• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Rentrée scolaire : cérémonie d’ouverture...

Rentrée scolaire : cérémonie d’ouverture...

La grande cérémonie a eu lieu, hier matin : réunion de tous les professeurs, pour préparer la nouvelle rentrée...

C'est l'heure des congratulations : notre lycée a encore battu des records de réussite au baccalauréat : Série L : 98 % , série ES : 95% série S : 93%.

Merveilleux ! En même temps, je ne peux m'empêcher de penser que ces résultats sont truqués : la tendance générale conduit, de plus en plus, vers une forme d'indulgence dans la correction des épreuves du baccalauréat.

Mais, l'heure est aux réjouissances et l'on passe, aussi, en revue les résultats des classes préparatoires aux différents concours : là, encore, à la satisfaction générale, les résultats dépassent les espérances. On déroule, longuement, tous ces résultats et tout le monde applaudit, bien sûr.

Pour le reste, les travaux de rénovation continuent dans le lycée et les enseignants devront se plier aux contraintes du bruit, de la poussière, des encombrements générés par ces aménagements.

Les professeurs pourront, toutefois, sortir de leur salle de cours et signaler aux ouvriers qu'ils font trop de bruits !

On évoque, aussi, les effectifs des classes qui restent chargés en seconde, et dans les autres niveaux, environ 35 à 36 élèves.

Puis, un grand apéritif est organisé pour réunir les enseignants et favoriser les retrouvailles.

L'après midi est consacrée à des réunions par discipline : les collègues de lettres sont tous présents, on accueille, cette année, deux nouvelles enseignantes, qu'il faut aider dans leur découverte de l'établissement.

On prépare, ensuite, le travail de l'année : organisation des différents bacs blancs, planning, représentations théâtrales, discussions, palabres pour choisir une oeuvre à faire lire aux élèves de seconde, en vue d'un devoir commun.

J'ose, alors, une intervention sur les difficultés de recrutement d'élèves en lettres classiques : de moins en moins d'élèves choisissent les options latin grec dans l'établissement.

Je suis, alors, prise à partie par une collègue de lettres modernes : elle affirme que le niveau d'exigences demandé aux élèves est trop élevé, sans doute !

Je lui rétorque que les horaires de ces enseignements sont trop dissuasifs : de 16 heures à 18 heures et le plus souvent, en fin de semaine, le jeudi ou le vendredi.

Je m'étonne tout de même de ce jugement péremptoire d'une collègue : elle aurait entendu des "échos" de parents d'élèves qui signalaient une certaine sévérité dans les notations.

Pourtant, comment ne pas voir que l'intérêt des élèves, c'est d'obtenir d'eux un certain niveau d'exigence ?

Or, nombre d'enseignants se laissent entraîner vers cette tendance : il faut accepter un certain laisser-aller, distribuer des bonnes notes...

Et certains se plient à ces règles absurdes, peut-être pour avoir la paix : mais à quoi sert aux élèves d'avoir leur baccalauréat, si les résultats sont faussés, et s'ils n'ont pas le niveau requis pour faire des études supérieures ?

De plus, je me demande comment une collègue ou des parents d'élèves peuvent réellement mettre en cause les notations d'un enseignant et juger, de l'extérieur, de leur sévérité !

Je ne me permettrai pas, pour ma part, de le faire car je sais combien les rumeurs sont suspectes, et qu'elles circulent, facilement, dans le monde de l'enseignement !

Alors que les équipes pédagogiques devraient être soudées et solidaires, ce sont, parfois, hélas, les confrontations qui prennent le dessus !

La rentrée est là : il va falloir s'adapter à un nouvel emploi du temps, à des effectifs chargés, à des travaux, dans le lycée, et même à des collègues qui veulent baisser les niveaux d'exigence, pour se conformer à une sorte de démagogie ambiante.

Si le système scolaire est en péril, c'est, justement, parce qu'on a voulu, à tout prix, effacer certaines difficultés, il est même question de supprimer la notation, au profit de cahiers d'évaluation complexes et mal conçus !

Il faut arrêter d'annihiler l'école : l'école a besoin, plus que jamais, de rigueur, de solidité, de fermeté !

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-rentree-scolaire-ceremonie-d-ouverture-124487920.html

Documents joints à cet article

Rentrée scolaire : cérémonie d'ouverture...

