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Qui remporta la bataille sino-américaine dans la concurrence pour la cyberarme

L'humanité doit-elle s'attendre à une cyberguerre ? Ce n'est pas exclu. Comment sinon expliquer la conception active par les pays se proclamant leaders technologiques mondiaux d'une arme pour contrôler le corps et la pensée humains ? 

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Selon les politologues américains préoccupés par ce problème, la Chine fait des progrès dans le développement d'une arme pour "contrôler le cerveau". 

Fin 2021, sous prétexte que les militaires chinois font un travail dangereux dans les recherches en matière de "contrôle du cerveau", le département américain du Commerce a imposé des sanctions d'exportation contre les compagnies technologiques américaines. Les États-Unis sont convaincus que l'Académie chinoise des sciences médicales militaires et plusieurs instituts de recherche utilisent les processus biotechnologiques pour soutenir leurs produits informatiques, notamment à des fins militaires, y compris l'arme pour contrôler le cerveau. 

Il est supposé qu'une telle arme ne tue pas un adversaire mais le paralyse ou contrôle son comportement. 

Les États-Unis ont plus d'une raison de craindre des percées technologiques de Pékin dans le secteur militaire. En juillet 2021, l'armée chinoise a présenté une arme hypersonique, prouvant que la Chine était capable d'éliminer des cibles partout aux États-Unis avec l'arme nucléaire. 

Préoccupés par le leadership technologique de la CIA, les États-Unis créent deux nouveaux grands centres stratégiques, dont un se concentre sur la Chine et l'autre sur les technologies avancées. 

La science américaine ne se repose pas non plus sur ses lauriers. En décembre 2021, le centre Belfer de Harvard a publié un rapport sur la Grande rivalité technologique. Le texte est dépourvu de sentiments paniques, mais il conclut que la Chine a obtenu de tels exploits en matière de hautes technologies qu'elle est maintenant un concurrent à part entière des États-Unis : en intelligence artificielle, en semi-conducteurs, en 5G, en informatique quantique, en biotechnologies et en énergie verte la Chine pourrait rapidement devenir leader mondial, voire l'est déjà dans certains secteurs. 

Les États-Unis estiment être en tête dans l'aéronautique, la médecine et les nanotechnologies, et pour défendre ce titre, en juin 2021, le Sénat soutenu par les deux partis a adopté la Loi sur les innovations et la concurrence (USICA) autorisant des investissements dans la science et les technologies à hauteur de 250 milliards de dollars dans les cinq années à venir. Cependant, cette loi est restée coincée à la chambre des représentants et son avenir reste incertain dans le cadre du projet de loi annuel sur la défense. 

Néanmoins, à l'heure actuelle, il est interdit aux investisseurs américains d'investir dans presque 50 compagnies chinoises inscrites sur la liste noire du Trésor américain. 

Mais revenons au contrôle du cerveau. Quelles que soient les frictions politiques entre les États-Unis et la Chine, une chose est sûre : même si cette technologie n'est pas encore en circulation, elle est certainement au seuil de faire son apparition. Son prédécesseur est l'interface cerveau-machine (ICM) conçue pour échanger des informations entre le cerveau et un dispositif électronique. L'interface cerveau-machine est la base du neuronet, le rêve des transhumanistes. Selon ses concepteurs, le neuronet prévoit une interaction entre les gens, les animaux et les objets en transmettant des informations directement du cerveau vers une machine et inversement au cerveau. 

Les chercheurs chinois travaillent actuellement sur une interface homme-machine à rétroaction qui consiste à installer de l'électronique flexible sur la peau de l'homme assurant une rétroaction tactile pour contrôler les robots via Bluetooth, Wi-Fi et internet. La technologie englobe la réalité virtuelle auditive, visuelle et tactile en système robotisé intégré. L'information du cerveau de l'utilisateur est transmise sur un ordinateur à distance connecté à internet. Les chercheurs déclarent que leurs élaborations offrent des capacités uniques pour des interventions sans contact dans la médecine, dans l'industrie et dans d'autres domaines. 

Hormis les dispositifs qui sont accrochés sur le corps humain, il existe des puces invasives implantées directement dans le liquide céphalo-rachidien du cerveau de manière chirurgicale. Les scientifiques chinois ont simplifié la procédure complexe et douloureuse en inventant une méthode micro-invasive, qui consiste à installer la puce juste derrière le crâne et au-dessus du liquide céphalo-rachidien, ce qui assure un certain niveau de sécurité. 

À noter que le développement de l'interface cerveau-machine est l'un des principaux secteurs du China Brain Project, dont le premier plan quinquennal s'est terminé en 2020. Ce projet est axé sur l'étude des fondements neuronaux des fonctions cognitives, le diagnostic et la prévention des maladies du cerveau et la création de technologies de l'information et de l'intelligence artificielle en étudiant le fonctionnement du cerveau. 

"Les innovations technologiques sont devenues un champ de bataille dans le champ mondial, et la concurrence pour la domination technologique deviendra d'une intransigeance sans précédent", a déclaré le président chinois Xi Jinping. 

La rivalité grandissante entre les États-Unis et la Chine dans le secteur des technologies neuronales deviendra l'un des symboles de l'année 2022. Et plus la confrontation est résolue entre les deux pays, plus mince devient la limite entre l'usage militaire et civil des technologies numériques.

Alexandre Lemoine

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n'engagent que la responsabilité des auteurs

 

Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=3513


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9 réactions à cet article    


  • I.A. 31 janvier 18:38

    Il a l’air de bien aimer la guerre, Patrice Bravo, non ?

    Cyberarmes, batailles, pan-pan, boum, tchack, wouf, armées, bras-de-fer, face-à-face, tac-tac-tac, bang !  ça secoue, hein ?!


    • raymond 31 janvier 18:45

      @I.A.
      oui je n’aimerais habiter ses cauchemards.


    • I.A. 31 janvier 23:11

      @raymond

      « oui je n’aimerais habiter ses cauchemards. »

      Sauf que pour lui, ce sont des rêves...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er février 13:34

      @raymond
      Rêves ou cauchemars ? Peu importe ! Ce qui est grave c’est que l’image d’Agora Vox se ternit en devenant ainsi une caisse de résonance pour que la musique de « Observateur Continental » se fasse entendre. Si Agora Vox devient un outil de propagande pour Poutine, on va perdre des clients...


    • Djam Djam 1er février 15:26

      @Jean Dugenêt

      Z’aimez pas Poutine ??


    • Ruut Ruut 1er février 08:46

      La Nation qui a déjà perdu cette guerre, c’est l’Europe qui est nulle part.

      Dépendante des USA pour ses OS.

      Dépendante de la Chine pour ses outils de communication et le Hardware.

      Dépendante de la Russie pour son gaz pour l’électricité. 


      • Ruut Ruut 1er février 08:47

        @Ruut
        Notons que cette dépendance hardware à la chine est une sérieuse faille de cybersécurité pour l’OTAN.


      • zygzornifle zygzornifle 1er février 09:07

        Macron va ressortir les avions renifleurs des entrepôts et les équiper d’armes hypersonique nique nique nique .....


        • eddofr eddofr 1er février 14:01

          Les américains ont déjà tout ce qu’il faut pour contrôler les cerveaux ... ça s’appelle Hollywood !

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Patrice Bravo

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