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Accueil du site > Tribune Libre > Remettre le capitalisme au service de l’humanité : le contrat (...)

Remettre le capitalisme au service de l’humanité : le contrat d’emploi

La contractualisation de l'emploi est une question complexe à résoudre. Il faut protéger les droits des travailleurs et éviter qu'ils soient traités comme une marchandise au gré des entreprises et actionnaires ( et notamment des entreprises multinationales) en fonction des plans stratégiques de développement, de la maximisation des profits et dividendes et de la compression abusive des coûts salariaux mais il faut aussi préserver la viabilité des entreprises pour qu'elles puissent redresser, lorsque cela s'avère nécessaire, leur compétitivité, afin d'éviter des faillites inéluctables qui pénaliseraient, en premier lieu, l'ensemble des travailleurs. D'où, le besoin de prévoir des règles simples, claires et équilibrées.

La première mesure indispensable est de supprimer tous les types divers de contrat de travail liant un employeur et un salarié du secteur privé et de les remplacer par deux modèles uniques de contrat :

-le contrat à durée indéterminée

-le contrat à durée variable.

Le contrat à durée indéterminée est le contrat d'emploi normal. Il prévoit une période maximale de stage de 1 an, à l'issue de laquelle le contrat entre automatiquement en vigueur si l'employeur ne notifie pas par écrit, sa décision motivée de ne pas recruter le stagiaire.

La décision motivée de non-recrutement est obligatoirement communiquée à la Direction des Affaires Sociales.

L'utilisation abusive de décisions motivées de non-recrutement est sanctionnée par une amende égale à 5 fois le montant annuel total des salaires des personnels stagiaires non recrutés au cours des dix dernières années.

Tout contrat à durée indéterminée peut être résilié par l'employeur, à tout momen, à condition de verser au travailleur, 1) une indemnité de licenciement de 6 mois de salaire augmentée d'un mois par année calendrier de présence dans l'entreprise ( stage d'embauche compris ), 2) le montant total de la vente ou de la reprise, au cours du marché, des actions qui lui ont été versées en application des règles d'intéressement ( cf mon article précédent).

Ainsi un salarié, employé par une entreprise depuis 10 années calendaires (stage d'embauche compris) recevra, en cas de licenciement 6 mois + 10 mois de salaire = 16 mois de salaire, au total tandis qu'un salarié, employé depuis 30 années calendaires recevra 36 mois de salaires ( 3 ans ). Ces indemnités seront abondées par le montant retiré de la vente /reprise de leurs actions de l'entreprise.

Ces règles sont obligatoires et non susceptibles de recours devant les tribunaux par aucune des parties.

Le contrat à durée variable, de 1 jour à 1 an , est un contrat réservé à des secteurs spécifiques telles que :

-les activités saisonnières, récoltes agricoles, ( 3 mois maximum), les services hôteliers et de restauration, l'hiver en montagne ( 6 mois maximum du 1er novembre au 30 avril ) et l'été à la mer ( 6 mois maximum du 1er avril au 30 septembre),

-les activités liées à un projet d'une durée déterminée, inférieure à une année, par exemple un chantier de construction, une mission humanitaire dans un pays étranger, une pièce de théatre, un tournage cinématographique, une exposition culturelle.

Le salaire minimum de ce type de contrat est égal à 200% du montant du salaire minimum. en vigueur, tel que fixé par l'Etat, pour les contrats de 1 jour à 3 mois et de 150 % pour les contrats de 3 mois à 1 an.

Les charges sociales sont, dans tous les cas, fixées à 200% du montant en vigueur.

Ces contrats ne sont pas résiliables en cours d'exécution.

Ils ne peuvent être prolongés au-delà d'une durée maximale d'un an et sont automatiquement transformés en contrats à durée indéterminée au-delà d'un an.

Toute utilisation abusive de ce type de contrat est sanctionnée par des amendes égales à 1000% des salaires et charges concernées voire par la fermeture administrative de l'établissement concerné et/ou par des poursuites pénales à l'encontre des dirigeants responsables des abus.

 

En cas de faillite ou de reprise/rachat de l'entreprise concernée, les règles précitées, applicables aux contrats à durée indéterminée et à durée variable s'appliquent intégralement aux nouveaux repreneurs ,acheteurs, actionnaires, tant vis-à-vis de leur gestion future que des obligations contractées par les propriétaires et actionnaires précédents vis-à-vis de leurs salariés.

 

En cas de chômage, les règlesapplicables aux travailleurs employés à durée indéterminée ou à durée variable font l'objet d'un article ultérieur sur les droits sociaux.

 


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59 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 19 août 14:40

    Le secret du capitalisme dévoilé !

    La rustine doit toujours être plus petite que le trou qu’elle est censée combler.

    Un sport dans lequel la Gôche excelle, sa raison d’être pour ainsi dire.



      • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 août 15:30

        Remettre le capitalisme au service de l’humanité !

        Un titre qui laisse penser que l’épouvantable capitalisme aurait déjà été, dans le passé, au service de l’humanité.

        Cette énorme sottise est plus que dommageable, car l’article n’est pas sans intérêt dans ses réflexions sur les différentes formes d’emploi garanti dans la durée.


        • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 19 août 15:33

          Le capital sera toujours la guerre, la pauvreté organisé et toutes les saloperies humaines...

          c’est ce même capital qui est derrière ce coup d’état qui ne peut que foirer..

          cela dit l’humain est le seul responsable de ce désastre...nous devons abandonner la compétition entre nous qui élimine est guerres etc et la société verticale financière qui écrase et détruit pour la coopération, le partage ; l’équité pour la survie etc et ceci volontairement, je vous rassure quasiment personne n’en veut ce que veut l’humain depuis quelques millénaire c’est tout pour ma gueule et chacun sa merde ..donc soyez rassurés le pire va continuer , il devrait même accélérer sous peu..

          ouf on a eu peur , car on veut que tout ceci continue...


          • amiaplacidus amiaplacidus 19 août 16:18

            Totalement impossible de remettre le capitalisme au service de l’humanité, il ne l’a jamais été.

            Tout au plus pourrait-on le mettre, mais cela fait partie des choses totalement impossibles.

            Pour que l’humanité s’en sorte, il faut que le capitalisme disparaisse.


            • Jeekes Jeekes 19 août 16:38

              @amiaplacidus
               
              Je lui ai fait la même remarque, là :
               
              https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/remettre-le-capitalisme-au-service-226220
               
              Pas de réponse, oeuf corse.
               
              C’est déjà le troisième nartik sur le même thème.
              C’est qu’il est têtu le bougre, l’est probablement en service commandé...
               
              Marrant (si j’ose dire) cette faculté qu’ont certains à nous prendre pour des cons !
               