Moyenne des avis sur cet article :  1.95/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

54 réactions à cet article    


  • Bernie 2 Bernie 2 1er septembre 11:48
    Même vos collègues vous jettent des cailloux ?
    L’année commence fort.

    Sinon, ravi de savoir tous les détails de votre petite sauterie. Le rosé était bon, ou vous avez pris un pastis ?

    • cassini cassini 1er septembre 12:10

      Elle adresse la parle à ses collègues de lettres modernes ! smiley


      • Alavavite Alavavite 1er septembre 13:35
        @cassini
        et
        @ Rosemar
        .
        Le meilleur de l’article de notre donneuse de leçons de morale et de maintien .
        .
        • _______"

          Pour le reste, les travaux de rénovation continuent dans le lycée et les enseignants devront se plier aux contraintes du bruit, de la poussière, des encombrements générés par ces aménagements.

          Les professeurs pourront, toutefois, sortir de leur salle de cours et signaler aux ouvriers qu’ils font trop de bruits !’"

        Nous noterons qu’à votre avis il est hors de question de se pencher sur la situation des élèves mis dans la même situation d’inconfort que leurs professeurs....
        Ils ne vont pas se plaindre tout de même ......Ce serait un scandale !
        ....
        On notera et appréciera la spontanéité avec la quelle vous vous êtes sentie impliquée et révoltée par ce qui va être leur condition de travail
        .
        En passant les ouvriers ne font pas des bruits mais du bruit .........Un prof de français vous l’aurais dit si bous lui aviez fait lire ce billet.

      • Passante Passante 1er septembre 12:22
        le candidat qui a quinze de moyenne générale au bac aujourd’hui
        ramenez-le en 1978 : il a entre 7 et 8 (on le sait tous...)
        triste boîte à nains s’obstinant dans sa mascarade.


        • Aristide Aristide 1er septembre 12:58

          @Passante

          Vous avez eu une mention à votre époque ?

        • Passante Passante 1er septembre 13:28
          @Aristide

          qu’importe, ce n’est pas le propos, et ce serait une banalité..
          le problème c’est que si on fait le choix de manquer d’exigence
          il faut aussi savoir ne pas se leurrer, sans plus.

        • Alavavite Alavavite 1er septembre 13:39
          @Aristide
          et
          @Rosemar
          .
          « Pourtant, comment ne pas voir que l’intérêt des élèves, c’est d’obtenir d’eux un certain niveau d’exigence ? »
          .
          Vous bafouillez grave. On n’attend pas des élèves un niveau d’exigence mais de compétences, le niveau d’exigence c’est celui des exercices et des épreuves. L’inverse en quelque sorte...

        • Robert Lavigue Robert Lavigue 1er septembre 15:16

          @Alavavite

          On n’attend pas des élèves un niveau d’exigence mais de compétences, le niveau d’exigence c’est celui des exercices et des épreuves. L’inverse en quelque sorte...

          Certes... Mais allez expliquer ça à une machine à écrire !


        • alinea alinea 1er septembre 21:51

          @Passante

          C’est pas sûr : ce que j’ai vu de bachotage demandé, de buts incompréhensibles ( tu as l’impression d’une quantité de recettes à appliquer sans réflexion aucune), si je passais le bac aujourd’hui je n’aurais pas quinze non ! je n’aurais rien !
          Parce que il ne s’agit pas du tout de la même chose ; j’ai passé le bas avant 78, on peut penser que c’est antique, mais, je le répète, il ne s’agit absolument pas de la même chose !

        • Passante Passante 1er septembre 21:58
          @alinea

           smiley
          tu m’cherches ?

          non sérieux, comment dire ...
          voilà : par exemple j’ai connu des médecins dans mon enfance qui avaient fait leurs études dans les années 40, 50 etc. ; puis j’ai croisé des jeunes médecins d’aujourd’hui...
          c’est pas une question de niveau, c’est pas la même race !
          on devrait pas comparer, ce serait injuste....

          rousseau avait bien lu plutarque a sept ans, comme tout le monde, voilà.
          donc c’était possible à l’époque,
          pourquoi on me raconte que ça l’est plus aujourd’hui ?

          bon je sais j’ai pas l’air conne comme ça mais y’a des questions...

