• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Qui est vraiment Patrick Jardin ?

Qui est vraiment Patrick Jardin ?

Patrick Jardin

Le plus terrible fléau qui puisse frapper des parents est la mort de leur enfant. Outre la déchirure qu'un père ou une mère ressent à la mort de cet être qui lui était le plus cher au monde, la mort d'un enfant avant ses parents apparaît aussi comme une entorse à l'ordre naturel : les parents sont censés partir avant les enfants et non leur survivre. A l'affliction et à l'incompréhension s'ajoute dès lors un sentiment de culpabilité chez le parent qui se figure presque comme un imposteur. Tous les hellénistes se rappelleront avec émoi la souffrance du roi Priam pleurant, serrée contre lui, la dépouille de son fils Hector terrassé par Achille aux pieds rapides. Une souffrance similaire assaille aujourd'hui un retraité sexagénaire français nommé Patrick Jardin dont la fille, Nathalie, âgée de 31 ans, a trouvé la mort lors de l'attentat du Bataclan où elle travaillait comme éclairagiste.

Ce monsieur, terrassé par la douleur, dit n'avoir plus qu'un seul but dans la vie : rendre justice à sa fille défunte. Aujourd'hui, il fait néanmoins polémique suite à certaines prises de position politiques. Deux jeunes femmes journalistes au Monde, Élise Vincent et Lucie Soullier, ont produit le 28 septembre dernier une enquête intitulée Après le Bataclan, un père sur le chemin de la haine. Un titre qui, dans notre société judéo-chrétienne sacralisant la souffrance, peut légitimement heurter la conscience de certains lecteurs.

Mais la seule question qui devrait nous animer après la lecture d'un article journalistique est : "ce que j'ai lu est-il vrai ou faux ?". Tout le reste n'est que fioritures. Or, entre les détracteurs de Patrick Jardin et ses adulateurs, personne ne prend la peine de se poser cette simple question. Nous allons tenter d'y apporter une réponse à travers cet article qui ne se basera que sur les faits et sur mon propre témoignage, ayant eu l'occasion de connaître ce monsieur bien avant que le destin ne lui ravisse sa fille.

L'article du Monde a fait grand bruit auprès du gotha de la natiosphère : RT France, SputnikNews, TV Libertés, Résistance Républicaine et Causeur (parmi des dizaines d'autres "médias") ont tenu à exprimer leurs critiques sur cet article qui leur semble une insulte à un père "dont le combat se situe dans une perspective de reconstruction et de vérité", dixit Pascal Célérier dans les colonnes de Boulevard Voltaire, tandis que l'avocat Régis de Castelnau se moque sur Causeur des "belles âmes" comme Antoine Leiris, ce jeune homme qui avait perdu sa femme au Bataclan et qui a par la suite écrit un livre émouvant intitulé Vous n'aurez pas ma haine. Nos consoeurs du Monde ont, quant à elles, essuyé nombre de commentaires sexistes et d'injures sans que ni Patrick Jardin, ni Bastié, ni Cluzel, ni d'Ornellas, ni aucune autre figure de la droite ne s'en émeuve. D'après une source de confiance, une plainte serait même envisagée contre les deux jeunes femmes.

Parmi les centaines de justiciers virtuels qui déversent leur bile sur ces femmes, combien ont réellement lu leur article ? On est en droit de se poser la question dans un pays où, d'après les statistiques, entre un tiers et la moitié des internautes ne lisent que les titres des articles avant de commenter. D'autre part, la lecture intégrale dudit article était réservée aux abonnés du Monde. Or, il serait étonnant qu'un électorat qui agonit ce journal et le qualifie d' "immonde" y soit abonné. Mais, cet article, que dit-il de si horrible pour que le ban et l'arrière-ban de la droite veuillent lyncher les auteures ?

Ne pouvant en reproduire la totalité par souci de droit d'auteur, voici le premier paragraphe dudit article : "Il est l’anti-Antoine Leiris. L’inverse de l’ancien journaliste qui ne cesse de crier que nul n’aura sa haine depuis la mort de sa femme, au Bataclan, le 13 novembre 2015. A 65 ans, Patrick Jardin partage la même douleur depuis qu’il a perdu sa fille de 31 ans, le même soir, dans le même attentat. Mais lui conserve sa colère de père. Il la revendique et la brandit, "incapable de pardon" au point qu’il assure avoir écrit à Antoine Leiris, auteur d’une longue lettre ouverte aux terroristes, Vous n’aurez pas ma haine, publiée ensuite chez Fayard. A ceux qui veulent bien prendre le temps de l’écouter, Patrick Jardin répète l’exact contraire : "Moi, j'ai la haine".

