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Accueil du site > Tribune Libre > « Race », « islamophobie ».... Bien définir les mots qui fâchent

« Race », « islamophobie ».... Bien définir les mots qui fâchent

 

« Si vous utilisez le mot « race », vous êtes raciste. » « J'ai le droit d'être islamophobe, car il est permis de critiquer toute religion. » Cet article se propose, entre autres buts, de répondre à ces allégations.

Un débat plus idéologique que scientifique

Bien souvent, les discussions politiques tournent au vinaigre à cause d'un désaccord sur le sens ou la légitimité de certains mots.

Encore tout récemment, lors d'un débat diffusé par France Culture, la sociologue Nathalie Heinich a reproché à son confrère Abdellali Hajjat d'utiliser à tort et à travers le mot « islamophobie » : « Si on prend l'exemple de l'islamophobie, on voit bien que dans le travail qui est fait par les chercheurs qui se sont spécialisés [dans cette question] et notamment par Abdellali Hajjat, il y a l'idée que l'islamophobie serait l'équivalent du racisme. On a une confusion entre la race et la religion, ce qui est quand même très problématique puisque la race on ne peut pas y échapper alors que la religion, normalement, en tout cas en France, on la choisit. Et par ailleurs, le racisme est quelque chose de tout à fait illégal en France alors que le refus des religions ou la haine des religions est parfaitement légal. »

Abdellali Hajjat s'est alors défendu en parlant d'un livre qu'il avait écrit avec Marwan Mohammed (Islamophobie – Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman », éditions de La Découverte) et où les deux chercheurs proposaient une définition qui n'avait rien à voir avec ce qu'en a dit Nathalie Heinich. Cette dernière à son tour a répondu en citant la quatrième de couverture du livre de ses collègues Hajjat et Mohammed : « Faisant le point sur les débats autour du concept d'islamophobie, il offre une description rigoureuse des discours et actes islamophobes, en les inscrivant dans l'histoire longue du racisme colonial ».

Il y aurait donc bien, de son point de vue, une confusion entre race et religion, ce qui montrerait le manque de rigueur de ses confrères.De mon côté, j'ai trouvé sur ce site une recension de l'ouvrage de Mohammed et Hajjat, où se trouve citée leur définition de l'islamophobie : « processus social complexe de racialisation/altérisation appuyée sur le signe de l’appartenance (réelle ou supposée) à la religion musulmane ».

Force est de constater que cette définition fait de l'islamophobie une forme de racisme, ou un élément constitutif de ce racisme – ce qui ne veut pas dire, contrairement à ce que prétend Mme Heinich, que leurs auteurs confondent race et religion.

Que retenir de cette discussion ? D'où vient le fait qu'elle ressemble fort à un dialogue de sourds ?

Pour ma part, j'ai tendance à penser que Mme Heinich, dans cette affaire est, sinon de mauvaise foi, du moins aveuglée par son idéologie droitière. Si le mot islamophobie dérange, c'est en grande partie parce qu'il permet de parler des discriminations subies par les personnes musulmanes. De la même manière, sous couvert de lutter contre le racisme, certains individus disqualifient le mot « race » pour pouvoir salir les propos de ceux qui l'utilisent dans un but antiraciste.

Si on affirme que les races n'existent pas, qu'il n'y a aucune différence entre Blancs et Non-Blancs, si on se prétend aveugle aux couleurs de peau, on se rend aussi aveugle au racisme, ce qui est une position bien confortable quand on profite soi-même d'un système social raciste. On peut interpréter ainsi le fameux Manifeste des 100, tribune d'universitaires et de chercheurs dénonçant l' « islamogauchisme » à l'université, qui est paru dans Le Monde peu de temps après l'assassinat de Samuel Paty, en soutien à Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, et dont Nathalie Heinich était signataire.

Ce texte, sous couvert de lutter contre une prétendue connivence entre des universitaires et des islamistes, visait en grande partie à disqualifier les travaux portant sur le racisme contemporain. Il appelait en effet le gouvernement à créer un organisme visant à surveiller et à signaler les enseignants ou les chercheurs diffusant les « idéologies indigéniste, racialiste et "décoloniale" », la « doxa anti-occidentale » et le « prêchi-prêcha multiculturaliste ».

Au fond, me semble-t-il, il s'agissait de restaurer la foi en notre Sainte Mère la République, en la France (patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, ne l'oublions pas) et en cette belle civilisation occidentale dont notre pays constitue la pointe la plus avancée. Il s'agissait aussi d'embrigader toute l'université française contre la montée de l'islamisme (dont le « port du voile » constitue l'un des « symptômes »).

Voilà le contexte dans lequel s'inscrit la discussion entre Nathalie Heinich et Abdellali Hajjat. On voit qu'il y a là une véritable guerre idéologique, qui pourrait même aboutir à un conflit plus violent encore, si le gouvernement intervient bien – comme le réclament certains ministres et le Manifeste des 100 – pour surveiller la manière dont les universitaires travaillent. Quoi qu'elle en dise, Mme Heinich attaque sans doute moins son collègue par amour de la rigueur scientifique qu'en raison de violentes passions politiques.

Cela étant dit, elle ne pourrait pas défendre l'islamophobie (au nom de la liberté d'expression et de la laïcité) si le mot « islamophobie » était dénué de toute ambiguïté. Le but de ce modeste billet est d'apporter un peu de clarté à ce débat confus, en proposant une définition de l'islamophobie, mais aussi du racisme, de la race et de l'ethnocentrisme.

Avertissement

Avant toute chose, je signale que je n'ai pas de légitimité particulière à parler de ces problèmes de définition. D'une certaine manière, d'ailleurs, tout le monde est dans ce cas. Bien entendu, il y a des gens (sociologues, politistes, mais aussi personnes subissant des discriminations) qui peuvent apporter une expertise sur ces questions, parce qu'ils y ont longuement travaillé ou/et parce qu'ils savent par expérience ce que c'est que l'oppression raciste. Mais les discriminations liées à la « race » ou à la religion (mais aussi au genre, à l'orientation sexuelle ou à la classe sociale... la liste n'est pas exhaustive) constituent un problème tellement massif qu'elles devraient faire l'objet d'un débat public où chaque personne aurait son mot à dire. En tant que citoyen et membre de la société, il me semble que ma parole n'est pas totalement illégitime. Mais, bien entendu, elle n'est pas plus légitime que celle de n'importe qui. Je n'ai ni les moyens ni le droit d'imposer des usages linguistiques ou des définitions. Dans ce qui va suivre, il faut seulement voir des propositions discutables.

Islamophobie

Contrairement à ce que dit Mme Heinich, le mot « islamophobie » désigne très souvent l'hostilité à l'égard des musulmans et des musulmanes, et pas seulement la haine de l'islam. Cf. à ce sujet cet article du Monde. En ce sens-là, l'islamophobie est illégale, dans la mesure où elle se traduit par des discriminations injustifiables. On peut espérer que l'autre signification va peu à peu disparaître et qu'on va inventer un autre mot pour la véhiculer, ou utiliser une périphrase (« haine de l'islam », par exemple).

Cela dit, on ne peut pas totalement séparer les deux significations : à partir d'un certain degré, la haine de l'islam se traduit par une hostilité à l'égard des adeptes de cette religion. Quel est ce degré ? Il est évident qu'on ne peut condamner légalement quelqu'un qui considère l'islam comme une religion fausse, voire dangereuse. Si c'était le cas, il faudrait aussi condamner les adeptes des religions, puisque ces dernières impliquent en général un jugement négatif à l'égard des autres religions et des croyances antireligieuses (exemple un peu extrême, mais que je n'invente pas : « Les mécréants brûleront en enfer. »)

On ne peut pas non plus condamner quelqu'un qui a une vision caricaturale de l'islam, car il faudrait alors condamner presque tous les êtres humains, vu qu'ils ont des représentations simplistes des cultures qu'ils connaissent mal. On ne peut même pas condamner quelqu'un qui jugerait que l'islam (ou n'importe quelle religion) comporte des germes de fanatisme. En effet, on peut très bien soutenir une telle thèse tout en admettant que ces germes peuvent être étouffés par d'autres aspects de la religion incriminée ou des facteurs extérieurs à celle-ci (loi, coutumes, pression sociale, raison....).

En revanche, la haine d'une religion devient clairement une hostilité à l'égard des adeptes de celle-ci si elle implique une discrimination. Si je dis, par exemple, que la religion musulmane entraîne nécessairement une mentalité conduisant au terrorisme, ou du moins à un refus de s'intégrer dans la société, je dénie à ses adeptes la capacité d'être des citoyens et des citoyennes comme les autres. Je jette la suspicion sur eux et je « justifie » des mesures de surveillance discriminatoires à leur égard. La haine de l'islam devient alors hostilité à l'égard musulmanes et des musulmans. Dans un tel cas, les deux sens du mot islamophobie se rejoignent.

Reste à savoir quels sont les liens entre l'hostilité à l'égard des musulmans et le racisme. Peut-on parler d'un « racisme antimusulman » ? Il me semble que ce serait maladroit puisque, comme le rappelait Mme Heinich, une race n'est pas une religion. Cependant, comme on va le voir, il y a des liens étroits entre le racisme et l'islamophobie. Pour comprendre cela, étudions la notion d'ethnocentrisme.

Ethnocentrisme

L'ethnocentrisme, qui a fait l'objet d'un chapitre célèbre de Race et histoire de Claude Lévi-Strauss, consiste à tout juger (y compris les autres cultures) en fonction des valeurs de la culture de la société où l'on a grandi. Cette attitude est extrêmement répandue, voire universelle. C'est elle qui nous fait juger inférieures, sous-développées, des sociétés qui n'ont pas notre culture. Nous les jugeons inférieures, voire sans culture, « barbares », « sauvages », parce que nous les évaluons en fonction de nos critères scientifiques, esthétiques, moraux... Comme le dit Montaigne, un précurseur de Lévi-Strauss : « chacun appelle barbarie, ce qui n'est pas de son usage. Comme de vray nous n'avons autre mire de la verité, et de la raison, que l'exemple et idée des opinions et usances du païs où nous sommes. Là est tousjours la parfaicte religion, la parfaicte police, parfaict et accomply usage de toutes choses. ». (Les Essais, livre I, chapitre XXX – Des cannibales).

L'islamophobie – au sens d'une hostilité à l'égard des musulmans – est-elle une forme d'ethnocentrisme ? Il me semble que oui. On pourrait m'objecter que l'islam est une religion universelle, qui n'est pas liée à une ethnie particulière. On pourrait aussi me dire que la culture française est laïque, donc attachée à la liberté d'opinion et de culte dans les limites du respect des lois. En principe, en France, tous les citoyens sont égaux, quelle que soit leur croyance ou leur absence de croyance. À la première objection, je répondrai que l'islam ne suffit sans doute pas à caractériser une ethnie, mais qu'il est un élément important de la culture de certaines sociétés, alors qu'il est encore minoritaire dans la plupart des pays européens. Voilà pourquoi il apparaît dans ces derniers, non comme une religion universelle, mais comme un élément étranger, propre à une culture venue d'ailleurs.

Quant à la France, sa culture est complexe, voire contradictoire. D'un côté, certes, elle implique un attachement à la liberté d'opinion et à la liberté de cultes, dans l'esprit de la loi de 1905. Mais cet attachement est bien souvent très superficiel, pour ne pas dire hypocrite. Même si le catholicisme n'a cessé de décliner depuis deux siècles, il est encore bien présent à titre de symbole identitaire. Car du christianisme, ce sont moins l'amour du prochain et le refus de la violence qui sont retenus que certaines pratiques sociales comme le mariage à l'église. Les gens qui se disent « laïques » sont rarement dérangés par la présence d'églises sur le territoire national, ou par le son des cloches le dimanche. Par contre, beaucoup d'entre eux trouveraient scandaleuses la construction d'un minaret près de chez eux et, à plus forte raison, la permission accordée aux muezzins d'appeler à la prière le vendredi. On pourrait multiplier les exemples de cette « laïcité » à géométrie variable, à commencer par le combat du gouvernement actuel contre le « séparatisme » : le séparatisme, c'est toujours le fait des autres, ceux et celles qui ne veulent pas renoncer à leur culture particulière, ce n'est jamais le rejet ethnocentrique dont ces autres font les frais.

Racisme

L'ethnocentrisme n'est pas à proprement parler la même chose que le racisme, car il consiste à hiérarchiser des cultures collectives, alors que le racisme ajoute à cela une hiérarchisation des natures : certains groupes humains seraient culturellement supérieurs à d'autres parce qu'ils n'auraient pas la même nature. Ainsi, les racistes seraient forcément ethnocentriques, alors que les ethnocentriques ne seraient pas forcément racistes.

Cependant, il me semble que l'ethnocentrisme conduit presque nécessairement au racisme, si bien qu'il n'est pas absurde de considérer qu'il y a des liens étroits entre l'islamophobie et le racisme subi par les personnes cataloguées comme maghrébines ou turques. D'abord, la culture dans laquelle nous avons été élevés nous est devenue tellement habituelle qu'elle nous semble « naturelle ». Du coup, lorsque nous sommes face à des croyances ou à des coutumes différentes des nôtres, nous sommes tentés de penser qu'elles sont liées à une nature différente de la nôtre – une nature malade, contre-nature (« ces gens sont des monstres : ils mangent de la chair humaine »), ou bien une nature sauvage, éternellement immature (« les nègres sont très sympathiques, mais ce sont de grands enfants »), incapable de s'élever par elle-même au monde merveilleux de la civilisation (d'où notre mission civilisatrice à leur égard).

Ce qui favorise cette croyance, c'est aussi le fait que – pour des raisons historiques – les personnes issues de sociétés éloignées géographiquement ont souvent une apparence physique différente, d'où l'idée qu'il y aurait un lien essentiel entre l'appartenance à une culture et des caractéristiques biologiques.

Par ailleurs, l'ethnocentrisme nous conduit à nous représenter les cultures collectives comme des sphères de natures radicalement différentes, nécessairement fermées sur elles-mêmes. Donc, même si nous résistons à la tentation du racisme proprement dit, nous tombons dans un quasi racisme : nous pensons que, à cause de son éducation, une personne est condamnée à rester toute sa vie enfermée dans les mêmes croyances et les mêmes coutumes, qu'elle transmettra ensuite à ses enfants. La culture devient ainsi une quasi-nature. Le groupe ethnique devient une quasi-race. D'où l'idée qu'il faut, le plus tôt possible, arracher les individus considérés comme « immigrés » (alors même que leur famille est implantée dans le pays depuis des générations) à leur culture familiale. Cela pourrait expliquer le fait que l'arabe soit si peu enseigné à l'école., dans un pays comme la France, où tant de familles sont issues de pays arabes.

Mais revenons au racisme proprement dit. Comment le définir ? En première approche, on pourrait dire que le racisme consiste à hiérarchiser les individus en fonction de leur appartenance à une prétendue « race ». Il suppose donc, au préalable, l'invention des « races » et la racisation, c'est-à-dire le fait de ranger des individus dans des « races ». En ce sens, très général, nous sommes toutes et tous racisés, même si nous appartenons à une « race » privilégiée.

Mais qu'est-ce qu'une « race » ? Une « race » est à la fois une fiction et une réalité : une fiction qui produit une réalité sociale. Une « race », ce serait un groupe d'individus qui, à cause de certaines caractéristiques biologiques héréditaires, seraient essentiellement différents d'autres races. En ce sens, les « races » n'existent pas. Certes, il existe des caractéristiques héréditaires comme la couleur de la peau, le groupe sanguin, la capacité de résister à certaines maladies... Mais ces caratéristiques n'ont en général pas de liens entre elles, et il est arbitraire de choisir l'une d'elles au détriment des autres comme critère de classification. Suivant les critères choisis, on aura des « races » différentes, ce qui montre que la « race » est une invention humaine. Ainsi, il y a souvent plus de différences génétiques entre deux personnes classées comme « noires » qu'entre une personne « noire » et une personne « blanche ». Mais si les « races » – au sens de sous-espèces au sein de l'espèce humaine – sont une fiction, c'est une fiction qui n'en produit pas moins des effets bien réels. Les individus racisés forment des groupes sociaux distincts, en fonction de la « race » dans laquelle on les a rangés.

Quelques précisions supplémentaires concernant le concept de racisme. D'abord, il n'est pas nécessaire que les individus racisés aient réellement des caractéristiques biologiques différentes. Ce qui compte, c'est d'abord la croyance en l'existence de ces caractéristiques. Les personnes dont les familles sont originaires du Maghreb ont souvent la peau blanche, parfois les yeux bleus, mais elles ne sont pas considérées comme « blanches » pour autant.

Ensuite, il n'est pas nécessaire d'être racialiste, c'est-à-dire d'adhérer à une théorie « scientifique » sur les races, pour être raciste. Le racisme existe souvent moins comme un discours structuré que comme un ensemble de préjugés, de stéréotypes et de sentiments qui produisent un certain type de comportement. Il peut même arriver qu'un individu se comporte de manière raciste, non à cause de ses préjugés ou de ses sentiments personnels, mais parce qu'il n'a pas le courage de se rebeller contre le système social raciste dont il fait partie. « Ahmed, je n'ai rien contre les Maghrébins. Malheureusement, il y a beaucoup de clients qui ne sont pas comme moi. Alors, dans mon magasin, tu ne t'appelleras plus Ahmed mais Armand. »

Cette remarque m'amène à une distinction très importante. Dans l'exemple que je viens de donner, on a affaire à un racisme structurel, à une organisation sociale qui favorise les discriminations à l'égard des « races » considérées comme inférieures. Certains sociologues réservent le terme de « racisme » à ce racisme structurel. Je me demande si c'est une très bonne idée. Si une personne blanche se fait traiter de « sale blanc » ou de « sale blanche », je ne vois pas très bien comment qualifier cette insulte autrement que comme raciste. Seulement, il faut bien distinguer cette forme de racisme très marginale du racisme structurel. Il n'y a pas de symétrie entre le racisme subi par les minorités non-blanches et le fameux « racisme anti-blanc » que certains Blancs montent en épingle (sans doute pour minorer le racisme structurel, voire pour le justifier). Une personne blanche qui subit des insultes ou des vexations à cause de sa « race » peut en général résoudre ce problème en déménageant. Une personne victime du racisme structurel, par contre, sera partout en butte à des contrôles policiers au faciès, à des discriminations à l'emploi ou au logement, etc. De plus, le racisme structurel est intériorisé par les personnes qui en sont victimes. C'est ainsi, par exemple, que beaucoup de femmes noires se font défriser les cheveux, parce qu'elles sont persuadées que les cheveux crépus sont moins beaux que les cheveux raides. Les canons de beauté en vigueur chez les Blancs sont ainsi jugés supérieurs. Tout cela est bien expliqué par Rokhaya Diallo dans Racisme : mode d'emploi (éditions Larousse).

Dernière précision : le racisme n'implique pas forcément une dévalorisation totale des « races » inférieures. On peut admirer certaines de leurs caractéristiques réelles ou (le plus souvent) fictives, du moment que la hiérarchie sociale n'est pas remise en cause. Jean-Marie Le Pen affirmait que les sportifs noirs avaient une supériorité, mais c'était pour pouvoir mieux les rabaisser dans d'autres domaines. On peut juger les Juifs ou les Chinois intelligents, et en même temps sournois et maléfiques : « Après vous avoir embobiné par leurs sourires hypocrites, ils vous planteront à coup sûr un couteau dans le dos ». On peut, d'une manière plus subtile peut-être, adorer les musiques « noires », et considérer que les Noirs sont très « doués » pour la musique et la danse (n'ont-ils pas « le rythme dans la peau » ?) tout en les méprisant inconsciemment : en les enfermant dans ce stéréotypes, on les réduit à jouer un rôle subalterne dans la société. Si on les associe systématiquement à l'image de la fête, on aura du mal à les prendre au sérieux lorsqu'on les verra occuper des postes importants.

Conclusion

Je pense maintenant avoir suffisamment répondu à Mme Heinich et à ses amis du Manifeste des 100. Non, les adversaires de l'islamophobie ne mettent pas forcément en question le droit de critiquer, et même de haïr les religions. Non, le fait d'utiliser le mot « race » ne fait pas de nous des racistes. Les races existent, non en tant que réalité biologique, mais en tant que résultat d'une construction sociale arbitraire et extrêmement violente dont nous ne sommes pas sortis. J'ajouterai que définir les races ainsi permet de comprendre quel rôle elles jouent dans les hiérarchies sociales en général. Il n'y a pas d'un côté des faits sociaux (les classes sociales, le capitalisme...) et de l'autre des faits naturels ou « sociétaux » (les genres, les races...). Il n'y a que des réalités sociales, qui forment un système de domination complexe. Comme je l'écrivais dans un précédent article, on n'a pas à choisir entre l'antiracisme et la lutte des classes.

 

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A Redenção de Cam
A Redenção de Cam (La rédemption de Cham). Ce tableau de Modesto Brocos date de 1895. Il montre comment une famille brésilienne devient de plus en plus blanche au fil des générations. Grâce à des mariages mixtes, des descendants d’Africains échappent à la malédiction lancée par Noé contre la descendance de son fils Cham (longtemps considéré comme l’ancêtre des Noirs d’Afrique).

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59 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 mars 08:20

    Donc l’antisémitisme est raciste et la religion n’a rien à voir là-dedans, si j’ai bien compris l’article.


    • Étirév 5 mars 08:36

      Voilà ce que dit la Science au sujet des races :
      Toutes les races sont autochtones. Dans les temps primitifs, il n’y a donc pas eu d’émigrations en masse de peuples entiers.
      La race blanche habitait l’hémisphère boréal parce que c’est là qu’elle était sortie de la végétation boréale qui avait été son état embryonnaire.
      Une race noire, plus ancienne, était sortie de la végétation tropicale d’Afrique et d’une partie de l’Asie.
      La race rouge, moins connue, s’était développée sur les hautes montagnes de l’Amérique du Nord. Cette race avait possédé l’hémisphère occidental, pendant que la race jaune possédait l’oriental.
      Dans les « Mystères de Jérusalem », on enseigne un chapitre de la science secrète, celui qui se rapporte à la Genèse primitive, l’origine végétale.
      On montre le Soleil générant l’Arbre de vie qui évolue vers le genre humain, lequel se reproduira, plus tard, par génération sexuelle.
      La génération s’explique par un symbole : la quadrature du cercle. Les deux sexes sont représentés par deux triangles, qui unis forment un cube ; c’est en réunissant les deux sexes (les deux triangles) qu’on réalise la quadrature du cercle, figure qui représente la génération sexué.
      Le Tau (qui devint la croix) représentait d’abord l’Arbre de vie, le grand secret de l’origine de l’homme trouvée par une femme, la grande Myriam-Hathor, qui avait été tant persécutée et trahie à cause de cette découverte dont on gardait le souvenir dans les Mystères de Jérusalem.
      (...)
      Avant de dire : Je ne crois pas cela parce que « c’est absurde », dites-vous : la tradition me donne telle idée à croire, examinons, « par la science », la valeur de cette idée, mais ne faites pas appel à la raison pour croire ou nier, attendu que la raison n’explique rien et ne juge que les apparences qui sont, presque toujours trompeuses. La raison ne nous dit pas que la terre tourne, ni que les premières formes traversées par l’homme pendant son développement à la surface terrestre, ou pendant sa vie embryonnaire, ne ressemblaient en rien à sa forme actuelle, c’est la « Science » qui nous dit cela.

