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Accueil du site > Tribune Libre > Réchauffement climatique et punition divine

Réchauffement climatique et punition divine

Cet article se propose de révéler le “truc” qui permit à la divinité suprême d’infliger très facilement une célèbre – et cruelle – punition à l’humanité.

L’histoire se déroule dans la région du Golfe persique entre – 13000 et –3000, c’est-à-dire de la fin de la dernière glaciation à l’apogée de Sumer, ce groupe de minuscules États qui, pour avoir concentré et amélioré les découvertes humaines, et en avoir laissé les premières traces écrites, mérite bien le qualificatif de « berceau » de la civilisation.

Deux catégories de sources scientifiques sont utilisées : les géographiques regroupent climatologie, géologie, archéologie et autres. Un article rédigé par l’archéologue Douglas Kennett et le géologue James Kennett [KEN [1], pdf] présente l’intérêt de regrouper de nombreuses découvertes. Les illustrations et l’animation ont été réalisées à partir de sources librement accessibles, dont le serveur du NGDC [2]. La topographie disponible ne tenant pas compte des dépôts d’alluvions, elle est parfois discutée [HEY  [3], pdf] ; la précision relative des cartes donne toutefois un ordre de grandeur acceptable. Quelques légères corrections ont été apportées localement en tenant compte des études géologiques et archéologiques.

Les sources divines sont les épopées d’Atrahasis [DAL [4], pdf] et de Gilgamesh [5], complétées par diverses tablettes. La plupart de ces documents sont accessibles en ligne. Les livres en français de Kramer et de Bottéro se trouvent dans tout bonne bibliothèque municipale.

Les lieux

La région au Sud de Babylone est située à une altitude tellement faible que le « plat pays » de Jacques Brel en paraît montagneux : sur une bande d’environ 500 km de long et 120 de large, pas un seul relief ne dépasse 50 m. Babylone “culmine” à 30 m. En fixant arbitrairement la limite Nord de Sumer à Nippur (la ville du dieu Enlil), aucun sommet ne dépasse 20 m dans une zone grande comme la Bretagne (voir lignes de contours sur la carte). De Lagash ou Uruk jusqu’au Golfe, il n’y a que 6 m de dénivellation en 270 km, soit une pente de 2 cm/km.

Les couleurs (algorithmiques) de la carte de gauche soulignent l’encaissement de cette zone. Les rivières régulières et quelques villes sont été ajoutées sur la carte de droite.

Si l’on mettait la ville de Paris au plus profond du Golfe persique, les touristes visitant Montmartre pourraient prendre une boisson sur la place du Tertre sans avoir les pieds dans l’eau. À la fin de la dernière glaciation, le niveau des océans est 120 mètres en dessous du niveau actuel : le Golfe est vide. Au cours du réchauffement, il va se remplir, chassant progressivement vers le Nord les populations de chasseurs-pêcheurs vivant auprès du fleuve formé par la réunion du Tigre et de l’Euphrate, séparant définitivement les « têtes noires » (nom que se donnaient les Sumériens) de leurs anciens voisins du Sud qui restent à ce jour inconnus. (Certains trouveront refuge dans un lieu alimenté par des sources artésiennes, le futur Bahrein, qui est peut-être le mythique “paradis” sumérien de Dilmun.)

L’animation suivante montre le remplissage du Golfe. Pour plus de clarté, le relief y est arasé au-dessus de 50 m d’altitude.

AVI - 625.5 ko

Ces populations finiront par se réfugier sur le plateau sumérien, augmentant la population locale de la civilisation d’Obeid.

Pendant cet événement, l’agriculture faisait son apparition. Pour nourrir tout ce monde, « il fallut littéralement créer les terres arables à partir d’un chaos de marécages et de bancs de sable en “séparant” la terre de l’eau, drainer les marais, contrôler les inondations, et amener les eaux vitales dans le désert sans pluie par des canaux artificiels » [CHI [6], p. 114], ce qui permit à Sayce d’écrire justement que « la création de “Babylone” fut la naissance de la science de l’ingénierie. » [SAY [7], p. 201]. Cette période faste développa la richesse du pays.

En même temps que la montée des eaux, le réchauffement se traduisait par un climat beaucoup plus aride [KEN, fig. 5, p. 75] qui chassait les nomades des steppes voisines devenues désertiques vers des zones plus clémentes (le Sahara était encore vert au début du réchauffement [CHU [8], MIT]). Les pasteurs sémites envahissent progressivement la région pour les mêmes raisons qu’en Égypte : besoin vital d’eau, et attrait de la vie meilleure que le travail des Sumériens avait permise. « À partir de –3750, environ [...] on note une prolifération rapide et massive des petits et gros villages de basse Mésopotamie. C’est ainsi qu’aux alentours d’Uruk, le nombre d’agglomérations passe de 18 à 183 en un ou deux siècles » [ROU [9], p. 71]

Malheureusement, l’eau continuait à monter, privant Sumer de la moitié de ses terres par rapport à la situation actuelle. Sur le schéma ci-dessous, la partie gauche représente une coupe suivant l’axe défini à droite.

Il n’est pas très difficile de prévoir les conséquences tragiques d’une aussi forte concentration humaine sur une petite surface. Ces lieux, entourés de vase, très humides et très chauds (plus de 40° en été) étaient un milieu favorable aux épidémies. La baisse des ressources agricoles, due à la sècheresse, la diminution des terres cultivables et la forte salinité du sol ne pouvaient qu’entraîner des famines (l’eau douce et l’eau de mer seront séparées par le dieu Marduk, qui fut en quelque sorte le premier dieu désalinisateur. La séparation des eaux était assez pratiquée à cette époque...).

L'histoire

Il s’avéra en fait que tout était d’origine divine, ce qui nécessite quelques explications et deux remarques préalables.

Les textes mentionnés sont des tablettes d’époque akkadienne. Les Akkadiens se sont appropriés les mythes sumériens à un point tel que le célèbre sumérologue Samuel N. Kramer consacrera un chapitre de son livre le plus connu [10] au « premier plagiat de l’histoire, » tout en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une « reproduction servile, » expression réservée par la justice aux cas extrêmes. Les deux principaux dieux, Enlil et Enki, seront donc mentionnés par leur nom sumérien.

Prononciation : toutes les consonnes se prononcent et sont “dures” (Igigi = iguigui) ; u = ou (Utu = outou) ; š = ch (Aššur = achour).

À l’image des hommes, les dieux sumériens mangeaient, buvaient (souvent trop), s’habillaient, se disputaient, avaient des femmes, des maitresses et des enfants. Pendant l’époque dont il est question, le grand chef était Anu, dieu du Ciel époux de Ki, la Terre (ce genre d’union était assez fréquent : voir Ouranos et Gaïa chez les Grecs). Retiré aux cieux après une vie bien remplie, Anu avait cédé sa place à son fils Enlil qui gouvernait avec quelques autres princes (Enki, Utu, etc.) et une aristocratie : les Anunnaki.

Pour nourir cette élite oisive, « les dieux supérieurs supervisaient le travail des dieux mineurs [les Igigi] qui, [fatigués de] creuser des canaux et d’enlever la vase, commencèrent à se plaindre de cette vie. » [ETC [11], Enki and Ninmah, 1-11]. « Après 3 600 ans de travail jour et nuit » [DAL, Tabl. 1, i], les Igigi organisèrent la première manifestation sociale connue, jetant leurs outils au feu avant d’aller se plaindre bruyamment auprès de Enlil. Celui-ci, blême de peur, convoqua Anu, Enki, Ninurta et les Anunnaki pour une réunion de crise.

Enki reconnaît sagement que le travail des Igigi est trop dur, et que les dieux avaient été prévenus par les grognements de la “canaille”. Pour libérer les Igigi de leur charge, il suggère de créer l’homme en mélangeant de l’argile avec le sang d’un dieu Igigi. Du bloc d’argile imbibé, la déesse-matrice Mami va extraire 7 pincées pour faire 7 hommes, et 7 autres pour faire 7 femmes.

Les Igigi sont donc responsables de tous nos malheurs. Et de nos bonheurs.

Les hommes se mettent au travail, fabriquent des outils, creusent des canaux, et produisent de la nourriture pour les dieux et pour eux-mêmes. L’intelligence et la part de divinité qu’ils ont reçue du dieu sacrifié leur permit de vivre très longtemps, comme le montre la Liste royale sumérienne.

« Après 600 ans, moins de 600 ans, le pays était [devenu] aussi bruyant qu’un taureau mugissant. » Enlil s’indigne : « Je ne peux plus dormir à cause de ce raffut. » Le seul moyen qu’il trouve est de diminuer la population. Il ordonne à Namtara, dieu des maladies, d’envoyer la shurupu, une grave épidémie. (On notera que parmi les démons amenés par Shutu, « déesse capricieuse » [DAL, p. 331] – donc femelle – personnifiant le vent du Sud porteur de maladies, le plus méchant était femelle – Lamashtu –, alors que le bon – Pazuzu – était mâle...)