"Accusé, levez-vous !", c'est avec cette formule sardonique que Vera Mikhailichenko commente l'article de nos consoeurs du Monde. Une manière de dire que Patrick Jardin serait passé sur le grill d'un "tribunal médiatique", qu'il serait "accusé" de quelque chose. Un vocable persécutionnaire fort répandu à droite où nommer équivaut déjà à offenser : ainsi, dire qu'un homme ayant admis "haïr" les islamistes a la haine, c'est vécu comme une horrible stigmatisation. Non, personne ne fait de procès à M. Jardin : il est parfaitement libre de haïr les islamistes et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Les journalistes n'ont fait que répéter ce que lui-même a publiquement déclaré. Rappelons qu'à l'instar des islamistes qui se disent "simplement musulmans", les nationalistes rejettent l'appellation d'extrême-droite pour se dire "simplement patriotes" : une rhétorique euphémique dont toutes les idéologies totalitaires sont coutumières.

Nulle insulte ou indécence envers M. Jardin dans l'article des Mmes. Vincent et Soullier. Elles ne font que rappeler les faits. Or, nul ne peut contester que Patrick Jardin s'est rendu le 23 septembre dernier au Cirque d'Hiver pour intervenir au VIème congrès du parti Debout La France ; qu'il était, deux jours avant, au congrès du parti dextrogyre SIEL et avec des responsables de la Ligue du Midi. Nul ne peut contester qu'il a publiquement admis sa "haine" des islamistes : on ne peut le lui reprocher, mais le fait est là. Nul ne peut contester qu'il a bel et bien écrit une cinglante lettre au journaliste Antoine Leiris qui avait déclaré "pardonner" aux islamistes qui avaient tué sa femme. Nul ne peut contester qu'il est intervenu à plusieurs reprises sur des médias clairement orientés à droite comme Résistance Républicaine, TV Libertés et qu'il entretient des relations avec des personnalités telles que Jean-Yves Le Gallou et Renaud Camus. Nul ne peut contester qu'il a été l'une des figures phares des manifestations ayant conduit le rappeur Médine à annuler son concert au Bataclan. De fait, toutes les affirmations des deux journalistes sont sourcées et vérifiables sur internet. Chacun aura son avis : certains désapprouveront cet homme, d'autres le comprendront voire l'applaudiront. Mais intimer à des journalistes de taire des faits sous prétexte que cela heurterait les petites consciences de quelques uns, n'est-ce pas justement agir comme les "belles âmes" que l'on moque ?

Certains reprochent à mes consoeurs d'en avoir trop dit dans leur article. Je leur reprocherais plutôt de n'en avoir pas dit assez, et de ne pas avoir suffisamment enquêté avant d'écrire leur article qui semble indiquer que Patrick Jardin est un citoyen lambda propulsé dans les rangs de l'extrême-droite par la mort de sa fille – argument qui est aussi celui de tous les médias et partis à côté desquels il s'est affiché : on l'y présente volontiers comme un homme apolitique poussé par la douleur sur le chemin de la justice – un Thomas Graven français, en somme. Or, cette affirmation est bien éloignée de la vérité.

Lorsqu'en mars 2015 je me présentai comme candidat FN aux élections départementales, ce monsieur était déjà actif sur les réseaux sociaux qu'il inondait avec des contenus typiques d'un sympathisant nationaliste : caricatures, articles de sites douteux, protestations contre la politique migratoire et la montée des incivilités – des contenus dont je partageais alors les valeurs, ce qui m'a amené à nouer un contact virtuel avec ce monsieur qui m'avait alors qualifié de "jeune bien informé" (dans le vocable de l'extrême-droite, cela signifie "un jeune candide bien endoctriné par notre propagande"). Il avait fréquemment commenté mes articles sur Riposte Laïque et Boulevard Voltaire, me reprochant néanmoins une trop grande modération dans mes opinions d'alors. Prémonition fatale, il avait déclaré à l'automne 2015 dans un commentaire sur facebook : "Ces raclures de merde viennent tuer nos enfants dans notre propre pays et ce gouvernement de salopards vendus laisse faire"… Le terme "raclures de merde" désignait-il les musulmans ou les islamistes ? Il déclare aujourd'hui n'avoir "rien contre les Musulmans", mais un tour sur son profil facebook suffit à voir que ces sujets l'obsédaient bien avant la mort de sa fille. Dans un statut posté le 11 novembre 2015 (soit deux jours avant le soir fatidique) il se lamente que la France ait gagné la Première Guerre mondiale "si c'était pour en arriver là" (sous-entendu : à une situation pire que l'invasion allemande).