            • Yaurrick Yaurrick 19 août 19:06

              @amiaplacidus@Jeekes
              Et quel est donc le merveilleux système économique qui permettra à l(humanité de s’en sortir ?
              Parce que jusqu’ici, les autres tentatives ont été des échecs monumentaux additionnés de sanglantes révolutions.


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 août 21:30

              @Yaurrick

              Il n’y a pas de « merveilleux système économique », mais l’économisme, cette conception selon laquelle l’homme est fait pour se consacrer avant tout à la lutte économique qui lui permettra de satisfaire ses besoins matériels, est assurément le pire de tous, qu’il soit de droite ou, comme aujourd’hui et depuis le léninisme, « de gauche ». Il a engendré le capitalisme, puis le stalinisme et leurs horreurs.

              Je crois qu’on peut définir un Socialisme Écologique et Libertaire comme étant le raisonnable (pas merveilleux) système politico-spirituel qui peut conduire l’humanité à « s’en sortir ».


            • babelouest babelouest 20 août 06:15

              @Yaurrick
              Comme le dit si bien Pierre Régner, c’est le mot « économique » qui fait tache. Vivons dans une société égalitaire, fraternelle, où les libertés ont juste leur place sans déborder, et où tous sont au service de tous sans que personne ne puisse thésauriser.Une société où la valeur d’usage reprend sa place, au lieu que ce soit la « valeur » vénale.


            • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 20 août 09:37

              @babelouest

              Salut, oui c’est là ou nous avons rendez vous...je rajouterais que cette fois ci il n’y a pas de choix possible...c’est ça ou nous allons être éliminés...c’est quasiment arrivé il y a 12800 ans ...https://youtu.be/51yMOvBamn0?t=46
               smiley


            • Yaurrick Yaurrick 20 août 15:48

              @Pierre Régnier@babelouest
              Tout ça c’est bien joli en théorie, mais à quel moment tenez vous compte que les individus ne sont pas identiques, n’ont pas les mêmes besoins ou les mêmes envies ? Que les valeurs d’altruisme, d’égalité ou de fraternité sont parfaitement subjectives aux yeux de chacun ?
              En dehors de leurs proches ou de leur famille, il est illusoire de croire que l’ensemble des individus acceptent une société égalitaire et fraternelle à grande échelle.
              Vous pouvez le déplorer, mais l’être humain par instinct met la primauté à son propre développement et bonheur. Et à chaque fois que l’on a tenté de combattre cet état de fait, cela se termine dans un bain de sang.


            • Iris Iris 20 août 15:54

              @Yaurrick

              Ce que vous appelez « la primauté à son propre développement et bonheur » s’appelle en clair l’égoïsme, et est la principale cause des bains de sang.


            • Yaurrick Yaurrick 20 août 16:59

              @Iris
              Mais l’être humain par nature est égoïste, ce que vous décrivez, c’est de la jalousie la plus crasse... Moralement c’est bien plus facile de spolier les autres et de leur rejeter la responsabilité de sa situation plutôt que d’assumer et de se prendre en main pour créer des richesse.
              Si vous n’êtes pas d’accord avec ce constat, vous ne verrez pas d’objections à ce qu’on vous prenne la plus grande partie du fruit de votre labeur ?


            • foufouille foufouille 20 août 17:17

              @Yaurrick

              non car si tous les humains sont comme toi, ils sont restés dans une caverne.

              tu es libre de partir à singapour, tu pourras jouir en regardant les pauvres passer la frontière soir et matin.

              ou mieux un des pays sans cotisations obligatoires et sans hosto ni eau courante.


            • Iris Iris 20 août 22:06

              @Yaurrick

              Vous n’avez pas compris, l’égoïsme et sa ribambelle de comportements induits provoquent infiniment plus de vies que les combats qui s’y opposent, vous êtes dans l’inversion accusatoire comme on dit.


            • Yaurrick Yaurrick 20 août 22:47

              @Iris
              Parce que vous croyez que c’est par altruisme que le boulanger fait du pain ? Non, c’est parce qu’il y trouve un intérêt personnel.
              Et cette pour cette raison que toutes les tentatives communistes finissent par échouer, précisément parce que s’il n’y a pas d’intérêt , les individus ne font pas d’effort.
              En fait, pour vous l’égoïsme est simplement un prétexte pour embellir ce qui n’est rien d’autre qu’un vol aux « riches » c’est dire les autres que soi. D’ailleurs vous n’avez pas répondu à ma question : puisque vous êtes riche par rapport au reste de l’humanité, avez vous fait don de la plupart de vos richesses pour être conforme à vos idéaux ?


            • Iris Iris 21 août 00:00

              @Yaurrick

              Ça n’est pas le sujet que je soulevais, vous faites semblant de ne pas comprendre.


            • Iris Iris 21 août 00:01

              @Yaurrick

              Ou pas ! Si c’est le cas faites peut être l’effort de relire...


            • Yaurrick Yaurrick 21 août 13:41

              @Iris
              Je comprends surtout que vous faites tout pour ne pas répondre à ma question : à partir de quels critères pouvez vous juger que tel ou tel comportement serait égoïste ou pas ? Et que votre volonté étant de combattre l’égoisme, vous ne verrez pas de problèmes à ce que je vienne vous posséder de vos biens ?


            • Iris Iris 21 août 20:39

              @Yaurrick

              Je confirme, vous êtes bien un as de l’inversion accusatoire !
              Puisque vous le prenez ainsi je vais répondre comme je peux à vos questions zarbies, peut être qu’ensuite vous accepterez de vous pencherez sur mon problème.

              Un égoïste est quelqu’un qui ne pense qu’à sa pomme. Puisque vous tenez à parler de richesses matérielles, je vous donne bien sur l’exemple de celui qui s’enrichit à ne plus savoir que faire de son argent tout en croisant tous les jours des gens qui ne peuvent pas vivre décemment.

              Quant à ce que vous me dépossédiez de mes biens, je dirai plutôt que je pourrai partager mes bien avec vous, mais il faudrait déjà que je vous connaisse pour pouvoir apprécier si vous êtes dans le besoin. 

              Merci de m’expliquer maintenant en quoi les combats contre l’égoïsme provoqueraient plus de dégâts humains que l’égoïsme lui même.


            • Yaurrick Yaurrick 21 août 22:47

              @Iris
              L’exemple que vous donnez est le fruit de votre ressenti, de vos sensibilités. Je pourrais aussi dire que l’égoïsme, c’est que quelqu’un pense avoir droit à tout sans rien faire simplement parce qu’il est né.
              Mon point de vue est aussi valable que le votre, ce ne sont que des jugements de valeurs purement individuels et subjectifs.

              En outre, il y a un point qui me gêne dans votre exemple, c’est ce procès d’intention faisant que le responsable est forcément « celui qui s’enrichit à ne plus savoir que faire » et que les autres n’y sont pour rien.
              Jugement manichéen, qui ignore complétement quels sont les parcours de chacun jusqu’à cette situation et qui en plus part du postulat qu’il y a un voleur et des volés. Comme si vouloir garder l’argent qu’on a gagné serait de l’avidité, tandis que prendre l’argent d’autrui ne le serait pas.

