver au pouvoir, il ne serait jamais arrivé au pouvoir. »

        Je n’ai peut être pas bien compris de ce que laissiez entendre. J’ai supposé que Mélenchon tenait un double discours, qu’il ne disait pas tout. Qu’il avait une stratégie cachée. J’ai bon ? 



      • Cateaufoncel 25 mars 19:09

        @Ar zen

        Pas du tout. Cela visait Asselineau, qui croit arriver au pouvoir en s’attaquant à l’U.E., à l’euro et à l’OTAN, commettant l’erreur stratégique majeure que Poutine a su éviter. En vrai politique qu’il est, lui.

        J’ajoute que s’il est vrai qu’un président de la République n’a d’autre choix que de respecter ou de ne pas respecter la Constitution, rien de l’oblige à jouer le jeu de la construction européenne - ce n’est pas un Tsirpas dont le pays est semi-développé. Personne ne peut l’empêcher de rendre impossibles les compromis auxquels doit arriver le Conseil européen pour que le bidule continue de fonctionner.

        Wikipedia précise : « Le Conseil européen est une institution qui réunit les chefs d’État ou chefs de gouvernement des vingt-huit États membres de l’Union européenne, sous la tutelle d’un président chargé de faciliter l’apparition d’un compromis. Au moins quatre Conseils européens (sommets, ou sommets européens) se déroulent chaque année, dont deux en juillet et décembre, à la fin de chaque présidence tournante du Conseil des ministres.

         »Ces sommets entre exécutifs des États membres ont pour but de définir les grands axes de la politique de l’Union européenne, essentiellement en matière de politique étrangère. Ils servent également tous les cinq ans à la nomination, à la majorité qualifiée, du président de la Commission européenne, décision ensuite validée par un vote du Parlement européen.« 

        Dans ce contexte, on voit bien que l’U.E. ne pourrait pas résister à une opposition systématique de quelques pays - dont la France, qui n’est pas l’insignifiante Grèce -, dans la mesure où rien dans sa conception n’a été prévu »pour faire des cohabiter des pays hostiles à la coopération européenne", comme l’observait l’ultra européiste Dominique Reynié, partisan, entre autres, de l’admission de la Turquie.


      • Ar zen Ar zen 25 mars 19:27

        @Cateaufoncel

        Vous écrivez : « rien de l’oblige à jouer le jeu de la construction européenne - ce n’est pas un Tsirpas dont le pays est semi-développé. Personne ne peut l’empêcher de rendre impossibles les compromis auxquels doit arriver le Conseil européen pour que le bidule continue de fonctionner. »

        Vous vous trompez donc lourdement. La France appartient à un système supranational qui est inscrit dans la Constitution française aux articles 55 et 88-1. Le Conseil constitutionnel, dont la jurisprudence est constante depuis plus de 15 ans, annule toute loi contraire aux traités européens. 

        C’est ainsi que l’appartenance de la France à l’UE empêche, d’une manière constitutionnelle, de désobéir aux traités. Vous ne semblez pas le comprendre. Lisez donc la Constitution. Articles 55, et 88-1 mais aussi le rôle fondamental du Conseil constitutionnel, article 61 et 62. C’est ainsi que ce que vous écrivez ne peut pas être applicable. Dans l’UE, la France, de part sa Constitution, obéit aux traités européens. La France n’est qu’une Nation, une seule voix, parmi les autres au sein de l’UE, qu’elle ait 65 millions d’habitants ou 500 mille comme le Luxembourg. 




      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 mars 20:05

        @Cateaufoncel
        Si, si , j’ai tout lu, mais vous ne répondez pas à la question :
        à quoi sert d’entrer dans un gouvernement en trahissant le mandat que vous ont donné les électeurs ? A les prendre pour des truffes.


      • Ar zen Ar zen 25 mars 20:14

        @Cateaufoncel

        Les décisions se prennent au sein du conseil européen à la majorité simple ou qualifiée. La France à elle seule ne peut rien, absolument rien. Il est bien fini le temps de la politique de la chaise vide. Au sein de l’UE cela ne sert plus à rien. 

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