        • alinea alinea 1er septembre 22:14

          @Passante

          C’est possible mais l’école n’aide pas ! l’école elle est pas là pour s’occuper des surdoués, elle est là pour que tous aient droit à l’instruction.*Aujourd’hui l’école ne donne plus l’instruction ; voilà.
          Alors passer un examen qui n’a pas pour objet l’instruction mais bien une espèce de formatage, si t’as pas pris le moule, on te jette !
          faut pas pleurer non faut pas pleurer... Lula a été jugé inéligible... le président de Donesk a été assassiné, mais notre président a été un bon élève. Et les bons élèves seront comme notre président.
          Pas comme Rousseau.

        • Passante Passante 1er septembre 22:22
          @alinea

          j’ai jamais pris le moule, à la pêche, maman...
          (attends juste le vent dans vingt jours,
          le vent qui balance...
          tout !)

          pour Lula c’est du recyclé, et les femmes n’aiment pas le réchauffé.
          la vraie perte c’est l’imprononçable doneskois..

          quant à macron, exactement ?
          c’est le fayot arrivé, le sous-prof au tableau (il connaît),
          mais comme on avait dit : dès qu’il va l’ouvrir il va glisser,
          rien ne lave comme le savon de benalla...

          bref elle lui a soufflé son « réfractaire » à sortir chez les danois :
          ils choisissent d’hystériser, gens de théâtre, c’est normal,
          mais c’est le dernier recours aussi ...

        • alinea alinea 1er septembre 22:50

          @Passante

           smiley Sinon, Macron adonné le ( au) meilleur de lui-même quand il devait se montrer bon au juge ; c’est dommage qu’il ne prenne pas le peuple français pour un juge, tu verrais ça, sublime i’s’rait.
          Le glas a sonné au Brézil, finis les BRICS, si, quand même, ce n’est pas question de recyclage. Si les US ont encore des victoires grâce à leurs multiples traîtres serviteurs, ....
          quant à l’Ukraine

        • Bernie 2 Bernie 2 1er septembre 23:33

          @Passante


          Tiens Mélusine a pris un nouveau pseudo, mais toujours aussi abscons.

          Mais là on ferme, vous finissez votre verre et bon retour. Ça va aller alinea, ou j’appelle le 421, en tant qu’insoumis, pour te raccompagner ? Je comprends, tu viens pas souvent en ville, les lumières, l’agitation, toussa.

          Faut retourner s’occuper des chèvres, et du pommier. Promis, dans le picasso, les sièges en velours où l’on s’abandonne.... tout va aller bien.

          Uber ! 421, fais chauffer la citroën, y a une cliente !

        • Passante Passante 1er septembre 23:37
          @Bernie 2

          tellement drôle...
          et créâtif !

        • alinea alinea 1er septembre 23:54

          @Passante

          Tu sais, il a peut-être raison, quand je m’adresse à toi je ne fais pas d’effort, je sais que je serai comprise, même s’il faut un deuxième essai.
          C’est si bon de ne pas faire d’effort ! mais ça donne envie aux autres qu’on m’enferme !

        • Passante Passante 1er septembre 23:58
          @alinea

          mais y’a que les enfermés qui veulent enfermer les autres...

        • Bernie 2 Bernie 2 2 septembre 00:11

          @Passante


          Ne me remerciez pas, je tente de moyenner avec vos commentaires à la semelle de plomb. Histoire de rester à flots.

        • bébert 2 septembre 07:47

          @alinea
          çà va ?? T’as pas les chevilles qui enflent ??? Toi aussi tu donnes dans l’éducation de masse , et tu enseignes quoi ??? De la démagogie des années 70 ou le bon Marchais venait nous raconter les turpitudes du patronat français , faut te recycler ma vieille.


        • Ben Schott 1er septembre 12:25
           
           
          « Pour le reste, les travaux de rénovation continuent dans le lycée et les enseignants devront se plier aux contraintes du bruit, de la poussière, des encombrements générés par ces aménagements. »
           
          Dire qu’il suffirait que ces pue-la-sueur travaillent de nuit pour que le problème soit résolu !
           
          « Les professeurs pourront, toutefois, sortir de leur salle de cours et signaler aux ouvriers qu’ils font trop de bruits ! »
           
          Ah bon, quand même ! Vous les morigènerez de ma part !...
           


          • Aristide Aristide 1er septembre 12:57

            @Ben Schott

            C’est un peu « le bruit et les odeurs » de Chirac. Rosemar ne craint de « proférer » aucune idiotie. Un peu à la mode des collés au comptoir qui vous règlent le conflit israélo-palestinien le temps de descendre un pastis.

          • Robert Lavigue Robert Lavigue 1er septembre 15:26

            @Aristide & Ben Schott,

            Faut vous mettre à la place de l’autrice.
            Elle est en vacances 6 mois de l’année et le reste du temps (quand elle n’est pas en grève ou en arrêt maladie), elle n’est présente que quelques heures par semaine.
            C’est quand même exagéré de faire des travaux exprès à ces moments là... et lui pourrir les seuls moments moments où elle peut se reposer !!!


          • Alavavite Alavavite 1er septembre 13:24
            « Je suis, alors, prise à partie par une collègue »
            M’étonne pas

            • Alavavite Alavavite 1er septembre 13:27
              "Et certains se plient à ces règles absurdes, peut-être pour avoir la paix : mais à quoi sert aux élèves d’avoir leur baccalauréat, si les résultats sont faussés, et s’ils n’ont pas le niveau requis pour faire des études supérieures ?"
              .
              Si les jurys du bac se mettent à ressembler à la modération qui valide vos articles ???
              Où va-t-on ?

              • Henry Canant Henry Canant 1er septembre 13:31

                Le titre est un pute à clics.

                Il n’y a même pas de cérémonie.

                Oh la menteuse !

                • bébert 1er septembre 13:38

                  « Il faut arrêter d’annihiler l’école » , mettons des professeurs qui aient envie de travailler et pas de se lamenter toute la journée. Si vos élèves sont des bourrins à qui la faute ???


                  • Christian Labrune Christian Labrune 1er septembre 13:42
                    Or, nombre d’enseignants se laissent entraîner vers cette tendance : il faut accepter un certain laisser-aller, distribuer des bonnes notes...
                    ..............................................................
                    @Rosemar,

                    C’est délicieux d’être à la retraite et de ne plus avoir à penser à la rentrée dès le milieu du mois d’août lorsque, dans les magasins, des tas d’affiches annoncent cet horrible retour aux enfers. « Quand vous serez bien vieille... » vous verrez, c’est beaucoup mieux que ne le dit Ronsard.

                    « Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ». En souvenir de Dante, voilà l’inscription qu’il faudrait graver au-dessus de la porte de chaque lycée.

                    Mais le niveau paraît avoir encore monté. C’est bien.

                    « Il faut distribuer des bonnes notes », écrivez-vous. Cela me rappelle un conseil de classe qui faisait bien voir que les notes de complaisance peuvent ne pas exclure une certaine sévérité. Une collègue professeur d’Italien, je m’en souviens, avait plaidé, contre l’avis général, pour le redoublement d’un élève. En effet, sa moyenne en Italien était 14/20, ce qui était d’autant plus lamentable que le reste de la classe avait beaucoup mieux réussi : la moyenne générale devait tourner autour de 16 ou 17.

                    Il en résulta un long moment de gêne partagée, chacun tournant les pages de son cahier de notes ou affectant, du bout de son crayon, de vérifier encore une moyenne. Enfin, Il fallut trancher : admis dans la classe supérieure. Ouf ! (*)

                    (*) mot à lire en français ou en verlan. Je n’impose rien.

                    • Giordano Bruno 1er septembre 14:00
                      ... je ne peux m’empêcher de penser que ces résultats sont truqués : la tendance générale conduit, de plus en plus, vers une forme d’indulgence dans la correction des épreuves du baccalauréat.

                      En effet. Ils peuvent aussi, et c’est aussi grave, être truqués par la sélection à l’entrée. De nombreux lycées n’accueillent que de très bons élèves et se vantent d’avoir d’excellents taux de réussite au bac. Encore heureux ! Avec de bons élèves, inutile d’avoir de bons enseignants. J’ai fréquenté un de ces lycées privés pendant un an, en seconde. Cela fut l’établissement dont j’ai estimé l’enseignement le plus médiocre de toute ma scolarité. Les profs me semblaient bien peu exigeants par rapport à ce que j’avais connu en troisième dans un collège public. De surcroît, nous étions presque traités comme nous l’aurions été dans une école primaire. Je fus très surpris. Je demandai à poursuivre ma scolarité dans un lycée public, et retrouvai un bon niveau du côté des enseignants.

                      Ajoutons que l’orientation de nombreux bons élèves vers ces lycées privés, fait baisser mathématiquement le taux de réussite des lycées publics, indépendamment de la qualité de l’enseignement dispensé.

