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Accueil du site > Tribune Libre > Qui sont les escrocs ? Traquons l’oligarchie occidentale (...)

Qui sont les escrocs ? Traquons l’oligarchie occidentale !

L’oligarchie occidentale et l’illusion démocratique.

 C'est pour faire suite à mon dernier article sur la création monétaire : C’est la Crise finale ! et parce que l'argent gouverne le monde qu'il importe de savoir : qui gouverne l'argent ? Dans mon dernier ouvrage, Nouvelle Civilisation 2012 *, j’avais intitulé le chapitre 2 : Qui sont les escrocs  ? Finalement mon éditeur a préféré : Qui sont-ils ? Quoi qu’il en soit, en tant que citoyen on doit se demander qui sont les escrocs qui dominent le monde occidental ? N’est ce pas ! Car la trame d’un pouvoir diffus, opaque, presque insaisissable tisse ses liens à travers des clubs fermés et des rencontres internationales dont le forum de Davos représente l’expression la plus ostentatoire. Dans ces lieux de rencontres, d’échanges, de tractations gravitent les mêmes protagonistes, s’élaborent les analyses et les compromis qui précèdent souvent les grandes décisions.

 Les responsables des organisations exerçant le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n'est pas informé de leurs décisions. La marge d'action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n'ont été ni consultés, ni informés. Tous ces traités élaborés ces dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM) visent un but unique : le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues. Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n'ont plus de pouvoir réel. Et c'est bien parce qu'il n'y a plus rien à décider que les programmes politiques de "droite" et de "gauche" en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux. Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts. Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur. Il est dès lors naturel qu'ils s'accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir : l’affaiblissement des gouvernements, la déréglementation, la privatisation des services publics, le désengagement des états des secteurs de l'éducation et de la recherche, la précarisation des emplois et le maintien d'un niveau de chômage élevé (NAIRU ; voir Annexe 3 de NC2012 ) entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail ce qui accroît la pression économique sur les salariés, la réduction des aides sociales afin d’accroître la motivation du chômeur à accepter n'importe quel travail.

 Tous les éléments de contrôle nécessaires à une future dictature mondiale sont désormais en place. Le pouvoir n'y est plus de type représentatif ou électif, il est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier et la production des marchandises. Les instruments de ce pouvoir sont le contrôle de la technologie, de l'énergie, de la monnaie et de l'information.

 Le sommet de la hiérarchie du pouvoir occidental, la classe dirigeante américaine, se maintient par des alliances de familles de la haute société ayant des styles de vie similaires, des liens dans l’industrie et qui sont membres des mêmes clubs d’élites et des mêmes écoles privées. Cette classe s’auto-reproduit et maintient son influence grâce à des institutions qui agissent dans le domaine politique, comme la National Manufacturing Association, la National Chamber of commerce, le Business Council, la Business Roundtable, le Conference Board, l’American Enterprise Institute, le Council on Foreign Relations… . En 1956, C. Wright Mills dans son livre « The Power Elite », montre comment la Seconde Guerre mondiale a permis la cristallisation aux Etats-Unis d’un triple pouvoir formé des élites industrielles, militaires et gouvernementales réunies en une seule structure centralisée, motivée par des intérêts de classe. L’influence du philosophe Léo Strauss est particulièrement présente dans ces cercles supérieures de généraux, d’industriels, d’universitaires et d’hommes politiques. Strauss embrassait une théorie qui séduisit les héritiers de grandes fortunes menant des vies oisives et ne se souciant que de leur intérêt. Ses idées se transformèrent en une idéologie convaincante selon laquelle les médias et le gouvernement ont coutume de soumettre les masses alors que les vrais « nobles » poursuivent leur propre volonté sans égard pour les lois faites pour contrôler ceux de basse extraction. Strauss aimait aussi les secrets, qu’il estimait nécessaires au contrôle de la société, car si les individus inférieurs étaient avertis de ce qui se fait, nul doute qu’ils en seraient bouleversés. « Les gens ne seront pas heureux d’apprendre qu’il n’existe qu’un seul droit naturel : le droit du supérieur à diriger l’inférieur, le maître l’esclave, le sage la foule des sots ». Léo Strauss, Albert Wohlstetter et d’autres appartenant au Committee on Social Thought de l’Université de Chicago ont eu d’importants crédits pour promouvoir le programme des néo-conservateurs à travers leurs élèves Paul Wolfowitz, Allan Bloom, Richard Perle… . L’élite des médias américains – comme en France – est le chien de garde des messages idéologiquement acceptables, elle contrôle le contenu des informations, décide de ce qui peut être diffusé. Au nom de la sécurité nationale, les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont aujourd’hui des sociétés entièrement sous surveillance. Londres comme les grandes villes américaines sont équipées de caméras de surveillance. Les faits et gestes quotidiens des individus sont enregistrés par des systèmes vidéo et des systèmes de reconnaissance vocale pendant que courriels et ordinateurs sont étroitement surveillés. L’érosion des classes moyennes, les guerres, la misère, et les catastrophes écologiques sont, historiquement parlant, des facteurs conduisant à des soulèvement sociaux. Le vote de la loi sur les commissions militaires de 2006 a évacué les Droits de l’Homme du champ politique des Etats-Unis. Le gouvernement américain utilise, aujourd’hui, contre ses citoyens les formes les plus avancées de surveillance, de contrôle, ainsi qu’une propagande suscitant peur et intimidation. Ils sont engagés dans une voie où l’on admet la torture, l’emprisonnement à vie à la troisième récidive même pour un délit mineure (en Californie), une censure croissante et la classification « secret » pour une grande quantité de documents officiels.