Le décès de sa fille au Bataclan l'a évidemment dévasté et semble avoir contribué à radicaliser encore plus ses opinions politiques. Après une absence de plusieurs mois, il est reparu sur les réseaux sociaux peu après l'arrestation de Salah Abdeslam, dont le silence lui a semblé insupportable au point d'appeler les autorités françaises à recourir à la torture pour le faire parler.

C'est par la suite qu'il est devenu une figure de la natiosphère qui a fait de ce père meurtri un symbole d'une France "dont on assassine les enfants", pour reprendre la rhétorique de Jean-Yves Le Gallou qui l'a interviewé à plusieurs reprises. On l'a ainsi vu reprendre des rumeurs inventées par RT France selon lesquelles des victimes auraient été égorgées au Bataclan ou la rumeur qui affirme qu'une brigade de gendarmes serait intervenue pour exfiltrer un otage (ami proche de Manuel Valls) et laissé les islamistes achever les autres otages. Des rumeurs qui ne se basent sur rien, si ce n'est sur les déclarations de journalistes orientés. Aucun rescapé n'a confirmé de telles allégations mensongères.

Il prétend avoir contacté tous les partis mais n'avoir été écouté que par les mouvements de droite et d'ultra-droite, ce qui justifie selon lui ses apparitions à des meetings de partis tels que DLF et SIEL. Pourtant, il avait déjà fait parler de lui en refusant d'assister à l'hommage rendu par le président Hollande aux victimes des attaques, et en refusant la médaile des victimes de terrorisme que lui décernait l'Élysée. Il avait également rejeté la faute des attentats sur le gouvernement et sa politique migratoire et fustigé "les salopards bobos qui mettent des bougies et font des marches blanches". Enfin, il dit n'avoir été écouté par aucun "média mainstream", ce qui expliquerait sa présence sur les médias "alternatifs". Il a pourtant été interviewé par des médias tels que l'Express, France Inter et même France 2.

La colère de ce père meurtri peut-elle lui être reprochée ? Il ne nous appartient pas de juger. Peut-elle être comprise ? Assurément. Peut-on la nommer "haine" au risque de provoquer l'ire de TV Libertés qui s'étrangle que des journalistes du Monde aient pu utiliser ce mot ? Là encore, la question reste entière. Si l'on se base sur ses propres propos, Patrick Jardin a lui-même évoqué à plusieurs reprises sa "haine" publiquement, allant jusqu'à déclarer le 4 juin dernier : "J'aurais du mettre mon poing dans la figure de Valls".

Les propos de Patrick Jardin ne choquent pas autant que la campagne massive lancée par la natiosphère contre deux femmes qui ont simplement fait leur travail de journalistes en enquêtant. Cette hystérisation du débat public est révélateur du profond clivage : si ce monsieur était de gauche, ceux qui le soutiennent seraient les premiers à l'agonir, comme ils l'ont fait pour Antoine Leiris qui a osé pardonner aux assassins de son épouse. Ce qui en a fait un guignol, une chiffe-molle aux yeux de la fachosphère. "Cet homme est un lâche", tempêtait ainsi la réalisatrice catholique Cheyenne Carron, désireuse de remettre en marche la loi du talion, laquelle soutient aujourd'hui Patrick Jardin et qualifie d' "immonde" l'article de nos consœurs.

Antoine Leiris et Patrick Jardin. Ces deux hommes incarnent des attitudes et des valeurs opposées, ce qui en fait les victimes les plus médiatiques. Pourtant, 128 autres familles ont été endeuillées par ces attaques meurtrières. Quelle est leur point de vue ? L'association Life For Paris, fondée par des proches de victimes, avait refusé de participer à la manifestation anti-Médine organisée par Patrick Jardin, refusant "toute récupération politique". Pourquoi les médias ne leur tendent-ils pas le microphone ? Sans doute sont-ils bien trop simples, des citoyens qui n'ont ni la magnanimité de Leiris ni l'obstination de Jardin, simplement désireux que justice soit faite aux êtres qui leur étaient chers, loin de toute idéologie politique.


