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Accueil du site > Tribune Libre > Réalité et utopie d’un tourisme plus responsable

Réalité et utopie d’un tourisme plus responsable

 

Les alertes sur l’environnement liées au tourisme de masse, ont fait émerger depuis quelques années un tourisme dit « alternatif », ce qui pousse les consommateurs à se poser de nombreuses questions.

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Le tourisme est un phénomène planétaire. A sa naissance, il ne concernait que les classes les plus aisées mais a gagné du terrain et s’est démocratisé dans pratiquement tous les pays du monde. Il est un des secteurs le plus puissant, représentant environ 8% du PIB en France.

Le tourisme est une activité décrite et étudiée par beaucoup de spécialistes, comme Jean-Pierre LAMIC, auteur et fondateurs de l’association des Voyageurs et Voyagistes éco-responsables qui le définit comme : « Etant l’ensemble des phénomènes de déplacement temporaire et volontaire lié au changement de milieu et de rythme de vie. Il devrait être associé à la prise de contact personnel avec le milieu visité : naturel, culturel et social, et répond à une très grande variété de motivations sociales, familiales ou tribales. »1

Son apparition a été créatrice d’un grand nombre d’emploi, parfois précaires et saisonniers. On compte environ 300 000 créations d’entreprises liées au tourisme et 2 millions d’emplois crées. La France est la destination la plus populaire dans le monde, elle compte 90 millions de visiteurs étrangers mais elle séduit en premier lieu les Français qui représentent 70% des voyageurs.

Aujourd’hui, le tourisme est identifié comme un facteur de détérioration des cultures, d’imposition d’un modèle néocolonial notamment dans les pays pauvres, de caricatures et de marchandisation des cultures. Le touriste est évoqué comme un « idiot du voyage » par Jean-Didier Urbain, sociologue français.2

Lors de la COP 26, la Déclaration de Glasgow a permis de définir les engagements pour l’ensemble des pays concernés avec notamment des engagements en faveur de la mesure, de la décarbonation, de la régénération et du déblocage de financement.

Traduit par de bonnes intentions et l’envie d’une action climatique efficace, le temps du changement et l’apparition d’un nouveau mode de tourisme pose une question majeure :

Le tourisme durable : réalité ou utopie pour les consommateurs ?

 

L’utopie d’un tourisme durable

Le tourisme durable représente aujourd’hui moins de 10 000 voyageurs par an en France, pour 10 millions de touristes qui partent à l’étranger. Cela prouve la petite proportion du tourisme durable parmi le tourisme international. Il existe une disproportion entre le poids économique et social de ces nouvelles manières de voyager et la quantité d’informations données. Des idées reçues peuvent être un frein pour certaines populations, de plus les organisations qui proposent ce genre de voyages ne prennent pas en compte les aspects environnementaux et économiques. On observe un manque d’informations, un déficit de communication et une difficulté pour les voyageurs à identifier les opérateurs de ce secteur. Beaucoup de touristes, soucieux de leur impact s’organisent seuls et oublient parfois leurs émanations de CO2 liées au tourisme individuel et donc au transport. Ils contribuent donc au gaz à effet de serre tout en préservant leur bonne conscience, car voyager de manière individuelle dans des zones protégées n’est pas un gage de bonne conduite.

Au-delà de ces problématiques, les enjeux autour d’un tourisme plus responsable vont poser d’importants problèmes liés à la géopolitique avec la dépendance des pays en voie de développement vis-à-vis des pays développés, mais aussi des effets sociologiques avec des rencontres entre touristes et locaux qui sont beaucoup trop brèves, des inégalités de culture et de niveau de vie trop flagrantes. Il existe un rapport contradictoire entre le tourisme et l’environnement, le tourisme est défini comme à la fois comme un facteur de dégradation de l’environnement mais aussi comme une source de préservation de celui-ci.