Le Siècle

Outre la Trilatérale, le Council on Foreign Relations ou autre Bilderberg group, dont l’un des rares document sur la question a été écrit par Daniel Estulin (un succès de librairie dans des dizaines de langues), chez nous en France nous avons « Le Siècle ». Ultrasélectif, ce club ou l'on retrouve des hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des journalistes de premier plan, quelques universitaires et des syndicalistes a été créé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, ancien dirigeant du Parti radical et fondateur de la Société générale de presse, décédé en 1990, le cénacle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique, médiatique, voire intellectuel ou syndical. Plusieurs de ses membres font également parti du Groupe de Bilderberg, cercle international. La discrétion de ses membres est à la hauteur de son influence. Un mercredi par mois, place de la Concorde à Paris, la fine fleur de la communication et des médias pénètre discrètement dans les salons de l'Automobile club de France. Ce n'est pas l'amour des voitures qui rassemble Maurice Lévy (Publicis), Alain de Pouzilhac (Havas), Serge July (Libération) ou Patrick Poivre d'Arvor (TF1), mais un dîner en compagnie de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, Claude Bébéar ou Nicole Notat. Tous sont membres du Siècle, le plus prestigieux des cercles de décideurs hexagonaux. Les ministres membres se comptent sur les deux mains, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon. Les barons du Parti socialiste aussi, comme Lionel Jospin ou Laurent Fabius. Le milieu des affaires n'est pas en reste, avec la quasi-totalité des grands patrons, de Louis Schweitzer (Renault) à Michel Pébereau (BNP Paribas). Sans oublier la plupart des dirigeants de la presse et de l'édition, d'Odile Jacob à Jean-Marie Colombani, en passant par Claude Imbert et Laurent Joffrin. Ce n'est ni une mafia, ni une loge, mais n'entre pas qui veut. La sélection est rude. « On ne choisit pas le Siècle, c'est lui qui vous choisit ! », souligne Étienne Lacour. Présidé en 2005 par Renaud Denoix de Saint-Marc, vice-président du Conseil d'État, le conseil d'administration compte une quinzaine de personnalités comme Denis Jeambar (L'Express), Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias), Marc Tessier (France Télévisions) et même Nicole Notat (Vigeo). Triées sur le volet, les recrues gardent le statut d'invités pendant au moins un an avant de devenir membres. David Pujadas (France 2), Emmanuel Chain, Édouard de Rothschild ou Jean-François Copé ont, depuis peu, décroché le sésame.

Quelques membres du Siècle.