Moyenne des avis sur cet article :  1.68/5   (31 votes)




Réagissez à l'article

21 réactions à cet article    


  • alinea alinea 3 octobre 14:08
    Une mise au point est toujours bénéfique, merci.
    Et je fais mon mea culpa car je suis bien la première à avoir foncé tête baissée sans rien savoir de l’histoire, juste le point de vue de celui qui l’exposait !

    • V_Parlier V_Parlier 3 octobre 14:19

      J’aimerais bien avoir des détails sourcés sur ce que ferait endurer la « natiosphère » à ces journalistes s’étant senties si obligées de titiller, chipoter, pour aller chercher de la graine d’extrême drouâââte afin d’étouffer la seconde vague de scandale du Bataclan qui refait de temps en temps surface : Pourquoi avoir ordonné d’attendre deux heures de massacre alors que les militaires étaient à deux pas ? (Excuses légalistes non recevables car ils nous avaient déclaré qu’on était en guerre). Mais c’est bien sûr plus utile pour le peuple d’être informé sur la vie d’un militant politiquement incorrect, ça va de soi...


      • Albert123 3 octobre 15:06

        « Antoine Leiris et Patrick Jardin. Ces deux hommes incarnent des attitudes et des valeurs opposées »


        effectivement les valeurs de Jardin s’opposent aux anti-valeurs de Leiris, 

        ainsi les « Aznavour sexiste, raciste de droite, bon débarras » ne sont pas mes valeurs mais des anti-valeurs.

        Le sexisme toléré quand il est adressé aux membres du « camp du mal » sont également des anti-valeurs.

        Ceux qui font d’un appel au génocide une performance artistique sont aussi dans le camps des anti-valeurs.

        bref pas besoin d’être « dextro, catho, natio ou facho » pour ne pas adhérer aux anti-valeurs du Monde et de sa rédaction.

        anti-valeurs à géométrie variable en fonction de votre appartenance ou non au petit club des vrais fils de putes au passage.




        • V_Parlier V_Parlier 3 octobre 15:27

          @Albert123
          Leiris parle en son nom et en connaissance de cause (victime), donc c’est quand même différent des autres tristes sires, on n’a pas à lui cracher dessus. En revanche on n’a pas à juger Jardin non plus, et pour le reste de votre liste j’approuve.


        • Albert123 3 octobre 15:47

          @V_Parlier


          « on n’a pas à lui cracher dessus »

          je ne crache pas sur Leiris, je ne me reconnais pas dans sa « bisounourserie » voilà tout.

          je ne lui trouve même pas de grandeur d’âme dans son non désir de réparation, dans son refus d’offrir aux autres les moyens de ne pas permettre la reproduction de l’acte terroriste.

          A vrai dire je ne me reconnais pas dans l’humanisme dévoyé qui semble constituer l’idéal indépassable en vigueur dans les rédactions et le milieu journalistique.

          qui plus est quand cet humanisme disparaît si soudainement quand il s’agit d’individu qui sont ou serait du mauvais coté du manche.

          Et je dis bien « serait » car pas besoin d’appartenir à la « mechantsphère » pour être ostraciser puisque ces humanistes en peau de lapin vous y collent d’office quand cela les arrange afin, on le sait déjà, de couper tout débat.





        • V_Parlier V_Parlier 3 octobre 16:06

          @Albert123
          Il y a certes deux aspects différents : Le pardon personnel en tant qu’offensé (strictement personnel et respectable), et d’un autre côté l’éventuel appel médiatisé du type : « Faites comme moi, on pardonne et on n’en parle plus, ça ne vaut pas le coup de prendre des mesures pour si peu ». Là en effet, c’est un refus d’offrir aux autres les moyens de ne pas permettre la reproduction de l’acte terroriste. Mais là je pense qu’on est à 90% dans la version retravaillée par le Monde pour que ça aille bien jusqu’au bout du bout dans le « bon » sens.


        • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 3 octobre 17:51
          @Albert123

          « ...effectivement les valeurs de Jardin s’opposent aux anti-valeurs de Leiris, »

          https://twitter.com/i/status/1035144598090407941 


        • rogal 3 octobre 15:30

          Loi du talion contre loi du pardon ? Faut-il obéir à une loi de cette espèce ?


          • Esprit Critique 3 octobre 17:26

            Partick Jardin est assez lucide, il se rend compte que rien n’est fait , bien au contraire pour éviter d’autres Bataclan dans l’avenir. Il le dit , il agit. Merci a cet homme qui aime son pays.