                      • rosemar rosemar 1er septembre 14:20

                        @Giordano Bruno

                        MERCI pour ce témoignage utile...

                      • covadonga*722 covadonga*722 1er septembre 14:08

                        « Les professeurs pourront, toutefois, sortir de leur salle de cours et signaler aux ouvriers qu’ils font trop de bruits ! »


                        yep on imagine volontiers un vieux prolo « bruyant » se faisant morigéner 
                        par une acariâtre professeure se vengeant des multiples humiliations ingurgitées pendant 30 ans dans la bien endogame EN. Le devenu odieux prof de sport ayant préféré la callipyge prof de math .Le bureau du dernier retraitable attribué 
                        a cette immonde prof de science « cella la le proviseur etc... »
                        Que de remugles d’aigreurs statutaires remâchées elle pourra jeter a la face
                        de l’abruti en bleu de chauffe .
                        Oh mon dieu juste une fois une telle personne passant sous mon échafaudage 
                        murmure le peintre que l’on tance devant les minots ......

                        Cette caste éduquée professe un tel mépris pour le labeur manuel que meme dissimulé sous la bien-pensance de gauche il empeste la conviction d’appartenir a une classe supérieure.Alors que la seule supériorité de cette classe c’est sa propension a maintenir en place un système lui garantissant un statut lui épargnant les vicissitudes dévolues au vulgum pecus ....


                         asinus:ne variatur 

                        • Robert Lavigue Robert Lavigue 1er septembre 15:19

                          @covadonga*722

                          Les prolos, ils pourraient commencer par travailler la nuit, le samedi, le dimanche et quand les pédagogos sont en grève pour défendre leur statut.


                        • cassini cassini 1er septembre 15:18

                          J’ai fait un an de professorat dans un établissement consulaire où j’enseignais les quatre opérations, ou peu s’en fallait, à des apprentis de quinze à dix-sept ans en formation alternée sachant tout juste les chiffres. 


                          Polyvalent, j’eus même le privilège de donner un cours de lettres en remplacement du titulaire absent. Les élèves devaient me dirent-ils étudier ce jour-là : Il neigeait ! On était vaincu par sa conquête... Amoureux seulement des sciences exactes, je n’aurais rien su dire si l’instituteur au cours moyen vingt-cinq ans plus tôt ne nous l’avait précisément commenté, en sorte que j’ai pu ressortir à peu près mot pour mot l’excellente analyse de ce grognard, pardon, hussard de la République du temps où ils savaient encore quelque chose. 

                          Eh bien j’ai failli assassiner l’un de ces honnêtes travailleurs qui entretiennent les locaux. 

                          Au second étage et voulant donner de l’air à ma classe, j’ai poussé les poignées d’une de ces fenêtres carrées pivotant autour d’un axe horizontal qui garnissent les bâtiments modernes à bon marché. 
                          La fenêtre résistait ; j’ai poussé plus fort. Elle résistait encore : j’ai poussé plus fort encore, pour entendre des cris d’épouvante. 

                          Un malheureux laveur de carreaux présentement à hauteur du premier étage avait posé son échelle métallique de telle sorte que son extrémité supérieure s’appliquât juste sur la partie horizontale inférieure du cadre d’aluminium de la fenêtre pivotante, sans en dépasser d’un centimètre. Dans un angle mort, Il était impossible que je le visse.

                          L’échelle ainsi décollée par mon geste professoral de la muraille préfabriquée s’était mise du fait de sa longueur et de l’élasticité de son matériau constitutif à vibrer lentement de toute sa longueur un peu comme un bras qui agite un mouchoir pour dire adieu. Le malheureux ouvrier se trouvant de surcroît sur un ventre d’amplitude du mouvement, sa terreur n’était que trop compréhensible. 

                          Et vous, Rosemar, manquâtes-vous vous aussi de mettre sans l’avoir voulu un terme aux jours d’un de ces humbles mais utiles subalternes ? 