Martine Aubry (ancienne ministre), François Bayrou, Claude Bébéar (ancien PDG d'AXA), Pierre Bilger (ancien PDG d'Alstom), Bernard Boulito (Heinz et Asics), Thierry Breton (ancien ministre des Finances), Emmanuel Chain (journaliste), Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre), Bertrand Collomb (ex-PDG de Lafarge), Jean-Marie Colombani (Le Monde), Jean-François Copé, Michèle Cotta (journaliste, ancienne directrice de France2), Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias), Teresa Cremisi (Flammarion), Rachida Dati (ministre de la justice), Renaud Denoix de Saint Marc (président, vice-président du Conseil d'État), Richard Descoings (directeur de Sciences Po), Olivier Duhamel (professeur à Sciences Po), Bertrand Eveno (éditeur), Laurent Fabius (ancien ministre), Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Élisabeth Guigou (ancienne ministre), Claude Imbert (Le Point), Odile Jacob (éditeur), Philippe Jaffré (ancien PDG d'Elf), Denis Jeambar (Le Seuil), Laurent Joffrin (Libération), Lionel Jospin (ancien premier ministre), Serge July (ancien PDG de Libération), Bernard Kouchner (ministre des Affaires étrangères), Étienne Lacour (secrétaire général du Siècle), Maurice Lévy (PDG de Publicis), André Lévy-Lang (PDG), Jean-Marie Messier (ancien membre), Alain Minc (conseiller de PDG et dirigeants), Nicolas Molfessis (Université de Paris II), Nicole Notat (Vigeo) (ancienne dirigeante de la CFDT), Michel Pébereau (BNP Paribas), Patrick Poivre d'Arvor (TF1), Alain de Pouzilhac (ex-PDG d'Havas), David Pujadas (France 2), Édouard de Rothschild, Nicolas Sarkozy, Louis Schweitzer (président du conseil d'administration de Renault), Ernest-Antoine Seillière (ancien président du MEDEF), Anne Sinclair (ancienne présentatrice de TF1, épouse de Dominique Strauss-Kahn), Dominique Strauss-Kahn (ancien ministre), Marc Tessier (ancien président de France Télévisions), Jean-Claude Trichet (gouverneur de la Banque Centrale Européenne), Hubert Védrine (ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand), Arlette Chabot (journaliste politique, directrice de l'information de France 2), Sylvie Pierre-Brossolette (journaliste Le Point), Patrick Poivre d'Arvor (journaliste et présentateur télévisé TF1), Alain de Pouzilhac (ex-PDG d'Havas), Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre).

Révélation.

Mercredi 23 février 2011, une liste confidentielle des membres de l’association « Le Siècle » a été mise en ligne depuis les Etats-Unis. Jusqu’à maintenant, ce club élitiste réunissant le gratin de la politique, des affaires et des médias avait tenté de maintenir le secret sur l’identité de ses adhérents. En vain. A l’ère numérique, le secret absolu n’est plus possible. C’est ce que vont comprendre, à leur détriment, les participants d’un rituel mondain et ultra-select, dénommé le « dîner du Siècle ». Une fois par mois, à Paris, place de la Concorde, l’élite française se réunit en toute discrétion. Depuis hier, cette précaution est devenue inepte : Cryptome.org - un site américain spécialisé, à l’instar de Wikileaks, dans la publication de documents sensibles- a mis en ligne la liste complète des participants au dîner du « Siècle » qui s’est tenu le 27 janvier 2010. Une controverse, liée à l’opacité et au but exact de ces réunions, subsiste depuis l’automne : suite à l’appel du réalisateur Pierre Carles, des rassemblements de protestation se tiennent chaque mois face à l’établissement dans lequel se réunissent les convives triés sur le volet. Au regard des nombreux témoignages rapportés par des anciens membres, une chose paraît certaine : fondé en 1944, le « Siècle » n’est ni une loge maçonnique complotant dans l’ombre ni un simple rassemblement huppé et sans conséquences. Le défaut de transparence, la mise en place d’un circuit parallèle de pouvoir échappant à tout examen démocratique et la connivence cultivée entre gens influents sont les principaux griefs adressés à cette association. Fin octobre, Oumma avait déjà publié un reportage consacré à la première manifestation hostile à ce club VIP et confidentiel. Quatre mois plus tard, le militantisme anti-élitaire s’est émoussé. Le dîner du Siècle qui s’est déroulé mercredi 23 février, n’a pas connu l’opposition affichée lors des mois précédents. Outre le temps pluvieux, sans doute faut-il y voir la conséquence de la féroce répression policière déployée à l’occasion des rassemblements de janvier et de novembre. De nombreux manifestants avaient rapidement été interpellés et embarqués par les forces de sécurité.

 Une nouvelle aristocratie.