            Ceux que ça dérange de voir un homme qui a été frappé par le terrorisme Nazislamique, Réagir, Lutter, son des merdes minables.


            • gardiole 3 octobre 17:48
              "Nos consoeurs du Monde ont, quant à elles, essuyé nombre de commentaires sexistes et d’injures sans que ni Patrick Jardin, ni Bastié, ni Cluzel, ni d’Ornellas, ni aucune autre figure de la droite ne s’en émeuve."
              Qu’en savaient-ils ?
              Et ne sont-ce pas les journalistes qui se sont mises elles-même dans la m... avec le titre de leur billet ?

              Et puis, qu’est-ce qu’on en a à cirer que les uns pardonnent et que les autres haïssent ? C’est pas ça qui va éliminer le terrorisme.

              • Loatse Loatse 3 octobre 17:58
                Je me demande combien de pigeons se sont abonnés à l’Immonde pour pouvoir lire en totalité le réquisitoire (qu’annonçait déjà le titre racoleur) contre un parent de victime des attentats qui « sort des clous » de la bienpensance ?

                Manque plus que Bourdin pour le passer à la question...










                • foufouille foufouille 3 octobre 19:11
                  si un jour tu es violé, ta femme ou tes enfants par un islamiste, on verra.


                  • Buzzcocks 3 octobre 19:41

                    @foufouille

                    Les propos de beauf....
                    Et si ma femme est violée par un non islamiste, je dois en conclure quoi ? que les non islamistes doivent être gazés ?

                  • foufouille foufouille 3 octobre 19:45

                    @Buzzcocks

                    tu feras comme la femme a qui c’est arrivé : c’est pas de sa faute car il est musulman, etc.
                    pour un non musulman et blanc, c’est de la faute du violeur.


                  • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 3 octobre 20:04
                    @Buzzcocks

                    « ...je dois en conclure quoi.. »

                    Qu’il y a suffisamment - hélas - de violeurs indigènes, sans qu’il soit nécessaire d’en importer d’allogènes alterconfessionnelles.

                  • cétacose2 3 octobre 20:53

                    A l’heure ou des milliers de crétins manipulés sont consternés par la disparition d’un nabot arméno-helvétique ,ayons une pensée pour un père effondré qui a toutes les raisons pour éprouver une colère bien légitime...


                    • bébert 3 octobre 21:35

                      L’auteur se sert de la douleur d’un père de famille anéanti par le meurtre de sa fille par des extrémistes religieux , pour faire de la propagande bisounoursique. La question est :

                      Est il interdit en France d’être nationaliste ou patriote.

                      Le parti RN est il illégitime , anti démocratique , et anti constitutionnel .

                      Si la réponse est non alors , veuillez respecter les gens qui votent pour cette politique même si elle ne vous convient plus. Vous avez changé d’idéal politique , libre à vous mais ne faites pas l’amalgame de traiter tous les électeurs du RN comme des nazis. Il me semble qu’aux dernières élections des millions de personnes se sont portés sur ce choix . Vous avez autant d’ardeur aujourd’hui à vouloir démolir cette politique que naguère vous aviez tant de zèle pour la soutenir. Si le populisme progresse dans toute l’Europe c’est parce que les partis traditionnels ont tous trahi les peuples au profit des élites apatrides et mondialistes du grand capital . Que ces mêmes partis ont favorisé l’immigration de masse pour faire baisser les salaires et détruire le système social , et qu’il continuent à le faire aujourd’hui. Que ces partis ont tous soutenu la guerre en Lybie , en Syrie en Afghanistan pour satisfaire les USA , que les extémistes religieux sévissant sur notre territoire sont issus d’une fabrication Américano sioniste pour servir leurs intérêts. Alors avant de cracher sur certains électeurs dont les leaders n’ont jamais été au pouvoir et ne sont pas responsables de l’état dans lequel se trouve notre pays . Vous devriez demander des comptes à Messieurs Sarkosi , Hollande , Macron et même à Mr Mélenchon qui lui quand il était socialiste à approuvé les décisions pour lesquelles notre pays est en déconfiture . Avec votre comportement vous êtes complices des élites financières qui se servent du RN pour faire élire des épouvantails bien dociles et qui appliquent la destruction de nos valeurs culturelles , sociales et économiques par l’intermédiaire de Bruxelles et des instances Européennes élues par personne et qui imposent sa dictature.