Au travers de tous ces arguments, nous comprenons qu’un changement des mentalités est difficile à envisager car la consommation occupe une place importante dans la vie des individus comme nous l’explique Bernard DUBOIS, professeur en marketing à HEC : « Depuis les années 1970, on parle même d’une Société de consommation avec des effets néfastes pour l’individu et l’environnement »3

Cependant, un tourisme plus durable est tout de même envisageable à l’avenir.

 

Le tourisme durable : une réalité pour l’avenir

Afin de lutter contre les impacts négatifs sur l’environnement et sur les cultures locales, un tourisme durable a émergé depuis quelques années. Il a toujours été présent mais ne s’est développé que depuis quelques années à la suite d’une prise de conscience des gouvernements et des populations. Le tourisme durable est en opposition au tourisme de masse et a pour objectif de lutter contre les effets négatifs de celui-ci. Il est influencé par de nombreux paramètres tels que : la répartition du temps libre des ménages, les vacances scolaires, le climat, les fluctuations de l’économie et du pouvoir d’achat des populations, les effets de modes ainsi que les cataclysmes naturels et géopolitiques.

Alors, on commence par quel paramètre pour devenir un voyageur plus durable ? Tout d’abord, le tourisme dit durable vise à « exploiter de façon optimum les ressources de l’environnement qui constituent un élément clé de la mise en valeur touristique, en préservant les processus écologiques essentiels et en aidant à sauvegarder les ressources naturelles et la biodiversité », l’explique Jean-Pierre LAMIC1. Pour cela, un grand nombre de tourisme s’est développé. Prenons l’exemple de l’écotourisme qui est la forme la plus ancienne de tourisme responsable. Il est basé sur des visites effectuées dans des territoires protégés dans le respect de l’authenticité culturelle et des communautés d’accueil. Il existe un nombre incalculable de tourisme différent qui permettent de lutter contre les impacts négatifs sur la planète : le tourisme écoresponsable, solidaire et équitable.

Certains labels, Chartes et Codes ont été créer afin de promouvoir un tourisme différent comme par exemple, le Code mondial d’éthique du tourisme. Il permet d’aider à réduire à un minimum les répercussions négatives tout en étendant au maximum les avantages sur l’environnement et les communautés locales. Pour voyager il faut donc s’intéresser à l’ensemble de ces paramètres et ainsi gérer au mieux ses répercussions. La Charte éthique du voyageur4 propose un guide à suivre afin de partir en voyage de manière plus durable. Avant de partir à l’aventure sans réflexions sur ses intérêts personnels et l’impact que notre voyage aura il faut en premier lieu préparer son voyage. S’intéresser à la destination en s’informant sur les habitants et leur mode de vie ou encore se renseigner sur la réalité de ses impacts est primordial. Pendant le voyage, il faut respecter la nature mais aussi les Hommes et leur culture et puis au retour de son voyage il faut partager et témoigner des richesses de notre planète et l’importance d’en prendre soin. Le respect des locaux et de leur culture est au cœur du tourisme durable comme nous l’explique l’association Traverses « Non seulement les populations doivent être consultées sur l’implantation d’activités touristiques, mais elles doivent y participer et devenir de véritables acteurs d’un développement local durable ». 

 Le tourisme est une activité complexe faisant appel à de nombreux domaines économiques, politiques, sociaux et environnementaux. Alors proposer des changements entrainera des enjeux colossaux mais pas insurmontables.

Les mentalités ont commencé à changer depuis quelques années et cela à fait émerger de bonnes idées et des solutions comme ces différents modes de tourisme mais beaucoup d’enjeux sont encore à développer pour réduire au maximum nos impacts et préserver notre planète.