Le site Cryptome a dévoilé mercredi son précieux document, au jour même où se tenait, sans véritable contestation populaire, la dernière réunion du Siècle. Ce pdf de 98 pages, compressé pour téléchargement en fichier zip**, est le bottin mondain par excellence. Les noms des dizaines de personnalités ayant participé au dîner de janvier 2010, ainsi que leurs coordonnées professionnelles, y figurent. Les adresses privées de domicile ont été par contre gommées. But invoqué, en préambule du texte, par la mystérieuse source anonyme ? Donner la possibilité aux citoyens hostiles à cette pratique d’interpeller directement, par téléphone ou email, ses adeptes. La démarche se présente ici comme une contre-attaque : « La publication de la liste facilitera les protestations à l’encontre des dirigeants et de ceux qui contribuent à détruire l’héritage de la Résistance : notre sécurité sociale, notre système de pensions, nos services publics ». Si le document semble authentique, il confirme d’ores et déjà ce que l’on devinait à propos du « Siècle » : la société civile, les partis politiques radicaux et les « minorités visibles » n’y sont quasiment pas représentés. Une caste à part, secrètement affairiste et déconnectée de ce qui constitue pourtant la diversité – politique, économique et culturelle – de la société française.

Liste non exhaustive des noms figurant dans la liste du dîner du 27 janvier 2010 et dans celle, également affichée, des anciens membres du conseil d’administration du Siècle :

En politique : Nicole Notat (nouvelle présidente du Siècle), Jérôme Monod (ex-conseiller à l’Élysée), Martine Aubry (PS), Anne-Marie Idrac (ex-secrétaire d’Etat au commerce), Pascal Lamy (OMC), Hubert Védrine (PS), François Baroin (porte-parole du gouvernement et ministre du Budget), Jean-Michel Berard (préfet), Marguerite Berard-Andrieu (conseillère technique à l’Élysée ), Xavier Bertrand (ministre de l’Emploi), Jean-Marie Cavada (eurodéputé), Olivier Dassault (député UMP), Rachida Dati (eurodéputé), Tony Dreyfus (député PS), Jean-Paul Faugère (directeur de cabinet du Premier ministre), Jean-Pierre Fourcade (sénateur UMP), Philippe Galli (préfet), Michel Gaudin (préfet de police de Paris), Hervé Gaymard (député UMP), Elisabeth Guigou (député PS), Hubert Haenel (sénateur UMP) , Christian Jacob (pdt du groupe parlementaire UMP), Pierre Joxe (PS, membre du Conseil Constitutionnel), Anne-Marie Lizin (sénatrice belge), Hervé Mariton (député UMP), Pierre Méhaignerie (député UMP), Catherine Nay (conseillère à l’Élysée), Françoise de Panafieu (député UMP), Pierre Steinmetz (membre du Conseil Constitutionnel), Henri Weber (PS, eurodéputé), Eric Woerth (alors ministre du Budget).

Dans le domaine médiatique et culturel : Marie-Louise Antoni (Le Monde), Olivier Nora (Grasset), Louis Schweitzer (Le Monde), Nicolas Baverez (Le Point, Le Monde), Jacques Attali, Véronique Cayla (Arte), Michèle Cotta (ex-France 2), Richard Descoings (Sciences Po), Denis Jeambar (éditions du Seuil, Marianne, IPJ), Alain Minc, Denis Olivennes (Europe 1, alors au Nouvel Obs), Alexandre Adler, Blandine Kriegel (philosophe), Pierre Assouline, Christopher Baldelli (RTL), Alexandre Bompard (Fnac, alors à Europe 1), Stéphane Boujnah (membre fondateur de SOS Racisme, dirigeant à la Deutsche Bank et à la Deutsche Securities Algeria), Takis Cadilis (Lagardère Entertainment), Monique Canto-Sperber (Ecole Normale Supérieure), Emmanuel Chain (producteur Tv), Teresa Cremisi (Flammarion), Axel Duroux (ex-TF1 et RTL), Bernard Fixot (éditions XO), Alain Genestar (Polka Magazine, ex-Paris Match) Antoine Herouard (secrétaire général de la Conférence des évêques de France) Emmanuel Hoog (INA), Serge July (ex-Libération), Julien Kouchner (CAPA), Pierre Louette (AFP), Rémy Pflimlin (France Télévisions), Sylvie Pierre-Brossolette (Le Point), Henri Pigeat (CFJ), PPDA, David Pujadas, Jean-Marie Rouart (Paris Match), Laurent Solly (TF1), Didier Quillot (Lagardère, Canal+), Nicolas de Tavernost (M6), Thomas Valentin (M6), Gérard Unger (LICRA), Lionel Zinsou (Libération /Rothschild Group).

En vrac : Jean Veil (avocat de Jacques Chirac), Denis Kessler (ex-vice-pdt du MEDEF), Jean-Pierre Jouyet (AMF), Marie-Hélène Berard (trésorière de la chambre de commerce France- Israël et de la Fondation Chirac), l’Allemand Joachim Bitterlich (Veolia Environnement), Christian de Boissieu (conseiller économique auprès de Matignon), Jean-Paul Costa (pdt de la Cour européenne des droits de l’homme), Anne-Marie Couderc (Lagardère Active), Denis Delmas (pdt de TNS Sofres), Jérôme Jaffré (CECOP), Philippe Delmas (ex-vice-pdt Airbus), Frank Esser (pdg SFR), Louis Gallois(pdt exécutif EADS), Benoît Genuini (médiateur national de Pôle emploi), Philippe Ingall-Montagnier (procureur général près la cour d’appel de Versailles), Georges Kiejman (avocat), Bruno Laserre (pdt de l’Autorité de la concurrence), Jean-Bernard Lévy (pdt de Vivendi), Thierry de Montbrial (IFRI), Christian Noyer (gouverneur de la Banque de France), Michel Prada (ex-AMF)

Complot mondial ou pas ? Il est certain que l’on peut très honnêtement se poser la question ?

Quoi qu’il en soit, la démocratie actuelle n’est qu’un vernis sur une oligarchie dont la propagande n’a qu’un seul but : conserver le pouvoir à tout prix. Et il n’est pas impossible que cela dégénère en dictature ! Sans tomber dans le délire paranoïaque de la conspiration ou du « Grand complot mondial », tapez illuminati dans Google et vous ne serez pas déçu du voyage ! Voir, entre autre, les Illuminatis de Bavière et Bohemian grove. Cela dit, je ne pense pas qu’il existe « un plan » aussi structuré de domination du monde au profit de quelques uns, illuminatis ou autres mégalomaniaques, et ceci depuis deux siècles. Je pense, par contre, que les quelques centaines de personnes qui sont dans les organisations que nous avons mentionnées dans cet article, font tout ce qu’elles peuvent pour entretenir la mystification bancaire afin, simplement, de ne pas perdre leur confortable et puissante position. D’autre part leurs positions sont loin d’être enviables parce qu’elles sont responsables de bien des absurdités et des violences de ce monde. Elles ne doivent pas avoir l’esprit très paisible ! Finalement, ce serait leur rendre un immense service que de les congédier, en France tout au moins, et ceci par un processus politique et démocratique bien évidemment. Elles pourraient ainsi prendre des vacances !

 

* Nouvelle Civilisation 2012 :

. Table des matières et les 380 liens URLs du livre : http://www.jutier.net/contenu/alternet.htm

. Fichier pdf de NC2012 : http://www.fraternitecitoyenne.org/pdf/NC2012.pdf

. Présentation vidéo du livre – 29000 vues : http://www.youtube.com/watch?v=5HI8ASWGFmw 

. Page facebook : http://www.facebook.com/pages/Nouvelle-Civilisation-2012/142297609119607 (440 personnes aiment ça)

 ** Fichier zip : http://cryptome.org/0003/le-siecle.zip

Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire . David Rockefeller dans Newsweek International du 1er février 1999.

 Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, Time Magazine et d’autres grands journaux, leurs directeurs ayant participé à nos rencontres et ayant respecté la promesse de discrétion pendant près de 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre Plan pour le Monde toutes ces années durant si les projecteurs avaient été braqués sur nos activités. Le Monde est maintenant plus sophistiqué et plus préparé à accepter un Gouvernement Mondial. La Souveraineté Supra-Nationale d’une Elite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’Autodétermination Nationale des peuples, pratiquée tout au long de ces derniers siècles . David Rockefeller dans son discours à la Commission Trilatérale en 1991.


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21 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 9 mars 2011 11:19

    Merci à l’auteur pour cette analyse pertinente et argumentée. Toutefois, ne confondons pas les maîtres et leurs valets.
    Il existe chez nous une oligarchie financière historique qui prend les vraies décisions. Les autres, notamment politiques, ne sont que leurs exécutants.
    Et, comme le souligne l’auteur, il ne sert à RIEN de discourir si on préfère Sarkozy, DSK ou ... machin, ils sont tous les valets du système.

    La nouveauté, c’est que l’information circule, comme ici, et que de plus en plus d’entre nous sont conscient de la société dans laquelle ils vivent.
    Le souci, c’est que le système s’est toujours adapté, notamment en créant crises et guerres, pour mobiliser corps et esprits et ... continuer de régner.

    C’est donc du système qu’il faut sortir.
    Et la seule vraie question, c’est « Comment » ?

    Et, là, il me semble entrevoir un début de commencement de solution. Le système se maintient par l’entremise des politiques, « à leur botte ». Se mobiliser, fortement, pour instaurer le ¨POUVOIR DE REVOCATION DES ELUS me semble les priver de leur capacité d’action contre les intérêts de la majorité des peuples.

    Bien entendu, c’est un premier pas, et cela ne changera pas le monde et pourtant ...


    • Ouallonsnous ? 9 mars 2011 22:51

      Alpo47, je plusse votre commentaire par écrit puisqu’il est impossible de le faire d’un clic, cela n’incrémente pas !

      Vous devriez protester auprés d’Avox !

      Cordialement


    • francis francis 10 mars 2011 00:47

      et comment ! comment sortir de ce système ! comment ? voila la vraie question !
      merci à alpo47 de cette tout petite proposition mais qui a tant d’importance !


    • Yoann Yoann 24 janvier 2012 09:46

      C’est en effet un bon départ alpo47, à voir aussi absolument le dernier documentaire les chiens de garde
      Faudrait que la masse arrête de courir, (sauf s’il ont de bonne chaussures de running asics smiley ) courir pour rien dans cette vie trépidante, se poser un peu et réfléchir !!!


    • Leviathan Leviathan 9 mars 2011 11:42

      Emmanuel Ratier vient de republier son livre « Au coeur du Pouvoir », qui traite du club « Le Siècle » (700 pages).
      http://www.lesiecle.info/

      Pour en savoir plus sur « Le Siècle », visionnez cette playlist.

      Et lisez :
      - « La véritable histoire des bilderbergers » de Daniel Estulin.
      - « Rencontres au sommet » de Michael Gama.
      - « Au cœur du Pouvoir » d’Emmanuel Ratier.
      - « Faits & Documents » d’Emmanuel Ratier.
      - « L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie » de Hervé Kempf.
      - « Faits et chroniques interdits au public - Tome I » de Pierre Faillant de Villemarest.
      - « Faits et chroniques interdits au public - Tome II » de Pierre Faillant de Villemarest.
      - « Faits et chroniques interdits au public - Tome III » de Pierre Faillant de Villemarest.
      - « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial » de Pierre Hillard.


      • iris 9 mars 2011 11:46

        merci pour ces infos -je vais voir si je peux trouver ces livres


      • iris 9 mars 2011 11:48

        tout reconstruire
        un mandat d’élu par vie ou un autre système sans élus et sans representation.


        • tinga 9 mars 2011 12:22

          Le problème est que nous sommes vaporisées, comme de vulgaires insectes.


          Ces criminels qui détruisent le monde doivent répondre de leurs crimes contre l’humanité devant un tribunal international.

          Le compte à rebours est commencé. le complot mondial est une réalité, nos sociétés hyper hiérarchisées ne peuvent perdurer que par le mensonge. L’extermination du bétail est en cours.



          • jluc 9 mars 2011 12:38

            Le Siècle est un des clubs de réflexion du Nouvel Ordre Mondial. Il y en a d’autres, et le pouvoir de l’oligarchie s’est organisé en un puissant réseau. Un site a schématisé la toile des Maîtres du Monde - Les organisations du pouvoir planétaire

            une petite vidéo : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL (PARTIE 1), (PARTIE 2)
            (Tapezsur google « nouvel ordre mondial » ou « NWO », « révolution », etc... pour trouver des tas de sites et de vidéos...)


            • byle 9 mars 2011 15:10

              rien de neuf..
              brulons les banques, les bourses et les sieges sociaux des multinationales..
              tant pis pour les « victimes », dommages collateraux..
              3 banquiers, 6 traders et 22 secretaires, pas tres grave tout ca comparé aux millions de types qui sont morts de faim, de maladies, de guerre j’en passe et des moins pires a cause de ce capitalisme ecervelé, consanguin et inhumain..


              • perlseb 9 mars 2011 20:51

                Justement le mot inhumain n’est pas approprié pour l’oligarchie. Je les trouve profondément humains : ils font tout pour favoriser leurs proches, au détriment (on ne peut pas favoriser des personnes sans que d’autres soient défavorisées) de nombreuses personnes qu’ils ne connaissent pas. C’est profondément humain (ou animal, comme vous voulez : beaucoup d’espèces d’animaux forment aussi des clans).

                Et le problème de fond de « l’humanité » et de la société « humaine » est ici : comment devons-nous nous comporter avec nos proches ? Je pense qu’il faudrait « imposer » l’impartialité dans l’attribution des fonctions des gens dans cette société. Chacun pourrait bien entendu continuer à aider ses proches (et c’est bien normal) mais uniquement dans un cadre privé, sans conséquence sur le travail et la fonction que l’on puisse occuper.

                Mais cela paraîtrait inhumain même à beaucoup de pauvres qui se battent pour faire tourner leur petit commerce et qui veulent voir leurs enfants en bénéficier directement (fils à papa). Bref, seule une société égalitaire peut résoudre le problème de l’injustice mais tous les rêves infantiles du peuple (« réussir » financièrement) seraient anéantis d’un seul coup.

                La condition numéro 1 pour sortir d’un système oligarchique (qui reviendra automatiquement quelque soit le nouveau système pyramidal que toute révolution pourra remettre en place), c’est que les gens arrêtent d’être infantiles. Peut-être devrons nous attendre quelque 10.000 ans de plus ?


              • Montagnais Montagnais 9 mars 2011 15:14

                Merci l’Auteur, ça change des sempiternels blabla bobos et mimiles.. Les commentaires sont fadés aussi, renseignés, initiés, à copier-coller et ranger sur les serveurs en private registr. Pour la postérité, si elle existe.


                Car faut vous méfier.. L’article 75 du pénal au cul..

                Remarquez, le cirque risque plus rien de nos jours, votre voix est inaudible, noyée, nihilée sous le tintamarre de la cacophonie à Maurice, Jacques, Spectron au mégaphon, rires et chansons.

                Ben, ça fait rien, ça fait quand-même du bien de lire..

                Oyez cartel ! Fienteuse Rivalerie ! Bourbilleux stylophores ! Ergotoplasmes des 82.000 paroisses ! Maisons Culturiphages..

                • Beauregard Beauregard 9 mars 2011 15:37

                  Bonne idée. Je viens de vous propulser en cloud : 



                  Et comme disait le vieux Séguéla : « l’Internet est la chose la plus dégueulasse que l’homme ait jamais inventé ».

                  Preuve, il a permis de renseigner l’auteur et les commentaires que vous évoqués.

                  Bonne nouvelle : le cirque comme vous dites, sait qu’il va disparaître.

                  Mauvaise nouvelle : le monde aura disparu avant.

                • candide candide 9 mars 2011 18:22
                   !
                  Tiens, on ne voit pas Marine Le Pen dans ces listes. Encore un très bon point pour elle !
                   !

                  • Nanar M Nanar M 10 mars 2011 08:17

                    M’aurait étonné qu’y aie pas un glandu pour la ramener avec la grasse lepen !


                  • enréfléchissant 10 mars 2011 11:28

                    T’y vois Mélenchon, t’y vois Besancenot ? 

                    Non, ton raisonnement est débile.

                  • Liberté_chérie 9 mars 2011 23:27

                    Merci pour cet article. Ca change.


                    • enréfléchissant 10 mars 2011 11:27

                      Si on accepte que la démocratie représentative soit légitime, alors on ne peut aps objecter à ce que des réunions comme Le Siècle ou Bilderberg se produisent, en effet, si on accepte d’être représenté et de conférer nos pouvoirs à une minorité, il est légitime que les représentants des peuples du monde entier, ceux qui ont le pouvoir, désirent se rencontrer pour mettre en place des politiques communes cohérentes.

                      C’est la représentativité qu’il faut combattre, votons sur des projets, des idées, et pas des individus, exigeons ou battons nous pour la démocratie directe, ainsi la corruption et les manipulations n’auront plus lieu d’être.

                      • Claude Rochet Jules Dupont 11 mars 2011 08:59

                        Avant d’emboucher la campagne anti Leo Strauss développée par le groupe plus que douteux de Lyndon La Rouche, je ne peux que vous conseiller de lire cet indispensable philosophe : votre propos n’en sera que plus crédible !


                        • jluc 11 mars 2011 14:22

                          Et n’oublions pas la bande du Fouquet’s : la liste des invités

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