              Mais passons, merci d’avoir répondu. Comme je le pensais, et vous l’avez enfin reconnu, le partage est soumis à votre appréciation : c’est donc bel et bien subjectif, les modalités étant variables. Et il est fort probable que ce partage soit en plus limité, comme je l’ai dit dans un commentaire précédent à un cercle très fermé .

              Donc vu cet état de fait, la seule méthode qui permettrait de l’appliquer à grande échelle, c’est donc le recours à la force, au vol. Alors que jusqu’ici personne n’a eu recours à la coercition, pour appliquer le principe de partage il faut nécessairement y avoir recours. Miraculeusement, le vol devient acceptable : mais vous allez surement me dire que la fin justifierait les moyens....

              On a donc ajouté de la coercition là où il n’y en avait pas, et on a en plus créé des effets délétères : trappes à pauvreté, faux droits, suppression de la responsabilité, attribution de privilèges.
              Bref on a échangé des inégalités contre d’autres en pires, et en plus on se permet d’ajouter de la violence.

              En plus, rien ne garantit l’efficacité de ce système... Pour donner un ordre de grandeur, la France, c’est les prélèvement obligatoires les plus élevés au monde, c’est 15% de la dépense sociale du monde pour moins d’1% de la population mondiale. Pour faire simple, on a jamais autant redistribué, et comme l’a dit Macron « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas ». 
              Et pendant ce temps, d’autres pays font mieux avec bien moins.... il faut se poser des questions.


            • Iris Iris 22 août 01:05

              @Yaurrick

              Ben oui c’est un exemple, il ne vous plait pas, je m’en doutais bien. Votre exemple pourquoi pas, mais il est tout aussi manicheen et subjectif que le mien. Pour le reste vous me prétez des intentions que je n’ai pas pour sauter aux conclusions que vous vouliez placer. Nos positions sont irréconciliables, nous n’avons pas du tout les mêmes définitions des mots comme vol, coercition, ou partage, et ca prendrai des heures pour aboutir à pas grand chose. J’ai repondu à vos questions pièges en sachant qu’on en arriverai la, en revanche vous n’avez toujours pas répondu à ma sollicitation initiale. Vous êtes malhonnête, je vous souhaite quand même une bonne nuit.


            • Yaurrick Yaurrick 22 août 13:54

              @Iris
              C’est quand même extraordinaire ça : je vous explique qu’à part le recours à une charité volontaire, la seule alternative est de voler. Tout ça parce que vous estimez inacceptable des comportements prétendument égoïstes (qui jusqu’à preuve du contraire n’ont spolié personne) et que vous attribuez la responsabilité de la situation de chacun à d’autres.
              Un peu trop facile de désigner des boucs émissaires.
              En outre, je vous ai exposé quels sont les effets délétères de ce « combat », qui s’ajoutent à la spoliation. Mais comme ce n’est pas vendeur, il suffirait de mettre un emballage plus vendeur comme « justice sociale » et hop, le vol devient acceptable, quand bien même on constate l’échec de cette pratique.
              Eh bien, oui, je maintiens qu’à chaque fois que l’on essaie de changer la nature humaine par la force, cela crée plus de dégâts que cela n’en résout
              La seule façon respectant les droits naturels, c’est la charité librement consentie.



            • Iris Iris 23 août 10:39

              @Yaurrick

              C’est quand même extraordinaire ça : je vous explique ...

              Vous n’expliquez rien du tout, vous rabâchez votre idéologie égoïste.

              Eh bien, oui, je maintiens qu’à chacun ...

              Et vous persistez dans votre inversion accusatoire.


            • sylvain sylvain 19 août 16:25

              le titre est surprenant, vu qu’on ne parle pas du capitalisme en soit dans le reste de l’article .


              • zygzornifle zygzornifle 19 août 18:24

                Remettre le capitalisme au service de l’humanité
                C’est comme chercher un tigre végétarien....


                • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 19 août 22:00

                  Le capitalisme sert l’humanité dans son asservissement.


                  • babelouest babelouest 20 août 06:16

                    @Florian LeBaroudeur : NON, le capitalisme SE SERT DE l’humanité. Pour l’amusement de quelques-uns, des psychopathes de préférence.


                  • heber 20 août 08:24

                    Pierre Reigner,amiaplacidus,jeekes.

                    j’ai déjà répondu  à votre remarque ( + celle de Pierre Régnier et de amiaplacidus) sur l’emploi du mot ’’remettre’’ dans mes réponses aux commentaires de mon article initial du 31/7 sur ce thème .Ceci étant , même si l’acception du terme remettre que j’utilise est tout à fait correcte sur le plan de la langue , je constate qu’elle prête facheusement à confusion puisque plusieurs d’entre vous ont fait la remarque.J’utiliserai donc un autre terme dans les articles suivants car cette question de vocabulaire est purement accessoire, ce ui m’intéresse ce n’est pas la forme mais la substance et je vous serais obligé de me faire part de vos réflexions sur le contenu des propositions plutôt que sur l’emballage qui est , pour moi ,sans réelle importance .


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 août 09:43

                      @heber

                      Sur le contenu, je le répète, les propositions concrètes pour différents types d’emploi garanti sont intéressantes. Mais elles ne peuvent être sérieusement avancées que parallèlement à la destruction du capitalisme et à son remplacement par un socialisme écologique et libertaire. Il est absolument impossible de mettre le capitalisme au service des habitants de la planète. Il est par nature, fondamentalement, leur pire ennemi.


                    • heber 20 août 08:30

                      jeekes,

                      Je ne suis au service de personne , votre obsession du complotisme est aberrante.

                      J’ai bientôt 74 ans , je n’ai ni plan de carrière ni d’affiliation politique ; je suis agnostique et je suis un homme totalement libre,laïc, républicain et imperméable à toute pression .

                      Oubliez donc vos remarques déplacées et essayez donc de formuler des idées constructives au lieu de critiquer celles des autres de façon stérile sans proposer aucune alternative


                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 août 09:57

                        @heber

                        Sur ce point je suis d’accord avec vous. L’habitude de voir en service commandé ceux qui ne pensent pas comme nous est l’un des pires comportements installés dans le monde actuel. Mais, s’il l’est, c’est bien parce que les individus aux pouvoirs, politiques et médiatiques, l’ont installé après le grand aveuglement provoqué par la confusion entre stalinisme et socialisme.

                        Voyez comment, aujourd’hui, les médias continuent de qualifier de « communiste » le régime chinois qui reste totalitaire en copiant sans scrupule une forme de capitalisme très semblable à celle que nous pratiquons depuis longtemps en Occident.