À ce stade du récit intervient Atrahasis, un homme, qui se plaint auprès d’Enki ; le dieu sympa lui explique comment se débarrasser du fléau : faire des offrandes exclusivement à Namtara, il en aura honte. L’astuce fonctionne, et la croissance démographique reprend.

« Après 600 ans, moins de 600 ans, » Enlil se plaint de nouveau du vacarme de la populace car il ne peut plus dormir. Il ordonne à Adad, dieu de l’orage et de la fertilité, d’organiser une sècheresse redoutable.

Enki conseille à Atrahasis la même technique : faire honte à Adad en lui construisant un temple et en ne faisant des offrandes qu’à lui seul. Adad eut honte, la sècheresse disparut, tout rentra dans l’ordre, et la population braillarde continua à croître.

Enlil décide d’envoyer maladies, sècheresse et famines, sans plus de succès : même si les Sumériens sont obligés de manger leur petit garçon à midi et leur fillette le soir pour survivre, ils continuent à se multiplier.

Ayant totalement perdu le sommeil, Enlil convoque Anu, Enki et Ninḫursaĝa dans la ville de Shuruppak [BOT, Gilgamesh], leur fait prêter serment car il se doute que l’un des dieux le trahit, et décide de noyer toute la populace sous un déluge d’eau. Il fait verrouiller le ciel, la mer et la terre, puis il déclenche les averses.

« Les tempêtes et les vents se levèrent en même temps, et l’inondation déferla ... Elle mugissait comme un taureau, les vents hurlaient comme un âne sauvage, l’obscurité était totale, il n’y avait pas de soleil. Pendant sept jours et sept nuits, le torrent, la tempête et les inondations continuèrent. »

La photo suivante risque malheureusement ternir la réputation de puissance des dieux sumériens en révélant le “truc” qui leur permit de noyer la populace. Si l’Irak actuel est souvent représenté sur fond ocre de sable, l’aspect des régions péri-urbaines de Sumer était extrêmement différent.

D’autres photos extraordinaires datant des années 1970 (avant que Saddam Hussein décide d’assécher les marais) sont disponibles sur le web : ici, par exemple, ou , ou en cherchant iraqi marshlands. Cette vie “aquatique” au milieu des roseaux ne devait pas être très différente de celle qui existait 5 000 ans plus tôt.

Il est évident que quelques averses un peu plus fortes sur les bassins du Tigre et de l’Euphrate pouvaient avoir sur ces habitations au ras de l’eau le même effet que les abondantes pluies de mousson au Bangladesh.

Il n’en demeure pas moins qu’effrayés par le déluge, « les dieux remontèrent au ciel d’Anu où, accroupis contre le mur, ils se blottirent comme des chiens. » [GIL, tab. 11]. Ils n’avaient plus rien à manger ni à boire, pas même une petite bière dont rêvait la déesse Nintu.

Prévenu habilement par Enki, Uta-Napishtim (autre nom d’Atrahasis) avait construit un bateau de 60 mètres de côté et de 7 étages, où il avait embarqué ses proches et les animaux.

« Après que le déluge ait déferlé sur la terre, et que les vagues et les tempêtes aient secoué l’énorme bateau pendant sept jours et sept nuits, le dieu soleil Utu se leva. » [ETC, 1-11]

Uta-Napishtim envoie une colombe qui revient après 7 jours ; puis un corbeau qui ne revint pas, etc.

Toute cette histoire a un fort air de déjà vu.

Enlil se fâcha tout rouge en constatant l’existence de survivants, mais il finit par accepter car il fallait bien des hommes pour le nourrir. Il imposa cependant des mesures de limitation des naissances à Nintu, la déesse-matrice : stérilité pour un tiers des femmes, envois du démon pashitu pour tuer des bébés, femmes du temple interdites de procréation, etc.

Il manque un passage important dans la tablette, mais d’autres textes permettent de s’en faire une idée : « À ce stade, les dieux remplacent lullû, l’homme primitif qui n’avait pas une durée de vie naturelle, par l’homme mortel. Le Déluge marque ainsi la transition entre les hommes primitifs, qui vivaient des siècles, et les hommes dont la vie décline avec l’âge, comme aujourd’hui. » [DAL, p. 38, note 44] D’après la tradition sumérienne, les dieux limitèrent la vie humaine à 120 ans : voir Klein [12], cité dans AMS [13], p. 29, Batto [14] p. 65, et Johnston [15], p. 477 sur une version du 2e millénaire de Enlil et Nam-zid-tara.

Conclusions

Quelles conclusions tirer de cette histoire ?
La première est sociale : il ne faut pas exploiter les gens, que ce soient des Igigi ou des hommes.
La deuxième : il ne faut pas être bruyant.
La troisième est que les bouleversements climatiques et la surpopulation ont des conséquences prévisibles.
Enfin, ces catastrophes sont fabriquées par la divinité pour punir les hommes.

Ces antiques dieux étaient évidemment faux. Cette histoire naïve de bruit doit avoir pour origine un grand prêtre dont le luxueux duplex donnait sur une place fréquentée de Shuruppak. Les Sumériens étant grands consommateurs de bière, le quartier devait être particulièrement bruyant la nuit venue.

Il n’en demeure pas moins vrai que Dieu (le seul et unique) a envoyé une punition semblable : « la quantité d’anciens récits qui se ressemblent est prodigieuse. Enfin, Dieu l’a permis ; cela doit suffire. »

Comme Il ne souhaite plus nous informer depuis quelques millénaires, il faut s’en remettre à ses interprètes, mais uniquement aux vrais spécialistes reconnus. Lorsqu’un haut responsable koweitien affirma que le cyclone Katrina était « envoyé par Allah pour tourmenter et faire du mal à l’empire américain » [Memri], les spécialistes se gaussèrent d’une telle ignorance en théologie. En revanche, quand un savant reconnu présenta le tsunami de 2011 comme la réponse de Dieu à l’arrestation d’étudiants trafiquants de drogue par la police japonaise [YNT, 31-3-2011], peu de gens doutèrent de son interprétation, et sans doute pas monsieur et madame Clinton que l’on peut voir s’incliner respectueusement devant ce personnage reçu dans le Bureau Ovale quand Clinton était président en exercice.

Passez donc de bonnes vacances, dans le calme, sans trop procréer, et dans la crainte de Dieu.

 

[1] KENNETT Douglas, Kennett James, “Early State Formation in Southern Mesopotamia : Sea Levels, ShoreLines, and Climate Change”, Journal of Island & Coastal Archaelogy, 2006.

[2] Les données topographiques et bathymétriques proviennent du NGDC (National Geophysical Data Center, USA), les vecteurs, du site NaturalEarth.

[3] HEYVAERT, Vanessa, “Holocene sedimentary evolution and palaeocoastlines of the Lower Khuzestan plain”.

[4] DALLEY, Stephanie, Myths from Mesopotamia : Creation, The Flood, Gilgamesh, and Others. Voir aussi quelques notes de Bottéro.

[5] Il est scandaleux que ces textes importants, traduits par des chercheurs payés par l’État, ne soient pas librement accessibles en France.

[6] CHILDE, Gordon, New Light on the Most Ancient East

[7] SAYCE, Archibald, Early Israel and the Surrounding Nations, 1899

[8] CHU, Jennifer, “A Green Sahara”, MIT Magazine, 2013

[9] ROUX, Georges, La Mésopotamie, Seuil, 1985.

[10] KRAMER, Samuel Noah, L’histoire commence à Sumer, 1956

[11] The Electronic Text Corpus of Sumerian Literature, Université d’Oxford, est l’une des grandes sources fiables (mais très incomplète) avec l’Oriental Institute de l’université de Chicago.

[12] KLEIN, Jacob, "The 'Bane' of Humanity : a Lifespan of One Hundred Twenty Years", Acta Sumerologica 12 (1990), 57-70.

[13] AVALOS, MELCHER, SCHIPPER, This Abled Body : Rethinking Disabilities in Biblical Studies.

[14] BATTO, Bernard Frank, Slaying the Dragon : Mythmaking in the Biblical Tradition.

[15] JOHNSTON, Sarah Iles, Religions of the Ancient World : A Guide


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9 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 2 août 2013 13:49

    des dieux sans vaisseaux volants ne sont pas des vrais dieux
     smiley


    • joletaxi 2 août 2013 14:41

      votre article en forme de parabole, est un vrai bonheur.
      Pour un temps,il me réconcilie avec le média citoyen.
      Sur un tas de fumier....


      • jocelyne 2 août 2013 18:16

        magnifiques images que j’ignorais totalement, un grand merci


        • Daniel D. Daniel D. 2 août 2013 19:29

          J’ai beaucoup rit a la fin de l’article, merci de cet éclat de rire.

          Extrait de votre document référence :

          "Rabbi David Twersky, leader of the Rachmastrivka Hasidic dynasty, says the recent tsunami in Japan, which has left thousands of people dead, was the result of the arrest of two yeshiva students by Japanese authorities after being convicted of smuggling drugs."