      NB : Islamisme, Arabes, etc.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 mars 09:07

        @Étirév

        « Voilà ce que dit la Science au sujet des races : »

        le Science ?
        Quelle Science ?
        Référence ?
        Le lien du commentaire aboutit à une page blanche


      • Trelawney Trelawney 5 mars 09:33

        @Étirév
        Deux mammifères copulant ensemble et ne pouvant avoir des enfants ou alors des enfants dégénérés sont de races différentes. Un orang-outan et un gorille forment deux races différentes de l’espèce des primates. L’homme fait parti de cette même espèce et pas le noir, le rouge ou le blanc.

        Arrêtez avec « la science nous dit » ca devient ridicule


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 mars 13:38

        @Trelawney

        Le vocabulaire de la classification phylogénétique moderne est précis et ne doit pas être utilisé de façon approximative ou métaphorique.

        Tous les plus grands singes (dont les humains) ont été regroupés dans la famille des Hominidae, qui admet pour groupe frère les Hylobatidae ou gibbons, et qui devient ainsi monophylétique. De plus, les grands singes africains, gorille et chimpanzé, sont plus étroitement apparentés à l’homme qu’à l’orang-outan et forment donc la sous-famille des Homininae.
        Le chimpanzé est le groupe frère de l’homme, tous deux à égale distance du gorille.

        La hiérarchie des classes est la suivante :

        super famille

        famille

        sous famille

        tribu

        genre 

        Dans cette classification, la notion de « race » n’existe tout simplement pas.

        Cette classification dans laquelle l’homme ne s’est pas imposée chez tous les primatologues et paléoanthropologues, mais encore moins dans les programmes d’enseignement, pas plus que dans les ouvrages et revues de vulgarisation, et elle est carrément rejetée par les tenants du créationnisme dont certains membres sont très influents.


      • Trelawney Trelawney 5 mars 14:33

        @Séraphin Lampion
        Cependant l’homme reste et demeure un singe.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 mars 16:14

        @Trelawney

        ah ben ça, c’est sûr : 

        L’arbre phylogénétique humain


      • pierrot pierrot 5 mars 08:39

        Le sens des mots évolue selon les époques et les progrès de la connaissance.

        Le mot race était souvent employé sans connotation jusqu’au milieu du 20 ième siècle environ.

        Mais depuis, les scientifiques ont largement démontré que ce mot de race n’était pas pertinent pour l’homo sapiens car il ne repose sur aucune réalité.

        Il y a une espèce humaine et non une race humaine.

        Cependant le mot raciste est employé pour dire n’importe quoi : racisme anti jeunes, anti sémitismes, anti vieux, anti handicapé etc. sans pertinence surtout sur les réseaux à connotation sectaire ou complotiste qui sont une calamité pour l’intelligence de l’espèce humaine.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 5 mars 09:24

          Vous oubliez les questions les plus importantes, à savoir, est-ce que le racisme est mal ? Est-ce que l’homophobie est mal ?

          Rappelons-nous que les valeurs se fondent sur la religion chrétienne et donc la bible et la bible est raciste et homophobe.

          Ce que pensent les gauchistes n’a rien à voir avec des valeurs qui feront perdurer la nation, bien au au contraire.


          • Trelawney Trelawney 5 mars 09:34

            @Daniel PIGNARD
            la bible est raciste et homophobe.

            Bien sur que oui, tout comme le coran.
            L’évolution passe de la religion à l’humanisme et pas le contraire


          • ZenZoe ZenZoe 5 mars 09:26

            Quand une censure sévit dans une société, le peuple trouve toujours un moyen d’exprimer ce qu’il voit et ce qu’il pense de manière détournée.

            Tout au long des siècles, le choix des mots, l’utilisation de métaphores dans les chansons, la mise en scène d’animaux dans les fables et autres stratagèmes ont permis de laisser filer la vapeur et de dire aux censeurs ’’attention, on vous a perçés à jour’’.

            Ainsi de l’immigration arabo-musulmane, imposée dans la population autochtone mais majoritairement rejetée par elle. On peut tordre le sens des mots, leur faire dire ce qu’ils ne veulent pas dire à l’origine, lancer des joutes verbales à la mords-moi-le-noeud, le fond demeure : deux cultures trop différentes et intransigeantes ne peuvent pas cohabiter sans frictions voire pire. C’est de cela qu’il s’agit, et rien d’autre. C’est comme ça depuis la nuit des temps, c’est la nature humaine, toujours sur ses gardes et territoriale. Les guerres n’ont jamais eu d’autre raison, et le peuple le sait très bien.


            • velosolex velosolex 5 mars 11:16

              @ZenZoe
              L’art de la rhétorique et de la manipulation n’ont jamais déserté. Ils nous proposent des kits de conformisme. Hier il était impossible de remettre en cause la place du catholicisme Maintenant il est de plus en plus difficile de remette en cause la place de l’islam, et tout autant des OPA qu’eile réalise, sur les esprits, et sur la laïcité. Ses défenseurs mettent en avant la liberté individuelle de chacun, alors que le projet des islamistes est un embrigadement collectif. . 
              Les islamo gauchistes, acceptent de mettre leur sens critique de la religion en veille, oubliant que Marx hier disait que la religion est l’opium du peuple, sous le prétexte que les pratiquants sont pour la plupart des victimes des crimes coloniaux, et qu’il convient d’être indulgent à leur égard.
              En ce sens, c’est non seulement ridicule et raciste, dans le mépris bienveillant, mais affligeant d’analyse. Car l’islamisme est un totalitarisme, expliquant tout, et un projet politique incontestable. 
              C’est d’ailleurs le mode de pensée qui s’applique aux LBGT, qui s’apparente à une religion niant la nature des êtres, dont un projet culturel entend tout expliquer, et proposant des kits de lutte et d’affirmation. L’écriture inclusive remplace le voile. Les détracteurs deviennent des réactionnaires. L’histoire ne sert qu’à expliquer l’oppression et justifier la lutte. De toute façon on peut mentir, puisque c’est pour la bonne cause, se dira t’on, quand on se retrouve coincé


            • OMAR 5 mars 18:54

              Omar9
              .
              @ZenZoe :« Les guerres n’ont jamais eu d’autre raison, et le peuple le sait très bien ».


              .
              L’agression, oups pardon, la guerre contre l’Irak, par exemple, s’est justifiée par l’impossible cohabitation de la culture américaine avec celle irakienne ?
              .
              Réflexion faite, vous avez raison, si on considère que les USA sont des barbares.


            • ZenZoe ZenZoe 6 mars 11:21

              @OMAR
              Vous m’avez mal lue ou je me suis mal exprimée. Je reformule : les guerres ont toujours pour origine une violation de territoire.


            • moderatus moderatus 6 mars 11:28

              @ZenZoe
              Vous m’avez mal lue ou je me suis mal exprimée. Je reformule : les guerres ont toujours pour origine une violation de territoire.

              =========================================================

              Omar lit très bien, mais il ne comprend pas , il faut lui pardonner. Des fois il fait semblant de pas comprendre .


            • Trelawney Trelawney 5 mars 09:27

              L’auteur est un adepte inconditionnel de la « lutte des classes », que je mets entre guillemets, car ce n’est qu’un concept politique qui n’a pas de fondement social ailleurs que dans le syndicalisme.

              On ne bâtit pas une constitution avec ce concept !

              Puis deux singularité viennent télescoper ce concept et interroger ses adhérents sur le comportement qu’il faut adopter face à ces paradoxes que sont  : islam politique et race.

              Pour ce qui est des races « d’apparences » (noir, blanc, jaune etc.), les scientifiques ont tranché : c’est une invention (délire) politique du temps des colonies pour assoir la position dominante de l’homme blanc sur le reste du monde. Il n’y a pas plus de différences entre un noir et un blanc qu’entre un roux et un blond. Mais alors comment ces adeptes de la religion "lutte des classes" peuvent faire pour admettre un fait scientifique et se couper en même temps d’un bon nombre de personnes ostracisés par le passé colonial de nos pays ? Continuer le combat racial et admettre que finalement noir et une race. Donc l’auteur, pour pouvoir justifier sa théorie douteuse, admet ouvertement qu’il existe des différences raciales entre noir et blanc.

              Pour ce qui est de l’islam politique (c’est beaucoup plus parlant que l’islam radical) qui va au mieux d’un noyautage des associations (sportives, ou philanthropes, politiques) au pire aux des attentats terroristes, c’est une réalité. Et son but est d’adapter le système politique du pays à leur religion et de façon non démocratique voir totalitaire (car leur religion est insoluble dans tout système démocratique). Comment la justification de l’idée de « lutte des classes » peut s’associer avec le projet politique de ces derniers, autrement que par « l’association intellectuelle » de l’oppression de certains peuples comme les palestiniens ou la responsabilité historique de ses opposants (colonies) ? Comme il est certain que les islamistes ne vont pas trouver échos après des défenseurs des sociétés occidentales, le noyautage des partis adepte de la lutte des classes leur est pour eux plus simple.

              Voilà comment le terme « islamo-gauchiste » existe : des adeptes de l’idéologique marquée à gauche « lutte des classes » prêt à tout pour exister et qui font fi de leur principe de laïcité ardemment défendu autrefois, pour s’associe avec une faction politique qui marche sur la tête des droits de l’homme et de la démocratie. On comprend mieux pourquoi tant de gesticulations sémantiques essaient de nous faire croire sans espoir qu’islamo-gauchisme est un fantasme. L’association de la carpe et du lapin ne donne jamais de bonnes choses !


              • Jelena Jelena 5 mars 10:00

                Un raciste désigne quelqu’un qui n’aime pas « une race » (je mets des guillemets car il parait que cela n’existe plus...), tandis qu’un islamophobe désigne quelqu’un qui n’aime pas les muslims. Je ne vois pas ou il y a lieu de taper 500 lignes pour expliquer ces définitions... Par contre, si il y a un mot dont il faudrait revoir la définition c’est antisémite, car tous les sémites ne sont pas des juifs, loin de là. Mais bien évidement c’est quelque chose dont ne parlera pas « france culture ».


                • velosolex velosolex 5 mars 10:57

                  @Jelena

                  Je sais plus qui a dit qu’Hitler avait déshonoré l’antisémitisme.

                  Arrive un moment après l’accident où l’on ne peut plus nommer, comme de se balader avec une cigarette au bec dans une entrepôt bourré de vapeurs d’essence

                  Vous êtes injuste avec France culture. Ils parlent de beaucoup de choses, et pas au niveau deuxième sous sol, mais bien peu des gens les écoutent


                • Jelena Jelena 5 mars 12:00

                  @velosolex : Si j’en crois votre commentaire, vous êtes un auditeur régulier de « france culture »... Mais vu que vous avez pour coutume de faire un procès à Hitler tout en soutenant les banderistes ukrainiens, j’en déduis que les émissions culturelles de cette radio ne vous apprennent pas grand chose.


                • velosolex velosolex 5 mars 12:29

                  @Jelena
                  Merci de votre attention. A vrai dire pour ce qui est de l’Ukraine, mes réflexions sont en lien avec la dynamique de la propagande affligeante diffusée sur ce site, par la camarade Néant, la bien nommée, et quelques autres influenceurs simplificateurs pour les nuls., et qui ferait rougir Joseph Staline de honte. Je ne parle pas du négationnisme sur les massacres de Bachar .
                  Face à la bêtise, à la propagande, , je n’ai que mon agacement, et mon humour. Ce qui m’amène d’ailleurs à être interdit de critique le dernier en date, le dénommé Ziegler, pour des propos bien anodins, dans cet article 
                  Le temps du bas les masques viendra-t-il ? 
                  En tous cas le temps des baillons sur la bouche est arrivé.....

                  Il faut un certain talent et un bon sens des couleurs pour faire un bon tableau. Et ne pas croire qu’on va séduire tous les gens en faisant des poulbots. 
                  Pour france cu...Oui cette radio me semble représenter une différence avec les autres. Déjà pas mal d’émissions sur la littérature et la philo. Ce qui me parait supérieur aux émissions soi disant comiques, aves rires enregistrés.


                • velosolex velosolex 5 mars 12:41

                  @velosolex
                  Je vois d’ailleurs que mes propos ont été enlevé. Pour quelle raison ? Ils n’attaquaient même pas l’article faisant juste de l’humour sur olivier Veran qui se faisait vacciner, photo mise en exergue. 

                  Cela donnait ceci :
                  " On admirera la posture. Les esthètes seront sensibles à la beauté du geste, rappelant la peinture pompier du dix neuvième siècle. Il manque juste des angelots et des casques de pompier. Les amateurs penseront à un tableau de David sur le covid, tant les effets de drapés, la chemise ouverte, rappelle cette fameuse scène ou l’on voit Charlotte Corday, une seringue à la main brandie s’approcher de Marat dans sa baignoire sabot pour le vacciner. 
                  Voilà donc ce que certains nomment une grave atteinte à la charte, dans cet espace où il faut mettre les patins pour se déplacer, entre des petits commissaires du peuple à qui ont peut déplaire, pour des motifs suggestifs, liés à leur humeur du jour. 


                • QAmonBra QAmonBra 5 mars 12:55

                  @Jelena

                  (. . .) « car tous les sémites ne sont pas des juifs, loin de là. » (. . .)

                  Exact, plus de 90 % d’entre eux sont arabes, dont 80 % environ de ces derniers sont musulmans.
                  Mais vous savez bien que les $ionnards pur casher ont déposé des droits sur cette forme de racisme nommé antisémitisme et cela pour 2 motifs :

                  C’est donc grâce à cet angle de vue quasi divin, qu’à leurs yeux très humains, un islamophobe ne peut être considéré comme un antisémite, sous entendu c’est moins grave que lorsqu’il présente, suprême horreur, des signes de judéophobie !

                  Bon je dis cela, mais c’est comme si j’avais rien dis. . .


                • rogal 5 mars 11:38

                  « Phobie » veut dire peur et non pas haine.
                  Qui emploie « islamophobie » pour désigner la détestation de l’islam (ou des musulmans) défonce le jardin des racines grecques et favorise les malentendus.


                  • QAmonBra QAmonBra 5 mars 13:15

                    @rogal

                    (. . .)« défonce le jardin des racines grecques et favorise les malentendus. »(. . .)

                    Joliment dit et je suis d’accord, mais vous savez bien que la peur, elle même souvent engeance d’une ignorance subie ou voulue, peut générer à son tour la haine de l’objet de ladite peur ! . . .


                  • rogal 5 mars 13:59

                    @QAmonBra
                    Certes, mais identifier la cause (la peur) et l’effet (la haine) relève de la confusion conceptuelle.


                  • L'apostilleur L’apostilleur 5 mars 14:10

                    @rogal
                    « ...« Phobie » veut dire peur et non pas haine... »

                    Voulez-vous dire qu’un islamophobe aurait « peur » de l’islam ?

                    Le suffixe « phobe » s’utilise aussi pour caracteriser une aversion, un produit hydrophobe repousse l’eau .


                  • OMAR 5 mars 18:59

                    Omar9
                    .
                    @L’apostilleur
                    .
                    Comment appelle-t-on quelqu’un qui frelate la réalité et éludé la vérité ?
                    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nomination-pour-l-europe-d-un-231321#forum6003361


                  • rogal 6 mars 01:24

                    @L’apostilleur
                    Si les racines étaient bien employées, ’’islamophobie’’ serait réservé, en effet, à la peur de l’islam.
                    Alceste, je ne me lasserai pas de le répéter, n’est pas donné par Molière comme anthropophobe, mais comme misanthrope (anthropomise, n’hésiterai-je pas à dire). Et la misogynie n’est pas la même chose que la gynophobie, même si l’on peut trouver des liens entre les deux.
                    Les chimistes emploient effectivement ’’hydrophobe’’ comme vous le signalez. J’en conclue qu’ils sont hellènomises. S’ils étaient hellènophiles, ils parleraient plutôt d’hydromisie.


                  • popov 8 mars 06:27

                    @OMAR

                    Comment appelle-t-on quelqu’un qui accuse moderatus de mettre des images pornographiques en lien et qui se défile quand on lui demande des preuves de son accusation ?


                  • Jonas Jonas 5 mars 12:42

                    « Contrairement à ce que dit Mme Heinich, le mot « islamophobie » désigne très souvent l’hostilité à l’égard des musulmans et des musulmanes, et pas seulement la haine de l’islam. »

                    Islamophobie, c’est la phobie de l’Islam.
                    La phobie veut dire avoir une peur déraisonnée, irrationnelle de quelque chose. Associé au mot Islam, cela voudrait alors dire avoir peur de l’Islam sans raison.
                    On peut très bien avoir peur de l’Islam de manière tout à fait rationnelle, surtout lorsque l’on écoute les imams et les prédicateurs dans les plus grandes mosquées de France endoctriner des centaines de milliers de musulmans au fondamentalisme islamique misogyne, antichrétien et antisémite, rejetant l’identité et la culture de la civilisation européenne.


                    • Decouz 5 mars 14:02

                      @Jonas
                      Tout ce qui est excessif est insignifiant.


                    • Decouz 5 mars 14:12

                      @Decouz
                      On dirait que des études sérieuses ont été faites sur les sermons des « grandes mosquées », mais non ceci relève de la propagande.
                      L’imam untel a dit des choses pas admissibles dans une « grande mosquée » oui, mais quelle est la proportion dans les « grandes mosquées » ?
                      Et ce n’est pas dans les « grandes mosquées » qu’il y a danger de radicalisation, car ces mosquées sont souvent tenues par des notables. Le danger viendrait ici de l’influence des pays étrangers, comme il est connu que la Grande Mosquée de Paris est en rapport historique avec l’Algérie, mais comme vous avez l’air de savoir ce qui s’y dit, vous allez nous citer des phrases du sermon du vendredi qui sont suspectes sur le plan de la brillante civilisation européenne ?
                      Non le danger viendrait plutôt de petites mosquées non répertoriées (« Grande Mosquée » ça n’a pas de signification religieuse en islam, du moins ça n’a rien à voir avec le siège d’un épiscopat et n’importe quel groupe peut avoir sa mosquée)


                    • L'apostilleur L’apostilleur 5 mars 14:18

                      @Decouz

                      Ou révélateur.
                      Les dictatures naissent des excès de minorités qui abusent des communautés de moutons apathiques. 


                    • Decouz 5 mars 14:24

                      @L’apostilleur
                      oui je m’étais corrigé intérieurement après avoir écrit, l’insignifiance peut aussi être dictatoriale.
                      Je parlais plutôt du discours en général, soit il oscille entre deux pôles extrêmes et la vérité se trouve invisible souvent au milieu, soit il cherche la précision maximale, mais il y a d’autres risques : une analyse trop pointilleuse qui oublie la totalité ou bien l’oubli du caractère constamment changeant des phénomènes.


                    • Jonas Jonas 5 mars 23:44

                      @Decouz « Et ce n’est pas dans les « grandes mosquées » qu’il y a danger de radicalisation, car ces mosquées sont souvent tenues par des notables. »

                      Les grandes mosquées sont tenues par des organisations politiques de l’islam radical émanant pour la plupart de pays étrangers (Algérie, Tunisie, Maroc, Qatar, Arabie Saoudite, Turquie,...)
                      La Grande Mosquée de Paris que vous citez, est une porte d’entrée à la diffusion de l’Islam radical des Frères Musulmans en France, une organisation politique misogyne, antichrétienne et antisémite appelant au rejet de l’identité française et de ses valeurs.
                      Ici, le recteur de la Grande Mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz en réunion de travail avec une commission des Frères Musulmans, dont leur chef, le prédicateur antisémite Amar Lasfar.

                      Également, sur la photo, l’ancien président des Frères Musulmans en France, Lahj Thami Breze, qui ne cachait pas il y a quelques années son admiration pour le prédicateur Youssef Al Qardaoui, le mentor des Frères Musulmans qui appelle publiquement sur les chaînes de télévision arabes devant des millions de téléspectateurs, les musulmans à punir les juifs comme l’avait fait Hitler, et qu’il irait lui-même les exterminer s’il le pouvait.



                    • Jonas Jonas 6 mars 12:06

                      @Decouz « Non le danger viendrait plutôt de petites mosquées non répertoriées (« Grande Mosquée » ça n’a pas de signification religieuse en islam, »

                      Je parle ici de grandes Mosquées financées pour la plupart à coups de millions d’euros avec l’aide des élus politiques, qui diffusent des messages de haine contre la France et la civilisation européenne.

                      Avec par exemple Béchir Ben Hassen, le prédicateur invité à précher dans les plus grandes Mosquées de France (Bussy-Saint-Georges, Le Pontet, Stains, Villetaneuse, Le Bourget, Romainville, Montreuil, Argenteuil, Puteaux, Boulogne-Billancourt, Massy, Villejuif, Longjumeau, Sartrouville, Pontoise, Sainte-Geneviève-des-Bois) appelle les Musulmans à égorger tous ceux qui caricaturent le Prophète Mohamed.


                    • pipiou2 5 mars 13:31

                      La masturbation intellectuelle est un système de domination structurelle socialement construit par la division des groupes constitués sous-jacents.


                      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 mars 14:02

                        @pipiou2

                        alors, surtout, change pas de main : ça vient !


                      • HELIOS HELIOS 5 mars 14:24

                        @Séraphin Lampion

                        ... et pourtant, il a raison. 
                        Apres avoir lu tous les commentaires ci-dessus, je confirme, c’est pour la majorité d’entre eux, de la masturbation intellectuelle.

                        Quand au fond ? ...bien, voyez vous, lorsqu’il y a confrontation, il y a toujours un gagnant et un perdant. Ceux qui ne defendent pas leur camp sont des traitres, il n’y a pas d’alternative, ni philosophique ni technique... pas plus qu’il y a de modérés ou d’indifferents. La guerre doit etre totale c’est toujours l’un ou l’autre.

                        Devez dans quel camps je suis et si je suis un traitre ?


                      • OMAR 5 mars 19:12

                        Omar9
                        .
                        @HELIOS
                        .
                        Tu n’es pas un traitre, juste un va-t-en guerre.
                        Un extrémiste, quoi !!!.
                        .
                        Par contre, respecte-toi et respecte les lecteurs en te relisant.
                        .
                        Ou va reprendre tes cours d’orthographe...


                      • L'apostilleur L’apostilleur 5 mars 14:24

                        @l’auteur 

                        « J’ai le droit d’être islamophobe, car il est permis de critiquer toute religion. » 


                        Oui, mais attention à ne pas déborder


                        https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/en-france-l-islamophobie-est-229958


                        • MagicBuster 5 mars 14:40

                          La majorité silencieuse souhaite la discrétion des religions.

                          Ne nous fatiguez pas avec vos conneries au quotidien.

                          (Il n’y a rien de bon pour une minorité à aller de force contre la majorité).

                          Bonne journée.


                          • L'apostilleur L’apostilleur 5 mars 14:58

                            @ l’auteur

                            « ...l’islamophobie une forme de racisme.. »

                            Pas du tout.

                            Cette hypothèse supposerait que tous les musulmans appartiennent à la même race.

                            Les promoteurs de cette formule voudraient imiter les juifs d’après guerre qui ont obtenu ce statut dont souhaiteraient bénéficier les arabo-musulmans. (*)

                            L’antisémitisme (interdit), ne distingue plus le croyant du non croyant. Certains députés ont même tenté d’inclure l’antisionisme comme une forme élargie de l’antisémitisme. 

                            https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-actes-antisemites-en-france-74-212987


                            (*) la manifestation contre l’islamophobie organisée par le CFCM avait dans ses rangs le porteur d’une étoile jaune ; un message clair. La victimisation est l’outil grossier des revendications communautaires


                            • OMAR 5 mars 19:07

                              Omar9

                              .

                              Bonsoir @Jordi Grau :« Mme Heinich, .... est, sinon de mauvaise foi, du moins aveuglée par son idéologie droitière ».

                              .

                              Bof, elle ne fait que se plier aux orientations du Crif et de son boss Micron, qui veulent faire passer toute critique du sionisme, un mouvement purement national et actuellement, violent et raciste, pour un acte antisémite, .

                              .

                              Bref, tout ce qui peut culpabiliser et mépriser l’Islam et les musulmans est bon à propager, surtout si cela terrorise les français.


                              • L'apostilleur L’apostilleur 5 mars 22:00

                                @l’auteur 

                                Refusez le droit à l’islamophobie au motif du sens dévié que vous citez "... « processus social complexe de racialisation/altérisation appuyée sur le signe de l’appartenance (réelle ou supposée) à la religion musulmane »,

                                relève de la perversité intellectuelle.

                                Culpabiliser pour motif raciste un individu qui, dans son pays laïque refuse des pratiques issues de religion contraires à sa culture dominante, relève de la violence morale.

                                Faire condamner une opinion pour un motif dévoyé a déjà été expérimenté par ceux qui voulaient interdire l’antisionisme au motif qu’ils l’assimilaient à l’antisémitisme. 

                                Ces sophismes dangereux pourraient conduire à des privatisations de liberté. 


                                • zygzornifle zygzornifle 6 mars 08:02

                                  Je me réserve le droit de dire et de penser ce que je veut, d’aimer ou de détester c’est cela la liberté, tant que l’on n’agresse personne physiquement, ne pas se plier face a cette bande de dangereux cornichons sortis tout droit de leur bocaux, ces sois disant moralisateur qui nous enmerdent, ces casses couilles veulent un pays édulcoré ou tout le monde marchera comme ils le désirent distribuant bon points et punitions, c’est le début de la dictature de la pensée unique si chère a certains de nos politiques surtout quand ils sont au pouvoir ....


                                  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 mars 10:04

                                    A ce lien, vous aurez les avis de De Gaulle, de l’Apocalypse, des apôtres, de La Marseillaise.

                                    Tous ceux-là ont-ils des déjections racistes ? Si c’est le cas, alors le racisme n’est pas une tare mais au contraire un jugement bienfaiteur pour la France.

                                    Peut-on être pleinement Français et musulman ?

                                    https://www.agoravox.fr/commentaire5671966


                                    • quijote 6 mars 12:09

                                      J’étais dans le camps du Mal. Après avoir passé la majeure partie de ma vie dans la camp du Bien. Il faut le dire parce que ça donne une perspective intéressante : je suis capable de changer d’avis.

                                      J’étais devenu un salaud, une ordure, un fasciste, un raciste, un nazi. Pourquoi ? Eh bien à cause de ce que j’appellerais, aujourd’hui que j’ai rejoint de nouveau mon camp d’origine ( celui des représentants du Bien sur terre ), une vision faussée de certaines réalités. En effet, pendant le temps où je me suis perdu, le temps où j’étais dans les ténèbres, figurez-vous que j’ai cru que le mélange des races ( ouais, celles qui en fait n’existent pas, j’y reviendrai si j’y repense ) était objectivement néfaste et idéologiquement imposé aux peuples européens par des élites essentiellement vendues, consciemment ou non, à ladite idéologie... Sur quelles bases ? Les mauvaises influences toujours promptes à pointer du doigt une succession de « faits divers » allant du dégueulasse à l’immonde que j’avais alors tendance à prendre, non pas comme ce qu’ils étaient ( de simples faits divers finalement très rares qui ne pouvaient être mis dans la balance face à l’enrichissement formidable qu’apportaient à l’Europe nos amis venus d’Afrique ) mais comme une entreprise de destruction de notre civilisation venue de très très haut et mise en place grâce à une armée d’idiots utiles manipulés jusqu’à plus soif grâce au concept ô combien subjectif de « Bien ». Alors que le Bien est absolu : c’est Nous. Quel con j’étais... Quel salaud... Quel fumier... Quel nazi...

                                      Heureusement, aujourd’hui je me sens mieux. En fait je suis devenu.e.s militant.e.s LGBTQ+XYZ intersectionnaliste anti-raciste. Je suis devenu.e.s une femme transgenre lesbienne noire anti-raciste musulmane handicapée obèse. Et tatouée. Et à cheveux bleus. Et fière. Normalement d’ici 6 mois, je suis ministre d’état dans le gouvernement Macron.

                                      Dorénavant, je milite pour le poly-amour et les familles comme celles-là :

                                      https://www.youtube.com/watch?v=Q5xewyvs60U

                                      D’autre part, J’ai enfin compris que le racisme d’état et l’islamophobie sont des faits établis qui ne souffrent aucune remise en cause à quelque niveau que ce soit ( merci à l’auteur de l’article, qui, en dépit de certaines nuances malvenues, me paraît être quelqu’un de Bien ) : nos amis Africains, qui en sont tous peu ou prou victimes dès qu’ils posent le pied en europe, ne sauraient donc être tenus pour coupables dans les faits divers cités plus haut. Ils ne font que se défendre, d’une façon un peu maladroite parfois ( vous voyez comme j’ai un point de vue équilibré ) contre l’hostilité diffuse et intolérable de la race blanche à leur égard. Hein ? Oui, oui, les races n’existent pas mais le racisme des blancs à l’égard des Noirs et des Arabes, si. C’est pourquoi, quand je serai ministre ( d’ici-là, j’ai demandé une bourse à l’Open Society de Soros afin de pouvoir vivre en tant que fonctionnaire du Bien ), je mettrai en place un programme qui permettra aux salauds d’apprendre à devenir « moins blancs » :

                                      https://www.youtube.com/watch?v=55B3eLvH-LY

                                      En attendant, ça va de soi, que la réalité du métissage s’impose d’elle-même, notamment grâce à ces grands militants de la Cause que sont les publicitaires :

                                      https://www.youtube.com/watch?v=S-VPy_TsgA4

                                      Autrement, mes amis Américains et moi, on travaille maintenant sur la mise au pas dans les universités et grandes écoles des professeurs des sciences dites « dures ». On va faire ce qu’on a fait pour les « molles » ( socio, psycho et autres ) qu’on a dans la poche depuis des dizaines d’année. Il est donc temps, maintenant, de mettre au pas ces bastions de la suprémacie blanche nazie que sont les mathématiques, la physique, la biologie, etc. Voilà à peu près ce que ça donne :

                                      https://www.theatlantic.com/education/archive/2017/04/racist-math-education/524199/

                                      Sur la base du « Culpabilisez, culpabilisez à tout va, ils finiront par avoir peur et alors, ils se soumettront », on devrait réussir.

                                      Bon, tout ça est bel et bon mais j’ai maintenant des idées encore plus révolutionnaires. Avez-vous remarqué que en finale du 100 mètres olympique, il n’y a que des enrichisseurs d’origine Africaine ? Qui a dit « Des Noirs » ? On t’a dit que les races n’existent pas et que nous sommes tous égaux ! Hein ? « Si les races n’existent pas, pourquoi y a que des Noirs en finale des jeux olympiques ? »

                                      Oh putain ! Notez son nom, à çui-là ( Nota Bene : des camps de rééducation seront évidemment nécessaires le moment venu ). Alors, écoute bien, enculé de fasciste, parce que c’est la dernière fois que je le dis : il y a des différences, mais elles sont NEGLIGEABLES ! DONC les races n’existent pas. Et celui qui me sort que « négligeable », c’est pas un vocabulaire très scientifique sera dorénavant considéré comme un suprémaciste blanc.

                                      Qu’est-ce que je disais ? Ah oui... Alors dans le cadre de notre programme « les races n’existent pas, c’est pour ça qu’il faut les faire disparaître », dès que je serai ministre, nous proposerons un projet de loi visant à promouvoir le métissage. Car, comme disait l’agent double Sarkozy, ce dernier « n’est pas négociable ». Alors ? Alors les couples mixtes seront prioritaires dans l’obtention des appartements de la ville de Paris disponibles. Et pour ce qui concerne le secteur privé, les couples mixtes obtiendront des crédits plus bas que les bl... Que les fascistes.

                                      Voilà, là je crois qu’on tient un programme qui nous met sur la bonne voie. Celle du Bien. Après, c’est bien le diable si on arrive pas à légaliser la pédo... Euh, l’amour pour les enfants ! Car tout le monde a DROIT au bonheur. C’est ça, le Bien absolu !

                                      Vive Nous, les représentants du Bien sur terre !


                                      • quijote 6 mars 14:03

                                        Ah merde, j’ai oublié ça... En vertu de l’idéologie du Bien qui prône gentiment la diversité gentille partout et en tout, il nous faut dès maintenant imposer des quotas ( gentils ) en finale du 100 mètres olympique. C’est pourquoi, dorénavant, nous y imposerons un blanc, un Arabe, un obèse et un handicapé. Voilà. Y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui participent. On va se régaler...

                                        Et une fois que ce sera fait, on fera pareil pour les places de chercheurs en physique fondamentale. Un mong... euh... un syndrôme de Down, à la tête des équipes qui s’occupent de mettre au point les ordinateurs quantiques, ça me paraît être la moindre des choses. Au nom de l’égalité et du Bien.


                                      • titi 7 mars 23:06

                                        @quijote

                                        Je propose également que dorénavant, Cosette soit jouée par des artistes noirs, obèses et vieux.
                                        Car y’en a marre de tout ce sexisme, jeunisme, racisme dans l’œuvre de V.Hugo.


                                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 6 mars 14:50

                                        Ce long article pour éviter de dire l’essentiel, ce qui devrait être simplement déposé en introduction :

                                        Le mot « islamophobie » est le plus grave exemple de la tricherie langagière utilisée dans la France contemporaine pour ne pas traiter les réalités les plus graves, les plus destructrices.

                                        La langue française dit très clairement, très explicitement ce qui doit être dit.

                                        La judéophobie est la crainte et la haine des juifs, la christianophobie est la crainte et la haine des chrétiens, la musulmanophobie est la crainte et la haine des musulmans. Ces différentes haines doivent être fermement combattues.

                                        La judaïsmophobie est la crainte et la détestation du judaïsme, la christianismophobie est la crainte et la détestation du christianisme, l’islamophobie est la crainte et la détestation de l’islam. Ces différentes détestations doivent pouvoir être exprimées et débattues très librement.


                                        • Franchounet 6 mars 22:51

                                          Sur la forme, quitte à se répéter des milliers de fois, phobie = peur et non pas haine.

                                          C’est une première imposture.

                                          Sur le fond, et c’est là le plus grave, l’islamophobie est une véritable arnaque, un concept qui permet aux islamistes de faire croire à une victimisation des musulmans par les occidentaux et les français en particulier. C’est une vaste fumisterie.

                                          Ce problème dépasse largement le cadre de la laïcité. En France, si les religions ont été remises à leur place, c’est le déclin de la pratique religieuse qui a accéléré la disparition du duel religion/politique. Or, toute religion a de forts relents politiques.

                                          Les islamistes ont une attitude à contre-courant de cette évolution. Le tout mélangé à de l’antisémitisme (ce ne sont pas les seuls), au problème israélien/palestinien, et à la rancune anticoloniale magnifiquement exploitée. Ces islamistes veulent imposer leur religion qui est en fait un système politique, type de système disparu chez nous. Et, en plus, plus que religieux , c’est devenu un problème identitaire avec tous ses signes (voile, hallal (hé oui !), burkini, tenues islamistes,...)

                                          Défendre nos valeurs ne relève pas du racismes antimusulman : leurs valeurs ne conviennent pas à beaucoup d’entre nous (apostasie, infériorité des droits de la femme, les interdits, les sanctions, statut du mécréant,...). Et ceci avec une indéniable porosité entre l’islam et l’islamisme qui ont tous 2 un esprit de conquête ... comme toute religion. Et dire çà ce n’est pas de l’islamophobie, heu non, terme militant d’islamistes, mais une simple critique d’une religion. 


                                          • popov 7 mars 07:15

                                            Un tribunal français déclare que l’expression « enculé de ta race » n’est pas une insulte raciste.

                                            Maintenant, il faudra attendre pour voir si ce jugement tient aussi quand celui qui est accusé d’avoir utilisé l’expression n’est pas « racisé ».


                                            • Ben Schott Ben Schott 7 mars 07:23

                                              @popov
                                               
                                              D’autant plus étonnant que dans ce cas précis, on avait affaire à une insulte antisémite ! Y a du relâchement !
                                               
                                               


                                            • popov 7 mars 07:36

                                              @Ben Schott

                                              Une insulte (qui aurait pu être considérée) antisémite (en faisant un petit effort).


                                            • titi 7 mars 23:01

                                              @l’auteur

                                              L’islamophobie (la peur de l’Islam, et pas la haine comme le rappelle un autre intervenant) et un fait de notre société. Il est donc normal que des sociologues du CNRS en fassent un sujet de recherche.

                                              La question est de savoir combien de thèses s’y rapportent comparativement aux thèses sur la radicalisation islamiste.

                                              Car pour mémoire la radicalisations islamiste a tué des centaines de Français ces dernières années, alors que l’islamophobie pas du tout.

                                              Si les « chercheurs » ne s’attèlent pas à cette question, alors il y a bien un problème de neutralité.

                                              Comme jadis lorsqu’il s’agissait d’étudier l’œuvre du grand Staline, ou celle de Pol Pot.


                                              • Pierre Régnier Pierre Régnier 8 mars 09:59

                                                Parmi les grotesques utilisations de tricheries langagières, par les gouvernants et la fausse Gauche favorables à l’islamisation de la France, il faut relever celle qui consiste à distinguer les musulmans des islamistes.

                                                Ils prétendent lutter contre ces islamistes, définis comme des musulmans violents, en les présentant comme des musulmans qui se radicalisent dans la mise en application de violences commandées par le Dieu des musulmans… dont ils affirment par ailleurs qu’elles n’existent pas.


                                                • Pierre Régnier Pierre Régnier 11 mars 18:52

                                                  Sur France5tv, une évolution et une déclaration intéressantes de Caroline Fourest :

                                                  « Quand ces étudiants disent que l’islamophobie tue, non, c’est l’accusation d’islamophobie qui tue dans ce pays »

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Jordi Grau

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