                      • heber 20 août 12:12

                        Pierre Régnier,Zygzornifle, Babelouest , Sylvain, Géronimo, Florian,

                        je n’ai pas d’affection particulière pour le capitalisme mais c’est le système qui règne sur la planète actuellement et c’est donc le système qu’il faut réformer ou , si vous préférez remplacer .Personnellement , je n’aime pas les propositions de destruction totale , en général , si on détruit cela fait de gros dégâts inutiles , surtout si on n’a aucune expérience concrète du nouveau système que l’on veut substituer au précédent  et de son efficacité ; détruire est toujours aisé, construire c’est une autre paire de manches.Ce qui compte , c’est de changer et la méthode progressive et prudente n’enlève rien à la détermination et à la volonté de changer.

                        Alors , soit , balayez le mot ’’capitalisme ’’, enlevez le mot’’ remettre ’’ , je n’ai aucune difficulté à cela mais reste la vraie question : on fait quoi concrètement , on propose quoi ?

                        Socialisme libertaire et écologique , ce sont aussi des mots ; quelles sont donc les règles concrètes de fonctionnement que l’on met en place derrière les mots .

                        Quant à l’illusion de rayer l’économie de nos futures existences et préoccupations , comme l’homme ne vit pas uniquement d’ amour et d’eau fraîche ( même si c’est bien dommage) , il faut bien prévoir une société basée sur l’échange, le travail et la responsabilité ,chacun contribuant selon ses moyens et capacités à la vie et au bien-être de la collectivité. Supprimer le mot économie ne supprime pas cette réalité qui reste incontournable.

                        Quelles sont vos propositions concrètes ? Avançons dans le débat . Assez de diagnostics et de constats.L’imagination au pouvoir svp !


                        • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 août 14:07

                          @heber

                          Non, il n’est pas aisé de détruire le capitalisme.

                          Mes propositions concrètes ? J’ai déjà dit à mes amis socialistes que je ne vois pas l’existence d’une Gauche véritable là où il n’y a pas exigence dès maintenant sans attendre un éventuel succès électoral d’une radicale compression par le haut de l’actuelle échelle des revenus. 


                        • heber 20 août 17:52

                          Pierre Reigner

                          La compression des revenus me paraît une mauvaise solution.Chacun doit être rémunéré en fonction de la valeur et de la quantité de sa contribution à la collectivité et il ne faut pas décourager les initiatives ni l’esprit d’invention et de création en nivelant les rémunérations car sinon on aboutit au résultat déjà constaté dans les régimes ’’communistes’’ où plus personne ne consent d’effort puisque tous reçoivent un traitement identique ou presque.C’est la recette pour un échec assuré de la société.

                          Il me semble qu’il faut , au contraire, définir un revenu minimum suffisant pour assurer une vie normale , un logement correct, des soins adéquats,  une éducation convenable et des loisirs suffisants(vacances etc ) à tout un chacun tout en préservant l’échelle des revenus vers le haut pour les meilleurs contributeurs au bien-être de la société .

                          Par contre, il faut bien évidemment redistribuer la richesse excessive et régulariser les rentes de situation à travers les donations et les droits de succession et cela n’a rien à voir avec la préservation de revenus motivants .

                          Demander à un milliardaire de redistribuer toute sa richesse excédant ,par exemple, 1 milliard d’euros ou de dollars, n’enlève rien à sa capacité de consommation personnelle et familiale et recycle simplement une richesse par définition stérile puisqu’ inutile et inutilisée pour satisfaire les besoins, aussi élevés soient-ils ,de la personne en question et de ses proches.C’est donc une mesure intelligente, juste et appropriée sans être excessive ni spoliatrice.

                          Par contre, obliger un savant de valeur à gagner un salaire presque identique à celui d’un jardinier n’a rien de juste ni de motivant ni d’intelligent et de bénéfique pour la société ni même pour le jardinier.

                          Ce qu’il faut , c’est que le savant reste motivé par une rétribution adéquate qui sanctionne sa contribution élevée au bien -être général et que le jardinier ait un salaire suffisant pour subvenir, sans aucun problème, à tous les besoins de sa famille et de lui-même.

                          Les deux sont nécessaires et compatibles. Aller plus loin dans le nivellement serait contre-productif et ne satisferait que des tendances malsaines au sein de la société ( jalousie des autres, médiocrité générale etc ).

                          Je me contrefous de savoir si mon voisin gagne davantage que moi du moment qu’il contribue à la mesure de ses capacités au bien -être commun et qu’il en est de même pour moi , en étant certain que tout un chacun recevra un revenu minimum qui lui permette d’assurer le bien-être des siens et de préserver leur avenir et leur égalité de chances .


                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 août 18:59

                            @heber

                            Votre réponse est contradictoire. Vous combattez mon exigence de compression des revenus par le haut mais vous dites curieusement que « par contre » il faut bien évidemment redistribuer la richesse excessive.

                            La compression des revenus par le haut est bien, selon moi, une redistribution de la richesse excessive. Cette redistribution permettrait, comme je le voudrais, d’augmenter le SMIC.

                            Mais, pour les bonnes raisons que vous exposez, je ne suis pas, moi non plus, pour un nivèlement des revenus. Ce que sera la nouvelle échelle des revenus, dans l’indispensable socialisme à mettre en place, devra être établie démocratiquement à l’issue d’un débat populaire.


                          • heber 20 août 18:03

                            foufouille

                            Votre réponse à Yaurrick

                            Pourquoi ce mépris et cette expression haineuse.N’avez-vous aucune contribution  constructive à apporter  , aucune idée  ? 

                            Pouvez-vous accepter que d’autres aient des idées différentes des vôtres sans les injurier  ?

                            Ce n’est pas avec de telles contributions que nous allons avancer dans le débat.


                            • foufouille foufouille 20 août 18:09

                              @heber

                              cet ordure est pour la suppression du smic, laisser crever les non rentable comme il dit.

                              le smic est juste suffisant pour survivre.

                              je ne monologue pas avec les tarés.


                            • heber 20 août 18:39

                              foufouille

                              Je suis non pas , pour la suppression ,mais pour une forte augmentation du SMIC  de l’ordre de 50 % et pour une indexation automatique sur le coût de la vie ( inflation).

                              Et je pense que le SMIC actuel n’est pas un salaire qui permette de vivre normalement et qu’il est indigne d’une société qui se respecte.

                              Ceci étant, même si Yaurrick est , comme vous l’écrivez, pour la suppression du SMIC et ’’ laisser crever les non-rentables ’’, expression atroce et inhumaine, si cela est avéré, indigne d’une personne qui se respecte,

                              quant à moi ,je ne traiterai jamais Yaurrick ou toute autre personne , même si elle a des idées diamétralement opposées aux miennes d’ ’’ ordure ’’ car , en faisant cela , je violerais les principes de base de la démocratie et de la liberté d’expression qui sont pour moi fondamentales.

                              Combattre fermement et de façon déterminée les idées que je juge ineptes et dangereuses oui , mais dans le respect du débat et dans la dignité de l’expression.

                              Les insultes ne font qu’affaiblir la valeur du raisonnement , croyez moi.


                              • foufouille foufouille 20 août 18:52

                                @heber

                                l’autre option est qu’il est débile avec son gros salaire.

                                il n’est pas aussi direct que moi mais fait des sous entendu ou ne répond pas comme pour l’insuline qui est 10x plus cher aux USA que au canada ce qui fait des gens crèvent.


                              • Yaurrick Yaurrick 21 août 13:59

                                @foufouille
                                Pour votre information, je n’ai pas, mais pas du tout un gros salaire. Je défends mes convictions parce que le sort des plus vulnérables m’importe.

                                Le problème est qu’en France, entre le salaire versé par l’employeur et ce que reçoit le salarié, il y a un facteur 2. Donc quand un employeur dit qu’un salarié coute cher, il a raison ; quand un employé dit qu’il est mal payé, il a aussi raison.
                                En toute logique, il faudrait donc s’interroger sur ce qui est fait avec ces 50% de salaire, et manifestement c’est là que le bat blesse.

                                Il est malheureusement certains qu’un niveau élevé du SMIC pénalise les moins productifs en les condamnant en chômage.... Et c’est exactement pareil avec les lois visant à trop protéger les salariés, ça pénalise les jeunes, les non-diplomés.
                                De manière générale, plus on réglemente un secteur plus les produits ou services y sont chers.

                                On pourrait d’autorité décréter que le salaire minimum serait de 3000 euros, ou qu’un logement doit couter au max 20000 euros. A votre avis que passera t-il ?


                              • heber 20 août 21:31

                                Pierre Régnier ,

                                Je suis pour la redistribution du capital accumulé , de façon inutile ou abusive, pas pour la diminution administrative et forcée des revenus du travail ;

                                ce sont clairement deux choses différentes et tout à fait compatibles .


                                • Pierre Régnier Pierre Régnier 21 août 10:27

                                  @heber

                                  Je ne vois pas comment le capital accumulé, de façon inutile ou abusive peut être redistribué sans que des contraintes légales obligent à le redistribuer.

                                  Vous, vous semblez croire qu’un altruisme des profiteurs du capitalisme peut suffire. Cette croyance dans cette nouveauté, l’altruisme, le solidarisme des capitalistes est ce qui nous sépare.


                                • heber 21 août 14:27

                                  Pierre Régnier

                                  Je n’ai jamais dit que la redistribution du capital se ferait uniquement en comptant sur l’altruisme des gens ! (cf. par exemple , mes règles sur la répartition du capital , des bénéfices et des dividendes des entreprises dans mes articles précédents ).

                                  La possession et la transmission du patrimoine doivent bien entendu faire l’objet de règles et de lois applicables, notamment via les impôts sur le capital et sur les successions .

                                  Par contre , je persiste à penser que le plafonnement des revenus serait une grave erreur ; il suffit de corriger périodiquement les écarts excessifs de patrimoine , de façon raisonnable sans spolier les gens mais en prélevant tout ce qui leur est , manifestement inutile , car non absorbable sous forme d’achats ou de consommations , même inutiles .

                                  Et de prévenir les rentes de situation parasitaires où un individu jouit , sans aucun effort ni travail ,ni contribution personnelle au bien-être de la communauté d’un capital inutile , excédant très largement ses besoins et les capacités d’absorption de sa famille et de ses proches , accumulé par ses prédécesseurs/ ancêtres.

                                  En d’autres termes , sans remettre le compteur à zéro,il s’agit de redistribuer et de rebattre les cartes périodiquement pour éviter la perpétuation stérile d’une oligarchie héréditaire et parasitaire , basée sur les liens de parenté et de descendance sans aucun rapport avec le mérite, la valeur et l’apport des individus concernés au bien-être collectif qui gèle, sans aucune justification, des capitaux et richesses qui peuvent être employées beaucoup plus utilement pour subvenir aux besoins de la population la plus faible et la plus défavorisée et pour financer des investissements productifs bénéficiant à l’ensemble de la société.


                                  • heber 21 août 14:45

                                    Yaurrick,

                                    si on suit votre raisonnement, plus le salaire est bas plus le chômage diminue .Or, ce postulat est totalement démenti par ce qui se passe dans tous les pays pauvres où bien que les salaires versés soient miséreux , le chômage est très élevé.

                                    La réalité est que des salaires convenables permettent un niveau soutenu de la consommation et donc  de remplir les carnets de commandes des entreprises qui peuvent ainsi prospérer comme toute la société.

                                    Ce qui fausse totalement ce cercle vertueux , ce sont les graves déviances du capitalisme ultra-libéral qui , en promouvant la recherche constante d’avantages productifs , en baissant les salaires, en évitant les charges sociales, en recherchant les mécanismes d’évasion fiscale , et en accaparant des proportions injustifiées des marges dégagées par l’activité des entreprises au seul profit des actionnaires , des propriétaires et dirigeants des entreprises , déséquilibre gravement les conditions d’exercice de l’économie d’un pays à l’autre et ruinent le caractère social de l’activité économique qui devrait prévaloir tout en provoqua

                                    nt une concentration totalement excessive de la richesse mondiale dans les mains d’une petite minorité , incapable de la consommer ou de l’utiliser , ni à leur profit personnel ni au profit de la majorité ;

                                    C’est ce mécanisme stupide qu’il faut casser , puisqu’en réalité , il ne profite à personne ( sauf à ceux qui , comme oncle Picsou, sont simplement heureux de dormir sur leur tas d’or ) et est totalement stérile.


                                    • Yaurrick Yaurrick 21 août 15:37

                                      @heber
                                      Attention aux raccourcis hâtifs, je n’ai pas dit que plus le salaire était bas, moins il y avait de chômage. Un contre-exemple européen serait la Suisse, qui offre des salaires bien supérieurs à la France, et un très faible taux de chômage.

                                      Je dis simplement qu’un salaire minimum supérieur à la productivité réelle des salariés créait du chômage supplémentaire, et participait à l’augmentation des prix vu que l’augmentation du salaire n’était pas compensé par des gains de productivité.

                                      Les « proportions injustifiée de marges au seul profit des actionnaires » est sujet à caution, sachant que près de 2/3 de la VA est dans les mains des salariés, qu’il faut payer des charges de fonctionnement, des impôts, et qu’éventuellement les bénéfices si il y a, partent aux actionnaires, aux salariés et en investissement.

                                      Si la concentration de richesses est bien dans les mains d’une minorité,ce n’est forcément celle à laquelle vous pensez : c’est l’ensemble des habitants des pays occidentaux (y compris vous et moi) qui concentre la quasi intégralité des richesses comparée aux près de 6 milliards d’autres être humains. Donc au yeux de ces 6 milliards d’habitants, vous et moi serions incapable de la consommer ou de l’utiliser, ni à notre profit personnel ni au profit de la majorité 


                                    • heber 22 août 08:32

                                      Yaurrick,

                                      Vous manquez d’ objectivité , vous savez très bien, puisque vous êtes visiblement intellectuellement et culturellement très bien formé, que 50% de la richesse mondiale est concentrée dans les mains de + 1% de la population mondiale soit +-70 millions de personnes et que cela n’a rien à voir avec la population globale de l’Europe , des USA et des autres pays développés. En outre , à l’intérieur de ces 1%, vous savez aussi qu’une infime minorité de quelques centaines de milliers d’individus détient la majorité de ces 50%.

                                      Voulez-vous m’expliquer en quoi , cette concentration de richesses est productive et nécessaire pour faire fonctionner l’économie ? en quoi, le fait de demander d’abord , puis , s’ils ne le décident pas d’eux-même, d’obliger ces personnes à redistribuer tout ce qui excède , par exemple 200 millions d’euros ou de dollars de leur fortune est injuste puisqu’ils ne l’utilisent et ne l’utiliseront jamais et sont incapables de la consommer ou de la recycler dans l’économie au bénéfice de la société où ils vivent ?

                                      En quoi, ces personnes, sauf quelques exceptions célèbres, ont-elles mérité par leurs capacités, leur valeur personnelle, leur travail et leurs efforts de bénéficier de cette rente de situation , qu’ils ont hérité, pour la plupart , de leurs prédécesseurs ?

                                      En quoi, cette redistribution serait-elle un’’vol ’’ ? Est-ce qu’appartenir à une société, un état, une nation , n’implique pas un devoir de solidarité entre les membres de cet ensemble ?

                                      Sur le plan moral, trouvez -vous justifié que ces personnes dorment sur leur tas d’or pendant que des millions de gens ( y compris dans nos pays développés) sont dans la misère ou ne sont pas en mesure de se soigner , d’éduquer et de nourrir ou loger convenablement leurs familles ( parfait exemple , les USA, mais nos pays soi-disant modèles des avancées sociales, ne font guère beaucoup mieux ) ;

                                      Alors vos réponses concrètes, au-delà de vagues références philosophiques à l’égoïsme ou à la fainéantise intrinsèque des hommes qui chercheraient à profiter du travail et de la capacité d’innovation de la minorité d’entrepreneurs , créatrice de richesses , existant dans le monde ?

                                      Si vous me citez Gates et Munsk , OK, je suis d’accord mais au-delà ?

                                      Moi, je peux  vous citer une liste interminable d’émirs pétroliers, de geeks créatifs à la valeur ajoutée douteuse ( ex Facebook) , de prédateurs nuisibles comme les Buffet, Soros et consorts ou de commerçants certes habiles  comme les Arnaud , Lagardère , Bezos , Leclerc mais   dont les idées, même dans le cas où elles sont méritoires, ne valent certainement pas d’accumuler des milliards de dollars /euros sans même citer  des héritiers peu doués comme le fils Lagardère qui utilisent leur fortune héritée en dépit du bon sens, etc ..etc...

                                      Alors, quid ?


                                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 22 août 10:37

                                        @heber
                                        Je ne vous comprends toujours pas. Vous dites très bien le scandale actuel de la répartition des richesses mais ne voulez pas qu’on l’empêche de s’établir. C’est seulement quand il est devenu flagrant que l’excès d’enrichissement personnel a pour vous des limites.


                                      • Yaurrick Yaurrick 22 août 14:11

                                        @heber
                                        Un français au salaire médian fait partie des 5% les plus riches du monde. Et dans ce cas de figure, il s’agit de salariés. On peut regarder comme l’on veut, oui, les occidentaux sont largement plus riches que le reste de l’humanité.

                                        On peut discuter longuement des très grandes fortunes, mais dans la plupart des cas elles sont constituées de part d’entreprises dont la valeur est très largement fluctuante, et non pas par un coffre fort à la Picsou. Ces fortunes sont investies dans des entreprises, dans des services, dans des salaires.

                                        Je sais d’avance que cela ne vous plaira pas, mais le droit à un toit, à la santé, à un emploi... tout ça ce sont de faux droits, des formes de privilèges, car non universels. La solidarité, la vraie, elle est librement consentie.
                                        Mais ce serait se focaliser uniquement sur les moyens, ce qui importe, et ce qui vous gêne et moi aussi, c’est la pauvreté.

                                        Pauvreté est certes un problème, mais il ne faut pas oublier que c’est l’état naturel de l’homme... Et le meilleur moyen de la combattre, c’est de créer des richesses. On a pu constater que la grande pauvreté a chuté comme jamais auparavant ces 30 dernières années, parce que la prospérité vient parce qu’on laisse des individus entreprendre, créer.
                                        Alors oui, c’est un processus qui prend du temps, oui, c’est aussi un processus où tout le monde ne va pas au même rythme. Mais c’est le plus vertueux et le plus durable.

                                        On pourrait très bien d’autorité « voler » les riches, mais d’une part, ce sera un fusil à un coup, et d’autre part, ces richesses verront leur valeur chuter car mises dans des mains qui ne sauront pas les faire fructifier..
                                        Vous ne pensez pas que ceux qui ont créé cette richesses sont les mieux placés pour savoir quoi en faire, y compris les plus modestes ? Et quelle légitimité avez vous pour décider qui mérite quoi ?


                                      • heber 22 août 11:34

                                        Pierre Régnier,

                                        Absolument.Je n’ai rien contre le fait que les personnes qui contribuent mieux et plus au bien-être de la collectivité reçoivent une rétribution adéquate proportionnée à la qualité de leur apport qui soit supérieure à celle du citoyen normal.Je trouve cela juste et, en outre, nécessaire pour éviter que le nivellement vers le bas conduise la société vers la médiocrité et la course à celui qui en fait le moins possible puisque tous reçoivent les mêmes avantages.

                                        Par contre, et c’est une question de mesure et de raison, il est anormal qu’une minorité oligarchique reçoive et conserve une portion excessive de la richesse sans justification ni même sans être capable de l’utiliser.

                                        C’est toute la différence entre1) une société équilibrée où le mérite de chacun est récompensé à juste proportion et où , en parallèle,personne n’est abandonné à la misère ou condamné à vivre dans la précarité et l’insuffisance

                                        2) une société injuste où une minorité monopolise la richesse sans se préoccuper des autres en les exploitant de façon indigne ( ce qui est actuellement le cas )

                                        3) une société tristement uniforme et totalitaire où tous reçoivent les mêmes avantages sans aucune contrepartie ce qui ruine l’efficacité, décourage les gens vaillants et capables et promeut les parasites , fainéants et irresponsables qui vivent sur le dos des autres .

                                        Par exemple,un chirurgien qui sauve des vies humaines et a effectué une dizaine d’années d’études difficiles , qui est corvéable à merci , en fonction des urgences , nuit et jour , w. e. compris, doit , bien entendu,recevoir une rémunération très supérieure à un ouvrier spécialisé , qui , par ailleurs, apporte lui aussi une contribution nécessaire et indispensable à la société et doit recevoir,en conséquence, une rémunération qui lui permet de vivre , lui et sa famille convenablement et dignement.

                                        Imaginons que ce chirurgien , en raison d’un talent exceptionnel, fasse fortune ,(même s’il  paye des impôts substantiels tout au long de sa carrière), il est également normal que lorsqu’il disparaît, la proportion inutile et stérile de sa fortune revienne à la collectivité, sans pour cela , spolier totalement ses enfants.C’ est une question d’équilibre , de juste mesure et de sagesse qui doit être traitée en dehors de tout dogmatisme , de tout esprit de revanche ou de jalousie  , c’est-à-dire, en évitant la petitesse des médiocres haineux qui ne pardonnent pas aux autres d’être plus valeureux et efficaces  qu’eux-même et projettent sur les autres la faute de leur échec personnel .( du type Robespierre ) .


                                        • Pierre Régnier Pierre Régnier 23 août 09:38

                                          @heber
                                          Je ne vous comprends toujours pas. Vous dites ici que c’est seulement après la mort de son propriétaire qu’un patrimoine financier excessif devra être redistribué à la collectivité. D’ici là le capitalisme aura donc continué de faire des ravages.
                                          Je ne vois toujours pas en quoi la compression de l’échelle des revenus des individus vivants s’opposerait au bien-être de la collectivité.
                                          C’est selon moi très exactement le contraire : le gain excessif affecté à la collectivité lui permettrait de mieux répartir le bien-être et - ce sur quoi j’insiste beaucoup - d’organiser la décroissance de la consommation globale indispensable au sauvetage des moyens naturels de vivre sur la planète terre.


                                        • heber 22 août 15:44

                                          Yaurrick

                                          Cher ami et néanmoins adversaire , au niveau des idées, ne vous énervez pas , je sais bien que mes arguments sur la stérilité de la plus grande partie des richesses possédées par la minorité vous agace et que vous n’avez aucune réponse à me proposer.

                                          Que les citoyens salariés des pays occidentaux soient , en moyenne, mieux traités que la majorité des citoyens du monde , c’est exact mais cela ne démontre pas votre thèse ; cela veut simplement dire que leur situation est inadmissible et pire que les nombreux pauvres de nos pays mais pas que nos pauvres soient riches et bien traités. Votre argument n’a pas de sens , c’est du type , pour vous caricaturer, un borgne est moins à plaindre qu’un aveugle et donc de quoi se plaint-il ?

                                          Vous dites même une monstruosité en qualifiant l’état de pauvreté comme l’état naturel de l’homme ! 

                                          Et quand vous dites que le meilleur moyen de combattre la pauvreté , c’est de créer des richesses , c’est vrai mais pas si ces nouvelles richesses créées restent concentrées dans les mains d’une minorité.

                                          Les grandes fortunes sont investies et alors , cela ne justifie pas qu’elles restent dans les mains de cette même minorité au lieu de bénéficier à l’ensemble.

                                          La chute de la pauvreté , c’est du baratin,une vaste blague, allez donc vous promener dans le monde des favelas d’Amérique Latine aux bidonvilles d’Afrique ou d’Asie , pour ne pas parler des quartiers déshérités de nos pays réputés riches.

                                          La richesse par la création ,l’entreprise ,oui mais vous savez très bien que cette catégorie de personnes est très minoritaire ,y compris à l’intérieur des super-riches, et que tout un chacun n’a pas ces capacités.

                                          D’après vous ,la redistribution va provoquer la perte de richesse car les pauvres ne sont pas capables comme les riches de faire fructifier les capitaux et de créer de la valeur ajoutée.Vous rigolez, nombre d’ héritiers de riches familles sont des parasites , inutiles , incapables de gérer convenablement la fortune constituée par leurs pères et sont obligés de faire appel à des spécialistes des banques d’affaires, des capitaines d’industrie , etc 

                                          En quoi sont-ils mieux placés pour décider comment faire fructifier le capital de la collectivité et surtout , en quoi apportent-ils des solutions aux problèmes globaux de la société en gardant jalousement au profit exclusif des leurs leur fortune inutilisée , thésaurisée.

                                          On pourrait voler les riches , dites-vous , mais , en quoi l’appel à la solidarité est-il un vol ?

                                          D’après vous les impôts sur le revenu progressifs en fonction du montant des revenus , les impôts sur la fortune, le capital , les successions, lorsqu’ils existent, sont du vol ?

                                          D’après vous , l’évasion fiscale, la dissimulation de bénéfices , l’utilisation de paradis fiscaux, c’est normal ?

                                          Quant à ma légitimité pour décider , elle n’existe pas , pas plus que la votre ou celle des ultra-riches.

                                          Il n’ y a qu’un seul pouvoir légitime pour décider : les représentants élus démocratiquement par les citoyens , riches , pauvres ou appartenant aux classes moyennes sur la base d’un homme , une voix.

                                          Et je ne prétends ni avoir aucune légitimité ni être plus qualifié qu’un autre pour décider.

                                          Mais cela ne m’empêche pas, d’exprimer mes idées et de proposer des solutions librement , tout comme vous d’ailleurs , et vous n’avez aucune légitimité pour me contester ce droit comme vous semblez vouloir le faire.

                                          PS

                                          Votre seul argument valable , là où vous avez tout à fait raison, c’est quand vous avancez que la redistribution des richesses est un fusil à un coup qui ne suffira jamais  à créer les conditions d’une prospérité suffisante et durable pour la collectivité ;

                                          C’est tout à fait exact et seuls les naïfs ou les gens sans aucune expérience de la réalité croient que cela résoudrait l’état du monde .

                                          C’est même loin d ’être le plus important des changements à opérer, mais pour ne pas être suffisante, cette redistribution des richesses est nécessaire car la concentration actuelle des richesses, en monopolisant les pouvoirs politiques, médiatiques , financiers et économiques, empêche toute réforme réelle du système qui se dirige irrémédiablement vers une catastrophe générale préjudiciable à tous (y compris aux plus riches aveuglés par leur avidité et leur égoïsme), et c’est bien pourquoi , ce qu’il faut , c’est réformer en profondeur et changer les objectifs , les règles et le fonctionnement du système .

                                          D’ où mes propositions et pistes de solution.


                                          • Yaurrick Yaurrick 22 août 17:56

                                            @heber
                                            Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas agacé, loin de là, j’apprécie la discussion lorsqu’elle se déroule avec politesse.
                                            Et je ne conteste pas absolument que vous ayez des opinions différentes des miennes et que vous les puissiez les exprimer, bien au contraire, je persiste à penser que chacun doit avoir le droit et la liberté de ses opinions.