           Le tsunami présenté par un rabbin comme étant la punition de Dieu pour l’arrestation de trafiquant de drogue étudiant la yeshiva. Les juifs n’ont pas a répondre de leurs actes sur cette terre devant quiconque, seul Dieu a le droit de les juger, et ne pas le comprendre c’est s’exposer a de grands cataclysmes, tsunami et autre...

          Édifiant ! l’orgueil doit être comme la bêtise, sans aucune limite...

          Et le bon sayan de Clinton qui s’incline devant ce charlot...


          • Bernie Bernie 3 août 2013 00:09

            Très bon article, je suis fan. Bien documenté, intéressant et drôle, ce qui ne gâche rien. N’hésitez pas à récidiver.


            • mortelune mortelune 3 août 2013 11:42

              Merci pour cette jolie histoire. 


              • dom y loulou dom y loulou 3 août 2013 15:17

                heureusement que vous nous mentionnez que vous relatez ici les textes accadiens, premiers plagiats de l’histoire ... en effet lol 


                et puis vous dites

                Il n’en demeure pas moins vrai que Dieu (le seul et unique) a envoyé une punition semblable : « la quantité d’anciens récits qui se ressemblent est prodigieuse. Enfin, Dieu l’a permis ; cela doit suffire. »

                amusante conception qui donnerait ainsi carte blanche jusqu’au meurtre et aux crimes les plus odieux « puisque Dieu me laisse faire, c’est qu’il le veut »

                ainsi aux falsifications de la mémoire des aom donc ? Un crime comme un autre oui dont aucune divinité ne sera jamais responsable que les criminels eux-mêmes

                on a vu bien des assassins se targuer de ce genre de justification grotesque

                quand on se retrouve harnaché à un texte biblique complètement mystifié, mythifié et que l’on a le droit de lire le texte d’origine et que celui-ci est un compte rendu de faits personifiés et des mémoires on se demande quelle bande de tordus a bien pu faire cela

                dans le but évident de falsifier la mémoire de l’histoire

                notamment l’origine commune des tribus humaines sur ce monde

                relatée pas seulement chez les sumériens, mais dans quasi toutes les tribus d’un bout à l’autre des pôles de la terre, tous disent avoir reçu leur culture, leur langage et leur musique de gens descendus du ciel

                de taille la bévue

                il ne pouvait que s’ensuivre un aveuglement horrible qui voyait tous les frères comme des ennemis


                anunaki chez les sumériens, ceux qui vinrent du ciel sur terre, les pères de l’humanité donc... ce qui n’enlève en rien à la divinité de façonner ceux-là aussi, non ? Si ?

                rappelons aussi que le terme Igigi veut dire « les veilleurs »

                et les veilleurs seront ceux dont les sumériens nous disent qu’ils se rebellèrent contre leur commandeur après que celui-ci leur ait intimé l’ordre de traiter les humains d’égal à égal


                cela ne vous rappelle rien ?

                une abomination qu’ils appelèrent cela

                êtes-vous d’accord que certains vous traitent ainsi d’abomination encore aujourd’hui ? moi pas

                j’aime profondément ce culte de la vie qui portait une culture harmonieuse qui dura bien ses 400’000 ans et dont les tribus, toutes frères, sont les héritiers.

                La babylonie machine de guerre par contre fait tout pour nous maintenir séparés pour les richesses des marchands d’armes... banqueroutes et engoncés dans leurs mensonges jusque par-dessus la tête aujourd’hui... et voici donc leur justification pour dire qu’on serait trop nombreux aujourd’hui, nous serions une aboination qui pense et qui parle, insuportabe pour des gens nous regardant comme des animaux... 

                avec leur superbe sens de la supériorité, quand les aom sont les derniers nés de la création... 

                et qu’au beau milieu d’un sordide agenda de dépopulation voulu par the lords il faudrait encore s’extasier devant un new petit bébé royal...

                lol

                • Bur K Bur K 3 août 2013 19:54

                  Le titre a failli me faire passer à côté de ce billet, à lire au second degré d’un humour dont on ne saurait dire s’il relève de l’ingénuité ou d’une grande culture de l’histoire des origines de l’humanité.

                  Une lecture instructive, et un bon moment de détente. Agréablement étonnant sur avx.

                  De quoi raviver la bonne humeur estivale smiley


                  • JPCiron JPCiron 5 décembre 17:59

                    Bonjour Alex,

                    C’est un Article très intéressant. Merci.

                    J’ai aussi apprécié les cartes qui font toucher du doigt la réalité mieux qu’un long discours.

                    Ce passé lointain , est aussi le nôtre par les mythes, croyances et traditions qui ont trouvé leur chemin jusqu’à nous...

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