« Seule l’empreinte de nos pas doit rester derrière nous, laissons le meilleur des souvenirs à nos hôtes »5 

 

Bibliographie

LAMIC, Jean-Pierre. Tourisme durable : De l’utopie à la réalité, Kalo Taxidi, 2019

Jean-Christophe GAY, « TOURISME », Encyclopædia Universalis [en ligne]. http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/tourisme/

Anne DOQUET, « TOURISME (anthropologie) », Encyclopædia Universalis [en ligne]. http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/tourisme-anthropologie/

Bernard DUBOIS, Marc VANHUELE, « CONSOMMATION - Comportement du consommateur », Encyclopædia Universalis [en ligne]. http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/consommation-comportement-du-consommateur/

DEHAIS, Béatrice. Voyager autrement, Alternatives économiques [en ligne], 1 juillet 2001. https://www.alternatives-economiques.fr/voyager-autrement/00023967

FLOUR, Tiffany. Tourisme durable, responsable, équitable : de quoi parle-t-on ?, TOM Travel [en ligne], 19 juillet 2021. https://www.tom.travel/2021/07/19/tourisme-durable-responsable-equitable-de-quoi-parle-t-on/

OMT. COP 26 Déclaration de Glasglow [en ligne], 4 novembre 2021. https://www.unwto.org/fr/news/cop26-la-declaration-de-glasgow-sur-l-action-climatique-rassemble-les-acteurs-du-tourisme

BAUDU, Lysianne.J. Tourisme : se réinventer pour renaître, La Tribune France [en ligne], 20 novembre 2021. https://www.latribune.fr/t-la-revue/n-5-voyages-l-ailleurs-n-est-pas-si-loin/tourisme-se-reinventer-pour-renaitre-896736.html# : :text=Selon%20les%20experts%2C%20le%20tourisme,tous%20et%20de%20la%20plan%C3%A8te.

GARCIN, Thierry et GIRAULT Christian. Tourisme : le poids et les aléas du tourisme dans les relations internationales, Radio France 11 octobre 2016. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-internationaux/tourisme-le-poids-et-les-aleas-du-tourisme-dans-les-relations-internationales-6191904

 

1 LAMIC, Jean-Pierre. Tourisme durable : De l’utopie à la réalité.

2 Jean-Didier URBAIN, anthropologue et sociologue. Il est professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est notamment l'auteur, aux Editions Payot, de L'Idiot du voyage : histoires de touristes.

3 Bernard DUBOIS, Marc VANHUELE, « CONSOMMATION - Comportement du consommateur », Encyclopædia Universalis [en ligne].

4 La Charte éthique du voyageur : https://www.tourisme-responsable.org/voyager-responsable/charte-ethique-voyageur/

5 Première Charte éthique du voyageur, 1996.

 

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37 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juin 18:23

    Il ne faut pas confondre « tourisme » et « produit touristique »

    le premier est une activité culturelle dont la qualité dépend de celui qui la pratique, le second est un assemblage de prestations (transport, hôtellerie, activités/animation) vendu sous la forme d’un forfait dont les composantes sont indissociables

    qu’’elle soit « de masse » ou pas, l’industrie touristique répond aux mêmes critères que les autres secteurs économiques : si le principal moteur est le profit et non pas la satisfaction des besoins, cette industrie est aussi destruuctrice des ressources naturelles que les autres industries


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juin 18:25

      @Séraphin Lampion

      comme dans l’agro-alimentaire, les producteurs (TO) qui affichent un label « éco-responsable » ne font que du greenwashing.


    • Albert123 15 juin 18:28

      « Lors de la COP 26 »



      • armand 15 juin 18:38

        Je ne sais pas si vous avez raison de faire cela.


        • armand 15 juin 18:55

          surtout que :

          350 gPour 1 pate d’environ200 gDe farine T55 (1 cup 1/2)100 gDe beurre½Cuilleree (a cafe de sel fin)50 mLD’eau environ
          Directions
          1. Mettre 200 g farine, le sel et 100 g de beurre coupé en petits morceaux dans un saladier
          2. Effriter le tout à la main
          3. Ajouter l’eau progressivement (environ 50 ml) en mélangeant jusqu’à former une boule souple sans être molle, en arrêtant dès que la pâte se met en boule et ne colle plus !
          4. Plier la pâte en 4 en l’écrasant sur le plan de travail légèremen .

          • armand 15 juin 18:56

            @armand

            350 gPour 1 pate d’environ200 gDe farine T55 (1 cup 1/2)100 gDe beurre½Cuilleree (a cafe de sel fin)50 mLD’eau environ

          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juin 19:01

            @armand

            le secret, c’est de laisser reposer le temps qu’il faut


          • chantecler chantecler 15 juin 19:03

            @Séraphin Lampion
            Laisser l’effet s’ faire ?


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juin 22:32

            @chantecler

            et le désir s’accroit quand l’effet se recule


          • PascalDemoriane 15 juin 21:50

            Article que j’attendais publié comme exemple d’une pipoterie intégrale. Jugez plutôt de cette farce rhétorique :
            Le tourisme responsable serait :

            « exploiter de façon optimum les ressources de l’environnement qui constituent un élément clé de la mise en valeur touristique, en préservant les processus écologiques essentiels et en aidant à sauvegarder les ressources naturelles et la biodiversité »

            Waouh ! çà veut rien dire et çà permet « d’exploiter » (je cite) tous et n’importe quoi en se donnant bonne conscience, car :

            La vérité c’est que ce tourisme dit « responsable » n’est que ce qu’il est à l’origine du concept : une aventure aristocratique individuelle bourgeoise du colonialiste élitaire qui s’aventure chez les sauvages pour échapper à la masse prolétaire en quête de congés payés pour opérer de minables migrations estivales que le même bourgeois lui vend !

            Quelqu’un disait : le tourisme (de masse) c’est des gens qui seraient mieux chez eux que dans des pays qui iraient mieux sans eux ! Autrement dit une pollution humaine ! Mais çà peut être aussi une définition de l’immigration (de masse).


            • Fergus Fergus 16 juin 09:18

              Bonjour, PascalDemoriane

              « une aventure aristocratique individuelle bourgeoise du colonialiste élitaire qui s’aventure chez les sauvages pour échapper à la masse prolétaire en quête de congés payés pour opérer de minables migrations estivales que le même bourgeois lui vend ! »

              Un commentaire très caricatural et très réducteur.

              D’une part, les « touristes responsables » en question n’ont, pour la plupart, rien à voir, de près ou de loin, avec les vendeurs de produits packagés.

              D’autre part, ils appartiennent à des couches très différentes de la société, leur point commun étant la prise en compte  autant que possible  dans leur comportement en voyage de la nécessité de préserver les lieux et de ne pas dénaturer par leur présence les modes de vie locaux.


              « le tourisme (de masse) c’est des gens qui seraient mieux chez eux que dans des pays qui iraient mieux sans eux ! »

              Voilà l’archétype de l’aphorisme intellectuel qui flatte les oreilles mais ne tient pas compte des réalités. Notamment au plan socioéconomique : sans la manne touristique, nombre de lieux sur la planète seraient voués à l’exil de leurs populations ! 


            • Aristide Aristide 16 juin 10:09

              @Fergus

              Le tourisme responsable est une fumisterie, un emballage du même produit touristique que l’on trouve ailleurs !!! Aller à l’autre bout du monde en avion et se réclamer de faire du tourisme responsable !!! Le seul tourisme viable est le tourisme de proximité. Il ne sollicite aucun transport lointain. 

              Mais comme je suis réaliste, le tourisme est un produit de notre temps. Cette pitrerie consistant à y coller une étiquette n’est que la piètre excuse de cette engeance qui voyage sans limite de distance mais qui ne veut en assumer les conséquences.

              Allons, Fergus, vous avez raison de voyager où bon vous semble, mais de grâce évitez de vous faire passer comme préoccupé des conséquences de cette activité.
              Moi, je sais que mon voyage annuel à Paris en famille pollue plus que ce que l’immense majorité de nos concitoyens font dans leur vie entière. Je ne compare pas avec ce qu’un africain pollue, j’ai trop honte mais j’assume ...

               


            • troletbuse troletbuse 16 juin 10:32

              @Fergus
              Bien sur Fergus Qu’auriez vous à raconter à vos collègues quand vous rentrez de vacances. ? Et puis les expressions : T’es pas beaucoup bronzé. Quelle horreur !
              Ou bien : Il y avait à boire à volonté. J’ai pas décuité pendant 15 jours. C’était super ! . smiley
              Et puis il y avait une excursion payante avec des autochtones ( Des acteurs qui miment les anciens métiers pour ces cons de touristes )
              Mais comment l’humanité a pu survivre des millénaires sans tourisme ? Ah oui, on appelait ca des invasions ou des croisades. C’était le bon temps smiley


            • joletaxi 16 juin 10:35

              @Aristide

              et en plus vous avez le culot de vivre longtemps,et de continuer à polluer

              au lieu de « dénazifier » le boucher du Kremlin aurait du appeler son opération, dépollution,


            • Fergus Fergus 16 juin 11:22

              Bonjour, Aristide

              Je voyage « où bon (me) semble », mais pas aux antipodes, a fortiori pour aller se tremper dans la piscine d’un « resort » !
              Mis à part un unique voyage en Asie, motivé par la visite de notre fils et de notre belle-fille, installés pour 18 mois à Singapour, mon épouse et moi ne sommes jamais sortis du continent européen. Et encore, la plupart de nos séjours ont été effectués en France. 

               « évitez de vous faire passer comme préoccupé des conséquences de cette activité »
              Ai-je fait allusion à moi ? Non  ! Et moi aussi, j’assume ce que je fais.


            • Fergus Fergus 16 juin 11:50

              Bonjour, troletbuse

              Est-ce un portrait de vous que vous faites (tel on est on voit les autres) ???

              Personnellement, je n’ai jamais été « cuité » de ma vie. Et je n’ai jamais cherché à être bronzé, encore que je l’ai forcément été, mes vacances ayant été principalement consacrées à la rando, notamment en montagne.


            • joletaxi 16 juin 12:10

              @Fergus

              je parie que votre score en crédit social sera exemplaire, dès que ce « machin » sera en vigueur, ce qui ne saurait tarder


            • troletbuse troletbuse 16 juin 12:50

              @Fergus
              Pas du tout. Mais je sais ce que sont les « all inclusive holidays » que les amis vous racontent. A Cuba, la visite des cigarières, au Canada la nuit chez l’habitant et l’histoire de la neige que ces touristes ramènent comme un trophée. Je suis allé à la mer quand j’avais les enfants mais ca ne me plaisait pas du tout à part le soir où l’on flânait ou allait au resto.
              En revanche, j’adorais le ski et j’y ai été pendant 36 ans.
              Je n« ai jamais passé la Loire. Les Etats-Unis, l’Italie, la Suisse et les pays limitrophes de l’Est.
              Mais je ne me dis pas »écolo« comme vous. Je POLLUE sans remord avec mon véhicule diesel et je n’en changerai pas et je n’aime pas visiter les musées et je fais »coin-coin" quand je croise les muselés avec un bec de canard.
              Vous vous êtes un saint, jamais cuité, fidèle tout en soutenant les dérives actuelles prônées par le pouvoir. smiley
              A Metz, 3 fois que les manifs sont interdites, en revanche ce samedi le manif GayPride nommée manif des FIERTES est autorisée. Je me demande si Macrounet y sera accompagné de sa cour smiley


            • Fergus Fergus 16 juin 12:56

              @ troletbuse

              N’importe quoi ! Jamais je ne me suis présenté comme « écolo » ! J’évite simplement que mon comportement soit trop pénalisant pour l’environnement.

              « en soutenant les dérives actuelles prônées par le pouvoir »
              Ah bon ? En votant depuis toujours pour la gauche radicale ???


            • troletbuse troletbuse 16 juin 13:06

              @Fergus
              pour la gauche radicale
              Pourquoi la gauche qu’elle cultive les radis ou pas, ca existe encore ? Comme la droite d’ailleurs.
              Mais non Fergus, la grande majorité des élus se battent pour avoir une place bien chaude bien remunérée en ne foutant rien vu que aujourd’hui, ce sont des croutes
              D’ailleurs le Macrounet, il est ni de gauche, ni de droite mais en même temps de gauche et de droite. Moi je pense qu’il est plutôt d’extrême extrême droite, un facho inculte quoi !


            • troletbuse troletbuse 16 juin 13:25

              @troletbuse
              A partir de 2mn 30, j’imagine Fergus faisant la cour à sa femme  smiley
              https://www.youtube.com/watch?v=rX40mBb8bkU


            • Fergus Fergus 16 juin 14:45

              @ troletbuse

              Macron n’est évidemment pas d’« extrême-droite », et donc pas un « facho », ni une personne « inculte », mais il est assurément « et de droite et de droite », au service des puissants et en aucun cas des classes populaires.


            • troletbuse troletbuse 16 juin 20:40

              @Fergus
              C’est quand même bizarre pour quelqu’un de la gauche radicale comme vous dîtes, que chaque fois que quelque chose de mal est dit sur votre Macrounet chéri, vous veniez le défendre et cela se passe souvent. J’ai pas mis la sirène de pompier.
              Rappelez moi quand s’est passé la dernière période où des personnes étaient interdites d’aller et venir comme ils le désiraient, de tenir des commerces ? Bien sur cela ne concernait que les juifs, hein ? Nous, on a même eu les ausweis mais c’était pas facho et les interdictions de travailler sans revenu bien sur.
              Rappelez moi également le parcours scolaire de Tarlouzette qui est plutôt flou et même très flou. Ses parents l’ont envoyé à Paris, probablement parce qu’il ne foutait rien depuis sa liaison avec Jean-Brichel. Une mention au bacc scientifique ???? mais avec 18 ou 19 en philo, écrit sur Paris Match. Bizarre pour un matheux
              Une revue au-dessus de tout soupçon. L’ENS raté 2 fois. L’ENA donné aux fils de friqués où l’on apprend le pipotron et surtout mentir.
              Pas de conférence de presse vu qu’il ne répondrait que des conneries. Ses seuls discours sur prompteur écrit par d’autres nullards de la LREMie. Du vide quoi !
              Quelques exemples de sa culture :
              Votez printemps
              Les gens qui ne sont....rien.
              Il faut vacciner ???? tout se qui peut-être vacciné.

              C’est beau comme du Verlaine.
              Ah lais il a été choisi par Hollandouille, c’est donc quelqu’un de bien.


            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 juin 10:12

              ’’sans la manne touristique, nombre de lieux sur la planète seraient voués à l’exil de leurs populations ! ’’

               > C’est aux écolos et aux grand risetteurs qu’il faut dire ça.


              • JOJO JOJO 16 juin 11:02

                on peu toujours rêver ! l’activité humaine est source de pollution. le tourisme, qui est superflu (les besoins basiques de travail, de nourriture, de logement ne sont pas superflus mais le tourisme est un plaisir superflu car on peut s’en passer pour vivre), ne peut que contribuer à la pollution audelà de la pollution générée par la satisfaction des besoins basiques non superflus. le tourisme responsable est une fable.


                • Fergus Fergus 16 juin 11:45

                  Bonjour, JOJO

                  « le tourisme est un plaisir superflu car on peut s’en passer pour vivre »

                  C’est vrai. Mais vu sous cet angle, on peut aussi, comme l’un de mes ex-collègues, s’installer dans une vieille maison ardéchoise sans électricité ni eau courante !

                  C’est moins le tourisme qui est en cause que la manière dont il est pratiqué, et sa finalité. 


                • Aristide Aristide 16 juin 14:17

                  @Fergus

                  C’est moins le tourisme qui est en cause que la manière dont il est pratiqué, et sa finalité. 

                  Bien sûr c’est le principe même du tourisme qui est en cause !!! C’est de cela dont je disais que vous n’assumiez pas les conséquences. Loin de moi l’idée de vous condamnez d’en être mais assumez ... c’est simple. 

                  Sa finalité ? C’est votre histoire de piscine du « resort » !!! Par contre si on visite les musées, là c’est bien ? Vous savez ce qui est bien et ce qui est mal, vous êtes vraiment du camp du bien ...


                • Fergus Fergus 16 juin 17:06

                  @ Aristide

                  Pourquoi êtes-vous toujours dans la caricature et dans le persiflage ?
                  Je ne prétends pas dire « ce qui est bien et ce qui est mal », ce qui n’aurait aucun sens tant c’est subjectif, eu égard à la diversité des goûts de chacun !!!


                • Aristide Aristide 17 juin 10:16

                  @Fergus

                  Impossible pour vous d’assumer vos propos !!!

                  Vous parlez de ces touristes qui voyagent « pour aller se tremper dans la piscine d’un « resort  » » et ensuite « C’est moins le tourisme qui est en cause que la manière dont il est pratiqué, et sa finalité. ».

                  Assez clair il me semble !!!


                • joletaxi 16 juin 12:18

                  une mesure de salut public immédiatement applicable serait l’interdiction des camping cars,au pire, une solide taxation,nos élites trouveront aisément la taxe verte qui va bien.

                  également les cyclistes, qui musardent sur les routes, courant et faisant courir des dangers aux autres utilisateurs qui bossent eux

                  ne parlons pas des randonneurs, qui dérangent la faune, détruisent les sols avec leurs grosses godasses, et qui généralement se déplacent en bagnole pour rejoindre leur « trek »

                  en réalité les seuls touristes « citoyens » sont les voileux,malgré toutes les restrictions imbéciles de la secte


                  • Aristide Aristide 16 juin 14:22

                    @joletaxi

                    Tous des sagouins sauf moi !!! Les voileux ? Ouahh, vous avez un bateau au port !!! Là c’est la classe !!! 


                  • Fergus Fergus 16 juin 17:14

                    Bonjour, joletaxi

                    « les seuls touristes « citoyens » sont les voileux »

                    Voilà un beau sujet de controverse. Entre le saccage de certaines portions de côte pour construire des ports de plaisance géants et les saloperies jetées en mer ou abandonnées dans des îles ou des calanques par lesdits « voileux », le doute est permis sur le respect de l’environnement et le civisme d’une partie de ces « citoyens ».

                    Notez bien qu’en montagne également l’on trouve des porcs, les abords de certains refuges sont là pour en témoigner.


                  • mmbbb 17 juin 09:55

                    @joletaxi il est vrai que les voiliers moderne soit en aluminium ou soit en polyester recouvert d epoxy sont vraiment « ecolo » .
                    La peinture anti « fouling » est aussi ecolo 
                    tu es un sacré zigoto : cesse de nous prendre pour des cons .


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juin 13:57

                    Mi j’fais du tourisme équitable. Tous les ans j’va a Gardincour , l’matin din min gardin et l’après midi din m’cour .


                    • eau-mission eau-mission 16 juin 21:10

                      Dans mon pays, nous avons maintenant des plages vertes. Le secret ? Grâce aux parasols PV, l’évapotranspiration des carottes et des courgettes est limitée, ce qui fait du sable rustique de nos côtes (que les digues anti-vagues ont plus mal que bien préservé) un milieu favorable pour elles.

                      Pour les nostalgiques des protubérances humaines, on envisage d’importer des légumes exotiques qui les imitent fort bien.

                      Il est permis moyennant une redevance de se servir de son parasol pour recharger la trottinette. Les sportifs peuvent utiliser gratuitement leur planche à voile pour cela.

                      Un appel à idées est lancé pour une unité de dessalement d’eau de mer. 5G interdite, ça attire les méduses.


                      • mmbbb 17 juin 09:49

                        il y a un truc qui m echappe , on nous casse les burettes a longueur d ’année avec le CO 2 , donc un avion, ( la construction de celui ci , les infrastructures , la consommation de kérosene ) est polluant .

                        C est un peu nous prendre pour des benêts .

                        «  le tourisme écoresponsable, solidaire et équitable. »  on nous a fait le coût avec le café dont le commerce equitable n est pas offert à tous puisque les prix sont particulierement eleves

                        On le voit avec le Safari haut de gamme ; Cet article omet de preciser ces points .


                        • alinea alinea 18 juin 18:54

                          Voici un article dont l’auteur a choisi ses sources !!! On n’y parle par de AirBNB ; ni des résidences secondaires ; ni de l’augmentation du foncier, ni des poubelles sur le G20... enfin on n’y parle de rien !

                          Sepulveda, qui est mort du covid en avril 2020, disait ceci :

                          "

                          « … Pas un qui ne se délecte d’affirmer que le tourisme est la première ( ou la deuxième pour les plus placides) industrie du pays, pas un pour rappeler que la manne touristique est sujette à des contingences extérieures à la volonté de ceux qui la convoitent et qu’elle génère, outre la fortune du patronat hôtelier, un complexe d’infériorité qui abîme la société toute entière. Ce n’est pas la même chose d’habiter un pays en pointe dans l’innovation technologique ou un pays de domestiques, de cuisiniers et de réceptionnistes. »

                          « … La corruption apparut dans la vie politique espagnole comme l’essence même du picaresque(1) : je te finance ta campagne électorale et tu m’accordes des permis de construire sur les terrains de ta commune.

                          Des épouvantails urbains se mirent à pousser un peu partout, comme Seseña, la ville fantôme du désert de Tolède : treize mille cinq cents appartements, sans eau, ni gaz, ni infrastructures, sans habitants non plus, à l’exception de quelques naufragés et des tourbillons de sable.

                          Les banques avaient fait grimpé artificiellement le prix de cette verrue immobilière avant de la céder à l’un des entrepreneurs les plus riches d’Espagne, Fransisco Hernando Contreras, dit « ’ l’ Égouttier »- un personnage très picaresque, analphabète devenu milliardaire grâce à l’évacuation des excréments. »

                          « … La fièvre immobilière et la corruption afférente se concrétisèrent par des aéroports grandioses où jamais un avion n’atterrit, par des lignes de trains à grande vitesse qu’aucun passager n’a empruntées, par des circuits de course automobile où forniquent les lapins, par des maisons de la culture pharaoniques qui servent de volières aux pigeons. Au milieu de tout cela, les banques affichaient des bilans comptables les plus triomphaux de l’histoire. »

                           

                          (1) : Le roman picaresque apparaît en Espagne au cours du XVIe siècle. Son protagoniste central est le picaro, un antihéros d’extraction populaire généralement sans scrupules.

                           

                          Le tourisme est le contraire du voyage : il n’est pas une curiosité, et une audace, mais une consommation ; donc, évidemment nuisible.
                          J’ai lu une étude il y a longtemps qui expliquait comment un pays qui reçoit un plus grand nombre de « visiteurs » qu’il n’a d’habitants, en un an, est un pays qui mourra de la perte de son essence, de sa culture, de son honneur, de sa créativité...

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Auteur de l'article

Clara Serandao


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