                      • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 3 octobre 22:55

                        Bonsoir

                        Je tiens à remercier chacun d’entre vous pour la tenue des commentaires, quels qu’aient été les avis exprimés. Comme je l’ai précisé dans l’introduction, je me suis contenté de rappeler des faits et rien que des faits, mettant de côté tout avis personnel et tout jugement. D’ailleurs, qui d’entre nous aurait le droit de porter un jugement sur cet homme ?

                        Nous ne saurions résumer la situation par une maxime moralisatrice selon laquelle : « Leiris a raison et Jardin a tort » (ou l’inverse). Si les personnes que nous aimons le plus nous étaient enlevées ainsi, qui sait quelle serait notre réaction ?

                        Je conçois que certains, dans les commentaires, me reprochent cet article qui touche bien sûr à la souffrance d’un homme dont la fille unique a péri par les lâches mains d’assassins fanatiques. Et je tiens à redire qu’en aucun cas je ne juge cet homme avec lequel j’ai par ailleurs eu l’occasion d’échanger à plusieurs reprises avant même que le destin le frappe. A ceux qui me reprocheraient d’avoir transcrit certaines conversations ou commentaires postés sur facebook, je répondrai qu’il n’y a là nul sensationnalisme, nulle lâcheté et nul désir de nuire à cet homme : si désir il y a, c’est seulement le désir de rendre compte de faits intangibles. Je ne l’aurais pas fait si des médias d’extrême-droite n’avaient pas maquillé la réalité en nous disant que M. Jardin est « un citoyen apolitique », alors qu’il était nationaliste bien avant cette soirée fatidique. Je ne lui reproche en aucun cas son nationalisme, l’ayant moi-même été : il a parfaitement le droit d’avoir son avis – fût-ce un avis hostile – sur l’islam, l’immigration, la gauche etc. Mais nous, nous avons aussi le droit de savoir la réalité. Ce n’est donc pas M. Jardin que je mets en cause mais les médias de droite qui nous occultent la vérité : à noter que Patrick Jardin lui-même n’a jamais prétendu être apolitique et qu’il n’avance pas masqué, clamant haut et fort ses convictions politiques.

                        Je tiens aussi à préciser que sa douleur est sincère et qu’il n’instrumentalise en rien la mort de sa fille – contrairement à ce que j’ai pu lire de la part de certaines personnes de gauche. Dans la logique de Patrick Jardin, ses apparitions aux côtés de médias et de partis nationalistes ne relèvent pas d’un engagement politique mais d’un combat pour rendre justice à celle qu’il aimait le plus au monde. Nous pouvons évidemment désapprouver ses prises de position politiques mais nous n’avons, à mon avis, pas le droit de le juger et de le comparer à M. Leiris ou à d’autres.

                        Le militant de gauche dit : "Jardin est un facho. Si des membres de ma famille étaient morts au Bataclan, j’aurais agi comme Leiris  : j’aurais pardonné et je n’aurais pas cédé à la haine". Le militant de droit dit : "Leiris est un lâche. Si ma femme était mort au Bataclan, j’aurais massacré tous les islamistes". De telles assertions pleines de forfanterie n’ont aucun sens dans la mesure ou chacun vit et panse ses blessures comme il peut : pour Leiris, c’était avec le pardon et par la thérapie de l’écriture tandis que pour M. Jardin c’est par un discours protestataire. Qui peut dire ce que nous aurions fait dans une pareille situation ?

                        N. K.


                        • septikettak septikettak 3 octobre 23:12

                          Il y a même eu des fausses victimes au Bataclan. Je ne parle pas de Jardin. On peut se méfier de tout aujourd’hui.


                          • vesjem vesjem 4 octobre 10:10
                            @ l’auteur
                            agent de propagande de la bien-pensance ?

                            • justice soit faite.......

                              Ha oui, la justice est-elle impartiale ou aux ordres ?Les deux ..

                              Depuis des années on peut lire, écouter, voir les acteurs des médias nous raconter que les Daech, Taliban et autres organisations terroristes ( Islamistes) sont les bras armés des services de renseignements occidentaux(européen, américain, moyen orient ...) et des royaumes du golf....

                              Aujourd’hui ces services continuent leurs actions (meurtres) sans être inquiété .... !

                              Mais on veut nous faire chier avec les familles des victimes du terrorisme organisé qui soit disant ont des réactions discutables... 

                              Vous nous prenez pour des cons !

                               smiley 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès