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Accueil du site > Tribune Libre > Retraite par répartition : le système est bénéficiaire de 113 milliards (...)

Retraite par répartition : le système est bénéficiaire de 113 milliards d’euros !

Les médias des milliardaires, le gouvernement, l’Union Européenne ne cessent de vous le répéter, le système de retraites par répartition serait en déficit. C’est ce qui justifierait de geler les pensions, de reculer l’âge de départ à la retraite sans décote de 60 ans hier à 67 ans, d’augmenter le nombre d’années de cotisations de 37,5 ans au début des années 1990 à 42 ans, désormais. Et puis de justifier la nouvelle attaque préparée par le régime MACRON, celle du passage de la retraite par répartition faisant jouer la solidarité entre tous, à un régime de retraite par points qui est le prélude à un système assurantiel privé de retraite par capitalisation, privatisée. Une réforme qui fait partie du programme de gouvernement fixé à MACRON par la Commission Européenne.

Pourquoi s’attaquer au système de retraites par répartition ? Les pensions de retraite sont un gâteau énorme de 294 milliards d’euros qui échappe aujourd’hui au profit privé, à celui des multinationales de la Banque et de l’assurance qui n’en gèrent directement que 2 milliards. Si l’intégralité de ces 294 milliards d’euros passait à une gestion 100% privée, par des banques et des assurances privées, et que ces dernières ne réalisaient qu’un taux de marge de 5% sur la gestion (soit 4 fois moins que les frais de gestion et profits qui sont les leur, dans le cadre des assurances et mutuelles dans le domaine de la santé), les capitalistes mettraient la main sur près de 15 milliards d’euros chaque année.

Vous avez compris l’enjeu des “réformes des retraites" maintenant ?

Retraite par répartition : le système a plus de 113 milliards d’euros de réserve

Vous l’avez tellement entendu que vous avez fini par le croire : les systèmes de retraite par répartition français crouleraient sous les dettes. Cette dette – qui est gérée par la CADES, la caisse d’amortissement de la dette sociale – s’élève en 2018 à 52 milliards d’euros s’agissant des retraites. Depuis 1996, la CADES assure le financement sur les marchés financiers – euro et union européenne obligent – des déficits de la Sécurité Sociale. Via la CADES nous avons ainsi versé 51,6 milliards d’euros d’interêts aux banques privés, plus de 2 milliards d’euros chaque année ! Des milliards d’euros qui sont venus creuser la dette de la Sécurité Sociale. Au passage, on peut noter qu’en sortant de l’Euro et en financant directement la protection sociale par notre banque centrale publique, nous aurions pu économiser ces 51,6 milliards d’euros. Une bonne raison de plus de sortir de l’euro et de reprendre le contrôle de notre monnaie !

Mais lorsque l’on parle de la dette on ne parle pas des actifs des caisses de retraite et notamment des fonds de réserve des différentes caisses. Car plusieurs caisses de retraite – à la démographie favorable – sont largement excédentaires. Jugez plutôt, ci-dessous ce sont les chiffres du rapport 2018 du Conseil d’Orientation des retraites.

JPEG

Ce qui signifie que notre système de retraites a 165 milliards d’euros en réserve. Si on retire la dette de 52 milliards d’euros, il demeure excédentaire de… 113 milliards d’euros. Une paille !

Les retraites, un problème démographique ? Faux : la preuve par les chiffres !

Il y a urgence à tordre le cou à une contre-vérité. Non, il n’y a pas avec le baby boom une explosion du nombre de retraités. Le graphique ci-après montre au contraire une relative stabilité des effectifs de chaque génération en France. On pourra observer que le baby boom des années 2000 devrait d’ailleurs faire significativement augmenter le nombre d’actifs :

Il convient par ailleurs d’observer que les retraites, qui sont financées par les cotisations sur les salaires, l’étaient dans les années 1950 sur la base d’un nombre d’actifs bien plus faible, en effet le taux d’activité des femmes était bien plus bas qu’actuellement.