                           



                          • Mandyvila Mandy 1er septembre 15:42

                            @cassini

                            Avez vous connu les années 70 où tous les collèges , internats compris furent équipés de fenêtre s/guillotines.
                            Ah les années 70 et leurs mirifiques marchés d’équipement scolaires... !
                            On ne comptait plus les accidents et les dortoirs glacés à une époque où le prix du pétrole montait...
                            Heureusement il y avait l’histoire...
                            et à cette époque il aurait fallu une très malencontreux concours de circonstances pour que bon an mal an , on n’ait pas une petite grève avant Noël et autour de Février ....
                            .
                            Ainsi ,par la grâce de la lutte des « classes » nombreux furent les intendants qui bouclèrent leur budget...
                            ...
                            La vraie difficulté était de lancer la grève en début de semaine...comme ça on fermait l’internat et parfois les réfectoire ....ça apaisait les esprits et c’était des milliers de francs de gasoil gagnés.
                            En même temps on ne remboursait pas les pensions.
                            Combien de fois ai-je vu le sourire en coin de certains patrons à l’annonce d’une grève des profs....
                            .
                            C’est à la même époque , que militant actif , je remarquais le retour quasi obligatoire de la grève d’Octobre.
                            Celui qui allait devenir le ministre Jospin ne se retenait pas de nous lancer dans cette calamiteuse opération saisonnière...Lui et ses comparses ,...... ceux qui nous donneront Macron.....
                            ...
                            Mais ça ...........bin non ça n’est pas une autre histoire
                            .
                            .
                            Soyez vigilants, il parait que le coût du pétrole connait une flambée inquiétante.

                          • Jeekes Jeekes 1er septembre 16:28
                            Aujourd’hui, samedi premier septembre, soit j-2 avant la ’’rentrée des classes’’ et déjà marie-rose qui chouine.
                             
                            En pleine panique à la pensée qu’elle va devoir reprendre ’’le boulot’’ (si on peut oser appeler ça comme ça)...
                             
                            Rendez-vous dans 48 heures pour le prochain épisode de ’’Comme c’est trop dur la vie de prof.’’ Avec en sous-titre. ’’Mais comment j’vais faire pour continuer à pondre mon n’artik quotidien alors que j’vais devoir assumer mes 4 heures de présence polluée par tout ce raffut que font ces puent-la-sueur qui font rien qu’à nous embêter’’.
                             
                            Merde n’alors, trop dure la vie !
                             


                            • Henry Canant Henry Canant 1er septembre 16:33

                              rosemar,


                              sur quelle ligne budgétaire a été financé l’apéro ?

                              Celle de la cantine ?
                              Celle du chauffage ?
                              Celle des consommables ?

                              Ou alors une pression à été exercée sur le président des parents d’élèves et il a plongé la main dans la caisse ?
                              C’est ce qui se fait d’habitude, et cela s’appelle dans les tous cas un détournement dont tu as bénéficié en partie.

                              Pas bien joli tout ça.

                              • Decouz 1er septembre 19:36

                                @Henry Canant

                                Ligne : frais de réception
                                Cantine et pédagogie, interdit, en principe. La cantine pourrait fournir des denrées, en trichant, pas la pédagogie.

                              • Armelle Armelle 1er septembre 16:49

                                "Si le système scolaire est en péril, c’est, justement, parce qu’on a voulu, à tout prix, effacer certaines difficultés, il est même question de supprimer la notation, au profit de cahiers d’évaluation complexes et mal conçus« 

                                Non mais je n’y crois pas !!!

                                Non Rosemar, la raison du système scolaire en péril n’a rien à voir avec ça, mais jusqu’où irez-vous donc dans votre quête aux responsables ? Et par la même occasion vous disculper de tout !!!
                                Nonil suffit de lire vos »rédactions" quotidiennes pour comprendre bien des choses... 


                                • bébert 1er septembre 17:21

                                  @Armelle
                                  Tu peux parler toi , quand je lis ta prose assassine , j’ai envie de gerber , parce que tu es une pauvre privée d’amour , j’en suis sur. Tiens je vais me resservir un Pastaga à ta santé de morue malfaisante.


                                • Armelle Armelle 1er septembre 17:38

                                  @bébert
                                  Et bien gerbe donc mon gros, surtout te gêne pas
                                  Et tant mieux, si ça pouvait au moins évacuer les seaux de Ricard que tu t’enfiles à longueur de journée avant qu’ils n’atteignent ce qu’il te reste de cervelle, ce serait bien pour nous tous , ça nous éviterait tes vomis que tu nous imposes ici !!!


                                • blablablietblabla blablablietblabla 1er septembre 17:57

                                  @Armelle
                                  Bien dit Armelle,fais pas de cadeaux à Bebert ,un sac à molle-pastis- comme on dit du coté de chez moi dans le sud.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès