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Réponse à l’article « Le cancer des appli GAY » de Christophe Cros Houplon

Réponse à l'article « Le cancer des appli GAY » de Christophe Cros Houplon

 

Je voudrais commencer par remercier Christophe Cros Houplon pour ses réflexions, lesquelles se prêtent à la discussion. Voici donc une esquisse de lecture ou réponse préliminaires, qui ne se veulent pas exhaustives.

Une des manières de penser à disposition de l’esprit humain est celle d’essayer de comprendre si un phénomène est, ou pas, un cas particulier d’un cas plus général. Cette démarche n’autorise pourtant pas à perdre de vue ce qui est spécifique au cas particulier, la particularité du particulier, en quelque sorte, ou sa différence spécifique par contraste avec le genre prochain. Or, le développement d’applications de rencontres pour homosexuels s’inscrit-il dans un cercle, pour ainsi dire, plus élargi ? Oui, il s’inscrit dans la problématique de l’être humain et la technique.

Le développement de nouvelles technologies n’est pas spécifique à aucune communauté fondée sur l’orientation sexuelle, dans la mesure où l’orientation sexuelle puisse servir comme fondement à une quelconque communauté, mais un phénomène beaucoup plus vaste, démesuré, dirait-on, que s’est répandu de l’Occident au reste du monde et atteignit aujourd’hui des dimensions à l’échelle planétaire. La question est alors de savoir qu’est-ce que la technique, et toute la foule des technologies, fait à l’humanité de l’homme, indépendamment de son orientation sexuelle. 

Une autre difficulté soulevée par cet article est celle de l’établissement, par des méthodes positives d’expérimentation, de relations de causalité. L’article laisse sous-entendre qu’il y une relation de causalité entre les applications de rencontres pour homosexuels et la conduite de ces mêmes homosexuels, en l’occurrence la transformation d’« un nombre phénoménal de garçons à la base sincères et désireux de trouver le bel amour en un ramassis de futurs dépressifs frustrés […] ». La pensée est la connaissance exigent en quelque sorte un effort de suspension des évidences. Il se peut que les nouvelles technologies aient un impact sur la conduite sexuelle et affective des usagers, cependant, il reste à déterminer ces liens avec précision en prenant en compte d’autres facteurs.

Formulée en termes mythiques, voire tragiques, la question est la suivante : la technique (et les technologies) est-elle non seulement condition d’hominisation mais également d’humanisation ? Cette question va de pair avec une autre question : la technique est-elle le destin de l’espèce humaine et de l’humanité ? A ce point il faut ajouter une troisième question, qui frôle un des sentiments chroniques de l’humanité, celui de l’apocalypse : la destruction est-elle le destin de la technique ? Nous pouvons de la sorte entrevoir l’ambivalence inhérente qui pulse au cœur même de la clarté technique : elle n’est pas seulement condition d’hominisation, voire d’humanisation, mais elle est aussi possibilité de déshumanisation et risque d’extinction pour l’espèce humaine.

Je voudrais seulement ajouter encore un dernier point à cette première lecture. Il y a dans cet article assez de matière pour s’y attarder avec minutie, cependant, en dépit de sa richesse, et par souci de concision, nous pourrions également éprouver, en le lisant, une certaine partialité, éventuellement volontaire, celle de ne pas avoir essayé de se confronter à ce qu’il y a, ou pourrait avoir, à sauver dans ces mêmes technologies qui sont les applications de rencontres, si tant est qu’il y a là quelque chose à sauver.

Et je ne voudrais finir sans saluer la tonalité affective du texte, expression d’un cœur qui bât, même si l’obscurité de cette viscère ne jette pas toujours de la lumière sur le monde et la vie humaine.

 


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14 réactions à cet article    


  • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 25 août 2017 17:19


    « Qui est causée par l’âcreté des humeurs engendrées dans la concavité du diaphragme, il arrive que ces vapeurs… Ossabandus, nequeys, nequer, potarinum, quipsa milus. Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette. »
    Sganarelle, parlant de Lucinde, fille de Géronte, dans la comédie Le Médecin malgré lui de Molière

    • Plus robert que Redford 25 août 2017 17:50

      ’Tain !

      J’ai lu deux fois...

      J’ai rien compris !!!

      J’ai un début d’Alzheimer, ou quoi ?? 


      • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 25 août 2017 18:01

        @Plus robert que Redford

        C’est de l’hermétisme savant, un genre littéraire poético-philosophique qui se situe entre Mallarmé et Husserl !

      • Abou Antoun Abou Antoun 25 août 2017 18:20

        @Plus robert que Redford
        Bon, ça va on est deux...(honnêtes ou connards).


      • Jeekes Jeekes 25 août 2017 20:56

        @Abou Antoun
         
        Trois...
         
         smiley
         


      • Abou Antoun Abou Antoun 25 août 2017 21:54

        @Jeekes
        Bienvenue au club !


      • Abou Antoun Abou Antoun 25 août 2017 21:57

        mais elle est aussi possibilité de déshumanisation et risque d’extinction pour l’espèce humaine.
        Forcément, quand on n’utilise pas le bon trou ...


      • Cateaufoncel 26 août 2017 15:32

        @Jeekes

        Quatre !


      • marmor 25 août 2017 19:38
        Je pense que la technique est l’apocalypse de la race canine, ce faisant la désignation du sexe turgescent des anges de la dite apocalypse ne ’absoudront pas de l’humanisme gay de la technolibido.

        Que ceux qui n’ont rien compris ne s’étonnent de rien, cela correspond au style de Mr Nelson, c’est à dire, un charabia pour initié, ou pas ..... Y a des gens qui écrivent bien, d’autres qui ne comprennent pas tout, et d’autres de la modé, qui n’ont rien compris non plus, mais si c’est compliqué ça plait aux gogos, alors, on valide.....

        • mmbbb 25 août 2017 20:27

          bon si j ai bien compris l article ( survol ) certains gays peuvent être des enculés .


          • Joss Mandale Joss Mandale 25 août 2017 23:20

            Ce que je comprends, à mon modeste niveau, c’est que pour les hétéros comme pour les homos les applis de rencontre amputent nécessairement la communication de l’un de ses pans les plus importants, la communication non verbale... Ça conduit à des relations frelatés ( vol sur la marchandise, erreur de modèle, de taille, de couleur parfois...C’est comme commander une chemise chez C Discount...) Ce faisant, il n’y a pas de raisons pour que les Gays échappent à ce mercantilisme nauséabond...

            Je suis peut être à côté de la plaque mais je m’en cogne, pour le reste je suis d’accord avec Marmor (quoique je vois pas ce que les canidés viennent fourre là dedans vu qu’ils sont pas encore foutus d’aligner deux mots sur Internet) Bon maintenant je vais lire le billet qui a suscité ce billet.

            Bonne soirée bonne nuit


            • Joss Mandale Joss Mandale 25 août 2017 23:52

              @Joss Mandale

              « les canidés viennent foutre » et pas « fourre »


            • rugueux 26 août 2017 09:47

              Le cancer des applis gays...Ne serait-ce pas plutôt le SIDA des applis gays ?


              • xana 26 août 2017 16:02

                Charabia et blablabla.

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Nelson Lerias

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