D’après le rapport 2018 du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), le rapport du nombre d’actifs de la tranche d’âge 20 – 64 ans sur le nombre de personnes de plus de 65 ans devrait évoluer de 3,5 actifs pour un plus de 65 ans en 2011 à 1,7 actif pour un plus de 65 ans en 2070. Il était de 5 actifs pour un retraité dans les années 1950. Le système est aujourd’hui à l’équilibre, preuve que la question de l’équilibre financier du système de retraites n’est pas dans ce chiffre.
On pourrait discuter évidemment de ces chiffres et de la pertinence des projections démographiques à 3 générations, mais ces chiffres sont ceux qui sont utilisés par la communication gouvernemento-patronale pour faire peur et justifier du fait que le système de retraites par répartition serait structurellement en déséquilibre. De fait, cette diminution par deux du nombre d’actifs pour un retraité laisse croire, présentée comme cela, à un vrai problème. Mais c’est sans prendre un paramètre important, celui de la productivité des actifs qui est en constante augmentation.
L’hypothèse moyenne du COR – peu suspect d’optimisme – est celle d’une augmentation de la productivité annuelle de 1,5% chaque année. Regardons ce que cela signifie en termes de richesse disponible aujourd’hui et en 2070 pour financer les retraites, sans toucher aux taux de cotisation.

  • 2011 : (3,5 actifs pour un retraité) x ( taux de productivité = 1 ) = 3,5
  • 2070 : (1,7 actifs pour un retraité ) x (taux de productivité = 1×1,015 (2070=2011) = 2,41) = 4,1

Il y aura donc, en retenant les hypothèses du COR, plus de richesses disponibles en 2070, malgré l’augmentation de l’espérance de vie, pour financer les retraites en 2070. Très exactement 17% de richesses en plus.
Bref, la démographie n’est pas un problème.

Le chômage en revanche en est un. Car les 10% d’actifs actuellement au chômage non seulement ne peuvent cotiser pour financer les retraites mais sont également indemnisés (pour la moitié seulement d’entre eux). Il n’y a aucun problème de retraite, mais bien un problème d’emploi. Doublé d’un problème de cotisations patronales. En effet, les gains de productivité – qui sont le résultat de la création de valeur plus importante chaque année par chaque travailleur et qui devrait donc leur revenir en intégralité – sont essentiellement captés par les Capitalistes. Reprenons nos calculs. Admettons que 80% de l’augmentation de la productivité ne se traduisent pas par une augmentation des salaires mais soient affectés à l’augmentation des profits du Capital : dans ces conditions, la richesse produite par salarié affectée au financement des retraites n’augmenterait plus de 1,5% par an, mais de seulement 0,3% par an

  • 2011 : (3,5 actifs pour un retraité) x ( taux de productivité = 1 ) = 3,5
  • 2070 : (1,7 actifs pour un retraité ) x (taux de productivité = 1×1,003^(2070=2011) = 1,19) = 2

La problématique de l’équilibre du système des retraites est bien celle de la baisse continue du niveau des rémunérations ces dernières années.

Rappelons que comme le PRCF l’avait dénoncé, les dernières “réformes” des retraites, de Balladur à Raffarin en passant par Fillon et Ayrault, ont conduit à un effondrement généralisé des niveaux de pensions, plongeant 1 million de nos aînés dans la pauvreté.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/retraite-par-repartition-le-systeme-est-beneficiaire-de-116-milliards-deuros/