                                            Simplement en tant que libéral, je constate que

                                            nous ne serons jamais d’accord, nous sommes bien trop à l’opposé sur de nombreux points. Le seul où je suis d’accord, c’est que les citoyens doivent faire usage de leur voix et plus largement de leur libre arbitre, ils doivent prendre le contrôle de leurs vies et sont les plus à même de choisir et d’assumer leurs choix.


                                          • heber 23 août 13:54

                                            Yaurrick,

                                            OK , le débat entre nous , s’arrête donc pour cette fois ,ici. 

                                            Cordialement


                                            • heber 23 août 14:13

                                              Pierre Régnier,

                                              La compression des salaires est , à mon avis, une mesure totalement  improductive qui découragerait tous les éléments moteurs de la société.

                                              Ce qu’il faut , c’est remonter les bas salaires vers le haut mais certainement pas baisser les salaires à partir du haut.

                                              Si compression ,il y a , c’est dans le sens ascendant , pour motiver , pas vers le bas pour décourager.

                                              Les éléments d’équilibre du système sont :1) les nouvelles règles de répartition et de distribution des capitaux, des bénéfices et des dividendes qui ,progressivement , entraînent une nouvelle répartition substantielle du capital privé investi dans les entreprises, notamment en actions ( cf mes articles précédents ).

                                              2) le renforcement des règles et prélèvements relatives aux successions et aux impôts sur la fortune .

                                              La conjugaison de cet ensemble de nouvelles dispositions devrait permettre de réaliser sur l’espace d’une génération (20 ans ) la réforme en profondeur du système sans provoquer l’écroulement subit de l’économie et un chaos mondial.

                                              Je ne crois pas à l’efficacité des révolutions mais à celle des évolutions maîtrisées.

                                              C’est d’autant plus nécessaire qu’il faut accompagner ce transfert de richesses de profondes réformes des législations, des modes de consommation, production , de rapport à la nature et à l’environnement, etc...

                                              Tout cela ne peut se faire dans la précipitation ni de façon dictatoriale, sauf à déclencher des conflits et guerres meurtrières qui ruineraient tout espoir d’un avenir meilleur.

                                              Le but n’est pas de ramener l’humanité en arrière sous prétexte d’établir l’égalité.

                                              Personne ne veut d’une égalité à zéro.

                                              Nous devons être responsables et prendre en compte le facteur temps.


                                              • Pierre Régnier Pierre Régnier 23 août 15:29

                                                @heber

                                                Mais la compression par le haut des revenus permettrait, justement, de remonter les bas salaires vers le haut


                                              • heber 23 août 16:36

                                                Pierre Régnier

                                                Je ne crois pas car les montants obtenus en baissant les hauts salaires seraient tout à fait insuffisants pour financer une hausse suffisante des bas salaires et en outre on démotiverait les cadres dont l’adhésion aux réformes est indispensable pour réussir .Ce qu’il faut, c’est tirer les bas salaires vers le haut sans baisser les hauts salaires( je ne parle pas évidemment des parachutes dorés scandaleux qui doivent disparaître ou être fortement atténués ) .

                                                Les montants nécessaires à la hausse des bas salaires doivent être dégagés sur les parts excessives des marges consacrées au versement de dividendes aux actionnaires/rentiers n’appartenant pas au personnel de l’entreprise et aux fonds spéculatifs .Bien entendu, cela suppose que les entreprises concernées soient bénéficiaires ; des mesures spécifiques doivent être mises en place dans les autres cas , en attendant le retour de marges bénéficiaires ou en cas de faillite de l’entreprise( cf article sur les droits sociaux à venir) 


                                                • eddofr eddofr 27 août 17:09

                                                  Dans sa conception même le capitalisme vise l’accumulation du capital et donc le profit par l’exploitation (l’appropriation) de toutes les ressources disponibles.

                                                  Par principe donc, l’humain (le travail est une ressource) est assujetti au capital et non l’inverse.

                                                  Vouloir rendre le capitalisme « humain », c’est vouloir la fin du capitalisme.

                                                  Cela ne signifie pas nécessairement que le patrimoine doivent disparaître. 

                                                  Cela signifie simplement que l’accumulation du capital ne doit plus être l’objectif premier fixé par le modèle économique ni le seul moyen de produire.

                                                  Or, le capital, s’il est laissé « libre », tend naturellement vers l’accumulation sans qu’aucune autre considération ne vienne sérieusement limiter cette tendance. 

                                                  Le capital ce n’est pas le « méchant actionnaire ». L’actionnaire ne sait généralement même pas comment son capital travaille pour lui. Il se contente de toucher les dividendes que lui versent des gestionnaires anonymes. Le capital est, à proprement parler, une machine qui s’auto-alimente. Une fois démarrée, elle ne s’arrête plus (sauf si on la casse où qu’il n’y a plus de ressources à exploiter).

                                                  C’est simplement la nature du business : exploiter (s’approprier) tout ce qui peut être exploité

                                                  (travail, ressources, information, ...) partout où cela s’avère profitable.

                                                  Donc vouloir rendre le capitalisme humain c’est vouloir la fin du capitalisme.


                                                  • heber 27 août 20:56

                                                    eddfor

                                                     Merci pour vos commentaires pertinents , toutefois ,je crois que ce n’est pas parce que le capitalisme a toujours fonctionné comme vous le décrivez avec justesse et clarté qu’on ne peut pas changer cet état de fait .

                                                    Le capitalisme est un concept créée par l’homme , ce n’ est pas une  entité existante en soi et il nous appartient donc librement d’en modifier les prémisses, les objectifs et les mécanismes pour le mettre au service de la collectivité et non d’ une minorité .

                                                    Contrairement à vous, je pense qu’ il n’y a rien de naturel dans ’’ le business ’’ et qu’ il n’ y a pas de fatalité, tout est, pour moi , modifiable et orientable.

                                                    En outre, je ne partage pas votre avis sur ’’ l’innocence’’ des actionnaires et notamment des très gros actionnaires spécialisés comme ,par exemple, les fonds souverains ou les fonds de pension . Il n’ y a aucune vertu ni innocence à se préoccuper seulement de son propre profit et à ignorer les conséquences humaines  de la gestion de son portefeuille , qu’elle soit individuelle ou collective.Un actionnaire est responsable des décisions prises par les propriétaires et dirigeants de l’entreprise dont il possède des actions.Les assemblées générales, les votes , l’élection des conseils d’administration et le choix des dirigeants , tout cela est décidé par la collectivité des actionnaires et aucun d’entre eux ne peut prétendre être  ignorant ou se laver les mains des  conséquences notamment sociales des décisions prises.C’est aussi un des principes de base du capitalisme et c’est toute la différence entre un actionnaire et un obligataire.

                                                    Cordialement

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