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Retraites : fausses projections, faux raisonnements, la TMR

 Je suis retraité et rien ne m’empêchera de penser qu’en fait, ce sont les machines qui n’existaient pas de mon temps qui travaillent à ma place maintenant. Pourquoi culpabiliser les personnes âgées dans un statut social d’inactif improductif ? 

Concernant la réforme des retraites en cours voici quelques piste de réflexion soumises à la sagacité des journalistes tels ceux aimablement invités sur le plateau de 28 minutes chez Arte. 

Les progrès technologiques et la mécanisation, produits de l’intelligence collective n’ont-ils pas permis de remplacer les humains à de multiples poste de travail, les libérant des travaux les plus pénibles ? Dans les circuits de production puisque les machines sont des travailleurs comme les autres, pourquoi réduire l’assiette des cotisations sociales et des retraites au travail contraint des humains en argumentant à partir d’une situation et en termes d’amortissements, sur statut quo comptable vieux d’un plus d’un siècle ? 

Quid de ces gains de productivité ? Ont-ils été détournés et à quel profit ? En quoi l’idée de taxer plus lourdement les retraites pour faire les poches des vieux tient sinon d’une idée sordide au moins d’une maladresse ? A combien s’élève la cohorte de retraités qui ne peuvent plus financer leur séjour en maison de retraite suite aux dernières ponctions fiscales CSG ? 

 Les chiffres du chômage parlent-ils de récession ou statistiquement de progrès technologiques en terme de libération ? En quoi les vieux sont-ils des profiteurs vis à vis des actifs qui financent actuellement leur retraite ? Quelle fatalité nous pousserait à subordonner les moyens de subsistance d’une famille, au travail contraint de ceux de la génération médiane ? Quel temps leur reste-t-il pour s’occuper de leurs enfants et de leurs parents, les uns en quête d’autonomie et les autres la perdant ? En terme de disponibilité, n’est- il pas absurde de parler de la raréfaction du travail humain contraint non comme une opportunité mais comme d’une calamité ?

 L’objectif n’est-il pas celui d’une redistribution équitable vers qui de droit de ces gains de productivités accumulés sur plusieurs générations ? Créer une TRM pour "taxe rentabilité machines" permettrait-elle de financer les retraites et un revenu minimal d’existence ? Est-il pensable que pour la société des humains, la solidarité soit un vain mot, que s’enrichir soit le but ultime et prestigieusement égoïste d’un développement écologiquement insoutenable ? Le chrématiste qui s’enrichit ne doit-il rien à tout enfant qui naît ? Avoir les moyens de se payer la taxe carbone n’est-il pas une façon d’accorder un droit à polluer à qui peut se le payer ? A quoi nous expose ce choix qui consiste à placer la survie de la planète à la merci d’une logique de profit ? 

Qu’est-ce qui pousse la planète finance à lancer ces fake News d’une retraite qui serait en danger de non financement ? Qu’est-ce qui fait que la planète média leur sert de porte-voix au lieu chercher à interroger ce type de logiciel orienté profit ? En quoi il y aurait un lien de nature entre ce qui fait monnaie Ici et maintenant et les process, la force de travail et la production de demain. En quoi l’économie de profit et ses crises financières passées ou à venir sont des épées de Damoclès que la société des hommes doit neutraliser. La richesse accolée au profit est-elle en train de devenir un signal suspect ? 

 


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6 réactions à cet article    


  • Samson Samson 26 septembre 19:19

    "En terme de disponibilité, n’est- il pas absurde de parler de la raréfaction du travail humain contraint non comme une opportunité mais comme d’une calamité ?"


    Poser cette question, et les autres, c’est déjà y répondre !


    Cordiales salutations à vous ! smiley


    • doctorix doctorix 27 septembre 21:52

      @Samson
      Dans un monde bien fait, les machines devraient payer les cotisations sociales des travailleurs dont elles prennent l’emploi.
      Resterait pour bénéfice pour le patron les heures supplémentaires gratuites (la machine travaille 24/24), l’absence de grève et l’absence de congés maladie et d’accidents de travail.
      Ce qui n’est déjà pas mal.
      Dans ces conditions, le travailleur pourrait peut-être devenir aussi rentable que la machine qui le remplace.


    • Ubu2 26 septembre 19:20

      Un des prétextes de la réforme des retraites est l’équilibre budgétaire entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités.

      Le ratio était de 4,29 actifs en 1960 pour 1 retraité. Au 2 juillet 2018, il est de 1,7 actif pour 1 retraité et on le prévoit de 1,5 actif en 2040.

      Régulièrement on considère qu’il n’y a que trois paramètres pour trouver un équilibre budgétaire :

      - La durée de cotisation,

      - Le montant des cotisations,

      - Le montant des pensions.

      Or on occulte régulièrement de toucher aux causes de la diminution de ce ratio.

      Les retraites sont financées par les charges sociales payées par les entreprises en fonction de leurs employés et par les employés eux-mêmes de notre pays.

      Or, alors que notre pays est la 6ème puissance économique mondiale, tout est fait pour augmenter la productivité par :

      - la délocalisation de la production de nos entreprises dans des pays à moindre coût de salaire et de charges,

      - l’emploi chez nous de travailleurs détachés au tarif des charges sociales du pays d’origine,

      - le remplacement de travailleurs par des robots qui allège les charges pour les entreprises et augmente le nombre de chômeurs,

      - l’optimisation fiscale qui autorise bon nombre de nos entreprises à domicilier leur siège social dans des paradis fiscaux au sein même de l’UE (voir les entreprises françaises situées aux Pays-Bas).

      De ce fait, il y a moins de cotisants par rapport au nombre de pensionnés et on envisage de repousser l’âge de départ en retraite, d’augmenter les cotisations et de diminuer les pensions. De plus, il est question d’accroître les charges pour financer la dépendance.

      Pourtant, les richesses produites sont considérables mais elles ne profitent pas à ceux qui la produisent.

      Il faut également considérer le montant des dépenses publiques et surtout les priorités qui sont données en faveur d’installations de loisirs.

      Alors, on favorise des lobbies mais on oublie l’humain.

      Peut-être faudrait-il ne pas voir que l’équilibre des charges sociales mais bien l’économie dans son ensemble et surtout la répartition des richesses.

      Les entreprises devraient donc payer des charges en fonction de l’équivalent temps plein effectué par les robots.


      • Raymond75 27 septembre 08:50

        Et surtout il ne faut pas aborder le vrai tabou sur les retraites :

        ** taxer le capital


        ** taxer les robots


        • the clone the clone 27 septembre 12:39

          Pourquoi s’éreinter dans un boulot mal payé , il suffit de regarder sur la 13 le Sénat en pleine action et ça calme tout de suite ses ardeurs .... 


          • JulietFox 27 septembre 14:47

            Un tour à commandes numériques en 3X8 est amorti en 3 à 4 ans.

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