Le rapport annuel du COR confirme la dégradation des retraites

Communiqué de la CGT – jeudi 14 juin 2018

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) vient d’adopter son rapport annuel qu’il est en charge de publier chaque année depuis la réforme des retraites de 2013.
Celui-ci confirme les constats déjà effectués l’année dernière :
- l’application des règles issues des réformes régressives successives conduirait à une dégradation considérable de la situation des retraités ;
- le taux de remplacement au moment de la liquidation de la retraite (actuellement de l’ordre de 75% du dernier salaire pour un salarié non-cadre du secteur privé) se dégraderait pour descendre en dessous de 65% dans la plupart des scénarios examinés pour les générations nées après 1970 ;
- toutes générations confondues, le ratio « pension moyenne » / « salaire moyen » se dégraderait d’environ 10 points durant les 30 prochaines années.
Actuellement, le niveau de vie moyen des retraités est légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population (105%). Celui-ci serait compris entre 89% et 95% du revenu moyen en 2040 et entre 77% et 89% en 2070.
C’est donc, avant tout autre chose, la dégradation du niveau des pensions qui provoquerait un retour à l’équilibre financier du système de retraite. Tel est le vrai problème et pas celui posé par un déficit de ce dernier qui serait, selon le COR, de 0,2% du PIB en 2022 (déficit qui tient beaucoup aux conventions du COR pour prendre en compte les régimes de fonctionnaires).
Par ailleurs, le COR prévoit que l’âge moyen de liquidation de la retraite serait d’environ 64 ans en 2040 et que le taux d’activité de la tranche d’âge 65/69 ans serait de 13% pour les femmes et 20% pour les hommes à l’horizon 2070.
Le rapport comporte un certain nombre d’autres éléments intéressants. Il confirme, par exemple, l’importance de l’impact de la hausse de la CSG pour les retraités qui pourrait conduire à une baisse supplémentaire de 3 à 4% du taux de remplacement.
La CGT porte, dans les discussions en cours sur l’avenir des retraites, des objectifs permettant de mettre fin à la dégradation du taux de remplacement, de garantir sur le long terme un taux de remplacement de 75% du salaire des meilleures années, de faire en sorte qu’à l’avenir les pensions augmentent au même rythme que les salaires, etc.

Montreuil, le 14 juin 2018


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36 réactions à cet article    


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juin 10:28
    Merci pour toutes ces données, mais sortir de l’ UE et de l’euro est bloqué par tous ceux qui, à Gauche veulent y rester jusqu’à ce qu’on en crève !

    Etienne Chouard, après avoir soutenu Mélenchon, se rend compte que rester dans l’ UE pour la changer nous mène à la situation des Grecs. Vidéo de 5 ’.

    • Le421 Le421 22 juin 07:51

      @Fifi Brind_acier

      Merci de confirmer encore une fois le rôle véritable de l’UPR. Taper sur tout ce qui se revendique de gauche et aider les autres.
      Mais on le savait déjà...

    • eau-du-robinet eau-du-robinet 24 juin 11:42

      @Le421
      .
      STOP, avec tes accusations à 2 balles !!!
      .
      A l’UPR on se base sur les faits, alors parlons des faits !.
      Le fait c’est que Mélenchon veut construire une autre UE, ce qui est dans le contexte actuel une pure utopie.
      .Arrêtez de faire croire aux gens qu’on peut réformer une UE ou les intérêts des pays divergent énormément ! Hors si les « Insoumis » avait compris plus tôt qu’il faut d’abord sortir de l’UE pour pouvoir sauver les services publics français, pour pouvoir restaurer la démocratie, pour rétablir la souveraineté de la nation on aurait était déjà deux pays d’avoir engage les démarches pour quitter l’UE !.
      J’étais militant PCF, puis j’ai très vite compris que je m’étais engage dans une voie sans issue, puis je suis passe à la LCR ... ça étaient deux voie sans issue. .... les deux parti politiques étaient à époque pro UE !
      .
      Je n’avait à ce moment la pas encore connaissance de l’UPR, mais j’ai fini par moi même à comprendre que les problèmes majeurs émanent de l’UE, de la construction de l’UE, et la confirmation de cette construction merdique ma été donné par le référendum de 2005 ... suivi par l’acceptation des traitées (ils parlent de constitution) en 2008 par la voie parlementaire... C’est la que j’ai compris qu’il fallait urgemment abandonner le projet de la construction européenne qui à été élaboré par l’oligarchie financière et seulement pour les intérêts des riches !
      .
      Sachez que à l’UPR nous sommes beaucoup de personnes issue de mouvances de gauche, mais pas seulement, car l’UPR réunit temporairement les français haut dessus de tout clivage politique, droite, centre ou gauche
      .
      L’UE c’est comme le Titanique qui à été « vendu au gens » à être insubmersible..Alors la on coule et au lieu de guider les gens dans les bateaux de sauvetage, les Insoumis essayent de vouloir combler le troue (du navire de l’UE qui coule) ce que fait retarder le naufrage mais qui ne l’arrête pas !
      .
      Le projet de l’UE est un projet de NAZI soutenue par les américains qui l’ont secrètement financé par la CIA. Le premier président de la Commission européenne été un certain Walter Hallstein (un NAZI). Mais cela est caché au jeunes d’aujourd’hui !
      https://www.youtube.com/watch?v=nwS0E1N1OCg
      .
      Étienne Chouard à fini assez tardivement à comprendre que les Insoumis présentent une voie sans issue. Dans le sens politique les insoumis sont devenue le nouveau parti politique « épouvantail » dans les élections en France remplacent ainsi le FN dans la stratégie de l’oligarchie d’immobiliser voire de router dans une voie sans issue les voies d’électeurs.
      .
      Jamais Mélenchon comprendra, et pour cause, qu’il faudra appliquer l’article 50 pour reprendre le contrôle sur notre politique ! Et puis restera l’énorme chantier par d’arrière de reconstruire la démocratie en France, etc. etc.

      .

    • Alren Alren 24 juin 13:12
      @Fifi Brind_acier

      À l’UPR qui est un micro-parti, à droite sur le plan social, l’ennemi c’est moins Macron que l’immense organisation qu’est la France Insoumise, ignorant ses militants, ses députés et ses économistes, se focalisant sur le seul Mélenchon pour faire croire qu’il est quasiment seul.

      Qui est dupe de cette propagande sur Agoravox ?

    • _Ulysse_ _Ulysse_ 21 juin 11:03

      @Auteur


      Vous allez très vite dans vos interprétations concernant la productivité. 
      Vos estimations sont fausses et je vais vous expliquer pour quelle raison. 

      Vous partez du principe que la productivité va compenser la diminution du ratio actif/retraités. 
      Cela n’est vrai que si vous maintenez les pensions de retraite au même niveau parité de pouvoir d’achat. 

      Ce qui revient à faire diminuer sans cesse le taux de remplacement des personnes partant en retraite. 

      Avec un taux de remplacement stable, une productivité en hausse et des salaires en hausse, les pensions seront en hausse et vos calculs sont totalement faux et le système est insoutenable pour des raisons démographiques. 

      Aujourd’hui, les retraités ont un meilleur niveau de vie que les actifs, ce que vous proposez revient à faire diminuer celui-ci en dessous des actifs. 

      Les retraités ne seront pas du tout d’accord avec vous. Ils sont nombreux et votent aux élections. 

      Aujourd’hui, il y a 17,6 millions de retraités et 22 millions de personnes qui travaillent. 

      Votre programme revient à baisser les taux de remplacement progressivement. 
      C’est d’ailleurs ce que fait le gouvernement ! Bravo, vous êtes pro-macron finalement. 

      De toute manière c’est soit ça, soit on augmente les cotisations sur les salaires soit on augmente l’âge de départ à la retraite. 






      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juin 17:11

        @_Ulysse_

        Vous partez du principe que nous restons dans l’ UE & dans l’ euro.
        L’auteur parle d’après le Frexit.

      • Trelawney Trelawney 22 juin 08:25

        @Fifi Brind_acier
        Après le freixit, tu te retrouve avec une monnaie dévaluée et donc le problème des retraites sera le cadet de tes soucis, puisqu’il n’y aura plus rien pour les payer.

        Car comment croire qu’un pays qui n’invente plus rien, n’a plus d’industrie, est perfusé à la dette puisse avoir un avenir économique.

        L’UPR et ce que vous représentez sont une caricature de la politique. Des guignols qu’on place devant les médias pour décrédibiliser le message des anti-euro. Et ça marche plutôt bien.

        Car si face à l’UE on n’a que l’UPR a proposer, l’Europe a encore de beaux jours devant elle

      • _Ulysse_ _Ulysse_ 22 juin 10:21

        @Fifi Brind_acier

        Je pointe là une erreur de raisonnement, le calcul est faux tout simplement. Que l’on soit dans l’UE ou non, cela ne change pas le pb du taux de remplacement des pensions. 

        Je ne vois pas les retraités accepter des taux de remplacement de 30%. Car c’est à peu près vers cela que nous conduit les hypothèses de l’auteur de l’article. En imaginant que ces 30% de taux de remplacement permettrons aux retraités d’avoir le même niveau de vie qu’aujourd’hui grâce à la hausse de la productivité. 

        Doublé d’un autre « détail », les hausses de productivité ont lieu essentiellement dans l’industrie et non dans les services. Avec une économie composée de services à 80% je vois mal comment nous pourrons augmenter la productivité de manière indéfinie. On augmente pas la productivité d’une coiffeuse ou d’une aide à domicile. ..



      • Alren Alren 24 juin 13:23
        @_Ulysse_

        Pourquoi les gens travaillent-ils ? Pour satisfaire leurs besoins.

        La hausse constante de la productivité rend toujours plus aisé de satisfaire ces besoins.

        Si cette hausse qui va encore s’accélérer avec la robotisation, profite à tout le monde il n’y aura aucune difficulté à satisfaire les besoins de ceux qui ont travaillé ainsi que de ceux qui ne travaillent pas encore et entreront toujours plus tard dans le monde du travail productif car les études de qualification professionnelle seront de plus en plus longues à mesure de la complexification de la production, le prix à payer pour un gain permanent de productivité.

        Une répartition équitable des gains de productivité, allant donc pour l’essentiel aux travailleurs, devrait même permettre une diminution de la durée hebdomadaire et annuelle du travail.

      • Alren Alren 24 juin 17:44
        @Alren

        permettre une diminution de la durée hebdomadaire et annuelle du travail, tout en satisfaisant aux besoins du peuple tout entier, actifs et inactifs, qui ne croîtront pas aussi vite que la productivité.

      • _Ulysse_ _Ulysse_ 25 juin 11:45

        @Alren

        Visiblement, vous ne lisez pas ce que j’écrit. 

        En admettant que la productivité continue d’augmenter ce qui dans une économie fortement tertiarisée n’est pas acquis. Mais admettons. 

        Il faudra que cette hausse de la productivité aille dans les salaires de ceux qui travaillent (ce qui n’est pas acquis non plus). 
        Il y aura alors plus de cotisations de manière à pouvoir verser des pensions de retraite à plus de retraités. Jusque là, pas de pb je suis d’accord. 

        SAUF que si vous y réfléchissez cela veut dire des salaires beaucoup plus hauts mais des pensions de retraite stables et donc un taux de remplacement à la retraite bien plus faible. 






      • _Ulysse_ _Ulysse_ 21 juin 11:20

        @AuteurLe vraie solution à ce pb est dans la démographie, il faudrait une politique familiale nataliste visant à maintenir la fécondité au dessus de 2,1. Depuis des décennies maintenant c’est l’immigration qui a compensé le manque de « jeunes ». Sauf que les femmes immigrées font de moins en moins d’enfants. La fécondité s’effondre aujourd’hui : 



        Le nombre de naissance a chuté de 12% en 5 mois ! 


        L’INSEE n’arrive plus à expliquer un tel effondrement. 

        Je veux bien tout ce que l’on veut mais quand il y aura 10 millions d’actifs et 30 millions de retraités cela va devenir compliqué et c’est vers cela que l’on va à moins d’accueillir des millions d’immigrés. 



        • cassios 21 juin 15:31

          @_Ulysse_
          Bonjour


          Une question bête, à quoi cela servirait d’accueillir des millions d’immigrés si, à coup de progrès technologiques ou de délocalisations, on a de moins en moins de travail à proposer ?

        • _Ulysse_ _Ulysse_ 22 juin 10:16

          @cassios

          C’est là où vous vous trompez. 
          Il n’y a pas de moins en moins de travail. 
          Les secteurs où la productivité augmente il y a moins d’emplois mais c’est essentiellement l’industrie. 

          En revanche, dans beaucoup de secteurs des services, la productivité n’augmente pas. 
          Tous les postes d’infirmière, d’aide soignant, d’aides aux personnes âgées, dans l’hôtellerie, la restauration. Comment vous augmentez la productivité sur ces postes ? 

          L’évolution actuelle c’est l’arrivée des pénuries de main-oeuvre, le premier secteur touché est l’informatique et cela ne fait que s’aggraver. Aujourd’hui 50% de l’économie française est affectée et cela augmente rapidement. 

          Pour les délocalisations, on a déjà à peu près délocalisé tout ce qui pouvait l’être donc.. 
          Vous ne délocaliserait pas votre coiffeur, votre hôpital ou la construction des bâtiments. 






        • titi 21 juin 13:23
          Compte tenu de la formule utilisée au niveau international pour mesurer la productivité, cet indicateur est assurément faussé par le surdimensionnement de l’emploi public.

          Pour mémoire productivité = PIB / total heures travaillées

          Et comme dans le public il n’y a pas de « factures » pour mesurer le PIB généré cet indicateur devient = traitement / total heures travaillées 
          => si demain l’Etat augmente de 1% les traitements sans augmentation du temps de travail alors la « productivité » augmente.

          • titi 21 juin 14:28
            @L’auteur
            Ceci dit j’avais pas percuté sur le titre…

            Parler d’un système « bénéficiaire » (notion qui correspond à résultat exploitation sur une durée limitée (en général un an), et faire entrer dans les bénéfices des « réserves » (des fonds accumulés sur des années, voir des décennies), ca prouve qu’au niveau économie vous n’êtes pas très fortiche quand même.



            • Michel Maugis Michel Maugis 22 juin 03:38

              @titi

              « ca prouve qu’au niveau économie vous n’êtes pas très fortiche quand même. »

              Et vous, vous confirmez avoir toujours une cervelle de moineau, pour oser dire  qu’un système dont le résultat d’exploitation est déficitaire accumulerait des bénéfices sur des années, voire des décennies.

              C’est du Bernard Tapie ça.
               
              je crois que vous êtes d’une nullité remarquable

            • _Ulysse_ _Ulysse_ 22 juin 10:27

              @Michel Maugis

              Qu’il y ait des réserves c’est un fait. Les régimes de retraite ne sont pas en déficit globalement effectivement. Mais cela n’a pu être le cas qu’en augmentant les cotisations retraite, en augmentant l’âge de départ à la retraite et en limitant la progression des pensions. 

              Sans ces mesures, les régimes seraient en lourd déficit. Le pb c’est que le déséquilibre actifs/retraités continue de s’aggraver encore et encore et donc malheureusement sans nouvelles mesures ces régimes iront vers des déficits de plus en plus grands et les réserves seront mangées rapidement. 

              Le pb de fond, c’est que toutes ces mesures sont court-termistes et budgétaires, elles ne règlent pas la cause première qui est la démographie.

            • titi 22 juin 11:18
              @Michel Maugis

              « Et vous, vous confirmez avoir toujours une cervelle de moineau, pour oser dire qu’un système dont le résultat d’exploitation est déficitaire accumulerait »

              Bien sur que si c’est possible.
              Il suffit d’avoir eu des années positives qui compensent les négatives.

              Maugis avant de dire que les autres ont des cervelles de moineau faudrait commencer à faire votre autocritique, parce que là vous passez vraiment pour un con….

            • Michel Maugis Michel Maugis 22 juin 14:48

              @titi


              « Il suffit d’avoir eu des années positives qui compensent les négatives. »

              Dans ce cas on ne parle pas ´d’accumulation des bénéfices.

              vous dites n’importe quoi.

            • titi 22 juin 16:46

              @Michel Maugis

              « Dans ce cas on ne parle pas ´d’accumulation des bénéfices »

              Euh… c’est quoi pour vous « avoir des années positives ? » à par accumuler des bénéfices.

              Toi y’en a vraiment pas comprendre.

              Moi t’expliquer…

              De 1960 à 1980 moi y’en a faire 100 de bénéf… Moi y’en a accumuler 2000
              De 1980 à 2015 moi y’en a faire 50 de déficit… Moi avoir encore 250 en réserve.

              Toi y’en a comprendre ?

              J’ai fait simple et pédagogique parce là j’avais pas la force.


            • Spartacus Spartacus 21 juin 15:15

              Dailleurs les membre du COR conseil d’orientation des retraites qui sortent de telles conneries, et dont aucun n’est bénéficiaire de la répartition ont tous décidé d’un comme un accord d’abandonner tous leurs régimes spéciaux, tellement ils sont convaincus d’abandonner la retraite par taxation pour prendre la répartition.  

              C’est certain évidemment... smiley  smiley  smiley

              Ha non ! Va comprendre le coco !
              Ca t’interpelle pas les gens qui disent que c’est bon pour les autres mais n’en veulent pas pour eux ?

              Apprendre a nager aux autres quand on sait pas nager et on a peur de l’eau c’est curieux..



              • zygzornifle zygzornifle 21 juin 16:32

                Les Chinois vont tout racheter c’est la mode en ce moment car pour l’instant ils ont du pognon .... 


                • Trelawney Trelawney 22 juin 08:26

                  @zygzornifle
                  Ils ne sont pas con au point d’acheter notre caisse de retraitre


                • Jean Keim Jean Keim 21 juin 19:13

                  Dans un système de retraite par répartition, les actifs assurent la retraite des retraités, apparemment si j’ai compris l’article, les candidats à l’activité ne manquent pas... encore faudrait-il qu’ils aient un travail, c’est là et principalement là que le système se grippe, le marché du travail ne veut pas donner un travail à chaque demandeur, il suffirait pour cela de partager et le travail et ce qu’il produit, c’est sûrement trop simple, simpliste ou simplet.

                  Je ne suis d’ailleurs pas certain que dans une société (une civilisation) partageuse et solidaire, il soit indispensable d’avoir des caisses de retraites, des assurances sociales, de santé, de chômage, des mutuelle, des banques, etc..
                  De plus dans une telle société, il est probable qu’il ne serait pas nécessaire de travailler environ 7 heures par jour, 5 jours par semaine, 11 mois par an et pendant provisoirement 43 ans (en attendant plus encore).


                  • RICAURET 21 juin 23:43
                    LA CADES AVEC SES DIRIGEANTS NOUS PRENNENT VRAIMENT POUR DE CONS MAIS QU EST CE QU ON EST CONS UN JOUR LA NOTE POUR EUX SERA SALÉE 
                     LIRE IMPÉRATIVEMENT LE LIVRE UNE BOMBE
                    Kleptocratie française par Eloïse Benhammou

                    • Michel Maugis Michel Maugis 22 juin 04:28

                      Il est faux et trompeur de faire croire que le système par répartition se résume à dire que les actifs assurent la retraite des retraités, et la capitalisation non


                      Que se soit par répartition ou par capitalisation c’est toujours les actifs qui assurent les retraites, d’une manière ou d’une autre, par répartition c’est à dire en temps réel, ou par capitalisation en temps différé.

                      Car dans les deux cas c’est l’augmentation de la productivité qui devrait compenser largement l’évolution défavorable du rapport actifs / retraités.
                      Il ne faut pas oublier que quand on parle des actifs il s’agit de leurs cotisations mais aussi et surtout de LEURS PARTS que paie le Capital qu’il appelle indûment charge

                      Cette augmentation de productivité ne s’est pas traduite depuis la création de la Sécu en un juste financement de celle-ci pour tenir compte de l’évolution défavorable du taux d’actifs, alors que le Capital n’ a fait qu’augmenter à un taux bien supérieur aux salaires.

                      Et en économie capitaliste avancée, il ne pouvait en être autrement.

                      Cette querelle entre répartition et capitalisation est un leurre élaboré par le Capital

                      Le Capital s’acharne à vouloir compenser la fameuse baisse tendancielle du taux de profit, quand la recherche de ce profit est justement le moteur du système capitaliste cause de l’augmentation du chômage.

                      Satisfaire le Capital n’est certainement pas la solution. 


                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 22 juin 10:34

                        @Michel Maugis

                        En effet, la retraite pas capitalisation est un leurre, cela revient à la répartition mais plus chère et plus inégalitaire et moins sécurisée pour les personnes. 
                        La différence c’est que des actionnaires peuvent toucher leur bfton derrière c’est tout mais c’est globalement moins efficace. 

                        Par contre, répartition ou capitalisation le vieillissement de la population reste une énorme menace pour ces systèmes et pour l’économie en général. 

                      • zygzornifle zygzornifle 22 juin 08:11

                        A quand le chômage par répartition ?


                        • Jean Keim Jean Keim 22 juin 09:50

                          @zygzornifle
                          Et le travail par répartition ?


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 22 juin 10:36

                          @Jean Keim

                          J’y suis pas opposé mais pour beaucoup d’emplois il faut des compétences aussi et celles-ci ne sont pas toujours suffisamment partagées. 

                          Doublé du pb de la localisation des emplois. Il faut soit que les gens soient prêts à changer de ville, soit que les entreprise parviennent à déplacer leurs besoins ou un peu des deux. 


                        • Jean Keim Jean Keim 22 juin 11:32

                          @_Ulysse_
                          C’est le travail qui doit d’adapter à l’homme pas l’inverse, dans la mesure du possible évidemment.


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 25 juin 11:33

                          @Jean Keim

                          Je veux bien mais en étant dans l’UE et dans l’euro toutes les contraintes que l’on ajoute sur la production nous coûte en terme de compétitivité et de balance commerciale. 

                          Si demain, nous avons notre monnaie et un contrôle des capitaux alors oui, on pourra mettre des contraintes limitant la sur concentration de la production dans les grands centres urbains. 

                          Mais pour cela, il faut d’abord sortir de l’UE et de l’euro. 



                        • Emohtaryp Emohtaryp 25 juin 12:23

                          @_Ulysse_

                          Mais pour cela, il faut d’abord sortir de l’UE et de l’euro. 

                          Et de l’otan aussi ( en passant..).....
                          Et il n’y a qu’un seul personnage qui le propose clairement à haute et intelligible voix dans le paysage politique Français, et bien évidemment censuré, baillonné par la presse dominante appartenant en quasi totalité à la peste mondialiste néolibérale...

                        • PRCF PRCF 27 juin 14:47

                          @Emohtaryp

                          C’est faux. Le FREXIT c’est ce que propose le PRCF, et ce depuis bien plus longtemps que F Asselineau. Mais également d’autres organisations et partis politiques (MS21, Pardem, POId etc....)


                        • foufouille foufouille 27 juin 14:56

                          @PRCF

                          c’est impossible car asselineau est un demi dieu vivant. il peut travailler dans son bureau d’inspecteur des finances et dans le même temps donner physiquement une conférence dans un autre endroit.
                          ce qui s’appelle un placard doré UPR.

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